Poisson/Poison (Vanina)


Bien sûr, j’aurais pu écrire un texte tout en devinettes et jeux de mots :

On ne le pêche pas, on ne le mange pas…
Voilà un poisson qui nage en eaux troubles. Car, ce n'est pas une blague, l'origine de ce poisson n'est pas vraiment connue !
Vous avez mordu à l’hameçon ?
Le 1
er avril, c’est le jour des blagues, des coups pendables. Mais ne dit-on pas « En avril ne te découvre pas d’un fil » alors comment vais-je faire, sans fil, pour pêcher le poisson du 1er ?!
Mais, non, je n’essaie pas de noyer le poisson !
Car, exocet, le poisson s’est envolé… tenu par un fil, gonflé à l’hélium ?
Bobby Lapointe chante : « La maman des poissons elle est bien gentille ! » … « La maman des poissons elle a l'oeil tout rond » et dans un coin ? Comme avec les poissons panés ? Ah bâ non, car s’ils sont pas_ nés, on ne peut pas les voir !
Poisson d’Avril !

Oui, mais voilà je préfère laisser remonter mes souvenirs :
 
Je me souviens, enfant (plus ou moins grande), à la maison, dans la rue, à l’école, avoir collé un poisson en papier, joliment décoré, dans le dos de mes camarades, de leurs parents, de mes instituteurs et professeurs et de mes parents, mes frères et sœurs et de ma mère-grand qui me démasquait trop vite, d’où un éternel recommencement...
Il y a deux ans, mon neveu s’est vu punir par sa maîtresse des écoles pour lui avoir collé, à son insu, un poisson de papier dans le dos…
Je me souviens, lors d’une brocante, avoir feuilleté un album de cartes postales anciennes. Le 1
er avril, en France, au début du XXe siècle, était la fête de l'amour et de l'amitié, [on s’envoyait de jolies cartes ornées d’un poisson et richement décorées.
Fête des fous en d’autres pays, de l’amour en France… N’est-ce pas la même chose ?
Je me souviens, enfant, de la presse (TV, radio, journaux) diffusant ce jour-là des informations fausses mais crédibles.
Je me souviens, il n’y a pas si longtemps avoir écrit, pour le 1er avril, un article qui à la dernière minute n’a pas été publié…

Je sais déjà, que ce texte va finir en queue de poisson, car les blagues que l’on se faisait en famille, entre amis, entre collègues, dans la joie et la bonne humeur, semblent disparaître…

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Un petit quizz à la va-te-faire fish (Joe Krapov)

Une dizaine d'assertions à la sauce Krapov. Lesquelles sont vraies ? Lesquelles sont des poissons d'avril ? A vous de dire !

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 Le château de Chantilly, ruiné à la Révolution fut reconstruit en 1875 dans le style néo-renaissance par le duc d’Aumale, celui-là même dont les troupes prirent la smala d’Abd-el-Kader en 1843 sur le tatovage de monsieur et c’est en couleurs !

 

DDS143_2_collantsLe château de Chantilly est visité régulièrement par (rayer la mention inutile) :

DDS143_9_Berthoise une ménagère affriolante et douée en versiflage de moins de cinquante ans


DDS143_9_Berthoise une étudiante en sociologie des « chorales dirigées par une chef de chœur aux jolies mains mais on ne l’apprend qu’à la fin »


DDS143_9_Berthoise Miss « les plus belles jambes du Vexin 2011 »

qui vient s’y ressourcer en vue de faire sur Internet l’éloge des culottes blanches, des petits Landais sans échasses et du podologue qui prend son pied.


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L’abbé Adolphe-Julien Fouré, devenu sourd et muet, martela pendant 25 ans des rochers près de Saint-Malo pour y sculpter des portraits de pirates et de corsaires.




DDS143_4_Mouret"La faute de l’abbé Mouret" est un roman d’Emile Zola qui raconte tout à fait autre chose que la vie d’un abbé sculpteur de rochers à Rothéneuf. Si tel avait été le cas, Adieu l'Emile aurait intitulé son oeuvre « La motte de l'abbé Fouré ». Le prénom de l’abbé Mouret n’est pas Noël-Athanase. Pourtant abbé N.A. Mouret, ça sonne bien comme aptonyme, non ?




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Sur l'échelle des piments, celui d'Espelette est noté 4 sur 10. Sur l'échelle de Richter, c'est zéro : Sviatoslav s'abstenait d'en consommer avant d'aborder son piano. Et Raymond Oliver ? Pareil !





