03 mars 2012

Il ne faut pas se fier aux apparences (Vanina)

Vanina183

Dans un petit théâtre à l’ancienne, j’étais confortablement installée, au fond d’un fauteuil moelleux, pour voir d’un œil critique, un spectacle dont j’avais entendu venter l’originalité.
Le brigadier frappa les trois coups sur les planches, au lointain.
Le lourd rideau de velours rouge, à l’avant-scène, se leva sur une accumulation sans originalité de meubles et de bibelots d’un intérieur XIXe siècle, et je faillis quitter la salle.
Vous avez dit un décor de théâtre ?
Un vague musée, à la rigueur une énumération d’objets posés là, de guingois.
J’en étais là de ma réflexion, lorsqu’un acteur entra en scène côté jardin...

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25 février 2012

Il fait si froid, sans toi (Vanina)

Vanina182Cela fait 12 ans maintenant que je reviens ici chaque hiver, à la date anniversaire.
Chaque année, au mois de février, sous la neige, j’observe, en silence, notre balançoire. Et je te vois, je t’aperçois, le teint si pale, comme si tu naissais dans cet air glacé, et pourtant tu sembles détendue, sereine.
Malgré tout, à chaque visite, je repars un peu plus transie.
Laure ma sœur, tu avais 4 ans. Comme moi, tu as vieilli… tu as tant grandi.
Je me souviens de ce jour où du haut de mes 7 ans, en grande sœur que je suis, j’ai voulu te faire plaisir. Tu étais assise sur la balançoire, et tu riais en réclamant « plus haut ! »
J’ai inspiré profondément et j’ai poussé de toutes mes forces. Je n’ai jamais compris pourquoi là-haut tu as tout lâché…
Je t’ai vu planer, tu riais. Mais arrivée au sol, ta tête a heurtée un caillou. Une tache rouge s’est répandue sur le blanc immaculé des flocons fraîchement tombés. Le silence a envahi le jardin. Je suis restée là, comme toi, figée.
La suite ? Je ne m’en souviens pas…
Mais cela fait 12 ans maintenant que je reviens ici…

 

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18 février 2012

Zen (Vanina)

 

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04 février 2012

L’union est force (V-nin-)

 


Quelque soit l’endroit sur toute notre terre, en toute région, Lille ou Lutèce, quel que soit l'endroit où je vis ; en son groupe de six, tout comme en celui de vingt-six, il est en tout lieu premier, premier des voyelles et de l'écriture.
Or, un sombre jour, tout comme le "E" de Georges Perec, on ne le vit plus.
Fini le quotient dette/PIB, plus question de porc où il est cinq fois répété, que vont devenir nos buveurs pénitents, ...
Une immense quête, telle celle de Philémon en pleine mer, prit vie en ville. Entre immeubles et buildings, on le retrouve enfin qui erre sur un trottoir, il est usé, fiévreux.
En un souffle, il tente de s’exprimer « ... » plus le moindre son. Il ne se souvient plus qui il est.
Tous en ont conscience, si le premier s’éteint, c’est tout le verbe qui prend congé.
Le V et le I s’en mêlent. Le V culbute en symétrie sur l’horizon Λ et le I tourne de 90° ─ ... ensemble, ils forment le premier !
Celui-ci se voit... s’étonne et s’écrit : « Mémoire, enfin tu me reviens ! »

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28 janvier 2012

Si j’étais une ombre… (Vanina)

 

Je me souviens d'une belle journée d'été, où mon ombre me faisant face, je l'ai explorée.
Elle me fit alors remarquer que pour la voir, dialoguer avec elle, il me fallait être dans la lumière... J’observais que l'ombre, au-delà d’un manque d’intensité lumineuse, est moi et pourtant ne me ressemble pas tout à fait. Je remarquais aussi que l’ombre est une projection de moi… mouvante. Une sorte du jeu du portrait chinois ?!
J’analysais qu’elle est aussi une figure imaginaire qui hante le sujet comme son autre. Sombre, elle me suit, me précède parfois, comme la camarde subtile mais jusque-là conjurée.
Cette ombre sombre révèlerait-elle ma lumière intérieure ?
Depuis toujours l’ombre, et plus encore le double sous toutes ses formes, peuple mon imaginaire. Je me remémorais alors : les marionnettes du théâtre d’ombre ; Peter Pan qui cherche à récupérer son ombre, etc. Mais aussi la Bête, cette part d’ombre bestiale en l’homme face à la Belle, ou encore M. Hyde l’ombre du Dr Jekyll, j’en passe tant il m’est impossible de vous faire part de tout ce qui me passa dans la tête, tant notre culture et nos mythes sont pleins de ces personnifications de l’ombre.
Mon ombre me faisait ainsi comprendre que sa richesse se joue entre étrangeté et intimité, sa puissance repose sur son immatérialité.
Lorsque j’achevais cette rêverie, ce monologue -avouons-le-, le soleil avait tourné. J’avais l’impression d’être à l’ombre de mon ombre… protégée !
Entre chien et loup, je levais le visage au ciel et constatais que la reine des ombres venait de faire son apparition dans un ciel encore clair.

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21 janvier 2012

Une aventure de Pleine Lune et Rayon de Soleil (Vanina)

Vanina177

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10 décembre 2011

On dit que le HASARD fait bien les choses (Vanina)

Honnêtement, je ne le crois:
Avoir foi en choses bien faites,
Sur le simple hasard sans défaite ?
Ainsi croire au bonheur possible,
Rien qu'en fermant les yeux ? Risible !
Dénier le hasard, est mon choix.

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03 décembre 2011

Le cœur du sujet (Vanina)

La dame de ♥, dite aussi reine de ♥, n’est pas qu’une figure de carte à jouer. Elle est une femme sensible, bienveillante et au grand ♥. Elle peut être quelqu'un de votre famille, une amie plus ou moins proche. Personne ne la connaît par ♥.
Le plateau de son guéridon est en forme de ♥, dessus, un livre de poésies y est toujours ouvert. C’est là qu’elle vous offre une li♥ ou une boisson sha♥, toujours de bon ♥, mais seulement si le ♥ vous en dit.
Belle comme un ♥, Judith a mis à ses cheveux des accroche-♥ comme pour mieux vous montrer qu’elle vous porte dans son ♥. Tout ce qu’elle vous dira vous ira droit au ♥. Elle vous offre son ♥ pour vous permettre de vider le votre…

Au moment du départ, vous la remercierez de tout votre ♥, désormais léger, lorsqu’elle vous serrera contre le sien. Quelles qu’aient été vos ran♥, peu importe que vous ayez eu le ♥ gros, de chez elle, vous partirez, peut-être à contre♥, mais toujours vain♥ !

 

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26 novembre 2011

Secret (Vanina)

Et si je vous disais tous les maux du silence
Les rêves impossibles, cette sourde impuissance
Et ma voix qui murmure comme un bateau brisé
Aux rochers de son cœur, aux espoirs contrariés.

Pause…

Et si je vous disais tous les mots du silence
Les rêves accomplis, cette sourde puissance
Et ma voix qui résonne tel la nef attendue
Aux rochers de son coeur, aux espoirs aperçus.

Et si je vous disais...
J’édifie le présent sur l’abîme passé...

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12 novembre 2011

Attention au départ (Vanina)

Les familles présentes entourent le chef de gare, et patientent, avec lui, au frais, dans le hall. Il est 08h08. Une légère effervescence est palpable. Dans un petit quart d'heure, le train, l'unique train de la journée pour se rendre à la ville va passer.

Notre chef de gare, bientôt sexagénaire, a un petit train dans la tête mais aussi dans le coeur. Tout le monde aime cet homme marginal et chaleureux. Chez lui, dans son logement de fonction, c'est-à-dire au premier étage du bâtiment de la gare, il réalise des maquettes ferroviaires.
Par ailleurs, mélomane, il aime se tenir sur la parvis de la gare, comme d'autres vont au concert, et écouter les percussions du choc des roues des quelques trains passant encore sur les rails.

Pourquoi rendre hommage au chef de gare ?
Parce que progressivement, les trains ne s’arrêteront plus ici. La gare ne sait déjà plus à quoi ressemble un wagon de marchandises.
Depuis quelques temps déjà le guichetier a été remplacé par un distributeur de billets automatique.
La récente automatisation de la ligne va entraîner la mise à la retraite avec la disparition définitive du chef de gare...


Je sais aujourd'hui que je n'oublierai jamais, le front appuyé à la fenêtre, le train de mon enfance qui m'acheminait, entourée de ma famille, vers le soleil et la plage de mes vacances d'été.

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