18 juin 2016

Ici ! (Walrus)

ocarina

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Participation de JAK

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OR – NI - CAR (Lorraine)

 

     OR était seul , affreusement, désespérément seul.  Plus seul qu’Adam en son Eden, à qui Dieu ôta tout simplement  une côte dont il créa Eve, une aimable  bavarde qui lui tint compagnie.  Mais OR  n’avait pas cette chance, il n’appartenait pas au genre humain. Et malgré son immense désir de « communiquer » , il restait dans son « quant-à-moi », désolé et plaintif.

      Certes, il murmurait pour lui-même, il imaginait des discours où il intervenait noblement. Un soir qu’une fois de plus il haranguait le ciel, de sa voix imperceptible, il lui sembla entendre un faible bruit. Un bruit ?...Une voix ?...Une réponse ?... Il s’assit sur le faîte du toit, bouleversé, osa susurrer : « Il y a quelqu’un ?... »  et entendit, pour la première fois, une réponse inespérée :

     - Je suis là, OR, tout près de toi. Je te prends la main, je m’assieds, je suis seule moi aussi depuis si longtemps !..

     - Tu es qui ? osa-t-il bafouiller, éperdu.

     - Je suis NI, celle qui dit toujours « ni chèvre ni poisson », « ni bien ni mal », « ni vrai ni faux »,  « ni beau ni laid », « ni…

     OR ne se tenait plus de joie. « Quelle chance de te rencontrer, quelle chance… » répétait-il , essayant de percevoir les traits de NI. Mais comme lui, elle n’en avait pas, elle était seulement une fille de la pensée, une élucubration que les humains utilisaient dans leurs discours, un être sans corps.  Mais elle était là, amicale, issue de son monde à lui et il sentit qu’à deux ils étaient une force.

      - CAR moi aussi, j’existe, vrombit soudain un son à leur oreille. Je suis celui qui explique, qui connaît les réponses, qui intervient quand les humains se trompent ou qui prouve ce qu’’on vient de dire. Je ne vous connaissais pas, mais je vais vous présenter quelques amis.

      Il n’eut qu’à prononcer ces mots. Aussitôt jaillirent de nulle part  quatre invisibles qui se donnaient la main : MAIS, OU, ET, DONC. Ils se rencontraient enfin, ils n’étaient plus d’anonymes petits mots inconnus, mais formaient – et forment toujours – le beau cortège des  conjonctions  de coordination, qui donnent à la langue française  tant de nuances !

 

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Sept d’un coup (Pascal)

 

A l’opposé de son cousin proche qui exaltait la subordination, le roi Conjonction prônait la coordination ; coordination des gestes, coordination des mots, coordination dans la mouvance générale au seul profit du bien-être commun, c’était son credo, le fer de lance de son sceptre, l’idéologie générale du gouvernement de son royaume.

La coordination n’est-elle pas l’antichambre de la cohésion et, par-delà, la compréhension des Choses, jusqu’à apprivoiser l’Unisson ? La coordination de la Nature, le soleil, les éclairs, la pluie, le tonnerre, et l’arc-en-ciel délivrant ses couleurs dans un ordre assorti, était son plus bel exemple. Il administrait son peuple avec ses préceptes d’organisateur et il était aimé pour cette seule vocation d’assembleur.

Pour la fédérer à son idéologie, mais surtout parce qu’il l’aimait, il se maria avec une proposition indépendante toute assujettie à sa cause. Majuscules, points de suspension, points virgules, voyelles, cédilles, et des phrases entières assistèrent aux noces. Les trémas, les accents aigus et circonflexes tirèrent leurs chapeaux en ovationnant les mariés. Au banquet, on vit des adjectifs s’accorder en genre et en nombre avec leurs noms, parenthèses et guillemets s’ouvraient et se refermaient en applaudissant ; comme d’habitude, les pronoms cherchaient leurs sujets et les conjugaisons n’étaient présentes qu’à titre indicatif. Ils eurent plein de compliments d’objets directs et indirects. Les points d’interrogations s’interrogeaient, les points d’exclamations s’exclamaient et les points à la ligne auguraient de nouvelles agapes. Noms propres, noms composés et noms communs furent tous invités au grand bal. Sur la piste, orthographe et syntaxe dansaient ensemble tandis que des métaphores jouaient les figures de rhétorique avec des litotes en goguette. Çà et là, des asyndètes étaient venues, avaient vu et avaient dansé ; les énallages avait leurs figures de substitution ; les épiphores répétaient leurs mouvements de danse ; les traits d’union étaient leurs traits d’esprit.  La coordination battait son plein, seul, l’austère invariable restait dans son coin…  