DDS143_6_La_France_en_365_photosUne bonne partie des assertions ci-dessus est un plagiat éhonté ou plutôt une reproduction partielle des infos du calendrier perpétuel Géo « La France en 365 photos » Editions Play Bac, 2002



DDS143_10_b_lierLes natives du signe du Bélier se posent toujours deux fois trop de questions. Il arrive même parfois qu'elles n'en dorment pas de la nuit. Par contre les natifs du Cancer ont deux fois trop de réponses idiotes aux questions stupides que personne ne leur pose jamais. Du coup ils les écrivent sur Internet et après, la nuit, ils écrasent. Lorsque ces deux personnes arrivent à vivre ensemble longtemps, on dit que « la Nature est bien faite ».


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Deux des Défiants du samedi exercent la même activité professionnelle dans un même bâtiment à Rennes. Non ce n'est pas à l'hôpital (psychiatrique) Guillaume Régnier ! Et l'activité en question ne consiste pas à faire tourner le petit vélo qu'ils ont dans la tête. Quoique...




Il est dommageable que les Défiants du samedi n'aient pas pu communiquer entre eux cette semaine en vue d'accrocher un poisson d'avril dans le dos de MAP et Walrus. Du genre : « personne n'envoie de contribution cette semaine » ou « tout le monde envoie la même ». Ou bien Joye poste la contribution de Mamido, Captaine Lili celle de Végas-sur-Sarthe, etc.


Comment ? C'est ce que vous avez fait ? Quoi, « J'ai vendu la mèche » ? J'ai encore gaffé ? Mais je n'étais pas au courant ! Pourquoi personne ne me dit jamais rien, à moi ?

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On va faire court (Tendreman Spice)

"Dans mon jardin les petits pois sont d'avril"

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Un coup d’éclat (Flo)

 

C’est donc dans sa peau à elle qu’elle regarde son portrait dans la glace miroitée.

Elle se voit bien en cocotte de papier prête à s’envoler pour Paris. La case est blanche puisque lui est sur la noire.

 

Elle porte pourtant des lunettes de soleil, un stetson et un costume noirs. Une cravate rouge aussi. Ses talons claquent sur le bitume pour rejoindre le sens de ses vers. Elle s’éloigne donc de son miroir, les yeux vers tribord et contemple pour la deuxième fois la scène du musée.

 

La vitre avant n’est plus. Même si ses propres lunettes la protègent, elle ne peut s’empêcher de penser à la liberté qui saute aux yeux quand parfois et aussi soudainement de tels murs ou barrières disparaissent. Evidemment, il n’est plus là. Monsieur So aurait pu aussi s’appeler Speedy (…) !

 

Il s’est encore volatilisé. Les moufles blanches jonchent sur le sol carrelé à l’unisson alors que le poisson rouge se débat toujours à la sortie de son bocal.

 

La sirène retentit bleue et roque. Le vert la désespère. Blême, elle ne peut se faufiler entre les mailles du filet. Tout ça à cause d’un attaché case qui la harponne presque comme un 143 dans le dos.

Poséidon la rappelle à l’ordre. Zeus est mécontent. C’est normal qu’il gronde et fasse vibrer le machin magnétique, ne serait-ce que pour montrer qu’il n’est pas nécessaire d’appuyer sur un bouton pour le faire : le pouvoir temporel diminue donc !

 

Ce fameux attaché case, cet « accroche-toi à moi » de malheur qui les rappelle, l’un et l’autre à l’ordre et les plonge, chacun dans leur propre aquarium mais au moins le même et à l’unisson : une cellule de dégrisement.

 

La voile rouge, les flots bleus, les vers tendresses colorent, alors, la matière grise en de violettes pensées. Tout s’enchaîne, tous s’en mêlent et tout se mélange.

 

Les effluves marines, l’air printanier, les clochers et « demi-croches », celles qui font trébucher sont récupérés par les « Dam-Dam » du macadam de Panam qui est aussi la capitale de toutes les têtes déterminées  après avoir été souillées, « salopées », pendues, brûlées et décapitées parce qu’ils l’encensaient : « Sorcière ! », elle qui était simplement femme.

 

Ces têtes contemporaines happées comme un 11 septembre dans la contemplation d’un Japon deuxièmement torpillé en 2011. Ces têtes qui doivent apprendre à poursuivre l’abolition de l’aliénation alors que la domination et l’esclavage ne sont pas éradiqués dans la réalité. Ces têtes qui transmettent, celles qui se lèvent ou, celle qui s’envole en 103 avec ses dessous chics à bientôt 38 printemps de corps et ses 24 défis à l’esprit, ou bien « elle », ou « elle » , celle qui est en chacune d’elle et donne la force de se tenir droite, dignement combattive en opposition à tout cloisonnement et appropriation d’un être, cette sorte « d’avoir dans l’être » du genre docilement dressée à imaginer être caressée et apprendre à se séparer de celui qui croit être indivisiblement unique alors qu’ils sont incorrectionnellement et uniquement deux.

 

Le vibraphone sonne. « Allo ! ». Il répond. Il mord à l’hameçon.

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Sandwich (Walrus)

walrus

 

Il y a des moments dans la vie où il faut savoir s'éclipser avec dignité.

Pourquoi ?

Ben, là, vous ne la voyez que de dos, la belle Hélène, ça donne moins de sel à la plaisanterie.

Vous comprendriez mieux si vous la voyiez de face !

Cet air supérieur, hautain, dominateur.

Cette certitude affichée d'être la plus belle fille de l'école, du patelin même !

Elle me gonfle avec ses grands airs !

Alors moi, la petite binoclarde de sa classe,

Celle dont les jambes maigrichonnes et les petits seins en poire font rire,

Profitant de la lanière invisible de son string,

J'ai collé, premier avril oblige, le traditionnel poisson (rose) aux fesses de son altesse.

C'est sûr qu'elle va faire une entrée remarquée à la piscine.

Un malheur, je vous dis !

Les copines me raconteront.

Parce que moi, je me tire...

Il y a des moments dans la vie où il faut savoir s'éclipser avec dignité.

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"Pff,même pas vrai ..." (Célestine)

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Au menu (Captaine Lili)

Poisson d’avril

Nu comme un ver,

Grand-mère te l’avait dit :

 A la sortie de l’hiver,

Ne te découvre pas d’un fil,

Car à la ligne, te voilà pris !

« Quand ces messieurs-dames du défi

Me poseront sur le grill

De leurs mots, ma chair

Donnera plaisir joli ! »

Répond poisson d’avril

Frétillant sous les plumes du samedi.

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La pêche (Berthoise)

 

Spécial Test: c'est quoi ton ontologie?

 


 


Nature morte à la carpe, Abraham Van Beyeren, XVIIe siècle  

 

Je ne veux pas aller à la pêche. Ni à la pêche à la baleine, ni à la pêche aux moules et encore moins à la pêche au coup. Qu'est-ce qu'on s'emmerde à la pêche au coup. On doit rester sans bouger, sans parler. Je ne veux pas y aller. Tu auras beau dire que la panoplie me va comme un gant. Je transpire dans les bottes en caoutchouc et après j'ai les pieds qui puent. En plus, tu veux qu'on se lève tôt, et on va encore se cailler les miches dès potron-minet. Alors, il faut que tu te le mettes dans la caboche une bonne fois pour toutes, je n'irai pas me geler les arpions au bord de la rivière à pas d'heure. Je n'irai pas m'esquinter les quinquets à lorgner sur un bouchon pour attraper un malheureux poiscaille imbouffable, plein d'arêtes et qui en plus ne m'a rien fait. Vas'y, toi, à la pêche. Moi, j'ai mieux à faire. Faire la grasse matinée, pour une fois, ça devrait me plaire. Avoir le grand lit rien que pour moi et bouger les jambes autant que je veux sans te déranger. Vas'y toi, à la pêche puisque ça te plaît. Je te promets qu'à ton retour, j'extasierai sur ta bourriche. Je te jure que si tu es bredouille, je ne me moquerai pas. Je ne veux pas aller à la pêche, vas'y sans moi.

 

 

 

Un grand merci à Jacques Prévert, Boby Lapointe , Georges Brassens et bien sûr Abraham Van Beyeren du 17ème siècle.









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Ouverture printanière (Mamido)

 

Printemps

 

A l’heure où la lune sort du signe des poissons,

Remplacée par le soleil dans leur constellation,

Ce jeune homme gracieux personnifiant le bel Avril

Porte chapeau de myrte et danse, le pied fin et agile

En hommage à Cybèle, mère de tous les dieux.

 

C’est sans aucun regret ni regard en arrière

Que l’on veut oublier, très vite, les rigueurs de l’hiver.

L’humeur est primesautière, légères les âmes sont.

Le long de la rivière, on se promène, on traîne, on traque le goujon…

Par sa belle musique, Avril nous emmène, il ouvre le chemin

A la douceur de vivre, la tendre pousse et le petit lapin.

 

 

Mais surtout, il ne faut pas se laisser endormir

Par son air engageant et sa douce chaleur

Car le grésil et le froid  peuvent encore surgir

De la grande besace de ce gentil farceur !

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