04 septembre 2010

Défi 17 : la petite boite à bonheur….. (Rsylvie)

Ma petite boite à bonheur est taillée dans le chêne. De ce bois noble et chaud, qu’est celui de nos forêts.  Elle n’est pas bien grande. Cela n’est pas grave, je ne suis pas gourmande, juste friante d’un joli capitonnage en cellulose, pour m’y glisser doucement. Et cela quelque soit l’heure, mon appétit est sans limite.

Ma caissette n’est pas toute jeune, c’est pour cela que je l’aime. Elle a traversé les ans. Et par tous temps ! même humide, elle me plait. J’aime passer ma langue le long de ses fibres.

Ce petit coffre est une authentique œuvre d’art, sculpté de part en part des morsures de dents d’étalon trop z’ailé lors de la parade nuptiale.

En fait, c’est mon petit garde-manger secret ! Dedans je collectionne copeaux, miettes pareilles à celles du taille crayon, sciure et autres poudres ambrées. j’ai souvenir de camarades soldats et ouvriers qui vivaient dans les arbres ou arbustes sur pied, jaloux et prèts à tout pour acquérir un tel trésor. Mais bec et ongles,  je saurais le défendre!

Cercueil

signé « petite termite rouge »

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :


21 août 2010

défi de l'été (reprise du défi 17) de flo‏

flo

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

14 août 2010

Adrienne ouvre sa boîte à petits bonheurs (Adrienne)

Adrienne ouvre sa boîte à petits bonheurs

Défi numéro 17 (29 juin 2008) : voici une consigne de MAP: Inventaire de votre boîte à petits bonheurs avec tous les souvenirs qui s'y rapportent. 

Chaque matin, j’ouvre ma boîte à petits bonheurs en même temps que j’ouvre les yeux . Non, avant même d’ouvrir les yeux. C’est déjà un bonheur de se réveiller, même si on a le dos un peu cassé.
Puis j’ouvre les rideaux : quel que soit le temps, c’est un bonheur de voir le monde qui m’entoure.

J’ouvre une deuxième fois ma boîte à petits bonheurs en ouvrant quelques portes : celle du frigo, du four à micro-ondes, de l’armoire où il y a la vaisselle. C’est un bonheur de prendre un bon petit déjeuner. Et j’ouvre la porte de dehors aussi, trop contente de retrouver mes chats fidèles au poste. Je ne peux les voir sans sourire.

J’ouvre une troisième fois ma boîte à petits bonheurs en ouvrant mon ordinateur portable : comme il a déjà eu des ratés, je suis contente qu’il s’allume. Comme j’ai eu des problèmes avec mon hébergeur, je suis contente de voir mon blog. Et comme j’ai eu des problèmes avec la publication des commentaires, je suis plus contente que jamais d’en avoir. Je fais la tournée des blogamis et je souris encore.

J’ouvre une quatrième fois ma boîte à petits bonheurs en ouvrant la portière de la voiture. Quel bonheur ce petit trajet vers l’école chaque matin, quinze kilomètres de bonheur en musique et en songeries. Le paysage aussi est toujours beau, quelle que soit la saison.

J’ouvre une cinquième fois ma boîte à petits bonheurs en ouvrant ma classe. Je jouis de tous les instants, les préparatifs avant l’arrivée des élèves, leur accueil, les cours, les échanges, les ‘au revoir à demain’.

J’ouvre une sixième fois ma boîte à petits bonheurs en ouvrant la boîte aux lettres et la porte du garage . Même si le courrier n’est pas toujours rose, quel bonheur de trouver une lettre, une carte, l’annonce d’une naissance ou d’un mariage.

Bonheur aussi de se retrouver chez soi, avec le jardin, les chats, l’ordinateur, le frigo, le four à micro-ondes…

… et puis le lit pour pouvoir tout recommencer dès le lendemain.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

LA BOÎTE AUX PETITS BONHEURS -défi #17 - (Lorraine)

Je conserve pieusement une boîte à boutons où se sont réfugiés des souvenirs, des coquetteries, des couleurs et des formes.  J’y retrouve  des petites perles frileusement cachées dans un sachet, pour orner une robe noire, un jour, peut-être…

Elles sont là depuis plus de trente ans,  ces larges pastilles noires qui ont boutonné le manteau blanc dont je me rappelle si bien la forme, l’élégance courte…et le chapeau blanc qui accompagnait cette toilette de « maman d’une communiante » . Je la revois, elle, si jolie, si jeune, et mes rêves s’envolent vers le passé.

