05 juin 2010

Collections (Jaqlin)

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Collectionneur et collectionneuse (Kate)

Elle a collectionné les ours en peluche (ce sont de délicieux compagnons un peu taciturnes mais très affectueux), les cartes de téléphones (certaines étaient jolies et quel progrès technique cette puce magique !), les fèves (avant qu'elles ne représentent tout et n'importe quoi et perdent leur charge symbolique), les miniatures de flacons de parfum (avant que ses armoires ne débordent de petits cartons et que ces odeurs ne deviennent incommodantes et qu'elle s'en sépare à tout jamais sans état d'âme)...

Il a collectionné les pointes de flèches (trouvées dans le désert saharien), les minéraux (merveilles de la nature s'il en est), les fossiles (trouvés sur les plages d'Oléron), les premiers livres de lecture (si touchants)...

Elle collectionne les livres de ses auteurs préférés, policiers surtout, en collection de poche souvent, mais pas forcément...

Il collectionne les livres anciens, les éditions originales...

"Tiens, des Super 5 !

- Oui, mais turbo ! Très belles et pas courantes !"IMGP2089

Elle fait plusieurs photos et départ en campagne après un repas dans cette cafétéria.

- Tu photographies quoi ?

- Des iris.

- Ah bon... encore...

La nature est vraiment la reine des collections et la palette des iris est fascinante.

Je verrai ce que ça donne avec le flash en plein soleil...

IMGP2093

 

 

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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La loi de Murphy... (Fafa)

La loi de Murphy...

Par le volet légèrement entre-ouvert, la lente montée d’un déjà chaud soleil printanier augurait d’une journée radieuse et me réveillait doucement.

Etre progressivement tiré des bras de Morphée par la lumière plutôt que brutalement par je ne sais quelle musique débile qui fatalement vous trotte ensuite irrémédiablement dans la tête au fil des heures jusqu’au couché est un des petits plaisirs d’une journée qui commence bien, l’une de ces journées où le pied gauche reste sagement au lit en attendant que le droit tel Armstrong soit le premier à toucher le sol.

J’étais sur le point d’ouvrir les yeux, sentant à travers mes paupières poindre l’heure du levé lorsque j’entendis le petit craquement. Mon vieux radio réveil émet ce signal juste avant que les premiers sons ne sortent de son haut-parleur, à l’instant précis où l’électricité libérée par le relais de l’horloge parcours sa bobine mais avant que la membrane n’ait provoqué la moindre vibration de l’air.

Habituellement, quand j’ai réglé une heure d’alarme -tout est dit dans ce simple mot- je guette cet avertissement et d’un geste vif et précis, fruit de longues années d’entraînement, j’appuis sur le bouton qui la neutralise mais ne m’y attendant pas, je compris en entendant ‘...la cabane au fond du jardin... » qu’il était trop tard pour faire quoi que ce soit, ma chère et tendre, langoureusement étendue à mes côtés, un filet de bave coulant sensuellement à la commissure de ses lèvres, avait sans doute cru bien faire en s’assurant hier soir qu’une panne d’oreiller ne viendrait pas gâcher la journée...

C’est donc avec la mélodie du chanteur à la sarbacane dans la tête que j’enfonçais pour la deuxième fois ma tartine dans le grille pain.

J’aime que la tranche soit bien dorée alors que ma Dulcinée la préfère juste chaude, aussi sommes nous convenus d’un « juste » milieu dans le réglage de l’appareil qui lui assure à la première éjection le moelleux désiré. Pour ma part, il faut que je surveille un peu et déclenche le ressort salvateur deux minutes plus tard pour obtenir le croustillant souhaité.

Deux minutes, pas trois, pas quatre, pas un cycle complet ! Tout à la préparation de mon bol de café fumant et à mes histoires de fond du jardin qui déviaient lentement mais sûrement vers des considérations plus scatologiques au fur et à mesure que le chanteur agenais cédait sa place en tant qu’interprète à l’humoriste mézériati, au grand désespoir de mes neurones, j’en avais oublié le compte à rebours fatidique et c’est bien trop tard que l’odeur tenace de carbonisé me fit comprendre mon erreur...

Le ventre à moitié vide, je me garais sur le parking de l’usine et m’apprêtais à saisir le sac contenant mon repas du midi.

Tous les soirs après le dîner, je collecte les reliefs et autres surplus pour me concocter mon futur déjeuner. Je les mets dans une ou plusieurs boîtes hermétiques afin de les préserver et ne point mélanger les saveurs. Le matin, je glisse les dîtes boîtes dans un sac, sans oublier d’y ajouter un morceau de pain, de fromage, un fruit et une bouteille d’eau.

Je me revois encore prendre le demi litre d’eau dans le réfrigérateur pour qu’elle soit toujours fraîche vers treize heure lorsque je prendrai ma pause et déposer ma besace derrière moi sur le lave linge avant de choisir mes chaussures, je me revois encore passer le seuil sans me retourner après les avoir lacées, je me revois encore ne pas attraper mes provisions avant de sortir...

L’estomac bien trop creux pour envisager de me plonger sans autre préambule dans la consultation de la grosse dizaine de mail arrivé depuis mon départ hier après-midi, je décidais d’aller me chercher une boisson chaude et sucrée.

Il est très rare que j’utilise la machine à café, comme si c’était la seule boisson qu’elle distribue, en fait je n’y vais que lorsque je suis accompagné ou lorsque mon copain David m’appelle vers neuf heure pour me lancer un laconique « Ouais c’est moi, tu descends ? », ce qui dans son patois vendéen signifie à peu de chose prêt « Salut vieille branche, c’est David ! Tu as cinq minutes pour prendre un p’tit noir ? ». Je descends alors avec le badge magnétique qui me sert de porte monnaie et les quelques pièce de dix ou vingt Cents, subrepticement subtilisées dans le portefeuille de mon épouse le matin même pour refaire le plein de ma bourse électronique.

Dix, vingt, trente, cinquante, un Euro, nickel, à trente centime le deux/cinq, ce qui en langage de salle de pause signifie le long/sucré, il me restera de quoi en reprendre un chacun avec David tout à l’heure. J’insérais donc les pièces une par une dans la fente en me concentrant bien sur l’aspect économique de la chose et approchais ensuite la petite clé de plastique noir pour y enregistrer le dépôt, économique vous dis-je, mais alors que le petit écran LCD aurais dû afficher le nouveau solde, il continua de faire défiler son racoleur « Offrez vous un instant de plaisir... ». Cette fichue machine venait d’engloutir mes espoirs sans un mot d’excuse, il ne me restait plus que vingt centimes en mémoire, pas assez ni pour maintenant ni pour plus tard...

Pendant deux bonnes heures je ne cessais de me répéter qu’heureusement le téléphone ne tarderait pas à sonner et que j’entendrai alors la voie bourrue et familière m’inviter à descendre.

Bientôt dix ans que je le connais cet espèce de gros nounours d’une gentillesse sans bornes quand on a la chance qu’il vous compte parmi ces « amis », sinon il vaut mieux se tenir à distance respectueuse de son mètre quatre-vingt dix et de son quintal. Dix ans, l’âge de ma fille. C’est de là que tout est parti d’ailleurs, après sa naissance il a commencé à me donner des produits laitiers que certains clients chez qui il chargeait lui donnaient en plus pour sa consommation personnelle, comme si on pouvait imaginer cette montagne dévorer autre chose qu’une côte de bœuf saignante à souhait à lui tout seul... Elle par contre adorait ces petites montagnes tremblotantes et dégoulinantes de caramel.

Dix ans qu’à de très rares exceptions dont nous prenons soin de nous avertir, nous nous retrouvons vers neuf heures pour un petit quart d’heure de détente. Au bout d’une troisième heure d’attente je ne pus que me résoudre à l’évidence, sans doute envoyé sur une autre tournée à la dernière minute, il ne viendrait pas ce matin et mon estomac allait continuer ses borborygmes...

Cette journée n’allait être qu’une interminable succession de déboires, déconvenues et autres galères, entre mails supprimés au lieu de classés, rendez-vous annulés, urgences en tous genres, fichiers perdus pour cause d’ordinateur planté et autres prise de tête avec des collègues.

En désespoir de cause je décidais de rentrer plus tôt, inutile d’insister quand le sort s’acharne ainsi et cette demie heure d’avance aurait au moins le mérite de m’attirer les bonnes grâces du petit bout qui m’attend studieusement à la maison.

Etonnant comme un changement aussi minime dans un horaire peut changer du tout au tout le déroulement d’un trajet en voiture, là ou les feux sont tous verts d’habitude, là ils passent tous à l’orange à votre arrivée, là où les ronds-points sont généralement déserts, il faut dix bonnes minutes pour seulement s’en approcher et là où les bosquets n’abritent que moineaux et mésanges, ils fleurissent de « pervenches »...

Quand, après m’être soigneusement brossé les crocs et généreusement éclaté le petit, car ceux sont toujours les petits qui trinquent, orteil du pied gauche contre le coin de la commode de la chambre je me couchais enfin, mettant fin ainsi à la longue série de catastrophes en tous genres qui avaient émaillé ma tout aussi longue journée et enfin faisais le vide dans mes pensées pour préparer la venue du marchand de sable, quelques mots se mirent alors à résonner dans ma tête « j’y vais quand j’ai besoin... », la nuit allait être longue...

Le moins que l’on puisse dire c’est que je les ai collectionné aujourd’hui. Ce bon Murphy et sa fameuse loi de l’emmerdement maximum ont décidément toujours raison, même si les statistiques disent le contraire...

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Défidusamediphilie (Vegas-sur-Sarthe)

Déjà tout gamin j'étais tyrosémiophile sans le savoir mais j'ai dû arrêter parait-il à cause de l'odeur de calendos qui flottait dans ma chambre, alors par dépit j'ai jeté toutes ces étiquettes pour devenir scalaglobuphile au grand désespoir de la concierge de l'immeuble qui se ruinait en boules de rampe d'escalier...

Quand j'ai eu l'âge de porter des vrais pantalons je suis devenu kravacolluphile puis nœudelerophile mais uniquement les verts à pois rouge et à partir de ce moment j'ai commencé à collectionner les conquêtes féminines mais il n'y a pas de nom pour ça même si ma mère disait gigolo. A force de batifoler dans l'herbe je suis devenu ultratrifoliophile mais sans jamais trouver la quatrième feuille du trèfle alors je me suis tourné vers la tubeulabruphilie mais seulement le Chanel rouge Coco avec le joli tube doré et subitement mes conquêtes sont parties ailleurs!
Peut-être à cause de ma tégestophilie prononcée pour la Corona Extra à 4 degrés 6 et aussi pour un début de sidérophilie qui encombrait ma garçonnière de fers à repasser à essence Coleman de 1930?
De toute façon je n'ai jamais rien compris aux filles... ça porte aussi un nom, ça. 
Alors j'ai tout échangé quand j'ai attrapé ma latrinapapirophilie de papier cul Renova PH humide en pack de 12 et c'est comme ça que j'ai fait la connaissance de Madeleine, une pissadouphile et de ses vases de nuit du XVIIIième... pas du XVIIIième arrondissement puisqu'elle habitait Montcuq comme moi, mais du XVIIIième siècle à l'époque où les gens avaient perdu l'habitude de pisser derrière les tentures. 
Depuis c'est le bonheur total, elle en possède même un modèle double en faïence avec une devise "Unis pour la même cause" du plus bel effet et à l'arrière ce "Rapprochons nos deux cœurs qu’un doux parfum de rose enguirlande de bonheur" qui a scellé nos destins à tout jamais et qui fait que miraculeusement j'ai cessé d'attraper tous ces virus qui empoisonnaient ma vie...
Adieu pétrophilie des galets d'Etretat, préservatophilie de latex XXL et fabophilie de galettes des rois! J'avais poussé le vice jusqu'à collectionner les fèves de la série Boites à camembert (on ne se refait pas).
Encore aujourd'hui je fais de la collectionnite aigüe, en particulier de la Défidusamediphilie mais je vous jure que je me soigne. 

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La collection de... (Venise)

Je collectionne les non demandes en mariage.

Depuis des lustres. Je vous mens déjà. Je ne collectionne pas les non demandes en mariage, je les immortalise.

Mais pour vous raconter cela, j’ai besoin de temps. C’est toujours difficile de raconter une non demande en mariage. C’est comme un arbre qui resterait toujours un arbre.

Je vous vois déjà en train de m’interrompre, vous êtes adorable. Mais ces non demandes en mariage je les connais par cœur. En fait, toutes ces histoires n’ont jamais décollé parce qu’elles prenaient l’eau dès les premières secondes. J’aimerais pouvoir vous dire que cela n’arrive pas souvent, mais chez moi si.

J’aurai pu déposer plainte pour non engagement mais j’ai préféré y voir une dérobade pour entrer au club des désirs impossibles.

Vous voudriez connaitre la fin de cette histoire de collection, d’autant que je me rends compte que je ne vous ai rien raconté.

En fait voilà l’histoire………

http://www.youtube.com/watch?v=pn-F0NRwPN4&feature=related

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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29 mai 2010

Défi #109

Êtes vous COLLECTIONNEUR

(ou bien connaissez-vous des collectionneurs)

Pour ce nouveau défi plongez-nous dans cet univers de passion !

Vrais ou inventés vos récits sont à envoyer à samedidefi@hotmail.fr

DSCF2757

Attention à ne pas devenir complètement timbré !!!

Posté par MAPNANCY à 17:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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