De leur union d’Amour, naquirent sept filles ! Sept d’un coup ! Un coup de maître, un coup de roi ! Oriana, Maissan, Oumaya, Etelvina, Doncina, Nina, Carlina ! Si Oriana est décisive, Maissan s’oppose, Oumaya est alternative, Etelvina est additive, Doncina est conséquente, Nina est négative et Carlina relie les propositions. Petites, passe encore, mais maintenant qu’elles sont grandes, quand le roi Conjonction cherche ses filles dans son château des Coordinations, on l’entend crier : « Or mais ou et donc ni car ! »…

 

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Leçon de grammaire (Marco Québec)



Vingt et unième leçon
Les conjonctions de coordination
 

MAIS OÙ EST DONC ORNICAR ?
MAIS OÙ EST DONC CARNIOR ?
 

ET et NI
Les grammairiens nous disent copulatives
Nous sommes au nombre de deux
Pour copuler, c’est ce qu’il y a de mieux
Le ET est la plus utilisée
Pas étonnant, à force de copuler
 

OU
Je serais disjonctive
Ambiguë à mes heures
Une double nature
Disjonctive exclusive
Disjonctive inclusive
Je dois dire que cela m’a affectée
Au point de disjoncter
 

MAIS
Je serais adversative
Mais je n’en ai rien à cirer
Je ne crains pas l’adversité
 

CAR, DONC et OR
Nous, les trois dernières
Sommes un peu particulières
Nos conjonctions
Font la coordination
De deux éléments
Seulement
 

CAR
Je suis causale
À défaut d’être causeuse
Un peu contraireuse
Le contraire de donc en fait
 

Je tiens à mon effet
DONC j’obtiens le respect
J’obtiens le respect
CAR je tiens à mon effet
 

OR
Je suis déductive
Ou bien transitive
Mon emploi serait le plus flou
Se plait-on à dire
J’encaisse le coup
J’ai entendu pire
Un signe de ponctuation
Me précède tout le temps
Rappelez-vous-en
Retenez la leçon
 

DONC
Je suis consécutive
Mais cela n’est rien
Il est des vilains
Qui cherchent à m’exclure
De ce groupe de pures
Je ne respecterais pas les critères
Des conjonctions de coordination
Et cela pour deux raisons
Ces mordus de grammaire
Me reprochent ma mobilité
En effet je peux me promener
Dans la phrase à mon gré
 

DONC je suis en furie
Je suis DONC en furie
Je suis en furie DONC
 

On m’accuse de me combiner
À mes consoeurs
Moi je dis que c’est une qualité
Et non un déshonneur
OR DONC je suis vexée
Qu’on veuille ainsi m’écarter
Je ne serais qu’adverbe de relation logique
C’est d’un pathétique !
 

 

Une autre formule, « Mais où est donc Carnior ? », est davantage utilisée dans les écoles primaires et secondaires du Québec. À cet égard, un groupe de musique québécois, Les Dales Hawerchuk, a composé et interprété en 2009 une chanson mettant à l'honneur cette formulation.

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11 juin 2016

Défi #407

Mais où est donc OR-NI-CAR ?????

 

Recherche

Bonne recherche et à tout bientôt sur

samedidefi@gmail.com

 

 

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En ont sous le chapeau !

Flash

c02

Venise ; Laura ; Pascal ; JAK ; Marco Québec ;

petitmoulin ; Rêves de plume ; bongopinot ; Walrus ;

joye ;

 

 

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Sainte-Chapellerie (par joye)

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C'est en passant devant cette chapellerieque toute l'affaire me revint en mémoire … je venais de remarquer à la vitrine un charmant Homburg, tel que portait mon grand-père Louis.

D’un coup, je vis mon grand-père à côté de moi sur le trottoir. Il ne me reconnut pas. Normal, il mourut quand j’avais sept ans.

Je lui adressai la parole :

-          C’est toi, Papy ?

L’homme n’avait pas l’air surpris.

-          Moi-même, me répondit-il.

J’hésitai.

-          Tu es bien mon grand-père ?

Il sourit.

-          Je suis bien ton grand-père, je suis mal ton grand-père.

C’était certainement sa façon de répondre, en tout cas.

-          Comment se fait-il que tu sois ici ? murmurai-je.

-          Bin, tout comme toi, Petite-fille.  Je pris le métro.

J’hésitai encore.

-          Euh...n’es-tu pas mort ?

-          Si. Depuis un moment déjà.

-          Mais…si tu es mort, pourquoi dois-tu prendre le métro ?

Il sourit encore.

-          Parce que le taxi est trop cher, qu’est-ce que tu crois ?

Et puis, comme ça, il disparut…sans doute parce qu’il ne voulait pas rater son train.

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Rua do capelão (Walrus)

C'est en passant devant cette chapellerie que toute l'affaire me revint en mémoire : je l'avais rencontrée au restaurant Les Chapeliers, au numéro trois de la rue du même nom, à Bruxelles.

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J'y étais attablé avec une bande de copains, sous l'escalier. Nous étions tellement entassés à notre table que pour pouvoir manger plus facilement, nous avions dû mettre au point une procédure : tandis qu'un convive sur deux se penchait vers son assiette, les autres se redressaient pour leur faire de la place. C'est Pierrot qui était à la manœuvre et donnait la cadence à la chiourme qui ramait dans les assiettées de stoemp-saucisse.

Alors que je me trouvais en position relevée, j'avais posé la main droite sur une marche de l'escalier à claire-voie menant à la salle du premier. C'est là qu'elle m'a marché dessus.

Elle m'a regardé entre deux marches et m'a lancé un joyeux "Desculpe !"

Une Portugaise ! Ou, plus vraisemblablement au vu de son accent chantant et de son couvre-chef digne du sambadrome de Rio, une Brésilienne. Je l'aurais parié et même qu'elle s'appellerait Zoe, Zozo pour les intimes. Mais j'ai pas pu vérifier, c'était à mon tour de ramer.

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Une affaire d'amitié par bongopinot

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C’est avec le cœur triste et lourd
Que je participe à notre rendez-vous
Pour écrire un clin d’œil un bonjour
A ma petite sœur de cœur ma petite Babou

C'est en passant devant cette chapellerie
Que toute l’affaire d’amitié me revint en mémoire
Pourquoi maintenant et pourquoi ici
Parce que c’est là que débuta notre histoire

Quelques heures qui ont changé ma vie
Une amitié qui s’est installée au fil des jours
Et qui se poursuit encore aujourd’hui
Un soir de juillet au son des tambours

Une jeune femme aux yeux si bleus
Et une autre un peu plus âgée
Et une rencontre au milieu
Une discussion, jusqu’à la nuit tombée

Des aventures et une belle honnêteté
Très vite tu m’as surnommée Tantine
Nos moments difficiles, toujours surmontés
Toi rebelle et moi déjà dans la routine

Toi, l’indocile pas très fréquentable
Notre approche fut pourtant une évidence
Au fil des années nous sommes devenues inséparables
Et lorsque tu es partie, on s’appelait en abondance

Et tous les ans tes visites sont attendues
Tu es devenue ma petite sœur de cœur
L’éloignement a renforcé notre amitié assidue
Et aujourd’hui frappée par le malheur

Qui porte le vilain nom d’anévrisme
Je veux te donner la force de te battre
Et te dire combien je t’aime et je t’estime
Pour te voir je parcourrais des kilomètres

Dès que l’autorisation me sera donné
J’accourrai le plus vite possible
Car il ne faut pas faire attendre l’amitié
Et toutes deux nous serons indestructibles

Rappelle-toi nos premières sorties
Ça fait trente ans qu’on se suit toi et moi
Et c’est devant cette chapellerie
Que notre amitié est née je pense à toi.

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