05 juillet 2008

INVENTAIRE (Tilu)

Une larme de rosée

Un parfum respiré

Un serment murmuré

Un tendre baiser….



Un papillon léger



Une chanson en tête

Un sourire, des fossettes,

Des yeux bleu et paillettes

Une rose offerte



Un papillon volète



Un lever de soleil

En bouche, un gout de miel

Une caresse au réveil

Un reste de sommeil



Un papillon vermeil



Une balade en forêt

Dans le cou, un air frais

Un poney dans le pré

Un câlin dérobé



Un papillon doré



Un ciel noir étoilé

Un silence habité

Une main à serrer

Se comprendre sans se parler



Un papillon rêvé….

flamb__

Posté par Old_Papistache à 09:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :


Une boite de bonheur (Aude)

Plusieurs fois que j’en cherche déjà mais c’est pas facile. On m’a pourtant dit que ça existait. J’étais un peu sceptique au début. Même les haricots, je ne les achète pas en boîte, alors le bonheur… Je rentre dans cette épicerie. On ne sait jamais.

- Bonjour Monsieur,

- Bonjour Mademoiselle, que désirez-vous ?

- Une brique de lait, des tomates et puis une boîte de cassoulet et une boîte de bonheur s’il vous plait. Ah j’oublie, il me faudrait du beurre aussi, je n’en ai plus.

J’ai lâché la boîte de bonheur au milieu d’autres choses, comme ça presqu’innocemment.

- Une boîte de bonheur ? Mais je n’en vends pas.

- Ah bon. On m’avait pourtant dit que j’en trouverais chez vous. Vous vendez tant de choses.

- Mais le bonheur ne s’achète pas.

- C’est ce que je leur dis à tous mais personne ne veut me croire. Aujourd’hui tout le monde pense que le bonheur s’achète.

- Non, le bonheur se mérite, Mademoiselle.

Je ressors de l’épicerie un peu dépitée. «  Le bonheur se mérite. » Avec ça, je ne suis pas plus avancée. Et que faut-il faire pour mériter le bonheur ? Est-ce que je le mérite moi ? Je décide d’interroger mon voisin. Il a une boîte de nuit.

- Je cherche une boîte de bonheur ? Tu sais où je peux en trouver ? L’épicier vient de me dire qu’il ne faisait pas le bonheur en boîte et que ce dernier se méritait.

- Dans ma boite de nuit, je vends du bonheur. Les gens sont heureux, se détendent.

Je suis sceptique. Il vend plus d’alcool que de bonheur, à mon avis. Je rentre chez moi et consulte ma boite mail. J’ai reçu plein de mails, dont un de mon amoureux qui me remplit de bonheur. Une boite mail peut-elle être une boîte à bonheur ? Je vais chercher mon courrier. Bof, que des factures. Ma boîte à lettres n’est pas boîte à bonheur aujourd’hui.

Je vais dans mon jardin. Il est ensoleillé, les roses sont parfumées et se joignent aux senteurs du jasmin. Les oiseaux chantent bien à l’abri du chat qui ne les regarde même plus, trop occupé à se prélasser au soleil. Un enfant arrive, le cartable à la main et le sourire aux lèvres, derrière lui, un amoureux- dans son mail il annonçait qu’il arriverait de bonne heure - tout tendre et tout doux. Je respire de bien être. Quelqu’un a dû ouvrir une boîte à bonheur pas loin et il s’est envolé jusque là.

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

Souvenirs d’enfance (Brigou)

    Dans ma boite à petits bonheurs je retrouve surtout ceux liés aux souvenirs de l’enfance :

   Déguster la confiture de mûres :

                   

Les jeudis après-midi : la virée en 2 CV dans les petites routes tranquilles de Normandie, les fous-rires à attraper les plus hautes branches pour cueillir les fruits, les chansons à tue-tête, les paniers remplis, les doigts tâchés par les mûres et le retour à la maison, ivres de soleil et de bonheur !

   Pique-niquer en montagne :

Les dimanches en plein été : se retrouver en famille, étaler les couvertures à l’ombre des sapins, ramasser du petit bois pour mettre en route le barbecue, siroter l’apéritif maison de maman, jouer au badminton, faire des couronnes de fleurs pour mettre dans les cheveux, s’endormir dans la voiture au retour !    

   

Le départ en vacances  :

Se lever dès l’aube, compter les heures de route, se chamailler dans l’arrière de la voiture, s’arrêter pour la « pause pipi », se raconter des histoires drôles et des devinettes, s’interroger sur les plaques d’immatriculation des voitures, pleurer « qu’on a faim, qu’on a soif et qu’on veut arriver » !

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

02 juillet 2008

Au creux de la boîte aux petits bonheurs

Brigou ; Aude ; Tilu ; MAP ; Pandora ; Adi ; Joe Krapov ; Tiphaine ; Joye ; Mariev ; Vanina ; Caro-Carito ; JF ; Ondine ; Janeczka ; Val ;

Posté par Old_Papistache à 21:25 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :

29 juin 2008

Défi #17

Quatorze participations reçues cette semaine. C'est chouette!

Cette nouvelle consigne est une consigne de MAP. La voici: 

Inventaire de votre boîte à petits bonheurs avec tous les souvenirs qui s'y rapportent.

Et toujours une adresse pour vos envois:

samedidefi@hotmail.fr


Bonne semaine à tous

Val, votre administratrice préférée (ben quoi?)

Posté par valecrit à 10:00 - - Commentaires [37] - Permalien [#]
Tags :


28 juin 2008

La vie quotidienne (Tiphaine)

Six heures trente, le réveil sonne.

Six heures trente, ma main s’abat sur lui.

Six heures trente-sept, le réveil sonne.

Six heures trente-sept, ma main lourde s’abat sur lui.

Six heures quarante-quatre, le réveil sonne.

Six heures quarante-quatre, ma main lourde s’abat rageusement sur lui.

Six heures cinquante et une, le réveil sonne.

Six heures cinquante et une, il est mort.

Trois coups auront suffi.

Plus personne ne m’empêchera désormais de rêver en paix.

Six heures cinquante-deux, j’éteins l’alarme du réveil.

Six heures cinquante-trois, je dors.

Seule.

Posté par valecrit à 13:44 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

A premiere vue - Janeczka

Je n'arrive pas a mettre la main dessus ce matin.
Pourtant, je le mets toujours pres du lavabo, la veille au soir. Ce n'est pas mon genre de perdre quelque chose!
'Mon oeil!' me dites-vous.
C'est pourtant bien de cela qu'il s'agit!!

Je l'avais pose la, pret a le rincer (comme un dentier, cela s'entretient), mais il a disparu!
Un de mes yeux preferes, en plus! le droit!
C'est que je ne l'ai pas eu a l'oeil, mon oeil! j'ai du debourser pas mal! c'est mon ami Wang qui m'a propose d'en racheter un.
'Ca te dirait, un oeil neuf?' A vue de nez, pourquoi pas? mais avec son accent, j'ai compris 'nouilles 'n' oeufs'! j'ai cru qu'il me parlait d'une recette cantonaise 'rock 'n' rock'!
'Mon oeil!' me dites-vous encore. Croyez-moi si vous voulez. Je fais fi de la loi du Talion.

Et maintenant, cet oeil, je l'ai perdu! c'est que j'y tiens! comme a la prunelle de mes yeux! et je n'ai aucune idee d'ou il peut etre. C'est que, malheureusement, je n'ai pas le don de double-vue!!

*    *    *

Mon oeil! mais que fait-il la?

oeil

Posté par Janeczka à 12:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

En plein dans le mille (Papistache)

Sept heures trente. Monsieur Lanoir ouvre les contrevents fatigués de sa maison dont le crépi lépreux s’effrite en larges squames hideux. 


Sept heures trente et une. Le long bonhomme voûté pousse la porte d’entrée ; le carillon chinois lance dans le matin clair ses cinq notes aigrelettes.

Sept heures trente et une et vingt secondes. La porte se referme doucement. Monsieur Lanoir mesure tous ses gestes.

Sept heures trente-deux. Trois galets de la terrasse, épris de liberté, sont replacés dans leur alvéole respective ; un coup de talon les enfonce jusqu’au prochain  désir d’émancipation.

Sept heures trente-trois. Le méticuleux propriétaire des lieux fait face à son portail. Une allée de vingt-deux mètres et trente-huit centimètres. Sa main droite plonge dans la poche de son caban râpé ; elle en tire un lourd trousseau de clés disparates.

Sept heures trente-trois et neuf secondes. Monsieur Lanoir inspire profondément l'air humide du petit matin. Il se concentre, se repasse mentalement le film des instants qui l'attendent.

Sept heures trente-quatre. Bras légèrement fléchi mais fermement pointé vers le portail, le sexagénaire amorce le premier des trente-sept pas qui vont le conduire au seuil du portail clos. Clos, comme les yeux de Monsieur Lanoir.

Un, deux, trois, quatre... mentalement, Monsieur Lanoir compte, comme chaque matin, les pas qui le rapprochent de la serrure, ...trente-trois, trente-quatre, trente-cinq, trente-six, trente-sept. La clé vient s’emboîter exactement dans la fente du cylindre de laiton huilé à la perfection. Exactement ! Pas un centimètre trop haut ou trop bas, exactement dans la fente !

Le 25 févier 1996, il avait neigé. Le comptable débonnaire avait mal apprécié la hauteur de la couche de neige et la clé était venue heurter le barillet un demi-centimètre trop haut. Il avait dû recommencer une seconde fois. La journée n’avait apporté que des désagréments.

Sept heures trente-cinq. Monsieur Lanoir s’en retourne vers l’entrée de sa demeure, dissimulant un sourire de satisfaction derrière son épaisse moustache blanche.

— Épouse-Jamais-Lasse, j’ai ouvert le portail !
— J’arrive, lui répond une douce voix au timbre égal, j’éteins la lumière de la cuisine. Douze, onze, dix, neuf...

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

Retour à domicile (Pandora)

Elle pose son gros sac sur le paillasson et y fouille pour y trouver les clés de la porte d’entrée. Elle cherche du bout des doigts la consistance molle de l’animal en peluche qui fait office de porte clé et finit enfin par trouver ce qu’elle cherche. Elle sort le gros trousseau, récompense de sa pêche miraculeuse, et met la clé dans la serrure pour entrer dans son intérieur douillet. Elle balance ses chaussures du bout des pieds en les envoyant voler à l’autre bout de l’entrée et pose un peu brutalement son sac et son ordinateur portable. Le calme et le silence de la pièce la reposent déjà. Elle se dirige vers le répondeur pour regarder si la petite lumière rouge des messages clignote, lui signalant que quelqu’un a pensé à elle aujourd’hui…

[Elle pose … ce qu’elle cherche.] Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure et se dépêche d’entrer chez elle en posant brutalement ses affaires. Il lui reste à peine une heure avant qu’il n’arrive et elle ne veut pas le décevoir, elle veut l’étonner. Elle a acheté des petites choses épicées et exotiques à manger et les sacs regorgent de surgelés tout prêts pour l’épater. Il faut juste qu’elle n’oublie pas de jeter les emballages …

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure et pose ses affaires dans l’entrée. Une douce musique baigne l’appartement et elle sent les effluves de ce qui sera le repas de ce soir. Il sort de la cuisine, un tablier blanc serré autour de ses hanches étroites, déguisé en chef cuisinier …

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure et se précipite en courant vers la salle de bains la main sur la bouche, il était moins une. Elle va acheter un sac plus petit, elle en a marre de perdre à chaque fois tellement de temps pour chercher ses clés… Vivement que ce fichu premier trimestre se termine, on l’avait prévenue, mais elle espérait vraiment que son début de grossesse serait moins pénible…

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure dans le petit cosy le petit bébé s’agite et gazouille. Elle le regarde et lui sourit : ça y est bébé, on est arrivé à la maison et tourne la clé en poussant la porte. Elle rentre avec son petit trésor qu’elle dépose dans le salon avant d’aller rechercher le reste des affaires. « Voilà mon amour, maman va s’occuper de toi»….

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure mais elle n’a pas le temps de tourner la clé que la porte s’ouvre déjà : « Maman, on est rentrés, regarde ce que papa nous a acheté au zoo ». Des jouets jonchent le sol et elle entend crier le petit dernier depuis le salon, des enfants excités qui annoncent une soirée agitée…

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure mais elle sait que personne ne l’attend ce soir, les enfants sont chez leur père ce week-end. Garde alternée. Elle est restée le plus longtemps possible au bureau mais il faut bien rentrer et affronter le silence et la solitude. Elle qui il n’y a pas si longtemps rêvait tellement de ces moments de calme ne sait pas quoi en faire ce soir. Ce qui a été son nid douillet n’a plus rien d’apaisant…

[Elle pose … ce qu’elle cherche.]Elle sort le gros trousseau récompense de sa pêche miraculeuse et met la clé dans la serrure pour rentrer ce soir, un soir comme les autres, un nouveau soir. Une nouvelle page blanche à remplir pleine de possibilités, de promesses et d’espoir. Pour qui le veut. Et elle le veut…

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Départ (Fabeli)

Je suis venue te dire que je m’en vais.

Pour les chaussettes sales que tu laisses traîner ?

Pour le balai que tu n’as jamais voulu passer ?

Pour les mégots en vrac dans les cendriers ?

Non.

Je suis venue te dire que je m’en vais

Pour bousculer les habitudes et brouiller les années

Pour les 2 sucres dans le café et les géraniums sur la même fenêtre

Pour l’amour du samedi soir et le poulet du dimanche midi

Pour toutes ces vacances à l’île de Ré et tous ces repas de quartier

Je suis venue te dire que je m’en vais

Pour donner à mon cœur de nouvelles lois

Je suis venue te dire que je m’en vais

Pour ouvrir les yeux sur d’autres premières fois.

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :