17 mai 2008

Presque rien... (Papistache)

C'est que... voyez-vous... je n'ai que moi à offrir... c'est pas grand-chose... et même... ce pas grand-chose... Mamoune y tient encore... un peu... alors... ben alors... je vous offre... une parcelle de mon temps... un morceau d'infini arraché au cours des jours ... rien quoi... le souvenir d'avoir croisé ici... de belles idées... de belles personnes... que pensiez-vous que je puisse vous offrir d'autre... un morceau de mon existence... ça l'fait ? comme on dit sur les trottoirs des villes où je ne vais guère... c'est pas grand chose... mieux que rien...*



Pour les points de suspension c'est que Tilu m'en a livrés trop pour ma petite sacoche

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Ma meilleure ennemie (Cartoonita)

Pour ce défi, j'offre Paris
À ma meilleure ennemie.

Je lui offre la Tour Eiffel
Qu'elle s'y jette, la belle !
Je lui offre l'Obélisque
Pour qu'elle se le glisse...
Je lui offre le métro
Que la foule lui casse le dos,
Ou encore mieux (mais ce serait trop beau)
Quelle finisse dessous en petits morceaux…

Je lui offre les crottes de chien
Des clébards des parishiens
Qu'elle marche dedans
S'étale & se casse les dents.
Je lui offre la pollution
Qu’elle lui remplisse les poumons.
Je lui offre la malpolitesse
Qu’elle s'y blesse.
Je lui offre l'indifférence
Qu'elle devienne rance.

Je lui offre la dite "plus belle avenue du monde"
Qu'elle y dépense tous les sous de son z'hom et qu'il la gronde.
Je lui offre les pickpockets & autres fripouilles
Qu'on lui mette les mains sur les fesses et la tripatouille.
Je lui offre aussi le Musée du Louvre
Qu'elle soit moins un chouia moins gourde.

Je lui offre la capitale
Car c'est son Saint Graal
Qu'elle soit Parisienne
Cette foutue chienne…
Bienvenue parmi les Parigots
Ma chère tête de veau

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La Nouvelle (Aurélie)



Ah! Te voilà! Je t'attendais! Je voulais te montrer quelques p'tits trucs... enfin, viens voir toi-même, c'est assez particulier... Tu me suis?
Voilà nous y sommes, 1er étage, aile C1, mon couloir d'internat. Oh bien-sûre ce n'est pas "mon" couloir juste à moi, non, mais depuis 5 années que je le arpente plusieurs soirs par semaine, je m'y suis attachée tu sais! Alors voilà, ici, en bout de couloir, c'est ma chambre, "la chambre de la pionne" comme disent ces chipies. A ta droite c'est la salle télé. La réception est super mauvaise, mais elles pleurnichent chaque soir pour qu'on les laisse regarder "Plus belle la vie", c'est que ça ne doit pas être toujours si laid!

La première chambre à gauche, elle est occupée par des "anciennes". Elles sont un peu fanfaronnes mais rien de méchant. Par contre, attention, elles sont trés (trés) blagueuses...
Les filles de la chambre d'à côté te proposeront systématiquement de la nourriture. Refuse, ou tu seras obligée d'écouter leurs longues élucubrations sur les repas bof-bof de la cantoche et les petites plats qu'elles mangent chez elles.
La troisième chambre... elles ne sont pas trés avenantes ici, mais si tu arrives avec une blagounette, elles seront joyeuses pour la soirée.
La chambre d'en face, attention, elles fument en cachette dans la douche! Le truc imparable c'est de les surprendre, de leur coller une frousse d'enfer en jouant la méchante (juste quelques heures...), aprés ça elles ne recommenceront pas.
Dans la suivante, elles sont toujours un peu tristounettes, je ne les ai jamais vues enjouées. Peut-être que tu auras ce privilège!...

Ici, elles mettent un matelas au sol pour regarder un film toutes ensemble, et bien souvent elles dorment ainsi. On les laisse faire, mais elles doivent ranger le lendemain avant d'aller en cours. Ca ne pose jamais de problèmes... elles sont adorables comme presque toutes.
Là, ça empeste toujours le parfum, je ne sais pas comment elles font pour respirer, c'est un mystère pour moi...
Et enfin, le "repère"! La pause café, les ragots, les dernières nouvelles hilarantes ou les blagues hasardeuses... Notre coin à nous. Tu verras il y a une bonne, que dis-je, une superbe entente dans ce cercle.
Voilà, je pense que je t'ai tout dit... T'as pas l'air enchantée? Oh je ne l'étais pas non plus quand je suis arrivée ici, je croisais les doigts pour y rester le moins possible, et "trouver mieux". Malgré ça, te céder ma place ce soir, ça me noue le ventre. Et la gorge, un peu. Mais bon, ce n'est qu'un job! Et puis ça me donne l'occasion de te faire ce joli cadeau... attends, je reprends mon porteclefs! Wahou, 5 ans qu'il est là-dessus, elle va me manquer cette clé!
Voici! C'est à toi maintenant...

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Diras-tu oui? - Caro_Carito

Pour éclairer tes yeux d’eaux dormantes, j’aimerai t’offrir la démesure et l’outrance, le pays brûlant de mon d’enfance.

Nous déposerons les armes dans le berceau des volcans, au sein des maisons aux briques ocre, rouges et blanches. Là, je te conterai la légende, notre légende d’exilés. Des mots transmis, ravaudés qui ont fait nôtre ce bout de terre aride.

Nous nous égarerons, main dans la main, dans cette forêt, où chaque pas s’efface, avalé par une végétation vorace et tapageuse. Nous guetterons l’aube violine. Et te sachant immobile à mes côtés, je saurais que ton regard impassible, semblable à deux éclats de jade, se fond alors dans le luxe des hautes frondaisons.

Oublieux du temps, nous poserons nos mains sur les murs des temples tutélaires, perdus dans les hauteurs. Tu sentiras la présence féline des dieux passés. Alors tu pourras mesurer la distance qui sépare le grand condor de tout autre. Tu oublieras le héron gracieux et la célérité de l’épervier car tu l’apercevras, tel un seigneur, planant entre le Huascaran et les cordillères blanche et noire. Regarde comme il est fier ; son vol majestueux effleure les cimes enneigées.

Nous errerons ensemble le long des brumes grises qui assiègent Lima, nos regards perdus dans les méandres des balustrades et des palmiers poussiéreux. Nous traverserons les déserts, de sable et de pierres qui se dévident à l’infini. Et sur une digue de béton, face aux bouillonnements des vagues, nous serons seuls au monde.

Nous sentirons le goût du sel sur nos lèvres. Tu apercevras peut-être les fantômes des conquistadores et le ventre pansu des caravelles à l’assaut de l’Eldorado. Oseras-tu goûter à ce feu qui nous incendie, corps et âmes, et qui nous tient éveillés la nuit durant, dansant, la peau luisante et fiévreuse? Avec ton cœur où bat sans cesse ce pays enclavé dans le vieux continent, altier, accepteras tu cette terre de pionniers ? Ici, souffle l’esprit du Nouveau Monde, une terre à partager, un rêve à découvrir.

 

Je t’offre mon pays, au sang bouillonnant, au rire facile et léger comme le vin de Tacama. Vois son cœur ouvert et généreux, avec cette folie douce et entêtante.

Lorsque nos âmes ivoire et brunes s’emmêlent, qui sait… Puisque, en levant les yeux vers le ciel, bercés par le chant des peupliers, nous partageons la même éternité.

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Plaisir d'offrir - Janeczka

A ma mere, j'offrirais une cathedrale au Bresil. Pourquoi une cathedrale? ma mere, bien qu'etant minuscule, a une personalite demesuree. Ca lui irait tres bien. Les immenses vitraux, la lumiere eblouissante, et Dieu. De preference a Manaus, la ville de son enfance. Peut-etre que cette femme y passera faire un tour et chanter de l'opera... De l'opera dans la brousse... j'aime l'idee...

images

A mon mari, j'offrirais le Centre Pompidou, un endroit de culture ou l'on a passe beaucoup de temps, et qui lui irait comme un gant.

pompidou

A ma soeur, j'offrirais... son annexe d'ANPE locale...

