28 mars 2020

Quidditch (TOKYO)

 

Chacun son Quidditch. En ce moment avec le confinement, j’ai dû mettre le balai au placard.

Moi pendant le confinement, j’ai déjà épuisé les stocks de coloriages que maman avez imprimés au travail pour les trois prochaines semaines. J’ai terminé  trois fois le puzzle 500 pièces des Aristochats qui devait durer six jours et regardé tous les épisodes de Mouk huit fois de suite. L’heure est donc grave, car il reste encore pfiouuuuu, au moins trois semaines à tenir à la maison, peut-être plus si on en croit les médecins – qu’on préfère croire, de toute façon. C’est donc le moment de me lancer dans un grand projet créatif, car mon balai, maman m’a interdit d’en faire usage ;

Alors j’ai eu une idée faire de la musique

 Avec quelques tendeurs sur une chaise, avec une grosse boîte de conserve coincée entre deux d’entre eux j’ai commencé par faire une contrebasse-chaise. Avec une bassine retournée sur laquelle  j’ai cloué deux manches à balai, sur lesquels  j’ai tendu ensuite une corde reliée au fond de la bassine, et  j’ai fait avec une contrebassine, une harpe à bac. Le plus facile fut   de coller deux pots de yaourt (vides…) en y mettant du gros sel, et hop, des petites percussions pour mes petites mains. Enfin, l’instrument phare dont je suis le plus fier c’est la cuillère. Deux cuillères à soupe en l’occurrence, que j’ai tordu un peu au niveau de la tête. Puis on les joue en opposant leur côté bombé, en les tenant ensemble pour les frapper en alternance entre sa cuisse et sa main libre.

Alors que le niveau de stress atteint son pic,  maman peine à choisir sa cinquième tenue de la journée , elle hésite entre le pyjama du matin et celui du soir .

Mon père m’a dit l’autre soir c’est le couvre-feu ne t’avise pas de sortir avec ton balai tu veux finir dans un sarcophage. Mon père est coutumier des blagues rustiques souvent je n’y comprends rien.

v

maintenant je regarde ma paire de Nike .je m’ennuie j‘ai l’impression d’être bloqué dans l’entrée et de ne pas voir le spectacle. Le spectacle est nul dehors a dit maman, tu ne sors pas, tu vas finir comme ces pharaons.

Attendre la fin du confinement ça rend dingue alors j’ai cessé d’attendre j’ai repris mes instruments de musique et j’ai joué à fond la caisse. J’ai entendu mon père dire à ma mère.

Je ne sais pas ce qui est pire / l’entendre jouer de la musique ou l’entendre râler. Je vois que tous deux retiennent leur souffle m’adressent un large sourire, mais au fond je sais qu’ils voudraient m’enfermer dans le placard avec mon balai.

Mes parents ont les yeux fixés sur l’écran de la télévision. On voit défiler des cercueils. Je suis magicien je vais guérir les malades criai-je soudain. Mes parents ont retrouvé leur sourire ils sont convaincus que je vais trouver la potion magique du moins c’est ce que je crois .

 

Ne te prends pas pour Alice aux pays des merveilles fils, ce virus est plus grand que tous les magiciens .je ne bouge pas campé sur mes deux jambes je regarde ma mère dans les yeux. Ne sous-estime pas le sorcier que je suis. Mon père me dit alors / tu comptes attaquer le coronavirus avec une tapette à mouches ?

Voyant que mon père agacé s’emballe, je fais machine arrière. D’un coup de pied je me débarrasse de mes chaussures et me jette fatigué sur le lit atterrissant au milieu de milliers d’acariens.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,


21 mars 2020

Parturiente (TOKYO)

 

Qu’a fait Ève après cette première nuit ?

Et Adam allait - il comme chaque soir au bar des oliviers.

Est-ce donc bien notre affaire ?

Quand ADAM a chevauché ÈVE et qu’il  a oublié ses préservatifs il lui a dit / « ne t’’inquiètes pas , ce n’est pas grave  , rien ne va nous arriver .

