18 avril 2020

Mon quartier par bongopinot

 

C’était au quartier de Montreux

Où chantait mon enfance

Et comme une évidence

Dansaient mes jours heureux

 

Et à l’allée des mimosas

Habitait Nicolas

Allée des myosotis

Il y avait Alice

 

Allée des troènes

Le petit Eugène

Allée des lauriers

C’était Olivier

 

Allée des bouleaux

C’était moi Bongo

Allée des thuyas

Mon amie Clara

 

C’était dans ce lotissement

Que l’on se retrouvait tous

Après l’école des jeunes pousses

Pour passer de jolis moments

 

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Marie (Pascal)


« Parle !... Dis quelque chose !...

Essuie le sang qui coule de ta bouche tordue, tu es en train de tacher notre bel uniforme. Celui qu’on nous a donné pour patauger dans la boue, sauter sur les mines et se laisser déchiqueter par la mitraille…

Allez, respire !...

Tu sais bien que je ne peux pas rentrer au Pays tout seul ! Et puis, qu’est-ce que je vais faire sur ce maudit champ de bataille sans toi ?  Il a plu tellement de bombes sur nos têtes qu’il a fait nuit toute la journée et je ne sais plus de quel côté est la guerre. Je n’entends plus rien et j’ai un sale goût au bord de mes lèvres desséchées. J’ai dû vomir tant de fois, pour tous les morceaux de chairs calcinées, découpées, qui traînent çà et là...
Le combat fut atroce et une maudite baïonnette est restée empalée en plein milieu de ta poitrine. Tes mains ont bien essayé de la faire sortir mais elles restent figées, collées contre cette ferraille aiguisée comme une faux au début d’une belle moisson de blés mûrs…

Marie t’attend chez nous et toutes les lettres enrubannées dans ton barda sont là pour te faire revenir bien vite. Elle a fait courir sa plume pour te garder vivant et elle a usé tellement de chandelles pour rester avec toi des nuits entières à distance avec son parfum et ses pleurs, pour sceller les enveloppes. Te voilà bien décoré avec cette médaille plantée bien profond, si près de ton cœur. Les brancardiers vont bientôt arriver, il y a tellement de fumée…  
Regarde ! Il y en a qui courent sans plus savoir où aller. Ils chargent à l’envers, sans leurs  fusils. Ils repartent sans plus rien comprendre et leurs yeux sont dans ce brouillard infini. Ici, c’est la fin du monde et c’est l’enfer qu’on est allé combattre…  

J’ai très mal aux jambes mais je ne les sens pas, et tu m’es tombé dessus. Je n’arrive plus à bouger… Je vois la vierge de ta communion qui dépasse, sur ton cou noirci. Tu te rappelles quand on était gamins ? On avait caché les cierges de l’église avant la grand messe et le curé les a cherchés sous les bancs et, nous, on riait de le voir courir, avec sa robe sur les genoux, dans toutes les travées. Pour ça, on ne s’est jamais confessé…

Arrête de saigner, il ne va plus t’en rester pour rentrer à la ferme. Pour sûr, qu’avec ta blessure, ils vont te renvoyer chez nous avec les galons de caporal, au moins !
C’est Marie qui sera fière de toi avec ton bel uniforme recousu. C’est elle qui va parader accrochée à ton bras, dans la grande rue du village.
Depuis toujours, elle t’a voulu pour mari, depuis même la petite école dans la cour ; déjà elle te courait après, avec ses petites jambes et ses longues nattes. Elle cachait ton béret pour te taquiner et toi, tu faisais semblant de ne pas le trouver…Elle va s’apercevoir que ta moustache est encore plus belle et elle va y accrocher son cœur. Je suis sûr qu’elle connaît déjà les prénoms de tous vos enfants qui vont arriver…  

Et puis, le père a besoin de toi. Il se fait bien vieux et il y a tellement de travail aux champs qui t’attend au retour. Tu te rappelles quand on avait attrapé les grosses truites du torrent ? On avait attendu toute la nuit avec nos cordeaux en regardant les étoiles et par moments, on sentait des touches si fortes qu’on transpirait de savoir ce qui était au bout. Au matin, on a tiré doucement et c’était lourd, c’était bien… On a pu éviter le garde-champêtre mais j’ai encore les cris de son sifflet rouillé dans un coin de ma tête si lourde.
Arrête de refroidir, tu deviens tout blanc et j’ai du mal à te reconnaître. Tu as vu ?... Il y a les jambes d’un pauvre gars, plantées dans la glaise juste à côté ; il courait si vite qu’il les a oubliées, sans doute… Mais j’arrive plus à bouger, tu deviens trop lourd…  

Tu te rappelles, à la fête du village, quand on avait fait le concours ? Je t’avais porté en courant jusqu’à l’église en faisant la course avec ceux des autres villages alentour et on avait gagné le jambon et les cocardes du premier prix !... Je crois bien que c’est ce soir-là que tu avais embrassé la belle Marie pour la première fois ; tu étais tout fier et tu me le racontais tout le temps, pour me rendre jaloux… Vous êtes même allés au bout du champ de mon père, derrière la haie de troènes en fleurs. Oui, celle où on ne voit rien au travers et qui ne sent pas bon… Allez, ne fais pas l’innocent, je t’avais suivi. Je vous entendais rire et, moi, je mordais mes lèvres. Je te l’avais jamais dit... Mais c’est du passé tout ça, je sais bien qu’elle est pour toi…  

Tu n’arrives pas à m’entendre ?... C’est normal, il y du sang noir qui coule de tes oreilles découpées... Mais tu souris quand même... J’ai froid... Pourquoi on est là ?... Je ne sais même pas lire les journaux qui disaient qu’il fallait faire la guerre. On était tout fier avec ces uniformes et regarde dans quel état on les a mis…
Tu sais ?... Je m’engourdis et tout se trouble autour de moi. Les secours vont arriver. J’espère qu’ils nous voient, on doit faire un tas en couleurs tous les deux avec nos restes d’uniformes un peu bleus, ta peau devenue blanche, et notre sang rouge ; on abreuve nos sillons et je crois qu’on va manquer les semailles. On va nous faire un monument, je crois… Écoute !... Tu entends notre clocher ?... Le curé doit forcer sur sa corde pour faire rentrer ses petits…J’ai mal… Tu as vu ?... Le ciel se dégage enfin… Il fait soleil entre ces nuages. Tu entends… cette musique ?... Je vais dormir… un peu et me laisser… bercer, je rêverai… peut être… sans les… cauchem… ».
 
« Il y en a deux là, l’un sur l’autre… Te presse pas, ils sont morts, celui-là a laissé ses jambes… ».

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depuis ma fenêtre ce matin (joye)

depuis ma fenêtre ce matin

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Malgré tout, la vie (Yvanne)


Non, je ne sauterai pas la haie ! D'abord parce que j'ai perdu ma souplesse d'antan (!) et ensuite parce que c'est interdit. Enfin je me l'interdis. Si je commence à mettre un pied en dehors de mon chez moi, je suis perdue. Va savoir si je me contenterais du kilomètre réglementaire, frein momentanément consenti à notre liberté,  pour le bien de tous ! Quand j'emprunte un chemin je ne sais pas où il m'emmène et m'entraîne. Peu m'importe. Je le suis, c'est tout, perdue dans mes rêveries. Alors, vous pensez : je ne me soucie alors ni de la distance parcourue, ni de l'heure à ma montre.

Mais lassée d'entendre les discours très souvent contradictoires des « logues », je me réfugie, comme chaque jour depuis un mois, à l'ombre de mes troènes pour prendre l'air. La nature, goguenarde, n'en finit pas de s'y montrer sous des verts insolents. Le soleil a chauffé ses rayons comme en plein été. Les fleurs des tulipiers et camélias quittent comme à regret, pétale après pétale, les branches des arbustes pour joncher le sol de rose, de rouge et de blanc couleur de lin et de nacre. L'or des forsythias  rivalise avec celui des tulipes et le vieux pommier laisse craquer ses bourgeons pour délivrer ses délicates fleurs blanches teintées de rose vif. Un enchantement !

Et quel tintamarre autour de moi ! Les oiseaux n'en finissent pas de lancer leurs trilles, de voleter de ci, de là emportant dans leur bec des brins de laine de verre arrachés sous les avants toit de la maison. D'autres ont fouillé le compost à la découverte de quelques vermisseaux qu'ils s'empressent de  distribuer à leur marmaille affamée. La haie bruisse et palpite de vie. Je frémis de ce printemps splendide qui fait la nique à la peur des hommes.

A  mes pieds, la terre silencieuse et souveraine éclate de pousses tendres et fragiles dont la vigueur, cependant, s'affirme jour après jour, incroyable miracle sans cesse renouvelé.  Bourdons et papillons  se posent, repartent, reviennent dans une danse folle, agacés par les senteurs puissantes et sucrées émanant des fleurs de troène. Sur les fils, là-haut, au-dessus du rosier grimpant, rouge du sang de ses roses épanouies au parfum capiteux, roucoulent deux tourterelles en mal d'amour.  

J'observe, fascinée, ma voisine l'araignée, emmaillotant patiemment un moucheron dans sa toile. Je caresse distraitement les pages du livre ouvert devant moi. Je n'ai pas lu une seule ligne. La nature n'est-elle pas le plus beau, le plus complet, le plus mystérieux des ouvrages ? En même temps  je m'interroge sur les capacités de l'homme à s'en faire une alliée. Aurions-nous atteint les limites de notre royaume ? Prenons garde !

Le poète « à la veste de soie rose »est parti cette nuit retrouver un paradis perdu.  Un paradis où il chanterait pour l'éternité « les mots bleus, ceux qui rendent les gens heureux. »  Je le souhaite mais existe-t-il dans un ailleurs un autre paradis ?  Je crois que nous devrions, tout d'abord préserver celui dans lequel nous vivons - même s'il n'est pas parfait – et que nous nous escrimons à anéantir en le saccageant toujours un peu plus.

Mon jardin est mon paradis  que la nature rend lumineux en ces jours de tristesse. Que c'est bon de s'y exiler quelques heures pour écouter l'hymne à la vie !
Demain il fera beau.  

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Personne ne t'a dit d'André ! (Joe Krapov)

DDS 607 Citroën sur la Tour Eiffel

Dans le Bistrot des Six troènes
Le mastroquet a trop de haine !

A-t-on pas idée ? Un covID 19 !
Plus un seul client !
Pas même deux chevaux de retour !
Plus une seule amie sise ailleurs qu’en sa maison !
Plus une seule déesse sous la suspension !

Et pourtant, et pourtant
Le Café des Six troènes,
C’était l’attraction, avant !

Tout le monde est confiné !

A boire son fonds,
S’il est condamné
Il touchera le fond,
Fermera l’estaminet
Et, cela est connu depuis Boby Lapointe,
Dans un commerce c’est moche quand le fonds fond
Poil aux pieds.




Si encore on pouvait

Aller faire le Tro Breizh,
Prier pour le retour
Des beaux jours,
Visiter Saint-Tropez
Ou danser le foxtrot
Sur le Trocadéro !

Macache ! Faut pas bouger,
Pas s’attrouper,
Plus voir les courses de trotteurs
Ranger sa trottinette
Des voitures !

Le théâtre aussi est fermé !
C’est niqué pour les Troyennes
Et râpé pour les Atrides
A cause de cet apatride.

Le général Trochu
A déclaré la guerre
Mais c’est par trop la pénurie
De masques à gaz :
Maginot s’atrophie
Et se sent naze
Sur toute la ligne.

DDS 607 1200px-Louis_Jules_Trochu copie

Vraiment tristes tropiques !
Amère valse de Levi-Strauss !
Aucune astrologie
N’avait prévu que la trotteuse
S’arrêterait sur « catastrophe ».

DDS 607 Pub citroën

Dans le Bistrot des Six troènes
Le mastroquet a trop de haine !
Pareil à Castro il éructe :
C’en est trop, il veut un trophée,
Pangolin ou chauve-souris !

Il décroche son vieux tromblon
Et sort dans la nuit déverser
Son trop plein d’ire sur le covid.

Il défouraille pis qu’à Sceaux
Ou à la Foire du Trône,
Tire sur le capitaine Nemo,
Le postillon de Longjumeau,
Le virus sans visa
Qui nous sort des naseaux
Et nous rend tous gagas.

Autant chanter
« Il Trovatore » à Beethoven
Finissant son dernier tableau !

J’ai demandé à la Lune,
Dyane, qui a vu ce spectacle :
Jamais elle n’a tant méhari ! 

Citroên méhariDDS 60

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J'ai trop la haine !!! (Nana Fafo)

J'ai trop la haine !

amigurumi au crochet

 

1. Recueillez les données terrain

2. Triez et Choisissez les meilleurs pousses

3. Rédigez un plan d'action

4. Plantez la petite graine de votre ouvrage, Assurez le coup et plantez-en plusieurs.

ça vous évitera d'avoir trop la haine !

 

Voici la consigne qu'ont reçu nos chers résidents de l'EHPAD de Sens.

C'est quoi cet atelier pourri !

Envoyez la purée, une bonne patate, la sauce et tout le tra la la.

Débrouillez-vous avec ça...

Et "Soyez créatifs"

 

C'est ainsi qu'Al a raconté à Ronchonchon son histoire sur les ateliers du jeudi après-midi.

Parfois, il y a "bien beaucoup" des non-sens, 601 en fait.

Al avait trop la haine d'être là.

crocodile au crochet

 

Lui, il aurait préféré jardiner...

Alors c'est ce qu'il a fait,

pour respecter la consigne littérale sensée être littéraire.

Il n'a pas eu la Trôye, comme le Sanglier de Cornouailles

son voisin de chambre, agoraphobe, qui a peur des films gore. 

Lui, il a défoncé le jardin et planté sa contribution à fleurir la vie.

On saura ce qu'il a planté le 4 ventôse... euh le 4 juin !  Quand ça sortira (sauf si...)

Sauf si quoi ? Ben, soyez créatifs !

 

0-ronchonchon et sanglier au crochet

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 607 - Troène - du défi du samedi

 

 

 

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Participation de Sebarjo

 

Tourte

  Chers amis bonjour et bienvenue au jeu des mille francs belges ! Plein de nouveaux défis aujourd’hui avec des questions noires, jaunes et rouges !

Et tout d'abord une première question noire envoyée par Brice Lecrili qui nous vient d’Anvers...

et je remets ma carte à l’endroit pour vous la lire !

Donc voilà...Qu’est-ce qu’un thérémine et quelle est sa particularité ?

On entend alors le régulier et réconfortant son du triangle joué par l’inimitable André Obey qui connaît si bien cet instrument qu’il pourrait en faire un roman.
Ding ding ding…

- Un médicament contre le covid-19 ?
- ...Non...on est assez loin… quoique... le thérémine peut être un bon remède à la mélancolie en cas de confinement… C’est plutôt bon pour les oreilles si vous voyez ce que je veux dire…
- Un instrument de musique ?
- Oui mais... ?
- médiéval ?
- Non c’est beaucoup plus proche de nous.
- électrique ? électronique ?
- Oui électronique ! Et donc qu’est-ce qu’il a…
- Qui fait des sons... grâce à des mouvements !
- OUI ! Le thérémine de son inventeur Leon Theremin est l’un des instruments électroniques les plus anciens. Il a la particularité de produire de la musique sans être touché par le musicien. Idéal comme écoute pour planer dans son sofa ! D’ailleurs de nombreux artistes l’ont utilisé comme Jean-Michel Jarre notamment ou encore les Pixies.

Et maintenant, passons à la deuxième question. C’est une question jaune. Elle nous vient de Will Rus qui nous l’a envoyée par carte postale virtuelle : Le troène est un arbuste à fleurs blanches très odorantes. Mais pouvez-vous me dire ce que peut désigner encore, un troène ?

Ding ding ding ding…

- Une galère romaine ?
- Ah AH ! Pas du tout !!! On dirait bien que Will Rus vous mène en bateau avec cette question !

Ding ding ding…

- (qu’est-ce qui lui prend à Nico, il se fout de moi ou quoi) Euh...alors restons dans la musique … Un chanteur de folk ?
- Ah AH ! Très bon ! Leonard Trohen !!! Je pense que cela plairait beaucoup à notre ami Will ! Mais hélas, vous refroidissez mon cher !!! Resaisissez-vous !

Ding ding…

(C’est lui qui est dingue, qu’est-ce qui lui prend !)...Ah ça y est je crois que je l’ai !!! Le troène est bien entendu un mot qui comprend au moins trois n !!! Troiène devenu avec le temps troëne puis troène !!!
-  Ah AH AH AH AH !  Dingue ! Dingue ! Dingue ! Ding ! Ding ! Ding ! DING ! DING !!!

C’est alors que je me rendis compte que ce ding qui commençait à me taper sur les nerfs n’était pas le son métronomique et réconfortant du triangle mais bel et bien la sonnerie de mon radio réveil !!!

Je sautai aussitôt de mon lit et allai directement saisir le petit Robert qui se trouvait dans l’étagère du milieu de ma bibliothèque (de mes étagères pour être honnête…). Je l’ouvris et comme vous vous en doutez je cherchai Troène ..................................................

(le temps de trouver la bonne page, pensez-bien que je ne suis pas réveillé!) ...............................................................................................................................................

Zut alors ! Troène n’avait qu’un seul sens ! Ce n’est qu’un misérable arbuste !!!
Décidément le confinement- qui entraîne un surplus d’écoute radiophonique ! - combiné au défi du samedi me fait faire de drôles de rêves !!!

L’illustration est l’oeuvre d’Axel Ruch, extraite ici

 

Où écouter Sebarjo : https://soundcloud.com/user-14258780

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Pas trouvé de troène (Kate)

 

Troène dans les haies

Fleurissent, fleurissent...

Mais dans mon périmètre circulaire d'un kilomètre et mon créneau horaire d'une heure et ma trouille, n'en ai point cherché ni trop trouvé...

lilas

Plutôt emballée par les lilas d'avril, même si tous les lilas, tous les lilas de mai, n'en finiront, n'en finiront jamais et qu'heureusement tu fais tourner de ton nom, tous les moulins de mon coeur...

Comme chantait Yves Duteil fin des années 70 : "Un lilas pour Eulalie... Eulalie pour un lilas", plaisir musical de l'euphonie, et on ne l'envoyait pas là-haut "Siffler sur la colline" avec un petit bouquet d'églantine... pour ne jamais venir, c'est lui qui rencontrait Lili en chemin et lui offrait le lilas, le lilas pour Eulalie...

Donc, Yves Duteil, je m'en souviens, chantait aussi "vous avez appris la danse, vous avez appris les pas, redonnez-moi la cadence et je vous donne le la" ; d'ailleurs, cette tarentelle n'était pas sans rappeler celle évoquée par Brassens...

En tout cas, pouvoir encore voir du lilas, pouvoir encore s'arrêter vite fait en voiture sur le trottoir pour le photographier, pouvoir encore le respirer, que c'est beau, c'est beau...

Alors si on a le la, la cadence, les pas, entrons dans la danse qui guérit le corps et l'âme...

Pas trouvé de troène...

 (*) "Il suffit de trois petits bonds, c'est tout de suite la tarentelle"

photo de l'auteur, avril 2020

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Tropismes (Ilonat)

 

Allez ! On s’y remet
Le Marseillais a dit que le printemps arrive
Et le dégel
Alors allons y voir…
Troëne !
Troëne : dicotylédone à fleurs blanches etc.
Un p’tit truc volontaire ???
Qu’est ce qu’il nous cache à ce propos le pinnipède ?
Ce mec est too much
Ce mec est too much
Mais parfois trop c’est trop !
Qu’est ce qu’il nous cache en vrai derrière sa haie fleurie ?
un Trop plein d’anémie ?
un Trop perçu de réclusion ?
Restons sur le Robert
Mais il n’est pas si riche en la matière
une Trotte-menu souris ?
un Troll ?
un vieux Trognon de pomme ?
ou un Tropinambour ?
une Trottinette rouillée ?
Peut être une Troïka Trotskiste
qui se révèlera la cause
de ce Tropisme ravageur…

Alors je vais vous dire…
Sur le chemin des Pannetiers
Ce matin.
Je me suis attardé à regarder la haie de mon voisin
A en scruter les fleurs, en humer le parfum (pas terrible !)
Cherchant à déceler quelque mystère
Quelque révélation…

Quand mon voisin est arrivé pour tondre le gazon, derrière sa haie
A la première pétarade
Après un grand bonjour
J’ai poursuivi mon p’tit chemin dérogatoire un peu plus loin
En bénissant le ciel de ce joli matin.

 

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Ça pousse ! (Walrus)


Vous vous rappelez la cour de notre habitation transformée en bassin de natation ?

Comment ? Vous ne lisez pas mon blog ? Comme je vous comprends !

Donc, un beau jour (le bassin était vide), mon père débarque avec une énorme brassée de brindilles vertes. Il les dépose sur le sol devant la cour enterrée et me demande d'aller chercher la bêche dans la remise du jardin.

Je la lui ramène et il se met à creuser une petite tranchée le long de la bordure en béton de la cour.

Je lui demande alors s'il compte planter ses baguettes dans le sol et lui signale qu'elle n'ont pas de racines et qu'elles vont se dessécher et mourir.

"T'en fais pas !" me répond-t-il, "C'est du ligustrum, ça pousserait même dans des briques !".

Et effectivement, les brindilles ne se sont pas étiolées, bien au contraire au bout de quelques mois elles avaient déjà bien grandi et, en quelques années, on avait une haie dense et envahissante, la rambarde en tubes d'acier scellée dans le mur de la cour s'y était perdue et on devait régulièrement jouer des cisailles (ben oui, à l'époque, les taille-haies électriques n'existaient pas).

Pourquoi je vous raconte ça ?

Parce qu'il m'a fallu attendre bien des années encore avant d'apprendre que ce fameux ligustrum s'appelait en français du troène. Jamais mon père ni aucune de nos connaissances  n'avaient utilisé ce mot. Étonnant, puisque ligustrum est le nom savant du troène.

Remarquez que nous sommes en Belgique et qu'en néerlandais, troène se dit liguster, faudrait peut-être creuser (c'est le cas de le dire) de ce côté-là.


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