05 novembre 2011

Fenêtre sans recours‏ (titisoorts)

 Lorsque tu éteins ta fenêtre
Un grand froid parcourt tout ton être
La nuit est là, maquillée de noir
Autour de toi, c'est le trou noir
 
Je sais bien que tu as plein d'amis  
Lorsque tu fermes ta fenêtre
Tu te sens seule mal et démunie
Ont tous tendance à disparaître
 
Et la nuit t'a eu par surprise
Sans que le silence se brise
Pour sembler être accompagné
il t'arrive de trop te parler
 
Imprégné par un grand silence
comme l'impression de malchance
en seule compagnie gris gris ton chat
En main "voici" et tout son vomi
 
Samedi pour toi, c'est la corvée
ton corps te dit" il faut bien manger"
Alors tu pars faire ton marché
Dos courbé, la tête dans tes souliers
 
Un grand merci d'avoir été là
Lorsque j'avais le moral bien bas
maintenant passe une bonne nuit
j't'embrasse et demain on finit...
 
Je sais bien que tu as plein d'amis
Lorsque tu fermes ta fenêtre
Tu te sens seule et démunie
Ont tous tendance à disparaître

 

 

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29 octobre 2011

Bluesinette (Titisoorts)

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22 octobre 2011

Antre (Titisoorts)

Je ne sais pas, si je me suis trompé de date, car la première imposée est celle de ma naissance. Nous ne la trouvons pas très importante au début, ensuite, juste une piqûre de rappel, chaque année. Mais la date de sa mort, est une équation à choix mutiples, pour une personne en bonne santé. De petites décisions qui peuvent influer sur la date finale.
 
On peut la rater de justesse, manquer le rendez vous. Mais le temps se rétrécit avec les années. Le temps file et nous avec. J'ai raté la date de ma mort. Lorsque tu sais fortement, que tu aurais pu y laisser la vie, que tu t'accroches, un processus se met en place.Tu aimeras plus la vie, tu jouiras à fond, de ce qu'on a failli te reprendre. Un moins pour un plus, comme un équilibre, une balance de la justice.
 
Je sais, c'est un sujet lugubre, mais ça me plonge tellement dans la réalité, à en être plus présent. C'est gravé à l'encre de nos ancêtres, à nous d'en écrire la fin. Savoir d'où l'on vient aide à devenir ce que nous serons, de savoir ce que nous faisons de ce que nous devenons entre ces deux dates. Nous sommes entourés de dates qui sur le moment nous paraissent, importantes une embûche, trébuche de moments difficiles à digérer.
 
J'ai beau chercher, je me tourne et me retourne, non, je ne trouve pas  sur moi de date de péremption, comme sur les yaourts. Je sais qu' il y a, malgrés cette date butoire, encore un petit peu plus de temps. Il est préferable de rater le rendez vous de sa mort que ceux de sa vie.

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08 octobre 2011

transmission‏ (titisoorts)

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01 octobre 2011

quoi de neuf docteur ? (titisoorts)

 -bonjour Docteur .
- Oui, Bonjour, je suis assez intrigué, de vous entendre parler.Un canard qui parle.
- He bien, j'ai des maux qui me bloquent ,j' ai tant à dire. Je présume, que je m'allonge sur ce divan.
- Je vous en prie.
- Voilà, tout à commencé, lorsque mes parents ont vouluent que j'aille à l'école. J'ai subi toutes sortes de railleries, de moqueries " on va te bouffer" ou bien, le grand jeu était à celui qui m'arracherait le plus de plumes.
- Vous étiez la bête de foire, un canard qui parle.
- Oui d'accord, mais je pensais, que vous, les hommes avaient fait la part des choses.Vous avez pourtant aimé un canard qui parle.Mon grand père était connu de tous, Saturnin. Lui, il a reussit, c'était une vedette, vous étiez aux petits soins pour lui. Mais comme toutes les stars, il n'avait plus de moment à lui, un autographe par ci, une photo par là, une plume en souvenir.Il a fini par se terrer, ne plus sortir. Je  n'ai pas voulu de cette vie, alors j'ai fui. Je suis parti à l'aventure, droit devant, découvrire le monde, de mes propres ailes. Et c'est à ce moment là, que je vous ai découvert, vous les humains. Je traversais les villes, à la tombée de la nuit, et, dans les vitrines, je voyais du foie gras, mon foie, ma carcasse. Imaginez, vous vous balladez dans une ville et là vous y voyez des cuisses humaines confites, du foie,des morceaux de viandes, votre propre corps. Je ne le supportais pas. A travers la vitrine, d'une librairie, je voyais des recettes de cuisines pour me préparer à l'orange, photos à l'appuis.Cuisinez à la graisse de canard ! vous voulez que vous récupere vos déchets de liposuction et que je fasse cuire vos frites avec. Il y a aussi la reine de coeur, la sorciere, l'ogresse, lorsque je la voie à la télévision, j'en ai peur: c'est Maïthé de Rion des Landes, un coup de hachette par ci, un autre par là.J'en ai les plumes qui se relèvent. Il y a aussi une chanson, je vous débite tout d'un bloc docteur, donc, je disais qu'il y a aussi une tête que je voulais mettre à prix (wanded)c est celle de J.J Lionel, le chanteur de la danse des canards. Je n'en peu plus de l'entendre, qu' on lui tords le cou. Un jour, dans mon périple, je me suis approché d'une ferme, et là, j'ai vu des canards de basse cour. Je voulais juste discuter, en savoir un peu plus sur eux. ils ont commencé à m'attaquer, avec leur bec puissant. Ils arrivaient tous sur moi, je commencais à paniquer, j'ai regardé autour de moi, rien, rien pour se défendre ,pas un outil, pas de quoi casser, trois pattes à un canard. Alors ,comme je fais dans ces cas là, je fuis. J'avais peur. Peur surtout des poulets, une nuit, je dormais non loin d'un clochard, dans une maison en carton, moi, le roi du duvet. J'avais froid et faim. Heureusement, je leurs ai toujours échappé, d'autres, n'ont pas eu cette chance, toutes les semaines, je voyais dans les journaux " le carnard enchaîné." J'étais toujours à me mefier, J'avais l'impression d'être comme l'histoire que me racontais mes parents le vilain petit canard, jamais à sa place. Un mois, je me suis caché dans un parc, au milieu, d'autres canards dans une mare. Une dame venais me donner à manger tous les jours . Elle semblait seule et triste, j'ai fait le pas, je suis allé lui parler, apeurés tous les deux. Depuis, je vis chez elle, nous nous tenons compagnie, je la sens heureuse, heureuse de pouvoir partager sa vie, même si c'est avec un vilain petit canard, et moi je suis bien.

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24 septembre 2011

Ballade à Joe (titisoorts)

L'autre jour, j'avais le baladeur sur les oreilles en balade, j'écoutais une ballade. Je m'baladais dans la rue, je ne savais pas quelle heure il était. J'avais perdu ma montre. Après beaucoup de problèmes cardiaque, j'avais le coeur ouvert à l'inconnu. Fier d'être là, je me sentais plus vivant, j'avais envie de dire bonjour à n'importe qui. Pourtant, j'ai toujours été réservé, à qui, je ne sais pas, à n'importe qui et ce fut toi. D'ailleurs, je ne savais pas quoi dire, mes mots avaient du mal à sortir, alors, je t'ai dit n'importe quoi. Je ne connaissais pas la force de la communication, il suffisait pour te parler, pour t'apprivoiser. Je ne vous ai pas dit ou j'étais, je me promenais à Paris ce jour là, au Champ-de-Mars, ah non d'ailleurs c'était aux Champs-Elysées. Il y avait du soleil, ou sous la pluie, peut-être à midi ou minuit, je vous l'ai dit j'avais perdu ma montre. Il y avait des vendeurs à la sauvette, des tours Eiffel, du parfum, des sacs, il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées. Toi, l'infirmiere, tu m'as dit " j'ai rendez vous dans un sous-sol avec des fous. Ils se prennent tous pour Hendrix, ils vivent la guitare à la main, du soir au matin". Alors comme je ne savais pas quoi faire et plutôt curieux, je t'ai accompagnée. On s'est retrouvé dans un karaoké, on a chanté puis en boîte, on a dansé. Je ne devais pas être dans mon état normal, on n'a même pas pensé à s'embrasser. Je commencais à être ivre, on était où déjà, ah oui, aux Champs-Elysées. Au soleil, sous la pluie, à midi à minuit, j'avais toujours pas de montre. Au sous-sol, il y avait, du shitt, de l'exta, de la dure, il ya tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées. Enfin ce n'est  pas moi qui le dis, c'est la ballade de Joe. 

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17 septembre 2011

Désorientation orientée‏ (titisoorts)

Tout a commencé à l'école, il y avait même des professeurs dont c'était le métier: professeur d'orientation. J'ai donc laissé ma vie professionnelle, ma vie future, entre les mains de personnes qui je l'ai compris bien plus tard, avaient eux aussi leurs petits problèmes. Soit professionnels ou familliaux et en général n'en n'avaient rien à faire de moi.Comment être orienté, tout en étant désorienté, face à un orientateur désorienté. Ce fut ma première expérience. Donc adolescent, déjà un problème de direction. Bon, en montagne, je me sers de la carte et de la boussole, d'autres du pendule, mais dans la vie, ma maison est mon repère, ma base de repli et ensuite j'essaye, d'être à l'aise dans la rue, dans une ville, m 'orienter vers ce que j'aime. Lequel chemin vais je prendre, droite, gauche, droite pour peut être m'apercevoir que c'était à gauche, c'est ce qu'on appelle l'expérience. Sur mer, avant, les navigateurs se servaient de sextant, de l'étoile du nord, pour avoir un repère, leurs vies pouvaient être en danger, pour une  simple erreur d'orientation. Maintenant, sur nos portables, nous avons de quoi se localiser, n'importe où, donc beaucoup de personnes savent où ils sont, mais toujours pas où ils en sont. Les plus forts, je crois que se sont les oiseaux migrateurs, suivez moi je sais ou je vais, et même s' il y a cinq mille KM à parcourir. Un jour, au lac, j'ai trouvé un dauphin. Il avait des problèmes avec son sonar, il se frottait cotre la berge et se tailladait la peau avec les huîtres. Je souffrais pour lui. Nous l'avons attrapé et remis à la mer, je ne sais pas si il s'en est sorti, peut être qu'il a eu un sixième sens, l'instinct de survie. Comment vivrions nous, avec un sixième sens ?  J'ai déjà du mal à exploiter à fond, mes cinq sens, alors un sixième ! Dans la vie je pense que nous sommes orientés par nos vécus, notre éducation, par nos parents, par nos ancètres aussi. C'est tout un mélange, un capharnaüm qui donne .... nous. D'ailleurs, peut-être que nous croyons dur comme fer, que c'est nous qui décidons de notre orientation, alors que tout est écrit, allons savoir. Tu crois tenir les rênes. Deux êtres s'aiment lorsqu ils regardent dans la même direction, même lorsqu' ils se regardent les yeux qui regardent les yeux qui reflètent les yeux qui reflètent les yeux...

Continuez à nous désorienter, vous les femmes.

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10 septembre 2011

Là-haut‏ (titisoorts)

Partir dans les étoiles, rêver quoi. Moi qui suis si terre à terre. Il m'arrive de me hisser, avec une corde, là haut, la tête dans les étoiles. Elles sont si grandioses, pourtant, il m'arrive de ne plus les voir, de les oublier, de vivre ou de survivre dessous. Lorsque je les comtemple, j'ai comme un sentiment de petitesse, d'une beauté, là, juste au dessus de nos têtes, nous, sur cette terre, qui tient au milieu de l'univers. Je deviens un petit rien, qu'une étoile filante qui passe un cours instant sur cette terre. Je tiens aussi à dire que je suis curieux : de la vie, d'apprendre, quel superbe défaut. De savoir, de voir, de s'apercevoir qui nous sommes où nous sommes où nous en sommes. Au sujet des étoiles, j'ai deux ou trois références, d'abord celle de Lee Brown " vise la lune si tu la loupe tu tomberas dans les étoiles". Quelle belle devise ! Et l'autre d'Oscar Wilde " nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles"
La premiere citation, me fait penser et me conforte dans l'idée que c'est bien d'avoir un but, un objectif, sinon nous avons l'impression de errer. Un peu comme l'équipe de France de Football, sans but. Par contre la deuxième, c'est un peu l'histoire des moutons de Panurge, il y a des jours où c'est boulot dodo, avec l'impression tout juste, d'assouvir ses besoins reptiliens. Il suffit d'une pensée, d'une idée saugrenue disent les autres, qui vous font avancer et aimer la vie.
La troisième est une chanson des cowboys fringants "les étoiles filantes" j'adore. Ce que j'aime bien, les nuits d'étoiles filantes, c'est de descendre le matelas, la couette, de m'installer convenablement et de regarder les étoiles défiler. Il y a le petit cheval lumineux, malgré les pluies de météorites, tous derrière et lui devant. Allongé, blotti contre toi, où mes pensées s'envolent, libres comme un oiseau, fut-il indien, vaillant sûrement de la tribu des Crows. Je partais à la conquête de l'univers, comme Jason et ses argonautes à la recherche de la toison, fut-elle d'or. Et submergé par le sommeil, comme la carène de leur navire, comme la coque de leur bateau à moitié immergé, à moitié présent. Le ciel est plein d'histoires, et tant que les étoiles brilleront dans nos yeux, ça ira...

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03 septembre 2011

Emmuré vivant‏ (titisoorts)

Difficile déjà de se rendre compte que c'est nous qui nous nous encerclons, enfermons autour d'un mur de briques, petit à petit. Le mur au début ne nous fait que de l'ombre, sournoit il nous sépare, nous renferme du monde extérieur.
Mur d'Hadrien, laissez moi passer Romain.
Le mur nous permet, si on le désire, d'essayer de regarder, d'être curieux, tout en restant caché. Il nous arrive de vouloir le détruire à coup de masse, pour refouler une colère ou pour se libérer. Eh bien pourquoi ne pas l'escalader, l'envers nous ferait-il peur ?
Mur d'Antonin, un mur d'écho très étroit.
Protège moi aujourd'hui, détruits moi demain. Prêt à toutes les dépenses, le mur des lamentations un bout de mur juif el bout raque de voeux et de prières.
Le mur de son est-il le big bang du mur du silence. Nous nous protégeons entre quatre murs, après s'être heurté à un mur pour se retrouver au pied du mur d'un refus pour en être au dos. Vivons à fond allons droit dans le mur et faisons le mur de notre vie.

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30 juillet 2011

Chacun tire sa couverture (Titisoorts)

 
 
8h00 
          Mon rendez vous est bien là, je le sentais venir. Je dois être bien réveillé pour bien m'occuper de lui.
 
9h00
          Il y a des clients qui par leur simple présence imposent le respect. Je me concentre.
 
10h00
          Je sors mon matériel, ma panoplie, mes peintures.D 'ailleurs quelle couleur vais je choisir?
 
11h00
           La couleur est choisie, je badigeonne, je fais trés attention à ne pas blesser la personne. J'ai
           opté pour la couleur rouge.
 
12h00
           Nous sommes prêts, j'essaye de lui faire garder la position. Celle qui rendra le mieux.
 
12h30
           J'applique et j'enveloppe je n'aurais pas droit à deux essais.
 
14h00
           Le résultat est très satisfaisant !  Je remercie mon client, il faut bien, car tout à un prix.
 
15h00
           Je laisse le tout pour le moment, j'ai rendez vous, pour un autre client.
 
16h00
           Ce sont les moments les plus délicats, je vais voir, discuter, l'approche est délicate, la plus
           part du temps je visite les hôpitaux.
 
17h00
           Je n'es pas eu de chance aujourd'hui, pas assez convaincant peut-être. Je repars préparer mon bois.
 
18h00
           De retour à mon atelier, ma galerie est ouverte. Je peins des souvenirs mortuaires, des linceuls à qui veux laisser une trace dans mon art dans mon drap.
 
                                                             Un suaire.
                      

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