16 juillet 2011

Tâches d'encre (Tracy)

 

♪ ♪ Merci de bien vouloir mettre en route la musique...♪  

 

 

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09 juillet 2011

Gisèle (défi 11) (Tracy)

Défi 11 : Vous vous réveillez un matin et vous ne vous rappelez plus de qui vous êtes.

 

          Le soleil commence sa douce ascencion. Le boulanger a commencé sa danse du pain depuis déjà 3 heures. Le brouhaha des conversations étudiantes se mêlent aux bruits des pots d'échappement et de ces personnes actives pressées de rejoindre leur train-train quotidien. Alors que tout suit son mouvement, Gisèle se réveille ...

         Les draps me caressaient encore. Je sentais une étrange sensation. Je ne reconnaissais ni l'odeur des draps, ni l'odeur qui s'émanaient de moi. Ne pas ouvrir les yeux. Ne pas savoir, pas encore. Je me laissais ce temps pour m'imaginer ce que je voulais. Voilà c'est çà! Qu'importe qui j'ai été ! Qu'importe ce que j'ai fait, ce que j'ai voulu faire.

          Des bruits de pas. Ne me dis pas que tu vis encore chez tes parents ! Ho ! Peut-être que je suis mariée ! C'est bien ma veine, je me voyais déjà vivre sans contrainte. Marié, cinq goss, la maison, le chien, le chat. "Maman on mange quoi ce soir?", "Maman il est où papa?", "Chéri tu peux me repasser ces 150 chemises s'il te plait?", "Quoi tu n'as pas contacter l'électricien?". Elle tendit l'oreille-Silence. Dieu merci, s'était sans aucun doute les voisins. 

          La porte de la chambre s'ouvre alors."Chérie?"- Non de non ! Je suis mariée. Allez, n'ouvres pas les yeux, fais semblant de dormir, il va bien partir non ? "Mon coeur, mon amour, ma caille?" Mon Dieu, qu'il est niais ! Que m'est-il passé par la tête pour épouser un homme pareil ? "Je m'en vais, ton mari va bientôt rentré de son voyage". Moi ... Comme çà. Rendors-toi Marine ... Marine ? Claire ? Paprika ? Qu'est-ce que j'en sais de mon prénom moi ? Voilà. Le seul détail que je connais de moi est que je suis une trainée. Peut-être bien que non ! Mon mari m'a sans aucun doute fait du mal et j'ai du trouver du réconfort chez ... Je ne sais même plus qui c'est.

          Il serait peut-être temps que je sache à quoi je ressemble... Trop difficile et si en plus j'étais laide ? Sa main caressa tout d'abord ces cheveux. Il sentait bon la rose, ils étaient court, ondulé et doux. En les secouant celà titilla ses épaules. Sa main suivi cette indice et toucha son éclanche droite. Peau douce, nota-t-elle. Sa main arrêta sa descente. Comment étaient ces lèvres ? Lentement son index s'aventura sur sa lèvre supérieure. Puis sa lèvre inférieure. Longue descente passant de son cou à son abdomen. Juste sous ses seins elle sentit un petit grain de beauté tout en relief. Un bruit strident retenti.

           Qu'elle horreur cette sonnette, si je reste ici faudrait penser à la changer. Faut que je me lève ! Et c'est ce qu'elle fit. Elle se dirigea vers la porte avec difficulté. Sacré jambre, j'ai dû me faire du mal. Je ne sais même pas par où aller ! Bon ... Ah ! Les toilettes ... La cuisine ... Ouh ! C'est pas du Ikéa ! Non mais Jacqueline ! Tu te rappelles d'Ikéa mais pas de ton mari, de tes hypotétiques goss ? Deuxième coup de sonnette... Mais qui ça peut être ? Oh ! C'est peut-être Albert. Albert ? Pourquoi je dis çà moi ? Je commence peut-être à me souvenir ... Oh non, il faut vite que je m'en aille de là, je ne veux pas me souvenir. Eh ! Jacquy, si ça se trouve ta vie n'est pas horrible. Fais le tour du proprio et tu verras après. V'là que je me cause ! Troisième coup de sonnette. Bon enfile quelque chose et vas voir qui c'est. Non, imagine c'est peut-être quelqu'un de ta famille. S'ils apprennent que tu ne te souviens plus de rien, t'es bon pour l'hôpital psychiatrique. 

         Alors qu'elle cherchait la salle de bain, elle traversa le salon. Sanctuaire des photos de famille. Elle tenta de ne rien regarder, de ne pas croiser son regard dans ce grand miroir placé face au canapé en cuir chocolat en parfaite association avec ces coussins caramel. Marche, regarde droit devant toi ! "Nage droit devant, nage droit devant toi" Mais pourquoi je me rappelle de Némo ? C'est peut-être un signe... Ikéa, Némo ? Tu déglingues Jacquy ça ne fait même pas une journée que t'es là à essayer de trouver des indices là où il n'y en a pas. Mais je vois, je suis peut-être inspectrice. Le quatrième coup de sonnerie sonna la fin des doutes. Malgrè cette photo d'un homme et d'une femme se tenant la main, elle pris sa décision. 

          La chambre. Placard ? Placard ! Elle prit quelques affaires, les rangea dans un sac qui traînait par là. Pris le soin de s'habiller sans se regarder. Elle ouvrit la fenêtre de cette chambre, qui devait être la sienne. Regarda une dernière fois ses draps où avait eu lieu quelques heures auparavant l'adultère. Là où elle avait été cette ancienne "elle". Voilà le monde s'offre à elle maintenant...

         "Euh Madame Kolin ? Que faites-vous ? On vous trouve enfin. Ce n'est plus chez vous, vous le savez. On vous l'a déjà dit. Ben pourquoi vous me regarder comme çà? Pardonnez-moi. Venez, asseyez-vous. C'est votre fille Marine qui m'envoie. Elle est votre seule famille, vous devriez renouer le lien. Bah dites quelque chose. Pourquoi cette valise ? Se ne sont pas vos affaires. Plus rien n'est à vous ici. Alors sayez! Vous avez enfin accepter ? Ne me dites pas que vous ne comprenez pas. Vous nous faites le même coup depuis 10 ans maintenant. Vous avez un problème Madame Kolin. Je vous assure. Hier encore, vous vous êtes fait passé pour la voisine. Allez, venez, je comprend, ce n'est pas de votre faute. On retourne à la maison. Votre vraie maison. Il y a Clotilde qui vous attend. Mais si votre infirmière ! Venez ! Ah ! vous avez encore perdu votre canne ? Attendez-moi là. Une minute s'écoula. Allez, on rentre au bercail. Voilà la vie reprend Gisèle.

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02 juillet 2011

Défi 156 (Tracy)

Sans titre 5

 

Piano de tous mes maux, toi qui accompagna mes chagrins d'amour, mes durs journées de labeurs. 

 

Piano de tous mes maux, toi qui à l'empreinte des mes doigts commence ta chanson de la guérison.

 

Piano de mes bonheurs, piano de mes malheurs.

 

Toi seul à su me parler sans l'usage des mots.

 

Piano de la raison, de ton noir et de ton blanc tu nous enseignes l'essentiel;

 

De tes milles sons, de tes milles cordes tu nous fais comprendre que rien n'est si facile.

 

Remise en question par notre reflet sur ton noir vernis,

 

Faite grâce au soutien de ces lignes droites, claires précises, objectives et de ces ronds noirs, ronds blancs, points, spirales, placés subjectivement

 

Nous nous sommes connus avec les gammes

 

Cette petite chanson où tu savais si bien m'accompagné

 

Où toi seul a su t'accorder à mes pensées

 

Où nous seuls avons su faire résonner nos cordes à l'unisson

 

Nous nous sommes quittés avec La Lettre à Elise.

 

Lettre qui aurait pu être, dit-on,  celle de Thérèse.

 

Thérèse rejette la demande de Mozart.

 

Thérèse regrette la perte de son piano.

 

Piano de tous ses maux.

 

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25 juin 2011

Tiroir aux milles saveurs (Tracy)

Sans titre 1

           Tiroir aux milles saveurs ... Un monde nouveau s'offre à vous dès lors que je suis ouvert. Pelote de laine, Peluche caressent mon fond à la couleur inconnu. Petit répertoire, Câble de calculatrice, un ancien téléphone beaucoup trop vieux, un livre "100 clés pour bien écrire et rédiger" se chevauchent et ne peuvent être vu de tous sauf si vous oserez aventurer vos mains. Poussez  toutes les cartes de voeux reçues dès son plus jeunes âges à maintenant, programmes d'expositions, Mode d'emploi d'une TI-83 Plus (oh souvenirs !) feuilletez Livre-cadeau de Helen Exley (Bon Anniversaire), s'émouvoir devant Un livre-à-aimer (pour une fille extraordinaire), Un autre répertoire Minnie des années 90, Un autre téléphone, La montre que j'ai toujours cherché et enfin trouvé, se dire qu'on a toujours été bordélique car Un I-pod porté disparu depuis 3 ans au moins est enfin retrouvé, Des lunettes de soleil cassées, Un stabilo, des cartouches d'encre vides, et qu'il serait peut-être temps de trier et de ne plus retouver une prise, une bobine de fil presque finie, un bon de réduction périmé, de l'encens, une photo de l'époque Scout et deux effaceurs dans un tiroir destiné aux chaussettes. 

Proposé par [SamediDéfi]

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