12 juillet 2008
En 2018.. de la pure fiction. peut-être pas ! (Rsylvie)
"" par
rsylvie
…Une
ritournelle (obligatoire),
en 2018….
Moi qui suis en froid avec les chiffres,
ça ne va pas être simple !
Je la sens mal cette consigne. Je ne la
sens même pas du tout !
Elle nous
aurait demander de chanter les louanges d’une demoiselle sur une
balançoire, Cela n’aurait
posé aucune difficulté. Mais là, une ritournelle
en 2018…
c’est impossible
et dépourvu de sens. D’autant que nous
ne sommes encore
qu’en 2008. Imaginez 10 ans plus tard,
10 années de plus
sur le sablier du temps.
Moi qui n’en ai pas
assez, pour accomplir tout ce qu’une journée
me réserve de
surprises, comment voulez vous se faire à l’idée
qu’...
en 2018, j’aurais ?
j’aurais encore plus de cheveux blancs.
Déjà qu’ils n’ont pas
attendu qu’on les sifflent pour se manifester. Oui c’est cela, je serais
sûrement toute blanche.
C’est étrange… autant le nombre des
années me bouleverse l’âme. Que l’idée de me savoir coiffée d’un manteau blanc
ne m’effraie nullement. Mais vraiment pas du tout. Comme si, cette
capeline du temps apaisait mes craintes d’avancer dans l’âge. Parce
qu’il faut bien l’avouer mais...
En 2018, dans quel état seront mes pauvres articulations,
rafistolées depuis tant d’années. Jeune fille, j’avais déjà bon
nombres de visses pour maintenir mes jointures.
Alors avec les jours qui passent, les courbatures vont apparaître
certainement. Mais cela n’a
pas d’importance… tout ceci n’est que mécanique, suffit que je l’entretienne un
peu et
...En 2018, je serais comme neuve. Avec un moral d’acier,
je vaincrai toutes les difficultés qui se mettront en travers de ma
route. Car à cette époque j’aurais passé le cap de la cinquantaine et
goutterais aux joies d’être grand mère. Ne sont-elles pas
de plus en plus rayonnantes nos super-mamies ? Loin des mémères
d’antan, accrochées à leur canne. Ne pouvant plus mettre un pied
devant l’autre tant les sillons du temps sont marqués sur leur pauvre
carcasse. Elles sont belles et radieuses nos retraitées aujourd’hui,
qu’elles n’ont même plus loisirs à venir se délasser à l’ombre du
tilleul centenaire.
Celui qui trône au centre de la place du village,
protégeant de son ramage le souvenir des anciens
se reposant,
Une photo (de Tilu)
:
assis par groupe de 3… 4, en fonction de la
largeur des sièges.
Elles dansent, bricolent.
Elles surfent sur le net.
Elles
s’amusent, chantent
… en 2018…
12 avril 2008
Mes meilleures vacances dans l'Orne - rsylvie
-« t'es quand même revenue c't'été ? »
-« oui, mon père a dit que c'était pas encore pour cette année les vacances à la mer ».
-« ha ! ?. c'est bien, on va pouvoir être ensemble ».-« oui c'est bien, mais c'est triste ».
-« ha ! »
-« maman a beaucoup pleuré quand papa à dit ça l'autre soir ».
-« ben oui j'comprends, elle voulait aller à la mer.
Et toi, tu voulais y aller, à la mer ? »
-«
ho oui, je voulais y aller. Avec ma soeur on en parlé tout le temps. Le
soir avant de se coucher... dans notre lit avant d'éteindre la
lampe....Tellement parlé que certaines nuits j'en rêvais. »
-« Et ben dites donc, t'avais drôlement envi d'y aller à la mer ! »
-«
ben oui. Mais papa a dit que cette année, il fallait se serrer la
ceinture. Et que ça commençait par les vacances - « plus de superflus »
qu'il a dit » !
-« dis-donc, l'était sacrément en colère ! »
-« non, il était triste. Comme maman ».
-« toi aussi t'es triste » ?
-« oui, un petit peu; à la maison c'est plus pareil.
Ma
soeur, elle ne chante plus. Et maman je la vois moins souvent; l'autre
jour je l'ai entendu dire à papa : « maintenant que la Suzette a ses 6
ans et qu'elle rentre à l'école communale en septembre, sa soeur peut me
remplacer pour la "bordée".
Après le repas du soir, elle part faire des ménages à l'Agence de monsieur Duprey ».
-« pleure pas ma Suzette! j'ai une idée. Suis moi ! »
Ils
marchèrent 50 bonnes minutes, traversant nombres champs de blé, jouant
à faire des paniers d'herbes folles, à tresser des couronnes de fleurs,
pour arriver au bord de l'Orne.
Un joli petit ruisseau qui serpente
le long d'une campagne verdoyante, et caresse de ses bras lénifiants
les pierres argentées que le ciel fait scintiller quand les rayons du
soleil viennent s'y baigner.
-« Faut m'promettre que tu n'révèl'ras à personne le passage pour arriver jusqu'à là.
Faut m'jurer ma Suzette. Parc'que sinon, le Pierre va m'tuer.
C'est là qu'il vient pêcher et l'aime pas que j'me baigne.
Ça fait fuir les poissons.
Son p'tit coin d'paradis, il y tient plus qu'à la vie, qu'il dit !»
