27 février 2016

L'orchestre de la savane (Vanina)


J'habite une ville aux immeubles-baobabs. Dans mon petit appartement, malgré les grésillements de mon vieux 33T, je suis plongée en plein orchestre savanique. La girafe-piano fait son entrée dans un pianissimo des plus doux. Lors d'un crescendo, le lion-symbale émet une note puissante qui résonne longtemps. Peu après le silence, le zèbre-xylophone égraine ses notes cristallines. Il est accompagné dans l'harmonie par l'antilope-lyre dont les cordes vibrent délicatement. Puis, les éléphants-trompettes sonnent en cœur dans la force de leurs cuivres.
Dans ma tête, il y a alors comme une confusion, ce safari devient chasse à courre. J'attrape ma trompe de chasse et souffle à plein poumon.
Tout à coup, les tambours battent. Je tends l'oreille, le roulement est à contretemps : c'est insupportable !
Je sors de ma rêverie musicale, le voisin n'en peut plus de mes couacs éléphantesques et tape comme un sourd sur le mur mitoyen me suppliant d'arrêter mes barrissements...
Ce n'est pas demain que je serai sonneur à la messe de Saint-Hubert.

va01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :


20 février 2016

Merlimont-plage... (Vanina)


Comment vous raconter un souvenir qui ne m'appartient pas ? Vous n'imaginez pas comme je rage d'avoir trop peu de mémoire. Comment vous conter cette image qui m'a traversée l'esprit à la vue de la photo du défi #390 ?
C'est après ses 80 ans que Papa a commencé à raconter ses souvenirs. Tout au long de sa vie, seul le moment présent comptait ; une façon de ne pas revivre des moments insupportables auxquels il a du faire face dans sa jeunesse.
Là, il s'agit d'un souvenir amusé de sa petit enfance. Il allait avec sa tante ou sa grand-mère, je ne saurais le dire, en vacances à Merlimont-plage. Sur la dune, devant la porte de la petite maison aux volets sûrement verts ou bleus, l'hiver accumulait du sable. Ainsi, lorsqu'ils arrivaient aux beaux jours, il fallait désensabler la porte avant de pouvoir entrer.
Faute d'un cliché, j'essaie parfois d'imaginer ce paysage dunaire avec ses dénivelés, sa flore du littoral et, tenant contre vents et marées, en son cœur, cette petite maison en partie ensablée.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :

13 février 2016

La boule à formes (Vanina)


Je suis seul, loin des autres, adossé au coin d'un mur, silencieux, ne leur adressant pas le moindre regard. Aujourd'hui, je joue avec la boule à formes de ma petite enfance. Vu mon âge, tous pensent que je suis un peu simplet, que je me contente de placer les formes prises au hasard dans les bons trous, plus par tâtonnement que d'un geste sûr.
Mais pas du tout ! Chaque objet que je touche m'ouvre les portes d'un monde intérieur. Là, je m'entraîne pour une course à la voile en solitaire autour du globe. Avec ma belle planète bleue mais parfois tourmentée.
Le carré est le ponton du départ.  
La croix est ma trousse de secours.
Le rond est le soleil qui illumine les jours.
L'étoile, je la pense polaire, elle est mon ange gardien, elle me donne le Nord dans la nuit.
Et le croissant représente la lune qui influe le niveau des eaux.
Soleil et lune, j'apprends à connaître leur influence sur les vents marins.
Lorsque tous les éléments sont insérés dans les bons trous, il reste le triangle. C'est mon voilier. Il doit naviguer sur la sphère sans s'abîmer, laissant sur bâbord des caps : Horn, Bonne-Espérance, etc.
Et quand je serai grand, je participerai au Vendée Globe en solitaire, sans escale mais avec l'assistance des éléments que j'apprends à maîtriser.

va01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags :

06 février 2016

Briser la glace ! (Vanina)

 

Cette nuit-là, malgré la fièvre, je frissonnais. J'avais l'impression que mes doigts s'engourdissaient, que le sang de tout mon corps se figeait. Dans un état de somnolence, je l'aperçus : une licorne blanche et pure comme neige fraîche juste tombée du ciel. Je tendis la main vers elle. Mais lorsque je la touchais, son pelage glacial se brisa, vola en éclats, je ressentis une violente brûlure, je fermai les yeux sous l'effet de la douleur. Quand je les rouvris, la licorne était de feu et de flammes. Je m'évanouis.

