08 novembre 2008

Et moi en cuisine (cartoonita)

Que vais-je bien pouvoir rater aujourd’hui ? …Des langues de chat ? Déjà 
fait, déjà raté, mais c’était de la faute de la douillette qui fuyait.
…Un pain ? Déjà fait, déjà raté, avec l’aide de la mapette éclectique.
…Des spéculoos ? Déjà fait, déjà, raté, la façonnette à p’tits biscuits
avait fait des siennes… Et un crumble ? Déjà fait, déjà raté, avec la
diligente assistance du crameur à bois. Faudrait vraiment que je le
remplace par un réussoir à gaz, ça urge ! …Des crêpes ? Déjà fait, déjà
raté, une belle œuvre d’art par contre, il fallait les voir ces
mignonnes collés au sol, au mur, à la poelleuse, …

Non rien du tout ! Car, il y a un homme dans ma cuisine. Mon homme. Il
mitonne. L’odeur de l’ail s’engouffre dans mes narines pour taquiner mon
estomac. On discute, on plaisante. Je profite que ses deux mains sont
occupées pour me lover contre lui et le câliner. Un tendre moment de
bonheur & complicité dans notre taverne des bons plats. Il a fini de
préparer. Ses mains se sont libérées. Cuisinons un peu d’amour. Une
réussite.

Posté par Walrus à 14:59 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
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Menteuse ! Elle sait pas! (Val)

Pour trouver les fruits, j’ai cliqué sur « rechercher » puis « parcourir ».

J’ai pelé toutes les pêches. J’les ai zippées. 

J’les ai copier/coller dans le fichier, puis « enregistrer ».

J’ai tapé les amandes, scanné un peu de citron.

J’ai téléchargé le tout. Manuellement.

J’ai ouvert le programme « sucre », puis « fusionner ». 

J’ai crée de nouveaux dossiers.

J’les ai passés à l’anti-virus.

J’ai tout sauvegardé.

.

Gaby me dit :

.

- C’est bon ça Maman, on dirait qu’il y a de la galette des rois dans les confitures, c’est drôle. Comment on fait, dis Maman, pour faire des confitures aux fruits et aussi avec de la galette des rois dedans?

- Hem… Fiston, laisse-moi une petite heure, j’ai des choses à faire sur l’ordinateur, et après, promis, je répondrai à ta question.

pa

Posté par valecrit à 14:26 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
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Vous avez dit cuisine ?! (Jaqlin)

Qu'est -ce que je fais dans ma cuisine? Là, c'est une question qui me dérange, car je n'y fais plus grand chose depuis que nous ne vivons plus qu'à deux.
Oh! j'ai aimé et j'y ai passé du temps quand ma maison ne désemplissait pas d'enfants, d'amis, d'amis d'amis... J'en ai préparés des plats plus ou moins élaborés, j'en ai testées des recettes qui n'ont jamais été brevetées!
Maintenant, d'atelier, ma cuisine est passée au statut de pièce utilitaire où je séjourne de moins en moins.
Nous consommons surtout les légumes du potager, cultivés dans la plus pure tradition bio, autant que faire se peut. Les préparations culinaires sont succinctes : après grattage à l'aide de scalpeurs adéquats, un rinçage à l'eau claire, un égouttage au friquet et il ne reste plus qu'à garnir une antique mazarine – avec, suivant l'humeur, une petite couche d'emmenthal râpé pour le gratin. Tout ça se retrouve dans le chemi-gril programmable et quelques minutes plus tard , nous pouvons passer à table !

L'étape suivante est la plus désagréable ; heureusement, mes esclaves fonctionnent bien, en heures creuses, et il suffit d'une petite pression sur le patouilleur pour que ma vaisselle soit nickel.


NB: les noms des appareils sont empruntés au vocabulaire terroir de mon arrière grand- mère :
Friquet :  passoire
mazarine: plat en alu à deux oreilles qui sert aussi bien au four que sur plaque chauffante
patouilleur: du nom patouille qui désignait l'ancêtre de la lavette.
Chemi-gril : mi cheminée, mi gri...

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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Dans ma cuisine con fuoco (Véron)

Je suis le chef.

Je mène la danse, et les choses à la baguette (une seule). J’accepte rarement des co-réalisations.

L’organisation du lieu permet, favorise même, la présence de spectateurs. Cela ne me dérange pas, un léger trac tout au plus  pour les avant-premières, si je ne connais pas bien les invités. D’ordinaire il m’est agréable d’opérer et  bavarder de concert.


J’improvise  la plupart du temps  les prestations quotidiennes. Mon mari n’a pas des horaires de travail réglés comme du papier à musique. Pour pallier ses retards fréquents  ou son manque de temps,  j’ai adopté une grille harmonique pour  réchauffer ou reprendre la cuisson  au moment voulu.

Cet époux est toujours content, standards maintes fois servis ou morceaux bas de gamme ne le contrarient pas.

Et puis… et puis,  il y a les grands jours ! ... Les jours où je dois préparer pour  la salle comble. Les jours où il faut ranger planche à laver et scie musicale, agrandir les tablats, ajouter des strapontins.

Je m’active, tambour battant !

Dés le matin, toute la journée, je cuis le pain hautbois, je bombarde des viandes, je passe des légumes à la guitare  et  je transforme des œufs en neige blanche à la batterie électrique.  Je compile recettes et partitions.  J’essaie de suivre un  programme.  Je choisis  les hochets, harmonise le  métronome  principal avec un accompagnement.

J’abaisse des pâtes au diapason, j’aromatise d’un piccolo, j’assaisonne ma non  troppo  !

Les heures tournent, maintes choses restent à faire, je branche  mes amplificateurs de  mouvements. Quand les steel-drum commencent un peu trop  à valser, mon mari intervient et vient m’aider.

<< piano, piano…. On va  y arriver ! >>

Alors,  allegro je calando le fromage et giocoso  je prépare le  dessert.

<< cheri …. et si j’essayais un opéra ? >>

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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L' aventuisinière (Pandora)

Elle se sent comme Lara Croft, à la fois très impatiente mais également un peu effrayée de ce qu’elle risque de trouver dans son expédition. En bonne aventurière, elle a bien sûr pris avec elle ses chaussures de marche, la carte qui lui permettra de se repérer et sa lampe frontale pour le cas où elle se ferait surprendre par la nuit… Quelle idée tout de même, de les inviter chez elle, ils ne pouvaient pas aller au restaurant comme d’habitude !

Trop tard pour les regrets de toute façon, le moment est venu de partir à l’aventure. Elle commence son voyage très à l’avance mais elle veut se donner une marge de temps suffisante, en tout cas l’espère-t-elle, pour arriver à ses fins (et mettre fin à leur faim)…. On ne sait jamais, sa cuisine est vraiment très grande et elle pourrait s’y perdre.

Qui dit « chasse aux trésors » dit « trésors », et elle a besoin de sa carte pour repérer le coffre magique… Trois pas en avant vers la fenêtre puis deux pas vers la droite. Elle y est, en plus il n’y a même pas besoin de creuser, juste à se pencher et sortir du tiroir les sacs de couleur argentée ou dorée, ces trésors dont elle a garni le congélateur. Elle choisit les différents paquets qu’il lui faut, comme un enfant prendrait ses cadeaux sous le sapin, et les pose sur le plan de travail. Elle a néanmoins besoin de différentes choses, et particulièrement de trucs transparents en verre qui vont au four. Les trucs transparents en plastique sont pour le micro ondes… Elle le sait aujourd’hui mais la leçon lui a valu 3 heures de nettoyage de four. Elle sort aussi une grande grilleuse en forme de raquette. Et la pose sur les feux de sa mitonnière.

Elle ouvre les sacs et verse leur contenu dans les récipients adaptés puis elle cherche dans le tiroir, non pas celui-là, ni celui-là… Où est la carte ? Ah c’est là ! La touilleuse en bois. Et tout est déjà prêt…

Ah mais non, le dessert. Celui-là, elle tient à le cuisiner elle-même. Ça sera de la glace qu’elle sortira quelques minutes avant de servir et dans laquelle elle plongera la bouleuse pour confectionner les coupes glacées. Quelques copeaux de coco et le tour sera joué. Qui a dit que faire la cuisine était compliqué ?

Mais maintenant il faut qu’elle trouve les trucs dans lesquels on mange, et ça n’est pas gagné… Où a-t-elle mis la carte déjà ?

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Le rap des vioques d'la rue Léooooon (Papistache)


                   La vieille, qu’est-ce que t’as fait à bouffer ?
                   Avec mes potes on a la dalle, yeah !
                   La vieille, bouge ta graisse, sors tes melgas
                   Les mecs d'la tour d’la rue Léon sont lààààà !


J’ai la fureur et la colère qui m’tordent les tripes.
Faudrait voir, la mère, à te s’couer les nippes.
Les vioques qui squattent  les bancs publics,
                                  Y z’en ont marre d’la purée jambooooon !
Sors tes melgas, i faut qu’t’assures
Un max. On a les crocs,  j’t’jure !
Magne, magne, magne, change d’alluuuure !
                                  Vas-y, la grosse, fais péter l’saucissoooooon !

                   La vieille, qu’est-ce que t’as fait à bouffer ?
                   Avec mes potes on a la dalle, yeah !
                   La vieille, bouge ta graisse, sors tes melgas
                   Les mecs d'la tour d’la rue Léon sont lààààà !


On a la haine de l’hospice, on a la rage,
C’est la faute à la société qui nous encage.
La soupe patate poireaux c’est pas d’notre âge.
                              On est tous là ! Y’a Pierrot, Robert et Mimiiiiile
Donne-nous du steak et d’la barbaque.
On a la trique, on veut qu’ça claque.
On s’en fout que ce soit d’la vache ou du morback.
                             Graisse ta grillasse et mets de l’huiiiiiile.


                   La vieille, qu’est-ce que t’as fait à bouffer ?
                   Avec mes potes on a la dalle, yeah !
                   La vieille, bouge ta graisse, sors tes melgas
                   Les mecs d'la tour d’la rue Léon sont lààààà !


Les grognasses de la maison d’retraite nous servent du thé
au p’tit déjeuner et au gouter et encore au  diner.
On a en assez d’ingurgiter toutes leurs saletés.
                               Tu crois pas qu’on va baisser  nos froooocs,
On veut du raide et du costaud, aboule les pochtrilles.
Sucer des tisanes, c’est bon pour les filles.
Nous on a la queue qui  r’mue et qui godille
                               Bifteck-frites et beaujol’pif pour les viooooques !


                   La vieille, qu’est-ce que t’as fait à bouffer ?
                   Avec mes potes on a la dalle, yeah !
                   La vieille, bouge ta graisse, sors tes melgas
                   Les mecs d'la tour d’la rue Léon sont lààààà !
 

Passe-nous les coupailles et les fourchailles.
C’est l’heure de nous balancer la graille.
Lésine pas sur le beurre et la moutarde Maille.
                            Approche les  culr’poses qu’on s’installe à l’aaaaaiiiise.
Vieille crapule, t’as gardé ton coup d’patte,
J’dois t’dire que ta bouffe è m’épate
Comme avant qu’j’avais du poil aux lattes.
                            J’sens l’plaisir qui monte, je r’deviens un gars balèèèèèze.

              La vieille, c’est bon c’que t’as fait à bouffer.
              Avec mes potes, on s’est rincé la dalle, yeah !
              La vieille, amène ta graisse, laisse tes melgas
              Ton mec du 3 d’la rue Léon est lààààà !

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parler de ma cuisine, de sa cuisine ? c'est selon ! (rsylvie)

....... -"Ce qui est bien dans sa cuisine… (parc’que, c’est bien là  «  le sujet du SAM’défi » que je minaude par devers vous, depuis quelques minutes en me faufilant incognito entre .........prises de vue et ........caractères…. M’enfin c’est selon ! ,) C’est que je m’y sens comme chez moi.

Pour dire, c’est mon havre de paix. Je m’explique :

C’est ma pièce à bonheur, dans tous les sens du terme.

C’est ici que je se trouve mon nécessaire, pour vivre heureux.

-Un bon vieux fourneau pour m’y réchauffer l’âme

-Des réserves pour m’y nourrir le corps

-Un peu de lecture pour m’y nourrir l’esprit

-De bons moments tous ensemble

-Des p’tits coussins douillets pour m’y reposer

-Que du bonheur" !

signé « Canaille, le chat »

 

-« et Sylvie….»

quoi ? Qu’est c’qu’il y a ? »

-« tu t’es endormie le pinceau à la main » !

-« non, je ne dormais pas, j’ai même cru un instant,

être dans une autre vie.

C’était plaisant, trés amusant ...(m’enfin, c’est selon !)

- " ben Chat alors !"

« peinturel’ment vôtre » 

 

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RECETTE DE GATEAU AU CHOCOLAT VITE FAIT (Martine27)

Faire visiter ma cuisine ?


Ben, même si elle est relativement grande on en a vite fait le tour quand même, je vais plutôt vous proposer une recette de cuisine.

En fait, un des rares que je sache faire sans consulter la recette toutes les 30 secondes.


Vous prenez dans la "machine à glagla" du beurre et des œufs, en principe c'est bien là que vous les rangez non ?


Ensuite dans le placard vous sortez, sans vous faire tomber un tas de trucs sur la figure, de la farine, du sucre, de la levure et du bon chocolat à cuire et c'est tout !


Bien entrons dans le vif du sujet.


Toujours du placard vous extrayez deux "verduriers" et un "c'est juste ce qu'il faut mettre".


En dessous dans le tiroir vous prenez une "quatre dents" voire un "tourbillon" si vous voulez travaillez à l'ancienne, si vous êtes un adepte du mécanique vous extrayez de sous l'évier (je sais, mes rangements sont bizarres) le "chat à neuf queues" électrique. Vous vous munissez également d'un "tranchant" pour couper le beurre, d'un "racle à fond" pour ne pas perdre une miette de votre préparation.


Bon, dans un des verduriers (le plus grand) vous mélangez avec énergie 2 œufs et 125 grammes de sucre, vous ajoutez 75 grammes de farine et ½ sachet de levure, et vous mélangez encore, allez un peu de nerfs, ça doit vous faire mal dans le biceps, sauf si vous avez opté pour le chat à neuf queues, mais là ça gicle dans tous les coins.


Avant de reprendre votre travail de musculation vous mettez dans le "Bernard Werber" le deuxième verdurier dans lequel vous avez cassé 125 grammes (pour tout dire moi j'en mets à l'aise 150) de chocolat à cuire avec un peu d'eau (j'ai oublié une fois, le chocolat n'a pas apprécié) et zou 2 minutes à fond les manettes.


Quand Bernard bip, vous ajoutez à votre beurre préalablement coupé en petits morceaux avec votre tranchant, ça uniquement si vous n'avez pas un de ces merveilleux beurres qui fondent dès qu'ils sortent du glagla. Vous mélangez jusqu'à obtenir une belle mixture bien mousseuse dans laquelle vous êtes priés de ne pas plonger un doigt gourmand, vous pourrez lécher le verdurier plus tard.


Vous ajoutez ce beurre chocolaté à votre autre préparation et vous mélangez.


Bon, comme la vaisselle n'est pas mon occupation favorite, je fais cuire dans le verdurier de base mais avant je finis de bien touiller avec le racle à fond pour que le mélange soit aux petits oignons. Avant d'enfourner 9 minutes puissance maxi dans Bernard, j'ajoute en pluie des pépites de chocolat que je conserve dans le compartiment super-glagla pour éviter qu'ils ne fondent trop à la cuisson.


Et au bout de 9 minutes, bip vous avez un délicieux gâteau au chocolat dont vous me direz des nouvelles.

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La recette du KadHB (Joe Krapov)

- Eh bien aujourd’hui, ma chère Catherine, nous allons nous intéresser à la recette du KadHB pour les ceusses qui sont un peu galaffes et qui aiment à se fourrer des bonnes choses dans le copail !
- Je suis prête, môssieu Raymond. J’ai mis ma catiolle et ma belle devantière !
-Vous allez commencer par me sortir vos orceux !
- Tous ?
- Il faut une robervalle avec son valiseau, un fil à couper l’amann de la Prévalaye, une boursoule à bords relevés, un rollet à pâtisserie, une bolée et un grand coulvassier.
- Voilà, voilà. J’ai tout déballé.
- Les ingrédients à présent : il faut 200 g. de farine, 200 g. de sucre et 200 g. d’amann,une pincée de sel, du lait, de l’huile et un sachet de levure de boulanger lyophilisée.
- Oh oui, oh oui, j’aime la levure ! C’est ce qui fait gonfler la pâte ! Mais je ne savais pas qu’on pouvait lyophiliser les boulangers !
- Justement ! Vous allez commencer par me remplir une bolée d’iao au robin. Veillez à ce qu’elle ne soit ni trop chaude, faut pas qu’elle soit à bouëdre, ni trop froide, mon boudet. Comment ça fait-y quand vous y boutez le doigt ?
- Hi ! Hi ! C’est mouillé !
- Dans votre bolée d’iao à 37°, vous y versez la levure. Mélangez, maintenant.
- Beuh ! C’est dégueu ! C’est comme quand je me suis guénée à la rave  !
- On va faire d’abord la pâte à bara. Fourrez donc une tapée de farine dans le valiseau avec une pincée de sel. Versez l’iao avec la levure. Mélangez. Complétez avec un gobillon de lait puis avec une cuillerée d’huile pour obtenir une pâte bien lisse.
- Il est-y pas beau, môssieur Raymond, ce pâton ?.
- Maintenant je vais vous le démêler à la façon de mon grand-père…
- Oh oui ! Oh oui !
- Vous poussez la pâte devant vous avec la paume de la main, c’est ça, poucéyez, vous repliez vers vous, vous donnez un quart de tour à droite, vous repoucéyez, repliez, donnez un quart de tour et ce pendant quatre bonnes minutes.
- Ca va vraiment monter après toute cette pétrissure ?
- Mais oui, mais oui, ne vous bilez point. Voilà qui est bien. On va la mettre à reposer au chaud près d’un radiateur pendant trois quart-d’heures. Pendant ce temps, si vous le voulez bien, ma chère Catherine, je vais vous emmener voir ma fabuleuse collection…
- …d’estampes japonaises ?
- … de fèves de l’épiphanie ! 

Trois quarts d’heure plus tard : 

- Oh ! Môssieur Raymond ! Comme c’est gros et beilloux, maintenant !
- Eh oui, Catherine ! Grâce à vos mains expertes, l’objet s’est développé et a pris des proportions admirables ! Prenez le rollet à pâtisserie !
- On va l’écabouir ? Quel dommage !
- On l’écabouit de manière à former un très grand cercle, plus grand que la boursoule. Vous allez ensuite couper avec votre eustache deux cent grammes d’amann si possible en neuf morceaux rectangulaires que vous allez poser au centre du cercle de pâte. Ensuite vous pesez deux cent grammes de sucre fin que vous frambayez par-dessus. Vous repliez ensuite les forrières des quatre coins pour encrouiller beurre et sucre.
- Et après ?
- Après on se lance dans un feuilletage. Avec le rollet, j’écabouis la pâte de manière à obtenir un rectangle trois fois plus long que large.
- Comme ça ?
- Oui très bien. On replie en trois et on donne un quart de tour. On recommence l’opération trois ou quatre fois en veillant bien à ce que l’amann et le sucre ne se décrouillent pas.
- C’est bien comme ça ?
- Très bien, chère Catherine ! Maintenant vous le positionnez dans la boursoule et je vais vous l’enfourner vingt- minutes…
- Oh oui ! Oh oui !
- … à thermostat 240 °.
- Waouh ! C’est chaud ! Mais dites-moi, môssieur Raymond, maintenant que l’objet est à cuire, qu’il nous reste à ramasser le bourrier et à faire notre échauderie, c’est quoi un KadHB ?
- C’est un Kouign-amann de Haute Bretagne !
- Qu’est-ce qu’il a de particulier par rapport à un KadBB ?
- Celui-là, au bout des 20 mn, on le retourne dans le grand coulvassier et on le réenfourne pour dix minutes !
- Ah oui, un petit supplément gratuit ? Un « reviens-y faire des beluettes » ? C’est un tour de main de votre grand père ? Une essespécialité régionale ?
- C’est surtout que mon fourneau est vieux et qu’il chauffe plus en haut qu’en bas ! Ca permet de faire cuire le dessous en le mettant cul par dessus ! 

30 minutes après : 

- Voilà, ma chère Catherine, ce kouign amann doré sur ses deux fesses, euh pardon, faces ! Comme il a l’air goulayant ! Il est temps de passer à table et de royaumer. Mais, qu’y a-t-il, vous faites la renfignouse, Catherine ? Vous êtes déçue ? Quelque chose ne vous a pas plu ? Mais vous pleurez ?
- Ben oui, je viens de me rappeler que je vais pas pouvoir en gaffer du KadHB à cause de mon cholestérol !
- Ce n’est pas grave, ma chère Catherine. Pour vous consoler, je veux bien vous la montrer, maintenant, ma collection d’estampes japonaises !
- Ah ? Vraiment ? Ben écoutez, je suis désolée, mais…
- Mais quoi Catherine ?
- J’ai pus envie !
- Bouououh !
- Mais saperlotte ! Pourquoi vous pleurez, vous aussi, môssieur Raymond ? pas pour les estampes quand même ?
- C’est à cause du gâteau ! Je dois faire mon renoncis, moi aussi !
- Vous avez du cholestérol ?
- Non. Moi, je ne peux pas en manger… à cause de mon diabète ! 

V’la l’boute !

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Des bougies sucrées (Tilleul)

La cuisine, ensoleillée de préférence, c'est mon domaine.
En cette saison, mes journées sont remplies par la conservation des fruits et légumes récoltés au jardin.
Mes skisseràrangés débordent de bidules utiles, ou non, à un cordon bleu... En voici quelques-uns:
- la trucàembrun me rend de multiples services pour cuire, rôtir et même stériliser. Equipée d'un radar sifflant, elle me prévient quand la cuisson commence...
- le sèchefeuille (n'a pas beaucoup servi cet été, à cause des limaces)
- des doigtsdaciés qui évitent de manger avec les mains...
- des touilleurs pour touiller
- des tripiques et des quadripiques qui comme leur nom l'indique servent à piquer la nourriture ou un voisin qui s'incruste...
- une chaussure de mon petit-fils, que l'on croyait perdue...

Aujourd'hui, je fais de la compote de pommes.
Recette: à l'aide du tirepeau et du troupom, préparer les fruits et les couper en morceaux avant de les déposer dans la trucàembrun.
Ajouter la contenance d'un pourcaféthé de sucre fin. A la fin de la cuisson, mélanger à l'aide du minenbois. Très facile... Impossible de ne pas réussir... Je vous conte une mésaventure de l'an dernier à pareille époque...
Pour récolter de l'argent pour l'école, je confectionne des bougies à vendre au marché de Noël.
Dans une vieille céàjeter, les cires et restes de bougies fondent... parfumés à l'essence de pommes... la cuisine embaume, et la compote dans le trucàembrun cuit... Je me rends compte qu'il n'y a pas assez de sucre, je remplis une grosse pourcaféthé... et je la verse... dans la paraffine fondante...

Remarque : en prévision du menu traditionnel de Noël : boudin, purée de pommes de terre, compote, vous pouvez la conserver dans le froiçagel ou le gelcéfroi... Là aussi, j'y trouve parfois des choses étranges... Un soir, un paquet de spaghettis acheté le matin, avait disparu... Je l'ai retrouvé dans le froiçagel... Et la crême glacée? Je vous laisse deviner... Ca me rappelle... Non, ça suffit! Assez d'étourderies contées pour aujourd'hui!

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