Allô, Adrienne ? Pourquoi tu tousses ? (Joe Krapov)

- Excusez-moi, madame l'épicière, mais à l'intérieur de cette boîte je n'ai trouvé ni crabe ni pinces d'or !

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- Ah bon ? Mais il ne fallait pas l'ouvrir ! Vous avez trouvé quoi à l'intérieur ? Du sucre en poudre ?
- Non, de la schnouf d'ecclésiastique !

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- Ecoutez monsieur Krapov, je crois que vous ne comprendrez jamais grand chose à l'art. Si la religion est l'opium du peuple, l'art est celle de l'élite. Voulez-vous, en guise de dédommagement, que je vous offre un tire-bouchon ?
- Moi, vous savez, je ne bois que de la Chimay bleue, de la Zubrowka ou de l'eau plate. Un décapsuleur, peut-être, plutôt ?
- C'est comme la boîte de crabe, ce n'est pas utilitaire, c'est de l'art. Choisissez votre modèle... et foutez le camp !



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Photos prises à Bruxelles en décembre 2010

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L'épicerie d'Art (Walrus)

Lorsque je pénétrai en ce lieu de la collusion avouée du grand art et du petit commerce, je découvris dans un coin obscur un homme assis derrière un petit bureau.
Bien qu'ostensiblement penché sur des comptes d'apothicaire, il ne trompait personne, gardant un œil rivé sur la cote et l'autre sur la marchandise.

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À L'ÉPICERIE D'ART (Joye)

Nina, en Petitjean, son Cabat et sa bourse.

Qui Seurat bien fidèle, Lhermitte convoitée,

Au rendez-vous Degas, son amour à Vouet.

Cette belle artiste fait l’art de toutes ses courses.

Pinceaux, palette, et huiles, comme l’eau de la source

Pour cette jolie fée. Tant de charme É. Manet,

Son si tendre Bouquet, un parfum pour Monet,

Hélas ! de Bonnefoit, j’oublie toutes mes courses !

Si j’étais son Poussin ?  Elle sourit mais Baille…

J. Restout Clouet, mon pauvre cœur chamaille…

Son regard trop Léger rend bien Gros mon chagrin !

Je me Courbet pour faire signe Delacroix.

Perdant la Battaille, je suis resté pèlerin

À l’épicerie d’art, c’est là où Vanina.

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Dans quel état j’erre ? (Captaine Lili)

Une boite ronde et blanche pour les joies zen,

Un grand panier d’osier pour les gourmandes,

Un simple carton pour les joies de papier,

Un coffre en amarante pour les joies impudiques,

Un herbier pour les joies amoureuses,

Une malle vernie pour les joies en patchwork,

Pour les joies vives, une bonbonnière transparente

Une trousse pour les joies de secours,

Un écrin de soie pour les colliers de joies,

Un poudrier poudré pour les joies perlimpinpin,

Et des livres, des livres, des livres !

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L'épicerie d'Art (Sebarjo)

A l'époque, j'habitais un studio pourri dans un vieil immeuble déglingué mais avec vue sur Beaubourg. Enfin plutôt avec une vue que me cachait Beaubourg ! J'arrivais à Paris et me sentais bien seul, un peu perdu, toujours largué entre deux rames de métro. C'est pour ça que je me souviens bien de Momo... Momo il tenait l'épicerie d'Art, une petite épicerie de nuit, dans une petite rue aveugle un peu derrière La tuyauterie du mastodonte Pompidou...

Je me souviens qu'à chaque fois que j'y allais pour acheter un p'tit truc de dernière minute, je me mettais à chantonner ces paroles inspirées de la chanson de Brassens, Le Bistrot :



Dans un coin pourri
Du pauvre Paris
Loin du bled
L'est un' épic'rie
Tenue par l'ami
Mohammed...



J'essayais de la faire un peu raï mais bien souvent c'est ma voix qui déraille, alors j'arrêtais dès le premier couplet pour éviter qu'on me raille... D'autant plus que je n'avais pas le temps d'en chanter plus, car à ce moment de la chanson, j'arrivais déjà sous l'éternel parasol Coca-cola de Momo.

Il me connaissait bien Momo, j'étais un régulier. Tellement tête en l'air. A chaque fois que je faisais mes courses - pas bien loin, au Franprix là-bas derrière la place - j'oubliais d'acheter quelque chose. Je faisais pourtant mes listes bien soigneusement, en notant tout dans l'ordre des rayons du magasin, mais bien souvent je les oubliais sur la toile cirée rouge pétante qui recouvrait ma tablette battante  de cuisine. Une véritable kitchenette de poche. J'en étais fier, elle était presque aussi grande que ma chambre. Mais là n'est pas la question, revenons-en à Momo.

Momo c'était un chouette type avec les réguliers comme moi. A cause de moi ou plutôt grâce à moi, parce qu'il voulait me faire plaisir, il s'est mis à proposer des plaquettes de beurre demi-sel et des galettes de sarrazin (là on se retrouvait, à croire que le blé noir est arabo-celtique...). Réminiscences de ma Bretagne natale. Et ici on n'est même pas à Montparnasse, pour vous dire un peu le coin pourri...Pas un biniou en vue ! Il en vendait pas mal en plus, je n'étais pas le seul à lui acheter ces articles du grand Ouest, y 'avait de la demande sans qu'il le sache. Du coup, il avait investi dans le cidre et en offrait toute une gamme, parce que les gens avec les galettes ils veulent du cidre, c'est normal. On en trouvait plein de sorte et de préférence du finistérien (t'en trouves même pas à Franprix du comme ça), pas du Normandie, ça c'est bon pour boire avec des tartes aux pommes.

Alors-là bien vu Momo ! Parce que désormais, je venais même chez toi quand j'avais bien fait toutes mes courses avec un plan de route si bien suivi que je n'avais rien oublié ! J'étais passé de régulier à ultra-régulier (parce que les galettes moi, c'était tous les vendredis soir en alternance avec l'oeuf à la coque... et comme son cidre était le meilleur du coin...). Malgré ça, on causait pas beaucoup Momo et moi, on était plutôt du genre taciturne mais on s'appréciait, ça se sentait. Mieux vaut parfois le silence aux mots inutiles, c'est bien souvent comme ça qu'on communique le mieux. Pourtant avant, le bagout c'était son truc à lui. Avant... mais depuis que sa femme l'avait quitté... Radical, net. Momo est devenu presque muet, fondu dans la parole utile, la phrase toujours exacte. Pas de mots vains.

Il y avait encore des gens qui venaient dans son épicerie. Tous ne venaient quand même pas que pour sa femme ! Son Sidi Brahim attirait quelques gosiers et son coca quelques ménagères...un super détachant faut dire. Et puis les noctambules et les nyctalopes existeront toujours. Bon faut bien avouer qu'elle était belle sa femme... un peu comme dans la chanson de Brassens mais en moins bloc de glace, alors forcément... Plutôt que le voile, elle avait mis les voiles ! Et Momo restait seul depuis, dans ce coin pourri, dans son épicerie de nuit, espérant qu'elle revienne une nuit, échouer sur le sable caché sous les pavés de sa rue.

Et à l'heure qu'il est, il l'attend toujours son voilier magique... Mais il sait qu'il viendra avec son étoile d'Alger, sa femme tant chérie. Il ne l'attend pas seul car veille avec lui, couché à ses pieds sous la caisse enregistreuse, son chien. Une petite caresse de temps en temps, plonger sa main dans le poil soyeux de son lévrier afghan, voilà ce qui l'aide à traverser les nuits qui passent les unes après les autres. C'est pour ça qu'il est ouvert toute la nuit, , Momo... parce qu'il attend. Et savoir attendre, c'est tout un art.

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boutique de Walrus‏ (titisoorts)

Je suis moi une personne de technologie qui veux rester à la pointe.Le dernier écran tactile, j'ai .Le dernier téléphone ,j ai, la derniere télévision ,j'ai, la derniere voiture mais oui j'ai.Le déroulement de mon prochain week end ,je le connais, invitation à droite pour vendredi, invitation à gauche pour samedi, du sport le dimanche.qu est ce que l'imprevu? Arrivé dans cette ville du nom de ,je crois Lunéville ,comme à mon habitude suspendu à mon téléphone, j apercois un ecriteau l'épicerie d'art.Je passe le magasin tout en réflechissant ,c'est surement un concept nouveau une épicerie d 'art. Ca se mange? J'imagine un tableau d'arcimboldo réalisé en véritables fruits.Des fruits scultés servant de décorations;une mona lisa en patisserie.J 'entre et là derriere la porte je me trouve devant une pièce immense et vide ,personne pas de meuble que des murs blanc, si pardon ,le fond est tapissé de textes .Je commence à lire ,des histoires ,des idees ,des pensées écrites par des inconnus signé Tendreman spice ;Venise ;Vegas Sur Sarthe et par bien d'autres encore.Je lis et m aperçois de certaines realités ,certaines justesses dans les propos,défiant toute concurence et ça me dis ,cela me parle et m interpelle.Lorsque je ressorts du magasin quelque chose en moi à changé .Je n aurais imaginé que tant d 'artistes pouvaient me transmettrent autant d idees et de voyages .Ceci est bien une épicerie d'art je me sens rassasié et bien nourris merci.

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magasin d'art (Sable du temps)

Ah le marchand d'art a rouvert ses portes !

Bonjour ! Alors que me proposez-vous cette semaine ? Oui, que du frais, du grandiose, de la belle oeuvre, bien sûr ! Assurément votre palette est large.

Watteau ? excellent. Mettez-moi quelques touches de Gilles, oh très peu , je ne m'embarque pas pour Cythère quand même ! J'organise juste un déjeuner sur l'herbe, non non, pas au moulin de la galette, mais peut-être, au bord de la Seine à Chatou. Je prendrais volontiers un soupçon de Van gogh, pour les fleurs. Vous reste-t-il du Braque pour la musique ? - plus de violon - tant pis.  - Munch – dîtes-vous,  non merci, les cris perçants, très peu pour moi. Voyons voir, que va-t-il me manquer ? Mais oui, bien sûr, ces quelques fruits, vraiment Gauguin, c'est la fraîcheur assurée ! et puis je ne résiste pas à la perle de cette jeune fille, je reconnais bien là la qualité Vermeer, du premier choix !

Eh bien je pense avoir tout prévu. Quelles emplettes ! J'adore jouer les glaneuses.

Oh zut, je n'ai plus de Monet … je vous paierai la prochaine fois en vous rapportant la consigne des buveurs d'absinthe ...

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Vraiment excellente idée (KatyL)

originale ....
        Je ne peux que féliciter celui qui a eu cette idée, on viendrait acheter de l'épicerie et selon nous aurions "l'œuvre" qui va avec.
       
        exemple:

        des épices , genre cumin, curry , laurier et autres plantes
        tableau sur les feuillages et la nature, sur les plantes...
       
        du jambon
        justement ou autre salaison
        nature morte s'y rapportant.....
       
         quelques légumes !!
        et hop un personnage illustre !!ou le style Archimboldo
       
        du vin
ou quelques boissons
        des personnages à table ou bien le tableau de "l'absinthe"
       
        du sel
ou du poisson
        hop une  marine bien iodée.....
       
        bref vous voyez ce que je veux dire.

       
        Toute idée qui ouvre l'horizon des gens, tout ce qui les fait réagir, se parler, se poser des questions, tout ce qui fait que les gens
s'arrêtent de courir... est bien.
       
        Tout endroit peut être un endroit* pour exposer de l'art, que l'on aime ou pas, pourvu qu'il soit accessible*, bien arrangé, et pourquoi pas insolite ( sauf j'en vois déjà le dire !! les WC !! un  endroit intime et vraiment pas prévu pour cela , mais je vous assure que dans mes WC il y a au moins 6 petits tableaux) j'en ai tellement que j'en mets partout...
       
        Je vous adresse un tableau " le rendez vous des amoureux" ils sont dans la nature, la barque est prête à les emmener avec le pique-nique, les bonnes victuailles, les fleurs, le petit coussin .....le temps est doux, l'eau est limpide....les amoureux sont partis se promener à terre, ils s'embrassent avec effusion
        Ils voient quelques oiseaux s'envoler sur leur passage.
        Ils ont faim de tout...
       
        Du coup ! retour à notre épicerie d'art où ils ont achetés ce tableau et les victuailles pour leur balade sur l'eau....

le_rendez_vous_amoureux
 

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L'épicerie d'art (32Octobre)

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PS : il y a parfois de drôles de coïncidences.

Ce texte m’est venu, jour pour jour, trente-deux ans après la vraie création de cette commun libre dans ma ville natale.

Et choc, j’y appris le départ il y a un an de son maire.

Comme quoi le Défi du Samedi permet de vivre de drôle d’aventure et de replonger dans son passé.

 

PS2 : photo empruntée au site et plus particulièrement à la page : Qui est Raphaël ?

http://bluemat.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=cat%3Dlitt%25c3%25a9rature 

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