14 octobre 2017

Iatrophobe, moi ? (Walrus)

 

Vous voulez rire ? Je sors de chez mon médecin !

Comme je savais que j'allais devoir vous faire un compte-rendu circonstancié, je l'ai bien regardé :

Blonde, un poil plus grande que moi, un gros poil plus jeune, pas pin-up pour un sou, mais pas désagréable à contempler malgré tout tandis qu'elle tapote sur son clavier, intelligente et goûtant mon genre d'humour, que demander de plus ?

Oui, je sais, je raconte partout qu'elle est plus souvent en vacances qu'à ses consultations, mais c'est pas vrai, c'est juste moitié moitié ! 😇

Et d'ailleurs, une fois, en urgence, j'ai consulté son remplaçant, je n'ai pas été déçu !

Habituellement, mon épouse et moi y allons ensemble pour un contrôle de routine, mais aujourd'hui j'y suis allé seul : je devais lui narrer mes aventures gastro-colonoscopiques de mardi. Ça l'a bien fait rire quand je lui ai demandé si elle pensait qu'ils utilisaient la même caméra pour les deux examens.

En dépit de cela, elle m'a trouvé un peu moins "spitant" qu'à l'ordinaire. Normal, lui ai-je répondu, je n'avais pas mon épouse à taquiner...

Plus sérieusement (oui, je sais, ça ne me ressemble pas), je refuse d'en changer parce que bien qu'elle soit non conventionnée, jamais à l'heure pour ses rendez-vous et, comme je l'ai déjà dit, bien trop souvent en congé à mon goût, elle a le diagnostic sûr et m'a toujours adressé à des spécialistes compétents.

Et puis, c'est une amie de ma femme, si ça c'est pas un argument !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,


07 octobre 2017

Ça va mon canard ? (Walrus)


Quand j'étais enfant, à l'occasion d'une Saint-Nicolas, j'avais reçu un projecteur 16 mm qu'il fallait faire tourner à la main au moyen d'une manivelle en gardant un rythme régulier, école de calme et de concentration.

Dans la série de bouts de films dont je disposais, il y avait une aventure de Donald (Duck, pas Trump).

On y voyait le héros, confortablement installé dans un fauteuil "club" et bouffant des pralines, consulter un livre intitulé "Diseases and their Symptoms".

Il en tournait les pages et, s'arrêtant subitement à une maladie particulière, se mettait à en mimer les symptomes en couvrant et découvrant alternativement ses yeux avec sa main.

Ses neveux l'observaient et, en se faisant la courte-échelle accédaient à l'interrupteur qu'ils enclenchaient et déclenchaient successivement, créant la panique chez leur oncle.

C'est pareil pour moi si je m'aventure à lire des articles parlant de maladies : je m'en découvre brusquement atteint, et j'ai même pas besoin de neveux pour me convaincre !

Source: Externe

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

30 septembre 2017

Cuti-réaction (Walrus)

 

J'avais bien tout préparé dans ma tête mais, procrastination oblige, je n'avais rien mis sur papier.

Enfin, quand je dis papier... vous me comprenez, parce qu'à part la liste des courses, sur papier, je ne mets plus grand chose !

Comment ?

Non, je n'ai pas de smartphone !

Comment (bis) ?

Cro-Magnon ?

Si vous voulez...

Donc, j'avais pensé vous entretenir de ces gens que dans mon jeune temps on disait avoir été vaccinés avec une aiguille de gramophone.

Et c'est là que j'ai reçu la participation de mon neveu Joe. Et que lus-je tout en fin de ses élucubrations en y jetant un regard distrait pour ne pas déflorer son chef d'œuvre avant le moment fatidique ?

"Ignores-tu que nous avons été vaccinés avec une aiguille de phonographe"

Mon sang n'a fait qu'un tour ! Une réaction somme toute épidermique (d'où le titre). Déjà que mon neveu me fait parvenir son pensum un mercredi, lui qui est plutôt (comme moi) un habitué de la dernière heure, voilà-t-y pas qu'il glisse dans son truc une phrase (presque) identique à celle que j'avais en tête.

Même tendance à la procrastination et des idées en commun...

