23 octobre 2010

Pour le défi 120

Ont déjà escaladé quelques marches

58066863_1_Adrienne ; 32Octobre ; Venise ; Tiniak ; Lorraine ; Sebarjo ; Berthoise ; Vegas sur sarthe ; Joye ; MAP ; Mouna ; Val ; Walrus ; Joe Krapov ; Zigmund ; Séb B ;


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Témoin muet du progrès (Séb B)

J'ai vu courir les modes

Sur les marches du monde

Comme un enfant aboie

Ses rires et ses joies.

*

Des culottes aux strings

Des sabots aux tri-bandes

J'ai aimé tous ces rings

De folles sarabandes

*

J'ai rayé mes visages

J'ai fissuré mes os

Aux hivers sans herbages

Aux étés sans repos

*

Les enfants ont grandi

J'ai surpris leurs secrets

Les parents ont péri

Et je suis leur trajet

*

J'aurais dû me douter

Que l'heure avait sonné

Quand au-dessus de moi

La baie souffrait du froid

*

Et depuis ce matin

plus aucun escarpin

Juste des coups bien forts

Au goût d'escalator.

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Délices d'escaliers en délire (Zigmund)

    220px_VaticanMuseumStaircase

Mes escaliers préférés sont presque tous imaginaires...Sil est une chose qui m'a toujours fait rêver dans mes études musicales , c'est bien  la représentation mentale de l’enchaînement des tonalités ; c'est pour moi assez proche d’un escalier en spirale peut être double ou triple. J’aime repérer dans un morceau le moment où le compositeur se prépare à moduler, à  passer dans une tonalité voisine…le plus souvent, il ajoute ou retranche un dièse ou un bémol à la  tonalité initiale, ou passe discrètement en mineur. Cette modulation est parfois nommée « escalier harmonique » et  ce sont ces quelques mesures « à cheval entre deux couleurs » que je m’amuse à identifier dans un morceau .Vous en trouverez quelques exemples dans les célèbres variations sur le thème "ah vous dirai-je maman" de Mozart .(bien sûr il y a aussi les modifications de rythme et de tempo,*  mais on entend assez bien le passage majeur mineur).

(je vous donne le choix entre deux videos :

Clara Haskil joue ces variations la visualisation de la partition  permet de repérer ces escaliers ou cette interprétation par Serina Chang )

Il y a  longtemps Jean Paul Farré avait construit un escalier musical pour son spectacle. L'idée a été réexploitée dans le métro de Stokholm en particulier.

A force de chercher des réponses à cette consigne, je me suis perdu dans les escaliers mais  j'ai entrevu des merveilles (qui m'ont détourné de la  dite consigne)

-les escaliers fous d'Escher bien sûr

- des escaliers mathématiques  et des considérations mathématiques sur les escaliers.(un film d'animation sur l'escalier impossible)

220px_Impossible_staircase

-et je suis tombé sur cette  belle histoire  mystérieuse.

Quelques joyeux "escalators"** qui me voyaient trimer sur la fin de mon texte m'ont soufflé cette pensée shadok bien connue : "avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent  à monter plus bas qu'on serait descendu avec un escalier  prévu pour la descente."


 *au tempo en emporte le vent (pas pu résister)

** notre maison s'appelle l'Escale et par conséquent les habitants s'appellent les "Escalators"

( merci  entre autres au blog notes mathématique du coyotte)

 

 

 

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Le bon esprit de l'escalier et de Picasa réunis (Joe Krapov)

Dans un sens ou dans un autre, « meilleur moment de l’amour » ou pas, l’escalier mène au Paradis. Mais avant de philosopher, faisons donc un peu d’histoire.

Tout commence le mercredi 20 octobre 2010 vers huit heures vingt. Le bus n° 56 en provenance de Mordelles me reconduit, sans que je m’en doute, vers le bordel ! Lui déjà s’est pointé avec cinq minutes ou six de retard (c’est normal, c’est un 5-6 !). Sur la place de la République il débarque le plus gros de son troupeau, dont je suis, et je fais quelques pas pour rejoindre le quai d’embarquement où d’habitude m’attendent les 4 et les 40 (je suis très bien accoté aux 4-40 !).

Mais aujourd’hui, m’annonce-t-on, ils sont absents. Ce n’est pas une énième grève des chauffeurs, c’est que le dépôt des bus est bloqué par d’autres manifestants. Allons bon, pas d’autre solution que de marcher vers le beau lieu où je travaille. La perspective n’a du reste rien de déplaisant : le ciel est bleu, le soleil point là-bas au bout, mon appareil photo est dans mon sac et M. Hajtyla, mon vénéré patron, ne m’attend pas depuis l’aurore en buvant café sur café. Il est absent pour trois jours, parti rendre visite à son ami William Blake à Oxford. Well, well, well !

101020_006Je commence donc par longer ma chère Vilaine, ai une pensée émue pour Isaure Chassériau en passant devant le Musée des Beaux-Arts et récolte ma première moisson sur le trottoir d’en face : une pancarte oubliée ou jetée là la veille par un manifestant dont l’humour limite graveleux est quand même supérieur à celui des membres de l’Union pour un Monde Psycho-rigide (j’espère qu’elle n’existe pas, cette union-là !).

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101020_010Je bifurque à gauche au pont Pasteur, passe devant l’ancienne Faculté dentaire et m’enfile dans les jardins du Palais Saint-Georges. Mon « école buissonnière » me permet d'admirer une sculpture de Cyrille André installée là temporairement. Elle doit s’intituler « Tarzan vétérinaire » ou quelque chose comme ça ! Tout cela me rappelle Rennes-en-Délires !

Puis me voilà bientôt face à ces escaliers qui mènent au Paradis. Thabor que jamais je n’abhorre, jardin qui me tends tes gradins, je repars à ta découverte puisque la porte est grande ouverte !

101020_019Des feuilles déjà rouges, couvertes de rosée font avant-plan miraculeux à la volière. Le kiosque à musique plus loin a été démonté pour être révisé. Je délaisse Eurydice encore aux prises avec cet imbécile d’Hermès pour aller trouver (la) grâce aux pieds de Diane chasseresse où des fleurs épanouies se sèchent au soleil.

Par le petit chemin qui longe Palestine je descends à la Roseraie pour y trouver mon deuxième gag : la dame Pensée fume, gratifiée d’un mégot et d’un bouton de rose entre ses doigts de pierre par quelque plaisantin pas plus âgé que moi. Au fur et à mesure que j’avance, je rajeunis.

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Saint-Vincent nous rejoue Florence à volonté. Des fruits rouges s’égouttent comme je m’écoute écrire et le soleil fait tache. Puis c’est l’alignement des rampes transversales et déjà l’escalier qui mène à la bibliothèque où j’ai mes habitudes. Après il y aura le monogramme de Sylvie Vartan : 2 mn 35 de bonheur nous rapprochent des 1 mn 51 que je vous destine en bas de ce billet. Suivront le parc Oberthür, l’école Marcel Pagnol dont les enfants parfois se montrent aussi grossiers que les marins du Guilvinec, le sympathique Diapason où j’ai vu la veille un orchestre d’insectes et une belle exposition de papillons et de fossiles (mais non, madame Chèvrefeuille, je déconne !). J’arrive enfin dans mon enfer, ce rez-de-jardin où je m’occupe de la Gestion Krapovienne des Absurdités pour des boutonneux dans mon genre qui ne savent répondre à mes informations précieuses que « Stop flood merci ».  ;-((

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Car tout cela m’a rajeuni à un point qu’on n’imagine pas. Pour un peu, d’être allé faire un tour d’interdit dans l’Eden, je remonterais bien la rampe à l’envers ! A part la promenade du rêveur solitaire, qu'est-ce qui pourrait nous restituer l’enfantine jovialité liée au rembobinage des films super-8 Kodak (bien caduques) ?

Car dans un sens ou dans un autre, un escalier bien descendu, la plume dans le derrière ou le stylo courant dans des imaginaires, il faudra bien le remonter. C’est ce que semble aussi me dire monsieur Picasa-Film. Ce bonheur matinal d’un paradis négligé livré à un homme seul tandis que tout le monde court vers les pompes à essence, les pompes à phynance ou les pompes de cirque de Constance pendant qu’elle gare, ce bonheur en images, j’ai voulu vous l’offrir sous forme d’une autre soirée diapos sans commentaires du voyageur.

Las ! Le logiciel gratuit, contrariant et pourtant très logique, a lu dans l’ordre inverse mes belles diapositives et il vous fait refaire le chemin à l’envers !

Peut-être croit-il lui aussi que « ce sera mieux hier » ! En tout cas, après le « Chelsea hotel » de Léonard Cohen, le « Natalia » de Georges Moustaki ne le contredit pas vraiment.




Cela dit, le lendemain, pas plus de bus que la veille ! « Les escaliers de la lutte étant durs aux misérables » j’ai pris mon vélo pour aller bosser. Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais dans les descentes, j’adore rétropédaler.

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Prémices (Walrus)

Je ne sais pas comment nous en étions venus à parler de cela.

Elle me disait : "Tu vois, au fur et à mesure que tu grimpes les marches, tes pensées s'exaspèrent, ta respiration s'accélère, ton imagination galope, tes mains tremblent, ton cœur bat la chamade...
Après, c'est souvent moins bien que ce qu'on avait rêvé !
Oui, vraiment, dans un rendez-vous, le meilleur moment, c'est encore quand on monte l'escalier !
Tu ne trouves pas ?
"

Je lui répondis : "Je ne sais pas, moi je prends l'ascenseur..."

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De là-haut (Val)

Dans mon entreprise… enfin… ce que j’appelle… dans l’entreprise qui m’emploie, 80% des salariés travaillent au rez-de-chaussée.
Il y a pourtant deux escaliers. Qui mènent à deux groupes de bureaux.
L’un des deux escaliers vous conduira tout droit (heu… tout haut) à différents cadres et directeurs. L’autre, carrément à la Direction. Avec un D majuscule.
Aussi, les salariés, lorsqu’ils « montent », c’est pas pour rien.
On monte se plaindre, s’expliquer, on monte parce qu’on est convoqué (et c’est pas toujours de bonne augure), on monte revendiquer, se défendre, dénoncer. Parfois, on menace un collègue : « Si ça continue, je vais monter ! ». Le collègue sait parfaitement bien où, inutile alors de le lui préciser.
Alors quoi ? Alors, tout se joue « là-haut ». C’est là-haut, en haut d’un escalier ou de l’autre, que se font les choses, là que nous sont accordées ou refusées nos demandes de congé, là que l’on reçoit les blâmes, là que sont décidées les augmentations, les promotions. C’est là-haut que sont prononcées les sanctions, entendues les doléances. Là-haut.

En France, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais bien souvent, les provinciaux qui doivent se rendre à la capitale disent qu’ils « montent à Paris ». Les gens des Charentes montent à Paris, ceux du Pays Basque montent à Paris, ceux du Perche montent à Paris. Je ne connais pas de gens qui vivent dans le Nord. Que disent les gens qui vivent dans le Nord ?
Nous, en tous cas, on « monte «  à Paris. Parce que Paris est haut. Et sous des explications géographiques, j’y vois autre chose. On monte à Paris parce que c’est à Paris que tout se joue. L’art –les arts-, la culture, la politique… Paris !
On y monte parce qu’à Paris tout se décide.

Et universellement, il y a quoi, là-haut ?
Dieu regarde ses fidèles de là-haut.
Le Père Noël, de là-haut, voit si les enfants ont été sages ou non.

Là-haut. C’est là que le sort du monde est statué. D’ailleurs, c’est pour cela que les enfants, on les « élève ». On a tous compris que pour toute chose, il fallait monter haut.

Dans un petit contexte comme le lieu de travail, ou dans un plus grand, quasi universelle, c’est toujours là-haut que tout se joue.

Et chez soi ?
Je ne sais pas vous, mais moi, chez moi, j’ai aussi un escalier. Qui conduit « la-haut », à l’étage.

Et, qu’y a-t-il, chez nous, là-haut ?
La chambre à coucher.
Hey ?

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un galop d'essai ... (Mouna)

L’ai-je bien descendu ?

Sous les projecteurs toutes les stars sont là.

Se propulser de bas en haut ou se refreiner de haut en bas,

Telle va être aujourd’hui leur tâche devant les caméras.

Outre le jeu du drapé dans le vêtement, l’éclat du sourire, le port de tête, le lancer de jambe seront scrutés, de même que le mouvement de la croupe et les sursauts indicibles de la poitrine.

L’escalier sera pour quelques jours encore l’unité de lieu, de temps et d’action, pour une piste aux étoiles, de renommée internationale.



L’escalier pour l’occasion  s’est une nouvelle fois travesti : ses 43 marches ont été recouvertes du tapis rouge ; déguisées, cachées, aveuglées, mises sous silence ... les marches.

A nouveau, sous leur pelure, elles ne participeront pas aux grincements qu’elles ont l’art de répercuter comme un secret qui se propage ; elles n’émettront pas les langoureuses vibrations censées épouser les pas graciles ou patauds qui se posent en rythme ;  elles ne connaîtront pas ce spectacle secret un peu coquin, quand l’allure se ralentit, et que les jeux impatients de jambes dévoilent sous les jupons des Abymes inconnues



L’ai-je bien descendu ?

Un car de japonais vient de débarquer en cet automne ensoleillé.

Encore une fois il y a plus d’appareils photos que de touristes;

A croire que ces voyageurs se déplacent toujours avec leur double incognito.

En 5 minutes que dure la visite de ce mémorial dédié aux stars ;

L’escalier est photographié pas moins de 178 fois :

Droit, en enfilade, en perspective, en plongée, en gros plan, en détail, en haut, en bas, en contre jour, avec ou sans le flash, avec ou sans un japonais planté là, rieur.

C’est l’escalier, la star du jour, qui se retrouve ainsi sous la convoitise des objectifs nippons.

Pour l’occasion, pas de tapis rouge d’orient ;

Mais  pour les 43 marches, qu’importent  maintenant les grincements, les vibrations, les vues plongeantes renversées.



L’ai-je bien descendu ?

Décidément, nul n’est jamais content

Tout se joue toujours à contre temps, à contre-champ

Circulez, vous dis-je, y a rien à voir.

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Quatre escaliers (MAP)

Escaliers

Pas un escalier ne se ressemble !

Celui-ci semble s’envoler vers le ciel. Il nous invite à découvrir marche après marche son mystère.

Celui-là, proche de la nature –escalier de jardin- accueille en son giron de pierre mousses et verdures en charmant désordre.

Cet autre, très urbain, tiré à quatre épingles expose son habit rouge très flatteur pour les « personnalités » qui s’empressent de l’emprunter.

Tandis que celui de secours, tout en fer, s’ennuie et se couvre de rouille à force de n’être point utilisé !

Chacun son histoire, chacun son charme, et s’ils savaient parler, que de choses ils auraient à nous conter !

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Contremarche (Joye)

Au nez de palier
J’ai failli glisser
Au poteau pour courbe
L’escalier fourbe
A fait que je tombe
De l’étage, une bombe
Qui fait boum ! Badaboum !  Badaboum !

Sur le nez rapporté
Le mien suis cassé
Sur la moulure cintrée
Les pieds empêtrés
La volute polie
Même a ri, la chipie !
Lors des boums ! Badaboum ! Badaboum !

Sur la marche d’en haut
Me suis cassé le dos
Sur la marche d’en bas
Me suis cassé le bras
Sur la marche au milieu
Tout le reste,  omondieu !
J’ai fait boum ! Badaboum ! Badaboum !

Et c’est moi ici-bas
Aplatie comme un rat
Qui attends qu’on arrive
Au secours, quelle dérive
Du malfrat qui jouait
À l’esprit de l’escalier
Faisant boum ! Badaboum !  Badaboum !

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REILACSE... pardon! Je remonte (Vegas sur sarthe)

Encore un étage?
Septième ciel... à quoi bon aller plus haut
Colimaçon... en forme de vice, pour sûr!
Ascenseur en panne... comme d'habitude
L'ais-je bien descendu?   (Cécile Sorel, Casino de Paris 1933)
I nflation: élévation du coût de la vie (plus dure sera la marche)
Echiffre: mur sur lequel repose l'escalier. (au moins un qui se repose)
Redescendre! Pourquoi faire?

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