19 octobre 2019

Troubadour (TOKYO)

 

Nous marchons dans les fougères sans savoir où dorment les troubadours.

Nous ne lisons plus de lettres d’amour, car eux seuls savaient tenir le feutre sur le papier.

Ils nous font les reproches que nous nous faisons.

Nous ne lisons plus de poèmes, les femmes adoraient les poèmes qu’ils leur adressaient.

Ils avançaient dans les rues sous d’amples chemises et toutes les ombres frissonnaient sur leur passage.

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Ils gardaient les chansons qui parlent d’amour secret, ils arrachaient des grappes de glycines pour toucher nos âmes meurtries.

Nos vies sont étroites sans eux.

Nos vies sont comprimées sans leurs chansons.

Où dorment nos troubadours quand tout s’en va ?

Quand l’encre et le papier et la douceur du feutre sont devenus clavier et leurs échanges SMS.

J’en ai aperçu un l’autre fois à super U. Il dansait devant l’épicerie Rimbaud rayon charcuterie.

Et me voilà devant lui. Les miracles ne se reproduisent pas deux fois me suis-je dis.

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Il vendait du boudin noir, mon troubadour, je me sentais un peu gêner à l’idée de rencontrer l’archétype du troubadour moderne celui qui avait traversé les siècles sans sourciller.

M’arrêtant un instant devant son visage à la blancheur pascale je me suis dit que s’il existait encore un troubadour c’était ici dans ce super U.

Et puis me suis dit pourquoi faire des lettres d’amour quand on sait faire du boudin noir d’accord je vous l’accorde il n’y a pas non plus un champ de fougère à ses pieds.

C’est alors que la caissière me dit ‘ ; dans l’éternité le temps n’existe pas. Ma première réaction a été de répondre /

Comment osez-vous vous approchez de moi comme ça sans bruit alors que je suis devant le dernier troubadour de notre époque.

He ma petite dame ce n’est pas un être venu d’ailleurs le vendeur de boudin

 Je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous parlez-lui rétorquais -je

 ET si vous pouvez lire dans mes pensées alors vous devriez savoir ce que je fais ici

C’est alors que mon troubadour charcutier s’est penché vers moi en riant. il avait un regard libidineux en me proposant son boudin noir .

Pivotant sur un pied je me suis éloignée de lui à toute vitesse. Si jamais il me suit, je crie comme un putois.

 Ce dégénéré, ce troubadour de mes deux la coquetterie t’a barré le chemin jusqu’à l’optométriste ça fait deux ans que je dois porter des lunettes

. Mais je vois le sourire de mon charcutier dans le brouillard/     Ma petite dame vous avez oublié votre boudin.

 Je suis sereine comme une présentatrice à la télé en train d’annoncer une crise mondiale

Puis il se penche sur moi et murmure je ne crois pas que vous glisser dans mon pantalon soit une bonne idée ..

 Je ne vous dirai pas ou a fini le boudin de mon troubadour. Mais pendant le chemin qui me menait au café je me suis demandé ce qui était arrivé aux troubadours qui dormaient dans les fougères.

Ce qui est sur c’est qu’ils ne sont pas à super U la prochaine fois je tente le rayon crèmerie à AUCHAN.;

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12 octobre 2019

La soupape (TOKYO)

Je me suis toujours demandé qui faisait battre le cœur d’ELEONORE.

Quand elle levait les yeux pour se regarder dans un miroir de Venise, sa lèvre supérieure tremblait

C’était si rare de la voir sourire

Pourquoi pleurez-vous ELEONORE ce soir ?

Je prenais goût pourtant à vos éclats de rire à nos jeux communs.

Puis un matin je vous vis vous précipiter dehors, aussi fraîche qu’une rose.

J’avais le sentiment de vous voler quelque chose à vous suivant dans le dédale des rues.

Le bruit des pommes de pin éclatait soudainement sur votre passage

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Où courez-vous ELEONORE les joues en feu ?

Maintenant je la vois elle pousse la porte d’un hôtel et s’engouffre sans hésitation.

Elle est seule maintenant à tenir devant la porte où son amant l’attend.

Je l’imagine s’adossant contre le montant du lit somptueux prés de la lampe.

Elle prend doucement les joues de son amant entre ses mains et pose son visage sur son ventre.

Quand ma sœur ELEONORE est enfin rentrée

Je n’ai pu retenir un POURQUOI ;

Elle me regarda en souriant. Une soupape Henri une soupape !!

J’ai longtemps tourné ce mot dans ma bouche une soupape L’explication nébuleuse de ma sœur m’avait projeté aux confins de la galaxie il y faisait très noir .L’obscurité protège autant qu’elle menace me disais-je du haut de mes 15 ans.

Je suis devenu ingénieur et c’est à ma sœur ELEONORE que je le dois.  Quand je regarde une soupape je souris maintenant.

 

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05 octobre 2019

CHANSON POUR UN RUPIN (TOKYO)

 

Le jour où je rencontrerai un RUPIN

Je déguiserai ma voix.

Et sans charivari, sans couiner je lui dirai.

 

REFRAIN

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Pourquoi n’es tu pas dans mon lit                            

Sous ma douche

Chez mon médecin

Alors que je retiens mon souffle

J’entends le RUPIN me dire

 

REFRAIN

 

Pourquoi n’es-tu pas dans ma douche

Pourquoi n’es-tu pas dans mon lit

Pourquoi n’es-tu pas chez mon médecin

Et toutes les nuits

  1.  
  2.  
  3. Sans dormir sans rêver
  4. Je n’ai qu’une obsession/
  5. Son chéquier
  6. So compte en banque
  7. Son livret A
  8. Donnez-moi un élastique géant
  9. Donnez moi deux billets pour Tombouctou

REFRAIN

Pourquoi n’es-tu pas dans ma douche

Pourquoi n’es-tu pas dans mon lit

Pourquoi n’es-tu pas chez mon médecin

Mon portefeuille est à sec

Les pièces ne tombent plus du ciel

Les rues sont pleines d’hommes d’affaires ruinés

Mes objectifs financiers prennent l’eau.

Comment réveiller le dieu de l’argent sinon en reprenant mon chant sacré.

Tous ensemble les défiants.

Reprenons le refrain !!

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28 septembre 2019

Vous avez dit Quidam ? (TOKYO)

 

Ce Matin dans ma boite mail j’ai reçu  de mon site de rencontre un message surprenant . De tous les quidams que j’ai  croisés  sur ce site avouez que celui-ci méritait toute mon attention .

 

‘ Jeune apiculteur cherche abeille butineuse pour faire un miel rare .’

Pendant que tous les Français faisaient leur plein de glaçons, pour résister à la seconde canicule de l’été, mon quidam et moi  recouvrions nos tartines d’un miel des Alpes .

Embobinons le film ; Depuis aout 2018 je visite de multiples profils sur le site de rencontre des quidams à la pelle qui veulent tous voyager , aimer , rêver

Mon prénom Maya me prédestinait-il à cette rencontre ?

Je n’allais pas rater la récolte du colza et de l’acacia mon quidam me promettait la lune.

 Je m’étais suffisamment gelé les antennes cet hiver, je commençais à crier famine . Cet apiculteur tombait à pic.

Il a commencé par m’envoyer des tartines de miel par la poste.

Face à la disette que je traversais ce quidam me redonnait envie de dévorer la vie .

Devant ma boite mail je suis postée comme une ventileuse qui attend un signe de son messager.

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Mais mon quidam n'a soudain plus donné signe de vie.Pourtant les tilleuls étaient en fleurs . Mes vacances ressemblaient à un long tunnel de disette.

Mon apiculteur s’était-il empoisonné aux néonicotinoïdes. Son silence commençait à me piquer les oreilles.

Depuis je regarde les effets des pluies acides sur la litière de mon chat .

 

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21 septembre 2019

La pétanque (TOKYO)


Mocassins à pampille ou richelieu noir c’est qu’on ne rigole pas à Saint-Paul de Vence le samedi soir sur la place des pétanqueurs.

Ils sont tous là, acteurs cinéastes. Ce look sent à mille lieux le contrôle fiscal.

Ce n’est pas comme mon tonton qui tous les hivers se frappe une partie alors qu’il fait -1° !!

J’aimerais leur dire, venez ici en basket et sans ceinture, cela vous évitera d’avoir l’air ridicule à la fouille, car on vous enlèvera tout ce qui est susceptible de vous faire mal. Quand vous irez à la santé !!

Il n’y a rien de plus humiliant de voir mon tonton se retenir le pantalon d’une main et tirer de l’autre. Mais quand il tire mon tonton, il sait leur mettre un genou à terre à tous ses milliardaires. 

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Je sais on m’a rebaptisé Saint-Just aux petits pieds. Je rêve d’un monde égalitaire sans tricheur.

Ils ont l’air si soucieux de leurs allures, toujours bronzés.

Cependant l’alignement des planètes heu !! Des boules de pétanque n’a pas été rectiligne cet été. En coulisse les couteaux se sont aiguisés et les gens du cru ont décidé de les faire fanny.

Par Jésus-Christ en chemise brodée fallait les voir se prendre la raclée du siècle.

Ils avaient tous sorti leur tabac à chiquer les vieux, les porches flambant neufs ressemblaient à des tuiles après une tornade tant s’annonçait la déculotté du siècle.

On aurait dit soudain qu’ils avaient tous grandi à Harlem, les jurons fusaient, fuck, fuck fuck . Cette langue plaisait à l’équipe adverse qui y voyait le pendant de leur langue indigène. Tonton était en train de les envoyer dans un pot de chambre.

Vous ne pouvez plus tirer avantage de vos statuts d’artiste ici vos têtes vont commencer à tomber !!

On ne devinera pas à tel point cette victoire sur eux a bouleversé la pétanque ici.

Depuis tous les étés, ses grands vertébrés à sang froid, créé à l’image de Dieu se sont passé le mot et viennent chercher la grande humiliation.

Dans un crissement de pneu quand on a vu arriver Sean Connery en personne tonton n’y croyait pas.

La pétanque je sais c’est un sport marginal, mais reconnaissez que battre James bond, ce n’est pas donné d’emblée.

Mais pour battre tonton et ses cousins, il faut être un sacré poids lourd.

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Pour Sean ce fut la retraite en rase campagne avec sa casquette à l’envers et sa barbe de 9 jours. L’espoir venait de changer de camp .

Mon tonton c’est le héros de la pétanque ici.

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14 septembre 2019

Vous dis-je !! (TOKYO)

 

Ne m’appelez plus l’OBESE.

 

J’ai gagné ma rédemption depuis l’anneau gastrite. Ce qualificatif d’obèse ainsi ne me colle plus à la peau.

Plus jamais ces faims rebelles, maintenant je l’avoue je me sens plutôt bien. Je peux enfin dormir dehors avec mon thermos et un sac couchage.

Je ne me suis jamais aussi sentie bien. Mais voilà tout s’est déglingué après avoir tiré le fou aux jeux de tarot.

Devant mon congélateur de célibataire je rêve d’un sourire libidineux ça devient une obsession.

Cette pensée que je cherche à dissimuler et qui me fait monter le rouge aux joues. provoque chez moi des rêves . je rêve  d’un homme qui ait l’odeur d’une macédoine de fruit ça devient obsessionnel .

Au fond de moi je vois la petite flamme de la compassion qui tremblote mais elle est vite noyée. Dire qu’’il   y en a qui ont fondé une religion là-dessus.

Je deviens un détecteur de grivoiserie.

C’est quand même mieux que les visions du passé quand engoncé dans ma graisse abdominale je voyais des musaraignes, des mulots envahir mon appartement.

Cette obsession me délivre enfin et montent  en moi les secrétions hormonales de mon futur amant .. Je suis prise d’une cadence syncopée. Il y a des choses dans notre intérieur disait ma psy qu’il faut mieux ignorer.

C‘est comme ça d’ailleurs qu’à force de jouer avec une trompette bouchée je ne suis jamais arrivée à l’instrument traditionnel le sexe !!

 

Quand je me balade dans la ville ; voir ces immeubles  érigés vers le ciel je ne peux pas m’empêcher de voir des érections.

Comment faire toute sa vie pour ne jamais avoir rencontré cela. Le premier regard libidineux qu’on me lance et qui fait se décoller le papier mural de ma vertu je laisse tomber mon atelier de fabrication de marionnette en papier d’emballage.v

Maintenant je marche en silence le long de la grande avenue. Ça y est !! je le vois, l’incarnation de mon obsession pareille à un étalon arabe rentrant langoureusement à l’écurie après une saillie.

Je sens mon anneau gastrite remontait dans ma gorge. Mon système central reste bloqué sur ses tatouages et ses bottes en serpent. Ma silhouette toute neuve va -t-elle encourager enfin ses instincts de prédateur. Je ne suis plus hostile à une pincée de perversion me dis -je .

Puis il passe devant moi sans me voir. Je tente de me réconforter, c’était peut-être un tueur en série .je n’y crois pas cette obsession m’à fait croire que j’étais une de ses filles avec une choucroute sur la tête endommageant mon potentiel et mon QI.

Mais voilà sous ma jupe c’est toujours MIAMI. !!

 

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07 septembre 2019

PAS DANS MON JARDIN !!! (TOKYO)

 

Brusquement j’ai allumé le lampadaire du salon dont la fenêtre donnait sur le jardin .Je ne percevais rien et toujours en peignoir je suis retournée à la fenêtre convaincue  de surprendre un cambrioleur .

C’est là que j’entendis une langue primitive autrefois parlée par l’ancêtre commun aux dauphins et aux humains.

Ça ressemblait à un cri RUTABAGA !!Puis brutalement l un bruit d’enjoliveur et là j’ai crié / pas dans mon jardin .

Un OVNI en chair et en os avait atterri là sur la pelouse tondue la veille /.

On m’avait tiré les tarots hier soir. On m’avait bien annoncé une visite, mais là  des Martiens ! ça allait surement affecter ma vie très ordinaire et si bien réglée.

Le martien est sorti de sa soucoupe avec une grâce fataliste alors que j’avais toujours du mal à y croire, j’étais hors de moi.

Salut ma petite caille dit l’un d’eux, désolé de ne pas avoir appelé plus tôt, mais  ton jardin est une merveilleuse piste d’atterrissage et tiens toi le pour dit/ c’est que le début .

Puis il marqua une pause pour attendre ma réaction.  Je ne savais que hurler / pas dans mon jardin .

La pause se prolongea  au point que si c’était une maison les douze disciples de Jésus-Christ auraient pu y vivre. La réponse du martien se fit tellement attendre que prise de panique je restais  sans voix comme si un opéra de termites avait miné ma voix.

Tu n’as pas de mauvaises nouvelles à nous annoncer demande enfin l’autre martien. Seigneur Dieu dis-je d’une voix d’outre-tombe, mais sur terre il n’y a que des mauvaises nouvelles.

Mais où est ce que vous vivez dans une citrouille ou quoi !!Dis-je contrariée.

Tu as l’air  fâché disent -ils de concert tu as fumé un de ces joints qu’on vend dans ton quartier.

Le changement, ça peut arriver comme ça, un mauvais alignement des planètes et Paf un intrus dans ton jardin. Mais là j’ai dégluti une fois, j’ai cligné des yeux deux fois ,et j’ai dit / si vous n’êtes pas partis dans dix minutes j’appelle la police.

Dix minutes passent, en fait quinze minutes passent, je me résous à leur laisser une marge. Alors j’empoigne un parapluie à pois comme s’il s’agissait d’un couteau à égorger les cochons et en même temps je balance en pleine poire mon attaché case hermès qui porte encore des marques vertes.v

Rien n’y fait, je décide alors de me rendre à pied au commissariat central.

J’avance jusqu’au guichet /et j’annonce.

Je viens signaler l’occupation de mon jardin par une soucoupe volante.

La femme me regarde avec des yeux de bile de bœuf. J’essaie de me contrôler ce qui est aussi facile que de garder un pitbull dans une taie d’oreiller.

Soudain je prends conscience que je suis en peignoir et que je ne porte pas de culotte.

« Cette personne vous a parlé de manière grivoise » dit la policière ‘ »ma petite caille je reconnais c’est déplacé, mais ça ne fait pas un suspect » poursuit -elle.

Elle a dû penser que ce n’était pas de l’imagination que j’avais, mais un cirque à six pistes dans la tête.

OK dis je vexée je vais les étouffer avec mes beignets faits maison et je suis partie en claquant la porte.

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31 août 2019

Le monstre (TOKYO)

 

J’avançais dans le parc avec la tronche d’un cendrier. J’avais qu’une envie me barrer d’ici et me la couler douce sous un grand parasol.

Quand je suis tombé sur ce monstre. On avait dû m’assaisonner le pâté du matin au crack. Ce monstre me demandait de l’adopter, me suppliait de ne pas l’abandonner ici..

La créature au visage hideux, abandonnée certainement par un Frankenstein  de carton-pâte semblait prête à persécuter  toute la ville encore endormie .

Je n’étais pas un Avengers pot avec les superhéros de la galaxie, ni le filleul des super-Dupont  .

Puis je fus pris d’un fou rire à la simple idée de me balader avec ce chien fou dans mon quartier / surpriiiiise  je viens acheter ma baguette de pain avec toto mon chien fou !!

Surpriiiise , toto pisse devant les hortensias de la mairie .Non Monsieur le Maire il ne mord pas !!

Bon les surprises c’est rigolo une fois par an mais là l’animal devenait encombrant d’autant qu’il venait de sauter de son piédestal pour me lécher la joue.

Combien je regrette aujourd’hui de ne pas avoir eu sur moi ma redoutable caméra et sur fond de Cui Cui d’oiseau le voir dévorer le gardien du parc.

Un vrai pataquès cette balade dans ce parc alors que moi je voulais simplement me faire cuire le cul au soleil.

Je vous le dit  et vous le redit du crack dans mon pâté en croute.

Quand j’arrivai dans ma ville, celle-ci était infranchissable. Elle avait été découpée en zone étanche. Des flics partout. Je n’étais pas à Biarritz pourtant en plein G7. Quoique le monstre avait de profil une légère ressemblance avec TRUMP. Tout le monde ne parlait plus que du Monstre.

Ma vie était devenue une interminable pochette surprise, Le monstre n’obéissait qu’à moi.

P’tit frichti sur le pouce ? Deux-trois radis ?!!

je ne savais plus comment le nourrir d’autant que j’avais  à mes Basques un mur de photographes et de caméramans parce que ce serait tout de même dommage de ne pas immortaliser un truc aussi spontané. !!

Je le surveillais comme le lait sur du feu du coup il plissait son large museau et se roulait par terre comme un labrador. Aux premières pluies il s’est mis à rouiller Il était devenu modeste modeste vous dis-je !!

La seule chose qui l’incommodait c’était l’effluve des chaussettes des humains et le piment d’Espelette là je le tenais plus .

Hier soir dans son sommeil je l’ai foutu dans le hangar, la pluie, ça mouille trop , il ne supporte plus ,vces articulations sont paralysées . Pauvre bête finir comme ça !!

Depuis mon hangar est devenu une  machine à cash pour amateur de shows télévisés.

 

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24 août 2019

La tête (Venise)

 

Tu vois la preuve est là

 

Les chrétiens sont des coupeurs de têtes.

Qu’est ce que tu racontes. ?

 

Oui ! depuis des siècles ils abattent les têtes qui n’opinent pas du chef.

La tête de cette enfant en est la preuve irréfutable.

Tu fais preuve d'un art consommé de la rhétorique, mais cela t’amènera à un internement psychiatrique crois moi !!

 Sais-tu ce que disait Platon : « L'opinion se situe à mi-chemin entre le savoir et l'ignorance.

 

Regarde !! le visage a bougé furtivement.

Ça va mieux maintenant.

Pas vraiment, assieds-toi,   ici on ne ferme jamais .

Rappelle-toi ce que disait Winston Churchill : “Un fanatique est quelqu'un qui ne veut pas changer d'avis et qui ne veut pas changer de sujet”

Bien peut-on continuer notre visite ?

Oui à condition que je puisse fumer une clope.

Je fume pour ne pas m’envoler au septième ciel .

 

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17 août 2019

La photo (Venise)

 

Je me fiche pas mal de savoir qui a déplacé les chaises du cloitre, Monsieur le commissaire.

Ce que je veux savoir c’est où est passé notre bon curé.

Il a peut-être mis les voiles dit le commissaire. Il s’est débiné de ce trou perdu voilà c’est tout renchérit l’inspecteur.

Avec cette canicule son thermostat a dû se dérégler.

Ils prenaient tous deux cette disparition à la légère et le frère corbin était très agacé.

Bien décrivez nous ce grand disparu .il porte une paire de lunette cerclée de métal sur le nez.

Il adore Bob Dylan et fredonne souvent blowin ’in the Wind.

Il conserve dans sa chambre un poster de Tarzan et estime que Johnny Weissmuller aurait pu déloger le christ sur sa croix.

Il portait ce jour là une tenue de tennis blanc. Il passait son temps à chasser les écureuils, à poser des collets à lapin , à cueillir des baies .

A cause du manque d’action à l’église le bon curé s’adonnait au site de rencontre dit la servante.

La nouvelle n’avait pas tardé à se répandre dans le village.

Le curé s’était fait la malle !!L’histoire avait fait bien rire .

Comment juger l’audace la drôlerie la fantaisie de ce curé qu’on n’a jamais revu dans le coin.

 

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