31 mars 2010

C’est écrit sur son front (Vanina)

Seule en scène, comme chaque soir, devant son public, elle s’évertue à jouer incognito.
Dans le rond de lumière, elle offre son sourire à chaque spectateur. A se demander lequel des deux, de la poursuite ou de son sourire est le plus lumineux.
Jouant son rôle, elle s’imagine jugée : ce n’est pas la comédienne qu’ils regardent, ils sont là pour « me » dévisager.
Mais rien ne peut effacer ce sourire, fascinant dans son contraste, sur ce visage aux yeux tristes.

Trop tourmentée, pour la centième, elle n’entrera pas en scène…

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Bon sang ne saurait mentir (tiniak)

« Bon sang ne saurait mentir »
avait coutume de nous dire
depuis son fauteuil en rotin
la canne calée sous le poing
le chignon terne et austère
notre fière arrière-grand-mère

Un vieux lorgnon d’entre-deux-guerres
aiguisait cet œil sévère
dont elle usait d’un air mesquin
glaçant nos mines de bambins
et fustigeant de son venin
les délires badins
d’un âge pré-pubère
à son goût par trop enfantin
et quelle n’appréciait guère

Quelque infamie congénitale
nous aurait donc voués au Mal
et prédisposés aux tourments
de la Grand-Mère Malesan ?

Après tout, quel revirement !

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30 mars 2010

Je vous raconte d’où je viens ? (enfolie)

Courage ! Ma grand-mère maternelle a trois enfants et a perdu son mari pendant la guerre. Mon grand-père paternelle a cinq enfants et a perdu sa femme dans un accident de voiture. Le hasard les a fait se rencontrer et se remarier. Chance ! Les voilà avec huit enfants. La fille de ma grand-mère épouse le fils de mon grand-père. Dés lors ils sont époux et beaux parents en même temps. Mon père est le mari de ma mère et son beau-frère aussi. Mais voilà que les années 68 débarquent ......  oups ! 100 mots présents….

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Joe Krapov inspire Adrienne (fin)

Parmi nos préférés – mais c’est dur de choisir – il y a le 22 à Asnières, «allô? New York? vous ne pourriez pas me passer le 22 à Asnières? », la Prévention routière, «y a un motard qui nous suit», le fromage de Hollande, «et pourquoi pas du couscous canadien tant que vous y êtes?», Allô… Tonton ! pourquoi tu tousses ?, le timbre à 0,25 franc, «vous le voulez en un seul bloc ou en plusieurs morceaux?» et les étrangers qui «viennent manger le pain des Français»: J’suis pas un imbécile, puisque je suis douanier.

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Joe Krapov inspire Adrienne (suite)

Toute une galerie de portraits absolument hilarants: la grosse madame Chalamont, mon beau-frère l’inspecteur des platanes penchants, ma sœur et sa 2CV, le patron qui ne veut plus entendre dire qu’on « travaille », « bosse » ou « turbine » mais qu’on « s’amuse », le cantonnier des chemins vicinaux, celui des airelles, ces fruits délicats « que vous ne pouvez pas manger à Paris parce que ça ne supporte pas le voyage », la crémière qui vend des œufs cassés et des œufs pas cassés, le plombier et le perroquet de madame Mouche-à-bœuf…

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Joe Krapov inspire Adrienne

Ah ! les sketches de Fernand Raynaud à la radio ! On les connaissait par cœur ! Mademoiselle Lelonbec et les Joyeux Pinsonnets du Dimanche : « Moi, je suis contrebasse, ma sœur est contralto et mademoiselle Lelonbec, elle, elle est contre moi. »

Les hôtels où on est comme chez soi. « On est tellement comme chez soi que des fois on se demande pourquoi on est là ».

Le potage du sous-chef. Parce que le chef était en vacances. Le melon de Melun.

Et nous on va camper, pour « faire des économies »

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Tiniak inspire Adrienne

Chaque année début juillet nous quittions la mère-patrie à quatre heures du matin en direction de l’Ardèche. Les 59, on connaissait, c’étaient nos voisins. On traversait Vervins (02) et Châlons (51) dans le calme du petit matin. Immuablement, à sept heures nous passions à Reims (51) juste avant la cohue et à neuf heures nous étions à Chaumont (52) où Auchan nous ouvrait ses portes. Nous avions droit à une halte.

Entre Dijon (21) et Mâcon (71), c’était « la traversée du désert » car c’étaient les heures les plus chaudes et nous n’avions pas la climatisation.

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LES INFOS QUOTIDIENNES EN 100 MOTS‏ (Joye)

(pour Venise)

Générique.
Internationales. Attentat. Terrorisme. Explosions. États-Unis. Autrui.
E.U. Grèce. Turquie. Euro. Bruxelles. Strasbourg.
Nationales. Élections. Régionales. Droite. Gauche. Choc. Jubilation.
Économie. Marché. Hausse. Baisse. Déficit. Faillite. Emprunt. Obligation.
Éducation. Prof. Élève. Mal. Bien. Mal.
Religion. Scandale. Pape. Scandale.
Sports. Match.  Coupe. Match. Tournoi. Victoire. Échec. Victoire. Échec.
Divertissement. Cinéma. Télé. Théâtre. Musique. Chanteur. Chanteuse. Acteur. Acteuse.
Santé. Grippe. Hypertension. Surpoids. Exercice. Alimentation. SIDA.
Politique. UMP. PS.  PCF. M PC. PG. PRG. LGM.  LNC. CNIP. DLR. MPF. XYZ.
Météo. Pluie. Soleil. Nuages. Eclaircies. Vent. Douceur. Tempête.
Locales. Mairie. Festival. Manif. Coq-à-l'âne.
Générique.

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Cent mots pour faire du boucan (Sebarjo)

Pour fêter la centième consigne de ce défi, nous voici presqu'en avril, et sous le signe et l'écorniflure barbe-art du Bélier...

Si cette nouvelle ne fait pas beaucoup de bruit, avouez tout de même que cela créé pas mal de petits bouc-ans ! Et qu'on soit à l'ouest ou que l'on perde le nord, les poissons d'Havre Lille (souvent à l'orthographe arêtée « avril ») feront parler d'eux, revenant comme une harangue ! Sans bruit évidemment, muets comme des carpes d'Ems (il faudra alors bien saisir le jour !) rangés en bang !

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Filer comme un zèbre (sebarjo)

Filer comme un zèbre, c'est tout simplement faire le tri dans ses stries et devenir nu comme neige, sans même un slip kangourou à enfiler...dépêche ! C'est se faire la raie au milieu mais plusieurs fois, sur toute sa longueur d'ongulé, de façon équidable. A en perdre son milieu naturel ! Mais chut ! On se pavane toujours dans la savane. Et quand tu as bien filé – comme un zèbre – c'est du cousu, te voilà rayé de la liste des abonnés absents. Et contre les rayures rien de tel qu'un bon poncif !

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