31 mai 2008

Alfred (Yvette)

Alfred, je te quitte.

Et cette fois c'est pour de bon.

Inutile de pleurnicher comme tu sais si bien le faire.

Oh,  là là,Alfred, pas la peine d'en faire un fromage, ça va pas changer le monde !

Une de perdue,dix de retrouvées, comme te dira ta chère mère ....

Y.

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Yvette (Alfred)

Yvette, mon seul amour, mon cœur, ma vie …

Une multitude de questions  tourbillonnent  dans ma tête depuis  la lecture du post-it que j’ai trouvé, posé tel un petit papillon, ornant ton côté du lit encore tiédi par ton corps si doux.

Où aller sans toi, que faire sans toi, comment vivre sans toi, ne me quitte pas ma Vyvette, non  ne me quitte pas !

Isabelle, Maria, Martine, pas même  la  nana du 4e ne peuvent combler le vide que tu sembles vouloir creuser dans ma vie.

Et comment pourrais-je être privé de ton cheese-cake dominical parfumé comme ta peau, tendre et moelleux comme tes ….Yvette, reviens !

Alfred, ton Alfred.

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Entre la salade et le dessert, un samedi midi, chez les Papistache

Acte unique



Oisive-Épouse : Amour de ma vie, m’offrirais-tu  un petit bout d’un fromage que nous avons acheté, au marché, ce matin ?

Affriolant-Mari :  Un boudin au fromage ?

Oisive-Épouse : Encore ! Ainsi, tu ne m’écoutes pas ! Ai-je parlé de boudin au fromage ?

Affriolant-Mari : Offre au mage ! A qui rendre hommage en offrant un boudin ?

Oisive-Épouse : Insupportable gamin, cesse ; pourquoi veux-tu qu’au mage j’offre du boudin ?

Affriolant-Mari :  Alors, Joffre était mage ? On  le disait maréchal !

Oisive-Épouse : A la légion étrangère ?

Affriolant-Mari : Oui, tiens, voilà du boudin, voilà du boudin ... chaud !

Oisive-Épouse : Aux pommes ?

Affriolant-Mari : Aimes-tu le boudin chaud, mage ?

Oisive-Épouse : Adversité, adversité... le chômage des jeunes, ça c’est du boudin !

Affriolant-Mari : Observe, Douce-Épouse que le chaud  mage déjeune du bout d’un fromage !

Oisive-Épouse : Impossible ami, tu sais que je n’aime guère ton humour d’almanach !

Affriolant-Mari : Après le boudin, les nems ?

Oisive-Épouse : Ah, c’en est trop !

Affriolant-Mari : Excuse-me, Lady ! Oublions le fromage et passons au dessert.

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Un chèvre et une fourme (Miss ter)

 

Un chèvre vit une fourme

bien coulante et bien à point,

lui qui ressemblait à un loukoum,

tout sec et enroulé de foin.

Il la trouvait si mimolette

qu’il lui tailla une bavette :

« Eh ! Bonjour, Dame Vachée,

que vous êtes bien persillée ;

sans vers et sans sentir aussi fort,

j’aimerais beaucoup vous ressembler,

à vous ou à un bon roquefort,

pour m’installer à une tablée ».

« Oh ! Vade retro, tu vas m’porter l’époisse.

Asticots ? y en a point dans not’paroisse ;

t’es rien qu’un ptit crottin,

qu’on sort jamais dans les festins ».

«  Oui, Tu feta ta maline,

mais moi j’suis pas un bleu...

Ai point d’pénicilline,

dans un croûton douteux ;

tu viens de quel Comté,

pour ramener ta poire sur le Pavé ? ».

A peine eut-il terminé

qu’un coutelas fend l’air,

la fourme faicelle qui n’a rien remarqué,

invoque saint Nectaire,

mais elle a beaufort muler

des vœux à tous les « Bourre Saints »

elle se retrouve, affolée,

dans un estomac assassin.

 

Et la morale ? Est que tout frometon,

qu’il soit de vache ou de brebis,

carré, en bûche ou bien tout rond,

fait pas long feu dans un frichti...

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La tarte y flotte, avale!

...ou ma recette de Tartuffe-lettres.

Il faute (Ou d’abord ?)  que tu pries partout les engrais, dit « han » .

Un, qui loue deux pommes (de terre), deux, sans gras, mes dollars, don  (fumier ! ).

Un "Oh", non-dit reblochon, et delà, crie : « meuh ».

Est faux, quelle soif ai-je ! Acre aime!

Et… peluchent, les paumes , de terre, et cul il est à l’angle ! Aise !

Attend si on pique un coup, tôt,  dans jus d'pomme des terres!

Elle, son coït quand, là, l'âme se plante sans mâle. 

Eh , Goutte !

Et laisse, t’y es, dire !

Et mince, l’eau, gnon !

Et, fait suer!  Elle à poil ! Et mes deux, l'huile! (Et non, c'est pas Joe, rat t’es !).

Ah, joute les lards , dont !

Eh , fait suer !

Un plat !

‘A gratte, hein ?

Y phobie, hein, le barbu yeah de peur, doux !

« Ô », font mes unes, parties des pattes , à te couper en lames, elles !

Ah, joute là moue! Ah t’y es, dé l'art, dont ! Et des eaux, gnons !

Et pile, restent, en deux pommes de terre (en lames, elles !) et le reste, en dollars (dons). 

Et donne gnons, cul, hi !

Et t’as le « la » qu’ aime (fraiche !) aux deux sus.

Aidé, coupe le fromage en deux,  et pis des pauses (sureté ) pommes (déterre !).

Enfourne, Danton fou, t'es chaud.

Ah, tant que les bouts de fromage font des sous à gratte ( inné) en surface.

A Val: "ta queue c’est chaud ! "

Et c’est ma tournée !

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Tout ça pour ça (Tilu)

Il le savait qu’il ne fallait rien dire, bien sûr qu’il le savait. Une seule parole et c’était fichu. Aussi, il s’était caché dans ce bois, pour être sûr de n’être ni vu, ni dérangé par des importuns.
Il avait tout prévu, tout calculé pour pouvoir profiter de ce moment tant convoité  en toute tranquillité. Il s’en faisait une fête.
Il s’était fait discret, habillé de noir, ni vu ni connu.
Il s’était fait muet, lui, d’habitude si bavard.
Il s’était fait tout petit, lui, plutôt m’as-tu-vu.

Et puis, malgré tout quelqu’un l’avait trouvé et s’était approché… inconnu de lui mais arborant un sourire sympathique et avenant.
Alors il ne s’était pas méfié. Il ne s’était même pas demandé comment ni pourquoi ce charmant personnage passait juste par là à ce moment là. Il n’avait rien dit mais avait écouté ce nouveau compagnon si sympathique avec beaucoup d’attention.
Après l’avoir salué cordialement, ce compère s’était mis à lui dire des choses tellement vraies et tellement belles qu’il avait été rapidement sous son charme. On aurait donné le bon dieu sans confession à cet étranger qui avait la fleur aux dents et dont les paroles n’étaient que miel.

Enfin il y avait quelqu’un qui reconnaissait en lui sa beauté, son racé, sa classe naturelle et qui n’avait pas peur de lui dire. Assurément, c’était un connaisseur puisque ce nouvel ami avait deviné au premier coup d’œil ses facultés de chanteur lyrique sans qu’il n’ait eu besoin d’ouvrir la bouche.
Il avait fallu qu’il lui confirme la chose par une petite démonstration, cela avait coulé de source. Il ne risquait rien devant un être aussi sympathique..
Il s’était mis alors à fredonner, mais enflammé par son enthousiasme et encouragé par l’inconnu, il avait étalé son art et s’était exprimé de toute son âme.

Aussitôt, il avait su qu’il n’aurait pas dû.
Il s’était laissé emporté… et son petit plaisir, son délicieux moment qu’il s’était promis, qu’il avait soigneusement projeté s’était évanoui en une fraction de seconde.
Il avait ouvert grand son bec et son petit festin, sa perle rare, ce délicieux fromage affiné à la perfection (si on en jugeait par son fumet), agilement subtilisé à l’étalage fermier du marché du village à ses risques et périls, avait chu directement dans la gueule grande ouverte de ce flatteur sans scrupule, ce charmeur dégénéré, cet abuseur de confiance.

Ah ! il s’était bien fait rouler, il s’était fait avoir comme un débutant .
En plus, le manipulateur se moquait et riait de lui maintenant.
Oh ! quelle honte et quelle amertume !
Une autre fois, il se méfierait…
Une autre fois, il n’écouterait personne…
Une autre fois, mais quand ?  ….Un marché fermier, il n’y en a qu’un par an dans les environs….

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Idée au gramme (MAP)

Idée au gramme

Id_ogramme
Idéogramme pérubuvien décrypté récemment par

le professeur Kaduné de l’Institut H. E. F. de Zurich

(Hautes études fromagères) et présenté

à l’Exposition Dévachalé  2008 aux Trois Suisses.

A ce jour le Professeur certifie l’authenticité

de cet idéogramme qui signifie :

« Ma bonne étoile m’a fait trouver

le chemin qui mène aux senteurs enivrantes

du formaticlus » (fromage en bas pérubuvien) !

Une découverte fort intéressante s’il en est

car en fait la recette de ce « formaticlus »

est incluse dans l’idéogramme.

En avance comme toujours sur ses concurrents,

la société Nestolait vient d’acquérir les droits

de commercialisation de cette recette

sous le nom d’« IDÉONEST ».

Avis, donc aux amateurs de fromages, voici

une nouvelle variété à découvrir.

ERTIU  BERST ORTINA !

(bon appétit ! en bas pérubuvien )



* * *
MAP


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Affine destin - Majic

Il doit bien contenir quelque quatre cent places !
On sert nécessairement dans ce grand restaurant, des repas absolument complets et riches pour la bonne raison que ces mets sont destinés à des travailleurs qui ont besoin de beaucoup de calories !
Et parmi les aliments riches en calories, les fromages sont, bien sûr, en bonne position !

Intendant depuis belle lurette dans cette société, Arnaud est chargé de programmer les repas et Thibault  est un ouvrier d’un parmi les chantiers qui entourent la base de vie où est situé le restaurant !

Ils sont remarquables, ces deux lascars, ils se ne se connaissent que pour une seule raison : ils sont liés par une même attirance vers les fromages : Arnaud l’intendant ne peut pas faire confectionner un repas sans qu’il n’y incorpore d’une façon ou d’une autre un fromage (entrée, plat de résistance ou dessert) et Thibault, l’ouvrier de chantier pourrait faire un malheur s’il n’a pas de fromage à ses repas !

Il arrive bien que ces deux  personnages se rencontrent dans la base de vie et alors toutes leurs discussions n’arrêtent jamais de tourner autour du….fromage !

Au fameux restaurant, ce sont tous les ouvriers de cette société multinationale  (parfois à cinq cent ou six cent) qui se donnent donc rendez-vous entre onze heures et quatorze heures pour le déjeuner et qui se réunissent dans la même cacophonie le soir jusqu’à vingt deux heures pour le dîner !  

Etant conscients des risques qu’engendrait la rencontre d’un si grand nombre de personnes au seul moment des repas, les responsables du service, pour éviter les bousculades et fluidifier le passage, ont aménagé pas moins de huit grandes portes d’entrée au resto!

Et, lorsque vient le moment de la ruée vers l’intérieur de l’édifice, c’est toujours la peur au ventre que ces mêmes responsables appréhendent ces moments de grande affluence !

A l’opposé de ces derniers, Thibault, lui, loin d’être dérangé, aime plutôt bien cette confusion, ce désordre qui règne, ce brouhaha et il apprécie justement son fromage et son repas en général de cette manière, puis, peu à peu, la bousculade à l’entrée du resto devenait pour lui une condition sine qua non pour aimer ce qu’il mange !

Il  devenait même « accroc » à cette sorte de rude manière de vivre et lorsque par hasard tel ou tel autre chantier venait à déménager, le nombre de travailleurs diminuait  au resto et le calme revenait un peu,  il en devenait malade, son fromage préféré n’avait plus bon goût  sans le bruit… Il lui fallait sa dose de clameurs et d’anarchie au repas !

Un jour il a été témoin d’une horreur à l’entrée du resto : la bousculade fut tellement violente qu’un des travailleurs presque arrivé à franchir la porte fit un faux geste, perdit l’équilibre et la foule le projeta comme un fétu de paille à terre ! Une multitude de pieds, aveuglément, l’écrasa : le pauvre malheureux fut conduit à l’hôpital sans sa dose journalière de fromage, il avait deux cotes cassées !

Et pourtant, Thibault, ce jour là apprécia quand même son fromage, il n’hésita pas à prendre la part de ses voisins de table en surplus : il faut bien vivre, non ?

Un tournant, cependant se dessina dans la vie toute de fromage de Thibault et mit fin à cette vie de château : Arnaud l’intendant, qui a eu une méchante altercation avec son cuisinier demanda à partir et ainsi être muté sur une autre base de vie que gérait la société !

En conséquence, quelque temps après, un autre intendant fit son apparition et comble de malheur pour Thibault ce nouvel intendant n’aimait pas le fromage et  fit en sorte d’équilibrer les repas qu’il composait par l’apport d’autres produits ; c’est l’incompréhension et la révolte chez Thibault qui constatait que le menu changeait du jour au lendemain !

Et ce menu-là comprenait tous les ingrédients possibles et imaginables sauf….le fromage !

Outré, Thibault déposa sa demande de mutation vers un autre chantier dans l’espoir de retrouver ses goûts culinaires et surtout….. son intendant d’ami, Arnaud et devant le refus net de sa hiérarchie, ça va pas changer le monde, se dit-il : il démissionna !

Il trouva bien un emploi près de chez lui et s’entendit avec sa femme au sujet de ses préférences gastronomiques : que ce soit elle ou lui qui font les courses il faut absolument que soit prévu et acheté un fromage quelconque pour les repas !

Ainsi, son problème de fromage est bel et bien réglé et il est arrivé à  toujours avoir sous la main une variété de textures, de goûts et d’odeurs tels que ne lui a jamais donné auparavant Arnaud, l’intendant de son chantier.

A moi, se disait Thibault, à moi  les munster, le fromage bleu, le fromage de chèvre, celui  à croûte fleurie, les bons gouda au cumin, la raclette, le cheddar aux noix, le wensleydale au gingembre, l’emmenthal, le beaumont, le parmesan, le dryjack et j’en passe et des meilleures !

Il jura même de bien finir par créer sa petite entreprise de fabrication de fromage, à terme, mais…………….. il restait que cette bousculade sauvage aux portes du resto lui manquait beaucoup !

Il éprouvait ce sentiment là que quelque chose n’allait pas rond à chaque fois qu’il se mettait à table, chez lui, dans un silence et une sérénité qui lui brisaient les tympans ! Il refusait autant de calme feutré et autant de quiétude et il comprit que c’était donc ce bourdonnement significatif du resto que ses oreilles réclamaient tant !

Il lui fallait dès lors l’inventer, l’inciter, la provoquer, cette bousculade,  parce que c’est justement ce désordre-là qui lui permettait de tant apprécier ses repas et alors, sans le brouhaha, sans les injures proférées par ci par là, sans les paires de lunettes qui s’envolaient et sans les bras puissants qui l’empêchaient de prendre place à l’intérieur du resto, sans tout cela, les aliments devenaient bien âpres !

Alléluia, finalement Thibault  trouva la parade : qu’à cela ne tienne, se dit-il !
Ainsi, à  chaque fois que l’envie lui prend de « bien » manger, il va rassembler ses enfants ainsi que les enfants de ses voisins et les installe bien serrés devant la porte pour que ceux-ci, en compagnie de sa pauvre femme, le poussent vers l’intérieur de la salle à manger en criant, en gigotant !!!

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Hommage au fromage - Janeczka

'On ira, ou tu goudas quand tu goudas...
Et l'on semera encore, meme quand y aura plus de roquefort...'

Emmentalement instable - memoire de Gruyere -
Effluves de mozarella qui me rendent chevre -
Il m'en souvient...

Ete indien aux Champs-Elysees
Une tranche de fromage dans l'assiete
Un rayon de soleil affine.

O, bonheur!!

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Ode ou Aude au fromage ?

Ah, pour mon quatre heures ce n’est pas le p’tit pain au chocolat que je préfère. En bonne normande, c’est au camembert et au beurre que j’ai grandi, le camembert j’ai même longtemps cru que c’était le seul fromage.

Un jour, j’ai découvert le fromage de chèvre et ma vie en fut bouleversée. Exquis fromages qui se récitent comme un poème : chabichou, pélardon, picodon…

Et si je vous racontais le comté : le meilleur jamais gouté avait 36 mois d’affinage et était au lait cru bien entendu. Un comté, avec sa texture légèrement granuleuse, miam, je me régale.

Évoquons le parmesan, si dure que la fromagère appelle son mari pour le découper. Un bon parmesan, c’est orgasmique, surtout accompagné d’un bon vin.

Abondance, beaufort, morbier : tous ces noms aiguisent mes papilles, font frémir mon nez.

auderebus

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