Pas de doute, c'est l'esprit de famille !

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

23 septembre 2017

A posteriori (Walrus)

 

Après vous avoir livré en pâture le mot de la semaine, je suis allé consulter mon dico favori.

Oui, je suis comme ça, j'agis puis je réfléchis (comme disait un ex-premier ministre de mon pays : Achille van Acker. (Un cas intéressant que ce fils de vannier ayant quitté l'école à onze ans et ayant finalement dirigé quatre gouvernements et été fait docteur honoris causa de l'Université de... Lille ! (certes, là n'est pas la question, mais faut bien meubler n'est-ce pas ?))).

Je suis toujours amusé par le glissement sémantique des mots.

Ainsi, celui qui nous intéresse semble avoir été utilisé à l'origine pour désigner plutôt un couche sociale, comme on le voit clairement pour Jacouille la Fripouille qui contrairement à son seigneur est de basse extraction et vêtu de fripe.

Le terme a ensuite pris un côté plus péjoratif, sans doute par (c'est hélas toujours pareil aujourd'hui) assssociation de la classe pauvre au monde de la délinquance.

Aujourd'hui, par usure, le mot a perdu de son mordant et on est bien obligé d'en souligner le côté plus ou moins fort en lui adjoignant un adjectif : "petite" pour en faire presque un mot gentil vis-à-vis d'un enfant ou d'un animal domestique, "vraie" ou "vieille" pour désigner comme avant un personnage sans scrupule.

Et moi, dites-moi, quel genre de fripouille serais-je donc ?

... comment ça, "Les deux, mon capitaine !" ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

16 septembre 2017

Walrus persiste et signe

 

Et voilà, c'est reparti ! Emporté par mon élan, j'ai encore fait fort en choisissant un sujet qui ne me concerne pas !

L'extase ! Ce serait pas le domaine réservé des femmes, ça ?

Comment ?

Juan de Yepes Álvarez ?

Ah, je vois que vous aussi vous êtes intéressés au mysticisme, comme moi, aux temps lointains de ma folle jeunesse...

C'est arrivé bêtement : je me passionnais pour Saint-Exupéry et j'avais bien sûr lu toutes ses œuvres (bon, ça fait pas des masses non plus) et une large sélection de tout ce qu'on avait écrit à son sujet à l'époque. Et c'est là que ça m'est tombé dessus : un certain Clément Borgal avait pondu un essai intitulé "Saint-Exupéry, mystique sans la foi" et de fil en aiguille...

J'en ai passé du temps dans les librairies ! Faut dire qu'à l'époque, c'était pas comme aujourd'hui où en quelques clics de souris, vous vous retrouvez au cœur de l'œuvre de Thérèse d'Avila, de Jean de la Croix, de Maître Eckhart, d'Avicenne pour ne citer que ceux-là. Pareil pour leurs commentateurs et pour des centaines d'écrits sur le sujet.

Mais hélas, que ce soit hier ou aujourd'hui, ce n'est pas en parcourant de long en large cette vaste littérature que s'est manifestée en moi le moindre infime début d'expérience extatique.

Mais depuis qu'un moine Zen a déclaré que l'illumination peut surgir en nettoyant les légumes, je ne désespère pas, même plus besoin d'aller se paumer dans le Sahara comme Eric-Emmanuel Schmitt...

T'en foutrai des nuits de feu, moi !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,


09 septembre 2017

En promenant le chien (Walrus)

 

Ben oui, je suis souvent plus inspiré en promenant le chien qu'assis devant mon clavier !

L'ennui, c'est que, même si j'ai un carnet dans une poche et un porte-mine dans une autre, il m'est impossible de noter mes idées à cause du chien qui tire comme un dingue sur sa laisse dès que je fais mine d'arrêter de le suivre.

Oui, je sais, je me suis mal exprimé tout à l'heure : ce n'est pas moi qui promène le chien, c'est lui qui me balade.

C'est ainsi que depuis trois ou quatre jours, chaque fois que la bestiole descend la ruelle pavée de klinkers pour exécuter son traditionnel duo d'aboiements avec l'autre clebs dissimulé derrière une haie à mi-pente, puis, le concert terminé, la remonte d'un air satisfait, mon regard tombe sur une plante poussant courageusement entre deux de ces pavés synthétiques.

Chaque fois je me dis "En rentrant, faut que je fasse une recherche sur internet pour identifier cette herbacée à la floraison typique des solanacées (ou solanées)". Et chaque fois, ça m'est sorti de la tête quand je suis de retour chez moi.

Mais ce matin, ça m'est revenu en réfléchissant aux doryphores car, comme chacun sait, ces bestioles se nourrissent du feuillage des pommes-de-terre et les pommes-de-terre sont des solanacées !

Bref, j'ai identifié la plante en question : il s'agit de la morelle noire au nom vernaculaire extrêmement sympathique : tue chien !

Ce serait une bonne chute, non ?

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, en lisant l'article lui consacré, j'apprends que cette morelle noire était utilisée en compagnonnage, c'est-à-dire qu'on la plantait en même temps que les patates parce que les doryphores la préfèrent à ces dernières. Elle est pas belle la vie ?

Et c'est pas fini...

C'est que je ne vous ai pas dit ce que je cherchais à propos des doryphores.

Ça tournait dans ma tête cette histoire de doryphores et brutalement ça m'est revenu : dans ma jeunesse, dans l'immédiat après-guerre donc, je l'avais entendu utiliser pour désigner les Allemands, moins répandu que Boches bien entendu, mais quand même.

La richesse du vocabulaire français lorsqu'il s'agit de désigner l'autre, cet ennemi, est étonnante !

Un petit exemple ?

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

02 septembre 2017

Mais où avais-je la tête ? (Walrus)

 

Proposer une histoire de grand-père, c'est bien moi, ça !

Qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter ?

Mon grand-père paternel a été tué au cours de la première guerre mondiale et je suis né pendant la deuxième, c'est dire si je l'ai connu ! Il était Anversois et je pense qu'il s'appelait Louis. Il faisait partie d'un régiment de ligne, ce que j'ai déduit d'une photo de lui à cheval sur un tonneau que j'ai retrouvée chez mes parents. Ça fait pas bezef !

Celui du côté de ma mère est décédé quand j'étais encore tout jeune, à peine a-t-il eu le temps de me fabriquer des oiseaux faits de pommes-de-terre et d'allumettes qu'il enfermait dans une cage suspendue au mur extérieur de la maison. Il se cachait derrière le coin et sifflait pour essayer de me faire croire qu'ils chantaient. Il s'appelait Félix, comme un de ses fils, mais tout le monde l'appelait par son surnom : Lu Gawe, la guimbarde en patois liégeois, mais je ne l'ai jamais vu jouer de cet instrument.

Ça fait une paie aujourd'hui que je suis grand-père moi-même et que j'improvise vu mon manque de références...

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]

26 août 2017

Tout château a son fantôme (Walrus)


Autour du lac Trasimène, la moindre colline porte sa ville, son village, son château, tous ceints d'imposantes et rébarbatives murailles. Quel passé belliqueux ont-ils connu ces endroits aujourd'hui si paisibles dès qu'on en franchit les portes ?

Castiglione-0033


C'est sans doute de ces temps troublés que datait le fantôme que j'ai aperçu à l'intéreur du mur reliant le palais ducal à la forteresse de Castiglione del Lago.

Castiglione-0025


Peur, moi ? Mais non, je m'y attendais un peu : l'Ombrie n'est-elle pas le royaume des ombres ?

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

19 août 2017

Le temps est assassin... (Walrus)

 

Neuf ans déjà que nous promenions par les chemins du jardin botanique de Meise, au plus froid de l'hiver, cet arc-en-ciel ambulant.

Les photos, finalement, n'apportent que des regrets.

Source: Externe

À moins qu'elles ne nous réchauffent un court instant le cœur...

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

12 août 2017

Bizarre (Walrus)

 

Je n'ai pas eu besoin de spécifier qu'il s'agit de moineaux, tout le monde les a reconnus.

Il semblerait que ce moineau soit l'oiseau par excellence, l'emblème de la gent ailée.

Et  pourtant...

Depuis combien de temps n'en avez-vous pas entrevu le premier bout de plume ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,