27 mai 2017

Et en même temps (Joe Krapov)

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- L’endive et le chicon ? s’emporta le commissaire Van In en reposant bruyamment ses couverts dans son assiette de carbonade entièrement vidée. Mais c’est n’importe quoi, ce que tu racontes-là, Guido !

L’endive et le chicon, c’est comme Istanbul et Constantinople ! Combien de kilomètres pour aller de Leningrad à Saint-Petersbourg ! Combien de temps faut-il pour aller de Lutèce à Paris ? De Lugdunum à Lyon ?

Endive et chicon, c’est étourneau et sansonnet ! C’est Bossuet et aigle de Meaux ! C’est aronde et hirondelle ! Krapoverie et déconnade ! Don Diego de La Vega et Zorro ! Docteur Jekyll et Mister Hyde ! Hermès et Mercure ! Aphrodite et Vénus ! Macron et Jupiter ! Bonnet blanc et blanc bonnet ! Jus vert et vert jus ! Chou vert et vert chou !

L’endive et le chicon ! Qu’on me saupoudre de mimolette râpée si je blasphème mais on tombe sur la tête, là, Guido ! C’est Isaac Newton et Gotlib ! Pourquoi les paquebots belges ont-ils trois cheminées ? Parce que les transatlantiques ! Le nonsense et l’absurde ! Dat is allemaal vijfenzeventig ! C’est échanger quatre trente sous pour un dollar ! Six of one and half a dozen of the other !

L’endive et le chicon ! Quelle différence entre une montagne ?

L’endive et chicon ! Le topinambour et la truffe du Canada ! Le bombyx du mûrier et le ver à soie !

L’endive et le chicon ! N’importe quoi et Port’nawak !

- Mais enfin, Pieter, protesta Hannelore, qu’est-ce que c’est que ces salades ? Il n’a jamais été question ni d’endives ni de chicons ? Guido te disait qu’il était allé aux Maldives faire un stage de chi kung ! Tu deviens de plus en plus sourd, ma parole ?

- Non, ce n’est pas ça, Hannelore, protesta Versavel. C’est juste qu’après trois Duvel et deux bouteilles de vin rouge il n’a plus tout son entendement !


- N’avoir plus son entendement et être sourd, c’est un peu pareil, non ? répondit-elle désolée en contemplant son conjoint qui avait entre-temps piqué du nez dans son assiette. Comme le tournesol et l’héliotrope ? Le haddock et l’églefin ?


- Le chicon et l’endive ?

N.B. Les trois personnages de ce sketch imbibé sont empruntés aux romans policiers de Pieter Aspe dont l’action se déroule en général à Bruges. Ou à Brugge ?

P.S. 1 Si vous allez un jour en voiture à Bruges (ou à Brugge ?) sachez que pour revenir à Lille il vous faudra prendre la direction de Rijsel. Lille et Rijsel, vous l’avez deviné, c’est comme l’endive et le chicon ! ;-)

P.S.2 Evidemment, tout ceci vous est transmis « From Rennes (From Condate ?) witloof » !

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Au Nord, c’étaient les chicons (Laura)


Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’étaient les melons
De toutes les formes et couleurs

Au Nord, il y a plusieurs Nord :
Le Nord où je suis né, en Champagne
Et celui où j’ai été adopté : le département
Anobli en région Hauts de France

Au Sud, il y a plusieurs sud
Le Sud –Est où nous nous sommes aimés
Et le Sud-ouest où nous avons habité
Et le Maroc où on nous a accueillis

Au Nord, il y a le Nord du Nord
Et le Nord du Sud, qui commence à Lyon
Voire plus bas selon les sudistes
Pour lesquels je suis une nordiste

Au Sud de Lyon, il y a St Etienne
Snobé par les nordistes et les sudistes
Qui ne font qu’y passer, du Rhône
A la Loire puis la mer et ses plages

Au Nord, il y a de si belles places
Qu’on n’y sent pas la pluie
Qui ne tombe pas tant que ça
Moins que les sourires et la fête

Au sud, il y a le Maroc qui me manque
Ses fraises en toutes saisons qui sont des points
Rouges dans le bleu du ciel alors que les melons
Sont des boules jaunes, vertes et orange près du soleil.

Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’était les melons
De toutes les formes et couleurs

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Participation de Venise


Un vent jeune et dynamique souffle dans la cuisine de mon grand père , cuistot dans l’ancien relais de poste d’ARLES , havre des toreros, il garde inchangé sa recette d’endives au Pastis qu’il servait à ELCORDOBAS, COCTEAU, HEMMINGWAY, PICASSO.

Une note orientale avec du sésame et de la coriandre cuites à sa façon dans un fond de Pastis.
Ce suprême d’endives était souvent accompagné d’un carré d’agneau avec sa gelée au Muscat de quoi vous faire tourner la tête !!.
A l’ombre des platanes, et du bosquet de peuplier dans ma maison natale je revois mon grand pére Cyprien fredonnant des chansons de Maurice chevalier , sous le regard goguenard de Monsieur Pagnol en personne .

Tiens pour  demain je mijote une soupe de favouilles avec des petits croutons d’ail si vous passez par ici faites comme les col verts qui se perdent en Provence posez-vous sur la terrasse je vous servirai le défi samedi arrosé d’un muscadet !!

 

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20 mai 2017

Défi #456

 

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En Belgique, on les appelle "Chicons "
En France "Endives "

Vous en faites ce que vous voulez,
des salades ou un truc gratiné,
à vous de voir !

 

 

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Déconnecter ! (Walrus)

 

C'est le mot d'ordre de mon épouse.

Elle a besoin de vacances pour déconnecter.

Et moi, je vais comme elle me pousse.

Cette année, j'avais espéré une rémission de dernière minute en déclarant que si Marine gagnait les élections présidentielles, je ne mettrais plus les pieds (ni les roues) en France, comme je l'avais fait pour l'Espagne au temps de Su Excelencia el Jefe del Estado.

Mais ça a tourné court.

Merci, les Français !

 

P.S. (mais non, pas le machin de Hollande) :

Si ça coince ce samedi sur ce blog, ne vous étonnez pas de mon silence : je suis en train de tester ma voiture aussi neuve que poussive (j'ai remplacé un diesel turbocompressé par un machin trois cylindres à essence écologique) dans la montée du col du Bonhomme, ça risque de ne pas être triste, surtout quand les cyclistes vont nous dépasser...

 

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Porté par le vent par bongopinot


Portée par le vent
À la va comme je te pousse
Par n'importe quel temps
Le bonheur l’éclabousse

Sans aucun but précis
Sans peur du lendemain
Il marche sur ses soucis
Il croit en son destin

Au gré de ses chemins
Libre et sans contrainte
Un peu en vrac il est bien
Il se laisse aller sans crainte

Et il verra bien où ça le conduira
Et si les routes mènent bien à Rome
On aura un jour ses pensées lointaines
Rythmées au doux son de son métronome


Sa tête semble en désordre
Il s’en fiche il est heureux
Je le rejoins sans attendre
Même si cela n’est pas très sérieux


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Participation de JAK

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Rondeau au Carrefour d'Orléans (joye)

rondeau joye

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Octobre 2007 (Thérèse)


En cet après-midi froid mais ensoleillé, j’ai voulu retrouver l’ancien chemin de terre, celui qu’on prenait jadis pour rejoindre le bois, celui qui longe la voie ferrée là-bas.

Partie avec mon chien, je retrouve le chemin. Bien herbicidé, sec, nu, ocre jaune, il longe des champs labourés. Sur un talus d’herbes mortes, herbicidées elles aussi, de hauts chardons rouillés espèrent encore renaître de leurs semences qui se balancent au gré du vent. Plus loin, un groupe d’arbustes, oubliés par les humains sans doute, agitent leurs feuilles encore vertes.

Le chemin rétrécit, se creuse d’ornières et, peu à peu, se couvre de cailloux, de gros cailloux tout neufs, genre ballast de chemin de fer. J’ai bien dû me tordre les pieds cinq ou six fois dans ce chemin suicidaire avant de suivre les pas de mon chien qui, lui, sait où marcher. Intelligente bête qui sait éviter les ornières profondes et les pierres qui roulent. Il me suffit de l’observer.

Soudain le chemin rétrécit encore, s’enfonce dans une sombre végétation. Les arbustes, de chaque côté, se courbent pour nous faire une haie d’honneur. Une odeur pénétrante, familière, qui me rappelle l’ancienne ferme près de chez mes parents, habite ce sentier qui est devenu boueux, glissant. Les ornières débordent d’eau saumâtre. Un troupeau de vaches a dû emprunter, depuis peu, cette voie.

Nous sortons enfin à la lumière sur un sol redevenu sec. J’aperçois tout près la voie ferrée qui longe le talus. Plus haut, de l’autre côté, deux humains qui bavardent, ceux-là sûrement qui ont conduit leurs bêtes.

Je cherchais le bois de jadis, je n’y trouve qu’une pépinière, arbres plantés trop droit, rectilignes comme des piquets. Plus loin des groupes d’arbres emprisonnés de barbelés et des panneaux révélateurs pour avertir les promeneurs qui pourraient avoir la bonne idée de chercher un bout de campagne. « Propriété privée – Défense d’entrer », « Attention Pièges », et plus loin encore « Attention tir à balles ». Il ne croit pas si bien dire, ce panneau ! Depuis déjà un moment on entend des coups de fusils qui tonnent. De loin en loin des salves vengeresses se répondent. Des chasseurs qui crient famine, peut-être, à courser une proie innocente !

Je sais à présent pourquoi ce silence pesant. Les oiseaux sont figés de peur dans leurs habits de verdure. Une boule de poils blancs roule en travers du chemin, derniers vestiges d’un lapin sans doute qui ne reverra pas sa famille. Peut-être vais-je, là, recevoir une de ces balles perdues. Mon chien, alors, saurait-il aller chercher de l’aide ou le prendrait-on aussi pour un sanglier !?

Je commence à fatiguer. Le chemin continue tout droit, plus haut. A droite pourtant un passage. Je crois le prendre pour raccourcir ma route mais il arrive en plein champ. Je continue, bravant les éteules de maïs, mais nous peinons tous les deux. Mon chien n’en peut plus. Je décide de faire demi-tour, de retourner par le même chemin. Sachs (c’est le nom de mon chien) a compris. Il accélère l’allure, pressé de rentrer chez nous.

Sur le chemin du retour, le calme est revenu. J’entends par là : le silence s’est tu, ce silence bavard rempli de peurs. Les oiseaux, timidement, dans les quelques arbustes disséminés reprennent leurs conversations. Peut-être parlent-ils du nombre des victimes, de la perte d’un voisin !
Sur la route, aux abords des maisons, une tondeuse ronronne au milieu d’une pelouse. Les gens se pressent, profitant des derniers sursauts du soleil.

Un jour prochain je retournerai dans ce chemin de terre. J’irai voir là-bas tout au bout où il m’emmènera. Peut-être qu’il existe encore ce bois ! Peut-être n’ai-je pas marché assez loin !

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