23 août 2008

Trois francs six sous (Tilu)

<p><p><p>Une montre sans aiguille</p></p></p>

A la brocante du quartier

Où je traîne de temps en temps,

Entre casque viking,

Petites passoires à thé,

Nécessaire de camping

Et autres antiquités,

J’ai dégoté quelques objets :

 

Une montre sans aiguille

pour oublier le temps

Un bocal à grenouille

pour prédire le temps

Un jeu du solitaire

Pour faire passer le temps

Un almanach Vermot

Pour rire de temps en temps

Un vieil ours en peluche

Pour remonter le temps

Un vieux vynil de Brel

Pour valser à trois temps

Mais je n’ai pas trouvé,

J’aurais aimé pourtant,

Un couteau à trois dents

ou une scie rouillée

Pour raccourcir le temps

Qui me sépare de toi….

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :


Le couffin (Brigou)

 C’est aujourd’hui le premier samedi du mois…. Jour de grande brocante au village. La « chine » est devenue l’un de mes loisirs favoris.

J’aime ce déballage de menus objets qui après de bons et loyaux services finissent sur le trottoir en espérant une nouvelle vie. Je ne suis pas attachée à la valeur pécuniaire de l’objet. C’est plutôt un coup de cœur qui va m’attirer. Même si je ne l’utilise pas, je lui trouve un petit coin dans mon intérieur et je le garde précieusement pour le plaisir.

J’hésite toujours un peu entre laisser les objets raconter leur histoire avec leur patine, leurs fissures, leurs couleurs ou bien les rénover pour leur donner une nouvelle identité.
Cet après-midi au coin d’une rue, j’ai déniché un stand où un charmant monsieur au regard d’un bleu azur et une barbe de viking vendait des articles pour bébé. Un petit couffin ancien m’a attiré. Il est bleu-grisé avec des petites roues métalliques, je le trouve très joli même avec ses craquelures et son osier un peu abîmé.

A mon retour, je me suis interrogée sur cet achat, pourquoi un couffin ? Serait-ce le désir de devenir grand-mère, de grimper dans l’arbre généalogique de la famille ? Je suis sûre que l’arrivée de petits-enfants donne un souffle nouveau et j’ai très envie de recevoir ce cadeau de la vie. Patience…

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

A deux, c'est mieux (Papistache)

— "Petit-Époux-Au-Corps-Chaud, j’ai froid sous la couette, viens me réchauffer."
N’obtenant pas de réponse, Épouse-
Frileuse-Quand-Ça-L’arrange se leva, enfila son peignoir mirabelle et s’approcha de son vieux mari dont les yeux rougis fixaient l’écran blafard de l‘obsolète ordinateur familial.
Un court dialogue s’ensuivit duquel il  ressortit que l’inspiration fuyait les sombres méninges lasses de l’écrivaillon voûté.
— "Veux-tu que je t’aide ? lança l’épouse en dégageant, sans attendre, les paperasses éparses qui encombraient le tabouret voisin de l’ergonomique siège du patriarche amoindri.
— MAP nous a pondu une consigne d’écriture, pour nos défis du samedi, qui me paralyse :

Samedi : grande Brocante au village.
Qu'allez vous acheter ?
Pourquoi ce  (ou ces choix) ?
Glissez obligatoirement le mot "viking" dans votre participation.

— Diable, toi dans un vide-greniers ? MAP n’épargne pas ta santé ! Allez, commence, je vais t’aider."

Jean-Daniel avait accepté de suivre son épouse au vide-greniers de Saint Germain Des Petites Bosses. Il avait trop esquivé pendant ces vacances ; il avait senti, que cette fois, il devait se plier à l’invitation. Pourtant, Stéphanie ne pouvait ignorer combien ces expositions misérables le plongeaient dans une noire déprime. Il rangea sa voiture près du mur de l’ancienne fromagerie et surjoua l’enthousiasme. Son épouse frétillait.

— "C’est pas mal. Un peu trop autobiographique, mais pas mal. Là, tu pourrais placer le mot viking.
— Comment cela ?
— Tu écrirais : “surjoua l’enthousiasme, le sang viking de ses ancêtres roulait dans ses veines gonflées d’excitation...”
— Trop tôt et trop téléphoné. J’ai peut-être une autre idée.
— Vas-y ! Est-ce que ça t’embête si je passe ma main sous ton tee-shirt ?"
Sans attendre de réponse, son épouse s’exécuta,  Jean-Daniel se redressa, la main était glacée.

