10 avril 2010

Sirènes de camion de pompiers. Piles neuves. Cubes empilés renversés dans un grand rire. Badaboum. Chasse aux œufs dans le jardinet.  Là... et là... encore...
— Tu viens jouer avec moi.
Repas écourté. Lego, Clipo, petites voitures cabossées jetées à travers le salon. Pâte à modeler écrasée sur le mur. Camping-car démonté, malmené, brutalisé, éparpillé.
— Je ne veux pas me laver, je veux encore jouer.
Cache-cache. Partie endiablée.
— Je compte jusqu’à dix.
Coins. Recoins. Encoignures. Enfoncements. Renfoncements.  Derrière le canapé, entre mur et cuir, la cachette est bonne.
— Où es-tu ? où es-tu ?
Le temps passe. Le sommeil le prend là. Il s’endort sur le carrelage.


Cris. Pleurs.
Pleurs ?

Course de la génitrice du bel enfant blond. Une mère a  l’ouïe pour ces choses.
— Grand-Père a disparu !

Grand-Mère a son tour s’affole. Grand-Père a disparu. Appels, agitation, exploration. C’est Moi-J’aime-le-Chocolat, le gendre, qui le trouve, le premier, endormi derrière le canapé, entre mur et cuir.
Dans un rire mouillé, l’enfançon se jette sur le vieux bonhomme.
— Grand-Père, tu avais disparu !

Posté par Old_Papistache à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :


J'ai perdu la boule ... (MAP)

Boule

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :

Évanescence (Walrus)

vanish2

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :

Disparaître‏ (Flo)

Cet Olivier qui n’avait plus besoin d’elle ! De qui se moquait-il ? Elle pouvait là d’un seul coup de maître le faire disparaître ! Se mettre dans une colère et une fureur noire, souffler toute sa rage pour emporter ce chapeau, gueuler, s’époumoner pour assombrir ce nuage autrefois cotonneux, gronder comme en mars par ces giboulées, le faire craquer sur son banc, le tremper jusqu’aux os parce qu’il n’avait pas son parapluie et le transpercer tout en espérant pouvoir le faire pleurer comme il l’a faite pleurer.

Heureusement qu’elle en connaissait d’autres qui l’ont adoucie et mesurée dans sa haine. Mais lui, c’est clair, parmi tous, cet Olivier-là elle voulait le toucher dans sa chaire, elle voulait se l’arranger et certainement pas le laisser se défiler ainsi, elle voulait  mouiller sa chemise et le projeter dans sa réalité et sa responsabilité…

…/Et voilà qu’elle recommence, qu’elle me couche à nouveau sur le papier, qu’elle me fait exister et disparaître, apparaître et être, qu’elle fait de moi tout ce qu’elle veut d’elle parce qu’elle ne peut pas faire d’elle tout ce qu’elle veut de moi/…

Non, il est toujours là à ne pas comprendre, à lire ce que cette furie dévergondée venait de chourer, son stetson par ce temps, cette chipie de garçonne qui le désarçonne. Il devait se hâter. Il referma la femme aux mains rouges, et se dirigea vers la gare de Clermont, direction Paris. Il doit trouver rapidement une bouche de métro pour voir la nouvelle carte dessinée et la court-circuiter du mieux qu’il pouvait parce qu’à ce rythme il ne donnait pas cher de sa peau.

flo101

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

Histoire vécue (Teb)


C’est un samedi, à 9 heures précises, que nous avons constaté leur disparition…

« Un mot qui rime avec bécot

Léger baiser -  rouge baiser

Posé vite fait, tendre et léger »

Ils étaient pourtant rangés dans l’armoire de Mémère !

C’est certain, elle les y avait déposés elle-même la veille !

Sacrilège !

Qui a donc OSé y toucher ?

?

Jamais encore personne ne l’avait fait !

Farfouiller dans l’armoire de Mémère… impensable !

Branle bas de combat…

La maison est fouillée de fond en comble, sans nous donner la moindre piste.

Forcément, tout le monde est soupçonné !

Peut-être Mémère les a-t-elle utilisés sans s’en souvenir ? Non, ça ne lui ressemble pas.

Alors peut être Papa les a-t-il mis dans sa voiture ? Non plus, pour une fois ;-))

Maman ? Pffff, même pas en rêve !

Les filles ?

Moi, je sais bien que ce n’est pas moi !

Et ma sœur jure ses grands dieux que ce n’est pas elle …

Marguerite, alors ? la dame qui vient soigner Mémère tous les jours et mène à la baguette tous les habitants de cette maison ? Ma foi non, impensable ! bien trop intègre !

M’enfin… ils ne sont pas partis tout seuls !

« T'as peut-être raison, seulement voilà :

Quand je t'aurai dit, tu comprendras »

Lorsque, après son décès, la chambre de mémère devient le bureau de l’entreprise, nous espérons les retrouver… que nenni, le mystère reste entier !

?

Peut être l’armoire a-t-elle un double fond ?

Quelques années plus tard… lors du déménagement pour venir ici… nous y pensons encore… « et si nous les retrouvons… seront-ils encore utilisables ? »

Cette histoire reste dans la mémoire familiale …

Depuis, et cette histoire explique sans doute cela… depuis, je les aime … qu'ils soient à déguster ou à admirer....

 

coquelicotscoquelocots_fleurs

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

A mon grand père disparu (Venise)

Je me rappelle exactement le premier jour où mon grand père m’a appris à pêcher à la mouche.
Tout me fascinait déjà, le matériel, l’accoutrement exotique, un vrai jeu de clefs détenus par mon grand père et qui allait me projeter vers un monde inconnu.
Aujourd’hui le vieil atelier est vide et les boites à mouches ouvrent leurs bouches béantes.
J’ai encore l’odeur des belles truites qui restent profondément inscrite dans ma mémoire.et la couleur du vieux gilet.
Mon grand père me disait souvent : comment sais tu que la truite à gobé la mouche ?
Devant mon air ahuri de novice il disait dans un éclat de rire quand la lune se reflète dans l’eau calme pardi !!!
J’ai appris de lui la compréhension intuitive des choses de la nature .Depuis sa disparition je regarde longtemps comme il me l’a appris les choses et c’est bien après que je les vois vraiment.
C’est ainsi que l’autre jour, je crois avoir entre vue mon grand père, pourtant mort depuis deux ans.
Dans les vaguelettes de la rivière, il était penché sur un rocher, le corps légèrement cassé vers l’avant comme un héron péchant un vairon.
Je n’ai jamais refait ce rêve éveillé, mais je traverse le monde en son absence et le voit comme il me l’a enseigné splendide et solitaire.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

03 avril 2010

Défi 101

Après vos très nombreuses participations pour les 100 mots de notre  100ème défi

-Un grand BRAVO à vous tous chers amis défiants !!!-

Voici le  101ème défi proposé par  Cartoonita  :

La disparition

Qui a disparu ?

Un proche, votre meilleur ennemi, le "e" de Perec,

le chat de la mère Michelle, vos clés de voiture ?

 Racontez-vous !

et faites apparaître vos disparitions à 

samedidefi@hotmail.fr

Posté par MAPNANCY à 17:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :