22 mai 2010

Mon vieux biclou (Sebarjo)


Un clou qui en vaut deux


Prelude_au_tour_2010



Mon vieux biclou est rongé par la rouille,

Ce vieux débris déniché dans une farfouille.

Son guidon a l'allure dégingandée

D'un col d'amphore brisée.


La selle au régime, dont ne ressort

Qu'un squelettique ressort,

N'a plus comme pâle éclat

Que celui du silex sans mica.


On le croirait né avec la roue

Il y a bien des millénaires,

Caché sous l'argile et la boue

Au temps de Sumer.


On le dirait assemblé

Mystérieusement

Avec des matériaux arrachés

Furieusement


Au secret des entrailles,

Du coeur de la terre,

Au pied du portail

Du temple de Lucifer.


Il a beau ne pas être beau,

Mon vélo se ballade piano

Et m'emmène partout,

Pendant le Tour, en Haïkus.


 

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Archéo-bidule (Poupoune)

Une histoire de dingue.

 

J’avais à peu près tout envisagé, mais ça… Bien ma veine, tiens ! Ce con de clébard qui m’avait jamais servi à rien pendant toutes ces années, et voilà qu’à ça de crever enfin, il avait fallu qu’il fasse le premier effort de sa vie et aille déterrer cette saloperie d’os au fond du jardin ! Et tu crois qu’c’est à moi qu’il l’aurait rapporté ? Douze ans que j’le remplis d’pâtée et d’croquettes et ça a même pas la reconnaissance du ventre, ces foutues bestioles ! Il est allé direct chez l’voisin poser sa trouvaille sur son paillasson. En échange d’un sucre. Un sucre ! Douze ans d’croquettes, UN sucre. Pis il est pas allé chez l’voisin que j’suis pote avec, hein, non… il est allé chez l’nouveau, çui qui m’regarde de haut derrière ses lunettes, avec son foulard… Quand il est arrivé, avec mon pote on l’a invité au premier match de n’importe quoi qu’y a eu à la télé, pour descendre des bières et manger des pizzas, mais il est venu avec un genre de gâteau de fiotte pour le dessert et une bouteille de pinard… du blanc ! Un gâteau d’tarlouze et du jaja d’gonzesse ! Pis il est pas resté longtemps parce que soi-disant que j’sais pas quoi, mais j’crois surtout qu’il voulait pas trop s’mélanger, quoi… Alors on y a fait un peu la conversation quand même, mais surtout pour se foutre de sa gueule. Le mec, on y d’mande son métier, et v’là qu’il nous sort de l’archéo-j’sais pas quoi et qu’avant qu’on ait l’temps d’se moquer il nous balance du « comme Indiana Jones ! », comme si on savait pas c’que c’était un archéo-truc ! Alors on l’a plus invité, hein…

 

Et ce connard de clebs qu’est allé poser l’os de MON jardin sur SON paillasson ! J’ai pas eu l’temps d’réagir que l’archéo-chose avait d’jà fait main basse sur mon os. C’te poisse, quand même ! Un vrai putain d’os de dinosaure dans MON jardin, tu l’crois, ça ? De quoi plus que largement rembourser douze ans d’boîtes de ce satané clébard, et lui il a fallu qu’il aille le coller sur le paillasson d’la chochotte archéo-mon cul ! J’te raconte pas l’bordel qu’ça a été… Une colonie d’scientifiques et d’journaleux prêts à prendre mon pauvre bout d’jardin d’assaut ! J’ai dû batailler ferme pour les maintenir à l’écart le temps d’m’arranger… Pas une mince affaire ! L’a fallu faire intervenir des avocats, rapport à mon jardin qu’est à moi et que j’voulais pas qu’ils me l’mettent en vrac pour un putain d’dino mort ! Pis c’était surtout histoire de gagner du temps et de tirer un aussi bon prix que possible de mon jardinet avant d’mettre les bouts. J’ai trouvé un genre d’allumé d’la préhistoire qui m’a filé une vraie fortune et zou, je m’suis carapaté, sans c’putain d’cabot qu’était venu foutre la merde dans mon train-train.

 

La suite, je l’ai suivie de loin, depuis mon bungalow sur la plage… ça, des os, on peut dire qu’ils en ont trouvés. Pas un seul autre du soi-disant dinosaure, mon archéo-trouduc de voisin était apparemment pas un crack, mais tous les autres. Ils ont pas identifiés encore tous les corps. J’leur enverrais bien une carte pour leur dire, mais je voudrais pas risquer qu’ils me retrouvent ici… Je m’y suis bien habitué, finalement, à ma vie de glandeur de plage.

 

Le sable, c’est un peu pourri pour enterrer mes victimes, mais la mer, avec les courants qu’y a dans l’coin, c’est nickel ! J’bazarde les corps un peu au large et y en a encore pas un dont j’ai entendu reparler.

 

Des fois, j’culpabilise un peu d’avoir laissé l’clebs à l’archéo-raté, parce que finalement, tout ça, c’est quand même bien un peu grâce à lui.

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Archéoenologie spatio-temporelle accidentelle (Joe Krapov)

Il existe, parmi les multitudes d’univers parallèles auxquels les imaginations fertiles des Créateurs ont donné naissance, un monde dans lequel Jésus, après avoir transformé l’eau en vin, le goûta sans Modération. Cette dernière, Modération, était partie aux lavabos se remettre un peu de rouge aux lèvres. Quand elle était revenue peu après, Jésus avait porté tellement de rouge aux siennes que l’amphore était vide.

Dans cet univers-là ce fait fut marquant et la religion prit du coup une autre tournure, un autre tournant, un autre tournis. En témoigne le calendrier ramené par les spatiocéanothes en combinaison bleue de l’Université de Rennes 3. L’équipe du professeur Chassériau s’est égarée dans cet univers-là un jour que le pilote de leur vaisseau Tornado, l’inénarrable Jurassic Park, avait pris, en état d’ébriété, le manche à balai de l’aspirateur spatio-temporel féministe.

Bien qu’il y ait un interdit total de communication de ce document, je vous en livre une partie en vous demandant de bien vouloir garder le secret absolu là-dessus.

« Les douze mois s’appellent Jasnières, Févriesling, Margaux, Arbois, Médoc, Jurançon, Juliénas, Anjou, Sauternes, Orléans, Nuit Saint-Georges, Dionysos »

A chaque jour correspond un saint. Voici les saints des six premiers mois (Cliquez sur chaque image pour l'agrandir) :

DDS107_01_jasni_res  DDS107_02_F_vriesling


DDS107_03_Margaux   DDS107_04_Arbois


DDS107_05_M_doc   DDS107_06_Juran_on

En raison de la crise économique actuelle, ce document sidérant a été mis sous scellés par M. le Président de l’Université de Rennes 3 afin que sa lecture ne donnât pas de mauvaises idées à la jeunesse de notre beau pays. Déjà que « Sopicrates accusatus est quod corrumperet juventutem » ! Lui ne voulait pas prendre de tels risques. La faille dans l’espace-temps par laquelle Isaure Chassériau et les frères Park avaient pénétré dans cet univers vinicole avait été rebouchée et on avait demandé à l’équipe de chercheurs de garder le secret.

Par la même occasion, l’hypersobre Président avait interdit que l’on servît de l’alcool aux pots de départ en retraite de ses personnels. Cela fit bien rigoler le petit personnel qui savait bien qu’il ne partirait plus jamais en retraite maintenant et que, question arrosage, il suffisait de lancer un message sur Facebook pour réussir à rassembler des milliers d’alcoolos quelque part en ville !

Quant au secret à propos du calendrier, m’est avis que Mlle Chassériau, un peu prise par le temps, va sans doute publier dans son journal « le Défi du samedi » les mois de Jasnières à Jurançon dont elle a gardé une copie par-devers elle ! Le vin délie les langues !

Pour les mois de Juliénas à Dionysos, personne ne vous empêche d'inventer vos propres saints ! Le vin stimule l'imagination ! Vive l'
archéoenologie !

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Faut jamais contrarier les vocations (Adrienne)

-Mais qu’est-ce que tu crois, ma pauvre fille! Devenir archéologue ! Tu rêves ! Tu penses que tu pourras gagner ta croûte avec ça ? Non, non, pas question que tu fasses ces études-là. Trouve-toi un vrai métier.

Alors elle a fait une licence de lettres.
Et aujourd’hui, elle fouille les poubelles.
Que cherche-t-elle dans ce matériel qu’elle arrache au secret des entrailles du cœur des immondices ?
De quoi alimenter un petit journal qui se vendra 4,95 euro

DSCF2652
Et qui fait trembler les politiciens hollandais.

(pour ceux qui seraient curieux et désireraient les traductions des titres du journal : Ce que les poubelles dévoilent…, les liaisons secrètes, les maisons des politiciens en têtes de listes et toutes leurs hypothèques, …)

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Les millettes antiques (Val)

Sur son lit de mort, Charles pleurait. Il sentait la fin si proche…

Sa vie durant, il avait exploré chaque recoin de l’Egypte, cherché à reconstituer l’histoire avec une rage obstinée et une rigueur acharnée, dirigé de savants et minutieux travaux de décryptage, mené à bien des fouilles gigantesques.

Ses innombrables découvertes, les nombreux dégagements qu’il opéra, son acharnement d’homme passionné, avaient fait de lui un archéologue et historien de l’Egypte antique plus que reconnu. Il mourrait à l’apogée de sa renommée.

Pourtant, il mourrait insatisfait et très accablé. C’était trop tard, maintenant. Il se sentait si faible. Il ne saurait pas avant de mourir. 

Cinquante ans plus tôt, jeune archéologue, il avait tenu entre ses mains un parchemin, noirci en hiéroglyphes, trouvé lors des fouilles du temple de Thot. Le premier de toute sa carrière. Il ne l’oublierait jamais.
Le décryptant, il avait buté sur un mot : millettes.
Que pouvaient bien être des millettes, dans l’Egypte antique ?

Depuis ce jour, il n’avait eu de cesse de chercher. Tous ses travaux, toutes ses recherches pourtant fructueuses, n’avaient en fait jamais eu d’autre but que celui de découvrir ce qu’étaient ces fameuses millettes, que le scribe décrivaient petites, qui semblaient être le plat principal d’un repas frugal.

Était-ce un fruit disparu ? Une pâtisserie ? Il n’en n’avait jamais rien su, n’avait jamais remis le doigt sur la moindre piste. Pourtant, il s’en souvenait. Il avait lu « millettes ». Il en était certain. Ces millettes venaient le hanter la nuit. Il n’en trouvait pas le sommeil.

Toute son existence,  il avait couru après cette idée fixe : savoir. Obsession de toute une vie. Ses nombreuses et importantes découvertes ne l’avaient jamais consolé. Il mourrait sans avoir percé le secret de millettes.

La mort le prenait alors qu’il éprouvait ce terrible sentiment de l’inaccompli. Une vie sans avoir trouvé, c’est une vie pour rien, se disait-il. Il avait vécu pour ne pas trouver ce qu’il cherchait depuis toujours.

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Quelques cinq mille ans plus tôt, à la bibliothèque du temple de Thot, le jeune Mehdi, douze ans, corrige sa dictée avec le prêtre chargé de son éducation. Il serait scribe comme son père, mais d’ici là, il devrait encore travailler et s’instruire quelques années : il avait écrit « en millettes » plutôt que « en miettes ». Son erreur avait fait sourire le prêtre. Mais le parchemin était à refaire.

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Haïku de pioche (MAP)

Témoin du passé

sorti de terre et rouillé

t'es moins du présent !

Projet0

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Je suis archéologue. (trainmusical)

Depuis plusieurs jours, dans cette rue bordée de vieilles maisons, je dégage avec peine le bitume pour casser la pierre dans le mélange de marne et de glaise. Je continue ma recherche en profondeur, pensant trouver un fait historique de la cité.

Rien de spécial. Cependant, ce qui retient mon attention c’est des bouts de fer situés à peine sous l’asphalte. Certainement pas en relation avec l’ère romaine ; éventuellement du Moyen-âge? Je décide avec mes petits outils, à la force du poignet, de nettoyer ces gros bouts métalliques, car je suis intrigué. Impossible de les déplacer, à croire qu’ils sont fixés au noyau de la terre. Je consulte les vieux documents que j’ai emmené, toutefois aucun indice. Pourtant je suis un archéologue avec passablement d’expérience. Alors, je ne perds pas patience et je vais sûrement trouver la réponse.

Et voilà que passe une brave petite dame octogénaire du quartier, légèrement voûtée en avant, en tenant de la main droite une canne, se déplaçant avec des pas rapides et surs. Son regard se fixe sur moi et elle m'interpelle:

- Voyez-vous chêr môsieur, autrefois c'était pas meilleur qu'auzourd'hui. L'administrââtion communââle avait décidé de l’ôter, sans d'mander notre avis. Pourtant, l’était bien pratique ce truc, ze l'prenais tous les jours. Ça me larmoie rien que d'y penser.

- Je ne comprends pas…

- En plus, n'ont même pas été foutus de tout déterrer, z'ont carrément tout goudronner par dessus sans réfléchir la moindre.

- Je ne comprends toujours pas...

- Et ben ze vous parle du bon vieux tramway qu’ils ont supprimé, dont vous essayez de bouger les rails.

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Petites énigmes archéologiques (zigmund)

    Cher Indi,  

 

    Quelque part en marchant vers le grand Ouest je suis tombé sur une zone qui me pose problème, et j'aurais besoin de ton avis. 

  Près d'un bâtiment à moitié écroulé, j'ai découvert une ancienne voie de communication  nommée, d'après ce que j'ai pu déchiffrer sur une stèle voisine,     "via escalata". Il s'agit d'une route pavée de bonnes intentions et à l'ancienne. P1030657

    Il faut que tu viennes voir cette glycine géante qui s'appuie sur les ruines d'un bâtiment où s'entassaient divers objets qu'on peut dater  grosso modo des deux siècles d'avant  la "grosse kata", peu après la disparition du dictateur Narko III dans un accident de vaccination  et la guerre fratricide à l'humpe  qui s'en suivit et déchira le pays.

 

Dans une pièce de la maison, sur une cheminée de tuffeau,  deux sculptures m'intriguent : un tao et  un signe lakota : que font ici  ces symboles si  éloignés de leur région  d'origine ? P1030659

P1030658

La glycine bleue monte haut dans des bouleaux, il semble que les gens qui habitaient là aimaient à voir de leur chambre les taches bleues des fleurs dans ces arbres et j'ai retrouvé les traces des liens de métal qui guidaient les branches de la glycine vers les bouleaux.   

Juste à côté,se trouve une zone cimetière : j'ai déterré des ossements de petits félins ; d'après quelques documents conservés en assez bon état près de la cheminée, ces chats seraient Wolfgang, Mia, et Zoé. Je peux comprendre que Zoé et Mia soient enterrées chacune avec une brosse(métallique bien conservée) et une peluche(en lambeaux) certains chats aiment être brossés par leurs maîtres et s'amusent avec des peluches. Par contre, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi il y avait, près des ossements de Wolfgang, une toupie et un ouvre boite(rouillé). 

    A quelques mètres de là, j'ai extrait une pince à micro chirurgie à laquelle il manque une branche, mais pas d'ossements à proximité.(???)   

Je suis un peu perplexe et finalement je me demande si les  habitants n'ont pas semé çà et là des objets, histoire de nous faire tourner en bourrique.   

  Même si c'était le cas, tu ne regretteras pas le voyage pour m'aider,car  j'ai aussi déblayé une cave (il y en a plein dans cette région) avec quelques  bouteilles qui semblent avoir correctement supporté le voyage dans le temps.

N'écoutant que notre courage,(et aussi notre soif) mon assistante et moi avons goûté  une des bouteilles de Jasnières (sacrifice hautement scientifique bien sûr) et je peux te dire que ça vaut vraiment le déplacement.

Tu constateras par toi même, je n'en suis qu'au début de mes fouilles*  

 

ton associé et ami

    Living Stone

* je sais que tu me poseras la question :  oui, j'ai commencé à mettre le produit de mes fouilles entre deux caisses.

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"Archéologie ? Vous avez dit archéologie ?" (Kate)

Moi qui souhaitais tant sortir des cabinets, désolée, mais la première idée qui m'est venue n'est pas une idée à deux balles (ou mille francs, comme le jeu d'Emile) mais à cinq cent mille euros ! Toute la ville en est tombée sur le cul derrière ! Pensez ! On démolit un quartier vétuste, certes, dans le centre (et même l'hyper-centre) et fouilles obligent, qu'est-ce qu'on trouve dans ce terrain concernant un périmètre de dix mètres sur deux ? Je vous l'donne en mille ! Ce qui pourrait être (notez ce délicieux conditionnel de prudence) la partie visible d'un "ensemble prestigieux tout en marbre sculpté", enfin et en clair : des latrines romaines !

IMGP1767

L'Institut National de Recherches Archéo-Préventives (Inrap) a présenté la facture à la ville pour les fouilles "complémentaires", la douloureuse s'élevant à cinq cent mille euros environ (la municipalité ayant déjà supporté 1,8 millions d'euros non compris les terrassements et travaux de reconstitution du parking pour les fouilles de 2009)... ça fait mal et l'on continue de parler de latrines romaines au prix fort mais pompeusement dénommées "édifice monumental de la ville antique", enfin les habitants utilisent eux un vocable un peu moins pompeux pour ces (supposées) "latrines"...

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Dans le terreau des mots, ma terre (Captaine Lili)

Lorsque je creuse dans le terreau des mots, je cherche des morceaux.

Des morceaux de potier, de ciel, ou de bateaux.

Des graines d’arbrisseaux.

Lorsque je plonge mes mains dans l’argile des mots, je cherche le mystère.

Les arcanes du vent, de soi, ou des pluies.

Les secrets des échos.

Lorsque je perce la roche des mots, je cherche l’au-delà du silence.

L’au-delà du figé, des faux airs, ou des bouches cousues.

Le pot-aux-roses.

Lorsque je sonde les eaux des mots, je cherche des îles.

Des langues de taire, de glaise, ou de feu.

Des atolls de sensations.

Lorsque je froisse le son des mots, je cherche des fées.

Des ailes de phénix, de cœur, ou de papier.

Des légèretés corsaires.

Je fouille l’écriture, ligne après ligne,

Je bâtis le puzzle,

Je cherche ma terre, qui est un peu la vôtre, peut-être.

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