A Tite Mere, je donnerais la maison de Papou a St-Barth!!

vialenc_sepia

A moi-meme, je m'offrirais... l'Islande! on peut rever, n'est-ce-pas? (ma maison est la troisieme en partant de la droite)

islande

Et a toi, l'inconnu qui peut-etre le restera, ou futur(e) ami(e), ou meme vous qui me connaissez, j'offrirais...
les Iles Vanuatu!  un peu de bonheur, de calme et de reve...

vanuatu

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Un cadeau - J.

Je t'offre la 10ième galaxie.
Là.
Tu vois.
Juste au bout de mon doigt.
Celle-là même que tu mires et qui te mire en retour.
Celle-là qui respire dans la nuit calme du froid stellaire.
Celle-là même.
C'est la tienne.
Je viens de la voler pour toi.
Je l'ai usurpée aux Dieux pour te l'offrir toute vivante.
J'ai pu revenir avant l'aube.
Si le matin te surprends avec elle en ton sein, elle sera tienne pour toujours.
C'est ainsi.
Les Dieux en ont dicté les règles.
Prends là.
Elle est à toi.
Il y a tout son espace dedans.
Tout son infini bleu de poussière d'argent.
Toute sa vie bouillante
Ses planètes vivantes
Les soleils qui orbitent
Et tout ses satellites.
Prends-là.
Garde-là.
Veille là comme tu veillerais un diamant dans un oeuf.
Prends en soin.
Aime là.
Elle est à toi.

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Souvenir (Miss-ter)

Un édifice en granit gris, posé sur un socle rectangulaire ; il est entouré de grilles. C’est une croix en relief dont le pied est enserré par une barque incurvée. Symboles sculptés dans la pierre, monument perdu sur les hauteurs de la côte, dans la solitude de la baie, fouetté de vents et d’embruns, en plein air et en plein ciel. Un mélange de rudesse et d’élégance, de noblesse et de bonhomie, aux confins indécis de la fantaisie et du pathétique, du truculent et du grandiose. Un calvaire à croisillons qui déploie sa silhouette complexe, suspendu entre ciel et terre. Il touche l’âme des rares visiteurs qui viennent humer l’air iodé, celui qui cingle le sang et hâle la peau....

Un jour funeste d’octobre 1943. Un bateau torpillé. Une lettre confiée à un marin rescapé et remise à la veuve du capitaine disparu. Quelques lignes pleines d’amour et une dernière volonté. En Bretagne, les paroles prononcées au seuil de la mort sont considérées comme des paroles sacrées ; la veuve passera plus de quarante années à se battre pour ces derniers mots. Disperser les cendres de son mari défunt depuis cette Croix des Marins, ce monument édifié au pied d’une mer qu’il aimait tant. Faute d’avoir retrouvé son corps, elle voulait inscrire son nom dans le granit. Il était déjà sur le monument aux morts face à l’église. Que de démarches et d’efforts en vain.

Un matin de décembre 1980. Cinq jeunes adultes, de la même lignée, accompagnés d’un ami graveur. Dans un gris pluvieux qui avait toute la tristesse d’un crépuscule, ils prirent en silence le chemin des douaniers. Ce que les Bretons appellent un « voyage de Purgatoire » à cause, sans doute, de l’aspect fantomal que prennent les lointains sous les ciels bas et troubles noyés d’eau. C’était un de ces jours où le vent hurle dans les branches décharnées, quand résonne dans le ciel chahuté le cri éperdu d’une mouette malmenée. Des embruns qui caressent les joues de leurs baisers salés et piquants. Et, par une échancrure des dunes, la Croix, dressée vers le ciel, comme un appel à l’éternel. Les cinq cousins, aussi entêtés que leur grand-mère, et leur ami, gravèrent dans la pierre la mémoire de leur aïeul. Une inscription que personne n’osa effacer.

Voilà, Cher Grand-Père inconnu,

Capitaine au long cours

Dont la vie fut si courte,

Ce monument est à toi.

En atteste cette épitaphe

Gravée dans le granit,

Un jour de tempête

Pour toujours face à ta mer....

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Petite note informative

Attention ceci n'est pas un texte de participation!!!!

Vu le nombre de participations que nous avons reçues pour cette consigne, nous avons pensé qu'il était préférable de ne publier que la moitié des textes à 9h pour que chaque texte reçoive l'attention qu'il mérite, et éviter que des textes se retrouvent en page 2 dés le matin.

Nous informons nos aimables lecteurs que l'autre moitié des textes sera en ligne dés 12h.

Bonne lecture à tous!

Posté par valecrit à 09:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Lune rousse (Kloelle)

Lune_Rousse__Robert_Sartori_1_

photo de Robert Sartori

Offrir la lune
Encore rougissante
Des frôlements de sa nuit.

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Le désert à Val

Offrir un lieu qui ne m’appartient pas à la personne de mon choix…Voyons…

Hum ! Pas simple !

Qui a pondu cette consigne à la noix ? Moi ? J’ai accouché de deux beaux enfants, mais alors, d’une consigne vraiment pourrie ! J’me félicite pas ! Faut vraiment avoir un grain pour ne pas réussir à produire un texte d’après sa propre consigne… Oui, faut vraiment avoir un problème !

Et le pire, c’est que c’est pas ma faute, finalement. C’est la faute à Bénabar ! Si, si ! En fait, j’écoutais sa chanson dans laquelle, galant homme, il offre Bruxelles à sa bien-aimée. J’écoutais, et je me suis dit que ce sujet ferait une consigne sympathique et amusante.

Tu parles ! Je sonde mon sujet depuis dimanche soir, et rien ! Nada ! Quedal !

Si ça continue, je vais être obligée d’envoyer un larmoyant courriel au musicien poète. Mais j’ai bien peur que le temps qu’il me réponde (s’il me répond un jour), samedi soit passé depuis longtemps…

Oh ! Non ! J’ai une idée ! J’vais lui spolier sa chanson. Ni vu, ni connu ! Ils y verront que du feu… Allez, j’la recopie !

Arf ! J’vais avoir des remords. Et puis, entre nous, la mauvaise conscience serait mon châtiment le plus doux. Imaginez qu’un ou une se rende compte du subterfuge ! Là, c’est clair, quelle déchéance !

Après un tel épisode, appelez-moi « Valapidée ». Ah ! C’est du propre !

Bon, évidemment, je pourrais tout à fait ne pas participer ce samedi… Je pourrais ! Mais… c’est que… comme je suis administratrice, ben ça la fous mal ! D’autant plus que c’est ma consigne ! Si je leur explique que j’ai pas réussi à composer une ligne pour cette consigne, ils vont bien s’marrer !

Réfléchissons…

Ah ! Oui ! La consigne ! Faudrait pas la perdre de vue !

Reformule, Valaride , reformule !

Allons !

Faire cadeau d’un endroit –qui n’est pas à moi- à un individu … Stop ! ça sert à rien ! C’est n’importe quoi de reformuler ! J’l’ai comprise, puisque c’est moi qui l’ai inventée, c’te maudite consigne !

Je sèche. Je dessèche ! Je m’assèche. Je m’épuise. Et j’échoue ! J’ai coulé mon porte-avion…

Ah ! Mais non ! Ah ! Mais c’est bien sûr ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ?

J’ai une idée ! Elle vaut ce qu’elle vaut, mais au moins, samedi, je ferai acte de présence. C’est mieux que rien !

Je vais offrir à mes amis (si chers) bloggeurs, participants et lecteurs des défis réunis (ainsi qu’aux internautes de passage)… je vais leur offrir un désert ! Oui, un désert !

Le désert aride de ma créativité pour cette consigne ! Et il s’agit en fait de ce texte !

Non, il ne m’appartient pas ! Chacune de mes idées, une fois couchée sur le papier, ne m’appartient déjà plus, alors une fois en ligne…

Ben quoi ? Il est ou, le problème ? Catherine Le Forestier a bien soufflé à Tilu que le corps était un pays, alors…

PS :

J’ai lu un jour, sur le blog d’une personne qui participe à un vrai (j’entends par là non virtuel) atelier d’écriture un conseil que son animatrice lui avait donné :

« En panne d'inspiration, on écrit sur cette difficulté!!! »

A l’époque, j’avais rangé ce précieux conseil dans un petit coin de ma cervelle, pensant qu’un jour, il me servirait.

Et ce jour est arrivé.

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
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