Acrostiches irrespectueuses, ou une proposition de revisite des humeurs de nos héros de bédé préférés (Perne).

M’enfin, qu’est c’qu’y m’veut… J’ai pas fini mon rêve, moi…
Encore Fantasio ? M’empêche de finir ma sieste et toujours le même mot idiot :
Retard, vous êtes en retard Gaston pour le courrier urgent !!!
Devrait faire attention, avec tout ce stress il va nous faire un ulcère !
Et c’est sur qui que ça va encore retomber s’il est malade, le boulot ? Devinez !

Mais c’est pas possible, Gaston !  Vous le faites exprès ou quoi ?
Et Monsieur de Mesmaeker qui doit arriver dans deux heures !
Réveillez-vous, bon sang,  vous avez vu tout le courrier que vous avez en retard ?
Donnez-moi ça, qu’est-ce que vous bricolez encore ?
Ecoutez-moi bien, Monsieur Dupuis ne vous paye pas pour inventer des machines idiotes !

Mais qu’est-ce qu’ils ont dans ce pénitencier ?
En guimauve, ils sont leurs murs ! Ouaip, trois fois par an je reçois le même télégramme :
« Regrets devoir faire encore appel à vos services,
Daltons évadés ce matin, merci de les ramener au plus tôt,
Envoyons Rantanplan en renfort ».

Méfions-nous, mon cow-boy vient de recevoir un télégramme…
Et voilà, je l’aurais parié !!! Encore une évasion des frères Dalton !
RRRR, j’enrage, mais ce n’est pas le pire !
Devinez qui va se pointer pour se faire transporter à dos de cheval ?
Exact, cet imbécile heureux de Rantanplan, la honte du genre animal !

Milou ! Milou !!! Où est passé ce chien ?
Et le professeur Tournesol qui n’est pas encore arrivé…
Regardons dans le salon… Non, rien en vue, ni chien ni invités, ni même Nestor !
Décidément, le mariage du capitaine et de Bianca  bouleverse tout à Moulinsart
Eh bien te voilà toi ! Mais tu as bu !!! Où as-tu encore traîné ? Vilain chien mal élevé !

Milou, Milou !!!! Pfff Qu’est-ce qu’il me veut encore ce nain en culottes de golf ?
Evitons de trop nous montrer, dans l’état où je me suis mis…
Raté ! Il m’a débusqué, ça va être ma fête, comme d’habitude
Devrait y avoir un moyen d’y échapper, à ses sermons, j’en peux plus moi !
Envoyez-moi le numéro de la SPA !

Même en me suppliant à genoux, tu n’en auras pas !
Essaie de comprendre, Obélix, tu es tombé dedans quand tu étais petit
Regarde la force que tu as, tu n’en as pas besoin,
Demande aux Romains que tu as attaqué ce matin… Allez, change toi les idées
Emmène donc Idéfix faire un tour dans la forêt, il adore ça !

Marre, marre d’être toujours privé de potion !
« Ecoute, Obélix, sois raisonnable, gna gna gna… »
Rien, j’ai jamais droit à rien, pas même une petite goutte !
Dégoûtant, c’est dégoûtant, c’est pas juste,
En plus je me sens si faible…  Juste une petite goutte ?

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

Le maître parle. (trainmusical)

 

Quel choc, pour ma personne d'ouïr avec mes oreilles fragiles, un tel vocabulaire.

 

En tant que séminariste, vous devriez avoir honte, vis-à-vis de notre établissement de haut renom. Un tel mot, même s'il ne contient que cinq lettres, c'est cinq lettres de trop sorties en ligne droite de votre gosier par l'intermédiaire de vos cordes vocales. Je considère qu'il s'agit d'une claque envers la langue française, pourtant si délicieuse. Je ne discerne pas en quoi ça peut vous soulager.

 

Dis-donc jeune homme! Je vous prie, de ne pas façonner un semblant de ne pas saisir ce que je vous exprime; vous savez très bien quel argot vous avez clamé. Vous me heurtez avec tout ce que je vous ai déjà enseigné. S'il devait être avisé de votre dévergondage, Monsieur Votre Père ne serait pas fier de vous. Et ne parlons pas de Madame Votre Mère, elle en serait offusquée.

