21 août 2010

À chacun sa chanson (Joye)

Défi n° 12

Le “défi # 12” sera au fromage ou ne sera pas !

Ah ! Une petite contrainte pour la route, quand même : insérez, incognito, un titre d’une chanson de Joe Dassin dans votre texte. Les lecteurs s’amuseront à le retrouver.
Et puis... interdiction de commencer une seule phrase par une consonne.
Voyelle exigée !


À  la folie

 À la santé d'hier

 Amour , anneau aisé (Amou, Annot, Aisy)

  Allez roulez !

 Alors qu'est-ce que c'est?

 Un petit carré, souvenir du passé.

 

Il était une fois nous deux

 Aux caprices des dieux

 Entre deux adieux

 Et l’amour s’en va comme ça, comme ça

 Et l’amour s’en va comme ça

 

Après la fête

 Au bout des rails

 Où c’était ? (Oussetet) Moi, J’oublie…

  On se connaît par cœur

 Abondance d’bonheur

 Il a plu, notre brin d’amour

 

 Il était une fois nous deux

 Aux  caprices des dieux

 Entre deux adieux

 Et l’amour s’en va comme ça, comme ça

 Et l’amour s’en va comme ça

 

 Un baby bébé

 Un peu comme toi

 Un peu piquant, un peu poivré

Un cadeau de papa

 Un peu de paradis

 Il a plu…il n’est plus…on s’en va

 

 Aux bleus des cieux

 Ah ! si  délicieux

 À chacun sa chanson…

 Et l’amour s’en va comme ça, comme ça

 Et l’amour s’en va comme ça

 

 Et si tu n’existais pas

 Entre deux adieux

 Et l'amour…

je m'en irais

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31 juillet 2010

Biographie fromagère sifflée sur la colline (Défi #12) (Joe Krapov)

    On a fini par aller le voir, «Bienvenue chez les Ch’tis ». On a préféré, de loin, « Quand la mer monte ». Il y a comme un ratage dans le film de Dany Boon et il est lié à cette séquence dont on a fait ensuite tout un fromage, celle de la tartine de Maroilles trempée dans le bol de café noir. Est-il bien raisonnable, en ce début de XXIe siècle de se gausser de traditions régionales qui n’existent pour ainsi dire plus ? Et puis c’est quoi ces Parisiens sans goût à force d’avoir tellement bu, tellement fumé et qui nous balancent en échange de nos couleurs et odeurs provinciales un cinéma aussi aseptisé qu’un plateau de TF1 ? Est-ce obligatoirement faux-mages ou désert , maintenant ?

    Allez bon, on ne va pas s’énerver les nerfs sous prétexte que la vie se chante, la vie se pleure et qu’il faut naître à Monaco si on veut avoir une chance de voir monter Carlo au festival de Cannes - attention à la marche et au contrepet, SVP ! - ou, pour les filles, de séduire un lord Anglais en promenade sur la même à Nice.

    Odeur mise à part, les fromages, c’est bien pratique pour raconter sa vie ! A chacun sa chanson, à chaque voyage son fromage. Alors revenons au Maroilles car moi aussi je suis né au pays de la bière du Ch’ti. Allez, roulez, mes souvenirs et ma musique, c’est ma tournée ! A l’Abbaye du Mont-des-Cats, au pays de la tulipe noire, une belle des champs séduisit mes seize ans dans les rues du vieux Lille. A la santé d’hier et des amours défuntes, je bois un verre de Chimay bleue. Est-ce un  caprice des Dieux qui m’a faît naître au Nord, sous des cieux si lourdauds que les canaux s’y pendent, là où les briques rouges des maisons virent très vite au noir de charbon. En tout cas, j’en suis parti.

    A l’abondance des bleus sur les bras du grand-père, mineur, qu’il appelait « coups de veine », j’ai préféré ma chance à moi, ma bonne étoile. Elle m’a emmené, à vingt ans, sur les Champs-Elysées, dans le jardin du Luxembourg, sur le marché aux puces de Saint-Ouen, en un mot : à Paris. A Paname, c’était mon « happy birthday » tous les jours : les joies de la cuisine, le temps des œufs au plat et des films par douzaines, des concerts, des bouquins et  de la guitare. Un peu de paradis pour un coureur échappé de l’Enfer du Nord puis, quelques années plus tard  l’amour qui s’en vient là-dessus amener dans la brume du matin la fille du shérif, la première femme de ma vie, mon Saint-Just de l’Esrabonjour ! Et voilà mon brin d’amour corsé qui emmène le roi du blues que j’étais vers les plus belles années de sa vie, le sourire aux lèvres et la fleur aux dents.

    Oh la la ! On s’en va, comme dans le poème de Rimbaud, pas sérieux vers le château de sable aux accents très aigus de cette ville de la Sarthe où je jouerai parfois le chanteur des rues, le joueur d’échecs ou l’un des comédiens de « Sous terre et se taire ». Et je revois encore la boule des moines de Solesmes, le ciel bleu du Haut-Jura de nos vacances et les « Viens voir le loup » de ma Marie-Madeleine qui vont changer nos vies !

    Et bientôt, comme tout bébé a besoin d’une maman, voici qu’un cadeau de papa s’installe pour un été indien de neuf mois à l’intérieur de celle-ci. Ainsi ouis-je en février de l’an suivant sa complainte de l’heure de pointe à la maternité de Château-du-Loir sous la neige :
- Attention, mesdames et messieurs, tagada tagada voilà Benjamin le Dalton, le grand Condé en personne ! »

    Or l’amour c’est « Plus je te vois, plus je te veux » ! Ainsi, deux ans plus tard, c’est un peu de paradis en plus sur le chemin de papa.
- Alors, qu’est-ce que c’est ? »
    Au bout des rails qui vont au Mans, il y a un autre bébé, fille cette fois : elle s’appelle Elsa et a des yeux à rendre fou de saint-amour plus d’un poète communiste.

    Oui mais la mer est toujours bleue et toujours loin. Une Bretonne partie de chez elle n’est réellement heureuse qu’une fois de retour en Bretagne. Est-ce pour cela ou pour le plaisir de partir à nouveau quand la chance passe qu’un poste pour moi se libère chez Dédé le kid ? Enfin, quoi qu’il en soit, nous mutons encore et voilà que nous atterrissons dans mon village du bout du monde : Rennes ! Ici personne ne fabrique de trou du cru ! Ici personne n’aspire à une AOC de cervelle de canut, bien que certains prétendent parfois vivre plus en intelligence qu’ailleurs. Alors, j’ai craqué : j’ai posé mes valises, je me suis installé dans mes fromages, je suis devenu un Rennais et peut-être même désormais qu’il n’y a pas de pis Rennais que moi !

    Eh non, tout ça, ça ne va pas changer le monde ! Oui, ce n’est rien que du vent, la vie : on va de trou en trou comme la dent du chat qui explore le gruyère !

P.S. 19  noms de fromages et 46 titres de chansons de Joe Dassin, est-ce que ça vous ira ? Faut-il vous emballer tout ça dans du papier journal ? Moi je dis ça, c’est rapport au voyage… et à l’odeur surtout !

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Huit titres sur un plateau -défi #12- (Vegas sur Sarthe)

Aux défis les plus fous, une réponse idoine:
à un vieux Pont-l'évêque, à la Tête de Moine,
à un Curé Nantais il préférait l'Edam
il était comme ça, Dassin aimait les femmes.

Entre poire et fromage Dans les yeux d'Emilie
il comptait les moutons et aussi le Brebis

Il est bien loin déjà Le temps des oeufs au plat
et des seins riquiqui, façon Mozzarella

Une étoile était née, Je la connais si bien
elle qui scintilla et brilla... Savarin

On dit que le Kiri Ce n'est rien que du vent
apportez nous plutôt un bout de Parmesan

Un Bridel en promo C'est un coeur de papier
à côté d'un morceau de ce beau Brie fermier

A la fin du concert Je viens comme un voleur
échanger l'autographe contre l'Appenzeller

Une question me vient Depuis l'année dernière
où se cacherait Joe...dans les trous du Gruyère?

Et pour accompagner La chanson des cigales
un trou d'air ira bien, celui de l'Emmenthal

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Adrienne se laisse complètement aller-défi 12- (Adrienne)

 

Le défi 12 (25 mai 2008) devait être un défi au fromage: un récit, un poème, un souvenir, une recette, une tranche de vie, une parodie, un dialogue, tout ce que la littérature compte comme genres mais... au fromage ! Avec comme contrainte supplémentaire d’insérer un titre d’une chanson de Joe Dassin. Et puis, interdiction de commencer une seule phrase par une consonne. Je me suis permis d’y ajouter quelques allusions à des chansons d’autres chanteurs…

Avec Annie, J'ai craqué comme du fromage de Mongolie!

A la folie, se disait-elle, je l’ai aimé à la folie, Comme la lune a besoin du soleil pour exister sur cette terre, ou comme Quand on a seize ans, quoi, et qu’on pète les plombs de l’extase amoureuse dès qu’il vous dit ‘Fais-moi de l'électricité’...

Allons danser Valérie, lui avait-il intimé ce premier soir de La fête du fromage au Château d’Harzé (http://fdf.ourthe-ambleve.be/pages/programme.htm). Et elle l’avait suivi. Il faut dire qu’il était beau avec Le costume blanc crème et La fleur aux dents! Un costume blanc crème, Le café des trois colombes n’avait jamais vu ça ! Il avait La beauté du diable...

Après la fête, après Le dernier slow, ils avaient longuement marché, beaucoup parlé, ils s’étaient raconté leur courte vie, leurs rêves, leurs désirs. Un dimanche, Au bout des rails du tram 33 (pour aller manger des frites chez Eugène), il l’avait longuement embrassée Dans la brume du matin. Elle était oh…! Au septième ciel, si heureuse, transportée, véritablement! Entre deux adieux, ils s’embrassaient encore et encore. Il était si difficile de se quitter, même pour quelques heures. On était bien loin du ‘ Laisse-moi dormir ‘ de ces derniers mois…

Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ?’, lui disait-il autrefois, lui qui n’était pourtant Pas sentimental pour deux sous (Oh ! C'est du mélo, tout ça, se plaisait-il à affirmer quand Le chanteur des rues bramait ‘C'est bon l'amour’ ou exhalait une Chanson triste et qu’elle versait une larme) .

On s'en va’, lui avait-il annoncé dès le premier soir,’ je te ferai voir Les Champs-Élysées, Le jardin du Luxembourg, les vaches rousses blanches et noires made in Normandy et même L'Amérique, si tu veux. Il paraît que L'été indien est si beau, là-bas, à Kansas City ou en Louisiana…’

Après Le service militaire, ils s’étaient mariés. Il a plu, ce jour-là, ‘mariage pluvieux, mariage heureux’, avait décrété ce Pauvre Pierrot, paix à son âme. On sait ce que valent ces dictons, mais on a beau dire, Ca va pas changer le monde

A mon fils’, avait dit Petite mama en portant un toast aux nouveaux époux, entre la poire et le fromage, ‘et ne suivez pas Le chemin de papa, Le tricheur qui m’envoyait Siffler sur la colline à tourner chèvre pendant que lui, il allait cueillir La violette africaine après Le marché aux puces, du côté de La rue Marie-Laurence! Allez, mon grand, Fais la bise à ta maman, et sache que Si tu viens au monde, c’est pas pour attendre tranquillement La dernière page de ta vie! Et maintenant, buvons tous, C'est ma tournée! Allez roulez et Vive moi!!

Elle avait déjà Tellement bu, tellement fumé, la pauvre femme, qu’elle ne savait plus ce qu’elle disait.

Et l'amour s'en va : Ce n'est rien que du ventAh ! où est-il, ce temps des ‘Je t'aime, je t'aime’, des ‘Plus je te vois, plus je te veux’, Le temps des œufs au plat avec du gruyère râpé, Le petit pain au chocolat , Les joies de la cuisine savoyarde quand ils allaient au ski et le temps de L'amour etc.

A toi, se dit-elle, à toi j’ai tout donné. Alors qu'est-ce que c'est? Oui, qu’est-ce qui n’a pas marché? On se connaît par cœur, bien sûr, après un certain temps. Est-ce pour cette raison-là ou Pour le plaisir de partir brouter l’herbe du pré d’à côté?

Oh là là, Les plus belles années de ma vie, je les lui ai données, mais la vie Tourne tourne tourne comme la baratte au beurre et Joe macho était allé voir ailleurs. Oui, Depuis l'année dernière, en fait, l’année dernière à Marienbad… Un lord anglais lui avait susurré qu’elle était La femme idéale, mais elle était restée fidèle à son Joli Minou qui pendant ce temps-là allait lécher la soucoupe de La nana du Piano mécanique… Annie !

Annie de l'année dernière, mais avant elle, il y avait aussi eu Carolina, Cécilia, Marie-Ange, Marie-Jeanne, Marie-Madeleine, Martine, Sylvie elles finiraient par être aussi nombreuses que les fromages belges (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fromages_belges)

Elle était sûre de n’en oublier aucune, elle les avait classées par ordre alphabétique. Elle n’allait tout de même pas attendre qu’il en arrive au Z comme Zoé, non ?

Au début, elle n’avait pas voulu en faire un fromage, les hommes, ‘Les aventuriers’, comme il disait en bombant le torse, étaient sans doute tous les mêmes. On pleure un peu, Mais la mer est toujours bleue et le camembert toujours aussi coulant quand il est à point. Un petit air de musique pour lui murmurer ‘tu es La première femme de ma vie’ et elle fondait comme le reblochon de la tartiflette et lui disait ‘Je te crois’.

***

Alors un jour, Moi j'ai dit non, ça suffit, Je vais mon chemin, j’irai porter mes petits petons ailleurs, Comme disait Valentine. Au revoir et Salut , d’autres ont fait ce pas, Pourquoi pas moi? Un peu de paradis m’attend peut-être encore dans Mon village du bout du monde, mais certainement plus de Ton côté du lit! Un baby bébé babybel sur les bras (je ne te le laisserai pas, il est bien entendu que Tout bébé a besoin d'une maman) et Dédé le Kid à la main, notre petit Désiré, Pauvre Doudou qui n’arrête pas de demander pourquoi C'est fini entre nous, mais honnêtement, Dis-moi dis-lui ce qu’il faut répondre à un enfant de six ans!

Il est Un peu comme toi, notre Dédé, Le château de sable qu’il construit, il aime le démolir lui-même…

Il me faudra Combien de temps pour t'oublier? 

***

Avis aux amateurs : Il reste encore une centaine de titres de Joe Dassin et probablement un millier de fromages  

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31 mai 2008

Sans queue ni tete - Teb

Oups... j'avais pourtant noté....

Et… nous sommes déjà samedi ;-((

Ah… mais le temps court trop vite...

Exactement comme un fromage trop fait …

 

Alors, ben j’ai loupé le défi….

Et puis mes mots, ce n’est rien que du vent…

Oh, là là, vous ne perdez pas grand-chose !!!

Et puis, ça ne va pas changer le monde, si j’ai raté ce défi !!!

Alors… vade rétro, culpabilité…

Et c’était ma dernière page, mon pauvre Pierrot

Alors laisse-moi dormir

Une autre fois, peut être..

Excuse me, lady, vous n’allez pas m’en faire tout un fromage, tout de même !!

xxx

Posté par Janeczka à 17:55 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Abondance (J.)

En retard, en retard, j'ai un fromage de retard !
A la mémoire de souvenirs, permettez une réflexion fugace sur un fromage
rond - tout rond comme la lune :
Abondance - je t'ai aimé les lèvres chaudes et goulûment, si goulûment...
Ainsi qu'au matin ce moment délicat m'a embaumé de vie, et croqué un
instant, et puis je me suis dit :
Abondance, Abondance - quel drôle de nom pour un fromage, quand même...
Encore heureux que les vaches aient des cornes !

