On ne voit pas le temps passer mais il ne fait rien à l'affaire (Joe Krapov)

Maintenant c’est tous les cinq ans
Qu’on peut jouer au chamboule-tout
En vue de dégommer le grand
Dépendeur d’andouilles un peu fou
Qui crèche à l’Elysée Palace.
C’est qu’elle est bonne, là-bas, la place !
 
DDS164_3Si t’as pas l’estomac qui flanche,
Tu t’y tapes vraiment bien la cloche :
Super boustiffe, super-boutanche.
Quand ils y sont, ils s’y accrochent
Les politicards bien pépères
Plus ou moins septuagénaires !
 
Et même s’il a les portugaises
Plus ensablées qu’Mad’leine Renaud
Le vieux roublard de la Corrèze
Y coule des beaux jours bien au chaud.
Il aimerait mieux mourir ici
Plutôt qu’au château de Bity
 
Où, paraît-il, c’est mal chauffé !
Tandis que là, dans ses babouches,
Il songe à tout c’qu’il a baffré
Avec l’argent des frais de bouche.
Il rêve des billets d’avion
Vers l’île Maurice et le Japon
 
Et de tous les coups bien foireux
Par lesquels, roi du couteau suisse,
Il élimina les envieux.
Et tel un Raminagrobis
Il se pourlèche les babines
De les savoir dans la débine.
 
- Mais… Joe Krapov…
 
DDS164_2Ce qu’on ne comprend pas vraiment
C’est comment notre grand flandrin
S’est fait soul’ver ses régiments
Par le patron des argousins,
Un p’tit teigneux à talonnettes
Qui montre partout sa binette,
 
Un type qui fait croire aux moukhères
Qu’il a, dans son slip kangourou,
Un machin gros comme un Kärcher
Avec lequel il nettoie tout !
Ah vous m’en direz tant et tant
Sur le cont’nu des culbutants !
 
Moi, l’encravaté de Neuilly
Il peut remballer sa réclame :
Je n’irai pas voter pour lui
Et, devant vous, je le proclame,
Je le hurle, mieux, je le slamme :
Il faut qu’on vote pour des femmes !
 
- …Je crois que tu te trompes…
 
DDS164_1On en a marre de ces bagarres
Entre mecs à grosses paluches !
Il faut confier, et dare dare,
Les clés du pouvoir aux greluches !
Il faut redire ici, en somme :
« La femme est l’avenir de l’homme »
 
Et « l’homme n’est l’avenir de rien ! » :
Il ment comme l’arracheur de crocs,
Il a des manières de vaurien
Il a le bagou des escrocs ;
Premier imbécile venu
Il est sot de chez saugrenu.
 
Nous on veut une présidente
Avec des accroch’-coeurs mignons,
Des agates aux lueurs ardentes,
Des roberts comme des lumignons ;
On veut vivre en Intelligence !
On veut une femme pour la France !
 
On veut unir nos volontés
Pour voir le retour de l’éthique
On veut à volonté bander
Pour le retour du politique ;
Et pour cesser de fantasmer,
Il faut s’en remettre aux mousmés.
 
Il faut voter pour Clémentine,
Pour Christiane, pour Marie-Georges,
Pour Ségolène ou pour Martine,
Pour une qui porte un soutien gorge,
Une mini-jupe ou bien des couettes :
Christine Boutin ! Ou bien Arlette !
 
- … de date : on n’est plus en novembre 2006...
 
Et s’il s’avère après usage
Après élection de la dame
Qu’elle cachait dans son corsage
Le fil acéré d’une lame
De poignard et un braquemard
Sévère derrière son Shalimar,
 
DDS_164_9Si nous nous retrouvons baisés
Comme après chaque nuit d’élection,
Si plus rien ne peut apaiser
Nos utopiques érections,
Alors jusqu’en deux mille et douze
Il nous faudra chanter le blues,
 
Traîner la queue entre les jambes
Attendre la prochaine fois
Où nous retournerons, ingambes,
Le rire aux lèvres, ivres de joie,
Voter pour Isaure Chassériau
Ou pour le commandant Cousteau !
 
- … on est en octobre 2011 !
- Qu’est-ce que ça change à mon discours ?
- Oui tu as peut-être raison. Dans « poème de circonstance » on entend effectivement bien « Aime pô constance de cirque » !
- Mais tu as peut-être raison quand même, toi aussi : quand je le resservirai en 2017, je remplacerai le commandant Cousteau par Nafissatou Diallo ! 


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Trop tard (trainmusical)

Ça me tient à cœur cette invitation donc normal que j’accepte.

Je dois m’y préparer, y mettre des mots, des phrases pour ce rendez-vous. Pas de panique, j’ai le temps, je profite d'abord de vaquer à d'autres occupations, et je m'y attellerai plus tard.

***

Le rendez-vous s'approche, toutefois, j’ai encore des journées devant moi, alors pourquoi me stresser? Au fait quel jour vit-on? Le calendrier vite! Quoi? Déjà Samedi? Minuit une?

Je n’ai pas vu le temps passer, j’ai raté le rendez-vous: une invitation pour écrire le texte sur le défi du samedi!

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Défi 164 (Sebarjo)

Saynètes de ménages

 

 

Scène 1

-Chéri ?

-(plongé dans son journal) Hmmm...

-Tu n'oublieras pas de laver la voiture samedi.

-Oui oui je le ferais demain.

-Mais demain, on est jeudi !

-Oui oui je le ferais demain.

-Oui oui je le ferais demain.

-Oui oui je le ferais demain.

-Très bien ! Mais tu n'as pas besoin de me répéter quatre fois que tu le feras jeudi !

 

Scène 2

Une semaine plus tard.

-Chéri ?

-(toujours plongé dans son journal) Hmmm...

-Tu n'as toujours pas laver la voiture !

-Ah ah ! Je t'ai bien eu hein ?

-C'était très drôle, on a bien ri mais maintenant c'est fini. Tu vas le faire aujourd'hui !

-Mais on est dimanche !

-... ?

-Pas d'pot, c'est jour de r'pos !

-Aargh ! Je hais les dimanches !

-(chantonnant dans sa moustache) ils finissent tous par di, du lundi au samedi, Mais il y en a un qui commence par « di », pardi c’est dimanche...

-Je passe l'éponge cette fois-ci ! Mais la semaine prochaine, si tu n'as toujours rien fait, c'est un savon que je te passe !

- (marmonnant dans sa barbe) Eh bien, me v'la propre !


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Pile à l'heure ( Mamido)

Selon ses explications après envoi de sa participation, Mamido s'est lancée "bille en tête dans un hors sujet" ... et voulait que l'on retire son texte mais à y bien regarder ... son attitude elle-même rentre parfaitment dans le thème "se tromper de date" alors voici son texte :

Rencontre

 

« Je suis en retard, je suis en retard. Je… suis… en … re… tard ! »

 

L’esprit en ébullition de Mélanie martelait cette phrase au rythme de ses enjambées, en grimpant les escaliers quatre à quatre. Elle avait rendez-vous, au deuxième étage, porte 212 pour son premier jour d’entrée en fonction dans son nouveau poste. Elle s’était égarée plusieurs fois dans les méandres du bâtiment de cette grande administration où elle avait été nommée avant de trouver, enfin, le bon chemin.

 

Elle était si préoccupée à l’idée de la mauvaise impression qu’allait produire son arrivée tardive sur son responsable et sur ses nouveaux collègues qu’au détour d’un couloir, elle percuta de plein fouet un homme qui arrivait en sens inverse.

 

Le nez dans sa chemise, le parfum de son eau de toilette l’enivra. Sous ses doigts, le tissu soyeux de sa veste l’apaisa. En levant la tête, le regard qu’elle croisa, à la fois caustique et malicieux, d’un vert profond, la séduisit. Sa voix grave et rauque, quand il lui demanda si elle n’avait rien, lui fit battre le cœur. Un court instant, elle oublia tout ce qu’il y avait autour d’eux. Le temps s’arrêta.

Puis, pendant qu’elle se dégageait, qu’elle bredouillait des excuses embarrassées, il reprit son cours.

 

Alors qu’elle reprenait sa course folle vers le bureau 212, Mélanie ne se douta  pas une seconde qu’elle venait de rencontrer l’homme de sa vie, celui avec lequel elle passerait le restant de ses jours.

 

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Antre (Titisoorts)

Je ne sais pas, si je me suis trompé de date, car la première imposée est celle de ma naissance. Nous ne la trouvons pas très importante au début, ensuite, juste une piqûre de rappel, chaque année. Mais la date de sa mort, est une équation à choix mutiples, pour une personne en bonne santé. De petites décisions qui peuvent influer sur la date finale.
 
On peut la rater de justesse, manquer le rendez vous. Mais le temps se rétrécit avec les années. Le temps file et nous avec. J'ai raté la date de ma mort. Lorsque tu sais fortement, que tu aurais pu y laisser la vie, que tu t'accroches, un processus se met en place.Tu aimeras plus la vie, tu jouiras à fond, de ce qu'on a failli te reprendre. Un moins pour un plus, comme un équilibre, une balance de la justice.
 
Je sais, c'est un sujet lugubre, mais ça me plonge tellement dans la réalité, à en être plus présent. C'est gravé à l'encre de nos ancêtres, à nous d'en écrire la fin. Savoir d'où l'on vient aide à devenir ce que nous serons, de savoir ce que nous faisons de ce que nous devenons entre ces deux dates. Nous sommes entourés de dates qui sur le moment nous paraissent, importantes une embûche, trébuche de moments difficiles à digérer.
 
J'ai beau chercher, je me tourne et me retourne, non, je ne trouve pas  sur moi de date de péremption, comme sur les yaourts. Je sais qu' il y a, malgrés cette date butoire, encore un petit peu plus de temps. Il est préferable de rater le rendez vous de sa mort que ceux de sa vie.

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Jour de gloire (Zigmund)

 
Jules et Jeanne ont une petite fille en CP  Marion. 
Ce sont des parents normaux, gentils, attentionnés mais  un brin bohème  et souvent dépassés par les évènements.
Or l'institutrice de Marion lors d'une réunion "parents-profs"  a exprimé  son désir de voir arriver les enfants à l'heure le matin, et elle  a ostensiblement regardé  dans la direction de Jules et Jeanne  qui ont piteusement baissé la tête( il est vrai que Marion est très souvent en retard).
De retour à la maison, les bonnes résolutions sont prises : on se lèvera plus tôt , on  va s'organiser au mieux pour que la petite arrivere à l'heure, voire en avance, plus question d'avoir  la honte.
Ce jour là, ils ont fait sonner le réveil une heure plus tôt : réveil de Marion,  douche , habillage, petit déj', brossage de dents et ...en route .
Fiers de leur "timing " parfait, ils traversent  le village,tête haute,  encadrant Marion qui porte son cartable sur son dos. Ils s'étonnent un peu que les rues soient désertes...
L'école est  fermée, on est le 11 novembre...

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Erreur de date historique... (Célestine)

                          
La Maîtresse :    " Toto, que s'est-il passé en 1111  ? "

Toto :               " Euh...L'invasion des Uns ? "

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L'invitation (Berthoise)

Ben voilà ! J'ai encore oublié ! Tu ne m'en veux pas, dis, tu sais bien que j'ai jamais la tête à ça. Pourtant, je note, je fais des croix sur le calendrier, je me promets que cette année, je ferai gaffe, craché-juré et puis non, le jour J, c'est comme l'année d'avant, je n'y pense pas. Va pas croire que c'est parce que je ne t'aime pas, non, non. C'est pareil avec tout le monde. Avec Pierre, avec Jean, avec Marc, avec Luc,je ne connais pas de Matthieu, y'a qu'avec Noël que j'oublie pas. Faut dire que ses parents manquaient un peu d'imagination : appeler son moufflet Noël parce qu'il est né le 25 décembre. Il a toujours tout en même temps, pas moyen de le rater : la fête, l'anniversaire, Noël. Pauvre Noël ! Ils devaient pas aimer faire la fête, ces gens-là.

Mais bientôt, quand tu viendras à Paris, nous irons tous les deux, rien que tous les deux " Au loir dans la théière" pour fêter ton non-anniversaire. J'ai plus de chance de ne pas me tromper.

Suivant Restaurant - Le Loir dans la Théière

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Défi 164 (KatyL)

Se tromper de date ??? De jour de soir ???

 

 

Eva avait rencontré une voisine  il y a quelques temps dans le courant de l’après- midi, et après maintes discussions à bâtons rompus, elle dit à celle-ci :

-« tu viens quand tu veux, un petit coup de fil avant, je suis libre en principe le samedi, ok ? Surtout tu m’appelles avant »

L’autre de dire

-« oui, oui  à bientôt »

 

Une ou deux bonnes semaines s’écoulèrent et un samedi alors qu’EVA se  promettait un instant tranquille aux petits oignons devant un western mythique, avec la chaleur de la cheminée prometteuse de tendresse, la petite soupe qui chauffait sur le poêle (car nous étions en hiver), et qu’elle savourait d’avance sa soirée !

Elle entendit sonner à sa porte,  elle se dit :

-« zut alors ! J’espère que ce n’est pas un vendeur quelconque je n’ai pas de temps à perdre ! »

Elle ouvrit la porte à demi … et stupéfaction sa charmante voisine tenant dans ses mains un bouquet de fleurs un peu défraichies, accompagnée de son mari et de leur gamin déjà prêt à entrer chez elle, lui dit :

-« bonsoir, nous voilà » !

EVA interdite pensa faire un cauchemar, et murmura :

-« mais que faites vous là ? Vous vous êtes trompés de maison ? »

-« non dit l’autre tu m’avais dit de passer à cette date pour un repas chez toi » !

-« un repas !! EVA s’étrangla et compris qu’il devait y avoir une erreur quelque part ! Serait-elle devenue folle ?

Le gosse la bouscula et entra tout de go dans son salon, se planta devant le téléviseur, se saisit de la télécommande comme s’il était chez lui, et changea de programme, pour mettre un dessin aminé extra bruyant !!Elle ne dit rien, car elle avait les parents sous les yeux interloqués par la tenue d’EVA, qui portait un pantalon molleton, pantoufles bien chaudes, chaussettes par-dessus le pantalon, un vieux pull et surtout les bigoudis !!

-« c’est bien ce soir qu’on vient dit la voisine, en lui mettant le bouquet de fleurs en mains de manière un peu autoritaire » ?

-« non franchement non, je ne vous attendais pas, d’ailleurs je m’apprêtais si vous n’étiez venus à une soirée télé au chaud, je suis désolée ! Au fait merci pour les fleurs ! »

EVA ne savait quelle contenance  prendre, et sentant la déception de cette voisine dont elle voulait garder l’amitié, elle dit :

-« bon entrez au chaud, on va manger ensemble puisque vous êtes là, ne vous inquiétez pas j’ai ce qu’il faut, mettez vos manteaux par ici et entrez au salon, je reviens de suite »

Elle alla s’habiller plus «  féminin » enleva ses bigoudis (ce qui eut pour effet de laisser tomber sa cascade de cheveux blonds sur ses épaules, réfléchit quelques instants à ce qu’elle allait leur faire à manger et revient vers eux épanouie avec un grand sourire.

-«  je suis certaine de mon jour dit la voisine, tu as du oublier la date ??Tu t’es trompée de jours et nous voilà  gênés d’être ici »

-«  sans doute dit EVA (en sachant qu’elle n’avait non seulement pas pu se tromper de jour, mais que l’autre ne l’avait pas du tout appelée) cela m’arrive de me tromper dit-elle, ne m’en veuillez pas, et installez vous, tout va bien, on va passer une bonne soirée »

Elle partagea sa soupe de potiron en ajoutant un peu de crème, y mit quelques croutons, ouvrit une super bouteille de derrière les fagots !! leur fit des blancs de poulet coupés en morceaux et sautés au lardons, avec quelques patates, une salade, un fromage et une glace pour finir le tout..

Le repas se termina dans la bonne humeur et on en oublia les premiers instants de stupéfaction.

Le gamin lui cassa les oreilles toute la soirée et zappa sans cesse !! Les       fleurs tournaient déjà la tête vers la poubelle, mais EVA reçut ses voisins avec amitié.

 

Quelques temps plus tard, elle revit sa voisine qui vint vers elle gauchement et dit ceci :

-« j’ai regardé mon calendrier en rentrant chez moi, et en réalité  je devais bien penser à toi et à notre rencontre, j’avais mis deux choses sur la date, la première téléphoner à EVA, la deuxième aller chez GERMAINE , ce n’est pas chez toi que nous devions aller ce soir là mais chez Germaine, elle m’attendait elle, elle avait tout préparé et toi tu ne m’attendait pas bien sur ,  j’ai du m’excuser auprès d’elle et je le fais avec toi ! J’ai cru t’avoir téléphoné, je deviens maboule»

EVA prit sa voisine dans les bras et lui dit :

-«  je suis soulagée car franchement cette histoire m’ennuyait moi qui aime recevoir les gens dignement, mais on a passé une bonne soirée, par contre Germaine ne doit pas être ravie ! »

-« arrête elle me bat froid et dit à tout le monde que j’ai perdu la tête ! »

-« allez ! Ne t’en fait pas, on ira ensemble lui expliquer et on boira un café toutes les trois ce n’est pas grave ! Alors,  elles partirent d’un fou-rire, en pensant à cette pauvre Germaine, et à la tête que faisait EVA lorsqu’ils sonnèrent à  sa porte »

 

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