16 juillet 2011

Voyage (MAP)

  

Quand je veux voyager

pas de billet à prendre …

Nulle recherche à faire

sur l’endroit où me rendre.

J’emprunte un grand sabot

tout au fond du jardin

j’en fais trois fois le tour.

J’en bave, vous savez …

cela me prend un jour !

 

Vous l’avez deviné

..................

je suis un escargot !

 

Escargot et sabot 

 

***

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28 mai 2011

Nous ont ouvert leur carnet de voyage

carnet

 

Venise ; PHIL ; Droufn ; Walrus ; KatyL ; Vegas sur sarthe ; Teb ; Berthoise ; Mamido ; Joye ; Joe Krapov ; Zigmund ; Adrienne ; 32Octobre ; MAP ;

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En panne (MAP)

 

Quand notre "2 CV" est tombée en panne

sur la route de nos vacances,

notre assurance

nous a  immédiatement permis

de remplacer

 notre véhicule ...

(avec juste quelques petites modifications !!!)

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DSCF6694

Voilà ce que c'est que de prendre une assurance bon marché !!!

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Souvenir(s) de voyage(s) (32Octobre)

 

Mais quel voyage invoquer ?
Celui que l’on vient de faire,
Celui que l’on fera demain ou après-demain,
Celui dont on rêve,
Celui qui, si enfoui au fond de la mémoire, fait mal rien que d’y penser.

Mais quel souvenir aller chercher ?
Celui qui ressurgit de l’enfance, sans qu’on y prenne garde,
Celui qui rappelle une personne chère trop tôt disparue,
Celui qui donne des boutons tellement il a été horrible,
Celui que, pour rien au monde, la mémoire ne doit effacer.

Voyage(s) en souvenir(s)

Par quel bout prendre ce défi ?
En regardant par le petit bout de la lorgnette,
En empruntant un scalpel capable d’extraire un moment précieux
En se plongeant dans l’album photo
En se noyant dans un air de musique

Capitulation.
Impossible.
La case SOUVENIR – VOYAGE est cadenassée.
La clé a disparu.
Rideau.

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Souvenir de voyage (Adrienne)

 

C’est une vieille photo en noir et blanc, une petite photo de l’après-guerre. Elle a de larges bords blancs et dentelés.

Ma mère est  une toute jeune fille. Elle est à Knokke-le-Zoute avec ses parents. La famille endimanchée se promène sur la digue. Ma mère sourit entre ses deux parents et on voit qu’ils marchent d’un bon pas.

Un peu en retrait, on aperçoit une haute silhouette masculine, un homme en costume sombre, et qui ne sourit pas pour la photo. C’est mon arrière-grand-père.

C’est la première fois qu’il voit la mer.

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deux expériences de gastro...nomie chinoise (Zigmund)

1996/ Luoyang : premier voyage en Chine avec un groupe d'amis.

Nous avons décidé de manger dans la rue avec les chinois plutôt que dans les restaurants chics pour étrangers.

Nous avons l'embarras du choix : les petites gargotes sont nombreuses dans les ruelles. Pour départager les restaurants, nous regardons la gestion de la vaisselle : mieux vaut éviter ceux qui passent les bols rapidement dans deux  bassines remplies d'eau : d'abord une eau noirâtre vaguement savonneuse, puis une eau de rinçage  grise moins sale, mais nous ignorons ce que font les autres. Partout, sur des réchauds cuisent des brochettes de viande. Nous voici  donc assis quasi par terre, dans les vapeurs grasses,  nos papilles ne résistent pas à ces nouvelles saveurs (* /**). Et là, Jean (intendant dans un collège quand il ne visite pas la Chine  avec nous) s'exclame, un peu désolé : "quand je pense que juste avant de partir, j'ai eu droit  à un contrôle serré sur l'hygiène dans les cuisines du collège, qu'ils ont traqué  la moindre erreur, et que là, je suis assis par terre dans la poussière, à manger des trucs non identifiés(mais délicieux) dans une vaisselle peut être contaminée !... C'est pas tout ça,  je reprendrais bien une petite brochette..." 

 

  1999 : Chengde (nord de la Chine) quelques années plus tard ce sont mes fils qui voyagent avec moi, et nous fuyons toujours les luxueux restaurants pour "longs-nez" ou "lao wai". ***

vaisselle_restau

Dans une petite rue, nous avons choisi un petit boui-boui d'allure accueillante : quelques tables basses à même le trottoir, un patron débonnaire et souriant qui est tout fier de trouver une ressemblance à mon fils ainé avec Zinedine  Zidane(nous avons mis du temps à comprendre car la prononciation est assez étonnante ).

Tout en dégustant nos brochettes de viande, nous goûtons la fraîcheur du soir. Le patron s'est assis non loin de nous pour être sûr que nous ne manquons de rien.

Nous avons commandé une deuxième tournée de brochettes et de petits pains qu'il s'est empressé de nous apporter.

Nous avions presque terminé notre festin, quand mon jeune fils a trouvé la fève : une dent minuscule est tombée de son sandwich  sur la table. Renseignements pris, cette dent n'était à personne, j'ai donc supposé qu'il pouvait s'agir d'une dent de rongeur. Ça y ressemblait bien .  

Mon fils ainé a alors lâché à son frère d'un ton méprisant : "moi aussi, j'ai trouvé une dent  tout à l'heure, mais moi, je n'ai rien dit,  je suis discrêt ,et poli moi, et surtout, je ne voulais pas vexer le patron !  "   

moralité : où il y a de l'hygiène il y a pas de plaisir !   

* le calembour : "papille fait de la résistance " était trop tentant (même pas honte !)

** manque d'hygiène peut être,  mais c'est super bon, personne n'a été malade, et ce qu'on mange là bas n'a rien à voir avec ce qu'on trouve en Occident dans les restaurants chinois       

*** longs nez : il parait qu'ils appellent comme ça les Occidentaux  mais en fait ils utilisent plutôt : "lao wai" qui signifie mot à mot " vieux  étrangers" (terme familier  où wai =extérieur/ lao = vieux ) 


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Quatre sous d'opéra (Joe Krapov)

Malgré un début de lumbago assez douloureux, signe plus qu'évident que je commence à en avoir plein le dos du boulot de fou qui est le mien, je suis allé à Paris le 20 mai dernier. L'objectif était d'assister à une présentation de produits d'un fournisseur de mon entreprise. Dit comme ça, ça en jette un peu plus.

« Ah que bien m'en a pris ! » comme dirait Johnny H. J'avais demandé à Marina B. de mettre le réveil à sonner à 4 h 30, le train démarrant à 6 h 05 et en fait je me suis réveillé de moi-même à 4 h 22. Preuve que je ne voulais pas rater ça !

110520__12Je suis sorti de la maison à 5 h 05 et j'ai traversé à pied Rennes endormie jusqu'à la gare. J'ai même pris quelques photos. J'ai acheté Libé pour avoir de la lecture, même si j'avais emmené Télérama, le Canard enchaîné et « Place au Gang » de Donald Westlake et Brian Garfield.

C'était la première fois que je voyageais avec un e-billet et je peux vous rassurer, ça s'est bien passé. On est tellement conditionnés qu'on a l'impression de brûler le dur quand on n'a pas un vrai billet de carton à composter et qu'on a juste une photocopie pourrie d'un fichier PdF reçu par courriel la veille. En fait, non, le contrôleur regarde votre carte d'identité et passe un coup de douchette sur le petit carré du e-billet et c'est réglo !

C'est comme quand on peut verser un million de dollars de caution pour sortir de prison aux USA. Ah oui, j'ai oublié de vous dire que le titre de Libé ce matin-là était « inculpé libéré ». « Vous êtes libéré de prison », comme on dit chez les monos malpolis ! J'ai lu tout ce qui concernait cette affaire DSK, les conneries du Festival de Cannes et ça m'a énervé de retrouver Libé tel qu'en lui-même il ne change jamais. Je l'ai refermé et j'ai sorti mon Canard enchaîné.

Tout ce que je n'ai pas gagné aujourd'hui ! Déjà, au départ, une journée à l'hôtel Intercontinental grand Paris. Je vous donne l'adresse, pour le cas où vous auriez plus de sous que « los indignados » de la Puerta del Sol. C'est 6, rue Scribe, à côté de l'Opéra. Oui, je confirme, le vrai nom de Scribe, c'était Eugène Numérobis ! Tout au long de mon séjour dans ce palace, j'ai bien pris soin d'éviter la chambre 2806, nombre avec lequel j'ai, personnellement, un lien assez fort. Je ne veux pas d'histoire avec quiconque ni même avec mon épouse qui, j'en suis certain, ne dispose pas d'un million de dollars par-devers elle – ou alors elle le cache bien !

A l'arrivée à l'hôtel, j'ai fait la queue comme tout le monde et on m'a donné un badge à mon nom avec un sac de bienvenue. Le sac servira sans doute à Marina pour aller rendre ses livres à la bibliothèque des Champs libres. Dedans il y avait le programme de la journée, un cahier à carreaux, un stylo et un mug

Ensuite on m'a conseillé d'aller chercher mon ticket pour la visite de l'après-midi. Je vous dirai tout à l'heure à quoi il donnait droit.

110520__66Ce matin déjà on me permet d'accéder à la salle de bal de l'hôtel, le salon Opéra. Au centre on y sert du café, du thé, du jus d'orange ou de pamplemousse et des viennoiseries en pagaille. J'ai pris jus de  pamplemousse et beaucoup de pagaille! Hého ! Il était 9 heures 15 et j'étais debout depuis 4 h 22, si vous avez bonne mémoire ! Et puis un petit déj' gratuit à l'hôtel, il faudrait être drôlement bégueule pour refuser !

A 9 heure et demie je suis descendu aux conférences plénières. Avant d'entrer là, il y avait une longue table avec plein de revues dessus. J'ai fait comme tout le monde : j'ai regardé ce que c'était et j'ai embarqué deux numéros anciens de la revue « Virgule »: un sur Cyrano de Bergerac et un autre sur les Fourberies de Scapin le chaud lapin.

Je suis allé ensuite m'asseoir dans le salon Bizet et j'ai pris des notes tandis que M. Rodolphe, M. Guillaume et M. Matthieu causaient de la société Sco, des Sconettes, des Scohostes, des zoutils de découverte, des zibouks et des choses diverses qu'ils avaient à vendre.

A 10 h 50 on a eu le droit de retourner au buffet reprendre de la pagaille et du café. J'ai ajouté un autre numéro de Virgule et un Vocable english dans mon sac à trésors et j'ai reposé mon lumbago en écoutant des sociologues parler de poissons et de Facebook jusqu'à 12 h 50. Là on nous a nourris, au même endroit et aux frais de la princesse, de champagne, de petits fours salés et sucrés et de boissons diverses. Je retiens surtout une certaine pâtisserie au chocolat et à la crème de menthe dont je suis sûr d'avoir repris cinq fois, et je minore sûrement ! Je me souviens aussi qu'avant le café je suis revenu au salé : c'est qu'on venait de ramener des tartelettes aux olives et des beignets de crevettes !

L'après-midi, Mme Sandrine nous a gratifiés d'un cours sur les zeuhèrémesses et Monsieur Jérôme, un spécialiste de Couperin qui était justement assis sous un tableau représentant Lulli – auquel il ressemble ! - est beaucoup intervenu comme à son habitude !

A 15 h 30, c'était fini. Ne restait plus qu'à attendre la visite promise en lisant un Monde du jour qui était en distribution gratuite dans la boutique.

Pour la suite, je vous laisse avec le diaporama et avec vos interrogations.




Juste un dernier gag : dans le train du retour j'ai regardé les définitions des mots croisés du « Monde » et pour une fois, malgré l'erreur manifeste de disposition des cases noires dans la grille, j'ai tout trouvé. Je n'invente rien :

Horizontalement I. Devrait suivre de plus près sa consommation. II. Sombres et belles Africaines. S'épanouit dans les lieux humides. III. Aide à boucher les trous dans les caisses. Alimente le bétail. Lieu de grève. IV. Mise sous pression. Jeune envie. V. Faire grand tort. Quand le coup fait du bruit. VI. Ouvertes au sommet. Assure la liaison. VII. Liaisons rapides. Légère et sexy. VIII. Le temps de faire relâche. Affluent du Rhin. IX. Stratégie en noir et blanc. Bâtisseur de pyramides. Se redresse au sommet. X. Donne du volume à la suspension.

Verticalement 1. Permet de revenir à l'essentiel. 2. Pas facile à comprendre. Dans l'opposition. 3. Condamne le personnel aux travaux forcés. 4. Dans les dents. Sculpteur et poète. Gonflé en pleine mer. 5. Deux points. Projections en salle. 6. Bien fatiguée. Colorais en douceur. 7. Ouverture matinale. 8. Bien fatigué. Frappées dans leurs intérêts. 9. Pourra être approuvé. Attention quand elle est vide. Martine et ses éléphants. 10. Autrefois. Enveloppe. 11. Opposé à toute évolution. Grecque. 12. Alimenter la descente.

La réponse à toutes ces définitions est : DSK !

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停止發痒我 (Joye)

Tout le monde sait qu’on peut très bien communiquer sans mots, mais la Chine fut le premier pays que j’ai visité où je me sentais vraiment à l’étranger. À part « Ni hao », « Bu hao » et « Xie-xie », je ne savais absolument rien de la langue, et jusqu’aujourd’hui, c’est encore le cas. Qui plus est, mon mari se moque de moi lorsque nous regardons un film chinois et je lui demande de hausser le son afin que j’entende, sans piger un seul mot.

Mais pour le voyage, je n’étais pas inquiète, je faisais partie d’un groupe d’Américains, je savais que je n’avais qu’à suivre le guide, que tout se passerait bien, et que j’apprendrais beaucoup. En partant de Détroit, j’ai eu ma première leçon de culture : quand on a annoncé l’intention de commencer l’embarquement, trois cents personnes dans la salle d’attente se sont levés en même temps, et tout le monde se bousculait pour entrer par la petite porte. C’était un peu comme un vieux film des frères Marx : quatre et cinq personnes s’entassaient coude-à-coude à l’enceinte et alors, personne ne pouvait y entrer jusqu’à ce que quelqu’un décidât de céder sa place. Plus tard, à l’aéroport de Pékin et puis à celui de Xi’an, même histoire. À chaque annonce, bong ! tout le monde se levait en masse et bagarrait pour être le premier à embarquer, comme si l’avion allait repartir avec des passagers encore sur les ailes ou accrochés à la dérive de l’avion.

Tout le voyage était un exercice de culture et de communication. On « parlait » aux chauffeurs de taxi avec des livres multilingues, trouvant la phrase nécessaire en anglais qui était traduite vers le chinois que le chauffeur lisait pour comprendre notre demande. J’ai eu une longue « conversation » avec une cordonnière au marché de Xi’an pour lui demander si je pouvais la photographier. Sa réponse était un « non » très clair. Au Square Tianmen, les deux blondes aux yeux bleus d’Amérique ont compris les demandes polies et se sont laissé photographier avec des soldats chinois, qui allaient sans doute envoyer les photos chez eux comme preuve de leurs « conquêtes » à la capitale. À la Grand Muraille, les vendeurs en bas parlaient toutes les langues, et ils ne se trompaient jamais : « One dollah » criaient-ils quand passaient les Américains ; « Ein Mark » pour les Allemands ; « Cinq francs » pour les Français. Et ils ne se trompaient jamais.