Toutes ces vieilleries, chargées de sombres histoires familiales avaient le don de l’agresser mentalement. Il recevait, comme autant de coups, les durs épisodes que révélaient là, une marque sur le bois d’une table basse quand un enfant de deux ans s’était ouvert  le front après que son père bourru l’eut repoussé violemment, ici, le dernier verre d’une série de douze, rescapé d’une longue succession de querelles ivrognesses  au sein d’une cuisine crasseuse et  nauséabonde.

— "Mon chéri, tu t’égares. C’est vraiment ce que tu ressens quand tu me suis aux brocantes  du coin ?
Frissonnant, le vieil homme biaisa :
— Non, tu as raison, je reprends.
— D’autant que je te vois mal parvenir à placer “viking” dans cet univers à la  Zola."

Toutes ces vieilleries, chargées de sombres histoires familiales, le déprimaient au-delà du possible. Toutefois, pour complaire à sa compagne, Jean-Daniel s’engagea, d’un pas de chineur dans l’allée cernée par les étals approximatifs. Était-il possible que quiconque ait envie d’acheter ces assiettes ébréchées, ces clous rouillés ou ces godillots hors d’âge et suppliant de toutes leurs béances un ensevelissement décent et urgentissime ?

— "Ouais ! Guère plus engageant, mais là tu places “viking” ! Humm ! Des godillots qui semblaient avoir appartenu à Rollon, le fier Viking. Non ?
— Je ne crois pas. J’attends encore un peu.
— C’est toi l’auteur. Je peux... l’autre main ?"
Heureusement, elle n’en avait que deux !

Jean-Daniel eut un haut-le-cœur. Un relent âcre de barbecue alimenté à la graisse de porc lui sauta aux narines. Une musique qui sentait les frites accompagnait le nuage agressif : “Et, viva España !”
Sept à huit adultes braillaient le refrain dans une cacophonie insupportable.

— "Là, là, place viking. Tu sais, les banquets pantagruéliques après les batailles.
— Ce n’étaient pas plutôt les Gaulois ?
— On n’est pas à l’école ! C’est toi l’auteur !"
Les yeux du pauvre homme lentement réfrigéré par sa moitié faillirent lui sortir des orbites. Comment pouvait-elle réussir ce coup-là ? Tout en se collant à lui, elle avait glissé son pied droit dans la jambe de son pantalon et en appuyait la plante sur son mollet glabre. Sa température chuta comme sous l’effet d’un anticyclone brutal. Néanmoins, il reprit son écriture.

Étourdi par la vison cauchemardesque qui venait de s’imposer à lui, Jean-Daniel allait passer le stand horrifique quand il aperçut, à peine plus haute que la planche chargée d’hétéroclites ordures en sursis, une magnifique tête auréolée de blondes tresses vikings. Une petite fille, de huit ans  pas plus. De grands yeux bleus tristes, comme s’excusant d’appartenir à la lignée brutale qui se trémoussait en arrière plan, tout en s’arrosant les lèvres de graisse porcine, le fixaient. Le choc le cloua sur place. Il ne pouvait se détacher du regard de la fillette. Un ange. Un ange, né au sein d’un tribu primitive du nord ouest de la France. La souffrance de devoir partager l’existence de ces braillards avinés se lisait  dans la pupille de l’apparition. Jean-Daniel plongea la main dans  la poche  de son pantalon. Qu’importe ce qu’il achèterait, il fallait qu’un sourire naisse au coin de ces yeux. Il tendait son billet de vingt euros vers la  petite marchande quand son épouse le tira par le coude :
— "Oh ! Des rideaux en filet. Viens avec moi !"
Entraîné par le bras ferme de Stéphanie, Jean-Daniel se sentit arraché à sa contemplation. Tournant la tête, il vit une dernière fois les tresses dorées et les yeux clairs de l’enfant avant qu’une matrone en robe à fleurs ne les lui cachent. Son billet était tombé sur un cendrier publicitaire  recollé, avec force bavures, à l’Araldilte jaune. Vingt euros ! Vingt euros l’apparition d’un ange. Ce n’était vraiment pas cher payé !

— "Eh, tu vois, à deux, c’est mieux !"
L’écrivaillon fatigué éteignit son ordinateur, déplia sa carcasse et  comme aux jours fastes de leur vie commune prit son épouse dans ses bras et la porta vers le lit. Cinq mètres... c’était encore du domaine du possible. Les yeux aigue-marine de l’amour de sa vie ne luisaient-ils pas d’une promesse familière ?

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

Brocante (Joye)

Samedi, à la brocante, j’achetai une belle tocante. Dimanche, encore, je revins, pour trouver un magot aux confins. Lundi, dans le grand parking, j’acquis un bateau de Viking. Mardi, je continuai, et trouvai un beau porte-balai. Mercredi, pas de brocante, je fis donc un tour chez ma tante. Jeudi, fauchée comme du blé, je filoutai une bague en doublé. Vendredi, le temps de m’éprendre, c’était donc encore mieux pour me rendre samedi, à la brocante…

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Mystere... - Janeczka

Je reviens de mon trekking au Bhoutan (fort depaysant mais incroyablement ereintant) et decouvre qu'une brocante a lieu ce samedi.
Amatrice de bric-a-brac et de bonnes affaires, je decide de m'y rendre.
La place du marche est recouverte d'etals divers et colores. Les petites rues pavees ont ete fermees pour l'occasion. C'est une belle journee - une raison de plus pour me lever tot.

Apres avoir achete quelques babioles (mugs et cartes postales anciennes, surtout), je tombe sur une reproduction miniature d'un bateau de Vikings.
Elle est extremement detaillee et vraiment plaisante a regarder. Il me la faut. Je m'enquiers du prix. La vendeuse me regarde d'un air morne et me repond d'un ton monocorde que cet objet ne lui appartient pas. Mais alors a qui...? haussement d'epaules. Je peux le prendre alors? vague geste de la main qui veut dire oui (je suppose).
Bon, c'est decide, je l'emmene. Et hop! sous le bras. Quelle bonne affaire! une beaute pareille, gratuite! il faudrait etre fou... la vendeuse n'a pas su en voir le potentiel. Tant pis pour elle!

Arrivee chez moi, je prend mon temps pour etudier cette quasi-oeuvre d'art. Un travail d'orfevre a ete effectue. Moi qui suis passionnee par tout ce qui est d'origine Celtique, Nordique de surcroit, je reste sans voix.
Je n'ai aucun mal a imaginer l'equipage de ce drakkar, affrontant mille dangers, sur une mer incertaine, pour finalement atteindre la cote, avant de repartir pour d'autres aventures.
Il me semble que je peux meme les entendre: ho hisse! souquez ferme! Les clameurs se melent au chant du vent et au langage des vagues. Le bateau entre les mains, je ferme les yeux et me laisse aller a revasser.

Lorsque je me reveille, le drakkar a disparu. Je regarde mes mains vides, interloquee. Je cherche partout dans l'appartement; aucune trace. Mes autres achats sont bien la, eux. Aucune trace d'effraction... Aurais-je tout invente?
Peut-etre ce mysterieux objet reapparaitra-t-il de la meme facon dont il s'est evanoui...?

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :


L’esprit de l’escalier - Joe Krapov

- Eh Petitprince, tu dis comment, toi ? Rag-nar le Viking ou Raniar le Viking ?

- Je note : un dictionnaire de suédois en kit, Lemouton.

- En kit ? Un dictionnaire ? Un dictionnaire en kit, Petitprince ?

- Les dictionnaires de suédois, c’est comme les meubles, c’est en kit, Lemouton. Tout ce qui vient de Suède est en kit.

- Même les Suédoises ?

- Mêmes les Suédoises. Il faut que tu les montes toi-même sinon c’est un autre qui en profitera.

- Oh moi, les Suédoises, de toute façon… Je préfère les Suédois !

- Tu peux en avoir des tout assemblés, mais c’est plus cher.

- Des Suédois ?

- Non, des dictionnaires.

- Et tu es sûr que ça va nous donner la prononciation exacte de Ragnar le Viking ? D’ailleurs, Viking, est-ce que ça ne serait pas plutôt Norvégien ?

- Dans ce cas, je note : « Norwegian wood » sur l’album « Rubber soul » des Beatles paru en 1965.

- Pourquoi, tu ne l’as pas ?

- Non. Moi j’ai tout ce qu’ils ont fait depuis « Revolver » qui date de 1966. Avant je les connais moins.

- Mais cet album-là, il ne va pas nous dire quelle est la pronociation exacte de Ragnar le Viking ?

- Pourquoi c’est si important pour toi de savoir ça ?

- Parce que je ne veux plus avoir l’air con !

- Houla ! Mais y’a du boulot alors ! Je note : « Bon pour une chirurgie esthétique du visage ». Je ne sais pas si je vais trouver ça. Je me demande si de te faire refaire le nez ça ne va pas te coûter les yeux de la tête !

- Tant que c’est pas la peau du cul ! Parce que le chirurgien esthétique est Suédois ? Norvégien ? Scandinave, même peut-être ?

- Pourquoi tu veux pas avoir l’air con ?

- Parce que je l’ai déjà été suffisammeent comme ça avec Uriah Heep. Je veux dire avec Iouraïa Heep.

- Uriah Heep ?

- J’ai toujours dit Uriah Heep parce que je ne parle pas l’anglais mais en fait en anglais on dit Iouraïa Heep.

- Ah oui ! Iouraïa Heep ! Je note : David Copperfield de Charles Dickens. C’est de là qu’il vient le nom de ce groupe de rock. Tu le savais, j’espère ?

- Parce que toi, Petitprince, tu as toujours dit « Iouraïa Heep » ?

- Mais moi je connais l’anglais, Lemouton ! Et puis il faut évoluer ! Comment tu appelles un courrier électronique ? Un email ou un émail ?

- J’appelle ça un courriel, pourquoi ?

- Si nous revenions à nos moutons, Lemouton, hein ? C’est quoi ton problème avec Ragnar ? (Il prononce Rag-nar)

- Moi je dis Raniar, mais tu fais comme tu veux. Eh bien voilà : si j’en crois la liste que m’a donnée Camille dans les n°s 1143 et 1178 du journal « Vaillant » il y a deux aventures complètes de Ragnar qu’il n’a pas. Et si je lui trouve le n° 1211 ça lui permet de compléter l’histoire du chaudron d’or.

- Alors ça, des numéros du journal « Vaillant », ça m’étonnerait que j’en trouve ! Ou alors ce sera encore plus cher que la chirurgie esthétique. C’est marrant que Camille ait conservé çà. Plus personne ne lit les aventures de ces héros-là aujourd’hui. Nasdine Hodja, Les Pionniers de l’Espérance, Teddy Ted. Ca relève de la nostalgie, voire de l’Ostalgie, c’est politiquement très incorrect !

- Glénat en a ressorti dans sa collection « Patrimoine BD ». Dos toilé, présentation luxueuse mais j’ai peur qu’il s’agisse des mêmes épisodes que ceux édités jadis par les Editions du Fromage.

- Tu ferais mieux de lui offrir le « Live in Europe 1979 » d’Iouraïa Heep. Je sais qu’il ne l’a pas.

- Mais je ne vais jamais trouver ça non plus !

- Mais si ! Dimanche c’est la braderie du canal Saint-Martin à Rennes. La deuxième plus grande braderie de France après celle de Lille. A chaque fois que j’y suis allé en quête de quelque chose de précis, je l’ai trouvé ! C’est dingue, non ? « Hôtel du Nord » d’Eugène Dabit, les musiques des films de Jacques Tati, « Le premier de la classe » de Font et Val.

- Alors, tout ce que tu as noté sur ton papier, c’est pour ça ? Tu vas trouver tout ça là-bas ?

- Mouaipe, Lemouton !

- Quel bol tu as ! Bon, ben si c’est comme ça, je viendrai avec toi alors ! Tu peux noter ce que je souhaite trouver pour moi ?

- OK. De quoi as-tu besoin ?

- D’un parapluie arc-en-ciel. A cause de Camille !

- Ah oui, à toi aussi, il te fait la réflexion !

- « Sortez couverts, mes bichons » ! Il nous dit ça même quand il fait beau, et tout le monde éclate de rire dans son bistrot. Il y a des jours, je ne comprends rien à son humour !

- Moi je sais pourquoi. C’est à cause de ce proverbe idiot : « En Bretagne il ne pleut que sur les cons » !

- Ah c’est pour ça ? Quel enfoiré alors ! Bon ben tu peux les rayer sur ta liste, ses numéros de Vaillant et son dictionnaire de Suédois et le Uriah Heep…

- Iouraïa Heep !

- Je le garderai pour moi, si on le trouve ! Je ne l’ai pas non plus, celui-là.

- Je laisse quand même la chirurgie esthétique. On ne sait jamais. Avec un peu de bol on en trouvera une à pas cher ! 

 

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Houpert-Brone - Martine27

Demain, c'est brocante au village.

Je vais encore me laisser aller, c'est sûr.

Il faut dire que ça fait tellement de temps que je cherche un Houpert-brone qu'il va bien falloir un jour où l'autre que je le trouve.

Pardon, qu'est-ce qu'un Houpert-brone ?

Si je le savais je me ferais un plaisir de vous le dire.

Là gît le problème.

Je suis tombée un jour sur ce nom dans un livre et il était dit que cet objet extraordinaire pouvait exaucer un vœu.

L'ennui c'est que dès que j'ai vu ce mot, j'ai été comme ensorcelée.

IL FALLAIT que je trouve un Houpert-brone et ça fait maintenant 20 ans que j'écume les brocantes et foires à tout, la galère je vous le dis, et le gouffre financier.

Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un récipient. Vous savez qu'on trouve beaucoup de génie dans les bouteilles.

J'ai donc commencé à acheter des bols, des bouteilles, des lampes à huile ou à pétrole, des vases, des théières et vas-y que je te les frotte, encore que le mode d'emploi n'était pas donné dans le livre.

Bref, il y a chez moi une sacrée collection de contenants en tous genres et super astiqués je vous le dit. J'ai même, c'est vous dire, un crâne dans lequel les vikings buvaient leur boisson sacrée (je me demande si je ne me suis pas fait avoir quand même, il m'a semblé voir gravé en dessous Made in quelque chose, pas sûre que ce soit du viking ça).

Bon, bref.

Ensuite j'ai enchaîné sur l'achat de toutes les choses qui me paraissaient de bonnes candidates pour être un Houpert-brone. Des livres, des porte-clés, des assiettes, des miroirs, des casseroles, des réveils, des vieilles fringues, des godasses déglinguées, des pots de chambre, des miniatures, des poupées et même, même un raton laveur empaillé. Rien à faire j'ai beau multiplier les achats, essayer un tas de rituels aussi bizarres que variés du style danser à poil sous la lune avec le dernier objet en date, ou me rouler dans la rosée avec lui. Rien à faire, si ce n'est me taper des crèves mémorables quand on est en plein hiver.

Je commence à me décourager et il serait bien que je le trouve ce fichu bidule, parce que si au début je n'avais pas trop d'idées sur le vœu à formuler, voyez le genre être riche, être célèbre, vivre longtemps en bonne santé, maintenant je n'ai plus qu'un seul vœu en tête, vous voulez savoir lequel ?

Simple, si je mets la main sur un Houpert-brone je lui demande de me débarrasser de tout le bric-à-brac qui encombre ma maison, faut dire que c'est tout juste si je peux encore y entrer sans me faire écraser par tout ce qui y est empilé !

PS – Au fait Houpert-brone, vous avez deviné le mot qui se cache derrière ?

 

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

A la brocante - Fabeli

A la brocante,
Toujours partante
Je me ballade
En promenade

Trois vieux rideaux pour mon bateau
Six verres à vin pour le cousin

A la brocante,
Toujours contente
Je fais des tours
Et des détours
Un lampadaire pour ma grand-mère
Trois grands torchons lins et coton 

A la brocante,
Bien hésitante
Je réfléchis
C’est non, c’est oui

 Ce tapis vert ou ces couverts ?
Le grand panier ou le damier ?

 A la brocante
Toujours patiente
Dans les allées
Je viens, je vais

Un tel achat c’est du tracas
Drakkar Viking ou vase Ming ?

De la brocante
Jamais perdante
Je pars ravie
De mes acquis

Les bras chargés de beaux objets
A mon grenier vais les poser

A la brocante
Pour la revente
Dans quelques mois
J’irai, ma foi
Les bras chargés de beaux objets
Que du grenier j’ai retiré !

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

Brocante, sponsor et vieilles flanelles - MAP

Venez
Sponsor

D_ANTAN
Toutes_ces_choses

Posté par Janeczka à 09:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

10 août 2008

Défi #23 le 23 !

Chers jouteurs du samedi,

cette semaine, Janezcka organise un trekking au Bhoutan pour la reine d'Angleterre,
Val initie Jean-Jacques Goldman au macramé sur une ile où pousse le raphia sauvage
et Papistache arrache des pommes de terre à un sol ingrat qui refuse de les lâcher sans une taxe de vingt litres de sueur à l'hectare.

Aussi, l'échéance du défi #23 est-elle fixée au samedi 23 août.

Défi #23 le 23 !

Cette fois-ci, c'est MAP qui nous lance son défi !


Samedi : grande Brocante au village.
Qu'allez vous acheter ?
Pourquoi ce  (ou ces choix) ?
Obligatoirement glissez le mot "viking"
dans votre participation.

samedidefi@hotmail.fr


Deja dans le panier: MAP ; Fabeli ; Martine27 ; Joe Krapov ; Janeczka ; Joye ; Papistache ; Brigou, Tilu...

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :