31 mai 2008

Ode ou Aude au fromage ?

Ah, pour mon quatre heures ce n’est pas le p’tit pain au chocolat que je préfère. En bonne normande, c’est au camembert et au beurre que j’ai grandi, le camembert j’ai même longtemps cru que c’était le seul fromage.

Un jour, j’ai découvert le fromage de chèvre et ma vie en fut bouleversée. Exquis fromages qui se récitent comme un poème : chabichou, pélardon, picodon…

Et si je vous racontais le comté : le meilleur jamais gouté avait 36 mois d’affinage et était au lait cru bien entendu. Un comté, avec sa texture légèrement granuleuse, miam, je me régale.

Évoquons le parmesan, si dure que la fromagère appelle son mari pour le découper. Un bon parmesan, c’est orgasmique, surtout accompagné d’un bon vin.

Abondance, beaufort, morbier : tous ces noms aiguisent mes papilles, font frémir mon nez.

auderebus

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Et si le Moya ? (cartoonita)

Et si Tu n’existais pas ? Il ferait comment mon papa ? Envisagerait-il même de continuer sa vie sans Toi ? Odalisque alanguie à sa table, Tu pimentes sa vie, accompagnes son verre de vin rouge et relèves son haleine. Il ne dit-t’y pas, mon papounet, qu’un repas sans Toi c’est comme un slip sans élastique ? Et ma grande sœur, je la connais si bien. Elle ne pourrait pas se passer de son « Moya », c’est le nom que, petite, elle Te donnait. Adulatrice de l’Épouasse, comme notr’pôpâ. Ils s’en délectent tous deux, comme c’est pas permis. Ah, « Épouasse », une de Tes variantes dont les terribles effluves circulent à une vitesse supérieure à celle de la lumière. A ce seul mot, l’orgasme gustatif les frôle tous deux... Oh là là ! Avec sa mollesse ou sa dureté, Ta pâte les fait littéralement fondre. En disparaissant, Tu ferais aussi beaucoup de peine à mon cher et tendre époux qui a également cédé à Tes charmes. Alors qu’au Maroc, malheureux, il ne connaissait que la vache qui se bidonne, maintenant, il se vautre dans le lait transformé sans plus pouvoir s’arrêter. Aie pitié de tous Tes adorateurs ! Ô Fromage tant aimé, ne nous quitte pas, on ne peut T’oublier, ne T’enfuis déjà…

epoisses_2_1_

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30 mai 2008

Petit conseil aux retardataires du défi #12

Notre amie Val  ne peut pas s'occuper des derniers textes qui lui parviendraient à partir de maintenant.
Si vous lui en avez posté un, aujourd'hui même, il serait prudent de l'expédier de nouveau à Janeczka ou à moi-même.

Papistache.

 

Sont commandés les plateaux suivants :

(en vert les plateaux servis à midi, vert foncé à midi 01 et plus)

 

Cartoonita
    Aude
        Janeczka
            Majic
                MAP
                    Tilu
                        Val
                        Miss-Ter
                    Papistache
                Alfred
            Yvette
        Caro-carito

    Aurélie
Kloëlle

    J.

        Teb

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25 mai 2008

Défi # 12

Oui, bon, ben, le "défi #12" on va pas en faire tout un fromage ?
    Quoique  ?
        Et si ?
            Allez !
                 Le “défi # 12” sera au fromage ou ne sera pas !


Un récit, un poème, un souvenir, une recette, une tranche de vie, une parodie, un dialogue... bref tout ce que la littérature compte comme genre mais... au fromage !
Illustré ou pas !
Vous nous surprendrez, nous nous surprendrons !
Ah ! Une petite contrainte pour la route, quand même : insérez, incognito, un titre d’une chanson de Joe Dassin dans votre texte. Les lecteurs s’amuseront à le retrouver.
Et puis... interdiction de commencer une seule phrase par une consonne.
Voyelle exigée !


Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai déjà les narines qui frémissent  !

Au choix, pour les envois, avant samedi 31 mai 9 h 00, fromage et dessert donc :


pitch30@wanadoo.fr  ;

janeczka@hotmail.co.uk ;

papistache@laposte.net

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24 mai 2008

Trop fumé d’avoine et de marroco (Cartoonita)

Aveu :

Je plaide coupable
(mais pas responsable)

De détournement de sujet.
Saurez-vous me pardonnez ?

L’amnésie que c’était

J’l’ai un peu transformé.

C’est devenu

Je ne me remets plus

Au réveil,

Plus de fiel

A deux années lumières d´ici, j´habite, peut-être est-ce ailleurs
J´n´reconnais plus ma vie, ça me fait peur
Je vis dans un monde qui n´existe pas
Sans ma haîne je ne suis plus tout à fait moi...

Depuis ce matin, j´ai égaré ce que j´étais
Cette guimauve ne me dit rien, avec ce sourire niais
On peut bien m´appeler chérubin ou agnelle
Sans toi, ma haîne, peu m´importe qui m´appelle...

Comment dit-on « j’t’emmerde », je ne sais plus
Le parfum d’un juron, je n´le sens plus
Comment fait-on la gueule, si j´avais su
J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...
Les mots colorés et grossiers, je ne crie plus
Et le sens de l´insulte, je l´ai perdu
Comment faire un doigt d’honneur, si j´avais su,
J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...

A mon état fripouille d’origine j´ai essayé de revenir
De mettre un peu d´ordre dans mon anté-coeur, de le rafraîchir

Je m´suis coupé ces ridicules tresses, j´ai rasé les murs
Ce que j´ai fait, je n´en suis pas sûre...

J´ai tout oublié, j’ai cessé de détester...
J´ai tout oublié, je ne sais plus vociférer...

Au secours, je ne me reconnais plus !

Qui c’est ce bisounours qui squatte dans ma vie ?

J’en veux plus, de ce gros plantigrade cul-cul,

A bas les niaiseries, je préfère les vits !

Rendez moi ma vie, ma haîne,
Ma verve et mon aversion, mes chaînes…

Ne t’inquiète pas,

Rendors toi, je suis là.

Ce n’est qu’un mauvais rêve,
Une très courte trève.

Tu te réveilleras bientôt,

Non pas frais et dispos,
Mais perverse et putride

Comme à ton habitude !

En y songeant, tu te bidonneras,
Comme une hyène tu ricanneras,

Charognard hilare et rigolard,

Au souvenir de ce cauchemard



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Container (Majic)

Claude aime beaucoup faire la sieste ! Claude travaille depuis bientôt vingt trois ans dans une société d’import-export et il est passé par tous les services administratifs : gestion du personnel, formation, moyens généraux et  aussi par les autres services tels que le dédouanement, les finances !

Tout récemment il a été affecté au service maintenance qui s’occupe des transports mais aussi du stockage sous douane des containers qui servent à importer les marchandises les plus variées (pneus, denrées alimentaires, produits surgelés mis dans des containers spéciaux) . Dans son nouveau service, il avait largement le temps de vaquer à d’autres occupations et il ne se prive pas de surfer sur Internet, de sortir faire un tour en dehors du port : il était bien plus libre qu’avant !

De temps à autre il venait au travail le matin dans sa propre voiture et il garait son véhicule dans le parc à containers  avant de rejoindre son bureau ! Ce jour là son meilleur ami, Yvan a décidé de lui faire une belle blague : il lui prit le matin même, à leur arrivée au bureau les clés de la voiture (une Clio) et  profitant du faite que Claude était absorbé (pour une fois) par le travail, il sortit du bureau, mit la voiture en marche et….la fit entrer dans un des containers déchargés !

Yvan se frottait les mains, il allait bien rigoler lorsque  Claude se rendrait compte que sa voiture n’était pas à l’endroit ou il l’avait stationnée !

Claude finalement était tellement occupé qu’il passa la matinée à éplucher des dossiers sans avoir le temps de sortir ! Au moment du déjeuner il n’eut que le temps de manger son casse-croûte dans son bureau avant de mettre en place (comme d’habitude) les fauteuils sur lesquels il allait piquer son sommeil réparateur de la mi-journée !

Le sort pourtant en a décidé autrement !

Yvan, en effet, avait du remords entre temps et décida de parler à Claude de sa blague, mais il fallait qu’il le fasse avant que son ami ne commence sa sieste et il se rendit  d’un pas rapide au bureau ! D’abord courroucé en apprenant la « mauvaise blague », Claude  devint plus conciliant envers son ami et tous les deux décidèrent de rejoindre la voiture pour voir !!

La voiture était vraiment bien garée dans le container et Claude libéra son ami en riant un peu tout en pénétrant dans le container ! Claude entra dans sa voiture et ajusta le siège aussitôt pour ne pas rater sa sieste ! Y  comprit que son ami ne lésinait pas, il le laissa donc à son aise ! En sortant du container, il n’oublia pas de …..refermer la porte !

Comble de malheur le fameux container de monsieur Claude était sur la liste de ceux à rapatrier sur le bateau de ce matin même, l’opération  devait se faire rapidement pour éviter les surestaries et Claude en voiture dans un container fermé faisait de beaux rêves !

Le container fut soustrait au sol discrètement par un grand chariot élévateur et alla prendre place dans la grande soute du bateau ! D’autres containers suivirent, puis d’autres, puis d’autres !!!

A son réveil, nuit noire ! Monsieur Claude ne se rappelle plus de rien ! Un heureux mouvement de ressac l’incitait à se rendormir !

C’est Yvan qui donna l’alarme bien après !

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Oubli du samedi (J.)

Si un jour je me levais en oubliant qui je suis, j’inventerais ma vie.

J’aurais parcouru les terres armé d’un bâton et mes sens, parlerais vingts dialectes assit en croix sur les sofas des rois, en Chine, en Souabe, aux lèvres d’un diamant conquit sur les sommets d’Afrique.

Mon équipage et moi sur nos bateaux en Caraïbes serions devenus riches d’un trésors enterré, adulés, aimés des femmes et des joies.

J’aurais conquit la lune il y a peu, et salué le monde suspendu à ma voix.

On auraient crains mes chars et les bombes que j’aurais inventées - parti d’une pomme tombée j’aurais expliqué les planètes et les forces.

Et les foules en masse à chacune de mes scènes et devant l’Olympia.

Et on criera mon nom.

J’aurais écrit des livres comme des fleuves, décrit les arts et l’histoire, aimé des papes et des rois.

Ce matin là je serais vibrant, brillant, fou, géant, intraitable, aimant, immense et infernal.

Puis verrais ton visage

Emmitouflé de draps

La douceur de ton corps

Et puis un cheveux d’or

Et le souffle à tes lèvres

Rappellerait ta voix

Et tout me reviendra

Et je serai heureux

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Un moment de doute (Tilu)

Quelle est cette fille qui me regarde ?

Un air étonné dans les yeux,

Interdite en face de moi ?


Son allure me dit quelque chose…

Une ancienne connaissance ?

Inconnue, qui es tu donc ?

Silencieuse et immobile…


Je te le demanderais bien, pour savoir…

Et je rangerais mon miroir

?

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Hyppolite (Kloelle)

Bleu. Bleu c’est étrange. C’est une couleur que je n’ai jamais aimée. Le jour est doux. Je le sens à travers la fenêtre entre-ouverte. Je suis chez moi, mon odeur et plus encore inonde chaque réalité de cette pièce et pourtant ce bleu, ce bleu que je ne m’approprie pas.

Il y a cette douleur imprécise derrière ma tête et cette sensation d’étourdissement quand j’avance. J’aimerai atteindre la fenêtre pour voir mais je n’y parviens pas.

Les murs sont jaunes. Des murs jaunes, un sol bleu et pas un souvenir qui viendrait me parler de cette association de couleur hasardeuse.

J’entends les bruits de la rue, avec netteté. Fracas de freins et vrombissements de moteurs, voix claires et aiguë, entrelacement de conversations, nous sommes en ville. C’est ça, la ville et ses odeurs qui m’encombrent.

Je regarde autour de moi, je cherche des repères, des objets qui me parleraient de moi. Il y a bien ces grosses chaussures beiges devant la porte mais je suis persuadé n’avoir jamais eu à les porter. C’est comme cette veste qui pend sur la chaise, je la connais bien et pourtant je ne me vois pas épouser ses formes.

La table basse est encombrée de mille choses, un reste d’apéritif, deux rondelles de saucisson, quelques biscuits soufflés : ça tombe bien, je ne sais pas qui je suis mais je sais que j’ai faim.

Il y a des bandages aussi, et des onguents aux odeurs fortes. Voilà qui explique sans doute ce mal de crâne.

J’entends une clé qui tourne dans la serrure, et une voix veloutée qui vient vers moi.

-          Hyppolite ?

Si c’est mon nom, je n’aime pas. Il faut espérer qu’elle ne s’adresse pas à moi. ..Raté… C’est vers moi qu’elle a tourné ses grands yeux bleus, bleus comme ce plastique mou au sol. Elle a du le choisir pour s’harmoniser avec son intérieur. Elle a une tête à avoir ce genre d’idées.

-          Hyppolite…Tu es réveillé. Ne bouge pas. Mon pauvre tu es dans un sale état. Elle ne t’a pas raté cette voiture. Allez, couché mon chien., le vétérinaire viendra ce soir refaire tes bandages.

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Double scotch (Caro Carito)

Je portai machinalement la main à ma tête, p….., certains matins sont vraiment pâteux. N’empêche, je n’avais pas dû trop boire car aucun mal de crâne ne s’accrochait à mes tempes. Je m’assis sur le lit en désordre, essayant d’accoutumer mes yeux à la pénombre. Un coup d’œil à ma montre. 6h32 indiquaient les aiguilles dorées. Tôt, même si la lumière filtrait à travers les stores. Tiens, je n’avais pas dormi seul, un corps doré sommeillait à mes côtés. Je ne pouvais voir son visage caché sous des mèches folles. Un instant, j’eus envie de la réveiller mais non. Qui était-elle ? Je ne me souvenais même pas de son nom.

En fait, je ne me souvenais même pas de qui j’étais. D’un saut, j’atteignis la salle de bain. Un homme dans la trentaine me fixait soupçonneusement, une barbe drue envahissant ses joues, des cernes de mauvaises nuits accrochés à son regard sombre. Il passa une main sur son visage avant de s’asperger d’eau. Après ce bref dialogue muet avec ce double inconnu, je récupérai quelques vêtements qui jonchaient ça et là le plancher de la chambre. Je souris, la scène semblait sortie d’un film blockbuster alignant les souvenirs suggestifs d’une nuit qui fut, à n’en pas douter, torride. Les fringues m’allaient bien mais ne recelaient aucun indice quant à mon identité. J’avisai une bouteille de Cardhu à moitié vide. Je reniflai le verre vide, du 16 ans d’âge. Instantanément, je me retrouvai dans un bar, et j’entendis ma voix, une voix rauque, prononcer ce sésame magique qui m’ouvrait les portes de la nuit : « double scotch ! ».
Je parcourus la maison aux pièces en enfilades labyrinthiques. Des corps reposaient ça et là comme une version trash de la Belle au bois dormant. Il leur faudra bien plus d’un baiser pour se réveiller. Un salon où traînaient des dessous d’assez mauvais goût et des lignes de poudre blanche. Des coupes et des bouteilles à moitié renversées. Et partout, cette odeur de sueur froide et de cigarettes qui colle à la peau. J’entrai dans une vaste pièce lambrissée. Une bibliothèque vidée de ses livres. J’appuyai sur l’interrupteur faisant jaillir une lumière glauque. Un tripot. Je raflai une épaisse liasse de dollars qui traînait au milieu des jetons.

Je descendis le grand escalier de verre. J’avisai une pile de manteaux et pardessus accrochés en enfilade. Le silence régnait partout, je n’avais rencontré personne, enfin juste des inconnus semblables à des statues de chair. J’allais attraper un imper beige quand mon regard accrocha une photographie par terre. Elle avait glissé d’une sorte de press-book. Je m’assis un instant pour le feuilleter. Le visage de l’inconnu dans la glace se trouvait là parmi d’autres belles gueules. Il avait interprété Garcin. Sur la photo, découpée dans un magazine, mon regard s’arrêta sur le menton veule. Oui, ce mec avait le visage de l’emploi, empreint de lâcheté. Je caressai mon visage, étrange, l’acteur sur la photo dissemblait de l’homme aperçu dans le miroir. J’avisai une invitation. Ainsi le grand raout avait été organisé suite à une représentation de pièces courtes de grands dramaturges. Il semblait que mon sosie y tenait une place d’honneur, interprétant  « Parle-moi comme la pluie » de Tennessee Williams.

Les mots lui revinrent immédiatement, il revoyait le théâtre, la scène, cet homme qui avait passé la nuit dans une baignoire remplie de whisky et de glaçons et cette femme pathétique qui attendait de l’autre côté de la ville. Cette intensité physique, ce désir brut, animal entre eux deux, qui devait rejaillir sur le public. Il se souvint que, ce soir-là, il aurait presque pu le palper. Il ne souvenait pas même du visage de sa partenaire, sa maîtresse sans doute. Mais il sentait aussi que une autre femme l’attendait de l’autre côté de la ville, qu’il fuyait sans oser l’abandonner, cette ombre dont les yeux éteints lui faisaient horreur et dont il ne pouvait s’écarter. Cet homme était un lâche, un Garcin.

Il franchit la porte et avisa un homme à tout faire qui lui tendit un trousseau de clefs et lui désigna une voiture. Il n’entendit même pas le nom que l’homme murmura en lui tendant les clefs. Il ne jeta même pas un coup d’œil dans la boîte à gants. Il y trouverait sans doute quelques papiers d’identité. Il enclencha le moteur et se mit à filer vers l’autoroute, sans même regarder derrière lui.

Il lui fallait partir loin, jusqu’au prochain bar, jusqu’au prochain double scotch.

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