09 décembre 2017

C'était au temps où Bruxelles... (Walrus) (353)

 

Quand j'habitais 15, rue de la Centrale, à Ville-sur-Haine (inutile de vous précipiter, la maison a été rasée en même temps que la centrale électrique), mon frèe avait reçu pour la Saint Nicolas un album des aventures de Quick et Flupke.

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Je me suis bien sûr empressé de le lire.

Hergé, Bruxellois d'origine y racontait les aventures de deux garnements de sa ville.  Il m'a fallu des années pour percer le mystère du nom de ces héros (ce sont les diminutifs bruxellois de Patrick et Philippe). Cet album fut mon premier contact avec Bruxelles.

Quel monde étrange pour moi qui avais vécu jusque là dans des maisons ouvrières, que cet endroit où les gens vivaient empilés dans des appartements.

L'autre personnage principal de cette bande dessinée, avec qui ils avaient d'innombrables démêlés, était l'agent de police de leur quartier, porteur aux coins de son col d'un numéro matricule : le 15. Aujourd'hui, cet agent, sans doute le flic le plus célèbre de Bruxelles, a même sa statue place Sainctelette.

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Quand en 1963 j'ai dû me présenter au Petit Château, le centre de recrutement et de sélection de l'armée de l'époque, j'ai emprunté le tram qui faisait la navette sur les boulevards de la petite ceinture de la capitale : le 15 ! Ce tram était tellement connu qu'il était représenté sur les carrousels. Aujourd"hui, ce numéro est celui d'un bus qui dessert en soirée quelques quartiers de Jette.

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Les écoles de Bruxelles sont, elles aussi, affublées d'un numéro. Celle qui porte le numéro 15 parmi les écoles maternelles s'appelle "Les Lutins du Petit Bois", c'est pas mignon ?

 

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02 décembre 2017

Premier ! (Walrus) (352)

 

Bon, cette fois-ci, je ne me laisserai pas avoir, personne ne pourra me devancer (quoique connaissant Venise et Laura, j'ai pris un risque en attendant onze heures pour m'y coller), personne ne viendra publier mes idées !

Enfin, si j'en avais, des idées...

Parce que là, si elles existent, elles doivent être bien cachées !

Derrière un paravent, peut-être ?

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25 novembre 2017

Ah, être Calife à la place du Calife ! (Walrus) (351)

 

La procrastination (oui, je sais, je retarde de trente-trois chapitres) est une manie qui me fait un tort fou.

Déjà que comme c'est moi qui propose les sujets, vous pourriez penser que j'ai déjà une petite idée derrière la tête en le faisant et que, d'autre part, j'ai au moins quelques petites minutes d'avance sur vous pour me mettre à rédiger.

 

FAUX ! (comme disait Norman)

Faux parce que mon indolence naturelle fait que quelle que soit l'idée qui me vienne sur le sujet, je la retrouve déjà dans un des envois des participants plus courageux que moi.

Je vous les donne en vrac :

  • associer l'obélisque à l'astérisque comme un vulgaire Uderzo (bon, je vais pas en faire une idée fixe)
  • remettre les pendules à l'heure sur la nature exacte des odalisques
  • et, puisqu'on parle d'heure, prendre la place de la Concorde pour un cadran solaire
  • prendre un air pénétré à la pointe de l'obélisque
  • jeter un voile pudique sur toutes les odalisques de la peinture française
  • transformer l'obélisque en fusée et la mettre sur orbite

Bon, ben comme on me coupe tous mes effets...

Je vais peut-être pouvoir entrer au harem !

 

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18 novembre 2017

The wall (Walrus)

 

Noctambule, ça fait pas un peu BD ça ?

Quoi ?  Vous ne dites pas "bulles", vous dites "phylactères", du coup ça ne vous fait même pas rire ?

Normal, c'est de l'humour belge, j'vais pas vous faire un p'tit dessin non plus...

Mes expériences noctudéambulatoires sont rares : la nuit, généralement, je dors !

Néanmoins...

Au temps béni où je travaillais (ce qui est bien plus reposant qu'être retraité) je me retrouvais de temps à autre chargé de mission. Bon, pas dans le style OSS117 ni James Bond, juste chargé de mission, même pas diplomatique.

