17 février 2018

Participation de Venise

 

On nous avait conviés  au théâtre du vieux colombier là où devait se dérouler la dictée de Pivot.

Tous les érudits, comme moi qui n’avais jamais renoncé à scruter les ténèbres de l’orthographe s’étaient rués sur ledit lieu.

 

Tout ce qui compte de mondes civilisés devait d’après moi se soumettre à l’exercice.

Nous attendions avec impatience les premiers mots quand le premier fut

 ATRABILAIRE.

L’incrédulité a dû se voir sur mon visage, car PIVOT a prononcé trois fois ce mot.

On n’imagine pas l’envergure de ma gêne à la découverte de ce mot barbare .

Soudain Pivot me parut docte et solennel avec son ATRABILAIRE et moi pauvre pèlerin qui avait oublié dans sa besace , la peste et la gale .

ATRABILAIRE devait être un lieu de ville , et pour étancher ma soif  je me plongeai  dans mon portable discrètement dissimulé sous ma jupe .

 

Je jure que j’ai tenté de peigner le lion afin de m’adapter à ces rugissements , mais cette rupture de réseau me fut fatale .

J’avais connu des hauts et maintenant je me noyais  dans les bas .

Ce terme ressemblait à un aquarium et moi à une grenouille albinos qui s’agitait sans trouver d’issue.

Puis j’ai senti sur moi passer  le vent de l’aile de l’imbécilité.

Avoir son abîme à côté de soi n’est pas chose aisée , du coup je pris la tangente et sortis de ce lieu hanté , comme une barque qui prend le large à la vue du récif.

Je suis revenue plus tard à l’écriture cela reste un breuvage inoubliable.

 

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10 février 2018

Participation de Venise

 

Soucieuse de sauver la planète des dangers humains qui la menacent, j’avais organisé un cocktail dinatoire sur la place st Marc à Venise.

C’était trop élégant et le tout Venise empreint d’une émotion vibratoire était là.

Tout le monde s’interrogeait à voix haute dans un italien parfait, attentif à ce que le voisin entende la profondeur de son questionnement.

Soudain Nicolas hulot en personne surgit dans la foule et sorti de sa poche une lettre.

J’allais renoncer à l’approcher quand comme une frégate corsaire j’ai pu l’aborder, comme l’aurait fait un galion espagnol.

Alors que j’étais intarissable sur le sujet lui se taisait avec l’air mystérieux de celui qui sait, mais qui ne peut en dire plus. Il retournait nerveusement cette lettre entre ses doigts et murmura à mon oreille : » il faut sauver les meubles.

Le navire prend l’eau de toute part, les rats commencent à remonter les cales. »

Je le fusillais du regard et pris la parole devant l’auditoire médusé.

« Monsieur Hulot est là pour nous divulguer une palanquée de secrets. Voilà la Pandore qui est prête à nous ouvrir toutes les boites. »

Comme dans un dessin de tex Avery on pouvait voir la fumée sortir de ses naseaux tant il fulminait.

Chers amis dit il en dépliant » la lettre j’ai entre mes mains la lettre du zébu , nom de code pour un groupe d’action directe italien » .

Je sais dit il affirmer c’est faire peur, et le zébu groupuscule d’enfants turbulents de ce siècle ne nous apprendront rien de plus sur nous.

La question que cette lettre pose c’est

Sommes-nous devant des coïncidences ?

Personne n’osez rien dire .

 Dans certaines cités grecques, le messager qui osait apporter une mauvaise nouvelle était exécuté sur-le-champ. C’est très sain, comme pratique il me semble et puis cet animateur télé à deux balles

avec sa lettre du zébu à la main aurait fait un fameux martyr.

Enfin qui il faut préserver le moral des troupes CASSANDRE !!

 

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03 février 2018

Participation de Venise


Au début du siècle, dans les terres glacées de l’arctique, en levant la tête vers le plafond du ciel le yeti aperçut la Grande Ourse.
Ce filon d’étoile jaune gros comme un saumon fut sa première prise.
Le hasard voulut que le yeti pendant longtemps ne rencontra aucune trace d’homme sur sa route.
Il s’est accouplé avec la baleine bleue, et pris dans le pôle magnétique des glaces, fut à l’origine des mondes, des ours blancs et des renards.

La fonte des glaces a poussé le yeti à rejoindre nos villes.
Il fut engagé immédiatement dans des films pornographiques, et ressentit de forts désirs de transgression.
Il put entr’apercevoir l’obscurité profonde de l’âme des hommes.
Il comprit que sa mémoire était encombrée de sottise à les fréquenter de trop près.
À la nouvelle lune se jura -t-il je rejoindrai mes compagnons des glaces, ici tout m’ennuie.
Il ressentait une lassitude immense, il en avait perdu le gout de vive.
Il décida de s’endormir sous des branches et ne plus se réveiller.
Il fit un étrange rêve.

v01


Il ramassait les feuilles des arbres pour les déposer au fond des soupes que buvaient les hommes et finissait par les transformer en cerfs.
Quand enfin il se réveilla, il était seul au milieu d’un paysage désolé.
Un cerf s’approcha de lui, si tu me donnes forme humaine je t’aiderai à passer la rivière pour rejoindre le Grand Nord.
Le yeti grimpa sur le dos du cerf, bien accroché aux cornes. Les remous tumultueux de la rivière ont failli plusieurs fois l’emporter, mais la force du cerf prit le dessus.
Maintenant c’est à toi de tenir ta promesse dit le cerf au yeti : redonne-moi forme humaine.
Le yeti ne tenu pas sa parole et le cerf lui jeta un sort.
Depuis le yeti est invisible aux hommes et seules ses traces de pas sont accessibles au regard.

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27 janvier 2018

Participation de Venise

LES Rois, la Noblesse, et les évêques anglais ne juraient que par le vin de XERES.

Le caractère Français du dit breuvage renforcé par un parfum de figue avait à lui seul bouleversé la dynastie des Plantagenets .

Un soir ivre mort le Roi avait déclaré la guerre au royaume  de France.

Seul Richard Cœur de Lion en faisait un usage raisonné en versant chaque soir quelques gouttes de l’élixir suprême au creux du saint GRAAL .

 

On sait par de savants médiévistes que les grands prélats normands , véritables contrebandiers dont  l’âme prêtée  à Dieu  faisaient commerce du Vin de XERES . On a retrouvé dans l’ABBAYE

De Saint augustin de Canterburry de vielles gourdes aussi vieilles que la tapisserie de Bayeux.

A la bataille d’HASTING on a fait l’instrument de la victoire ce vin afin d’imposer la fiscalité du royaume.

Un étudiant se léve enfin au fond de la salle .

C’est un tissu de mensonge votre thèse Madame une fake news.

Le sherry arrive tout droit d’Andalousie et n’a aucune racine anglosaxonne .

Le professeur se lève en titubant , n’entendez vous point le cri déchirant du xérès au fond des cuves ?

La salle rit aux éclats et applaudit le professeur ivre .

Comment voulez vous qu’on prenne au sérieux votre thèse dit l’étudiant irrité par ce tissu de mensonge .

Vous mélangez tout dit il en redoublant d’effort ,la force du vent et l’âge du capitaine .

Vous avez pas le pouvoir de délocaliser l’histoire du xérès.

Qu’est ce que vous en avez à foutre de la vérité ou pas dit le professeur droit dans ses bottes ?

Certes j’ai pris un peu de liberté avec l’histoire , mais des emmerdeurs dans votre genre ne me font pas peur dit le professeur le menton tressautant au bord d’un  sanglot.

Puis soudain  le professeur a coulé comme une masse de béton au fond de la mer 

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20 janvier 2018

Participation de Venise

 

Dans le sillage bleu du train de mon enfance

Je sais ce que je dois à ces voyages crépusculaires

J’ai tout bu dans ce wagon feutré , des aubes rougeoyantes , à la mer gonflée d’écume , aux troupeaux accroupis sur de mornes prairies.

Jeté dans la tempête tel un forçat tirant ses wagons d’or.

Face à d’immobiles montagnes.

Un jour nouveau déchirait l’horizon.

Ho !! la bonne aventure qui fond lascivement dans le frimas du littoral

Doux matins, océans d’haches de guerre et ce vent penché au wagon qui fraichit ma joue.

Bel esclave fou qui remue ses chaines pendant que les collines regardent passer le train.

Voilà qui monte à moi le désir enfoui de conduire ce bolide.

D’épouvantables vents sacrent ma destinée ;

Depuis je marche d’une marche furieuse qui vient réanimer les chiens fous bourré d’envie de tenter le voyage.

Le grand soleil de mai arrose mon visage, voici le grand canyon j’y arrête mes pas

J’entends encore l’écho du ronflement du train qui me ramène dans la gare de Blanzac 

Le voyage et le train , des hivers crépitants dans les coquilles sombres des wagons

Quand dehors il neigeait le roulis crevait mon sommeil pour allumer les nuits.

Et si on semait des rails comme poussent des marguerites,

Assez roulis de mon enfance ,

Assez , chuchotement des cris des voyageurs restés à quai .

Il serait temps que dans ce siècle que tous nous fassions ce voyage,

Assez crie la petite fille , montons dans ces wagons , que l’homme séme le voyage en attendant qu’ils s’aiment .

Lisons derrière la vitre du wagon le silence de l’immensité  du monde , ramassons le chien jeté dans le fossé .

Libérons les hommes qu’on va brûler

Que dans ce wagon de mon enfance ne s’abritent que les  grandes espérances .

 

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13 janvier 2018

Participation de Venise

 

Il marqua une pause, et descendit son verre de bière d’un trait en poussant un soupir mélancolique.
C’est le vilebrequin.
Foutaises criai-je en jetant le verre de bière à sa figure.
C’est juste que vous n’y comprenez rien ma p’tite dame
Foutaises bis et mon cul, je n’ai jamais vu un garagiste comme vous dénué de compassion.
La conversation aurait pu se poursuivre tard dans la nuit , dans la même veine stimulante comme c’est souvent le cas , du mauvais côté jusqu’à ce que le dénommé rebond brise le flot
Écoutez dit- il d’une voix pâteuse
« au lieu de jacasser comme ça pouvez-vous vous décider
à la fermer que j’entende le moteur .
Entendons- nous bien je ne pourrai pas encaisser une mauvaise nouvelle le vilebrequin faut oublier

Donc poursuivit-il l’origine de la panne ne vous intéresse pas.
Je sais que je suis profane en la matière, mais ça ne doit pas être sorcier de redémarrer ce Pick up.
Le ton de sa voix ,sa manière de s’exprimer , sa phraséologie et son assurance complaisante commençaient à me déprimer tout autant que les nouvelles du vilebrequin.
Je restais plantée là alors qu’il s’éloignait en me disant vous allez bien vous en sortir !!

Je l’ai jeté le vilebrequin il était encombrant dis-je d’une voix sourde .
Ne vous inquiétez pas je le raconterai à personne dit-il en souriant
Je tiens de source sûre que des gens ont été assassinés à coup de vilebrequin dans leur voyage dis-je à mon tour
Dieu seul sait combien de cadavres croupissent défoncés dans un caniveau à coup de vilebrequin dit-il en riant.
Vous avez une phobie morbide pour cet outil .
Je vous l’accorde peu de situations sont aussi déconcertantes que la mienne.
Poussez le pick ou mourrez d’insolation voilà les alternatives me dit-il
Le Pick up fait le poids d’un buffle dis-je désespérée .
Sous ses longs cheveux frisés , il avait le regard fou de l’Australien moyen .
Ses mains avaient la taille d’une poêle à frire moyenne et ses pieds étaient gigantesques.
J’avais envie de m’évanouir .
Je fis alors ce que je n’aurais jamais osé faire en des circonstances normales . j’enfonçai de toutes mes forces mon talon dans ses orteils crasseux . je ne suis pas en surpoids, mais des orteils soumis à de tels assauts se seraient douloureusement écrabouilles en un tas d’os et de chair broyés.
Mais dans ce cas précis je ressentis une douleur vive à la cheville comme si j’avais mis un coup de pied dans un vilebrequin.
Confrontée à une situation aussi insolite j’aurais dû partir en courant , malheureusement ce n’était pas toujours possible . j’étais incapable de savoir ce qui allait se passer, mais je savais que quelque chose allait foirer . Je redoutais que ma phobie empire quand je le vis revenir avec un vilebrequin dans la main .
Je souffrais manifestement d’un trouble psychique . Ça ne me dérangeait pas outre mesure jusqu’ici .
Je crois que c’est à la vue du vilebrequin que les choses ont mal tourné.
L’idée de lui demander c’est quoi ce truc que tu tiens dans la main m’a effleuré un instant l’esprit Monsieur le Commissaire je sais c’est une aberration sociale que de faire ce que j’ai fait , mais bon il s’en sort bien .

 

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06 janvier 2018

Participation de Venise


Il m’arrive de me prendre pour un arbre et de plonger les racines de mes bras dans la terre chaude de janvier.
Je viens y entendre les paroles des jardiniers , écouter le bruissements des ailes des coccinelles prises par le gel.
Je viens y braconner le reste d’espérance dans les racines des pissenlits avant que nous gifle le froid polaire.
On peut tout négocier avec la nature , on peut même lui mentir un certain temps , mais nous ne sommes pas des rois dans un désert .
Nous n’avons pas ce don d’ubiquité des sauvages du xii siècles, nous n’avons plus ce génie d’un Ronsard allant vers sa rose .
Nous sommes ces aveugles empêtres dans leur propre force inutile ne sachant plus multiplier les fenêtres sur le monde .
Il nous faut retrouver la force de papillonner dans la lumière du jour comme nos sœurs libellules.
Avant que vivre ne devienne une maladie éphémère retrouvons ce don d’ubiquité qui nous permettait de flairer une licorne dans un paysage.
Remettons d’aplomb ces visages écrasés sur des vitraux poussiéreux, ces mauvais draps dont sont faits nos lits.
Nous pourrons voir alors sans peur les rosiers sauvages de Damas et en même temps toute la bibliothèque d’Alexandrie

 

BONNE ANNEE. .

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30 décembre 2017

LE THURIFERAIRE (Venise)

 

Retiré sous le porche d’une maison le thuriféraire laissait passer la giboulée.

Une plénitude silencieuse se dégageait de lui. Je ne savais pas au juste ce qu’il tenait dans ses mains, mais une odeur d’encens remontait dans l’air.

J’entrevoyais une lassitude sur son visage d’enfant, épuisé désencombré des attachements.
Quelle parole, quel chant du cœur l’avaient mis sur ma route ?
Il était là comme un chant, un livre , une sculpture figée dans le temps.
J’avais devant moi un Rembrandt, et moi comme un peintre flamand, flairant le modèle parfait qui dormait dans l’atelier du Maitre je voulais toucher son âme.
Il s’est éloigné. Alors je me suis dit « si je le perds, je perds tout le reste , tout ce que le monde est en train d’oublier .
Alors à la manière d’un écureuil par bond et immobilité je l’ai suivi.
Je l’ai retrouvé figé dans la pierre au fronton de l’église comme un fantôme fatigué, plongé dans le ravissement d’un sommeil pur .
Un jour petit thuriféraire je parlerai de toi je montrerai comme tu m’as délivré de tout.

 

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23 décembre 2017

Participation de Venise

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Ça déboule sur scène, comme un boxer fou avec un mépris souverain pour la Romance.

 

Il incarne le rythme binaire, le retour têtu avec une opiniâtreté fiévreuse.

Il nous entraine dans son feu incandescent, ici on s’aime à mort.

Claude couronne l’impair et relègue le pair à la table de la canaille.

On boite avec lui sur ces arythmies endiablées.

C’est tout sauf de la chanson pépère

C’est Tristan et Yseult qui se seraient pris les pieds dans le tapis

Rien ne va plus rondement sur cette scène c’est la catastrophe des ruptures

C’est la syncope avant le malaise, et par à coup sismique il fabrique un temps qui pique , qui martèle qui bourdonne .

SALUT L’ARTISTE,

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16 décembre 2017

Participation de Venise (388)


Il est arrivé un matin pour y vendre ses rhododendrons au prix qu’il estimait justifié.
Après tout, c’est en Angleterre que des millions d’individus avaient fait fortune.
Il avait emporté avec lui ses rhododendrons enveloppés dans de vieux journaux qu’il serrait contre sa poitrine .

Un violoniste avait pris place à côté de lui, et la foule s’entassait joyeusement autour d’eux.

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Le temps avait l’air de s’écouler lentement, et la fluidité de l’archet captivait l’auditoire.
La mélodie avait l’air d’annoncer, l’inutilité de la vie ,alors que les rhododendrons refaisaient surgir la présence précieuse des printemps disparus.
Personne n’avait l’air de faire attention aux nuages sombres dessinés dans le ciel qui annonçaient l’orage.
La ville encore fraiche de la rosée du matin était lumineuse sous ce ciel d’orage.
Le jeu des formes et des couleurs des rhododendrons pouvait être les dessins d’un enfant.
C’était l’heure où LONDRES redevenait un village.
C’était comme l’enfance qui faisait retour dans ce doux hiver, puis la foule s’est extraite de sa torpeur et le pouvoir du violon s’est mis a jouer en discontinuité jusqu’à ce que l’orage éclate.
Maintenant le violoniste et le vendeur de rhododendrons assis à la même table boivent un verre chaud de vin rouge aux écorces d’orange.
Lui était de Varsovie et avait bien connu CHOPIN, l’autre avait été le jardinier de Georges Sand.

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L’un avait un profil vaporeux, l’autre avait le visage plat comme une feuille et tous deux regardaient les rhododendrons sous la pluie.

Partout où je vais, dit le hongrois, je pense, à la maison de mes parents et moi dit le jardinier c’est la première fois que je quitte mon pays natal.
Puis les mots ont fondu dans le crépuscule londonien.

 

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