17 décembre 2022

Convocation Bauhaus - tiniak


Allah ? Allons, allons..

Bla bla, bang bang !

Bas langue ! Bah, langue !

C'est ça; cessa
ce sifflement, Saskia

Des dits dédisent

des doléarghs qui s'éternisent

Et, fait : l'effet
se fait une fête, sans effets

Goo goo g'joob !
Go, go, go, les gars, dans la tourbe !!

Hi ha ho ho
Hisse-toi un toit sur ce dos
de torino, niais hidalgo !

Il en faut
dans la fosse
des chalumeaux à bosses
pour commettre en réunion
la folie du Bauhaus


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26 novembre 2022

L'âme erre... Lâche aise... Tout est relatif ! - tiniak

 

Qui se rappelle à nos glamours
quand on en a eut fait le tour
de crépuscule en point du jour
aller-retour
dans la fournaise
droit devant ou par maints détours ?

Que saurait évoquer mon ombre… ?
Juste à cet endroit où je sombre
vers la Fée Verte qui me comble
- d’aise ?
plaise que non, mon bon !
seul mon cul tient sur cette chaise

Quoi penser de ce lent brouillard
que traverse un long corbillard
où, davantage tôt que tard
je viendrons m’allonger sans fard
avec l’averse pour linceul
le bruit des sabots pour fanfare
un nom que méprise Lazare
plus élimée que mon foulard ?

Dont il me reste un souvenir…?
De cette vie, voulez-vous dire ?
Mon brav’ môssieu, j’ai rien vu pire !
Que j’en ai perdu le sourire
au prix de graveleux soupirs
par des ruelles t’à maudire
et tous les kiosques de l’Empire

qu’a passé mon dernier sou ?
Là, sous mon nez, le voyez-vous ?
Pour la poche du vieux grigou
qui n’en respecte que le coût
ne dit pas mon nom jusqu’au bout
(j’ m’appell’ Zabou)

Pour fair’ marrer sa clientèle
(qui vaut mieux que sa parentèle !)
sitôt que je pique une tête
(vers la Fée Verte qui me guette)
“V’la qu’ la Za’ pète !”, il crie…
Mais moi, je m’en fous bien, pardi !
J’ai le nez gris et suis fort aise
de tenir encor sur ma chaise

absynthe_XIXe_sleepy_creepy

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12 novembre 2022

Double tranchant - tiniak

 
X est le signe d'airain croisé dans son dos
que le marin lèche au couchant, chargé de sel
lui seul peut y porter le poing avec brio
homme aussi sombre qu’aguerri et sans autel

Il est le guerrier que se paient les bourses grasses
et son pas s’en trouve alourdi plus que son cœur
à jamais perdu pour la vie, ses joies, ses grâces
n’ayant ni rêves ni projets, que le malheur !

Pour sûr, il connaît les festins d’orgues princières
qu’offrent soudain la “ville prise !” et le retour
vers le palais qui l’a mandé, lui, Mercenaire
à porter partout, par sa main, l’Ombre du jour

Hallali ! Hallali, Parias ! Ce monde est mort
pour les beautés qu’avons quittées, un soir d’orage !
Qu’après nous, nul poitrail n’aimât aimer encore
et que le cuir à nos poignets disent nos rages !”

Où va-t-il…? Vers la nuit absorbant sa trace
autant qu’un ciel sans aucun pli qui l’enveloppe
avec, au dos, sa croix d'airain, d’éclats fugaces ?
Ou rentre-t-il ? Embrasser quelque Pénélope ?

Seul, fatigué, n’ayant plus goût pour les négoces
il va, pesant de son pas lent sur cette terre
presque une larme à la paupière - au goût de sang !
autour de lui ses bras ballants, pleureux, pas fiers
il marche droit, vers l’occident, jusqu’à la mer

ti

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29 octobre 2022

J'y viens - c pô l'titre 😁 (tiniak)

 
V
errais-tu quelconque objection, Aimée-de-Loin

qu’à chaque instant hors de ta voix, je me transforme
en quelque précieux accessoire
qu’ajouterait ton cœur sans gain à ton boudoir ?

Et devenir… ce papillon qui te fera battre les cils
tirant du violet au marron dans les œillades
et des bordures au charbon, pour la parade
à ton retour en ton hôtel de centre ville

Rigole à l’ourlet de ta joue, ce mascara
qui t’aura écharpée d’un coup, à la bonne heure
dans un mélange d’acajou et de vapeur
après avoir pensé à nous, durant le spa

Tour à tour, lacet pour la tresse, à la cheville
ou à l’entour de ton poignet, à ton bagage
n’attendant que d’être délié de ton corsage
du geste simple et désuet que font les filles

Un talon plat de mocassin ?
Une ceinture à ton bassin ?
Un mouchoir au creux de ta main ?
Dis-moi… Dis-moi !

Gloria’ dans tes écouteurs ?
Non, bien sûr ! Un bouquet de fleurs !
Un œillet de plus au classeur ?
Dis-moi… Dis-mois !

Aboi surgi de sous la lune en mi bémol
Debussy égrenant sa brune - et, at coda
déclinant sa verve importune à tour de bras
(sans l’idée - jamais ! qu’à Béthune, il ne mène à aucune école)

Dinguerie gothique au majeur ?
Trèfle magique à l’âme en pleurs ?
Dis-moi… Dis-moi que j’en rapproche !

Il me vient soudain un idée dont tu vas rire…

N’étant que satisfait de ces tendres largesses
que savent prodiguer tes swings à mon endroit
il me reste un vertugadin, autour de toi
pour me déployer sur tes reins et voir… tes fesses !

Alex

 

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15 octobre 2022

tiniak pense qu'il vaut le cou !

torticoli(s) - tiniak

Très curieux sentiment qu’affranchi du désir
sans bouder le plaisir d’avoir des compagnies
mais sans ployer le cou et ne plus coup férir

Oublié, le frisson mêlé d’ors et de craintes
qui parcourait l’échine avant le cri, la plainte
une autre vibration s’anime au creux du ceint

Regarder, sans pencher pour l’une ou l’autre flamme
à l’oeil de cette femme un possible agrégat
qui ne finirait pas dans un tourment de l’âme

Très curieuse, en effets, cette libération…

Il en vient, il en passe… et c’est comme un lent fleuve
avec, pour seule épreuve, un moment qui s’abreuve
à la soudaine averse et sa mélodie neuve

Ce serait ça, la paix : voir le monde sans fièvre ?
Moins j’ai le rachidien pressé par sa Minerve
plus j’ai tout l’alentour, à nouveau, qui m’innerve

Oublié, l’abandon mené de guerres feintes…

L’est où passé mon cœur qui battait la chamade
- et le pavé, dis donc ! avec ses camarades
à railler le vison au cou de la Camarde ?

Il est pourtant bien là où je l’avais léché
sur le mode mineur de ma sade portée
bardée de lombalgies
à force d’y noter tous mes torticolis !

(Sinon… Même si ça t’as plu,
m’as-tu trouvé tordu ?)



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01 octobre 2022

Bornière (tiniak)

 
C'est pas tant que la mousse tache
mais cette froide boue me fâche !

J'en ai parcouru des rallyes !
des glabres, des poilus aussi...

Mais je dresse un triste bilan
sur un trou même pas béant !

Car je patauge en pays d'Auge...

Qu'allais-je faire en cette ornière !?!
Vraiment, je ne fais pas le  fier...

Aurais-je un brin perdu la tête
cependant que ma roue flaquette ?

ti

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24 septembre 2022

Hugo's back (tiniak)

 

Je fais souvent ce rêve intense et fulgurant
d’un élu éloquent et rappelant ses pairs
à la moralité solide et solidaire
que leur intiment leurs mandats, subséquemment

Il monte à la tribune et se frotte les mains
délivre à l’Assemblée un rapide salut
dès son introduction évoque les canuts
et les métiers perdus au nom de l’Argent-Sein
Faisant feu de l’injuste et de l’indigne loi
massacre entre ses doigts l’hypocrisie des castes
jouissant du pouvoir pour n’en faire qu’un faste
ou quelque autorité sans en porter la croix !

Leur sacro-sainte loi de citoyens-pirates !

Et qu’ils voudraient qu’on s’en rabbatte
et mettre en berne la vision
de nos humbles destinations
en rognant jusqu’à nos pénates !?!

Ai faim, comme toi, Citoyen, pour la Justice
quels que soient nos chiens, nos filles, nos fils
(calmez-vous, sur ce dernier vers
nulle échelle que ma colère
et la rime dessous, qui glisse)

Dis donc, Bernard… C’est toi, Victor ?
Ah, mais voici mon train de nuit…
Pardon, mais j’ai quelque hellébore
à savourer au bord du puits
de l’inconstance que j’abhorre

Avec le peu que j’en sais de vos tristes danses
Ô mes aïeux !
qui s’imposent t’a vos dépens sous de vains cieux
tant qu’à vos panses
gargouillent la misère et ses trois noms de France

Qui ? pour quoi tu feras le beau ?
Tais-toi donc, vilain quiproquo !

Un peuple est là, entre mes bras
loin de sa chemise de nuit
qui m’a dit ; allons, je te suis
l’arme que tu n’espérais pas

Citoyens !
dans le confort que nous avons entre ces draps de lin
comment nous savons pleins ?

Eh, l’Autre…
n’est-il pas un nouvel épeautre
(qui sauva, sous le mont Ventoux
nos pairs massacrés à genou
dans la sublime indignation
traversant les générations
devant l’immonde Bête ?)

Adieu, messieurs !
Odieux, vos cieux
que c’en est - mais, pas dieu possible !
d’adouber d’un vote vos cibles

L’est bien triste, le quiproquo…

Nul ne peut-être bleu, blanc, rouge
qu’au-devant des haines farouches !!



 

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27 août 2022

Êtres (à i'aube) - tiniak


En aube blanche et consacrée, l'Aujourd'hui vient
raillant l'Hier et ses replis d'arrière-garde
et sans futures épousailles qui le bardent
mais cette quotidienne faille d'avoir faim
prenant ses mains

Tout passera - je le sais bien, mon bel ego
comme il se doit, ainsi qu'au cheveu la caresse
apaise un front fiévreux de sa délicatesse
et nul orgueil à l'horizon, aucun écho
à cet écot

Regarde... Embrasse l'alentour, Ô mon Réveil !
au sortir d'un faste sommeil, les bras ballant
veuve est la nuit devant le jour et son plain-chant
fleuve écoulant son flux à nul autre pareil
contre le vent

Et oui, le vent ! Cathédrale qui va son cours
seul perceptible mouvement de quelque obscure éternité
et n'en a cure d'aventure, de regret
d'aubes ourlées de fébriles désirs d'amour
au point du jour

Suzon, soyons - et sans détours, donc, pas sans âme !
l'alarme au front, le lien vibrant du Nouveau Jour...
Qu'importent d'où soufflent les vents sur nos débours
ni ce Poisson !
Jouissons de nos simples matins - miraculeux !
quand Soissons pleure Notre-Dame sous les cieux

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23 juillet 2022

a stare at windy stairs - tiniak

Le vent - ce jouet ! jouait avec sa robe rouge
Un livre se navrait, au fond de quelque bouge
de son air absorbé par le petit écran
où son pouce imprimait, d'un même mouvement
un balai singulier, mécanique, sans âme...

Moi, de la regarder, j'en avais la bougeotte !

Le souffle vespéral agitait ses cheveux
d'une chorégraphie qu'envieraient certains dieux
si simple que parfaite et faite pour le soir
qui tombait, à genou, sur le même trottoir
ses habits orangés, aux symboliques flammes...

Ah ! comment lui parler sans avaler ma glotte ?

L'Esprit de l'Escalier qui loge sous mes cernes
s'était déjà réjoui de voir mon cœur en berne
avant que d'entamer, sans pari, sans motion
avec elle, un semblant d'honnête finition
d'où pût éclore - et sans effort ! un doux sésame...

Et moi, de me tenir au fin fond de ma grotte !

Hallali ! Allons-y, d'un destin encor vert !
Le vent n'est si méchant que par les vastes mers !
Ici, voici un banc, avec elle dessus
caressant l'océan de vagues incongrues
surgies de bien plus loin que notre cher Paname...

Je me suis pris un vent ! Oui, quoi ? Bon... Allez, crotte !

'Faut bien tourner la page
Elle l'aime tant, sa cage...

windy-red-dress

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21 mai 2022

Coûts de grisous (tiniak)

 

Grisou,
vieux Grigou
qui étouffe nos canaris
tu m'as sauvé d'un panaris,
mais soufflant tout autour de nous !

Ripous,
gare à vous !
car nous n'en avons pas fini
de rassembler nos parti-pris
pour vous voir - enfin ! à genou

Ici, j'ouvre une parenthèse...

"Garez-vous, citoyen abscons.
Montrez donc votre portefeuille...
Sachez que je vous garde à l'oeil;
votre teint m'est par trop marron"

Où allons-nous,
le regard flou,
jouant nos vies de canaris
sur d'aléatoires paris
que nous servent d'obscurs dessous ?

Un bon coup de grisou s'annonce...
Mais quelle en sera la réponse ?
Allons... Debout !!
Indignez-vous...

ti

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