Je m'éveillai au petit matin, heureusement persuadée d'avoir vécu un cauchemar. Je me souvins alors du conte vendéen de mon enfance : le cheval Mallet. Cheval à double face, beau, doux et blanc incitant le promeneur épuisé à le chevaucher, se transformant alors en un cheval noir et ténébreux menant son cavalier à une mort certaine.

Je m'empressais de dessiner la licorne de ma frileuse nuit. Son souvenir brûlant me hante encore.

va01

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

04 janvier 2014

Vœux de Vanina

van01

van02

van03

van04

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,


28 septembre 2013

Le chef d'orchestre : un arcimboldesque ! (Vanina)

Van

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

21 septembre 2013

Chute ou Envol ? (Vanina)

Van

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

06 juillet 2013

Des causes à l’effet (Vanina)

Ce n’est pas un hasard si je suis née. Certes, Maman désirait trois ou quatre enfants –plutôt quatre- Papa se voyait avec trois ou quatre enfants –plutôt trois- … et je suis la numéro six ! Mes parents s’aiment tout simplement.
Ce n’est pas un hasard si j’ai rencontré mon Amour. Nous aimions tous les deux les chevaux, l’équitation ; nous nous sommes rencontrés dans un centre équestre.
Certes, j’ai simplifié, car je, et personne, ne peux tout savoir, tout maîtriser. Le hasard au sens de quelque chose sans structure, qui vient de nulle part, n’existe pas. Ce que l’on appel hasard obéit à des lois implacables comme tout ce qui existe sur cette terre.
Ma raison ne peut accepter le hasard, elle accepte mon ignorance de certaines causes… le phénomène hasard n’est rien d’autres que l’effet de conditions initiales inconnues, indépendantes voire imprévisibles pour l’être que je suis.

Ce n’est pas un hasard si j’ai écrit ce texte. J’ai eu un rendez-vous avec la phrase de Paul Eluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ! ». Alors que sur cette terre, on me prend parfois pour un roc, cet aphorisme me remet modestement à ma place dans cet univers où je ne suis qu’un grain de sable malmené dans un gigantesque océan que j’aime tant.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags :

29 juin 2013

La lumière dans les feuillages (Vanina)

Elle semble comprendre exactement ce que je ressens.
Elle vous écoute et vous avez l’impression qu’elle sait déjà et ne juge pas.
Au fond de chaque être vivant il y a une vérité unique ; le regard de Miss vous ramène face à vous-même, face à la vérité.

Dieu, grâce à elle, j’y crois, et pour ceux que cela fait sourire, qu’ils se disent simplement qu’il vaut mieux vivre les yeux levés au ciel que baissés sur son nombril.

Miss à mes côtés : je ressens très fort l’autre comme un peu étranger, intimidant ; je ne m’habitue pas à son regard qui vous cherche soudainement, se cherche en vous ?
C’est tout à coup, à n’importe quel moment, n’importe où, cette impression aiguë de liberté, l’envie de tout aimer, de sourire à tout, ce besoin de remercier quelqu’un ;
Elle en premier.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags :

22 juin 2013

Vous avez dit : « Abracadabra » ? (Vanina)

Ce mot fait partie de ma vie, depuis mon plus jeune âge !
Imaginez... c'est Maman qui nous a appris, à mes 5 frères et sœurs et moi-même, à nouer nos lacets, car avec Papa -prestidigitateur-, les nœuds disparaissaient immanquablement.

Sans doute est-ce pour cette raison que ma première BD au cœur des années 90 fût l'histoire d'un chapeau dont voici une mésaventure :

Defi#251_abracadabra - 1

Et que déjà sur le blog du défi, j'avais répondu à la consigne #101 par : « Abracadabra ».

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags :