02 avril 2010

100 mots‏ (rsylvie)

Cent mots pour attendre demain…

Pour découvrir la prochaine consigne,
celle de la semaine suivante.

100 mots pour dire combien c’est enthousiasmant d’écouter les secondes égrainer le temps.
Un coup d’œil furtif vers l’horloge, NON les aiguilles ne semblent pas avoir bougé.
S’éloigner, pour revenir encore et toujours
.

Soudain c’est l’heure juste.

Celle où tout s’accélère. La pulsion du « top départ »qui fait basculer dans l’euphorie des mots qui se bousculent au portillon de la page blanche. De la main fébrile qui s’empare du crayon et couvre la feuille de bleu…. Pour calligraphier d’une courbe jolie le 101ème défi.

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01 avril 2010

Cent mots poisson d'avril (rsylvie)

 rsylvie100

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30 mars 2010

100ème‏ (rsylvie)

   

Ecrire 100 mots ?

Pure folie que penser pouvoir écrire sans maux !

Que dis-je c’est un pic, c’est un cap, c’est escarpé »  !

Si laborieux qu’au premier faux pas,
le précipice abrupt du manque d’idée

engloutit l’espoir d’une tournure d’esprit à peine calligraphiée.

Qui n’a jamais expérimenté la douleur de la feuille blanche ne connaît,

la jouissance de la page bleue des coups de crayon (malmenés par une bouche gourmande)

jetés impulsivement, ou délicatement déposés par une main

exprimant les méandres d’une pensée (saine comme diabolique),

par l’imaginaire d’un esprit torturé, à l’angoisse d’une feuille blanche !

   

   

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29 mars 2010

100mots (rsylvie)

   

Ça m’est soudainement passé par la tête… un souvenir de jeunesse.

Tel un courant d’air pure, vivifiant comme la fenêtre du salon quand elle s’ouvre, aussitôt la leçon de piano terminée.

Je suis bien aise, j’ai ma mie auprès de moi.

La tête sur son épaule, je sens le souffle chaud de son cœur battre délicatement.

Le nez au creux de sa gorge, je goutte au délice du rythme lent de sa poitrine, qui entrouvre régulièrement la boutonnière de son petit chemisier à fleurs bleues.

Pour rien au monde, je n’ouvrirais les yeux.

De peur de voir s’enfuir mes rêves.

   

   

Posté par Old_Papistache à 17:26 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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100 mots (rsylvie)

   

cent mots pour le dire

sans mot pour te dire,

100 maux à vomir.

Bien mal lui prit.

ça brûle, elle gémit.

Le mauvais œil… elle est maudit

…de jolies dentelles, tendresse,

Du miel pour caresse,

Sous l’ombrelle, elle paraisse.

Puis au printemps venu, fleurit belle eidelwess.

Mais trop jolie, petite princesse

Porte un masque pour cacher sa faiblesse.

Derrière la beauté, la douleur d’un cœur malheureux.

Derrière le maquillage, l’enfant miséreux,

Sans mot pour te dire :

« Je t’aime d’un amour si grand,

Que même cent mots ne seraient suffisant

Pour te dire, combien je t’aime tant ».

   

   

Posté par Old_Papistache à 17:21 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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100 mots (rsylvie)

   

Une fois de plus il s’est fait prendre au doux jeu de la séduction facile.

Lui, simple passant d’un soir qui n’ose lever les yeux, de peur de ne pouvoir résister.

Elle, frigorifiée dans une guêpière de piètre qualité, le sourire engageant, lui annonce la couleur.  

150 tu t’rinces l’oeil, 200 la bagatelle, 500 la nuit est à nous ».

Il a tout pris, son corps et son âme.

Dehors il fait déjà jour… pas le temps de se retourner,

au loin des sirènes hurlent à la mort…se cacher et attendre la nuit.

Sur sa joue glisse une larme.

   

   

Posté par Old_Papistache à 17:18 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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27 mars 2010

La merveille (rsylvie)

Vous dire combien j’y tiens serait lui faire offense tant elle fait parti de mon univers.

Au cœur de notre famille depuis que nous avons amarré Hoguet, elle est les yeux du foyer. Et,
quand nous quittons momentanément le navire, devant la baie vitrée elle prend ses quartiers d’été pour devenir vigie…

Du haut de ses 1M30, elle semble passer à travers les mailles du temps, sans qu’aucune ride ne viennent ternir l’orangé de ses joues. Pourtant, combien d’histoires elle pourrait nous compter, elle qui a vu tant et tant de gens passer par de-là les rayons du grand magasin de la rue principale.

Aux galeries elle était quelconque.

Une de plus, une de moins… qui ferait la différence ?

C’est ce qu’a du se dire mon père quand l’entreprise « charpente et menuiserie » a été commandée pour refaire tout l’agencement du magasin.

-« donnez moi un coup d’jeune à cette vieille bâtisse »..

Alors les gars du bâtiment ont tout sorti,,, et quand je dis tout.

C’est tout ! plus rien, du rez de chaussée consacré à la femme et toutes les déclinaisons qui sont faites autour de l’habillement féminin… au grand couloir donnant sur l’escalator qui conduisait au 1er étage consacré par moitié aux costumes pour messieurs désireux d’impressionner la hiérarchie, au galant tout excité à l’idée d’un premier rendez-vous…et pour l’autre partie, à ces chères têtes blondes qui n’en finissent pas de grandir et vider nos portefeuilles…aux vitrines magiques qui se parent de mannequins gracieux et joliment drapés quelque soit la saison.

Un plein camion ils en ont ramené à l’entreprise. Bien sur, tous ces orphelins ont trouvé famille d’accueille. Pour certains ce fut synonyme de douche froide quand l’épousée d’un menuisier, trouvait couchée dans le lit de son époux, une jolie femme, qu’elle reconnaissait aussitôt pour être une supercherie ! Pour tous la plaisanterie avait fait son petit effet… et le lendemain de conter aux camarades de chantier l’affaire et d’en rire encore.

Pour d’autres (comme ce fut le cas pour notre famille) hormis deux précieusement mis de coté dans ma chambre, les envahisseurs vinrent coloniser le sous-sol de notre petite maison des bois.  Petite fille, je jouais avec ces frère et sœur si sages et obéissants à tous mes caprices. N’ayant pas forcément d’habits à leur taille, styliste en herbe, je peignais à même la peau de jolies tenues, qu’un simple coup d’éponge effaçait en attendant une nouvelle collection. Mais plus que tout, j’étais fascinée par la cave, qui la nuit venue, me terrifier tout autant qu’elle m’attirait par tous ces clones aux regards fixes et aux sourires figés.

Un été, que mon père avait l’âme taquine, il en disposa bon nombre à travers le bois. Au détour d’un virage, à la croisé d’un chemin,,,, tout le long du parcours du GR 22 pour se rendre au ruisseau. Et lui, certain de son effet, en bon observateur se posait sur un rocher et attendait la réaction du randonneur qui randonnait !

Une autre année qu’il se sentait d’humeur artistique, il décida que nous allions nous lancer dans la sculpture.  Pour ce faire, après un défilé très haute couture, quelques uns furent sélectionnés pour donner leurs corps à la créativité familiale, et foultitude de moules en plâtre fait-main aussitôt réalisés. Ainsi cet été là, j’appris à faire de «la colle» à la truelle… à bien répartir la matière première pour ne pas faire de bulle dans le coffrage… à décoffrer délicatement pour ne pas briser l’œuvre intérieure et à peindre les statuettes une fois sèches. Celles-ci plus solides, puisqu’en ciment, sont toujours d’actualité et trônent fièrement sur leur socle originel.

.. Et puis j’ai grandi, et mon père a perdu son engouement pour les farces et pitreries de tout genre. La petite fille est devenue femme. Les frères et sœurs de substitution, mal menés par les saisons, ont fini dans le grenier de mes parents, jusqu’au précieux jour de libération où mon épousé et moi même avons aménagé dans notre maison actuelle.

Parce que je sais combien vous prendrez soin d’elle,

Le temps d’un défi, je vous la confie

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20 mars 2010

Le temps (rsylvie)

Prunille avait couru toute la journée.

« De-ci de-là cahin cahà,,,

marche vite, marche vite… »

Qu’elle était tombée dans les bras de Morphée, à peine touché le lit.

Le temps de fermer les paupières, elle rêvait d’un monde joli.

D’un monde tout en couleurs, d’un monde gourmand.

D’une planète où les aiguilles de l’horloge seraient jouet d’enfant.

« 2 et 2 font 4

4 fois 2 fait 8 ….

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans »..

Vous imaginez

Des secondes qui ne pourraient

Ni avancer ni reculer !!

En fait, qui ne sauraient où aller ?

« Un kilomètre à pied,
Ca use, ça use... Un kilomètre à pied,
Ca use les souliers....

Deux kilomètres »...

Seulement voilà,

Ca ne pouvait durer plus que ça.

Même dans les rêves, il y a des troublions.

Qui aiment par-dessus tout la raison.

« Frère Jacques, frère Jacques
Dormez vous, dormez vous
Sonnez les matines, sonnez les matines,
Ding ding dong, ding ding dong
 

Monsieur EncorEnRetard0travail, roi du monologue,

Qui avait pris les traits du mécanichien 

Intervint rapidement, afin de réparer le mécanisme de l’horloge.

Et remettre le temps sur le droit chemin.

Prunille avait couru toute la journée.

« De-ci de-là cahin cahà,,,

marche vite, marche vite… »

Qu’elle était tombée dans les bras de Morphée, à peine touché le lit.

Le temps de fermer les paupières, elle rêvait d’un monde joli.

D’un monde tout en couleurs, d’un monde gourmand.

D’une planète où les aiguilles de l’horloge seraient jouet d’enfant.

« 2 et 2 font 4

4 fois 2 fait 8 ….

J’aime la galette, savez-vous comment ?

Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans »..

Vous imaginez

Des secondes qui ne pourraient

Ni avancer ni reculer !!

En fait, qui ne sauraient où aller ?

« Un kilomètre à pied,
Ca use, ça use... Un kilomètre à pied,
Ca use les souliers....

Deux kilomètres »...

Seulement voilà,

Ca ne pouvait durer plus que ça.

Même dans les rêves, il y a des troublions.

Qui aiment par-dessus tout la raison.

« Frère Jacques, frère Jacques
Dormez vous, dormez vous
Sonnez les matines, sonnez les matines,
Ding ding dong, ding ding dong
 

Monsieur EncorEnRetard0travail, roi du monologue,

Qui avait pris les traits du mécanichien 

Intervint rapidement, afin de réparer le mécanisme de l’horloge.

Et remettre le temps sur le droit chemin.

Mais comptine

Semblait vouloir une morale.

Alors Prunille, qui elle le savait resterait toujours une gamine

Décida que Dors&Navrant,

de  l’horloge du temps

et ses gros yeux elle se foutrait pas mal !

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13 mars 2010

consigne ourson contre attaque‏ (rsylvie)

J’avais horreur quand il m’appellait de la sorte !

Mais bon, depuis 7 ans que nous travaillions ensemble, ce n’était plus la peine que je perde mon temps à lui rappeler combien cela m’est pénible de l’entendre déforme ce doux prénom Corinne !

Toute au récit que me fait le boss,

je pense déjà au personnage que j’allais interpréter

afin de me fondre dans le décor et récolter le plus d’infos possible.

Un ours en peluche… un commissariat… dans l’Oregon des States…

Lors de ma dernière mission, grâce à anglais très scolaire, j’avais sympathisé avec Dona, fille d’un riche propriétaire terrien. J’allais lui téléphoner. Ensuite rien de plus facile que d’enfiler un jean, une chemise à carreaux, une paire de bottes et se faire passer pour une petite cousine venue étudier l’agriculture intensive et la traite des vaches !

-29 décembre, 18heures-

Sac en bandoulière, le col de mon blouson cuir pleine peau retroussé, je descends l’escalator du grand aéroport. A deux pas de là, un jeune blondinet fait de grands signes en ma direction.

 Pas à dire, dans l’Oregon on sait recevoir » pensais-je en montant dans le vieux pick-up bleu métallisé du frère cadet de Dona. La nuit tombante, nous prenons enfin la direction de Salem (capitale de l'État) qui se trouve au centre de la fertile vallée de la Willamette.

Alors que confortablement installée sur la banquette avant, je me remémore les conseils du patron. -« ...pour pas d’confusion, tu t’ appeleras Cerise. Facilité de communication entre nous avec le C qui t’est déjà commun et puis…. pour rappeler leur festival des cerises qui a lieu tous les ans » me dit-il fier d’étaler sa science »- La sordide histoire des sorcières de Salem me revient en mémoire. Je frissonne d’effroi avant de m’endormir épuisée par le décalage horaire.

-30 décembre, 11 heures-

Quitter le ranch des parents de Dona.

Il avait été décidé d’un commun accord, afin de faire plus crédible, que j’aurais des corvées à faire matin et soir. Je devrais aider à la bonne gestion du bétail à travers le coral et donner un coup d’main à la femme de ménage dans les tâches quotidiennes de l’entretien des chambres. Après avoir fait mes travaux du matin, je retire rapidement mes habits tout crottés qui puent la vache, et enfile une robe couleur myrtille, applique un peu de brillant à lèvres, de quelques coup de blush rehausse mes pommettes (pure coquetterie féminine dont je n’avais pas besoin, me faisait toujours remarquer le boss), 3 gouttes de Shalimar et me dirige après avoir enfilé mon manteau vers le garage, afin de prendre place dans le vieux pick-up que Dona mettait à ma disposition, le temps de mon séjour parmi eux.

Salem étant la deuxième ville en termes de population. Il m’est très facile de me glisser dans la foule pour disparaître aux yeux des badauds et arriver le plus naturellement du monde devant la porte de l’immeuble abritant les services de police du conté de l’Oregon.

 

Un coup d’œil devant, un coup d’œil derrière, je suis dans la place. Devant moi, cela grouille de partout. Ce soir c’est feu d’artifice et repas de fin d’année. Alors pas une minute à perdre. Le commissaire sur son 31, interpelle l’adjudant au sujet de... et surtout de l’organisation de la soirée. Ce dernier hurle aprés ses troupes et convoque tout le monde pour un dernier briefing avant la mise en place du buffet de ce soir.

-...well Miss, do not remain there

thus go in runs to seek what misses for the installation of the tables”!

« Et bien mademoiselle, ne restez pas là,

allez donc dans la coure chercher ce qui manque pour la mise en place des tables » ! »

Le ton ne souffrant aucune répartie, je m’exécute. D’autant mieux que cela sert mon enquête, étant de ce fait tout naturellement introduite dans la place. Je m’affaire tant que ce peut, quand soudain j’entends des éclats de voix en direction du bureau de l’inspecteur Hary.

- you were still with your whores!

All the pretexts are good for you to find them

You are only one mental patient.

And me which believed you to walk the baby!

Do you think only of Junior when it sees you behaving kind?

You disgust me… old ruined sexual

 tu étais encore avec tes putains !

Tous les prétextes te sont bons pour les retrouver

Tu n’es qu’un malade mental.

Et moi qui te croyais à promener le bébé !

Penses-tu seulement à Junior

quand il te voit te comporter de la sorte ?

Tu m’dégoutes …vieux détraqué sexuel… »

Vlan….. fait la porte en claquant derrière

une femme d’age mure,

qui s’enfuit sans se retourner !

Sans plus attendre, je me dirige vers la sortie et quitte l’immeuble, bien décidée à rentrer illico en France. Cette année je ne serai pas le cul l’an de l’agence. En moins qu’il ne fallait pour le dire, je venais de comprendre et résoudre l’énigme de l’ours de l’Oregon.

-31 décembre, 21 heures-

 Et ben coco affaire rond’ment menée

T’as bien mérité la première page».

Rouge de confusion, car ce n’est pas souvent que le patron me félicite de la sorte, je repose négligemment le journal du soir sur une table et tends mon verre au boss !

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06 mars 2010

à quatre mains (rsylvie)

« à quatre mains »

 

-«  qu’est-c’que cette  singerie ?

Combien vous dites » ?

Effet trompe l’œil, une seule partition pour un récital en double.

Tsstsstss… mes Dan’oiseaux (comme il aimait à les appeler) assez parloté !

Allez donc faire vos gammes. Et pas de fausseté » !

Tout était dit. Il n’y avait plus qu’à. Seulement voilà, c’était sans compter sur l’esprit de plaisanterie de Dan et Waso. Deux bons vieux potes qui se connaissaient depuis les années 1978. Sans oublier les heures passées à jouer de toutes sortes d’instruments de musique dans la cave du pavillon familial de Saint Saturnin lès Avignon. C’est pourquoi, depuis 5 ans maintenant, ils se rendaient ensemble, une fois par mois, au conservatoire du Bois de la mousse, afin d’écouter les conseils que voulait bien leur prodiguer Merle Moqueur, un professeur de piano de renommée internationale. 

En quelques sonorités, voilà ce que l'on enAttendait d'eux.


valses 4 mains de Brahms

pour les mélomânes qui n'auraient pas l'image

PAA PA PAMMMMMMmmmmmm 

( traduction pour les non- avertis) PA PA PA PAMMMMMMmmmmmm…)

paM …pAM ! ( traduction pour les non- avertis) paM …pAM !

Papi ! Papi ! 

( traduction pour les non- avertis)Papi ! Papi !

accordPLAQ !

( traduction pour les non- avertis) accordPLAQ ! 

(fait par l’un, tandis que l’autre répondait…)

Poum !pooum ! poum POU!

( traduction pour les non- avertis) Poum ! poum ! poum ! poum ! POUM !

poupoupouPOUM !

( traduction pour les non- avertis) poupoupouPOUM !

tritritritriolet. ……

( traduction pour les non- avertis) tritritritriolet. …… 

tri tri tri trioLET !

( traduction pour les non- avertis) tri tri tri trioLET !

(souple et détaché le poignet !)

La partition ne semblait pas difficile. Les doigts ne demandaient qu’à apprendre. Alors ils apprirent. D’abord séparément sur leur propre piano, chacun sur son petit tabouret, le port droit, les poignets bien au dessus des touches blanches. Puis arriva le moment tant attendu de travailler en concerto de mano à mano.

Une seule partition 

Un seul piano 

Un seul tabouret 

Pour sur, cela compliquait bien les choses.


Une seule partition
? Ils décidèrent de procéder par ordre alphabétique. Une fois ce serait Dan qui tournerait la page, une fois ce serait Waso qui tournerait la page… et ainsi de suite.

Un seul piano ? Là, ils tirèrent au sort. Résultat, ce serait Dan qui prendrait le coté gauche et Waso le droit. Ce qui rendait inévitablement le jeu plus difficile, vu que Dan faisait la partie haute de la mélodie et Waso la partie basse. Nous assistâmes alors à de périlleux passages de mains, de terribles prises de risque à s’en mordre les doigts, d’acadabrantesques chevauchement de poignets allant malheureusement jusqu’à l’épuisement du clavier. 

(….et de 2, car ce n’était pas le première fois. La toute première fut un samedi après-midi que Dan jouait mélodieusement une marche nuptiale en la chapelle du p’tit canard boiteux. Quand l’idée lui prit d’harmoniser la partition à sa façon et d’en monter la tonalité. Ainsi pensé, ainsi fait. Mais cela était sans compter que vieux clavecin, qui n’était pas né de la dernière pluie, ne souffrait aucune indélicatesse. Et du coup, note jouée, note coincée à jamais,,,, mais je m’égare, je m’égare)

Un seul tabouret ? L’affaire devenait périlleuse car avec le temps, ils avaient tous deux pris un certain embonpoint certain même ! Ils essayèrent bien de jouer à pile ou face qui des deux serait sur le tabouret et supporterait l’autre en toute confiance. Mais la figure composait allait au-delà de toutes désespérances. Fort heureusement, il restait quelques jours avant l’apparition en publique.

Nos 2 Zig’multipliant efforts, café et autres aphrodisiants.

Voilà comment ils s’y prirent.
piano

piano

piano
pour ceux qui n'ont toujours pas l'image

ci-contre
un petit aperçu photographique




pour ceux qui voudraient voir la version originale
(en vidéo pure jus)
http://61sylvie.canalblog.com
milles excuses de vous  réORienter sur une autre page
mais j'ai pas pu faire mieux
pour illustrer sur celle-ci,toute la musicalité du texte



signé
Rsylvie du "défi du sam'di"
"

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