23 décembre 2017

Sus, lapsus et collapsus (Vegas sur sarthe)



"Hâtez-vous docteur" suppliait Firmin le majordome "notre bonne a ses vapeurs"
Encore essoufflé de sa course, le docteur Lapalisse se pencha sur le corps abandonné au sol pour déclarer : "Elle a perdu connaissance"
"Comment peut-elle perdre ce qu'elle possède si peu ?" fit remarquer Madame sur un ton sarcastique.
L'éminent docteur tenta de rassurer : "Si c'est une syncope vagale, cela ne devrait pas durer longtemps"
"J'y compte bien" rétorqua Madame "il est si difficile de nos jours de conserver son petit personnel"
"Sinon, il faudra chercher ailleurs" répondit l'homme de sciences.
Chercher ailleurs! On voit bien qu'il n'emploie pas de gens se dit Madame.
Comme la bonne restait sans connaissance – confirmant les dires de Madame – le docteur Lapalisse ajouta : "Il peut s'agir d'une hypoxie brutale... d'une apnée"
"Pourquoi aurait-elle fait une apnée ?" aboya Madame en s'adressant à Firmin "on n'est pas bien traité, céans ?"

Gêné, Firmin balbutia: "Hum... quand je l'ai trouvée, Madame... elle avait encore en bouche le... comment vous dire... l'instrument de Monsieur"
Dans le boudoir attenant, Monsieur remettait à la hâte de l'ordre dans son habit.

"Vous viendrez me voir, cher ami" tonna Madame, le regard noir et les poings crispés.
Le docteur Lapalisse crut bon de couper court : "Il faudrait la ventiler"
"Ce sera aisé" dit Madame "elle est déjà amplement dépoitraillée!"
Finalement la bonne dépoitraillée sans connaissances bougea un peu et déjà son teint cireux virait au rose pâle.

Le docteur Lapalisse lui prit le pouls et colla son oreille sur un sein accueillant, s'y assoupit longuement puis se releva pour déclarer :"Il s'agit d'un collapsus, d'une diminution des forces avec baisse de la pression artérielle, autrement dit d'une pâmoison"
"Une horrible pâmoison" ricana Madame "elle aura sans doute trop astiqué l'argenterie... ou quelque bijou de famille ou bien elle aura chuté du haut de l'armoire"
La bonne pâmée sans connaissances reprenait petit à petit ses esprits, jetant des regards de droite et de gauche, évaluant la scène.
Comme elle faisait mine de se relever, Monsieur intervint pour l'aider mais un malencontreux croche-pied le projeta dans les bras du docteur Lapalisse.
"Docteur" minauda Madame "aidez Monsieur avant qu'il ne se pâme à son tour" puis elle se pencha vers la bonne tout à fait désyncopée "Ma fille, vous passerez à l'office pour vous défaire de votre tablier, ce qui doit être chose aisée pour vous !"
Monsieur avait pâli à son tour et d'une démarche syncopée il reprit la direction du boudoir et de son armoire aux alcools à la recherche d'un brandy ou d'un vieux marc...
Comme la porte claquait violemment il se retourna en chancelant; affichant son regard des mauvais jours Madame fonçait sur lui.
"Vous avez renvoyé cette gourgandine" osa t-il d'une voix blanche sur un ton faussement affirmatif.
"Avec un soufflet en sus, mon cher! En sus!" ricana Madame "nous nous passerons désormais de bonne en espérant que Firmin ne soit pas lui aussi sujet au collapsus"

 

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Participation de Venise

v2

v

Ça déboule sur scène, comme un boxer fou avec un mépris souverain pour la Romance.

 

Il incarne le rythme binaire, le retour têtu avec une opiniâtreté fiévreuse.

Il nous entraine dans son feu incandescent, ici on s’aime à mort.

Claude couronne l’impair et relègue le pair à la table de la canaille.

On boite avec lui sur ces arythmies endiablées.

C’est tout sauf de la chanson pépère

C’est Tristan et Yseult qui se seraient pris les pieds dans le tapis

Rien ne va plus rondement sur cette scène c’est la catastrophe des ruptures

C’est la syncope avant le malaise, et par à coup sismique il fabrique un temps qui pique , qui martèle qui bourdonne .

SALUT L’ARTISTE,

v1

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Le chant du pinson (maryline18)

 

Il y avait la vie qui bouillonnait en moi,

Il y avait l'envie, mais bafouée parfois...

 

Telle une frêle embarcation,                      

Perdue, emportée par la houle                 

Très loin, de la contemplation

Des constellations,je déboule.

Je cherche ma respiration,

A travers les rêves qui s'écroulent.

Victime de strangulation,

Je sens les regrets qui s'enroulent,

Sur mon âme en perdition.

 Je m'en vais, marchant dans la foule :

Famille de substitution.

Je suis l'oeuf et elle est la poule.

Je subi sa respiration.

Dans un souffle nouveau, je roule...

Le vent de la résurrection,

Si bon, comme un vieux vin me soûle...

Je m'emplie de satisfactions,

Jusqu'à présent, jugées futiles.

Addicte, sans contre-indication,

Pour soigner mon état fébrile,

J'achète avec satisfaction,

Un tas de trucs et je jubile.

 

J'achète aussi des armoires, pour ranger les fruits,

De mes achats compulsifs, oh la belle vie !

 

Je suscite l'admiration,

Je sais, oh combien puérile !

De mes nouvelles relations,

Qui sont, je vous le donne en mille,

Des victimes, sans prétention,

De cet engrenage subtil,

Hélas de la consommation;

Nous rendant tous déjà séniles,

Nous dictant l'accumulation,

oui ! jusqu'à nous laisser débiles,

Désabusés, sans réaction,

Amorphes, quand il faudrait crier

Pour que cesse la machination.

Le "BEAU" ne peut se fabriquer !

Tout ça n'est qu'hallucination,

Tous,  nous savons la vérité.

Mentir n'est pas la solution.

Oh ! laissez moi encor' rêver !

Vous me croyez sans ambition ?

Mais si seulement vous saviez...

Mon niveau de saturation

Est depuis longtemps dépassé.

 

Je vais dans ce monde, à ma gorge la nausée...

Moi aussi je fais la ronde, pour que vous m'aimiez...

 

Mon instinct de préservation

D'un petit peu d'humanité,

Me conduit sans invitation

Au coeur d'une belle forêt ;

Intacte est ma satisfaction

À chaque fois renouvelée,

Quand tout près, j'entends le pinson

Venant, chantant, me saluer.

Si la perdrix, sans précaution

Se joint à l'homme, d'un peu trop près,

D'un coup, d' une déflagration,

Son audace, lui fait payer.

Le dégoût, l'incompréhension,

Devant autant de cruauté,

Font place à la résignation.

Se ferment mes yeux pour pleurer...

Ici bas la désolation

Est, ce que nous en avons fait,

Et toutes nos explications

Pour peut-être nous justifier,

En guise de purification,

Pour sûr, n'auront aucun effet.

 

Je ne suis pas rappeur,ignore le hip-hop

Je ne sais me révolter,je tombe en syncope...

 

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Syncope (Laura)


S'éclater sans repos sur un rythme parfois trop binaire
Y a trop de bruit: trop fort, ce n'est plus de la musique
Nerfs à vifs, coeurs qui s'accélérent au rythme de la danse
Corps qui transpirent en cherchant une place
Or des vêtements, argent des vêtements, tout brille
Pieds qui s'écrasent, jambes qui fatiguent, bras qui se lèvent

Eclater la nuit jusqu'à la SYNCOPE

 

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Musique syncopée (Walrus)

 

Dans mon jeune temps, période qui commence à se perdre dans la nuit... des temps précisément, j'avais une cousine spécialisée dans la syncope.

À la moindre contrariété, elle bloquait sa respiration, son visage prenait une couleur violacée avant de pâlir brusquement et la charmante enfant volait dans les vaps. "Elle se pâme !" criaient ses parents qui n'avaient trouvé d'autre moyen pour la tirer de cet état que de se plier à ses quatre volontés (et plus si affinités).

Personnellement, la première fois qu'elle avait tenté ce petit jeu avec moi, je l'avais abandonnée "pâmée" au milieu de la rue. Étonnamment, au bout de quelques pas, elle était réapparue à mes côtés, comme si de rien n'était (ou presque, vu qu'elle m'avait fait la gueule tout le reste de la journée).

La syncope donc, semait le désordre au sein de sa famille.

En musique, c'est pareil : la syncope vient rompre l'équilibre de la mesure, répandant la pagaille au sein des temps forts et faibles.

Mais pourquoi donc alors utiliser un élément générateur de trouble et ne pas se contenter d'une succession de temps bien carrée ? Chaque temps à sa place et les vaches seront bien gardées !

Je vais vous le dire : pour le rythme !

Pas de syncope, pas de jazz !

Vous imaginez, un monde sans jazz...

Mais y a de quoi faire une 4862

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16 décembre 2017

Défi #486

 

Allons !
Vous n'allez pas y tomber pour si peu...

 

Syncope

 

 

4861

 

 

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Au jardin des sciences par bongopinot (195)


Au jardin des sciences
Dans une bonne ambiance
Dans une vraie cadence
Où entre deux silences

On a mis dans des pots ronds
Sous l’arbre aux faucons
Au coté de vieux bidons
De jolis rhododendrons

On y a mis de la terre
De la terre de bruyère
Que l’on a prise dans la serre
Tout près d’un drôle de lierre

Et pendant la journée
Vous pouvez les admirer
Sur ce banc oublié
Confortable à souhait

Mais si vous n’aimez pas
Il n’y a pas de tracas
Regardez les fleurs d’acacia
Ou bien ce chat angora

 

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Fleur pèle le Rhin (joye) (491)

Mon premier se trouve pendant ou après un repas riant chez les Grecs.
Mon deuxième est perdu pour le chiro dans l'orchestre.
Mon troisième se garde comme le chien de mon dentiste.
Mon quatrième seconde le chaux, le goût, et la philo.
Mon tout se dit vulgairement aux potes aux roses aux Alpes.

Qui suis-je ?

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Y aller à la ache (Joe Krapov) (430)

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Plus je regarde cette plante, plus j’examine le mot qui la désigne et plus je me dis que la lettre «h» ne sert absolument à rien.
Qui est-ce que ça gênerait, qu’on écrive son nom "rododendron" ?

C’est comme la route du rum. On se doute bien qu’elle ne croise pas la route du Rom et si Rome ne s’est pas faite en un jour, ce n’est pas la hache de Clovis qui va y changer quelque chose. Au vase de Soissons peut-être mais à l’omophonie, que dalle !

Le facteur résus, les bords du Rin, la rapsodie de Liszt, la rétorique, le rinocéros, l’oto-rino, la rubarbe, le rume. Tout le monde me comprend, non ?

Gardons le rytme. Allons voir du côté du T. Le tym et la farigoulette, la talasso, le taumaturge, le téâtre, la téologie, le téorème, la téorie. Vous me suivez toujours ?

Il y aurait bien le thé et le té, le therme et le terme, le thon et le ton. Aurais-je tort, par Tor ?

Même là où on l’entend, là où il change le son de la lettre, comme dans "shérif", "show" ou "shopping" qu’est-ce qui nous empêche d’avoir une seule graphie ? "Chérif", "chow", "chopping" comme "chat" et "chien".

Et le ph ? » vont demander les chimistes. Le ph c’est f, un point c’est tout. Philippe, Felipe, pharmacie, farmacie, je t’écrirais tout ça en fonétique, moi, tiens ! C’est ma nouvelle filosofie !

Je te la donnerais à bouffer aux piranas, la lettre « h », je l’enverrais se balader au Gana. Jamais je n’aspirerais le aricot, c’est des coups à périr étouffé.

Suffit avec Jean Anouilh ! Plus personne ne sait qui c’est ! Finissons-en avec Jonny Allyday !

La réforme de l’ortografe, finalement, ce n’est pas grand-chose à mettre en place. On déplace juste Aïti et le Onduras dans le dictionnaire et on se retrouve avec un alphabet de 25 lettres. Tout le papier qu’on économiserait ! La place qu’on gagnerait pour écrire sur Twitter ! Les jeunes feraient moins de fôtes !

Elle n’est pas plus belle comme ça, la vie, avec l’ortografe simplifiée ? C’est-y pas le boneur de marcher sur les trasses d’Alfonse Allais, natif d’Onfleur ?

Merci, les rododendrons !

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