 

 

 

Non ! Je ne puis tenir plus longtemps sur un telle indignation. Du haut de ma grandeur, je suis dans l'obligation de m'en référer à Monsieur le Recteur.

 

N'êtes-vous pas conscient que nous sommes dans une institution de grande morale, et pas dans un bordel ? (!)

Ça fait ch...[censuré], car avec cette connerie, espèce de trou du c..[censuré], vous me foutez dans une de ces merdes [non censuré]!

 

 

!edrem !edrem !edrem !edrem !edrem !

[toujours non censuré]

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

selles de crime (Poupoune)

Contrairement à d’habitude, les curieux ne semblaient pas vouloir plus que ça saloper la scène de crime pour voir le macchabée. Et par « curieux », je veux aussi bien dire les badauds et le voisinage que toute la ribambelle d’agents et officiels de tous poils qui ne manquent jamais de venir coller leurs empreintes de pieds et leurs cendres de cigarettes partout, quand c’est pas pire… A l’heure des tests ADN, des fichiers automatisés d’empreintes et des analyses infaillibles de poils de cul et crottes de nez, on croit qu’une enquête se résume à ramasser de la poussière sur les scènes de crime, la mettre dans des tubes à essai et tapoter sur un ordinateur, mais on oublie toujours qu’avant tout sur une scène de crime, y a des gens qu’ont rien à y faire. Bien souvent, le temps que les gars du labo fassent le tri et arrivent à isoler les saloperies qui éventuellement pourraient être en lien avec le crime et pas avec les pollueurs de passage, l’enquête est bouclée. Un jour, comme ça, croyez-moi si vous voulez, il a été retrouvé sur une scène de crime de « la matière fécale », comme ils disent, qui appartenait, tenez-vous bien, à l’épouse du premier inspecteur arrivé sur les lieux. Et elle a été très vite innocentée. Elle avait simplement laissé traîner par mégarde un peu de merde sur son mari qui l’avait malencontreusement déposée près d’un cadavre. Allez comprendre…
Mais là, pas d’agitation à proximité des rubans, pas de foule qui passait et repassait dessous et tout le monde se tenait bien sagement à l’écart. Assez inédit. Une bonne surprise. J’ai senti en approchant que ce serait sans doute la seule. Je l’ai vraiment senti, au sens propre. Ça ne sent jamais bon, un cadavre, sauf exception – comme cette fois où le corps avait été camouflé sous des pétales de roses tout frais, camouflage pour le moins saugrenu et surtout raté au fond d’une ruelle pavée – mais là l’odeur était particulièrement âcre et agressive. Et on était encore relativement loin du corps – on ne l’avait même pas encore en visuel. Je suis allée vers l’agent qui semblait surveiller l’entrée, tout en snifant du baume du tigre par pur snobisme. Il était d’usage d’avoir une quelconque solution mentholée dans les poches pour qui bossait en contact fréquent avec la mort, mais le baume du tigre, c’était juste pour me la péter un peu. J’en avais ramené un stock d’un voyage en Thaïlande des années plus tôt, mais je me contentais de le sniffer alors mon stock était intact et les gens pensaient que j’arrêtais pas de voyager en Asie… ou chez les frères Tang.
J’ai demandé à l’agent – qui s’était carrément rempli les narines de coton imbibé de menthol – de me briefer rapidement avant d’entrer :
- Ben… c’est assez… euh… enfin…
- Oui ?
- Cradingue.
- Ah ?
- Oui.
- Mort depuis longtemps ?
- Ben c’est dur à dire, en fait j’ai pas bien vu le corps et…
- Ouais mais bon, à l’odeur…
- Oui, alors en fait, l’odeur…
- Quoi ?
- Ben quelqu’un a… euh… déféqué, en quelque sorte.
- « déféqué en quelque sorte » ?
- Voilà.
- Où ça ?
- Ah, ben… sur la scène de crime.
- Quelqu’un a fait caca ?
- Voilà.
- Rassurez-moi : quelqu’un qui n’a rien à voir avec la police ?
- Ah non ! Quelqu’un qu’a fait avant qu’on arrive !
- Ah…
- Oui.
- Bon. Rien d’autre ?
- Comme ? Pipi ?
- Ou comme « le corps a été découvert par untel », ou « le légiste a été appelé » ou des trucs comme on dit quand on découvre un corps, voyez le genre ?
- Ah oui, pardon… alors personne a découvert le corps, en fait, on a été appelés à cause de l’odeur… et je me renseigne pour le légiste.
- Bien… merci.
J’ai passé les rubans pour accéder à la scène de crime proprement dite. Je me suis refait une sniffette de baume du tigre, ça refoulait vraiment sévère… et effectivement, ça sentait la merde plus que la mort. Maintenant je me rendais bien compte. J’ai poussé la porte…
Quelle chierie ! De la merde par-tout ! Du sol au plafond, étalée sur les murs, en tas de-ci de-là et en quantité autour, sur et sous le corps. Au moins on aurait de l’ADN et probablement une idée assez précise de tout ce que le chieur aurait mangé ces… combien ? huit ? dix ? quinze derniers jours ? En tout cas, notre assassin avait une sacrée chiasse. Ou alors il avait préparé longuement sa mise en scène… à moins qu’on ait affaire à toute une bande de tueurs chiatiques. Le légiste, en arrivant pendant que je replongeais le nez dans mon baume du tigre, a très bien résumé le fond de ma pensée :
- Et ben… on n’est pas dans la merde !
J’ai commencé à ricaner bêtement et je comptais répondre par une réplique au moins aussi fine, mais quelque chose m’a attiré l’œil et mon bon mot est resté à l’état de bonne intention. Un coup d’œil au légiste a confirmé que j’avais bien vu ce que je croyais avoir vu. Son expression s’était figée entre le sourire et l’étonnement.
- Il est… ?
- Ouais.
Notre cadavre respirait.
Perspicace, l’agent qui avait alerté la Crim’ et le légiste. J’ai sorti mon téléphone pour appeler l’ambulance en invitant d’un geste le légiste à s’approcher du merdeux. Après tout, c’était lui le médecin, hein. Je me suis approchée aussi, il fallait bien le questionner s’il était conscient, et il a semblé se réveiller… je lui ai demandé ce qui s’était passé et il a répondu :
- Y a plus de papier.
Une affaire vite torchée, en somme.

