11 avril 2009

Soif d'eau irlandaise (Plume Dame)

Enchanteresse des nuits d’ivresse

Aux effluves de senteurs profondes

Ulcérante de joie et d’allégresse

.

Délivrance et doucereuse de l’onde

Entourant les verres de délicatesse

.

Vue surprenante mon âme vagabonde

Irlandaise et combien pure maltaise

Eau de vie dans les veines abonde

.

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :


PolyGlotte la pilule multi-usages (Vegas sur sarthe)

Présentée dans le cadre du sommet annuel de Blois-Sansoif, les spécialistes s'accordent à dire que PolyGlotte est à la soif, ce que Zitrone était à Intervilles et Couderc au rugby... une formidable médication à usage des assoiffés de la vie.
A l'ère des OGM, de la climatisation, du SuperLoto, du MacDo et du silicone, le monde a encore plus soif de tout; soif de vivre, de connaissances, de pouvoir, d'espérance, de vengeance.
C'est pourquoi en avant première et tandis que les essais sur une grande échelle attendent toujours des bonnes poires pour la soif, nous vous dévoilons l'ébauche d'une plaquette commerciale qui devrait en faire saliver plus d'un:

Soif de vivre:    Symptômes: Vie à la colle, en pacs, sans amour ni eau fraiche.
                      Vie de fou, de dingue, de patachon, de bohème, de débauche.
        Médication: PolyGlotte en traitement individuel, familial ou collectif
        Effets secondaires: Double vie, Vie politique (Voir Soif de pouvoir)

Soif de connaissances:
        Causes: Disparition d'Encarta par jet de l'éponge de Microsoft, disparition du Quid en version papier
        Apparition d'expressions barbares: paradis dorés, parachutes fiscaux (?)
        Médication: PolyGlotte en association avec la consultation des Robert.
        (les Robert autrefois en poire, en pointe ou en sacs de plage sont désormais disponibles en ligne)
        Effets secondaires: Grosse tête ou vie politique (Voir Soif de pouvoir) 

Soif de pouvoir:
        Symptômes: Les osmorécepteurs de type sarkosiens, sublimés par les cellules carlabrunies
        réagissent à l'hyper-os-moralité, provoquant l'atrophie des partis.
        Médication: En traitement homéopathique par périodes de 5 ans.  Proscrire la karchérisation!    
        Effets secondaires: Soif de vengeance, soif Delors (!), soif d'espérance (Voir ci-dessous)

Soif d'espérance:
        Symptômes: Tête vide, suées, désèchement de la plume, essoufflement du bulbe..
        Médication: PolyGlotte jusqu'au samedi suivant en priant Dieu que les
        gestionnaires du site proposent un thème plus interessant
                      Lien pour prier Dieu: Prie-Dieu

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

Marre à bout (Teb)

 

La nuit m'avait apporté un texte que je trouvais génial...

Le matin me l'a repris, me laissant exhangue et assoiffée de mots...

Le matin m'a repris les mots... ne me laissant que la construction du texte.

J'aurais du me lever et noter !! Noter ?? No Thé !!!

Tant pis, à défaut de grives, vous mangerez des merles ;-))

 

Elle a soif

 Soif de doux

Doux et fort

 Fort et chaud

 Chaud et Sucré

 Sucréle thé !!!

 Le thé.. pour Elle J


Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

Triste fin (Walrus)

Sa jeunesse n'était que soif.
De découvrir et d'apprendre,
De connaître et de comprendre.
Mais l'âge est passé par là.
Il n'a plus de soifs.
Il boit !

Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :

Cinderela a une petite soif... (Cinderela)

Le paysage s'étend à perte de vue. Désertique. Aride. Le sol est tellement brûlé que sa surface est dure et calcinée. On pourrait y faire cuire un oeuf au plat. A supposer qu'un oeuf arrive à survivre ici sans être instantanément transformé en paquet de Mouchelinde déshydratée.

Deux silhouettes titubent à l'horizon. La petite vampirounette est tellement obnubilée par la soif qu'elle en a des hallucinations. Elle imagine qu'elle est dans une oasis, qu'elle boit tout son soûl à une source fraîche à l'ombre d'un palmier. Sauf que l'eau de la source n'est pas cristalline et pure mais rouge et épaisse. Ce n'est pas de l'eau d'ailleurs. Les vampirounettes carburent plutôt aux globules rouges. Peu à peu l'épuisement l'engourdit. Elle n'est déjà plus capable de voler et doit marcher sur deux pattes. Et seule son affection pour son compagnon l'empêche de le mordre.
Le chat, justement, n'est pas en meilleur état. Il lui semble que le sang dans ses veines n'est plus qu'un magma informe. Sa gorge est parcheminée et le brûle comme s'il avait bu tous les feux de l'enfer. Pas tous en fait. Les autres feux se battent sous son crâne et obscurcissent sa vision qui devient toute rouge.
La soif. Cette brûlure. La soif...
La brûlure... ROUGE.

Un bruit de vaisselle retentit brutalement. Soudain, le chat et la vampirounette se rendent compte qu'ils se sont endormis dans le canapé en regardant
La Libellule du désert. Ils se précipitent tous les deux dans l'évier et ouvrent le robinet en grand en avalant de grosses goulées et en éclaboussant tout autour. La cigale va encore s'énerver...


Posté par Walrus à 09:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :


04 avril 2009

Ont bu jusqu'à plus soif

Soif001à 9 h 00 : Cinderela ; Walrus ; Teb ; Vegas sur sarthe ; Plume Dame ; Tilleul ; Zigmund ; MAP ; Joye ; Poupoune ;


à 12 h 00 : Virgibri ; tiniak ; Laura ; Joe Krapov ; Martine 27 ; Akel ; Papistache ; Caro_Carito ; Captaine Lili ;

à 15 h 00 : rsylvie ; Pandora ; Le Zeph' ; Tiphaine ; Alice ; Vanina ; Berthoise ; Val ; Cartoonita ; Shivaya-warduspor...

Posté par Walrus à 12:06 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

La consigne #55

soif1

soif2

soif3

Posté par Old_Papistache à 12:05 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

My name is Bond (Joe Krapov)

james_bond3

Le sèche-cheveux de madame B.

Est réparé.

 

Il émettait des petits bruits

« Cling Cling Bab Ah Cool Nost Al GI »,

Des bouts de phrases

Plus en phase

Avec nos coiffures de l’époque :

On ne met plus les mêmes frocs

Ni les mêmes gibus

Aujourd’hui dans le bus.

 

Le sèche-cheveux de madame B.

Est réparé.

 

Que va-t-il souffler sur le monde ?

Une parodie de James Bond,

Un léger friselis de vent

Au parfum de Copainsdavant.

 

Quel petit bruit fait-il entendre ?

Un ronronnement doux et tendre,

Que l’on ait ou pas réussi

Sa vie : « Bons baisers de Russie » !

 

Avec mes amitiés à Daniel D. , ancien Yessophile,

guitariste du groupe « Soleil bleu ».

Posté par Walrus à 12:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

Le dialogue telescopé (Cinderela)

- De toute façon, Cindy, on se voit là-bas ?

- C'est toujours mieux qu'aux répétitions de la déesse, quelle bêcheuse !

- C'est sûr, faut pas l'inviter celle-là... Mais ne t'inquiète pas, elle ne viendra pas. Zeus m'a appelée : il est parti au cinéma avec sa copine. Tu savais pas ?

- Didi... moi jouer...

- Vas-y bébé, vite ! Après on s'en va : mon sèche-cheveux m'a lâchée ce matin, je sais pas comment je vais faire.

- C'est sûr qu'avec ce temps, c'est pas facile : il fait sec, il fait froid.

- Ah ben c'est ça. Impossible de me peigner correctement le matin. En plus, je suis vénère parce que je croyais que c'était neuf et ce sale machin a l'air d'avoir trente ans.

- C'est des choses auxquelles il faut penser quand on a les cheveux longs..

- Ce matin, y'a un fournisseur, une raye-moquette (rires) et un client qui sont venus, et à cause du sèche-cheveux, je les ai oubliés : je suis arrivée une heure en retard.

- Ah oui, l'excuse.

- Le mot clef à la fourmilière c'est "faut valider valider valider". Je vais quand même pas valider mon sèche-cheveux, non ? Et puis la rayeuse de moquette, je sais pas si elle les a regardés, ses cheveux, mais c'est quoi ces trucs ?

- Ils t'ont fait des réflexions ?

- Ben nan genre "y'a ça tu vois Cindy, je comprends pas que tu sois pas là gna gna gna"... J'aimerais bien le voir, le fournisseur, s'il doit galérer 2 heures le matin pour se faire une mise en plis !

- Et tu as fait quoi ?

- Je lui ai dit. Il m'a répondu "le sèche-cheveux je maîtrise pas mais je maîtrise mieux que la finance". Il m'a tuée de rire au moins quatre heures... Et toi ton nouveau projet au boulot ?

- Ca a foiré parce que je suis moins dispo depuis que Nat va à l'école. J'étais choquée aussi quand j'ai appris qu'un morveux de 20 ans a pris ma place.

- Tu es partie 3 mois...

- Ah oui, effectivement mais je pensais que c'était plus clair que ça quand on t'annonce "vous allez diriger notre plus gros projet".

- C'est pas terrible...

- Putain, ça va pas, quoi... !!

- Didi, la dame dire gros mot ?

- Maman moi je veux rentrer !

- La petite a faim. Prépare toi ma chérie... Oh ça y est bon ben j'm'en vais.

- On se revoit samedi prochain ?

- Sûr, bisous Cindy. A bientôt Lila.

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Brushing (Caro Carito)

« Tu comprends, j’ai voulu me faire un brushing pour cet entretien mais ce foutu engin était cassé. Je suis arrivée avec une tête de folle. Ils ne risquent pas de me rappeler !» 

Un léger tremblement a parcouru son corps râblé. Il pense à elle, sa femme. Marie-Christine. Des bouffées de souvenirs l’envahissent. Il se souvient de cette colère alors qu’elle venait d’ouvrir sa valise. « Mon sèche-cheveux m'a lâchée ce matin, je ne sais pas comment je vais faire» Ils rentraient d’un séjour à Rome. Des années durant lesquelles ils avaient rêvé partir sans se décider jamais. Et finalement... Il se tenait juste derrière elle, l’écoutant s’irriter, l’observant passer une main nerveuse dans ses boucles rousses. Elle n’aimait pas le gaspillage, supportait difficilement que les objets se cassent, qu’il faille les jeter. Elle le ressentait comme un défi personnel, une attaque à l’ordre réglé des choses. Une manie ancienne dont elle n’avait jamais pu se défaire et que les enfants moquaient gentiment. « Maman est sentimentale... mais pas avec papa. Ou nous. Uniquement avec les fourchettes à dessert et les ampoules basse tension ! » Lui ne disait rien. Il maniait les outils, pas les mots. Ce jour-là, il avait pris le sèche-cheveux de ses mains et l’avait descendu à son atelier. Il l’avait dépecé, nettoyé, ausculté. Il lui avait redonné vie. Étrangement, c’est entre ses quatre murs que leur amour semblait le plus présent. Quand il se demandait pourquoi elle l’avait choisi, lui si modeste, il revoyait les objets que ses mains avaient remis d’aplomb. Pour elle. Parfois, il sentait qu’elle était là, que ses yeux gris se posaient sur son bleu de travail, sur ses mains calleuses. Elle aimait le surprendre. Il jetait un coup d’œil à l’épaisse alliance qu’il avait posé sur le rebord en se disant qu’un bref instant il savait.

Marie-Christine. Il la revoit encore. Une valise éventrée sur le lit. Elle se tourne vers lui et lui tend le sèche-cheveux « Prends-le. Je n’en aurais plus besoin là-bas, à la clinique. » Il s’en saisit trop vite. Il ne peut s’empêcher de voir le bras mince sous la blouse. Il lève les yeux, rencontre son regard gris. « Tu ne le jetteras pas ; il peut encore servir à quelqu’un. » Elle répète. «  Tu le donneras, hein ?...» Cette voix suppliante, inconnue, le désarçonne. Il acquiesce en silence. Elle se penche à nouveau sur le linge éparpillé sur l’édredon. Il contemple sa nuque fragile. Elle a noué un foulard pour masquer son crâne à nu. Il sait désormais que cela sera son dernier voyage. Elle ne reviendra pas.

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :