Une nature simple (Poupoune)

Ma fille à la fenêtre : "Oh ! C'est beau de voir la nature !"

Jugez vous-même...

 

nature

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Essai (titisoorts)

le regard vert , regard ecolo
la ou ton coeur me fait echo
je me perds dans tes yeux verts rebels
la ou résonne l écho la belle
 
jamais j ai appris à trier
l'époque c'était plutôt jeter
un peu plus love and peace
que les pirates de la greenpeace
 
le regard vert, regard écolo
là ou ton coeur me fait écho
je me perds dans tes yeux verts rebels
là ou résonne l'écho la belle
 
j'ai bien connu l'épopée des verts
je suivais le souffle de l'ére
par pour de grandes éoliennes
mais plutot pour les verts de st étienne
 
le regard vert, regard écolo
là ou ton coeur me fait écho
je me perds dans tes yeux verts rebels
là ou résonne l'écho la belle
 
reduire recycler reutiliser au fond
le capitalisme donne le ton
je veux bien dans mn quotidien trier
alors que dans mon frigo plus rien à manger
 
le regard vert, regard écolo
là ou ton coeur me fait écho
je me perds dans tes yeux verts rebels
là ou résonne l'écho la belle
 
pour les vacances de Mr Hulot
au cadeau du pére noel mamère
ce n'est pas du Jolie jolie de faire
de nous des fauchés volontaires
 
le regard vert, regard écolo
là ou ton coeur me fait écho
je me perds dans tes yeux verts rebels
là ou résonne l'écho la belle
 
Mon rêve serait dans la nature
certain me penserait immature
vivre entourer de bonnes fées
avec en limite ma liberté
 
le regard vert, regard écolo
là ou ton coeur me fait écho
je me perds dans tes yeux verts rebels
là ou résonne l'écho la belle
 

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Révélation (Célestine)

Le soleil éclate au zénith. L'air bruisse des chaleurs d'insectes. La branche ploie sous mon poids.
Je cherche du regard un impala, fugace silhouette de la savane, craintive et vive.
A perte de vue, la broussaille, le ciel d'un bleu de plomb, des troupeaux d'éléphants de loin en loin escortés de leurs pique-bœufs.
Mon appareil photo pend , idiot, au bout de sa bandoulière, suspendu à sa branche de baobab.
Je ne pense même plus à photographier ce qui s'offre à moi.
Un spectacle à couper le souffle.
Le premier matin du monde, dans sa nudité parfaite, où l'homme ne sert à rien, où il n'est même pas encore là. La nature vierge, intacte, inconsciente. Comme ce vol de flamants, ces acacias majestueux, ces rochers émergeant de l'immensité sauvage.
Et là, très exactement à cette minute, en un instant je saisis l'enjeu. Je deviens le messie d'un nouveau monde. Un monde à reconstruire. Un monde vrai.
Mon Nikon s'écrase  au-dessous de moi, sur la terre sèche de Tanzanie.
Et je tourne mon regard vers l'astre flamboyant. Un regard enfin vert.

 

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Vert (32Octobre)

Le regard Ecolo ! Le regard vert ...

le_regard__colo

 

Il avait les yeux verts.
Elle avait les yeux bleus.

Cela aurait pu être le début d'une belle histoire.
Une histoire qui aurait commencé par :
Il était une fois…

Mais ils ne se rencontrèrent jamais.
Ils ne surent pas qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.

Ils ne savaient pas qu’ils avaient un point commun, leur amour des arbres.
Il était peuplier. Elle était noisetier.
Ils ne pouvaient donc jamais se rencontrer.
Ils n’habitaient pas la même forêt.

Leurs chemins ne se croisèrent jamais.
Ils savaient qu’ils avaient un double secret quelque part, mais ils ne surent jamais où.

Ils cherchèrent, mais ne trouvèrent pas.
Ils se cherchèrent, mais ne se trouvèrent pas.

Ils en furent bien tristes et moururent de chagrin de ne pas avoir trouvé leur complément ou leur moitié, suivant où l’on se place.

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Pitié pour mon neurone ! (Joe Krapov)

Depuis que j'ai décelé, chez le mec du bureau d'à côté, l'existence de trois cerveaux qui fonctionnent simultanément neuf heures sur huit et même la nuit et les jours fériés, lui permettant ainsi de suivre, même pendant les réunions, les ébats et débats de ses semblables chez Twitter tout en lisant ses courriels, classant dans une architecture savante et impeccablement rigoureuse les innombrables fichiers Excel qu'il reçoit et compose, entretenant une correspondance électronique digne de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, et appellant « Adjoint !» toutes les cinq minutes pour lui – me – demander la valeur, la localisation ou la spécificité de tel ou tel titre de notre portefeuille, ce que je pense de l'alinéa 3 du paragraphe 4 de la licence d'exploitation de « 22 heures Premium » ou de lui fournir les statistiques de l'ESGBU de l'année prochaine, depuis que Madame Corchée-Desmollets a stipulé qu'il fallait créer une UF pour toute facture HM d'un montant de plus de 4000 €uros HT demi-écrémé et que le SCD, via la GCA, enverrait au SM un formulaire d'exclusivité mentionnant quels sont les FTE en STIC du PRES, depuis que Madame Yonyon m'a confié la rédaction totale du CR du CD à la condition que je mette des guillemets à "SDF" et que j'indique bien que ce qui est dans TEL ou HAL est à équiper en RFID avant de le reverser dans le SIGB via ORI pour signaler la collection IOP du CEDRE payée avec le PPF de l’IRMAR, figurez-vous qu'à l'instar de monsieur Jourdain, je suis devenu écologiste sans le savoir : JE N'IMPRIME PLUS !

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La Terre me pardonne (Jo Centrifuge)

Mon pote Baudelaire m'a tout expliqué (on l'appelle Baudelaire parce qu'il est un peu poète, vous voyez). Et je suis devenu bon. Il est balaise Baudelaire, il a fait des études et tout.

Maintenant, je trie mes poubelles
J'ai bon cœur, je ne bouffe plus que des graines bio pour pas polluer, je suis dev-dur.
Moi, quand je retournerai à la terre, une multinationale apposera la mention "bio" à mon sac de compost.

C'est pas comme mes crétins de voisins. Comme y dit Baudelaire, ces gens là, c'est leur faute le réchauffement climatique, leur faute le massacre de la biodiversité, leur faute si on paie les ordures ménagères toujours plus cher. Faut dire que mes voisins, ce sont des bras cassés. Ils ont pas un rond pour une ampoule basse consommation, pour un bout de jardin ou encore pour changer leur bagnole moisie qui encrasse les poumons de tout le quartier. Par contre, ils en ont bien du fric pour élever leur bonne dizaine de marmots... surpeuplés qu'on est dans l'immeuble. La planète, ils s'en foutent, j'vous dis.

Du coup on est trop nombreux, on ira pas loin, ils le disent à la télé. L'homme c'est le cancer de la planète. Pour éviter l'apocalypse, y a pas 36 solutions, c'est une belle pandémie ou alors une bombe. Ah ah ah! Ca serait une bonne mesure écologique ça, efficace et tout.

Ouais...

...Sauf qu'il y a leur fille aînée.

Baudelaire me répète toujours que je devrais me méfier d'elle, qu'elle me retourne le ciboulot. Seulement ce que je ressens, ses bouquins peuvent pas le comprendre.

Bien sûr elle peut pas me blairer. Mais lorsqu'elle daigne me regarder avec ses grands yeux verts, l'Amazonie me pardonne, j'suis plus du tout persuadé que ce soit l'écologie qui doive sauver le monde.

Bon sang, tout est si compliqué que ça me donne soif. Allez, comme dit Baudelaire, je descend chez Raymond m'en jeter une...

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Voir vert, c’est voir loin, comme dit notre conservateur… (Adrienne)

 

Nous avions une petite réserve naturelle. Toute petite. Vous ne la trouviez sur aucune carte et personne n’y venait jamais. Sauf quelques chasseurs, en automne et en toute impunité. Notre conservateur était un bien brave homme, doux rêveur érudit, amoureux des insectes et des petites plantes sauvages que d’autres appellent mauvaises herbes.

Puis un jour qu’il n’était plus d’accord avec la manière dont en haut lieu on voyait la gestion de notre patrimoine vert, il a donné sa démission. Une jeunesse un peu folle et beaucoup moins érudite a pris sa place. Une jeunesse qui voyait vert, qui voyait grand et qui voyait loin. En tout cas, c’est ce dont on a eu à cœur de nous convaincre.

Nous, c’est la petite troupe des bénévoles, six personnes, parfois huit. Que nous le voulions ou non, il fallait suivre notre gourou vert. Nous nous persuadions que nous trouverions la pédale de frein, en temps voulu.

Notre nouveau conservateur a d’abord agrandi son territoire : il lui fallait un royaume à la mesure de ses ambitions. Peu à peu, il nous a fait acquérir tous les bosquets, champs et prairies dont le bail se terminait. Certains vieux fermiers sans successeurs n’étaient que trop heureux de nous céder un bout de terrain : leur prix était le nôtre. Ou en tout cas celui de notre conservateur, car nous n’apprenions la chose qu’une fois que tout était réglé.

Ceux parmi vous qui ont un jour laissé un bout de jardin en friche le savent bien : ce qui pousse d’abord, ce ne sont pas les campanules. Ce sont les orties, les ronces et les chardons. A l’issue de la deuxième année, l’ancien champ de patates à côté de chez moi en était recouvert. Les fermiers des environs s’en sont plaints à la commune car il y a des lois contre le chardon.

Qu’à cela ne tienne, notre impétueux conservateur avait déjà la réponse à toutes les objections : notre réserve naturelle serait bientôt entretenue par un petit troupeau de bovidés, des Galloways. Animaux bien connus, nous assura-t-il, pour manger les ronces, les orties et les chardons. Ce n’était qu’une question de temps.

Les cinq bêtes, trois vaches et deux veaux,  furent lâchées un 20 avril au son d’une petite fanfare locale et de quelques bouchons qui sautèrent. Le bonheur régnait sur notre royaume vert.

Deux autres années passèrent. Les veaux étaient devenus de belles vaches et nos cinq pensionnaires faisaient la joie des promeneurs qui venaient de plus en plus nombreux. Car j’oubliais de vous dire que nous avions balisé des promenades, installé des portillons et fait beaucoup de publicité. Les samedis et les dimanches avaient perdu leur tranquillité.

Mais les ronces et les chardons devenaient toujours plus envahissants. Non pas que nos courageuses Galloways ne fassent pas leur boulot, mais il y en avait tant qu’elles ne pouvaient pas en venir à bout. Et puis, il leur arrive aussi de manger autre chose : la ronce et le chardon, c’est bon quand il n’y a rien de meilleur à se mettre sous la dent.

Des fermiers et des possesseurs de jardins bien entretenus se sont encore plaints à la commune : ces nuées de graines de chardon qui volettent et se propagent loin, très loin, ne faisaient plaisir à personne. Ils ne rendaient dithyrambique que notre conservateur. Le chardon, répétait-il pour la énième fois, est essentiel pour la survie du chardonneret et de la vanesse du chardon. Comme leur nom l’indique.

Mais que chacun se rassure : la petite troupe des Galloways serait bientôt renforcée par l’arrivée de trois poneys Exmoor. Il avait déjà pris tous les contacts avec un éleveur hollandais.

***

C’est là que nous avons en vain cherché la pédale de frein : rien n’y fit. Que la clôture n’était pas adaptée aux chevaux. Que ces poneys mangeraient d’abord et avant tout l’écorce des jeunes arbres, ruinant ainsi des années d’efforts de plantation. Qu’ils étaient beaucoup trop chers pour nos petits moyens…

Ils sont là. Officiellement seulement le 8 mai, mais les deux premiers sont déjà là. Toujours dans la prairie d’en face, celle où il n’y a ni ronces, ni chardons.

Et dès le lendemain de leur arrivée, nos jeunes frênes étaient soigneusement pelés.

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allez les verts !‏ (Sebarjo)

 

J'suis bio
(Chanson engagée)


J'suis bio j'suis bio
En plus d'être écolo
C'est vrai
J'suis bio j'suis bio
C'est le seul défaut
Que j'ai


J'suis bio j'suis bio
Pour cet été quand il f'ra chaud
J'ai remplacé mes persiennes
Par de belles éoliennes
Qui me serviront de ventilo
J'suis bio j'suis bio


J'suis vert j'suis bio
Pour aller au boulot
J'prends mon vélo
J'suis vert j'suis bio
Car j'ai horreur du métro
J'préfère encore fendre l'air
Avec mon turbo
Range Rover
J'suis vert j'suis bio


J'sui bio j'suis vert
J'suis anti-nucléaire
J'suis bio j'suis vert
J'aime pas l'EPO ni l'EPR
Mais quand arrive l'hiver
Faut que j' chauffe mes vieux os
Qu'est-ce que j'fous comme watts en l'air
J'suis vert j'suis bio


J'suis vert j'suis bio
C'est moi le plus biau
Comme on dit en mon château
C'est vrai que dans mon palais
Je ne suis pas laid
Je suis bien joli
Même si je ne suis
Pas népalais


J'suis bio j'suis vert
J'ai des panneaux solaires
J'suis bio j'suis vert
J'ai des actions chez Géant vert
Et comme j'ai du coeur
je laisse parfois au resto
Un ou deux euros
Pour le serveur
J'suis bio j'suis bio


J'suis bio j'suis bio
Pour économiser l'eau
Je n'bois plus que du Margaux
J'suis bio j'suis bio
Pour plus tirer la chasse d'eau
J'fais mes besoins sur un pot
Et j'les mélange au terreau
Pour faire pousser mes haricots
J'suis bio j'suis bio


J'suis vert j'suis bio
Un peu comme Nicolas hulot
J'suis vert j'suis bio
je suis bourré de thunes
Je suis une grosse légume
Aussi vert qu'un poireau
Qu'un chou romanesco
Qu'un coeur d'artichaut
J'suis vert j'suis bio
J'suis bio j'suis bio
J'suis vert j'suis bio
J'suis bio j'suis bio


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Pas seulement vert (trainmusical)‏

J'ai des principes écologiques pour la protection de l’environnement. Je suis donc vert, comme l'herbe ou la forêt (plus sur la théorie qu'en pratique, je l'avoue).

À part d'être vert, je suis également :
- brun comme la couleur de la terre, cette terre qui doit nous permettre la consolidation de nos plantes et par la même occasion de notre vie ;
- bleu comme le lac, un jour de beau temps ou bleu comme le ciel clair du jour, dont nous devons protéger la couche d'ozone ;
- gris comme les nuages, ou comme un torrent que nous devons garantir l'eau pure ;
- noir comme la nuit ou le fond des océans dont nous devons respecter la faune et les créatures marines ;
- sable comme le désert qui doit régler nos différents climats ;
- doré comme les étoiles ou comme les mines d'or qu'il faut ménager pour garder l'équilibre des différentes couches de nos sous-sol au détriment de nos profits ;
- jaune comme le soleil dans tout son éclat, lumière indispensable à notre animation de toutes sortes.
- argenté comme certains rochers dégarnis, accessoires nécessaires pour retenir les différents reliefs ;
- blanc comme la neige ou les pôles Nord et Sud, qu'il est impératif d'éviter la fonte ;
- rouge comme le feu ou le manteau de fusion sous l'écorce terrestre, écorce à préserver ;
- lilas comme les fleurs ou comme toutes les autres couleurs, selon celles des chemises de Fernand.

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