07 octobre 2017

Participation de Venise

 

Ces temps ci , je partage mon temps avec l’écrivain jean Paul DUBOIS

Son dernier livre ’ l’AMERIQUE  M’INQUIETE  ‘ a retenu toute mon attention.

Il y a longtemps que ce peuple d’hypocondriaques me préoccupe .

On y trouve des états ultimes d’hypocondrie
Comme cet agent immobilier qui vend des parcelles de la lune aux particuliers pour se guérir de l’absurdité de la vie .

Des bourreaux  malades des exécutions , et des directeurs de centre de rétention sadiques qui ne renoncent  pas à la chaise électrique car le reste coûterait plus cher .
Dans ce pays ou MONEY is MONEY , la valeur de la vie a tout perdu et une plainte existentielle  remonte jusqu’au tréfonds des âmes.

Quand vous roulez en plein champ vous rencontrez tout  à coup des adolescents brandissant des pancartes’ I NEED   MORE ACID’

Quand on détour d’une tente portant l’écriteau suspect:‘ACUPUNTEUR CHIROPRACTEUR’
Vous avez vu une fille assise en position de lotus  se faite cérémonieusement masser les seins par un zigoto tatoué auquel vous n’auriez pas confié votre boite à vitesse .Vous vous dites ça y est j’y suis au pays des déjantés.

Mais ce sont les inscriptions sur un teeshirt d’un adolescent  qui ont alerté mon acuité visuelle

Lisez plutôt: je n’ai pas peur, je suis fort , je suis un animal , et je te boufferai s’il le faut .
Voilà c’est dit ce peuple est au  stade du cannibalisme .
Je songeai que nous étions loin du PEACE and LOVE  de Woodstock et que le capitalisme avait dévasté ce pays  et qu’ils étaient dévorés du dedans par un mal plus grand qu’eux.
Passé au spectrographe figuratif la société américaine ressemblait à un bas de Nylon exagérément étiré à ses extrémités avec au centre famélique dont les mailles tiraillées seraient entrain de rompre..
Un jour on ne trouvera que des lézard et un désert .

Ce qui est rassurent dans cette affaire c’est qu’ils ne sont pas seul  à être atteint de cette hypocondrie qui touche KING JON -UN .
Ce soir je relis KARL MARX c’est juré.

 

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23 septembre 2017

Participation de Venise

 

J’aurai aimé que tu m’appelles FRIPOUILLE

Que tu me déloges  , afin de m’extraire de ma gangue

Le matin tu me servais comme chaque matin un :

Bonjour Madame nous allons avoir une belle journée aujourd’hui

Et ce bon jour là me restait en travers de la gorge comme l’arrête d’un poisson .

Ce salut glacé et stupide m’expédiait au pôle nord où toutes les fripouilles se mourraient .

Combien j’ai attendu au petit matin épiant le passage des étourneaux  un geste un égarement

Dans ta démarche  qui  me laisse espérer  un élan fripon , un geste tendre , un sourire complice .

Rien , de rien j’ai rangé les fripouilles dans le grenier des mes printemps

v

J’ai continué à te saluer  comme une poupée de cire et lentement  la fripouille que je supposais être s’est endormie sur le sofa du temps .

 

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16 septembre 2017

Participation de Venise


Les murs étaient infranchissables.
Très hauts , trop gris.
Alors je suis parti du bleu du ciel .
Qui enveloppe tout le reste .
Une étoffe de voile de mariée
Vers qui ma joie sans objet s’envolait comme un moineau
Un ciel prophétique qui me donnait des ailes
Moi le bagnard sur qui
Les portes s’étaient refermées.
Un mystère enveloppait le silence de ma cellule .
Un silence si épais  qu’un couteau n’aurait pu le fendre.
Un silence paradisiaque qui fracassait tous les bruits du ciel .
Et moi dedans , qui ne pouvait arrêter  cette hémorragie

De ce bleu qui pénétrait mes veines.

Sans le vent , sans la brise, sans l’odeur
Plus aucun intermédiaire et moi comme un enfant aux pieds lacérés par les chaînes
Pareil à un perce neige
Au cœur de ce vide sidéral je le voyais .

v


Lui dans sa transparence sidérante .

Dans cette inquiétude tangible il étouffait l’horizon de mon ciel .
L’émerveillement qui était le mien , faisait de moi un oiseau mort
Un destin minuscule devant sa délicate présence  .
J’appartenais alors à la confrérie des témoins tels des rayons qui partaient du centre
Pour en faire le récit extasié de sa rencontre .
Un chant profond remontait des cellules de la prison
Cette langue des hommes oubliés  à la mâchoire cassée.
 La relique respirait maintenant si bruyamment qu’on pouvait voir sa poitrine se soulever et le front des hommes se plisser sous le vent .
Les murs s’apprêtaient à s’effondrer  sur eux comme une erreur judiciaire .

J’ai ramassé des brides de sa présence ,
Je sais je ne devrais pas voler l’insupportable comme un bègue vole la langue des autres.
Une vague géante marche sur l’extase sucrée de ce moment .
Depuis j’ai tout oublié avec  le voisinage des tendres hommes libres .

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09 septembre 2017

Participation de Venise

 

ALLO docteur?

Je n’ai pas la patate

Ha dit le médecin quand vous êtes vous trouvé nu dans un champ de pommes de terres?

Le malade colle son oreille sur son téléphone cellulaire .

Je vois pas le rapport docteur !!

Bien vous avez le privilège d’abriter le doryphore, hôte préféré de la mona-lisa!!

 

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26 août 2017

Participation de Venise

 

N’attendez pas de moi des souvenirs d’enfance avec les fantômes

Je n’en ai pas . Voilà ça c’est fait!!!

De quoi les fantômes sont-ils  alors les ancêtres ?

Surement pas du plombier du second qui vient de rendre l’âme .

Les fantômes sont d’une extraction noble et ne supportent  que les demeures princières .

Et pour leur rendre justice ils n’ont pas besoin de moi une roturière !!

Bien je vous l’accorde je ne crois en plus rien

C’est ici d’ailleurs que je sors du bois!!

Ecoutez plutôt cette charmante histoire médiévale tout  droit sortie de mon imagination.

Le fantôme est une survivance échevelée  de la grâce qu’il nous faut à aimer .

Et comme un vieux diable pleurant sur un quai le fantôme de nos amours

Sort rincé de la vie  pour s’élancer vers les ombres que nous sommes  et emporte avec  lui les  couleurs de notre  âme .

Rends-moi le bleu  de mes saisons, le rouge de mes joues, le rose pâle de ma main

Et dans la trainée  de brouillard où il se cache , il nous apprend  à rester présents à nos vies.

Source: Externe

Détourne toi de lui , mais pas trop !!

Entame quand tu le pourras un ballet improvisé avec lui

Sort le de ta boite optique où tu l’entrevois

Où il se meut dans une marelle spatiale

Ce qui me vient à l’esprit à ce moment là

C’est / son regard ne t’a  t-il pas cloué au sol ?

Où es tu simplement un demeuré?

Face à l’hypothèse désormais tout à fait fondée que les fantôme n’ont aucune existence je répondrai/

prêtons leur une âme .

Tentons de faite bouger les frontières .

 

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19 août 2017

Participation de Venise


J’ai vu le sillage éteint
De mon frère le singe
Et
J’ai souri
J’ai vu le vol désirable de l’aigle
Et
J’ai souri
j’ai senti le frottement de l’épaule d’un papillon de nuit
 Et J’ai souri

v01

Et ce fut le point de départ
La force conductrice qui m’a déportée
Vers eux.
Vers l’esquisse d’une poétique de l’habitation animale de la Terre.
Nous n’avons rien en propre
Nous sommes comme eux De passage.

 

v02



Ils sont les Maitres du silence , nous sommes leurs voisins bruyants.

Et si le sourire habitait ce silence
Et qu’il nous vienne de la bête en nous qui enfin se tait.

v03

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12 août 2017

Participation de Venise

ve


Sur cette branche,
Où la nuit nous dépose,
Je puise cette énergie vitale,
Et ricoche dans les ombres
Du feuillage d’un chêne.
Car cette branche
Conditionne toute notre existence
Avant la fuite , l‘échappée belle.
Dans cette présence retirée du monde
Nous nous tenons comme évadés d’un territoire
Marqué par un chant.
Nous sommes des musiciens qui jouent à chat perché!
Traçant des passerelles, tendues de par le monde.
Attentifs, et furtifs enveloppés d’un voile d’inquiétude .
La branche est cette faible entrée , ce reposoir entre deux lignes de fuite .
C’est ici que la nuit de l’autre nous est offerte .

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29 juillet 2017

Participation de Venise

 

Écrire c'est déjà une façon de vous faire une fleur.

 

Votre main aristocratique alors délicatement fermée sur les fleurs invisibles que je ne cueillerai jamais est une bonne illustration de ce qu'est un miracle

 

Revenus de tous nos errements nous aurons pour compagnons le glaïeul, la glycine apeurée, le renard embusqué.

 

Ce qui compte nous enseignent les fleurs ce sont nos voyages immobiles.

Là où frivolité douceur et cruauté se conjuguent avec la grâce d'être au monde niché au creux de vos mains .

 

Il faut aller où les fleurs se tiennent !!!

 

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22 juillet 2017

Participation de Venise


GUILLEMETTE  !!!!
Où se trouve ton mari  crie la garde du ROI

Nous venons l’arrêter
Pourquoi demande GUILLEMETTE toute affolée?

Il a commis l’irréparable avec ses dernières singeries.
Le Roi est hors de lui et veut détruire tout son travail.
Cet effronté doit être châtié en place publique .

Pardonnez son audace dit guillemette entre de longs sanglots
Nous sommes des enfants exténués par un siècle d’injustice.

Un rayon couleur miel frappe le visage de guillemette
Qui se volatilise en un éclair.
Qu’elle prenne garde avec ses tours de sorcellerie  crie le garde hors de lui .
Derrière la palissade les ombres des chimères courent les rues et imitent le rire des corneilles

Personne n’a jamais parlé et guillemette et son mari se cachent derrière les broussailles de nos révoltes
Et se moquent d’un rire malicieux des grands de ce monde .

ve

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15 juillet 2017

Participation de Venise


Dans la campagne chevauchant le vent et ses longs sourcils
Etourdie du pollen des tilleuls , mon âme solitaire se cache dans la forêt d’avant  l’âge de vos parents .
Il faut être sans vie pour laisser trainer un tel message

ATTENTION CHUTE DE BRANCHE
Faites plutôt quelques pas de danse prés d’eux .
Car ce que vous avez de plus secret seul les arbres peuvent l’entendre.
Pauvres humains mal assurés, voyant partout des murs emplis de tesson de bouteilles!!

Le monde vous appartient petit poissons rouges  
Brisez votre bocal de neige et regardez le ciel .

 

ve



Rien ne nous fera plier , nous irons sous les platanes
Prier  un Dieu qui s’est défilé au dernier 14 juillet
Nous irons dés les premières averses d’Avril  promener  nos clébards dans les prairies semées de panneaux interdits .
Par ce que nous vivants , dans nos cœur royaux
Rien ne nous obligera à nous détourner de notre chemin de ronce .

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