01 avril 2010

Touches (Ondine)

Tu ne savais quoi faire de tes mains ce soir-là. Elles dansaient, d’un verre de rhum ambré à ta barbe, s’y perdaient un instant, perplexes, revenaient feuilleter ces pages de Céline. Déstabilisée par tes propos, je m’étais mise à fixer tes doigts, imaginant l’instrument qui pourrait leur convenir : trompette, saxophone, percussions? Une fulgurante, douloureuse seconde, j’ai tenté d’apprivoiser leur rugosité, leur puissance; touches d’ébène sur mon corps d’ivoire. Quand tu t’es levé, ton majeur a caressé ma paume, en toute impunité, en toute impudeur. Tu as refermé le poing sur mes coordonnées et es disparu. Point d’orgue.

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Cent mots pour remplacer une ampoule (Sebarjo)

Vous me direz qu'il est inutile d'être une lumière ! Encore que... A force de visser et dévisser et de s'énerver car la lumière se tamise - le soleil couchant se reflétant sur la Seine - on finit par l'avoir sur la main en nombre, l'ampoule. Quand, au bout de plusieurs heures, tout s'éclaire ! C'est un vieux modèle et il ne sert à rien de le serrer, tourner dans tous les sens ! Car depuis le début, vous étiez en train de guerroyer contre une ampoule à baïonnette. Quel culot !

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Pour (Joye)

rsylvie_jaune

Artiste et artisane en mots et en couleurs. Chaque œuvre est un chef-d'œuvre.  Ses mots dansent à travers la page et  font des bisous aux marges. Lorsqu'on la lit, c'est toujours le printemps. Ses rimes nous font des chatouilles, sa musique nous berce joliment. Pour elle, ces 100 mots inadéquats.

Posté par Old_Papistache à 18:59 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Kamikaze (tiniak)

Quatre centimètres plus bas
et c’en était fini
des youkaidi des youkaida
et de ces fantaisies
qui nous font la vie belle
enivrante et charnelle
propre à satisfaire à l’envi
les plus vifs de nos appétits
quel que soit sur l’échelle
le barreau où l’on prend appui

Mais c’est à deux doigts du nombril
qu’une lame écourte ma vie
et me taille dans la largeur
quand, sous l’injonction de l’honneur
je souscris à ce que commande
l’ordre qui me met à l’amende
préside au sacrifice ultime
dans un acte digne et sublime
en un geste précis
j’exécute l’hara-kiri

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Je me soucie de ma pomme (Joye)

Oké, je l'avoue, je me suis fait avoir, encore une fois en ce lieu ! Oui, je sais, c'est facile de me faire gober n'importe quoi. Vous n'avez pas honte ? Toujours la même chose, vous m'appâtez et .rien ! C'est pas sympa, je ne devrais plus vous écouter, je sais que j'ai toujours un choix, mais cette fois, vous m'avez détruite, totalement ! J 'avais compris que nous allions écrire et encourager ! Et mes vers ? Rien ! Me voici, encore la seule dans le bon ton, ouais, comme un.poisson d'avril !

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Psalmodie et détournements (MAP)

Mmmmmmm zbloug
Rrrrdec  joirzic
Pliouk Pliouk
Houvak
Schblumde
Raoutch
ZIOUT
BAKARA T
Skouik
Blurtch
Zirkonis
Biwouak
Kartoon
Lemmi Kochion
Briyak
Schloup
Brovjnig
Ratiguat
El miorut kiurt jieor noixe !
Nouit goueam
Kirinolum
Nouefit
Alin deulong
Linau léhom
Arre maunihom
Berche-toun
Joni halle idet
Bertau grant pyé
Raat poukoum
Anry katre
Louy Bonze
Mi Chelle  Leu Gren
KÂ LIP SEAU
Jeune Viaive Tabwouit
Pchit Zitrônne
Kroptâl
Nous Réyaive
Blurppp
Jniouk
Sarabine Dranatt Duvale
Hinjoe
Riz Postt
Mair deux niz
Idwoinn
Riktusss
Hopla
Zoum
Bibleau
Kortaix
Dais Fwoa ke vouz oriet tou trouvé jeu vout fée lis sitt

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31 mars 2010

Le désir (Pivoine)

Lui arrête ses discours, les platitudes que l'on échange.
Il la prend dans ses bras, comme ça, avec ses mains sales, la couleur,
le tablier, les babouches ou les sandales, elle ne sait pas, et il
l'embrasse.
Un entonnoir se creuse jusqu'à ses reins. Tout se liquéfie en elle.
Le désir. Si totalement oublié, celui-là.
Comme il vous inonde, image de symphonie, tout Beethoven dans ses reins,
gonflement des chairs qu’elle sent rougies, striées, violacées, gorgées
de sang.
Elle se crispe, tous muscles resserrés sur cette chair élastique et
molle, chuintante, et soudainement sortie de sa torpeur.

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Les Mille et une nuits version Tendreman Spice

Mille et une nuits que tu m’embrases

Ta main sur mon sexe, ta langue dans ma bouche

Mille et une nuits que je t’embrasse
Mes mains sur tes fesses, ma langue goûtant tes seins
Mille et une nuits où je réchauffe ton corps
Où tu réveilles mon cœur

 

Nuits où nous nous réveillons pour jouir encore de nous
En corps qui se réveillent pour mieux se rendormir
Dors ange, de toi j’ai envie encore, je me caresse à tes côtés
Mille et une nuits que tu m’embrases, que tu chauffes

Ta main sur mon sexe, ta langue dans ma bouche

Posté par Walrus à 22:13 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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Où captaine Lili se prend pour Shéhérazade…

Mille.

Mille nuits.

Mille nuits douces.

Mille nuits douces et félines.

Avec toi.

Mille nuits douces, félines et vives avec toi, mon homme d’amour.

Mille danses. Mille danses en corps à cœur.

Mille nuits denses en chœur d’étoiles.

Mille étoiles, mille lunes.

Et l’une de ces nuits aussi douce que l’autre. Autant féline et vive. Embrasée.

Ô ce temps avec toi, mon homme de velours !

Mille nuits. Mille vies. Combien d’heures ?

Dessous chaque quartier de lune, toi et moi.

Nous, en sensualité, en plaisir, en gourmandise.

Mille nuits. Plus une.

Folle…

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La marche de Radetzki (Pivoine)

Brutalement, elle a fini de fuir. Elle a reculé l’échéance autant que 
possible. Juste se maudire d’avoir considéré ce rapprochement comme une
échéance. Ce soir, elle est. Seulement joyeuse. Elle a envie d’oublier
sa vie, la couleur noire, ses principes, ses chaînes, l’ami, même… Elle
qui ne croit plus à l’amour, en aucune façon, seulement en l’amitié…
Alors qu’elle valse au temps de la Vienne impériale, elle ne peut
imaginer qu’il vient juste de se matérialiser.

Pour le meilleur des lendemains.

Elle qui, jadis, a buté sur le pire et n’en finissait pas de guérir.

Posté par Walrus à 22:08 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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