Posté par Old_Papistache à 12:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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Proverbe fromager ( Kloëlle)




" Où fleurit la luzerne n'y a mauvais fromage"

luzerne_champ03

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Au rayon fromages - Aurelie

-Eh, il te tente pas toi, celui-là?
-Au poivre?
-Oui!
-En mettant de côté le fait que je n'aime pas le poivre...
-Ah oui c'est vrai... Et dans la raclette, tu le sentirais pas le poivre!
-Oui ma chérie! Ils vendent des fromages spécialement arômatisés pour que tu n'en sentes pas le goût dans ton assiette!
-Ah oui, c'est sérieux? Alors tu vois, on peut bien se la faire cette raclette au poivre!
-Et si on continuait nos achats?
-Et mon fromage?
-Une autre fois... Un resto ce soir, ça te tente? Oh, je vois que oui... Adjugé! Un resto pour ma princesse! On continue!
-Et bin non! Il me fait envie, je veux ma raclette au poivre!
-Ok, c'est reparti! Un caprice pour du fromage, j'le crois pas!
-Une raclette, pas "un fromage"!
-Allez, tu vas pas en faire un fromage!
-Alors ça, si c'était censé être drôle...
-Ecoute, si on était pas passés ici on ne serait pas en train de débattre autour d'un FROMAGE! Alors on pourrait...
-...Et si tu n'existais pas, je pourrais le manger tranquille, mon fromage!
-Eh! Attention, je t'entends!
-Ah oui? Et tu entends tout ce que je dis? Est-ce que ça voudrait dire, par hasard que tu m'entends aussi quand je dis que j'ai envie de fromage?
-Allez, t'as gagné, prends tout ce que tu veux, on mange ce que tu veux.
-Ah bin non, c'est trop facile!
-Ouh, là j'ai du mal à te suivre!
-Et d'abord j'te rappelle, pour info, que je suis au régime! Alors me donner envie avec ta raclette, c'est vraiment bas!
-...

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Une veillée sur la grande ceinture (Caro-carito)

Approchez, approchez

Ah oui, vous êtes tous là.

Asseyez-vous pour écouter le périple de Yalaté.

Yalaté…

Ecoutez les mots, écoutez l’histoire et instruisez-vous.

Yalaté est arrivé d’au-delà des mers, du désert.

Il a fait un long voyage.

A dos d’âne

En taxi

A pied

En esquif

En bateau

En stop

En bus

En camion

En métro

Et à nouveau à pied.

Yalaté est arrivé dans la grande ceinture de la ville.

Ils l’ont accueilli, cousins, frères, neveux.

Ils lui ont trouvé un travail et lui ont dit :

« Il faut que tu sois prudent.

Ici les hommes sont des loups, avec des matraques.

Ils sentent que tu n’es pas des leurs et tu retournes illico au pays. »

Alors…

Yalaté s’est fait tout petit,

Petit comme une souris.

Il retenait son souffle

Quand un inconnu passait trop près.

Où quand un œil mauvais

Traînait au coin d’une rue.

Un jour, Yalaté avait faim.

Et la faim est comme une hyène

Qui crie et qui hurle sans jamais s’arrêter.

Alors il a fait sonner les pièces dans sa poche

Est entré dans un supermarché.

Il a marché le long des rayons éclairés de néons et de couleurs.

Ensorcelé,

Etonné

Abasourdi

Emerveillé

Ebloui

Estomaqué

Envoûté soudain par la vision des dizaines et des centaines

Et des milliers de fromages.

A l’infini.

Imprudent aussi.

Un homme immense au costume sombre s’est approché et ….

Yalaté s’est envolé au-delà des tours de béton, après les menottes, et les cellules sales.

Après les zones de transit sans fenêtres et sans horizon.

Il a fait un long voyage.

En avion à travers l’Afrique.

Il a soupiré, en apercevant au loin,

Derrière le vieux baobab,

Son village.

Yalaté a alors murmuré :

« A cause d’un fromage, me voilà revenu à mon village du bout du monde. »

Il a fermé les yeux en serrant son vieux sac.

Yalaté savait qu’il retournerait,

Dans cette ville de maisons aveugles où il fait bon manger.

Ecoutez, écoutez l’histoire de Yalaté,

Faites-la passer, transiter, vivre

Pour ne jamais vous faire faucher par le vautour d’ivoire

Aux ailes d’acier.

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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Alfred (Yvette)

Alfred, je te quitte.

Et cette fois c'est pour de bon.

Inutile de pleurnicher comme tu sais si bien le faire.

Oh,  là là,Alfred, pas la peine d'en faire un fromage, ça va pas changer le monde !

Une de perdue,dix de retrouvées, comme te dira ta chère mère ....

Y.

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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