17 avril 2021

A cœur ouvert (Vanina)


Chers défiants,
Une lettre ouverte en guise de participation au défi proposé par notre @mi Walrus :
Klaxon...
J’aurais sans doute pu vous parler des accessoires de clown que mon père m’avait un jour montré, vestiges de l’époque où il travaillait au cirque : le Klaxon, la fleur arroseuse, les coussinets musicaux, le « truc » pour faire disparaître un mouchoir, etc.
Ou alors, vous raconter des concours d’attelage auxquels j’ai participé et de l’utilisation du klaxon à air comprimé, en TREC, pendant le Parcours en Terrain Varié (PTV), afin de vérifier la concentration des chevaux et leur calme lors d’un bruit inattendu.
J’hésitais aussi à évoquer mon fils qui ne voulait pas de sonnette sur son vélo mais un klaxon à poire « et rien d’autre ! »
J’aurais aussi pu vous faire rire ou vous choquer, en évoquant mon neveu qui fit « pouet pouet » sur les seins de sa maitresse de maternelle, car il avait vu son Papa le faire à sa Maman...
J’ai même pensé vous proposer ce dessin, extrait de ma première BD humoristique « Le Chapeau » -artiste prestidigitateur-, réalisé à la fin des années 90.

va



Mais voilà, ce n’est pas le bruit du Klaxon qui préoccupe mes oreilles, mais celui du glas qui voudrait sonner pour ma petite Maman à qui je viens de rendre visite dans une unité covid. Restons positifs (si j’ose dire), rien n’est encore joué.
Bon week-end à tous : @mis de plume, de photo, de vidéo, etc. Prenez soin de vous et de tous ; je viendrais vous commenter.
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


10 avril 2021

Jodhpurs (Vanina)

#658_PL&RdeS-Jodhpurs_web

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

03 avril 2021

Idole (Vanina)

PL&RdeS-Idole_web

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,

27 mars 2021

Houille - Vanina

PL&E_Houille_web

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,

20 mars 2021

Gargouille (Vanina)

655_Gargouille_web

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : ,


13 mars 2021

Le jour du seigneur chez mes dabuches (Vanina)

 

C’était comme un rituel, chaque dimanche passé chez mes grands-parents. Après le déjeuner, Mémée débarrassait la cuisine, nettoyait la maison ou tricotait. Pendant ce temps, avec Grand-dabe -qui m’appelait « mon fisset »-, nous allions dans le salon, de chaque côté de la table de jeux, pliante et nous commencions ou continuions une partie d’échec. Grand-dabe avait son parler bien à lui, argotique, il avait connu la guerre, comme il le faisait remarquer à son dab -mon père-, pour affirmer qu’il était trop tard pour lui faire changer de langage.

La toute première fois, je l’entends encore me présenter les pièces: me donner leurs blazes!
C’est ainsi qu’il me présenta le boss, celui autour duquel tout se jouait et qui pourtant ne peut se déplacer que d’une case à la fois, mais dans tous les sens. La Berezina ne permettait presque plus au boss de bouger. Et lorsque tu pouvais aller te faire rhabiller chez plumeau, le jeu était fini.

Puis il me présenta la crinoline, au grand pouvoir de déplacement. Elle avance suivant les colonnes, les traverses ou les diagonales du nombre de cases qu’elle veut. Au départ, elles se font face, la crinoline blanche sur une case blanche, la noire sur une noire, en "d".

De chaque côté des tourtereaux, il y a les fêlés qui se déplacent selon la diagonale. Puis viennent les ramasse-crottin qui sautent d’une case à l’autre, inutile de décrire ici leur déplacement. Pour finir cette traverse, il y a  les guitounes, leur déplacement suit les colonnes ou les traverses.

Sur la deuxième traverse, en "2" pour les blancs ou "7" pour les noirs, me montrait-il sur la Parfaite se trouvent pour chacun huit fifrelins qui vont droit devant une seule case à la fois.

Une fois la présentation faite, il a retiré toutes les pièces et m’a demandé de les remettre en place, pendant que je gambergeais pour ne pas faire d’impairs, Papy bonimentait, expliquait le coup.
Cette première séance fut mémorable tant le vocabulaire était riche juste pour positionner les deux fois seize pièces sur les 64 cellules, et maîtriser leurs déplacements. 

Chaque semaine je progressais.

Mais la vraie surprise, je l’ai vécu à l’école en m’inscrivant au club d’échec, quand je découvris que les termes que je prenais pour acquis n’étaient pas ceux d’usage...

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags : ,

06 mars 2021

Pas tous les jours, "please"... (Vanina)

 

 

Mouarf ! Me suis-je esclaffée à la lecture de ce défi tout propre : Encaustique.

-

Puisque m’est revenue en mémoire une femme (de ménage) au jeu magnifique :

 

Casey, Marie-Pierre, une comédienne, dite de seconds rôles, qui n’a pas hésité

A faire de la publicité pour la Télé. Et quelle publicité ! Vers 1980, un brillant

Spot publicitaire sur le dépoussiérant Pliz de la firme Johnson. Prenant son élan,

Elle glisse à plat ventre sur toute la longueur d'une grande table empoussiérée.

Yeux rivés à l’écran, j’entends encore la réplique finale : « J’f’rai pas ça tous les jours ! (sic) »

 

 

Pour voir la publicité ou la revoir, c’est ici :
https://www.youtube.com/watch?v=fhI1zeDwoI0

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,

27 février 2021

Didgeridoo Vanina

PL&E_Didgeridoo_web

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

20 février 2021

Ah... Les curriculums (Vanina)


Connaissez-vous l’Eugène?
C’est un vigneron, tout comme son cheval.
Une fois dit cela, c’est un peu comme si l’on avait tout dit de son curriculum.
Cependant l’Eugène aime son cheval. Comme tout bon maître de troupeau, car le cheval est un animal grégaire, il le nourrit, le protège, le soigne et si besoin le gronde! C’est que l’Eugène il l’a vu naître son compagnon. Vu qu’la jument s’appelait Jolie Dame, l’Eugène avait eut l’idée d’appeler le poulain Quel Homme. Mais lorsqu’il déclara son animal, il y eut une erreur de saisie. Le Quel Homme devint Qul Homme. Il en aurait fallu bien plus pour ennuyer l’Eugène qui préféra en rire!
Qul Homme est fort, gentil, intelligent. La grande précision de sa traction, permet à l’Eugène de traiter chaque rangée et même chaque cep de vigne. Son crottin nourrit la terre, valorise le terroir, comme y disent à la ville. L’Eugène se moque un peu des benêts de la ville, il a fait étiqueté son vin «bio», du coup le prix a flambé. L’Eugène aime son travail auquel il n’a jamais rien changé, malgré un diplôme d’ingénieur agronome (Master 2); il respecte les traditions ancestrales. Comme il le dit lui même avec un ton malicieux: «Là où y’a d’l’Eugène, y’a du plaisir!». Il est ravi de mettre quelques sous de côtés et d’pouvoir offrir à Qul Homme, d’ici que’ques années, une belle retraite. D’ailleurs ils la prendront ensemble! Pour sûr, Qul Homme est le cheval de sa vie.
Chaque jour, Qul Homme passe sur des parcelles pentues là où les tracteurs motorisés trépassent... Et chaque soir, lorsque le labeur, du labour à la vendange, est fini, l’Eugène invite son compagnon à rentrer au bercail : A l’écurie Qul Homme !


- - - Il y a de cela quelques années, j’avais écrit pour un défi, une lettre de motivation - - -
http://samedidefi.canalblog.com/archives/2008/06/07/9477529.html
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,

13 février 2021

Un temps de vie (Vanina)

 

C’est l’âge, à ne pas douter, qui la fait plonger dans ses souvenirs d’enfance, comme si c’était hier. Un bruit, une odeur, tout est objet de mémoire. Elle se plaît à espérer que sa jeunesse ayant été merveilleuse, ce retour à l’enfance, que l’on observe chez les anciens, sera heureux. Elle y pense parfois, inquiète, lorsqu’elle revoit son père, sur son dernier lit, revivre sa douloureuse jeunesse : le camp d’affamement où il fut interné.

Ce soir-là, en ouvrant un tiroir à fouillis, elle retrouve un caillou oublié, du granite aux éclats brillants, évadé du ballast, trouvé sur un quai de gare lorsqu’elle était enfant.
Paris-Montparnasse/Les Sables d’Olonne: elle se revoit dans le train qui la menait en vacances au bord de la mer, avec ses parents, ses cinq frères et sœurs, le chat et le perroquet. Comme ils étaient nombreux, ils avaient pour eux seuls tout un compartiment. Une fois la porte fermée, chat et perroquet étaient sortis de leur cage, remis en liberté. Cinq heures de train -avec changement à Nantes- pour rejoindre l’océan : livres, chansons, jeux divers, sandwich, tout était bon pour faire passer le temps.
Elle est debout, dans le couloir, le front collé à la vitre, bercée par les vibrations au rythme des traverses : toudoum-toudoum, toudoum-toudoum, toudoum-toudoum, ... Le paysage qui défile a un effet hypnotique.
Cette rêverie la détend, elle entre dans une douce torpeur. Ce voyage ferroviaire a un charme bien particulier qui lui fait oublier le temps.

Est-ce l’âge qui fait que le temps passe plus vite aujourd’hui qu’hier ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,