09 mars 2013

Entrez je vous en prie‏ (titisoorts)

Ce jour là, j'étais tranquillement chez moi, je m'affairais à la comptabilité, lorsqu'on sonna à la porte. Tiens, dis je, qui cela peut bien t'il être? J'ouvre la porte un peu étonné, personne. Je me penche sur les côtés, pensant à un canular de ses petits chenapans revenant de l'école. Rien. Il doivent sûrement se planquer par là, en train de ricaner. Je repars à mes occupations, avec le sourire. Je me replonge dans mes chiffres et là, je ressens comme un froid glacial, qui me parcours le dos. Je me retourne, il y a comme une présence près de moi et une voix résonne en moi - "As tu bien vécu?".

 Voilà que je parle tout seul, maintenant. La voix repart de plus belle dans ma tête "As tu bien vécu?"  Je deviens fou ou quoi? Mais qui êtes vous? -" Tu sais qui je suis, tu le sais au fond de toi, mais réponds, as tu bien vécu? -" Mais non qui es-tu?criais je, c'est quoi ce délire? -"Je suis venu te chercher, il est temps pour toi de me suivre, je suis ta propre peur, je suis ton côté sombre, je suis l'anti vie, voilà, je sens que tu as compris". -"Mais je ne suis pas prêts, je suis dans la force de vie, j'ai temps de choses à vivre encore, je ..je."  -"Calme toi, nous allons parler tous les deux , raconte moi, trois moments important de ta vie" .-" Et si, et si je m'enfuyais."  -" Je suis là avec toi et je ne te quitte plus jusqu'à la fin, si tu préfères me suivre maintenant".

 - "Non non, alors, mon premier moment ce serait, comme je suis parti tôt, trop jeune de chez moi, j'ai pris des armes pour devenir un homme, et lorsque ma mère me visitait, n'étant pas complètement sevré, j'avais un manque, une succion, un manque d'amour que je comblais pendant ces rares moments, que je ressens si précieux maintenant. Le premier moment serait celui là, celui de l'amour ou cette blessure intérieure étant mal cicatrisée ou l'on sens qu'à la moindre faille, celle ci s'ouvre et ressaigne avec toute l'abondance du temps perdu. Tant que son visage m'apparaît avec détails, je me plonge dans cette solitude de joie.

La deuxième fois, fut la découverte, moi qui est toujours été introverti, timide et réservé, éduqué dans la non communication. Un jour, au cours d'un repas champêtre, j'avais le Maire ainsi que son adjoint en face de moi. Pourquoi ce soir là, j'étais sur mon valeureux destrier? où j'ai pu, décharger un sac que j'avais, sur le dos et sur le coeur, par rapport à mon métier. Ce moment à changé ma vie, c'était comme si j'avais ouvert ce soir là, un robinet, d'où coulait de la déception, de leur déception et de la constatation. Moi, le petit, devant ces grands, ceux qui nous gouvernent qui nous commandent, je me suis aperçu qu'ils ne sont fort que de leurs pouvoirs et de leurs erreurs. 

Le troisième moment, c'est lors de la découverte de la marche à pieds. Marcher, je l'ai appris tout seul, plutôt la randonnée pédestre. Peu importe le statut social, sur le chemin de la peine, la connaissance, de l'effort physique, de la liberté, nous étions heureux de nous retrouver le soir venu. J'ai appris aussi, nullement besoin d'hectare de terrain, d'un grand jardin. Une forêt non loin, une montagne, un lac, où il fait bon aller se promener, ou vous faites le point, le tri de votre vie.Comme une étape ou tout défile, tracas, boulot,ennuis, emmerdes, que lorsque vous avez une vue splendide sous vos yeux, tout s'estompe, et le sourire revient, vous êtes dans le moment présent, là, bien, tout simplement. Rien ne sert à rien. Au début, j'ai longtemps marché la tête et les yeux vers les chaussures dû au mal des pieds des débuts, aux pensées débordantes. Mais une rencontre, une rencontre qui me disait souvent " relève la tête, retourne-toi et regarde autour de toi ". D'un levé de soleil au même paysage avec des couleurs changeantes à chaque instant. La pensée qui est mienne aujourd'hui est due à un instinct de survit, l'intelligence que nous avons tous, celle de l'adaptation. Bon, Le sport doit y être pour quelque chose, une soif de se battre de pousser plus loin, ses limites, plus loin que le cerveau ne t'interdit. Ma vie m'a comme submergé , je me débattais dans les vagues, parfois sous l'eau parfois sur le plus beau yacht. J'ai comme le sentiment que ce n'est jamais fini, aujourd'hui j 'ai comme la sagesse de me tenir à flot, malgré les tempêtes, je suis là, présent. Je sais que même avec le bruit de la pluie, du vent,des orages je me ferais entendre.

Puis à un moment, Je me suis demandé ce que je faisais là, à parler tout seul, sur mon canapé. La voix reprit " maintenant que tu m'as raconté, il est temps..."

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02 mars 2013

jardin des delices‏ (titisoorts)

C'est un endroit à l'envers
est-il en liberté ou prisonnier
y a t' il décidé des idées ?
son paradis ou son enfer

une cabane en suspend
ou avant ou pendant
en l'air ! cela surprend
et qui se détend,un géant

une vie sans gravité
et sans austérité
comme l'aide end
dans le jardin d'aide haine

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23 février 2013

vite un palier pour palier‏ (titisoorts)

Je monte cet escalier
surtout pas d'un pas pressé
j'aurais pu prendre à tort
le must des escalators

la marche, je fais un pas
je sens que çà ne va pas
j'ai repris du riz à tort
la marche du dinosaure

Je croyais les monter vite
pour moi comme un mérite
sur un rythme dans le truc
dansant sur la marche turque

C'est un escalier Eiffel
au nord de Paris dit elle
pas du tout de l'antarctique
je suis en marche nordique

Et puis je reprends mes pas
fatigué, un deux , un deux
d'un pas vraiment très austère
sur la marche militaire

il faut bien aller en haut
Ho! ce n'est pas l'échafaud
Je continue comme ivre
c'était la marche à suivre

Comme disait Clemenceau
le mieux c'est avant le haut
tout çà pour l'assaut final
c'est bon la marche nuptiale

Elle est déjà en haut
moi rouge, un cachalot
je ne suis plus vraiment leste
c'était la marche funeste

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16 février 2013

OXO (titisoorts)


 
31 Octobre 1791
Le navire m'éloigne des terres qui m'ont vu naître, moi roi, je ne pouvais partager cette histoire elle me hante tellement. Je vais l'écrire sur ce parchemin et la mettre dans une bouteille pour qu'elle termine au fond des eaux, que son souvenir et mon amour repose au fond des abysses.
Tout a commencé dans le château où j'étais chéri par mère ou j'apprenais à me battre, le latin, les sciences, la médecine. J'étais surprotégé, parfois étouffé. Je profitais de la chasse à bruit pour m'évader. Je chevauchais mon rapide destrier, je partais à l'aventure, au grès de mes envies semant les gens à mon service.
Ce jour là, j'avais tant chevauché que je ne savais plus trop où j'étais, encore sur les terres de père? Et c'est à ce moment là qu'un cerf se sentant en danger m'a chargé sur le côté, nous sommes renversés mon cheval et moi, une douleur puis le noir. je me souviens m'être réveillé dans la nuit, la douleur étant je me suis évanoui. C'est le lendemain, entre les réveils répétés que j'entrevis l'endroit où j'étais, sombre. il y avait une silhouette encapuchonnée, je me posais beaucoup de questions, la peur, la douleur étant, l'incapacité de bouger, je suis reparti dans un sommeil profond. J'ai même un moment divagué, cauchemars, je tremblais aussi, malgré le feu de cheminée.
 
Un jour ou je commençais à reprendre des forces, j'aperçus mon sauveur, il était devant moi le dos tourné occupé à faire des mélanges. " Où suis-je et qui êtes vous ? "lui dis je d'un ton sec. Il se retourna, d'abord je ne vis pas son visage, sa capuche m'en empêchant. C'est lorsqu'elle l'enleva que ... une beauté, mes yeux plongés dans les siens, j'aurais pu y rester une éternité, mes vieux yeux s'en souviennent encore. Je me relaxais, devant tant de charme,- " alors, qui êtes vous ?".- " Je vous ai trouvé dans la forêt un matin, vous avez eu beaucoup de chance que la cueillette de mes plantes m'aient amenée jusqu'à vous. Un cerf vous a transpercé la cuisse, ainsi que votre cheval, le pauvre y est resté. Je suis guérisseuse, je soigne avec les plantes. Vous avez eu vraiment beaucoup de chance.- " oui mais comment m'avez vous soigné, avec des plantes ? avez vous bien fais ce qu'il fallait ? J'ai étudié la médecine auprès du docteur Cullen, un des plus grand." Lui dis je d'un ton arrogant.- " Ne vous sentez vous pas mieux ?".- " Oui pardonnez moi, je ne vous ai pas remercié, merci".- " Reposez-vous maintenant ".
 
Le lendemain, je me réveillai de bonne heure, le jour venait de pointer. Je parcourus la pièce assis sur le lit. Il y avait de nombreux pots étiquetés sur les étagères, des créatures, des couleurs douteuses des pattes de lapins de poules, lorsqu'elle entra.-" Que faites vous ?".-" Je regarde vos pots, certains ne me disent rien de bon, le sang sur la table non plus."- " Mais non çà c'est pour impressionner les villageois, je me dois d'avoir une réputation, pour qu'ils croient en ma magie, un peu plus confiance".- " Votre médecine est puérile! "- " Comment çà puérile, je guéris, ma mère guérissait, ma grand mère guérissait". A partir de là, nous n'avons pas arrêté de comparer nos connaissances, moi la méthode moderne, elle, l'alliance avec dame nature. Ils nous arrivaient même d'en rire, Kalia était intelligente. Lorsque venait un villageois pour demander son aide, nous donnions chacun notre diagnostique et le remède à suivre. Dès fois celui ci se complétait, d'autres fois il était diamétralement opposé. Les discussions s'enchaînaient, les querelles aussi, j'appris son caractère, je commençais à la connaître, à l'aimer.
 
Un soir nous nous sommes rapprochés et nous nous sommes aimés. Au bout de quelques jours, je me sentais vraiment mieux. J'étais tiraillé par partir et bien de profiter de ses moments. Mais je savais que mon père ne cesserait sa recherche, et je ne voulais pas qu'il me retrouve ici. J'ai déjà assisté à des tortures de guérisseuses qu'on appelait sorcières. Mon père a voulu me montrer la justice, elle avait un cri qui résonne encore dans ma tête. J'ai vu la peur dans les yeux des torturés, le sourire des juges inquisiteurs. "la fourche de l'hérétique" quatre pointes fer plantés sous le menton perçait le sternum, il lui suffisait de balbutier "abiuro" j'abjure gravé sur la fourche. Des mutilations physiques  : visser et griller la langue, écraser les mains sur une enclume, les sorcières ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupées et combien d'autres tortures. Je lui ais expliqué mon point de vue. Le lendemain, elle m'avait écrit sur une étoffe ces mots" garde moi près de ton coeur je te lie par ce pacte à notre amour éternel " celui ci était écrit de son sang. Un beau matin je suis donc parti. Jamais je ne revis ma bien aimée, j'ai pourtant chevauché de nombreuses fois dans cette forêt mais en vain. J'ai encore cette douleur, ce manque, ci présent en moi. Je suis devenu roi, un roi triste et mélancolique. Ma première décision fut d' abolir l'inquisition. Sur ce bateau qui m'emmène loin de mes terres, loin du fond de moi même je mets ce parchemin ainsi que l'étoffe dans une bouteille.Que je jetterai à la mer.
Je me suis baissé et j'ai trouvé cette pierre, analysé sur place, grâce à mon spectroscope sur plasma induit par laser portatif. Les résultats: du vomi de baleine, de l'oxyde de silicium, du liège. Il y avait quelque chose à l'intérieur, je l'ai ouvert et j'y ai découvert, une bouteille avec le message que je viens de vous lire. J'avoue que j'ai eu beaucoup de chance de trouver cette planète abandonnée, mais ce que j'ai découvert dans la bouteille m'a aidé pour ma thèse en biologie. Dans la bouteille, il y avait une étoffe avec deux ADN. Moi Ifed étudiant dans cette école, je vais vous démontrer que l'ADN a une mémoire, que je peux recréer la vie d'une autre planète, au moment ou le sang a séché.  En ce jour en l'an 4663, je vous demande d'accueillir sur notre planète Oxo, Kalia et le roi...  

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02 février 2013

Au voleur! au voleur!‏ (titisoorts)

Tout cela n'étais pas calculé
j'avais juste besoin d'évasion
juste besoin de me libérer
alors je suis parti pris l'avion

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

Je me suis appliqué à rien faire
sous le soleil l'océan la plage
oublié tout de tout se défaire
immersion faire le coquillage

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

C'est lorsque je suis rentré chez moi
au regard des gens sur mon visage
le travail les travaux, enfin quoi
c'est la vie qui m'a tant mit en cage

Au voleur! au voleur!
j'ai fui l'hiver désolé
Au voleur! au voleur!
j'ai volé un bout d'été

 

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12 janvier 2013

La radio (titisoorts)

Bonjour, je m'appelle Jean , je ne suis pas le genre de personne sur qui on se retourne .
Je crois que dans ma vie, il ne m'est jamais rien arrivé, rien de bien, lorsque j'y pense c'est quand même un peu triste.
Déjà, tout petit le malheur est tombé sur moi, je  crois d'ailleurs qu 'il m'aime bien. J'ai entendu dire que les malheurs lorsqu'ils arrivent, ils volent en escadrille, je dois sûrement avoir une compagnie au dessus de ma tête.
J 'ai perdu ma mère lorsque je suis venu au monde, échange de mauvais procédé.
Mon père lui m'a négligé, je pense que je devais à chaque fois lui rappeler ce jour fatidique.
C'est ma grand mère qui m'a élevé, nous étions bien, puis un matin je l'ai retrouvé morte, au fond de son lit, le malheur avait encore frappé.
Ce jour là, il avait sorti l'artillerie lourde.
Mon père ne voulant surtout pas de moi, j'ai vivoté de pension en pension. L'éducation y était sévère, j'y ai appris à travailler, j'avais des copains. Je suis ressorti avec un diplôme, je me débrouillais plutôt bien en mathématique, je suis devenu banquier.
Ma vie, hé bien ma vie c'est : levé de bonne heure, habit, manger, métro et inversement le soir.
 
La journée au boulot je prends mes rendez-vous, J'accorde les prêts ou pas, et comme cela tous les jours.
Le weekend, c'est dans mon appartement, où je regarde la télévision. La plupart du temps, ce sont des émissions sur les voyages, c'est beau.

Tout a commencé le jour de mon anniversaire, nous étions la veille, je me suis couché comme tous les soirs vers vingt et une heure trente et c'est à minuit que la vieille radio que j'ai gardé de ma grand mère, s'est allumée. Elle ne servait pourtant que de décoration et surtout souvenir souvenir. J'étais à moitié endormi, d'ailleurs le matin en me réveillant, j'ai cru que j'avais rêvé.

 

C'est une chanson des années quatre vingt, elle m'est revenue en pleine après midi, je m'en souviens j'étais en rendez-vous. Bon, puis la journée passée, je me suis recouché le soir suivant, vers vingt et une heure trente et à minuit rebelote, la même chanson. Mais qu'est que c'est que ce bazar ? J'ai essayé  de comprendre, mais j'avais beau appuyer sur tous les boutons, rien n'y faisait. Puis la radio s'est éteinte d'elle même, après quelques minutes.
De rage je retournais me coucher, en pensant que demain soir je regarderais le pourquoi de la chose. Toute la journée j'avais cette chanson dans la tête, et je me disais "toi tu as besoin de vacances".
J'ai justement une agence de voyage à deux pâtés de maisons de mon appartement, demain j'irais me renseigner. Pour une fois cela me changera des voyages télévisuels.
Arrivé chez moi, comme prévu, je démontai l'arrière de la fameuse empêcheuse de dormir. Une résistance, non l'intérieur était impeccable pas de trace de cramé, pas de fils dénudés. Je la remis en place. Je me mis à regarder des magazines où je pourrais bien aller pour me reposer. La Réunion, la Guadeloupe, Bali peut-être, je commençais à m'endormir et à rêver de plages de soleil. C'est à ce moment là, étendu sur le sable qu'une musique arriva à mes oreilles, la radio de ma chambre s'était remise à fonctionner, c'était une chanson de Michel Berger,

Mais ce n'est pas possible, la radio n'est pas branchée, puis la musique s'est arrêtée. J'étais abasourdi. Je finis quand même par me rendormir très tard dans la nuit.
Le lendemain matin direction l'agence de voyage. Déterminé mais pas sûr de moi, comme d'habitude. La personne me montra des destinations que j'avais choisies.
Puis, me voyant indécis, elle me proposa Barcelone, destination pas chère, dans un somptueux hôtel cinq étoiles "le paradis blanc". Et là j'ai dû sûrement faire une drôle de tête, tout s'était imbriqué dans ma tête , les signes puis l'hôtel, çà ne pouvait être une coïncidence. J'ai donc accepté tout de suite, départ la semaine prochaine.
Les nuits qui ont suivi , pourtant avide de signe, la radio ne s'est remise en marche que deux jours avant le départ.

C'était une chanson de Yannick Noah, donc le message était clair, j'allais essayer de profiter des vacances.
Puis dans la nuit,veille du départ je me suis dit: et si d'autres messages arrivent et que je sois en vacance, j'ai mis la radio directement dans la valise. J'ai toujours pensé, que la radio était l'âme de ma grand mère, et que je devais suivre ses conseils. Je ne pouvais pas savoir que je me trompais si lourdement.
Allez, demain Olé Olé Barcelona !
Arrivé sur place, effectivement c'était un superbe hôtel, rien ne manquait, bar, piscine. J'ai posé ma valise et direction le parc Guell  .Il y avait un peu de monde, j'ai marché, le soleil au rendez-vous. J'ai ensuite lézardé sur un des nombreux bancs, un livre à la main, j'étais bien.
Le livre que je lisais "l'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, je le posais de temps en temps sur mes genoux, les moments que passent la chanson dans ma tête de Yannick Noah, "Ose" et pourquoi pas? Oserais je justement? Mon livre quand à lui, parlait des blocages de la vie, de ceux qui nous empêchent d'être heureux d'être nous-même. Il y avait dans le livre des petits challenges, qu'un guide spirituel de Bali lui imposait.
Non loin de moi, il y avait une jeune femme qui lisait Zafon "le jeu de l'ange" titre en français. Après, l'avoir guettée du coin de l'oeil un bon moment, je tentais ma chance.

- "Bonjour , vous venez souvent dans ce parc?" Oh la la le rentre dedans laborieux.
La jeune femme posa son livre, et d'un sourire me déstabilisant me répondit
- "Oui j'aime bien venir dans cette ville et tout particulièrement dans ce parc, lorsque le boulot ou bien la vie quotidienne m'opprime."
- "Vous allez vous régaler avec ce livre, en plus, çà se passe à Barcelone, le moment ou il apprends l'existence de la bibliothèque des livres oubliés et ..."
 Elle me stoppa net,
- "merci, me dit elle je préfère le découvrir de moi-même. Vous avez aimé, j'ai bien compris"
Oups, je suis rentré dans ma coquille, apparemment, je l'embêtais,  le gros lourd. Nous avons repris notre lecture tous les deux. Et presque aussitôt après l'incident,  je suis partis en lui souhaitant bonne lecture, frustré j'étais.
Pour un échec , je me suis surtout dis après que j'avais quand même osé. Dans la soirée, j'ai flâné dans les rues de la ville, les bars étaient bondés, animés, les gens s'amusaient. Fatigué, je suis rentré me coucher, avec l'espoir des futurs jours de vacances.
Arrivé au lit, pas vraiment habitué à rentrer si tard, allongé à vingt trois heures, endormi à vingt trois heures cinq, quelle pêche, quelle patate quel fêtard.

C'est cette étrange chanson, qui m'a sorti de mon profond sommeil "la quête" de Jacques Brel. Allongé, j'ai écouté et me suis imprégné de ses mots qui voletaient dans la chambre. Nous verrons bien ce quelle apportera, c'est un peu comme une énigme, à moi de trouver ma quête, mon étoile à chercher. Je me rendormis assez vite et me glissai lentement dans un rêve.
Demain, j'avais décidé d'aller vers la plage" la barceloneta".
Et demain arriva, farniente, lecture, natation c'était une superbe journée, un autre moi détendu. En fin d'après-midi, avant de rentrer à l'hôtel, je programmais, j'irai bien dire bonjour à Gaudi et sa sagrada Familia, et c'est en passant devant ce bar "l'Estrella ", serait ce mon étoile? Ce soir, c'est sûr, je serais dans ce bar, suivons mon destin.
Vers vingt et une heure, comme convenu avec moi-même, je m'installais au bar et commandais une bière  et du Pa amb tomaquet, du pain que vous frottez à l'ail des tomates et du jambon du pays, heureux!
C'est à ce moment-là qu'elle est entrée dans le bar, l'inconnue du parc Guell. Nous nous sommes souri, je l'ai invitée à venir à mon apéro tapas. Suivre son étoile, ses signes, et nous avons discuté de nos vies respectives, de nos bosses de nos bobos. La littérature nous rapprochait, j'ai passé une agréable soirée, et c'est plein de joie que je me suis endormi, demain, nous allons ensemble visiter la sagrada familia.
Je me suis couché vers une heure du matin, en pensant que la radio à pu chanter à minuit, peut être avais je loupé un indice pour la suite ?  Peu importe, demain sera un autre jour.
Nous nous sommes retrouvés donc, devant ce majestueux édifice, nous avons beaucoup discuté, ri aussi et le soir dans un petit bar nous nous sommes même embrassés. Whaou!quel changement dans ma vie. Nous avons dormi ensemble, fait l'amour dans ma chambre, et la radio s'est mise en route.

C'était l'hymne à l'amour d'Edith piaf, j'ai souri. Nous avons fini la semaine amoureuse, ensemble, avec la certitude de nous revoir en France. Je reprenais l'avion à vingt trois heures, elle, le surlendemain, nous nous sommes donnés rendez-vous, je l'attendrais à l'aéroport. Nous nous embrassâmes une dernière fois et ce fut, la dernière fois. Mon avion a eu un accident à l'atterrissage, l' avion avait touché le sol, il y avait un débris, une pièce d'un avion précédent. La roue à explosé, je n'ai pas survécu.

Il était minuit, et dans la soute à bagage on pouvait entendre une chanson " le passage" de Francis Lalanne, et si la mort me programme sur son grand ordinateur. serait-ce la mort qui aurait tout prévu, la radio les chansons pour m'amener là à ce moment précis.La faucheuse est joueuse et pas fauchée d'idées.ou est ce moi, qui ai mal interprété les indices, suivre les signes, suivre son destin ,que je croyais...

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05 janvier 2013

meubler le temps‏ (titisoorts)

Fort, je suis fort , je suis un chêne puissant que rien ne pourra déraciner, je ressens encore, l'énergie de la terre qui par la sève remonte dans mes racines et me revigore. Fier, j'étais fier, j'étais le plus beau chêne de la forêt,  je ressentais le vent qui sur le bout de mes feuilles, m'apportant liberté et douceur.
C'était sans compter sur les hommes, qui pour la naissance d'une fille, coupaient le plus beau chêne pour qu'à son mariage le père m'offre en sacrifice, transformé en meuble.
Ils m'ont coupé, je m'en souviens lorsque je suis tombé, le ciel s'est mit à tourner je me suis dis" çà y est, c'est la fin".
C'est la pluie qui m'a réveillé. j'y suis resté longtemps, longtemps, pour que je me lave, pour que je sois lessivé de mon tanin.
Puis, ensuite, j'ai été stocké, oublié sous un hangar.
Les seules moments de bonheurs que j'avais, c'était lorsqu'elle venait, lorsqu'elle courait autour de moi et quelques fois se reposait tout contre moi. Je la voyais grandir, je la voyais s'embellir,s'épanouir, jusqu'au jour où elle rencontra ce jeune homme. J'ai su, que tout allait changer.
Alors je fût transformé, je devenais, au milieu de la salle, face au soleil, important, oui je prônais, là, près de la vulgaire pendule comtoise en sapin.
Pourtant, j'aurais dû me sentir esclave, captif, mais comme je la voyais elle, elle qui vivait tout près de moi. Je ressentais ses moindres frémissements, je savais lorsqu'elle ouvrait ma porte si elle était anxieuse ou bien en colère. Je la préférais bien sûr lorsqu'elle était reposée, détendue, douce et qu'elle chantonnait tout en me cirant, toutes les fibres de mon corps ressentaient sa chaleur, la caresse de ses mains, ma fébrilité. Le temps, lui, passait, inexorablement, je le percevais à ses mains qui devenaient au fil des ans, de plus en plus rugueuses.
Et un jour , beaucoup de monde a défilé devant moi, cela me rappela la dernière naissance dans la famille, mais là quelque chose clochait. Les gens habillés de noirs avaient l'air triste. Je compris plus tard que je ne la reverrais plus jamais, je criais à l'intérieur j'aurais voulu devenir son cercueil, sa dernière demeure, pour finir auprès d'elle. Mais la maison se fit noire pour longtemps et je suis resté, seul, enfermé. La maison était mon cercueil.
Un jour, la lumière fût, et on m'a transbahuté, trimballé d'enchère en enchère. Pour finir où, dans un garage, fini les senteurs de linges propres, place à la peinture et au diluant. Fini la cire sur mes épaules, le temps m'a petit à petit détruit, les portes qui crissent, les gongs qui cassent et c'est fini. Heureusement, lorsque le soleil me réchauffe les fibres, je me souviens...

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29 décembre 2012

FEES (titisoorts)

Deux petites fées près de la cheminée
deux petites fées joliment habillées
petite fille assise à rêver
petite fille les yeux écarquillés

deux petite fées les ailes déployées
deux petites fées poupées très bien coiffées
petite fille chausson et beau peignoir
petite fille que fais tu là si tard

deux petites fées est ce de la magie
deux petites fées tant d'amour éblouie
petite fille des voeux à exaucer
petite fille laisse toi emporter

deux petite fées qui se sont envolées
deux petites fées qui se sont réchauffées
petite fille triste abandonnée
petite fille tête sur l'oreiller

 

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22 décembre 2012

Participation de titisoorts

oeuvre

Je n'ai pas encore reposé ma tête sur une oeuvre d'art, je suis déjà allé au Louvre. A cette époque, je lisais Christian Jacq, j'ai adoré bien sûr, tout sur l'Egypte.

Les scribes, les sarcophages sont pour moi des oeuvres d'arts. Sincèrement je ne m'y connais pas dans l'art. Je pourrais placer dans une conversation des bribes de phrases lorsque je serais entouré de connaisseurs. Genre Katyl ou Map " vous savez combien à été vendue la peinture "cri" de Munch à la galerie Sotheby's à New York, 119,92 de dollars" j'espère que lui au moins il a profité de ses ventes. En même temps je m'en fiche un peu cela viendra ou je resterai devant un  tableau et j'aurai des sentiments qui me remonteront à la surface. Chaque chose en son temps.

Un jour dans les Pyrénées, je me lavais le corps et le cerveau et là coulait une rivière. Il devait faire moins cinq par là le rivage était gelé, il était recouvert de glace.

 Et, sous cette glace l'eau descendait, comme une ombre qui cherchait son chemin. A ce moment là j'ai trouvé que la nature faisait de l'art, une oeuvre d'art, j'ai appris un peu plus tard que je me trompais.

Je me suis dit pourtant, à ce moment là, que j'aimerais bien essayer de reproduire ce phénomène, je ne l'ai pas encore fait. Comme beaucoup de pensées, un jour peut être...Aller au bout de ses rêves,foncer. Je devrais.

Donc je reviens à mes moutons. Je suis tombé sur un article qui parlait de Kant " En droit, on ne devrait appeler art que la production par la liberté .." donc la nature ne serait pas une artiste. Pourtant je suis sûr qu'il doit y avoir des exceptions. Donc pour le défi je vous montre l'oeuvre d'art qui me tient particulièrement à coeur.

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15 décembre 2012

Combinaisons (titisoorts)

 




Les lettres sont des combinaisons qui se mélangent et qui donnent des mots. "Non toi tu n'es pas à ta place !" c'est ce qu'on appelle une faute d'orthographe. Lors d'une promenade des lettres, le o s'aperçut  de la présence du e, décoré, un jour de Noël. Il en tomba éperdument amoureux. Oui c'est sûr, c'était bien un jour de promenade séparée par le m, le o n'en pouvait plus. Alors, il décida  Et le e par tant d'insistance s'épris aussi du o, c'est à ce moment là, que les sacs de nœuds ont commencé. Le o et le e avaient leur cœur qui battait la chamade, en chœur. Leur amour divin, non ils n'étaient pas devenus œnologues mais leur idylle vieillissait comme le bon vin.


 Les autres lettres un peu jalouses, ont voulut étouffer l'affaire dans l'œuf. Mais ce n'est pas de viles manœuvres qui pourront y changer grand chose.
 Le A, patriarche des lettres, gardait un œil sur l'affaire. Lui, gardien du bon comportement des lettres, aux  bonnes mœurs de ses congénères. Le o avait trouvé son âme sœur, comme l'oiseau Phœnix, il renaissait de ses cendres.
Il regardait le e comme un chef œuvre, une déesse. Mais malheureusement tout a une fin.


Un jour, le e la tête dans les étoiles, rêvait, s'oubliait vers des songes loin du train train quotidien , fit un vœu pour que sa vie change. Et c'est en regardant le ciel que le e, tomba d'amour d'une supernovæ. Le a de sa prestance lui ouvrit les bras la réconforta l'aima et cætera et cætera...Son curriculum vitæ ne lui plaisait plus. Alors dans son cœur qui saignait le e s'aperçut qu'elle les aimait les deux d'un amour égal, ex æquo quoi.
 Le trio arriva enfin à s'entendre, ils voyagèrent dans la ronde des mots d'aéroport à l'aérospatial , chaque occase pour
 faire l'apéro à l'opéra. Et voilà.
 

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