25 mars 2017

Devant les nouilles, je m'agenouille (Walrus)

 

Dans ma prime jeunesse, je ne connaissais que trois sortes de pâtes :

  • les macaronis qu'on préparait soit gratinés avec jambon et fromage, soit noyés dans le beurre fondu et largement saupoudrés de vergeoise, ce qui donnait une sauce sucrée-salée un brin écœurante qu'on pouvait aspirer à travers le macaroni, produisant de splendides bruits de sucion

  • le vermicelle et les petites lettres qu'on mettait dans les potages. Avec ces dernières on pouvait tenter d'écrire son prénom sur le bord de l'assiette (et plus si affinités)

De nouilles, il n'en était question que dans une chanson de marche pour colonie de vacances ou boys-scouts plus ou moins attardés :

"Dans la troupe, y a pas d'jambes de bois,
Y a des nouilles, mais ça n'se voit pas...
"

Cette mauvaise réputation des nouilles peut faire supposer que les cuistots de ces colonies ou camps étaient eux-mêmes des nouilles pas foutues de cuire les pâtes al dente, ce qui a pour effet de les rendre collantes et molles (en plus de transformer une grande partie de leurs sucres lents en sucres rapides et de favoriser ainsi l'obésité ambiante).

Chez nous, nous n'employions généralement pas "nouilles" au sens étendu de "pâtes", comme c'est souvent le cas en France, nous nous limitions au sens de pâtes longues et plates comme les tagliatelles. Quoiqu'aujourd'hui avec l'invasion des plats préparés et des cuisines orientales, nous ayons tendance à pédaler dans la semoule (de blé dur bien sûr).

Mais j'imagine que vous vous en foutez...

Eh bien, moi aussi, je ne mange que des linguine alle vongole (et sans tomate encore !).

 

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18 mars 2017

Ah, Paris ! (Walrus)

 

Lorsque j'étais en rhétorique (c'est à ce genre d'expression qu'on comprend que mon âge est déjà bien avancé), j'ai participé à un concours organisé par une fondation de défense (et illustration) de la langue française et, bien sûr, j'ai figuré parmi les lauréats, ce qui prouve que j'écrivais vachement mieux alors qu'aujourd'hui.

Le prix consistait en un séjour d'une semaine à Paris.

Comme la chose avait été organisée entre des Belges et des Français, il y avait forcément eu un twist linguistique quelque part et les Français chargés de nous recevoir et de nous piloter et qui s'attendaient à voir débarquer un groupe de profs de français sont tombés sur une bande d'ados ce qui n'a pas manqué de les surprendre.

Mais tout était déjà (parfaitement je dois le souligner) organisé et nous avons eu droit à la totale, je cite dans le désordre et en en omettant beaucoup : le musée de l'Homme, le palais de la découverte, le planétarium, la tour Eiffel, Henri IV de Pirandello au TNP de Vilar encore logé à l'époque dans le Palais de Chaillot, les installations du Figaro (bélinographe, linotype, marbre, rotatives), le musée Grévin, les Archives nationales, les toits de Notre-Dame, les usines Renault encore sur leur île Seguin à Boulogne-Billancourt, Henri Tisot imitant de Gaulle dans l'autocirculation au Caveau de la République, du théâtre avant-gardiste dans un bistro rive gauche, des chansonniers, la cafeteria du Lido, des lentilles (les premières de ma vie) au restaurant universitaire, le Louvre (désert), Claude Luter à la Huchette, les flics avec mitraillette (déjà) sur les quais du dernier métro à Levallois (nous logions à la Maison des Jeunes de Courbevoie), le Sacré-cœur et son funiculaire, le Clairon des Chasseurs de la place du Tertre...

Et le Monbazillac dans tout cela? M'apostropherez-vous brutalement...

Sur le zinc d'un bistro de Versailles, en descendant de la plate-forme arrière d'un autobus brinquebalant (vous savez avec le contrôleur et sa chaîne avec poignée pour chasse d'eau...), avant la galerie des glaces, la chambre du Roi et les grandes eaux (les fallait bien pour éliminer le sucre...)

 

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11 mars 2017

Hélas ! (Walrus)

 

On le prenait pour un fada :

Il dansait pas la lambada !

Mais il fallait qu'on s'y déhanche

Et avec sa prothèse de hanche...

 

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04 mars 2017

Devinette classique (Walrus)

 

Où se trouve le mouchoir de l'empereur sorcier ?

Dans la poche du Khan Gourou !

 

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25 février 2017

Last tweet (Walrus)

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18 février 2017

Coïncidence (Walrus)

 

Je sais, je sais, c'est pas la première fois, ni même la deuxième, que j'utilise ce titre, mais bon s'il n'y avait qu'une seule coïncidence, on n'aurait pas pris la peine d'ajouter un mot "pour" au vocabulaire...

Donc, tandis que j'imaginais une histoire à base de Marcel(s) pour la présente édition, voilà-t-y pas que je reçois, via le réseau social bien connu, un message de Caro_Carito, un message intitulé "Le cauchemar continue !".

Cette charmante enfant m'y signale qu'un chercheur canadien aurait retrouvé un bout de film de 1904 où l'on peut apercevoir très brièvement Marcel Proust en mouvement!

Je dois dire que ça m'a scié : habituellement, assis ou debout, on le voit en train de poser, un peu comme s'il se voyait déjà statufié l'immense écrivain français !

Ça ne vous paraît pas louche à vous :

  • Le plus grand écrivain français n'a pas la moindre statue
  • Le plus grand écrivain français ne repose pas au Panthéon
  • Le plus grand écrivain français n'a même pas réussi à trouver ne fut-ce qu'un strapontin à l'Académie

Pauvre Marcel, lui, il ne faut même pas le mettre à bas de son piédestal : il n'en a pas !

 

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11 février 2017

Gentleman Farmer

 

Il était propriétaire...
Terrien.
Il répétait à tout bout de champ
"Si t'es pas propriétaire,
T'es rien !
"
C'est qu'il en avait des champs !
Des hectares et des hectares,
Qu'il baillait à ferme.
N'empêche qu'en son manoir,
Il bâillait ferme !

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04 février 2017

Goinfre (Walrus)

 

Pour désigner ce genre d'individu en Belgique (et aussi dans le nord et l'est de la France), on emploie également goulafre souvent abrégé en goulaf et même pour certains, par inversion interne, en galouf, la preuve.

Vous avez lu ?

Bon, ben alors, que vous dire de plus ? Il est très bien ce garçon !

Enfin, je suppose que c'est un garçon...

Quoi ? J'utilise un nègre ? Vous avez quelque-chose contre les nègres ?

Racistes, va !

 

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28 janvier 2017

Ceci n'est pas un sonnet, voyez la définition ! (Walrus)


Comme un jeune étourneau, il était étourdi.
Non, il ne s'était pas sonné sur une vitre,
Il prenait simplement mardi pour mercredi.
Alors les gens pensaient qu'il voulait faire le pitre.

Ils murmuraient entre eux : "Mon Dieu, quel drôle d'oiseau!
Manqu'rait plus qu'il sévisse en plus sur les réseaux
Sociaux, ce jocrisse, ce faiseur d'embarras,
Cette calamité, cette face de rat !"

Mais il y était bien, vous verrez tout à l'heure
Qu'il ne recule pas, cet oiseau de malheur,
Devant les pires tours naissant dans sa cervelle

Pour gaver votre esprit de sottes ritournelles
Et vous faire avaler, camouflées en vers,
Des folies à vous mettre l'encéphale à l'envers.

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21 janvier 2017

Dans la série "On n'arrête pas le progrès" : la peinture (Walrus)

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Jan van Eyck eut un petit sourire en coin... il avait aperçu l'étonnante composition : une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin. Il pensa : "Ces Italiens en sont toujours à leurs méthodes primitives à base d'eau et d'œuf et ils appellent ça la Renaissance !"

Sur ce, il s'éloigna en fredonnant...

"La peinture à l'huile,
c'est plus difficile
mais c'est bien plus beau
que la peinture à l'eau..."

 

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