Le Jour de l’An, après avoir dansé toute la nuit à la discothèque de l’hôtel avec des représentants coréens – « On danse ? » étant une invitation qui se comprend universellement, ainsi que le sourire qui dit « Oui » – ma copine et moi nous promenions dans la rue. Croisant un jeune couple et leur gamin qui savait à peine marcher, nous avons dit « Ni hao ». Les parents ont répondu « Ni hao ». L’enfant, nous regardant et comprenant tout de suite, a répondu « Hello ».

Mais le meilleur exemple était lors de la visite au village hutong à Pékin. Notre groupe a eu le privilège d’entrer dans une maison et de serrer la main aux habitants : le Papy, la Mamy, le fils et la belle-fille, les petits enfants, et même les poules de la basse-cour au milieu.

Dans notre groupe, il y avait une famille de cinq New Yorkais, un couple et leurs trois grands fils.

Papy Hutong était impressionné.

- Trois fils ! s’est-il exclamé avec ses yeux et ses mains.

- Oui, a dit leur père, hochant la tête, tout fier.

- Vous êtes d’une virilité ! a crié Papy, tapant le monsieur sur l’épaule.

- Eh oui ! souriait le papa.

Puis Papy s’est retourné aux deux blondes derrière le papa qui rougissait du compliment. Le regard du vieillard était limpide. Il nous a dit, avec un haussement d’épaules et une moue dédaigneuse :

- Lui ?!?  Ben, qui l’eût cru ?

Ma copine et moi étions mortes de rire.

Heureux de son succès auprès des Américaines, Papy Hutong s’est proposé pour une photo.

J’ai fait la photo de lui et ma copine, clic-clac, pas de problème.

Mais elle ne savait pas faire avec mon appareil, cela lui a pris un long moment.

Jusqu’aujourd’hui, on voit sur le diapo que je souriais très, très grand.

monsieur_Hutang__pince_sans_rire

C’est parce que ce grand fourbe de Papy, avec les doigts de sa main gauche, me faisait comprendre que lui, c'était un homme universellement compréhensif !

monsieur_Hutang

 停止發痒我 = Arrêtez de me faire des chatouilles !

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Voyages, voyage… (Mamido)

 

Tout chez elle m’invite au voyage.

Lorsque je caresse sa peau chaude et dorée de méditerranéenne, je ressens la douceur du soleil de Toscane sur la mienne.

Sa bouche pulpeuse d’actrice de cinéma des années cinquante m’attire régulièrement dans un baiser à la fois langoureux et fougueux extrait d’un film hollywoodien dont nous serions les stars.
Je plonge alors mon regard dans ses yeux d’un vert profond comme dans un lac aux eaux mystérieuses et insondables et mes mains dans la cascade de sa longue chevelure bouclée. Et tel Jason, jadis,  j’y puise toute ma force et toute mon énergie.

Depuis des années, mes mains se perdent en suivant les courbes harmonieuses de son corps gracieux. Pourtant, je ne me lasse jamais de ce voyage à la fois toujours semblable et sans cesse renouvelé.

Je suis en terrain certes connu mais jamais conquis. J’explore donc, encore et toujours et je découvre à chaque fois, sur elle, en elle, de nouvelles plages où je me repose, de nouveaux dédales pleins de douceur et de senteurs enivrantes où je m’égare, encore et encore, voyageur insatiable.

Dix ans déjà que je suis arrivé chez elle, par hasard, juste pour une étape et que je m’y suis arrêté, explorateur infatigable de notre amour  intense.

 

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Sur la route (Berthoise)

Sur la route

Autant vous le dire, nous partons rarement en voyage. Et quand il nous arrive de rouler vers une destination inconnue, il n'est pas rare que nous nous perdions. Ce n'est pas grave, on a des cartes. Et beaucoup de mauvaise foi.

Quand on s'étonne que nous n'ayions pas encore investi dans un GPS, nous répondons en choeur et avec un grand sourire : " Un GPS ? Ah non ! On préfère s'engueuler! "

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