21 juillet 2018

LES CANONS DE NAVARONE (Venise)

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Pour cet été , je vous propose un jeu.

L’idée/

 

Trouvez dans le film LES CANONS de NAVARONE les clichés, les répliques qui résonnent avec situation grecque actuelle.

EX :en 1943 les allemands tiennent la Mer EGEE. Vous voyez où je veux en venir.

 

Sur Karos le point de ralliement est le Monastère de saint ALEXIS .

 

Moi j’ai trouvé 11 coïncidences

A vous de jouer.

Entre nous cet été revoir les gueules de :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Peck

https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Niven

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Quinn

https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Baker

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14 juillet 2018

ZORRO ou zéro (Venise)

 

Un cavalier, qui surgit hors de la nuit

Court vers l'aventure au galop

Son nom, il le signe à la pointe de l'épée

D'un Z qui veut dire Zorro

 

Zorro, Zorro, renard rusé qui fait sa loi

Zorro, Zorro, vainqueur, tu l'es à chaque fois

 

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Zorro, Zorro. Zorro, Zorro.

Zorro, Zorro. Zorro, Zorro Zorro, Zorro

Vous comptez en intro nous présenter votre thèse de doctorat sous cette forme ?

Le jury avait l’air sceptique sur ma proposition.

Je me décidai d’un ton assuré de présenter le cœur de ma thèse.

Zorro est la figure du héros qui cultive la désillusion pour mieux frapper la crapule.

Un anarchiste avant l’heure en somme dis-je d’un ton décontracté.

J’aperçus à cet instant le regard furieux du directeur de thèse.

Peu de situations sont aussi déconcertantes que la vôtre me dit l’un des membres du jury

On dirait que vous sortez d’une vilaine échauffourée.

Pour la fin de ma thèse, on ne m’accorda aucune attention, c’est ici que je fis alors ce que je n’aurai jamais dû faire.

Je déroulai mon lasso qui empoigna, ficela, l’une des membres du jury et fixa à l’encre rouge un Z sur son front.

 

C’est certain que quelque chose à foirer comme d’habitude dis-je à mon petit-fils ahuri par mon récit. Je parvins tout de même à dissuader celui-ci de faire sa thèse sur Tarzan.

 

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07 juillet 2018

Participation de Venise

 

 

Que d’enfants que l’on a bercés

Que de bras qui nous ont bercés

Tous ces navires chavirés

Maintenant vêtus de brume

 

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Ces ossements pleurent

L’or des feuilles

Le chevreuil obstiné

Tel des cailloux de ruisseau

Où pousse la jacinthe blanche

 

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Pauvre tête de malheureux

Quel silence ce caveau.

Ils vont au même fleuve

Dans l’argile de la chapelle

Tempes contre tempes

Ils sont tous du même côté du bord du territoire

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Recroquevillés

Ayant perdu leur rêve

Épouvantable obscénité, car tous pareils

Nous les haïssons pour le tremblement

Qu’ils produisent en nous.

 

Je les veux nageurs heureux dans les gorges de l’immense galaxie.

 

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30 juin 2018

TOTEM ET TABOU (Venise)

 

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Je m’étais rendu à Londres précipitamment.

Je venais d’apprendre par la presse la vente aux enchères de ‘TOTEM ET TABOU’ de SIGMUNG FREUD.

Pour l’occasion je portais une cravate en soie mauve, couleur lilas.

La salle était pleine, l’ouvrage original qui contenait de précieuses digressions de l’auteur démarrait à 250 000 dollars.

UN Japonais leva la main, j’avais un peu mal au crâne, car la veille j’avais abusé du whisky.

Il avait un regard de tueur ce japonais qui comptait acquérir l’œuvre chérie.

Je le transformais en indigent à faisant un signe discret de la main.

Je compris à cet instant que dans chaque enchère gisait un crime.

Je compris soudain que ces enchères cachaient pour moi une manière de régler mon compte avec mon psychanalyste.

D’après mes souvenirs il ne me restait que 20€ sur mon compte. Ma chance c’est que je ne payais plus de loyer. Ma réussite je la devais à ma manière de déborder les critères.

Là j’étais en train de sacrément les déborder.

Mais au fond un échec, ça veut dire quoi ?

Rien

ET moi ce matin-là, avec mes 20€, mes vertiges, ma gentille cuite, et mon envie irrépressible de régler mes comptes avec mon analyste qui s’était barré avec ma femme , ce matin là de mon approximative existence il me semblait être ce héros saugrenu , ce bras d’honneur souriant à tous les psys de la terre .

Quand le service de sécurité à la dégaine d’un rocker fatigué, qui devait connaitre ‘l’œuvre de Freud dans ses moindres détails m’intima l’ordre de sortir de la salle.

La folie n’avait jamais cessé de régner dans ma vie, mais je n’avais pas envie d’être normal je voulais vivre sans TABOUS.

 

 

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23 juin 2018

HAAAAA SCHTROUMPFE !! (Venise)


J’ai éternué avec mon cerveau en lisant la consigne ce matin.C’est alors que mon cerveau s’est vidé et qu’une étrange fièvre m’a clouée au lit.

Dans ma tête vide je voyais des petits hommes bleus qui grignotaient ce qui me restait de pensée.

Je me suis alors licenciée des défiants, avant le lynchage des hommes bleus outrés de mes propos.

Le lendemain très tôt, il y a eu un léger souffle sur ma page, comme après le passage d’une Schtroumpfette.

Mais me pencher sur cette consigne comportait des dangers cérébraux irréversibles m’avait dit mon neurologue inquiet de mon état .

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C’était donc une décision difficile à prendre quoique j’avais l’impression d’avoir pris un peu d’avance sur mes camarades qui devaient déjà être atteints de méningite bleue.

Menacée par le désespoir de n’avoir rien à dire sur le sujet, et craignant  d’être dépouillée de toute crédibilité au regard d’une instruction très élevée, je décidai enfin d’envoyer une demande de contact à l’écrivain responsable de cette ignominie .

Il me traita de pseudopode prétentieux.   Je lui demandais ce que son travail apportait à la théorie quantique.

Loin de trouver chez lui la camaraderie sportive du schtroumpf en canoé -kayak, il me livra un torrent d’insultes d’où j’avais du mal à m’extraire.

Le contact fut rompu immédiatement.

Je ne suis plus depuis d’une solidité psychique à toute épreuve, et depuis je me suis rapprochée des petits hommes verts qui eux me promettent la LUNE. !!

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16 juin 2018

Ragtime (Venise)


Voilà le poète de la misère, au son des premiers ragtimes sortis tout droit des têtes de nègres.

La cruauté des facétieux, la bêtise de l’ordre établi , sur un rythme  de course effrénée.

Les ouvriers avaient faim, le pain manquait.

Depuis le parapet de la pitié Chaplin les regarde, comme si parmi eux, se trouvaient sa mère, son père, sa sœur.

C’est la rumeur des larmes et des mouchoirs qu’on entend dans ce ragtime qui syncope sa course.

Le long des rues, malgré le désespoir qui lutte aux fenêtres c’est le rire qui fuse, un rire conquérant qui ne veut plus pleurer.

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Quel châtiment d’arriver à l’âge d’homme et de faire l’enfant, le presque niais pour sauver le monde.

 


La police figure de la milice veille, traque , les jeunes pousses honnêtes qui tentent d’éviter de se faire écraser par un pied brutal .

Le ragtime et le rire de Chaplin ont mis en pièces l’ordre borné et injuste.

Dans ce famélique monde, Chaplin nous a donné le sein .  

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09 juin 2018

Iddriss le berger (Venise)

 

Le Prince hazan ouvrait sa demeure à qui partait pour une quête.

Il prévenait tous les jeunes gens qui tentaient l’aventure.

« Au-delà de la mer, tu rentreras dans un pays froid couvert de brouillard. »

Cependant ces mises en garde n’effrayaient plus personne.

Pieds nus dans leurs sandales, des milliers de jeunes gens, noirs comme la nuit sont ainsi partis, harnachés comme des chevaux de cirque.

Éblouis par les épaules nues des femmes, ces jeunes princes du désert ont marché longtemps.

. Ils finissaient recroquevillés sur des bancs de fortune heureux que cessent les jets de pierres.

Dans leur détresse, ils se consolaient d’être des princes en quête de gouttes d’or.

Souvent ils croyaient l’avoir aperçue cette fameuse goutte d’or sous la gorge d’un rossignol ou dans les rayons de soleil qui se brisaient sur les pare-chocs des voitures.

Ils se noyaient en mer emportant avec eux leurs images, leurs doux rêves, avant qu’éclate leur tête sur de vieux cargos.

Certains princes finissaient dans des foyers SONACOTRA. L’un d’eux se prit d’amitié pour un vieux sage qui balayait les rues parisiennes et qui lui apprit même l’art de faire un bon balai avec des brindilles vertes.

 

Si tu tombes ici lui dit le vieux balayeur-personne ne te ramassera. C’est cette quête que tu cherchais ?

Oui dit le prince, la liberté de mourir brave et courageux là est ma quête.

Pourtant au fond de lui, il était triste et découragé et voyez bien le piège qui se refermait sur lui .

Il était en train de tout perdre et dans ses larmes des milliers de gouttes d’or apparurent.

IDDRISS lui dit une d’elles, dans toute ton histoire ce qui m’impressionne le plus c’est ce travail que tu accomplis dans des souffrances indicibles pour t’arracher aux tiens, à ta terre natale à ce désert si ingrat.

Ne te retourne pas continue ta quête. Ils ont ici besoin de bergers, même s’ils cachent leurs besoins sous des tonnes de gravats inutiles.

Tu n’es pas démodé ni hors d’usage tu as ta place ici.

Et maintenant, va affronter ce monde d’illusions et de mensonges pour y inscrire ta vérité de berger.

 

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02 juin 2018

L'accordeur de piano et la bulle du Pape (Venise)

 

Alors que le Pape dans son dernier soupir pense à un monde meilleur et couche par écrit ses dernières espérances, la bulle du Pape s’envole aspirée par l’air de la cheminée du grand salon.

La mort du pape a -t-elle plus de secrets à nous livrer sur les l’énigmes de la vie ?

La bulle continue à monter, monter à travers le conduit de cheminée.

La voilà maintenant qui flotte sur les toits du Vatican, ses reflets bleutés sont immédiatement perçus par les gardes.

Nous voilà au fond de l’abîme crie un prélat penché à la fenêtre. Une sœur plus stoïque tente de grimper par la façade pour atteindre le toit.

C’est sœur Amélie, sa robe flotte dans l’air et frère Paul stupéfait de découvrir la culotte de sœur Amélie rougit comme une jeune pivoine .

Une joie honteuse parcourt son frêle corps et lui donne des ailes. À son tour agrippé à la robe de sœur Amélie frère Paul ragaillardi se hisse sur le toit.

Les pieds nus frères et sœurs sont maintenant une palanquée sur le toit à tenter d’attraper la bulle qui virevolte joyeusement au-dessus de leurs têtes juvéniles.

Ils rient, ils pleurent. On dit que le premier baiser ouvre la porte des larmes. Ici, en cherchant une parole sans vérité enfermée dans cette satanée bulle, ils découvrent pour la première fois les discrètes étincelles de leur jeunesse.

 

On se croirait à une fête foraine, les étoffes, les mains, les corps si gênés habituellement de se retrouver en plein jour ce qu’ils s’offraient les nuits s’éclairent ici dans la vérité toute crue.

Puis, la bulle en rebondissant sur le toit s’éloigne inexorablement dans la ville.

Il est écrit dans cette bulle que le ciel est étonnamment vide. C’est un vieil accordeur de piano qui a réussi à attraper la bulle . À la découverte de cette révélation faite par le Pape quelques secondes avant sa mort , il a modifié cette dramatique révélation et comme un bon accordeur de piano il a retendu les cordes vers un ciel habité.

 

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26 mai 2018

Participation de Venise

 

Du papier, trois fois rien , de petites mains habiles voilà toute la richesse de l’enfant moine TIHOUBE.

Cet enfant s’ennuie comme tous les enfants de son âge dans ce monastère.

Il n’est devant aucune question existentielle, même la présence de la lune dans le ciel le laisse indifférent.

Il est lui-même toutes les questions du Monde puisqu’il sera le prochain Dalaï-lama.

Nous sommes aux X siècles après Jésus-Christ .

Comment échouer quand on a l’émerveillement au fond de soi ?

TIHOUBE prend les papiers, il est magnifiquement armé d’un sourire , et sa robe pivoine luit dans le soir .

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Il n’a jamais été aussi beau dans la poussière du monde, il commence à jouer des pliures des papiers.

Les vieux moines passent devant lui sans le déranger. Qui pourrait déranger celui qui triomphe dans ses rêves éveillés ?

Quelque chose est en train de se passer dans ce monastère, quelqu’un chuchote à l’oreille de l’enfant moine.

Quelqu’un que l’œil humain ne peut percevoir.

Des formes pleines d’ombre surgissent entre ses doigts et une gaité sans objet assaille tout le monastère.

Il va où le monde n’est plus qu’une note de papier il donne vie froisse, défait refait . Les formes s’enchainent, donnent vie, voyagent entre ses petits doigts, toute la bassecour y passe .

TIHOUBE ne rêve pas le monde il le voit dans les pliures du temps, il marche dans le pas des paysans, donne vie à l’oie blanche, la poule , le canard .

D’où viennent tous ces gestes de l’enfant et ce regard sur des animaux communs, qu’il saisit et fait disparaitre.

Nous sommes ces ombres de papiers devant le mystère de la vie. Nous aussi nous perdrons nos vêtements de langue et restons comme TIHOUBE dans un éternel présent.

Dix mille ans et des poussières nous séparent de TIHOUBE et ses ORIGAMIS nous sont parvenus.

Nous avons reçu la joie qui va avec, sans quoi la gravité n’est que lourdeur.

Les enfants remettent le monde d’aplomb à chaque fois qu’un être de papier surgit entre leurs doigts.

C’est dans ce monde de papier que les colères font faillite et qu’on apprend que dans ce monde il y a une place pour chacun.

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19 mai 2018

Participation de Venise

 

La chambre était vide, seul le corps du numismate gisait là sur une flaque de sang .

La fenêtre ouverte laisse entrait un air printanier.

L’inspecteur Harry en fin de carrière tout essoufflé de cette ascension jusqu’ au dernier étage comptait les coups de couteau sur le corps.

Il fut attiré par un timbre collé dans la pomme de la main gauche de la victime.

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Tiens ce dit il un règlement de compte entre collectionneurs !!

Le crime était signé de main de maitre.  Pourquoi un philatéliste en voulait -t-il à mort à un numismate ?

Une bouteille de champagne à moitié vide jonchait le sol.

L’inspecteur caressa pensivement sa barbe . Ce timbre collé dans le creux de la pomme injectait un doute encore plus insidieux dans son esprit.

Malgré toute son expérience, l’inspecteur ne s’attendait pas en fin de carrière à mordre la poussière.

Il consultait le registre de vente du collectionneur disparu.

Des noms mystérieux dont les consonances invitaient au rêve tout en promettant des cauchemars

Le faisaient se perdre en hypothèse

Dire qu’il avait peut-être dans ce registre le nom de l’assassin.

Assurément le numismatique vivait dangereusement. Collection le jour, mais peut être trafiquant de rêve la nuit.

Toute la collection était là sans valeur aux yeux de l’assassin. Ce vieux singe était parti expédier dans l’eau delà et le butin était une monnaie de singe.

Avec un claquement de langue, l’inspecteur finit par ouvrir la porte aux services enquêteur.

Ils ratissèrent les maigres indices /

Inspecteur regardez sur quoi on vient de mettre la main.

Un fin cheveu blond accroché au tapis de l’entrée n’avait pas échappé à cette équipe

Par ici les pépettes criaient le plus jeune !!

On n’a pas eu de mal à mettre la main sur cette philatéliste blonde qui entretenait une relation houleuse avec le numismate, mais le jour du crime elle était en Chine !!

Je ne suis pas une marchande de volaille avait criait avec arrogance la femme mes affaires me conduisent de par le monde !!

L’inspecteur Harry le regard qui semblait errer sur l’eau et se plissait comme une étoffe transparente

Écoutait tel un mandarin la maitresse du cadavre.

Il avait des créanciers à ses Basques disait la blonde, il aurait vendu sa mère pour couvrir ses emprunts !!

Elle dégageait une maitrise de soi presque irréelle.

Savez-vous qu’une horde d’éléphants lui a passé sur le corps mademoiselle dit-il en se grattant les tempes.

L’enquête fut fastidieuse L’inspecteur Harry prit la retraite sans dénouer l’énigme.

Les défiant à vous de jouer !!!

 

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