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

M.E.R.D.E. (Cartoonita)


Malodorant
Etron
Ravitaille
Délicat
Edelweiss

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :


Merdouille (Captaine Lili)

« Mer d’eau pâle ? Mer du pote Iron ? Mer de quoi ?
C’est le merdier, cette carte, moussaillon ! »
Le capitaine tonne.
En sus, c’est mer d’huile. Et ça, ça lui donne toujours envie de frire des patates…
Il revient à la carte, déchiffre péniblement les pattes de mouche.
« Mer des monts thés, mer d’Euse, mer d’Al Or…  Ce parchemin merdoie ! La Mère De m’a eue… »
Le moussaillon ose d’une voix fluette : « et si nous allions en mer Dante ? Il parait que les îles sont divines… »
« Les filles aussi ! » crie le perroquet.
« Ah, soupire le capitaine Merdano,  être pirate des mers du monde, y a des jours où c’est vraiment un métier merdique. Mais pourquoi papa était-il écumeur ? »
« Ecumeur de merde, oui ! » crie le perroquet.

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Qui va à la chasse… (Vanina)

La vie n’est facile pour personne, ce petit couple vient de traverser bien des tourments. Il a enfin retrouvé du travail, le chômage ne fait plus partie de leur univers ; reste juste à payer les dettes.
Tant pis pour le porte monnaie, elle décide de faire un emprunt ; ils vont prendre une semaine de vacances pour se retrouver… car ils ont déjà vécu deux séparations suite aux difficultés imposées par la vie.

La plage, le soleil de la Méditerranée : notre couple se sent bien, se fait des promesses d’un avenir meilleur.

Puis, c’est le retour à Paris. Le bonheur semble être au rendez-vous, il est doux, amoureux, attentionné comme jamais.

Ce matin là, comme tous les matins, elle passe aux toilettes avant de se rendre à son travail. Elle attrape un magazine laissé là, lorsqu’en tombent quelques feuilles imprimées. Elle les ramasse et par curiosité, jette un œil : dans la colonne des appartements à louer quelques numéros de téléphones entourés. Une des feuilles date d’il y a un mois, l’autre de la veille…
Voici donc quatre semaines qu’il cherche à la quitter ?! Et que chemin faisant, il se comporte en amoureux comme jamais il ne l’avait fait. Lorsqu’elle lui met les feuilles sous le nez, il confirme qu’il a pris la décision de la quitter, il y a plus d’un mois…

Elle tombe des nues, son univers s’écroule. Voilà plusieurs semaines qu’il profite d’elle !

Elle n’a plus qu’à tirer la chasse…

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Les mots à structure merdique (Joe Krapov)

La leçon n° 24 porte sur les mots à structure merdique : consonne, voyelle, consonne, consonne et voyelle identique à la première. En voici quelques exemples :

Basta ! dit le bosco en emboîtant le pas à Corto.

cambronne


Comment était la verge de Serge ? demanda Dolto à Carla, la confondant avec Birkin.

cambronne

- On danse ? demanda Joye. Salsa ? Bamba ? Samba ? Mambo ?
- Ah non, le mambo ça ne marche pas : la deuxième voyelle est différente de la première !

cambronne

Est-ce que Mosco roule en Volvo ?
Est-ce que Varda roule en Mazda ?
Est-ce que Talma a une parka ?
Où est-ce que Kafka met son barda ?
Que fait Tasca dans la pampa ?
Est-ce que le panda lit un manga ?

cambronne

- Pour qu’un Celte qui aime la pasta (ou un rasta qui met une veste voire un Perse à la main leste) devienne Belge d’honneur, que faut-il faire, à part longtemps, se lever de bonne heure ?
- Etre en verve du matin au soir, une fois !

cambronne

Par-dessus l’herbe de la berge siffle un merle qui croit avoir trouvé la perle la plus verte du monde. Mais ce n’est qu’une pastille Valda.

cambronne

Pour tourner ce porno on avait engagé l’hydre de Lerne, Laetitia Casta, Franck Capra et six Rocco. La pauvre bête ne savait où donner de la tête, les six Rocco ne savaient pas où donner... n’arrêtaient pas de vouloir souffler, Capra filma tout ça à la serpe, ça ne rapporta que des nèfles. Et depuis Casta fume de la ganja pour oublier ses cernes.

cambronne

Pour des problèmes de derme le Serbe était entré dans un hosto de Berne.

cambronne

- Est-ce qu’il te reste du halwa avec du Porto ? La vie est si terne sans ça !
- Nan ! On ferme !
- T’a bien servi du calva au journaleux gonzo qui enquêtait sur Jalna !
- C’est le dernier que je vous serve ! Après je ferme !
- Il nous teste mais c’est en pure perte ! Il est incapable d’un mauvais geste.
- Taratata ! Je suis monté sur piles Varta ! Ou Mazda ! Je veux qu’on gicle du rade schnell ! Dans deux minutes je baisse ma herse !
- Allez, Gégé, encore un zeste pour ma lèvre qui gerce ! Remets donc un tonneau en perce, comme disait le shah d’Iran !

cambronne

- Que voulez-vous qu’on perde, à part du temps, quand on plante dans un pot en balsa un haricot afin qu’il germe ?
- Faut l’arroser, aussi !

cambronne

Dans ce camping qu’on nous vanta, on campa en vue d’assister au Corso fleuri le lendemain. Il ne fallut pas qu’on nous berce après nos kilomètres de vélo. Mais au matin, devant la tente, quelqu’un avait posé une gerbe. Ca allait encore être une journée de merde !

DDS102_050715_8015bis

La leçon n° 25 portera sur les noms français qui contiennent cinq voyelles différentes. Exemples : oiseau et asticoteur.

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Haïku du tord-boyaux (Kloelle)



     Cerises rouge-envie
Enfants piaffants face à la cabane
        Au fond du jardin.

Posté par valecrit à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

M----e :-)‏ (Teb)

merde

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :