07 avril 2008

J'ajoute la participation de Pivoine

La marquise reposait sur son lit à courtines, visage, cou, bras, épaules
et jambes défigurés par d'atroces ulcérations rouges et pestilentielles...

Le commissaire Duboeuf de la Ville de Paris, à peine arrivé sur les
lieux, déclara, suspendant d'un geste tout mouvement chez ses hommes,
horrifiés et tout aussitôt statufiés:

"Messieurs, pas de vagues, pas de vagues, gardez vos mouchoirs sur vos
mentons et prenez des gants que nous brûlerons ensuite, car nous ne
pouvons augurer du poison que cette maudite Malvoisin aura encore été
chercher chez ses damnés suppôts de Satan... Et s'il se chuchote qu'il
s'agit d'un règlement de compte entre femmes jalouses, croyez-moi, cela
est encore préférable à ces bruits qui commencent à se répandre, au
sujet de messes noires auxquelles se livrerait la maîtresse du Roi pour
conserver Son Auguste Tendresse..." /

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05 avril 2008

Queue de poisson - Teb

Mme Delamorue a été retrouvée morte chez elle, dans d'étranges et d'atroces circonstances

Le commissaire Brigantin, à peine arrivé sur les lieux, déclara

« C’est le chat qui a tué Madame Delamorue alors que, armée d’un couteau très effilé, elle s’apprêtait à lever les filets des soles pêchées par son mari la veille…

Très intéressé… il s’est frotté à ses jambes et l’a fait tomber à plat ventre sur le carrelage, le couteau planté en plein cœur… »

Quand à savoir si le mari a commandité le crime … nous ne le saurons jamais !!!

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Gourmandise - Kloelle

Emma Delaine était étendue sur le sol, un sourire béat figé sur son visage rond. L'ordre et la propreté du petit salon rose étaient impressionnants, à peine pouvait on apercevoir quelques brisures de ces alléchantes tartelettes qui composaient le goûter de la friande demoiselle.  Ce paisible tableau fit dire au jeune brigadier qu'il s'agissait probablement d'une mort naturelle.

Pourtant, le commissaire Thomas Carron, à peine arrivé sur les lieux déclara:

-" Allez me chercher André Clerc, le pâtissier, c'est lui l'assassin."

Et pour répondre au regard interloqué de son jeune collègue ( et du votre aussi je le devine ...lol), il parla de la liaison à peine dissimulée qui liait ces deux là et du diabète dont souffrait  la trop gourmande coquette.

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Elle gît dans son incompétence - Vanina

Mme Lagerbe a été retrouvée morte chez elle, dans d’étranges et d’atroces circonstances.
Le Commissaire Flers, à peine arrivé sur les lieux, déclara :

« Elle a été suivie et l’homme s’est introduit chez elle dans son sillage. M. Poisse, c’est son nom, a été pris de colère lorsqu’elle lui a remis, un sourire moqueur aux lèvres, sa demande de prêt tamponnée en rouge : "REFUSE". Il n’a pas essayé de maquiller son crime, n’a rien dérobé. Il l’a étouffée, la tête dans ce sac plastique au logo de la banque où elle travaille, la lettre sous les yeux. Elle gît dans son dossier aux feuilles éparpillées... »

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Meurtre en quelques lignes - J-F

Madame Venin, la mauvaise langue du quartier, a été retrouvée morte chez elle, dans d’étranges et atroces circonstances ; elle git, les yeux révulsés, le teint bleu, dans une mare de sang avec un poignard dans le dos. Le Commissaire Flick à peine arrivé sur les lieux, déclara après avoir examiné soigneusement lieus et victime :

-Mon vieux Chaprot, ce n’est pas un meurtre !

- ?????

-Regarde bien l’intérieur de sa bouche et tu vas comprendre. Il ya une blessure bien nette sur la langue Observe la bien elle a la forme d’une indentation. C’est un suicide, elle s’est mordue la langue et elle s’est empoisonnée. Cela explique la coloration bleue de son visage.

-Mais le couteau dans le dos ?

-Il n’est là que pour nous induire en erreur. Il a du être planté par son fils Bernard.

-Pourquoi ?

-Tout simplement pour toucher l’assurance vie : en cas de suicide, pas de versement de la prime ! Il a quand même pris de sacré risque.

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L'heure du crime

Le commissaire Dejeu , à peine arrivé sur les lieux, déclara qu’il n’avait jamais vu ça! Le corps de madame Nez gisait dans son parterre de fleurs. Son époux, resté sur les lieux, sa tronçonneuse dans une main et une pelle à portée de l’autre, ne chercha pas à nier et déclara que leurs azalées n’avait jamais été si belles depuis qu’ils avaient enterré là Pupuce, leur défunte chienne. Voyant ses géraniums en pot dépérir, madame Nez, grande amoureuse des fleurs,  lui aurait alors confié qu’elle était prête à donner de sa personne pour les ramener à la vie.

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Meurtre - Brigou

Le commissaire Albert Jacquart a peine arrivé sur les lieux, déclara « Monsieur Dubois, avez-vous quelque chose à dire ? ».

L’homme figé dans le coin du salon, se leva péniblement de son fauteuil. Les yeux hagards, le teint blême, les mains tremblantes, il s’avança vers le commissaire et réussit à articuler quelques mots :

« je l’avais prévenu plusieurs fois monsieur le commissaire !… ma femme passait plus de temps avec internet qu’avec moi. Son blog… les commentaires de ses lecteurs… les statistiques… Elle était collée du matin au soir devant son écran et moi, pauvre idiot, j’étais devenu transparent pour elle ».

Le corps de Madame Dubois n’avait pas été déplacé. Il gisait, avachi sur l’ordinateur. Monsieur Dubois avait serré le cou de sa femme avec le fil de la souris comme un lacet étrangleur. La forte strangulation avait comprimé la trachée empêchant le retour du sang vers la tête et le cœur. Le visage de Madame Dubois était cyanosé et un œdème cérébral avait entraîné la mort de celle-ci.


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Cluedo - Janeczka

Mme Rosemarie du Romarin de la Motte en Terre gisait sur le sol de son manoir Picard, le visage defigure par d'atroces grimaces de douleur.

Le Commissaire LeBouc, a peine arrive sur les lieux, declara:
'Le coupable ne fait pas l'ombre d'un doute! oeuf corse!!'
Puis il ajouta:
'C'est bien la pire intoxication alimentaire que j'ai jamais vu!'

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Defi #4

Mme (inserer nom de notre choix) a ete retrouvee morte chez elle, dans d'etranges et d'atroces circonstances. En 5 lignes, donner:

  • Le nom du coupable
  • L'arme du crime
  • Le motif

Introduit par cette phrase:
"Le Commissaire (nom a choisir encore), a peine arrive sur les lieux, declara:..."

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29 mars 2008

Emploi du temps - Miss-Ter

Huit heures... Le marteau heurte les demi sphères moulées dans le métal et déchire le silence du petit matin...

A tâtons, ses doigts malhabiles, engourdis de sommeil, parviennent à stopper la sonnerie stridente. Sa masse osseuse jaillit du lit, enfile des charentaises et se dirige vers la cuisine... Il fait chanter le café noir sur le gaz et rince rapidement un bol qu’il extraie d’un amas de vaisselle grasse... Dix tasses et quelques sans filtres plus tard, il a enfin l’illusion de supporter le poids du monde.

Neuf heures. Il est revenu dans la chambre, a ouvert les fenêtres pour laisser l’air humide envahir son deux pièces. Les célibataires sont à la fois compositeurs, chefs d'orchestre et exécutants de symphonies méticuleuses : l’eau de la douche qui s’infiltre dans tous les recoins de sa personne, l'hésitation de la lame qui cherche un poil rebelle dans un repli du cou, le froissement soyeux du noeud de cravate, le frottement du chiffon sur le cuir usé des chaussures en rythment les cadences.

Dix heures, il boutonne son pardessus, ferme sa serviette en cuir noir, bistrée et culottée par des années de bons et loyaux services, et, en fermant à double tour la porte du palier, pose un cadenas sur l'intime. La cage d'escalier conserve la mémoire des ronflements et l'odeur rance des nuits de vieillards. Au rez-de-chaussée, la concierge catarrheuse grommelle en traînant deux poubelles vides sur un sol douteux. Il s'appuie sur le lourd battant de fer forgé et de verre dépoli.

Son véhicule l’attend fidèlement comme chaque matin. Au son de Beethoven, il se dirige avec languison vers son travail.

Onze heures, sa rêverie est brisée ; dans la densité poisseuse de la brume du jour, le bâtiment se dresse face à lui. Routinier, il gare sa berline sur un emplacement qu’il s’est réservé. Rapidement, il jette un coup d'œil aux panneaux d'information, prend son courrier et « blablatte » avec un collègue devant la machine à café. Ce matin, celle-ci ne sert que des cappucinos, une boisson « chimiricolorée » qui ne lui permet pas de sortir de sa léthargie.

Midi sonne.... dans la cohue, les cris et les rires, il tente de rejoindre son « antre » de travail : une pièce aux stores déchirés, une peinture d’un vieux jaune défraîchi, un bureau sur lequel s’entassent papiers et livres.... le vide se remplit d’une armée tumultueuse, bruyante et joyeuse. Les livres claquent sur le bois des tables de travail gravées par d'innombrables hiéroglyphes. Mais au fil des heures, les yeux sont ternes et les mines chiffonnées, tous sont transportés dans une torpeur nauséeuse. Deux heures passent (désolée Val... mais heure par heure, c’est long !....), interrompues par une cloche qui annonce l’heure du déjeuner....

Quatorze heures, il se dirige avec lenteur vers la salle de restaurant et s’installe au milieu de ses semblables. Il les écoute d’une oreille distraite et attend que la logorrhée se tarisse. Perdu dans ses pensées, il perçoit quelques sons, des ébauches de mots qu’il ne saurait déchiffrer. Le vacarme des discussions enveloppe son esprit, le cerne d’une enceinte de non-sens. Dans son assiette, la purée de pois chiches coagulée achève sa longue descente dans l'enfer de la fécule. Il sort respirer sous l'arcade, seule la braise de sa cigarette révèle sa présence.

Quinze heures, d’un pas lent, il entame les deux dernières heures (eh ! oui Val.... encore deux heures d’un coup !...) de sa journée. Des minutes qui s'émiettent, s'effritent dans un ennui implacable. Une journée agonisante comme les autres. Il est usé, lassé..... Les ans ne passent pas impunément…. Aujourd'hui pour lui, les marches sont plus hautes, les caractères d'imprimerie plus petits et son visage dans le regard des autres plus marqué. Sa voix tremble, le regard est perdu mais il continue à égrainer impassiblement son discours face à une assemblée apathique. Enfin, c’est terminé, il ramasse ses affaires et sa lassitude dans le tohubohu de la sortie.

Dix sept heures, il reprend le chemin du retour dans une brouillasse encore plus épaisse, retrouve le même emplacement qu’il avait quitté le matin. Avant de s’engouffrer dans l’immeuble qui sent le chou et le graillon, il remonte le boulevard englué dans la brume. Il se récite sa journée, une parenthèse de plus dans sa vie et les passants le considèrent de cet oeil goguenard que l'on jette aux débris urbains qui soliloquent et se donnent en spectacle. Encroûté dans ses habitudes, il entre chez son traiteur et choisit de la langue de veau qui croupit dans une sauce gribiche solidifiée...

Dix huit heures, il est de retour chez lui, pose sur la table de formica le plat préparé et mange sans véritable appétit. L’assiette sale est allée rejoindre ses semblables dans la cuvette débordante. Il s’installe dans l’unique fauteuil aussi craquelé que sa carapace, autour de lui, des livres et des journaux éparpillés, des couches de vêtements. Il sort des feuilles de sa sacoche, quelques niaiseries de plus qu’il va devoir lire.... Il se prend à rêver : encore quelques mois et ce sera fini.

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