01 octobre 2022

Les rouflaquettes (TOKYO)

 

Je suis une mie de pain dans les rouflaquettes du christ.

Un brin de sa parole pour nourrir les rêves absents des hommes.

v1
Je suis une tache de vin sur sa chemise, je demande, je demande, je ne cesse de demander que le christ rase ses rouflaquettes avant que ça tourne mal pour lui .

Je suis cet ultime soupir fait d’espérance pour lui pour nous.

 J’ai été le premier locataire dans la chambre du christ, bien avant l’apparition de l’homme au crane nu.

On entre dans la maison du christ les pieds nus, la où des couches du monde se soulèvent comme une cage thoracique.

 Il est ignorant de ce qu’il fait, il méconnait le nom des animaux qu’il créait.

Ici les bêtes vivent loin de leur nom. On ne les appelle pas elles viennent à lui comme ça.

 Les bêtes ne sont pas encore enfermées dans le fléau de la vie des hommes.

Ici on organise des colloques avec des arbres on fait voter les pingouins. On se promène avec le christ devant éclairé par une lanterne on quitte doucement les terres d’Egypte pour se rapprocher des oliviers.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,


24 septembre 2022

Quiprocos (TOKYO)

 

J’avais parcouru essoufflée les étages pour trouver ce généraliste quand une porte s’ouvrit. Je m’engouffrais convaincue d’être enfin arrivée.

Je fus étonnée par la décoration de l’entrée, le médecin me fit entrer dans son cabinet.

Bien me dit il qu’est ce qui vous emmène à consulter.

J’ai beaucoup d’insomnie docteur. Il sortit de son tiroir un jeu de cartes du tarot.

v1

 Je fus surprise par cette approche médicale. Apparemment un morceau de carton de 10 centimètres

Appelé le cinq de bâton était très bien au courant des causes de mon insomnie et que l’homme m’accusa de créer moi-même ces insomnies sans m’en rendre compte.

Dans un certain sens je me sentais soulagée au point de dire merci docteur. D’un autre coté et de manière quelque peu perverse je me sentais roulée comme si je ne pouvais être convenablement soignée.

Je commençais à masser ma nuque qui commençait à me faire mal.

Le diagnostic me paraissait tiré par les cheveux. Est-ce que vous pensez qu’en suçant des pastilles de menthe verte je pourrai mieux dormir ?

Son ricanement ressemble au crie d’une pie en train de pondre un œuf en fil de fer barbelé.

Il remua ses cartes et observa dubitativement le tirage.

Je déglutis une fois, je clignais des yeux deux fois cherchant le stéthoscope. Cet instrument fidèle d’un docteur quand j’entendis mon docteur me dire le chevalier de bâton a parlé.

Dix minutes passèrent. En fait quinze minutes passèrent.

Mais bon sang docteur vous ne m’avez pas pris la tension.

Inutile mademoiselle les cartes parlent d’elles même.

v2

Plutôt imprécis le diagnostic me dis je mais ça aurait pu être pire.

 Ce n’est qu’en fermant la porte du cabinet que je compris le quiproquo. Et moi qui était disposé à le traiter de charlatan.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

10 septembre 2022

L'œuf (TOKYO)

 

Je m’efforçais de passer inaperçue au milieu de tous ces prolétaires poivrots, et nanas négligées, le genre de populace ouvrière que j’ai toujours évitée.

Quand soudain mon gorille André me prit par la main et me glissa à l’oreille tu devrais marcher sur des œufs.

Dans ‘l’implacable lumière éblouissante d’un demi hectare de tubes fluorescents, le grand carrefour AUCHAN trône comme l’église au milieu du village. J’imagine la facture électrique de la boutique dans cinq mois.

Serait-il possible que les prix montent en flèche ?

 Je décide de rencontrer le directeur du magasin.

Pas aujourd’hui me répond sa secrétaire.

Andre mon gorille me saisit par les épaules je t’ai dit de marcher sur des œufs.

Tout ça c’est bien beau mais je n’achèterai pas d’actions de votre société.

Pendant que la secrétaire répond, je regarde furtivement par-dessus son épaule ce qui ne semble lui poser aucun problème.

On peut regarder autour d’elle et au-dessus d’elle aussi facilement que si elle était une décoration de jardin. On pourrait même l’enrouler toute entière dans un tapis persan comme on faisait pour les pharaons.

 Le simple fait de me remémorer cette conversation me fait rougir.

Des prospectus attirent mon attention Un œuf Fabergé est vendu aux enchères ?

Les gains seront versés aux caisses du magasin vides. Alors c’était bien ça la ruine des grandes surfaces devenait visible.

Cet œuf Fabergé c’était comme une orchidée dans une fosse septique.

Faisant appel à mon caractère bien trempé , je cherche à comprendre le mystère.

Vote boutique est ruiné on va pouvoir construire un immense bowling à la place ?

« Tu as oublié la politesse que ta mère t’a enseigné « me dit ANDRE. Non dis je les bonnes manières c’est un masque pour les motivations insidieuses de la bourgeoisie.

A nouveau j’ai droit à un sourire rectiligne comme une raie dans les cheveux, un sourire comme le premier trait à la craie tracé par la lumière du jour sur le tableau de la petite école rouge de l’aube. Et Là son sourire s’élargit mais la porte du bureau se referme.

Pourtant ni la colère ni la déception m’empêche de marteler et de hurler.

Boycottez la loterie de l’œuf Fabergé !!

v1

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

03 septembre 2022

Nareux (TOKYO)

 

Donnant une conférence de presse dés leur arrivée

 Neil Armstrong et ses coéquipiers regardent les terriens avec jubilation.

« Aldrin a un sourire lunaire » dit un des journalistes à sa chaine de télé.

Les sacs sont pleins d’échantillons de roches lunaires.

v1

Collins s’approche du Micro réservait à la Nasa et s’adressant à eux leur crie « la prochaine fois amélioraient les repas les gars c’était dégueu. »

 Armstrong en riant récupère le micro/ il cracherait devant une assiette de caviar ce nareux qu’on lui serve un steak frit. « Non  Aldrin, on n’a pas sorti une grande nappe avec des carreaux rouges et blancs pour s'offrir un pique-nique céleste en regardant les étoiles. » On n’était pas venu pour ça. Pas de corvée de vaisselle, rajoute Collins en s’adressant à ce nareux d’Aldrin. Ils sont loin d’avoir une forme éblouissante et les américains peuvent compter sur toutes ses avancées technologiques  liées  à leur voyage et comme a dit Armstrong c’est un petit pas pour l’homme mais un grand pour l’humanité  avec ou sans frites.

v2

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

13 août 2022

Les tarots (TOKYO)

 

On m’avait tiré les tarots.

J’étais sur le point de vivre une histoire d’amour imminente

Ça devait ressembler à une rénovation cognitive.

Mais voilà patatras !

Le cinq de denier était sorti comme si j’avais besoin qu’on me le rappelle. Et là le ciel s’assombrit.

L’union disait les cartes finirait tôt ou tard comme un vieux plat de frites froides.

 Je quittais la maison de Dieu qui était mon adresse permanente.

 

 Fallait en finir avec ses plats indigestes.

Elle a ouvert une boite en ébène , puis elle m’a montre une carte du FOU provenant d’un jeu français vielle de quatre ou cinq siècles.

Dans le coin gauche il y avait un alligator qui mangeait des pommes de terre sautées.

La Bible fait allusion aux crocodiles comme étant les paupières de l’aube non pas les paupiettes !!

Bon enfin cet amphibien me mettait en appétit de vivre.

Il me disait de sortir du marécage que me tendaient mes amoureux, de sortir mon esprit de la boue de manger sain et me tourner vers les végans.

Je devais cesser de me livrer à mes pulsions primaires.

Petit à petit mon sourire se transforma en mine soucieuse

Pourquoi, pourquoi diable le destin prend -il un malin plaisir à mettre sur ma route des maigrichons végans.
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,


06 août 2022

Geoles (TOKYO)

 

Capturées mise en geôles, les trois jeunes dames d’Assisses, le corps cicatrisé, l’âme rajeunie dans la lutte attendent.

Jusqu’ici, leur gaité pouvait passer pour le privilège d’une jeunesse doré, Or voici que cette bonne humeur se maintient et s’accroit dans le noir de cette prison.

C’est donc que cette joie venez d’ailleurs de bien plus loin qu’une simple ivresse du monde.

Il est dans cette prison plus rien de clair et pourtant ces trois jeunes dames, comme Jonas dans le ventre de la baleine chante.

Elles chantent tout comme lui. Et elles trouvent dans leur chant plus qu’une lumière et plus qu’un monde. En vérité nous disent ces 3 dames d’ASSISES que le lieu où nous vivons n’est pas un lieu, ce n’est pas où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons celui où nous chantons sans comprendre pourquoi nous le chantons.

De la licorne à la salamandre, le jour où nous rencontrons le grillon, celui qui aime sa chanson et qu’il se réjouit de savoir qu’il est attendu dans la nuit de ceux qui son entrain de se perdre arrêtons-nous un instant et comme lui mourrons en chantant.

Ce soir les amis défiants venez chanter faux pour faire tomber la pluie.

v1

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

30 juillet 2022

Souvenirs d'enfance (TOKYO)

 

J’ai longtemps hésité avant d’affuter ma plume d’oie et coucher sur cette feuille de vélin toute fraiche mes souvenirs d’enfance.

J’étais un oiseau migrateur, voleur de lumière au fond d‘un préau bleu ciel.

 J’avais toutes les ruses, je marchais au cœur des halles aux draps et aux toiles. On y vendait toutes sortes de fruits et de fleurs, je mordais dedans et fuyait en riant.

J’aimais l’odeur des brioches chaudes sorties du four qui s’étalaient comme de jolies fesses toutes rondes et sucrées.

J’avais toujours trois pommes de pin dans ma poche, dans mon esprit elles sont toujours là.

Qu’importe si je suis le seul à les voir .je suis le seul aussi à voir sous la cloche à fromage le bon gros gâteau de grand-mère. Il était fait aux pommes et à la confiture. si j’avais le loisir et la patience de l’enfance je reviendrai ici , pour ne rien demander d’autre que d’y rester .

v1

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

16 juillet 2022

Participation de TOKYO

 

Je viens d’apprendre que mon inscription à l’université de Tokyo a été rejetée.

Ce matin j’ai été refusée dans toutes les plus grandes universités placées en tête de ma liste.

J’aurai d’autres opportunités pour partir au japon.

En fait il est possible que quelque chose soit en train de se tramer à cette minute précise quelque chose qui ne serait pas sans rapport avec mon gorille ANDRE.

Mon gorille m’a laissé un message étrange prépare ta valise non tu ne pars pas étudier en Mongolie ou au Portugal. Tu es attendue dans la plus grande université du japon. Et dire qu’il y a quelques secondes j’étais encore dans le caca jusque ‘au cou.

Ma carrière d’étudiante descendait à la vitesse grand V la pente savonneuse du toboggan de l’enfer et c’est André mon gorille qui m’offre le ticket gagnant.

Alors pour fêter cela je me suis mise à boire ;

J’écluse la bouteille de gin et je pense à ses païens de jap pour qui la crucifixion est un jour de travail comme les autres.

 Avant de m’endormir je laisse sur la table un pain aux raisins et une glace à la banane dans le congel pour ANDRE.

v1

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

09 juillet 2022

Escalier (TOKYO)

 

Brusquement, j’allume le lampadaire près de mon fauteuil une fois mes yeux adaptés à la lumière vive je sors sur le palier et me penche dans l’escalier.

Il arrive, c’est lui à n’en pas douter il me suivrait au bout du monde. Zut c’est pas lui pourtant cette silhouette me paraissait familière.

D’une certaine façon cette découverte est un grand soulagement. Une fois de plus je suis partagée entre deux émotions paradoxales.

Joie / déception, colère/ préoccupation.

 C’est qui alors qui n’en finit pas de monter ces escaliers ? Le téléphone sonne de l’autre côté du palier je n’ai aucune hésitation c’est sans doute lui . je me jette sur l‘appareil comme une truite sur une mouche.

Ah ma puce tu es chez toi j’appelais juste pour te laisser un message avant de partir.

Ma voix s’éteint , le ton que j’emploie est suffisamment lointain distancié pour aiguiser sa curiosité.  Je ne t’entends plus dit il attend dis je il ya quelqu’un qui monte les escaliers je te rappelle.

Tiens me dis je il s’est arrêté au huitième pour reprendre son souffle je peux voir sa main.

 Ce n’est pas que je suis pressée mais j’aimerai voir son visage.

Sur un coup de tête je décide de dévaler l’escalier pour provoquer une rencontre fortuite avec cet étranger .je rougis devant la connotation sexuelle de l’intention. Je suis tellement nerveuse que je sens le bout de mes seins vibrer .Mais j’ai parfaitement le droit de savoir quel est cet inconnu qui n’en finit pas de monter les escaliers .me voilà nez à nez avec lui la cage d’escalier est suffisamment étroite pour que je scrute son visage. Il a l’air anéanti c’est probablement un professeur d’astronomie qui a perdu son emploi à cause de la crise.

Vous venez observer le ciel c’est ça ?

Oui c’est la seule cage d’escalier qui donne sur la voie lactée.

v1

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

25 juin 2022

Lubie (TOKYO)

 

C’est un martini ou un marsupilami dis-je au barman d’un air sarcastique.

Ma conscience comme un Jiminy cricket revint soudain au galop ;

 Efface-moi ce vilain sourire et dis moi qui est le mieux équipé pour échapper à l’obsolescence ?

 Les barmans sans a priori ou les gamines capricieuses pleine de lubies fantasques.

 Puis je reprendre ma conversation avec mon charment barman ?

Si ça continue je vais utiliser un détergent puissant pour efficace de ton cerveau toutes tes lubies.

v1

Ok OK je me calme.

 Le bar va bientôt fermer me dit le barman avec un large sourire.

Quand vous reviendrez rajoute -t-il vous me parlerez de vos mauvais choix que vous avez fait en vous lançant dans cette carrière sans avenir.

Alors je vous donnerai toutes les indications nécessaires susceptibles d’être d’une quelconque utilité pour une personne aussi désespérée que vous qui a royalement foiré sa vie en suivant ses lubies.

Sur ces mots il se leva pour dresser les chaises sur les tables tout en donnant un coup de chiffon.

Je quittai le bar comme un animal qui avait reçu une fléchette anesthésiante dans la cuisse en vacillant en claudiquant.

Dans la semaine qui succéda à cette rencontre fulgurante je me suis débarrassé de toutes mes lubies y compris de travailler.

 Je me suis mis à planter des tomates dans du papier journal humide.

Seulement je ne pouvais pas payer mon porche avec des tomates mon époque avait un temps de retard.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,