11 janvier 2020

PIQUER UN FARD (TOKYO)

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J’ai toujours su que je ne servais à rien. Cela ne m’empêche pas de faire une fixette sur ma jeunesse qui fout le camp.

Crèmes de beauté en tout genre, lifting, botox j’avais tout tenté. J’aurai pu me tourner vers Jésus notre sauveur en criant Jésus est super, il a raison pour tout et tout le temps et le reste du monde ne sert à rien. Mais de cela je n’étais pas convaincue. Cette allégeance enfantine à laquelle je me refusais n’effaçait en rien le grand n’importe quoi de ma vie.

En déployant des couches successives de maquillage, en teignant, colorant mes cheveux, je restais en équilibre à la jonction de deux mondes qui ne voulaient pas se regarder en face .J’’avais en moi une sorte  de modernité hip-hop  qui m’invitait à aller au bout de mes délires .

 Je passais mon temps à télécharger des messages subliminaux d’autres galaxies et j’avalais des pilules orange pour ralentir le vieillissement de mes cellules. J’avais l’air d’un junky qui déambulait dans les rues de New York le soir au clair de lune.

Il y avait quelque chose de brut dans ce désir de saisir le temps à la gorge et de lui faire rendre l’âme.  Ainsi du matin au soir je jouais au ping-pong avec mon reflet dans ma glace . Tantôt le compteur annonçait 25 ans, puis certains soirs une alarme me sortait du lit Attention vous vieillissiez dangereusement votre compteur affiche 75 ans  vous êtes au bord  de l’anévrisme .

 Je ne m’encombrais pas de la pureté de mon âme. Qui s’en souciait d’ailleurs. Mais un après-midi  à l’heure où tout le monde déguste un Far breton il y eut un point culminant au bord de l’horizon de ma vie une carte maitresse qui a brouillé mon destin. Il ressemblait  à un vilain petit canard comme tiré du lit  avec sa veste  râpée.

 He mon cœur ne t’emballe pas disait Brel. Mon cœur me dit-il en s’approchant de moi je voudrai pas te faire piquer un fard  me dit il mais tu bats tous les records  de longévité ma douce . On va te décerner la Légion d’honneur.

 Si tu veux jouer au petit jeu de la distribution de breloques lui rétorquais ,je pourrai  faire en sorte que ton ombre te quitte un jour espèce de petit con et quand je t’aurai fracturé la rétine  tu n’auras  plus rien à regarder . Je vois comme un livre ouvert dans ta vie dit-il sans se démonter au fait bonne année bébé, ne fais pas la boudeuse,

Nous avons tous besoin de temps me dit il en souriant toi comme moi pour aimer. Ce fut ce qui déclencha dans mon cœur une tempête niveau 9 Ouragans internautiques. Le mot banni, interdit venait d’être prononcé ‘ on a tous besoin d’amour et pas de far breton . Il y avait même des répliques du séisme dans mes reins.

 Parfois il ne faut rien dire et laisser le silence s’occuper des choses et là le silence fut à la hauteur. Il me prit par la taille mon maquillage a fondu illico j’avais l’impression d’être une moule collée à son bouchot. La poupée de cire avait fait place à la femme mure, sans artifice l’amour m’embellissait et je l’avais oublié.

 Ne pique pas un FAR me dit-il. Le simple fait de me remémorer cette conversation me fait rougir. j’ai l’impression d’être l’heureuse élue. C’était enfin la fin du grand mensonge .ET DEPUIS

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04 janvier 2020

Fanfreluche (TOKYO)

  

Je savais que ça partirait en sucette, j’étais en retard, mais je me suis débrouillée d’être là avant que le bal ouvre ses portes.  C’était loin d’être les portes du pénitencier ce bal de mes 20 ans. J’avais une jolie frimousse sous mes fanfreluches d’or et d’argent. J’étais encore si jeune. L’enfance sommeillait  en moi .

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 Les filles arrivaient de toute part, on aurait dit qu’elles portaient des vêtements imposés par le Code de la route. Elles étaient toutes en gilets jaunes. Elles criaient / la vie est trop chère et me jetaient des regards furibonds.

Sous ma robe de fanfreluche ma coupe de cheveux en pétard, je   me remettais à peine de la grande la flèche de Notre Dame qui ne se dressait plus dans notre ciel parisien. Après cette pluie de braise et de plomb, c’était au tour des gilets jaunes de me gâcher le bal de mes 20 ans. On allait pas surseoir à 100 ans de tradition   pour une crise sociale alors qu’on venait à peine de perdre le casque de Notre Dame .Hebe SI !!!

Pendant que certaines d’entre elles séquestraient l’orchestre dans la cave par envie de jouer, au jeu des sept erreurs ou de se faire une petite partie de bullshit bingo, c’est selon. Je les observais. Devant   leurs regards bovins ferroviaires, il fallait presque s’incliner. On n’allait pas se griffer  les seins à l’annonce de la  ré indexation sur l’inflation des retraites . Déjà à la maternelle c’était parti en toupie et à chaque fois que je revêtais des fanfreluches à croire qu’elles me portaient malheur ces plumes d’oie. Moi qui rêvais d’un bal à la papa avec des princes à mon bras j’étais plutôt servie.

 Mon bronzage ne faisait pas trop sérieux je revenais des sports d’hivers alors qu’elles avaient un teint vert pastille de celui qu’on voit le matin dans le métro bondé. Je suis une fille de la lumière et mes fanfreluches sont le panache de ma lignée presque aristocratique. Voilà ce que je voulais leur jeter à la gueule. Bon j ‘exagère un chouilli, mais je ne veux pas que mes lecteurs s’endorment le soir du bal de mes 20 ans. Et si les gilets jaunes faisaient fausse route et si les fanfreluches c’étaient cette invitation à vivre légèrement demie nue sur la plage une fois les paves lancés. Mais elles ont coupé le micro ces connes au moment où je voulais les inviter à s’amuser j’étais pourtant pas aux oscars. . c’est là que ç’est parti en  sucette .

 L’une d’elles  a commencé à crier/ avec ta gueule de carte bancaire on va t’emplumer .je t’en foutrai des fanfreluches  disait sa voisine . Tu crois que tu vas lézarder au soleil toute ta vie ?

J’ai eu l’intuition en un instant que j’allais me transformer en réfugié hagard en train de crapahuter une montagne. A la différence d’elles toutes issues d’éleveurs de poules mon emplumage à moi avait du style , il portait la signature  de Christian Dior .

 Quand je pense qu’elles rêvaient toutes de toilettes sèches. KAFKA est tu là aides moi à sortir de ce labyrinthe.

J’aurais aimé enfiler une soutane isotherme, mais elles lorgnaient toutes sur mon emplumage. La banquise commençait à craquer sous mes pieds. Je voyais bien qu’elles voulaient déclencher la guerre de TROIE. Je savais vendre trois pantalons de ski à des filles qui  en avaient besoin d’un seul . Je me disais faut-il que je me mette à genoux et implorer leur pardon. C’est quand j’ai vu arriver les merguez et leur barbecue que j’ai eu un sursaut /substituer mon chardonnay à ce vin rouge ça jamais. Je me sentais tellement humiliée que je me serai cachée dans la soucoupe de cacahouètes. Mes paupières contenaient tant de larmes qu’il m’aurait fallu un service de sécurité pour les contenir. Seigneur Jésus c’est le pire bal de ma vie. Vous me direz le désastre c’est toujours mieux à grande échelle. Depuis tout s’est détraqué dans ma vie. Et si les yeux des gilets jaunes étaient meilleurs que les miens pour voir le monde ? on sent bien le traumatisme économique chez eux, quand un jeune homme s’est approché de moi. J’ai retenu ma respiration. Il a repoussé les plumes qui cachaient mon visage, il a souri. A cet instant j’ai retenu ma respiration allait il me décapiter comme Marie Antoinette ? Vous êtes membres d’une classe sociale d’élite qui connait les codes à taper sur tous les bons claviers n’est-ce pas ? j’avalais par mégarde une plume et une toux ridicule m’empêcher de répondre. Puis reprenant mon souffle/

 Je ne sais pas où vous êtes allés chercher ces stupidités dis-je en me prenant les pieds dans mon emplumage v2.  Là j’ai fait un vol plané dont il se souvient encore. J’entendais les rires fuser. il me fallait d’urgence une rénovation cognitive . Je ne parvenais plus à me redresser. Agacée j’arrachais mon costume d’emplumé pour apparaitre en tenue d’ÈVE une feuille de vigne comme cache-sexe. Les gilets jaunes applaudirent de concert. Il m’a fallu une minute pour savoir qui j’étais . Le jeune homme m’a alors recouvert d’un gilet jaune. Je n’étais pas complètement intégrée dans mon nouvel espace cérébral, mais ce que je savais c’est qu’il était beau. Il m’a regardé et là je ne sais pas ce qu’il m’a pris j’ai posé ma bouche sur la sienne goulument. Seigner jésus j’ai marmonné tout bas stupéfaite de mon geste à son égard. Pas un atome de pollen sexuel avait été mis dans l’atmosphère pourtant. D’où me venaient ses pulsions animales. Puis je poursuivis en lui susurrant à l’oreille je ne pollinise que pour vous. Et me reprenant confuse/ excusez-moi mes pensées sont pures. Il rit je suis un adulte consentant dit-il. Je m’en voudrais que vous imaginiez des choses, je ne veux pas vous détourner de votre lutte. Le gilet jaune au tour de ma taille commençait à foutre le camp et ma feuille de vigne réapparaissait. Pourquoi souriez-vous comme ça lui demandais - je agacée. Vous êtes belle nue me dit-il en souriant.  Pourquoi pourquoi le destin met-il un malin plaisir à me mettre un jeune homme si beau sur mon chemin !v3

 

 

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28 décembre 2019

DYNAMITES (TOKYO)

 
Je tentais de me remettre de mes émotions, pour cela ne pas tomber à terre. Je ne pouvais rien faire d’autre que m’arrimer à la rambarde qui menait à la piste d’atterrissage des avions.

Mon mari était là soi-disant en voyage d’affaires. A son bras une cruche en talons hauts.  Ce charmeur de serpent était bel et bien un enfoiré. J’avais dans le nez une étrange odeur, un mélange de moquette et de gorgonzola .je pouvais voir sa ridicule raie de côté et deviner son ton doucereux. Il était en train de déclencher une crise inédite dans mes neurones et mon système hormonal s’emballait.

J’étais la reine des connes et ma couronne commençait à peser. Je dévalais les escaliers et un hurlement aigu me pénétra à cet instant l’oreille gauche.

Quelqu’un criait. Elle va tout faire sauter, elle a un pain de dynamite à la main .  « De quoi elle s’occupe celle-là » fut ma première pensée.

Bon c’est vrai on était très proche d’un scénario catastrophe, le dernier stade de la haine. Quand soudain je sentis une morsure à mon oreille. Quelqu’un venait de plonger ses dents dans le lobe délicat de mon oreille de princesse.  Ce flic avait autant de chance de m’immobiliser que de trouver Elvis sur Mars ou de se voir réincarné en olive.

Le gaillard était tout ébouriffé. J’ai juste eu le temps de le traiter de sale gosse et de lui assener des coups de bâton de dynamite sur son crane d’œuf. On dit que la vidéo des deux gifles que je lui ai mises est devenue virale depuis. Un flic, ça pèse au moins 80kg. Je vous mets au défi d’avancer un pain de dynamite à la main alors qu’il s’accrochait au lobe de mon oreille.v

Sur fond d’horloge qui égrène les minutes les passagers de l’aéroport étaient suspendus à la scène.

 Pour eux le pire c’était l’incertitude. Mon époux et sa cruche devaient avoir été frappés d’un décalage horaire ils s’éloignaient inexorablement vers la piste d'envol sans avoir rien vu de la scène. J’enrageais.

Les gens s’interpellaient, ils parlaient par-dessus ma tête. On aurait dit qu’ils échangeaient des nouvelles comme des voisins par-dessus un muret. Puis ce fut la déflagration.  La baie vitrée qui donnait sur la piste vola en éclat. Le destin m’avait choisie, il avait frappé à ma porte . Mon mari était étendu sur le sol sa cruche séchait maintenant au soleil. Tout était parti en cacahouète. « J’avais une tension insoluble, monsieur le juge. » . J’arborais au tribunal un e T-shirt flamboyant   MARIAGE MON CUL. Je sautillais à la barre j’enchainais les directs et les crochets et le proc commençait à être agacé. Vous ne regrettez pas votre geste Madame. Vous savez que vous faites des émules sur les réseaux sociaux. On compte depuis des incidents de ce genre dans les restaurants et même à la sortie de l’église. La préfecture vient de légiférer sur la vente de bâtons de dynamite. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, le magazine Times a versé une somme considérable pour avoir les clichés du mari et de la scène d’adultère et du lancement des bâtons de dynamites. Cette scène culte à fait le tour du monde. Tremblez coureurs de jupons les femmes arrivent !!

 

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21 décembre 2019

Le cathèdre (TOKYO)

 

On avait retrouvé sous les gravats un homme assis sur cette cathèdre.

Sous des tonnes de béton il était là assis, il souriait.

La centrale nucléaire dans son souffle avait tout emporté de la ville sauf lui.

Sa voix était enrouée comme prise par des tonnes d’encre

Jamais aucun homme n’avait porté ce visage radieux malgré que son souffle soit rabattu par le souffle de la centrale.

Il disait s’appeler François j’étais la seule à le croire.

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 François d’Assise était là devant moi et il murmurait de belles choses à mon oreille.

Il est ici et impose par son sourire le silence aux fous aux puissants et même à Dieu qui parle trop fort.

Je le suis maintenant il marche dans un paysage irradié par la centrale.

Nous sommes des mies de pain dans la grande galaxie, des grains de farine sur le chemisier de l’univers.

 Ça je l’ai appris de lui, comme j’ai appris à cogner sur tous les matins du monde pour que l’alouette nous revienne.
Sans elle que le monde est triste.
J’ignorai combien le chant de l’alouette m’était aussi essentiel que la lumière.

Ce matin la cathèdre était recouverte d’oiseux locataires du monde dont on avait été expulsés par le souffle de la centrale.

J’ai appris que le monde n’était pas rien que pour nous ça vous tombe sur la nuque dessus comme du plomb cette compréhension-là.

Ce qui est fatigant depuis c’est de pouvoir le dire de le faire entendre avant qu’on ne veuille plus de nous chez nous

 

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14 décembre 2019

Le balladrome (TOKYO)


La nouvelle est tombée à 12h 25 sur les ondes// la ville va subir un assaut sans pareil des martiens. Le Ballladrome est déjà la piste d’atterrissage pour eux
Accrochez-vous c’est brutal le journal annonce que Monsieur le maire est calme et déterminé …sur les ondes la radio annonce en boucle que Monsieur le Maire est calme et déterminé.
Alors que tout le monde le sait, il est prostré dans son lit en train de se ronger jusqu’au sang ses ongles et qu’il est prêt à faire une fugue en ALASKA. Monsieur le Maire est calme et déterminé.
Avec une ambiance pré gilets jaunes les martiens   ont sérieusement entamer les chances d’un deuxième mandat pour Monsieur le maire
 La main sur le cœur Monsieur Le maire annonce tendre la main aux martiens au nom des droits de l’homme.
On en revient aux bonnes anciennes recettes de l’ancien monde. Les boulistes sont passablement agacés On ne va pas négocier avec des PUN KS crient -ils à l’unissons
He bé SI // déterminations et concertation seront les deux mamelles de la réponse du maire
Il faut être attentif à la fin de sa déclaration.  Monsieur le maire se dit attentif aux droits des extraterrestres de circuler librement dans la galaxie ..
 Les balladromistes savent que Monsieur le Maire s’en fou des droits en général de l’humanité terrestre ou extra-terrestre.
Bien sur tout le monde aurait aimé un « cassez-vous pauvres cons » pendant que d’autres voudraient faire sauter à la petite cuillère à pamplemousse leurs yeux globuleux.
Mais le calme déterminé du Maire a apaisé les esprits. D’un pas qui surjoue la légèreté et la bonne humeur alors que ses traits tirés montrent le contraire, il déclare que   la situation est sous contrôle alors qu’en vérité il contrôle que dalle.
Monsieur le Maire fait de l’hypertension il ventile trop.
Pendant ce temps Sur le balla Drôme Eh bien, finis les burgers, finis les frites, fini le reggae sorti du vieux TUB Citroën recyclé en mangeoire place à la haute technologie martienne.
Une vrai tempêtes se tient sous le crane des balladromistes . ils ont décidé des les attaquer à coup de polochons jaunes citrons v

.C’est une sacré intimidation face à cette haute technologie et pourtant .v2
L’un deux s’approche d’un martien he dit/  il y a qu’aux  Etats Unis que les choses sont simples pour vous .Ici c’est pas la même salade . On est pas à la Maison Blanche les cafards on en veut pas .
Est-ce le mot salade ou cafards que les martiens ont mal pris ou la batailles de polochons la question reste ouverte. Ils ont pulvérisé la ville en deux secondes. Le discours de Monsieur le maire tourne en boucle sur les ondes/ je suis calme et déterminé

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07 décembre 2019

Anamnèse (TOKYO)

 
Trois psychiatres prenaient des notes.

 Mon cas était parait- il pire qu’un casse-tête chinois

Docteur j’ai l’impression d’avoir été absorbée par une huitre.

 Vous fréquentez la mer à marée basse me demanda celui de droite qui se tenait près de la fenêtre.

J’avais parié une centaine d’actions de Microsoft et je m’étais ruinée.

Le choc indicible m’avait conduit jusque dans cet hôpital.

Une vielle salamandre sommeille au fond de mon âme docteur

Et que vous dit -elle   me demanda le psychiatre dont la blouse vert fluo commençait à me piquer les yeux.

Ces trois là avaient une allure de chamanes et l’hôpital celui d’une vielle cabane d’indienne.

J’ai des désirs oubliés qui remontent dans mes fissures docteur.

 Je voudrai que vous me parliez argent.

Les trois chamanes étaient en train de rassembler leurs notes.  On aurait dit qu’ils s’étaient mis à l’abri du mauvais temps sous un pont d’autoroute.

Trois Anamnèses   différentes mettaient en évidence toute l’ambiguïté d’un diagnostic.

L’un deux s’approcha de moi avec des poches sous les yeux pareil à un marin noyé.

Vous prenez des opiacés interdits lui dis je en le repoussant. Il y a de la présence d’acide dans les goutelles qui perlent à votre front .

Il fit de gestes amples comme ces magiciens vieillissants perclus d’arthrite.

Je criais/ ne m’approchez plus ou je vous mets de la térébenthine dans le rectum .

C’est là que je me suis souvenu que j’avais des mollets d’acier et que je pouvais franchir les douves du château sans mollir.

 Je voulais simplement une villa en Toscane et me retirer au Bahamas. Et c’est là que mon unique cheveu gris s’est détaché et tomba en voltigeant sur le parquet ciré.

J’avais tout perdu alors encore un cheveu s’en était trop.

On aurait dit une mèche de spaghetti de méduse.

Putain de fumeur d’hasch ne vous approchez pas de moi. Ma sidération devant la chute du cheveux était la même que devant les  cours de la bourse une heure avant le crash boursier

C’est là que je suis arrivée à capter des interférences cosmiques.

En un moment je suis même arrivée à capter une transmission audible.

 Je voyais bien dans les yeux de mes trois cosmonautes que j’étais entrain de m’égarer au frontière du réel .

C’est là que je vis Judas Iscariote étendu sous la véranda. Et pour une raison encore inconnue j’ai vu mes trois disciples éclataient de rire.

On aurait dit trois cinglés mais d’un côté valait mieux tard que jamais ce fou rire réenchanta l’hôpital. Ce sont les serviettes de toilettes sur leurs têtes qui m’ont parues bizarres.

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30 novembre 2019

La main (TOKYO)

 

Nous n’en sommes qu’au stade du projet, disait le Maire au préfet, mais je vous avoue toute ma satisfaction

Notre vieux cimetière va enfin faire peau neuve. C’est-à-dire dit le préfet qu’avez-vous en tête Monsieur le maire. ?

Nos chers administrés veulent rentrer de plain-pied dans la modernité.

 De quelle modernité vous parlez ?  Dit le préfet agacé

Pensez-vous que les morts ont à se soucier de leur avenir ?

 Je ne vous suis pas Monsieur Le maire que va devenir votre cimetière.

Il sortit quelques croquis et losanges pour répondre aux questions fondamentales du préfet.

Ce n’est pas génial dit Monsieur le Maire en arborant fièrement ses croquis.

 Ces petits dessins paraissaient superficiels voire illisibles pour Monsieur le préfet.

Nous ne sommes qu’au stage de la recherche renchérit Monsieur le Maire nous devons encore peaufiner le projet. Il est d’ampleur aucun cimetière n’existe à ce jour comme celui que nous allons faire surgir de terre. Notre équipe commence à se dire que tous les problèmes de la vie auront une réponse ici dans ce cimetière.

 Les propos du maire commençaient sérieusement à agacer le préfet.

 Le Maire poursuivait, nous avons commencé des tests nous sommes loin du résultat escompté mais nous poursuivons.
Quel test dit Monsieur le préfet qui ressemblait de plus en plus à un pitbull.

Nous allons servir une bonne cause disait le maire aveuglé par son enthousiasme.

Les morts pourront enfin dialoguer avec les vivants Monsieur le préfet

 Sur chaque tombe la réplique de la main du défunt nous fera signe. En somme un geste pour l’éternité.

 Le cimetière sera une collision de mains qui rappellera les vivants à eux.v

Une grande fresque de main ornera l’entrée du cimetière. Un cimetière miroir dont les connexions avec les morts n’échapperont plus au cerveau humain.

 Le préfet se précipita alors vers son véhicule sorti son fusil tira à bout portant dans la tête de Monsieur le maire qui maintenant gisait comme une pastèque éclatée au sol .Ca faisait vraiment désordre.

 Je t’en foutrai moi des connexions dit-il en reprenant le volant de sa Scénic ..

Oui se dit le préfet ce Maire était du mauvais coté du fleuve la vie est parfois bien étrange.

 

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23 novembre 2019

POT DE YAOURT (TOKYO)

 

POT de yaourt             ABANDONNE

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Ne guérit point                     
                Crème de châtaigne
                Mêlée au lait chaud de la chèvre
                Monsieur SEGUIN et sa cuillère à pot
PEAU DE CHAGRIN   MIETTE DE PAIN
                BEGAIEMENT de l’enfant qui sur son pot
                    Comme un idiot joue à POT perché.
            Et regarde le papillon.
Le printemps dépote les fleurs, et fait les cerises en pot      puis tu titubes comme un ivrogne
                    Alcool fort raisins en pot gorgés de soleil
        POET POET POET j’entends vos voix et j’ouvre le port de miel et s’écoule tout RONSARD et sa rose
Jeanne ne cours point si vite ton pot au lait va vaciller t3



ALLONS TOUS PLEIN POT VERS LA GRANDE VIE.

Yaourt en pot
Pot de bebe
Bebe en pot
Peau de bébé
Peau d’âne  t4



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16 novembre 2019

XXXXXXXL (TOKYO)


S’il existe une expression un peu curieuse    ’ né   sous X ’ passe en tête du classement.

Elle exclut la naissance sous Y, sous Z ou sous un pont.

Je trouve cette expression aussi saugrenue et illogique car il semble qu’il faille connaitre sur le bout des doigts la physique quantique.

Un peu comme né sous X à la puissance 2 équation génétiquement introuvable.

Il faut Un X pour naitre au monde grand Dieu ?

Des enfants descendraient ils des fruits de mer oubliés dans les écumes au point de ne mériter que l’avant dernière lettre de notre alphabet ?

Je voudrai qu’on naisse tous sous X sans la pince mon seigneur sur le crâne.

Nous serions radieux nous ne serions plus ces autistes qui comme des poulets n’arrivent pas à traverser la route

Oui je veux naitre sous X descendant de La planète ORION.

X cet inconnu qui me fait sans histoire, qui laisse ma mémoire aussi vierge que Marie.

C’est comme prendre un TAXI sans destination vous voyez le schisme culturel !!

b

Oui je sais j’aurai des détracteurs, je les entends déjà /mais quoi comment la filiation, la PMA ce n’est pas fait pour les chiens !!!

Né sous X leur dirai-je c’est se débarrasser des patronymes et remettre à la mode l’horloge et ses aiguilles singulières.

Je suis né un 25 juillet à 16h 45 minutes et 4 secondes entre la rue Vaugirard et le boulevard Michelet un jour de pluie.

Rimbaud avait déjà embarqué pour L’AFRIQUE, Picasso était déjà dans sa période bleue Piaf venait de perdre Cerdan

Voilà ce qui serait écrit sur mon livret de famille et BASTA !!

Bon des cactus résistent et montent la garde je reviendrai vous convaincre une autre fois. Jamais je ne me plierai à l’idée qu’un enfant naisse seul sous X.

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09 novembre 2019

La serpillère (TOKYO)


Dans ce bas monde les choses ne durent que ce qu’elles durent. Prenez une serpillère par exemple quand vous avez fait usage de celle-ci plus d’un mois elle finit par perdre son âme.
Avec mon compagnon ce fut la même chose. Après un usage inconsidéré, force est de constater qu’ il a vite  atteint son heure de gloire et n’a fait à mes yeux que décliner .
De toute évidence les folles années où tout dure sont bien passées.v

Ce déclin serait-il permanent ou des serpillères plus robustes pourraient nous laisser espérer une belle longévité en toute chose.
Les couples sont- il condamnés à s’enfoncer dans des adultères débridés jusqu’à ce qu’un  jour , tous solitaires une serpillère autour du coup en guide de chandail nous errions dans un Sahara sans nom ?

Il nous restera quoi alors à contempler ?
Les étoiles lavées de leurs larmes que nous avons versées.
Je lis en vous comme  dans un livre ouvert je vois bien que vous attendez l’épiphanie .
Les serpillères comme les sentiments d’attachements ne tiennent qu’à des fils minuscules qui s’usent que l’on s’en serve ou pas .
J’ai vu comme vous ce stupide ou génial film  « le père noël est une ordure « .v2


Comme vous la séquence du pull serpillère m’a dispensée de dix ans d’université et de soirées de Monopoly .
A cet instant quelque chose m’est arrivé. Je me suis dit qu’une chose pareille ne peut advenir. Aucun homme pourrait être assez bouché pour prendre des vessie pour des lanternes.
Aucun homme pourrait porter une serpillère en guise de gilet par amour sauf si je travaille à police secours et qu’ au vu des appels innombrables je pourrais tomber sur ce profil aux abois.
Je pourrais passer à l’offensive porter un bleu de chauffe dans cette société frauduleuse et une serpillère à la main m’agiter comme le phare dALEXANDRIE pour attirer le manant.  v3


Avec cet attirail et mon cri de guerre j’ameuterai des loups fous  du gilet serpillère (non pas du gilet jaune)
Chacun de nous à ses références et le pouvoir de séduction qu’il peut moi c’est la serpillère ..
Quel fœtus qui se respecte choisirait de naitre tout de même si on lui montrait qu’au cours de sa vie il devrait par amour porter des gilets serpillère .

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