Donc, un beau jour, je prends l'avion pour Manchester, question de rencontrer mon ami Dave (Brandy) Cummerson dans son labo de Widness. À l'époque, pas de gsm, encore moins de smartphone ou de GPS, juste à la descente d'avion un gusse muni d'une pancarte "Laporte, Mr Walrus" qui attend que vous ayez fini d'expliquer aux services de douane que la poudre dont vous a chargée un collègue est de la pâte à papier blanchie aux peroxydes, pour vous embarquer vers une destination connue de lui seul, soit l'hôtel Grosvenor à Chester.

Chester ! Vous aviez rêvé vous, d'atterrir un jour dans ce patelin dont des dizaines d'épiciers belges vous ont vendu un fromage qui n'était en réalité que du Cheddar ? Vous en saviez quelque chose, vous du Chester cheese (prononcez tchètchetchise) ? Non ? Moi non plus !

Bref, débarqué au milieu de la nuit dans cette ville inconnue, avant de me coucher, je décide de voir à quoi peut bien ressembler ce patelin. Et au premier coin de rue, je découvre un escalier que, bien sûr j'emprunte (je l'ai rendu, rassurez-vous). Il mène sur un mur. Un mur qui coupe la ville en deux : in the wall et out of wall. C'est l'enceinte romaine de Chester. Elle fait presqu'entièrement le tour du cœur de la cité et à passé minuit, vous n'y croisez personne.

Que les villes sont étranges la nuit !

Déjà à Paris... mais qu'est-ce que je vous raconte, ça, c'est une autre histoire !

 

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11 novembre 2017

Mâle et fils (Walrus)

 

À peine avais-je imaginé vous faire le coup de l'intitulé homophonique que le message de Vegas m'est parvenu nous apportant une participation au titre basé sur un jeu de mots similaire.

C'est fou comme les grands esprits se rencontrent.

Remarquez que Vegas, lui, a de la suite dans les idées et qu'il nous a construit sur ce thème un de ces galimatias dont il détient les tortueux secrets puisqu'il en est le Roi incontesté, lui qui plane au ciel de la ponte scripturale ainsi qu'en atteste le cul bleu de son nouveau perroquet.

Tandis que moi, misérable avorton scribouilleur, à part le titre...

Ben oui, à la fin de l'envoi, je (botte en) touche !

 

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04 novembre 2017

T'en foutrai du Lipizzan, moi ! (Walrus)

 

Mais où diable ai-je pu aller pêcher cette idée stupide ?!?

Eh bien, je vais vous le dire :

Initialement, j'avais pensé proposer "liposuccion" mais je n'ai pu repousser un frémissement à l'idée de ce qu'auraient pu faire de ce sujet éminemment sympathique mon neveu Joe et quelques uns de ses amis du genre Vegas. Et comme j'en étais à Lip, Lipizzan m'est tout naturellement venu à l'esprit.

Mal m'en a pris, le seul cheval que j'aie jamais monté n'avait rien d'un Lipizzan, je vous le garantis !

Que faire dès lors pour honorer le sujet que je nous ai moi-même jeté en pâture ?

Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai de la ressource (si j'ose dire) !

J'ai un souvenir, douloureux, avec les Lipizzans :

C'est moi qui ai payé les billets quand mon épouse et mes petites-filles sont allées voir l'exhibition de l'École d'Équitation Espagnole de Vienne au palais du Heysel de ma bonne ville.

 

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28 octobre 2017

Oh, la belle bleue ! (Walrus)

 

J'aurais peut-être dû m'intéresser à l'étymologie de ce mot étrange (pondu de toutes pièces par son inventeur) mais Laura, notre documentaliste attitrée le fera pour moi (ou pas...).

Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai vu  un instrument de ce genre pourtant si courant au temps de ma jeunesse où cet assemblage simple et quelques débris colorés généraient une infinité d'images propres à éveiller l'enthousiasme de l'observateur.

Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui où l'image électronique règne en maître (que dis-je, en despote) sur notre monde (inter)connecté, on peut vous fabriquer des images bien plus bluffantes avec un petit coup de programmation, plus besoin de tube en carton, de miroirs, de verre dépoli. Un bête clic suffit à vous faire plonger dans les profondeurs de l'espace de Mandelbrot par exemple.

Comme vous le lirez, le calcul générant l'image est assez simple, mais plus on veut de détails plus il faut d'itérations et c'est ça qui prend du temps et bloque votre ordi pendant des jours, des jours et des jours.

Ne vous laissez pas hypnotiser surtout, y a un bouton pour stopper le défilement. Et si vous en avez marre, vous pouvez toujours vous bricoler un petit kaléidoscope.

 

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21 octobre 2017

Dans l'eau de la claire fontaine (Walrus)

 

Pour accéder à l'eau de la fontaine mythique, Odin lui-même aurait, dit-on, accepté de perdre un œil.

Aujourd'hui, elle est à la portée de tout un chacun, dans toutes les pharmacies, parapharmacies, parfumeries, drogueries, salles de fitness, j'en passe et de meilleures.

Heureusement, car aujourd'hui, chacun se doit de rester jeune, même avec un pied déjà dans la tombe.

Bah, il n'y a pas grand chose de changé, déjà au temps de mes jeunes années, j'entendais mes parents dire de l'un ou l'autre vieillard : "Il est retombé en enfance !"

Je me demande bien si c'était un compliment...

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14 octobre 2017

Iatrophobe, moi ? (Walrus)

 

Vous voulez rire ? Je sors de chez mon médecin !

Comme je savais que j'allais devoir vous faire un compte-rendu circonstancié, je l'ai bien regardé :

Blonde, un poil plus grande que moi, un gros poil plus jeune, pas pin-up pour un sou, mais pas désagréable à contempler malgré tout tandis qu'elle tapote sur son clavier, intelligente et goûtant mon genre d'humour, que demander de plus ?

Oui, je sais, je raconte partout qu'elle est plus souvent en vacances qu'à ses consultations, mais c'est pas vrai, c'est juste moitié moitié ! 😇

Et d'ailleurs, une fois, en urgence, j'ai consulté son remplaçant, je n'ai pas été déçu !

Habituellement, mon épouse et moi y allons ensemble pour un contrôle de routine, mais aujourd'hui j'y suis allé seul : je devais lui narrer mes aventures gastro-colonoscopiques de mardi. Ça l'a bien fait rire quand je lui ai demandé si elle pensait qu'ils utilisaient la même caméra pour les deux examens.

En dépit de cela, elle m'a trouvé un peu moins "spitant" qu'à l'ordinaire. Normal, lui ai-je répondu, je n'avais pas mon épouse à taquiner...

Plus sérieusement (oui, je sais, ça ne me ressemble pas), je refuse d'en changer parce que bien qu'elle soit non conventionnée, jamais à l'heure pour ses rendez-vous et, comme je l'ai déjà dit, bien trop souvent en congé à mon goût, elle a le diagnostic sûr et m'a toujours adressé à des spécialistes compétents.

Et puis, c'est une amie de ma femme, si ça c'est pas un argument !

 

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07 octobre 2017

Ça va mon canard ? (Walrus)


Quand j'étais enfant, à l'occasion d'une Saint-Nicolas, j'avais reçu un projecteur 16 mm qu'il fallait faire tourner à la main au moyen d'une manivelle en gardant un rythme régulier, école de calme et de concentration.

Dans la série de bouts de films dont je disposais, il y avait une aventure de Donald (Duck, pas Trump).

On y voyait le héros, confortablement installé dans un fauteuil "club" et bouffant des pralines, consulter un livre intitulé "Diseases and their Symptoms".

Il en tournait les pages et, s'arrêtant subitement à une maladie particulière, se mettait à en mimer les symptomes en couvrant et découvrant alternativement ses yeux avec sa main.

Ses neveux l'observaient et, en se faisant la courte-échelle accédaient à l'interrupteur qu'ils enclenchaient et déclenchaient successivement, créant la panique chez leur oncle.

C'est pareil pour moi si je m'aventure à lire des articles parlant de maladies : je m'en découvre brusquement atteint, et j'ai même pas besoin de neveux pour me convaincre !

Source: Externe

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