Ève pensait qu’il était un loser, mais un loser a le droit de raconter des histoires.

 Ève riait de tout presque bêtement.

v

 Au paradis c’est comme ça l’insouciance est de mise toutes les heures.

Merde alors cria ADAM   si on ne peut plus s’envoyer en l’air tranquillement à qui ça sert qu’on appelle ce jardin l’Eden.

Adam voulait continuer à s’allonger sur le sable, il voulait passer l’éternité sur la plage près de l’océan.

Il se disait chacun à sa façon de vivre de survivre de mourir, ça s’était impossible il était immortel.

Jusqu’au jour ou Ève est arrivée avec un ventre proéminant gonflé comme un ballon d’hélium.

ADAM et ÈVE manquaient de recul pour comprendre que le statut d‘ÈVE venait de changer c’était une parturiente.

Après une demi-douzaine d’amphétamines, Ève était restée éveillée à chercher à comprendre ce qui se passait dans son ventre.

Le paradis était réglé comme un métronome, alors cette grossesse qui s’annonçait rendait ADAM morose.

Ève ressemblait à une nageuse des pays de l’Est avec ces amphétamines.

La première parturiente de l’humanité, sans talon aiguille, sans bas résille, sans perruque sur qui repose toute l’humanité a accouché là au bord de la plage.

Un jour de frimas en janvier.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

14 mars 2020

Orant·e (TOKYO)

 

Quand la porte du monastère s’est ouverte, j’ai senti un froid glacial me gifler. Il est arrivé avec la politesse débordante des gens d’église.

Sous sa vêture stricte je pouvais voir le corps d’un jeune quadra qui fait attention à lui, toujours impeccable dans ses T-shirts monochromes ajustés. Au premier abord, ses paroles sont aussi apprêtées et sous contrôle. « Et des mademoiselle bien venue dans notre cloître « .

« Vos parents nous ont confié votre âme en perdition et des patati et des patas ». J’étais habitée par des remous et surtout pas une frénésie rythmique.

On m’avait demandé de noter tous mes rêves le matin. Le créateur devait disait il se brancher directement sur mon cerveau.

Cet amour toxique que les nonnes du couvent entretenaient avec Dieu m’horripilait. J’avais l’impression d’être dans une téléréalité en immersions avec des fous et que tout le monde était complice. J’ai toujours pensé que vivre pleinement nous assurer une espérance de vie plus longue. Du coup j’avais un regard sur eux plein de compassion.

 Le seul endroit où il y avait de l’ambiance c’était aux toilettes. Le petit vasistas donnait sur la cuisine où le petit personnel chantait des chansons de cul. Quelle journée de merde disais-je tout haut après leurs sempiternelles prières. La sœur me disait » soit un peu plus positive » alors je répétais quelle belle journée de merde.

 Il y avait un autre résident un étudiant en dépression qui ne quittait pas son chapeau rose. On n’allait pas monter au gibet parce qu’‘on était des végétariens survivalistes.

 Moins de liberté moins de rêves y a qu’en mathématique que ça fait 1 + criais je pendant le repas. Toutes les têtes se sont dressées. Cet attelage dieu plus les nonnes avaient l’air de moins en moins bien fonctionner ces derniers temps.

 Je me suis mise alors à chercher les grains qui pouvaient gripper la machine, mais je fus rattrapée par un évènement des plus mystérieux. L’orante avait disparu dans la nuit. Les échanges informels et fluides entre sœurs s’étaient tendus, tout le monde suspectait tout le monde, la foi en dieu semblait avoir déserté le couvent.

 Enfin une sœur a avoué ce matin avoir vendu au marché des capucins l’orante, car le couvent s’appauvrissait.

Vous n’allez pas me croire, mais ce fut l’opportunité de ma vie. Bonnet rose et moi avons redressé les finances du couvent depuis ils croulent sous le pognon. .

Comment ?

 Les raves partis !!!

v

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

07 mars 2020

Non-sens (TOKYO)


La langue française a inventé un certains nombres d’expressions qui méritent d’être relevées.
‘NON SENS ‘par exemple, est une expression qui n’y est pour rien dans mes états d’âme, mais ma quête de sens sans fin m’empêche de regarder les cerfs batifoler dans la bruyère sous ma fenêtre.
Dire les choses autrement pourrait même m’aider. Nous sommes « crevés ». Comme un pneu, un ballon, une bouée percée, qui voit s’échapper ce qui lui permettait de conserver sa forme.
 La recherche de sens m’épuise. L’objet lui-même finit par se retrouver à plat, comme démasqué dans sa prétention à être. Alors nous sommes « vidés », « épuisés » : il ne reste plus rien, les stocks sont à sec, les ressources taries, tout a été dépensé. Comme la Terre quand l’être humain aura tout exploité.
 Un vrai non-sens, la déperdition de sens.
Mais avant nous perdu quelque chose quand nous sommes en présence d’un non-sens. Avons-nous même vraiment perdu quelque chose quand nous sommes devant un non-sens ?
 Quand j’étais enfant mes parents me » disaient ne ment pas mon petit doigt me dira tout de toutes les façons. «
Un mantra familial comme celui -ci v

  n’est-ce pas un non-sens. Le mensonge c’est le début de l’intimité. Ce non-sens mantra à deux balles a modifié longtemps l’état de ma conscience.
Et ALEXA elle n’a pas de grandes oreilles ? c’est le petit doigt de mes parents mais à grande échelle, le cheval de Troie de ma vie privée. La machine à cafter par excellence. Alexa est dans ma chambre elle capte tout des mes ébats avec mes amants.v2

 
Pauvre Alexa dire qu’il y a encore dix ans j’aurai rougi jusqu’aux oreilles. Le non-sens c’est que je m’en fou et quelquefois j’en rajoute.
Je crie pour lui laisser croire que mes nuits sont torrides alors que je n’ai pas vu l’ombre d’une licorne depuis des lustres, ça lui apprendra à cafter .

v3



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

29 février 2020

Mimosas (TOKYO)

 

Sous chaque pierre soulevée j’ai trouvé une branche de mimosas.

 Loin de s’élancer vers le ciel elle attendait ce geste  d’une telle gaité comme des soleils à retardement .

J’ai alors secoué ces branches qui se sont répandues comme une pluie d’or autour de moi

Le bourdonnement du monde ne peut entrer où le mimosa a poussé.

v

 Ne faisons pas les malins   tout doit encore nous étonner, la branche de mimosas ramassée la veille au soir servira au carnaval des enfants.

Nous lancerons ces boulles d’or sur le cortège . En dix secondes en suivant le carnaval des enfants j’ai fait une promenade de dix siècles de vie.

 Pas un siècle m’a déplu je suffoque encore de ces rires, et de cette joie qui se répandaient dans les rues.

 Je pourrai me promener la nuit une branche de mimosas à la main , et comme un râteau céleste je peigne les heures du cadran à ma guise.

C’est alors que le feu de mes vingt ans relance avec panache ce que je croyais à jamais perdu.

v2

 Même un garçon d’écurie remarquerait que je marche sur la pointe des fleurs, telle une brindille prise par le gel qu’un vent coquin réchauffe

 j‘ai cassé les carreaux de ma chambre .je suis assise maintenant dans une corbeille d’ ‘air portée par le vent marin  ma robe couleur mimosas se soulève à chaque bourrasque pour laisser entrevoir mes jambes .

 Du bleu du ciel passe au travers de mes longues jambes et pour qui les regarde part un sourire fiévreux au bord des lèvres

.La branche de mimosas ressemble à ses secondes qui nous échappe à  tous , c’est aussi notre antidote car cette branche sait nous enchainer à sa grâce craintive .

v3

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,


22 février 2020

LEMNISCATE (TOKYO)

 
Cela fait quatre ans je j’observe les seins des femmes qui ont fait l’objet   d’opérations esthétiques.

Vous n’allez pas me croire, mais ces seins-là sont tous identiques et correspondent à une ellipse bien particulière la lemniscate.

J’ai toujours l’impression que tôt ou tard ils vont s’effondrer par la quasi-injonction du temps.

Avez-vous déjà saisi des clichés pris sur le vif de certain people. Entre le maquillage auto bronzant, la chevelure souvent orange soulevée par le vent surgissent de seins frappés de la spirale.

Il ne s’agit pourtant ni de raillerie, ni de dédain, mais d’un jugement dû à mon œil déformé par mes études de physiques quantiques.

Elles mettent tant d’ardeur à afficher leurs nouveaux seins tous droits sortis d’une équation seins refaits = la plus belle., elles passent toutes à côté de la méchante sorcière qui leur donnera la pomme du vieillissement quoiqu’il arrive.

 Sans compter le prix exorbitant d’une telle entreprise. Vous l’entendez tinter, le tiroir-caisse des Pink Floyd ?  Moi sur la plage je les poursuivrai pour abus de position dominante sur le marché de la drague. Parce ce qu’à force de se réinventer et d’améliorer leurs armes d’assaut il va nous rester quoi à nous les femmes non biotiques.

La lemniscate qui est le patron de tous les gestes chirurgicaux, il devrait faire l’objet d’une chasse aux sorcières. Ce détournement de la physique qui va provoquer des divorces dans les chaumières n’en finit pas de me questionner.

Car nous les nanas on est menacé d’intinction si on n’y prend pas garde.

v

 Au départ il s’agit derrière cette intervention sans doute d’une angoisse existentielle/ à quel sein me vouer ?

Observez que je viens d’éviter les calembours graveleux et que j’essaye d’être le plus sobre possible pour dire la chose :

 Je n’ai pas besoin de côtoyer ces femmes pour foirer mes stratégies de séduction dans les grandes largeurs. Car ma lemniscate à moi ressemble à une crêpe. Je sais je ne suis plus en pole position j’incarne donc la défaite ,de toutes les femmes qui ont résisté aux lemniscates.

On avance, on avance, on avance, c’est une évidence, on n’a pas assez d’essence, pour faire la route dans l’autre sens…

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

15 février 2020

Kilt (TOKYO)

 

il faut l’avouer,

 En tant que spectateur, c’est toujours amusant de voir un homme en kilt. Ce qui est sûr c’est au moins en kilt l’homme n’a pas  le charisme d’un commissaire aux comptes de PME. Faut-il pour autant que je préfère Villani, avec ses pin’s d’araignée et sa lavallière. ???

C’est sur que pour le passage aux frontièrex la palpation est plus aisée.

Je vois bien mon homme en kilt avec la douanière/ vous n’avez rien à déclarer ? C’est que là fendre l’armure trouve tout son sens.

Pour ma part j’établirai un tirage au sort façon gilet jaune pour le port du kilt obligatoire.

Parce qu’au-delà des clivages et des dogmes le kilt ne rassemble -t-il pas plus qu’un débat écologique avec Donald TRUMP ?

Parce que moi il faut me voir en mode groupies  quand on parle de kilt pour homme.

Je prône qu’un homme libre et indépendant c’est un homme en kilt . Bon vous pensez à /‘ il est libre max /je vous prie de suivre .

Il ne vous faut pas j’espère un décodeur de stratégie pour comprendre que liberté et kilt se conjuguent au futur .

Moi j’aime bien que notre futur soit un peu foutraque et léger

Les femmes en shots les hommes en kilt

Derrière mon assurance et mes bons mots auxquels je ne sais pas toujours résister, je le reconnais

 S e cachent mes doutes.  Un monde où les hommes ne portent plus la culotte serait-il plus instable ?

Vous voulez quoi au juste ? un jeu Sim city : il prend la gare de l’Est, hop, il la met en banlieue et il construit un parc de trente hectares à la place des rails.

 He ben non aujourd’hui le débat c’est le kilt. Et j’ai décidé d’y mettre tout mon cœur.

Mais anticipons, car après les afters kilts  il y aura quoi ?

 Et là je sais plein de chose que je ne peux vous dire.

v

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

08 février 2020

Joute (TOKYO)


Attends un peu Andy est ce que j’ai bien compris ?
Le prix pour rentrer dans ces terres, c’est d’accepter une joute oratoire avec le grand guerrier ?
Ce paradis de faune endémique ne te sera accessible que si tu acceptes la règle .
.Ecoute mon pote je t’ai versé une somme rondelette pour que tu me montres  la richesse de cette faune . Tu ne m’as jamais parlé de joute oratoire avec ces aborigènes armés jusqu’aux dents.
Et je ne t’ai jamais dit que cela ne serait pas le cas.
Et puis de toute façon on y est, autant continuer.
Et si je refuse cette joute avec ces guerriers dis-je d’un ton arrogant ?
Je te le déconseille vivement si tu tiens à ta vie.
Ecoutes me dit Andy tu fais tout un plat pour pas grand-chose. Je suis désolé de pas avoir tout expliqué avant ,mais c’était à mes yeux un détail si insignifiant qu’il est sorti de mon esprit.
Et après la joute oratoire avec les aborigènes on ira voir cette faune exceptionnelle ?
Oui si tout se passe bien.
Comment ça si tout se passe bien ?
Il nous fallut une journée entière pour arriver dans le village des aborigènes. Là nous furent reçus par trois géants.
Ils semblaient de mauvais poils. Comme j’ai la peur facile l’adage ‘ ne montre jamais ta peur devant un serpent avait fondu comme neige au soleil.
Au début de la joute j’ai du faire de gros efforts de concentration. Mais au fil du temps rassuré par ma petite taille et mon absence d’intention belliqueuse, ma peur s’évanouit et je me sentis parfaitement à l’aise.v
 Ce que j’ignorai c’est que la joute oratoire chez eux consistait à boire des centaines de verres de cognac.
 L’alcool ne fait pas bon ménage avec mon humeur habituellement de nature cordiale .
Je me disais que mon métabolisme éliminait l’alcool à mesure que j’ingurgitais les verres qu’ils me tendaient en riant .
Cette situation aurait dû me mettre la puce à l’oreille et j’aurai dû  être traversé par une question existentielle /qu’est-ce tu fiches ici ?
Puis j’entendis Andy crier /  ne les frappe pas, sur un ton de conférencier monotone,/ calme-toi .
Je te déconseille de lever le ton t’as vu le nombre d’aborigènes qui nous observent ?v2
Un égarement de ta part et on est mort .On a un petit problème me chuchotait  Andy à l’oreille . Tu n’as ni l’assurance ni l’expérience pour te battre avec l’un d’eux.
Lâche ce bâton. A cet instant j’avais besoin de faire un exploit scientifique alors j’improvisais histoire de casser la monotonie de la joute oratoire cognac à volonté.
Andy murmura alors veux-tu que je te ramène le fusil ?v3
Parce que là ils sont très contrariés.
Fichons le camp !!
Andy a été super sur ce coup là en rentrant à Londres il n’a rien raconté à personne c’est franchement un chic type cet Andy .

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

01 février 2020

Illuminations (TOKYO)

 

Un matin un hurlement aigu me pénètre l’oreille gauche. Je panique facilement et à cet instant j’avais toutes les raisons de m’effondrer. A cet instant dis -je un petit dieu personnel a pris l’habitude de vivre en moi et ce petit dieu-là m’exalte   au plus haut point, déclenchant chez moi d’extravagantes bouffées d’enthousiasme.v

Quand il m’habitait le monde n’était qu’illuminations. A chaque fois que ‘j’avais une voix qui file dans les aigus, une épaule qui s’agite… C’était signé du petit dieu de l’illumination.  Cet ami invisible qui m’accompagne fidèlement depuis   me fait vriller parfois.

C’est que si je lui résiste et fais preuve de désespérance mon petit dieu intérieur me fusille du regard et me montre les dents. Je suis donc désespérément enthousiaste pris par une stupide illumination intérieure. C’est que quand mon petit dieu se réveille et se met à faire des triples Lutz piqués sur mon épaule. ;;;; Etonnant, n’est-ce pas me direz-vous.

Mais voilà je suis habitée. Entre lui et moi c’est une épiphane. Mais ce qui me gêne c’est qu’il est trop présent il pétarade à mort. C’est que l’autre soir il s’est encore manifesté dans cette soirée. Il voyait des hippies partout où mes yeux ne voyaient que des hommes d’affaires, des banquiers en cols blancs.

J’avais beau lui dire tu fais fausse route, ce sont tous des prédateurs il m’a  tiré l’oreille d’un coup sec et mon petit dieu perso m’a dit he TOKYO «, pas cap de refaire le monde mon bébé.

v2

 

Bien sur que je suis cap lui ai-je dit et me voilà partie   dans les tours avec l’imitation de l’accent français à couper au couteau et anglais façon vache espagnole inclus. Il est malin mon petit dieu pour brouiller les pistes et noyer les banquiers dans un discours humaniste où don et générosité devraient couler à flot. Ce ne fut pas le happening tant attendu par mon petit dieu.

 

C’est qu’ils ont l’air à la ramasse les banquiers devant mes envolées lyriques et mes illuminations. Mais cette vaste opération de com téléguidée par mon petit dieu a failli tourner au fiasco.

C’est qu’à cause de lui je me suis pris des quolibets que voulez-vous même les petits dieux sont faillibles. Le petit dieu façon OSS 117 n’était pas en terre sainte mais il semblait s’en foutre au plus haut point. Pas découragé pour autant façon ‘même pas mal, il a pris de l’altitude

Une manière de reprendre de l’oxygène et je suis montée sur la table de conférence. Bizarre comme la reprise d’oxygène influence mon petit dieu de l’illumination.v3

 

Voilà que j’en remets une couche sur les voleurs que sont les banques et aspirée par un discours humanistes je menace toutes les banques de sauter dans l’année dans un immense crash boursier pour un monde plus fraternel façon gilet jaune .Et sur l’autoroute des grandes phrases mon petit dieu et moi enchainons visions post capitalisme.

Mon petit dieu n’est qu’amour avec un penchant pour l’extase. Putain mais ils ont le gène de la ronchonnerie ces banquiers qui ne veulent rien lâcher . Mais voilà ça s’est corsé hier en cherchant à négocier un prêt bancaire. Toutes les portes se sont fermées avec un allez vous faire foutre. Merde il faut que je me débarrasse de ce petit dieu de l’illumination devenu trop encombrant qui le veut ? je le mets pas on enchère promis je le donne .SOS amis défiants qui le veut ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

25 janvier 2020

HOP LA (TOKYO)

 

Quand   ça vœux pas

On fait quoi ?

On pourra rebondir sur la moquette en criant HOP là.

  Quand ça vœux pas ça vœux pas .

Je vais cette année récupérer mon bic, jeter mes stylos, pour que personne ne voit rien

J’ai tiré au loto les mauvais numéros

Quand ça vœux pas ça vœux pas.

Coté pile je m’en fou

 Coté face j’en rage

Le cœur frétillant hop là

 Que le quidam prenne garde

 Qu’il ne s’agglutine pas contre moi

Car je pourrai pousser le cri antédiluvien

HOP La qui va là .

Je bats froid 

Quand ça vœux pas ça vœux pas

 La gentillesse ça coule mieux avec un hop-là qui va là !!

L’infame et maousse année commence mal

Hop là

 En fond d’écran j’ai ce

 Quand ça vœux pas ça vœux pas.

Qu’est ce que j’aimerai roupiller sous la housse toute une année

En chantant love me please love me .

 Je voudrai que cette année soit retenue par une colique néphrétique

Pendant qu’on danserait sur un hop là

Ais voilà quand ça vœux pas ça vœux pas

Le problème des ours en hiver c’est qu’ils hibernent

Ce n’est pas un problème pour moi.

Je voudrai faire comme eux.

Bon mon âge y est pour quelque chose

Passée 40 ans on ressemble tous à une ville bombardée

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,