Ma boîte à boutons est une boîte à bonheurs ; sinon pourquoi aurais-je conservé ces dorés qui ressemblent à des boucles d’oreilles, ces gris pâle, cet unique petit nacré creusé d’un faux diamant, ces argentés à l’allure militaire provenant d’une veste bleu marine. Quand je l’enfilais, tu me disais :  «Oui,  mon général » et je me souviens de ton sourire taquin si je protestais.  Cette boîte te faisait rire : « Tu comptes les réemployer ? » demandais-tu . Non, bien sûr, mais maman le faisait, autrefois, et  cousait tandis que je  jouais à pleines mains dans ce coffret dont les  joyaux tintaient si agréablement à mes oreilles.

Je viens de retrouver un de ces témoins de naguère. Il roule sous mes doigts.  D’où vient-il ? Quel uniforme ornât-il ? A qui appartînt-il ? Lourd, argenté,  l’inscription « BN » s’affiche bien visible au centre,   la mention « Banque Nationale » aussi arrondie tout autour,  et à l’arrière, dans une banderole, « Bruxelles ». Il a gardé son secret ; il le gardera toujours !

Ma boîte à souvenirs n’est qu’une boîte à boutons, certes. Mais elle  conserve, avec son parfum d’autrefois, la nostalgie des jours qui passent et ne reviendront plus.

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

05 juillet 2008

Boite à bonheur d'Armelle


Ce matin, il se réveille d’humeur morose. Regrets du passé, des échecs, des rêves avortés. Goût amer de vague culpabilité. Comme hier et avant-hier. Et demain sera de même. Qu’importe ! Il a son fidèle antidote.

Mais sa boîte à petits bonheurs est vide aujourd’hui. Il s’en souvient maintenant. Il en a pris hier le dernier reflet en notant mentalement de se réapprovisionner pendant la journée. Mais le quotidien a effacé de sa mémoire le souvenir de cet achat dont pourtant sa sérénité dépend.

Il se précipite chez le marchand mais trouve porte close. Bien sûr, c’est dimanche ! Que faire ? Frapper chez son voisin ? Mais c’est avouer qu’il ne peut s’en passer de ses petits bonheurs, qu’il ne peut vivre sans eux, que chacun de ses jours en dépend, que ce sont eux qui le tiennent debout.

Eperdu, désespéré, il en perd la tête et les sens. Seul, tout seul, il arpente la ville, sans but.

Et, dans son errance, peu à peu, du fond de sa solitude, il comprend. A sa mémoire remontent tous les souvenirs qu’il n’avait su préserver et chérir, qu’il n’avait su qu’oublier et enfouir. Tous ces petits bonheurs si proches, si chers, si tendres : un sourire, une main offerte, des amis réunis. Il en comprend soudain l’indicible valeur. Et plus grand trésor encore : il comprend qu’à lui seul appartient la force de transcender le quotidien, de retrouver, de générer, régénérer ces petites joies de tous les jours. Ces petites joies qui font un grand bonheur. C’est dans son cœur que naîtra le soleil.

Il rentre chez lui, met la boîte au rebut et s’envole.

Posté par valecrit à 16:41 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :


Petits bonheurs de Claire

petits_bonheurs_1_

Posté par valecrit à 14:58 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Échec de participation / défi #17 (Véron)

Chères administratrices préférées, cher Papistache, chère Map .

Je suis très déçue de ne pas pouvoir relever le défi n° 17.

Dès la lecture de la consigne de Map l’inventaire de mes petits bonheurs a occupé mon esprit.

Je suis restée à l’affût toute la semaine, soulignant les moments clés et heureux de mes journées, retrouvant sensations et bribes de souvenirs dans ma mémoire. C’était bien agréable.

Rapidement j’ai trouvé comment présenter ma liste, comment énumérer, mine de rien, ces moments de bonheur, si ordinaires, si importants.

L’idée était de redessiner un photomontage d’une boîte en forme de cœur (boîte à trésors, en carton, souvenir d’un échange de petits cadeaux entre quilteuses).

Aurait suivi une fausse description technique, présentant < La pompe à Bonheur> comme l’objet indispensable à la gestion, à la protection, au classement, voir même à la multiplication des petits bonheurs quotidiens.

Sur le plan de la description anatomique du cœur, je voulais parler des quatre compartiments principaux de la boîte correspondant aux quatre types de petits bonheurs, respectivement liés à l’ouïe, à l’odorat, au goût et aux couleurs. (celles-ci allant du ciel exceptionnel et spectaculaire observé lors d’un trajet routinier à la contemplation d’une collection multicolore coupons de tissus, en passant par une photo ratée mais adorée……..)

 

Il suffisait alors de glisser des exemples pour chaque groupe, parler de la surprise causée par le premier cri de gecko entendu, du parfum fragile des violettes sauvages ou de l’association parfaite févettes, anchois, olives de Nice.

Sur le dessin de ma boîte j’aurais ajouté un double fond ou un tiroir pour mettre à l’écart les idées fixes, noires et pessimistes susceptibles de ralentir la circulation vers le Bonheur .

A contrario le couvercle semblait, sur mon schéma, permettre les mélanges, les superpositions, les réminiscences.

Comment oublier, pas exemple, qu’après les violettes fleurissaient,  dans le même pré, les narcisses au parfum entêtant ; que fermant les yeux un seul mot Nice pouvait faire resurgir : socca - rassa estirassa !- et autres ritournelles .

…. Mais les idées ont tourné dans ma tête, les jours dans la semaine. Ce projet, un peu farfelu est mort dans l’œuf. (comparaison influencée par la promesse d’observer très bientôt l’éclosion d’œufs de lézard dans un petit vivarium de fortune…) .

 Je suis déçue de voir arriver samedi sans pouvoir envoyer ni participation, ni illustration.

Il me restera l’émerveillement de lire les textes proposés par les autres participants et l’espoir de voir ma participation au n° 18 éditée dans le défi du samedi en huit .

Je vous laisse à la gestion de votre sympathique blog, je reste persuadée que la culture des petits bonheurs peut ouvrir une voie vers le Bonheur et que la publication de ce samedi sera un arrosage collectif.

 

Bizettes !

Véron.

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags :

Ma boite à petits bonheurs (Martine27)

Ma boite à petits bonheurs contient

 

Des saveurs, celles des Mistrals gagnants et de la poudre de coco dans ses petites boites vivement colorées.

 

Des odeurs, celles de la poudre de riz de ma grand-mère et du petit appartement de mon arrière grand-mère.

 

Des sensations, celles râpeuses pour le palais des roudoudous nichés dans leurs coquilles, toute douce du pelage de ma petite chatte, réconfortantes des genoux de mon père, soyeuse des cheveux de ma grand-mère, de bulle glissant dans mon ventre de mon bébé, de moelleux de l’édredon de mon arrière grand mère

 

Des sons, la cloche de sortie de l'école, le son de la mer et du vent, le carillon big-ben de ma grand tante, la mer dans ce grand coquillage chez ma grand-mère

 

Des images, les fleurs de givre sur les fenêtres, l’éclat d’arc en ciel de perles de cristal

 

Et surtout, ma boite à petits bonheurs contient les visages de tous mes aimés encore ici ou disparus.

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

Il y a (Cartoonita)

Dans ma petite boîte à bonheur…

Il y a le brouillon d’un petit billet à composer pour une amie en détresse.

Il y a plein d’autres idées de cadeaux pour faire plaisir à ceux que j’aime.

Il y a de petites attentions pour mon compagnon.

Il y a des choses censurées, par pudeur - chasse gardée - et pour pas choquer les - de 18 ans.

Il y a bien évidemment la 3G : l’esprit d’une Gourmette Gourmande Goinfre.

Il y a mon amour immodéré pour le chocolat et toutes les bonnes petites choses de la vie qui transitent par l’estomac.

Il y a des pensées pour les moments de convivialité passés, les bons petits plats échangés avec des personnes aimées. Je n’oublie pas les couscous aux petits pois partagés avec mon frère, notre vache bleue qui rigole, ses bananes…

Il y a le souvenir de salivages, avec ce même frère, à l’évocation de nos crevettes adorées.

Il y a un émerveillement d’enfant devant la beauté de la nature, les n’arbres – que j’aime étreindre, folle ! – les papillons virevoltants, les espiègles piafs, …

Il y a une propension à sponsoriser les gosiers des moineaux via des dons de morceaux de pain. Car pourquoi attendre l’âge avancé pour s’adonner à cette occupation dite de gâteux ? Alimentons les zozios sur les bancs des jardins publics (on ne peut pas faire que s’y bécoter amoureusement !).

Il y a des milliards de pages lues et à lire, des milliers de livres à effeuiller, caresser puis dévorer fiévreusement.

Il y a une écolière qui préférait lire seule à la récré que jouer à la marelle avec les mini-humanoïdes qui l’entouraient et qu’elle ne comprenait pas.

Il y a une fillette qui jouait dans les champs avec un bâton et quelques plumes et partait dans ses mondes imaginaires.

Il y a, avec les cousins, des souvenirs de parties de ping-pong, de jeux perchés sur les ballots de paille où on s’inventait mille histoires.

Il y a des fous rires et plein de bêtises.

Il y a rêves qui tourbillonnent et mettent des sourires sur le visage.

Il y a un avion à réaction qui, en plus de faire des pirouettes, distribuer des cacahuètes et récupérer les nez de facteurs envolés, est toujours prêt à m’emmener dans les nuages pour rêvasser comme une bienheureuse.

Il y a un trou noir pour aspirer toutes les mauvaises pensées… [parfois en panne]

Il y a de l’export-import :

Il y a des bisous collés dans mon cou et à ma mémoire.

Il y a des lettres venues de loin, très loin pour une expatriée temporaire.

Il y a des colis, emplis de livres, de tablettes de chocolats et de mots rien que pour moi.

Il y a des liens, longs à tisser mais durs comme le roc.

Il y a de la place pour une tripotée de gens et il y fait chaud.
Il y a ma famille, mon amour, mes amis.

Il y a même de la place pour les animaux : matous de tous poils, toutous fidèles et aimants.

Il y a bien des gens qui n’y entreront jamais, le club est privé. Le vigile prévient : « Si t’es con, tu rentres pô ! »
Il n’y a pas de place pour les filous, les dissimulateurs, les menteurs et les traitres. Attention à pas abuser une fois entré, on peut aussi se faire éjecter par le videur. Et c’est définitif.

MAIS il y a encore de la place pour vous !

Il y a l’aorte qui pompe des globules rouges tout frais

Viendez dans mon cœurc_p_g_y

Qu’on se donne du bonheur

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Lettre ouverte à MAP (Papistache)

Chère MAP,

Chère, car l’usage le préconise et chère encore car ce qui est rare l’est et chère, enfin, car il me plait de vous penser ainsi.

Chère MAP,
Vous nous défiez d’ouvrir à tous vents notre boite à petits bonheurs, tant il est vrai, peut-être, qu’à l’instar des peintures impressionnistes notre existence  serait faite de touches de pigments juxtaposées.
Et ces petits bonheurs irradieraient au point de composer l’image souveraine du grand frère avec un B majuscule ?

Nul doute que de fer blanc, de palissandre ou de verre coloré les couvercles vont se soulever pour répondre à votre invitation plutôt que défi. De la pointe du sein de sa mère à la caresse du doigt chenu sur la joue de l’enfant de son enfant seront convoquées ces briques, matériau capricieux qui préside à la construction de l’éphémère gageüre.
Mais, vous cherchez à deviner où je vous entraine.

Chacune des traces que je laisse de la pointe de mon stylo est un atome de ma mémoire. Mes écrits, que j’aime tant à qualifier de vains, constituent les grains de sable que le souffle de la vie amoncèle pour ériger de mouvantes dunes passagères.

Ma boite à bonheur  est ce réservoir d’encre que j’enserre du majeur du pouce et de l’index.
Ma boite à bonheur distille son fil discontinu au gré des jours.
Ma boite à bonheur se vend par lot de quatre, plus un gratuit, sous blister aux couleurs agressives.
Ma boite à bonheur se vide à mesure que je déroule la ligne qui couvre d’arabesques pataudes  ces feuillets que je jette au fond d’un tiroir afin qu’une souris domestique, un jour, y puise  gite et couvert pour sa progéniture.

Vous dire alors que j’hésite à l'ouvrir, de crainte de me tacher les doigts et que la maitresse d’école ne me fustige d’un  regard désapprobateur.

Chère MAP,
Samedi, je serai aux premières loges pour gouter les joutes générées par votre défi. Je guetterai la vôtre, évidemment. Je me laisserai emplir de toutes les autres que je devine diverses et savoureuses.

Vous serez en vacances alors que bourdonneront les allées et venues des compétiteurs animés.
J’anticipe sans crainte : les défis du samedi 5 juillet porteront haut  les couleurs de vos initiales.

Je vous embrasse, Chère Map, en attendant que s’opèrent les savantes alchimies que nos récréations du samedi ne manquent jamais de susciter.

Papistache

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :