13 août 2016

Défi #416

Septième défi photo

de l'été :

 

ABC

 

 

Envoyez vos participations à

samedidefi@gmail.com

A bientôt le plaisir

de vous lire !

 

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LA MAISON DE L’UNIVERS (Alain André)

 

J’ étais bien peinard dans les lignes d’un roman dont  j’étais le narrateur omnipotent ( tant qu’a faire ! )  ; Un double blouck sur mon ordi me signale l’arrivée d’un nouveau défi : Aussitôt, j’enfourche ma souris galactique pour aller visualiser la photo du défi 415, et me voilà dans un autre univers !

Ou suis-je ? Me dis-je ! Je ne sais pas, mais tu le sais peut-être, cher lecteur ?

 

Il y a parfois ces drôles de constructions en Bretagne (ou ailleurs, ne soyons pas absurdement chauvins : Nous autres bretons avons tendance à nous croire issus du nombril de la terre… Ce qui est vrai !  Mais nous ne devons pas le dire car c’est peu charitable pour ceux et celles, qui, nombreuses, ne sont malheureusement pas bretons ! ) ;  Or, il n’y a pas de doute sur leur origine : Ces constructions ne sont pas, comme on pourrait le croire, d’anciennes maisons de korrigans, ( bien que je me sois laissé dire que des korrigans en ont habité certaines! ) La stricte vérité de ces édifices est qu’ils constituent des passages vers des univers parallèles ! Je le sais, j’y fus hier encore ; Mais pour y passer, il faut avoir quelques savoirs ancestraux que seuls quelques initiés peuvent connaitre :

Tout d’abord, il faut être d’origine bretonne ! Ca n’est pas donné à tout le monde !

(Etre Breton, c’est, comment dire, plus qu’une simple appartenance à un peuple d’exception, c’est un état de grâce sublime que vous autres, vulgum pecus, ne pourrez jamais approcher, même en rêve !) 

  Mais ça n’est pas suffisant ! Il vous faut au moins un ancêtre druide ( deux, c’est mieux, un druide et une druidesse, par exemple, c’est bien !)

Bon, tu as ces deux conditions derrière toi, alors, c’est simple ! Tu entres dans la maison, Il faut, lorsque tu passes  la porte, dire en chantant :

Tud an Argoad ha tud an Arvor 
Tud diwar ar maezh ha tud ar c'hêrioù bras 
Tud Breizh izel ha tud an Naoned 

Diwallit' ta mar plij, diwallit' ta…    ( 1 )

(Gens des terres et gens des côtes,
Gens des campagnes et gens des grandes cités,
Gens de basse Bretagne et gens du Pays Nantais,
Prenez garde, je vous avertis, prenez garde!)

 

Bon, là,  en principe, le vent du large se met à souffler, la bruine se dissipe, ( oui, en Bretagne, en général, quand il ne pleut pas, il bruine !) un soleil noir se lève derrière la maison, et tu es happé dans le courant d’air.

Alors, c’est la découverte absolue ! A aucune autre semblable, les flots déchainés, la vive violence de l’infini te saisit le corps, et même nous, fétus de paille que nous sommes, nous ne pouvons pas résister.

Une si petite maison sans toit, ( ni toi non plus d’ailleurs ) un si grand Univers ! Rien, jamais ne peut remplacer cet immense bohneur qui t’étreint le cœur à ce moment là… Rien !

 

( 1 )   BREZHONEG RAOK, Alan Stivell

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Bien essayé MAP ! (Walrus)

Mais j'ai tout de suite reconnu la pierre de la côte de granit rose :

Granit2

 

Les beaux-parents de ma fille ont une maison dans les Côtes d'Armor.

Granit1

 

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Prédication (par joye)

sans toit

C’est le chic des reli-

Gieux

De soigner tous les majes-

Tieux

Et ignorer les beso-

Gneux.

Mais c’est le chic des ingé-

Nieux

Et même certains des auda-

Cieux

De savoir laisser passer tous les

Dieux

Et barrer le diable.

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La porte grillagée (Pascal)


La porte grillagée ? Tu peux la considérer comme la gardienne du Sombre, du Noir, des Ténèbres, de tout ce que tu tais.  Regarde : même l’Ombre fugace s’y réfugie ; elle s’y confine, elle s’y courbe, elle s’y racrapote, sans laisser la moindre trace au dehors. C’est une crypte, c’est ton caveau…

Imagine l’endroit froid, impalpable, nauséabond, invertébré, glissant, entre l’hiver et un faux printemps, une sorte de no man’s land lugubre où se frôlent sans cesse les fantômes de ce que tu refoules au plus profond de toi.

Ce noir, c’est ton reflet le plus sombre, c’est tout ce que tu sais de toi et que tu veux absolument dissimuler au monde. Là, tu y as entreposé tes inhibitions, tes fantasmes les plus malhonnêtes, ton côté nébuleux, tes cauchemars les plus ternes, les plus vils, les plus sales, cette peur irraisonnée qui vient du fond des Ages, ton malaise au quotidien, celui que tu caches sous ton savant masque d’hypocrisie, tout ce dont tu n’es pas fier et que tu veux oublier, tous ces conflits sans issue, toutes ces paix sans drapeau blanc, tous ces malheurs qui s’affichent en rémanence dans ton quotidien médiocre.

Ils sont là, tes revenants, en grappe, en groupe, entassés ; ils se battent à coups de larmoiements, de plaintes, de cris déchirants. Ecoute le bruit infernal de leurs chaînes traînant sur les pierres usées. Sens-tu remonter de ces profondeurs l’odeur du Soufre, la transpiration des Souffrances, les effluves de l’Accablement, la fétidité du vêtement moisi de l’Ignoble ?
Tu pourrais les dresser, tu pourrais leur donner un nom, les habiller en costume de Rancune, en manteau d’Amertume, en parure de Désolation. Tu pourrais les aligner à la parade annuelle des Supplices, les comparer, admettre le plus ténébreux comme le roi des Soupirs Malheureux. Pêle-mêle, tes bassesses, tes mensonges, tes échecs, tes pannes, ta cruauté, tes passions exacerbées, tes péchés mortels, sont là. Qui détient la palme du Mal ? Qui mets-tu sur le piédestal du Tourment ? Ce noir, c’est de la déconfiture au sucre glauque de tes larmes endeuillées. Tu ne peux l’ignorer ; il est comme cette ombre bronzée d’incertitude tout enchifrenée de n’être pas au soleil des réalités. Toutes les portes grillagées que tu visiteras te renverront inexorablement à ton impuissance astrale d’aimer les autres…  

Si cette porte est fermée ? Rien n’est sûr. L’échange avec le Dehors est constant ; le jour, la nuit, le clair, l’obscur, le blanc, le noir, se croisent infiniment. Tu ne peux modifier cet état de transfert ; après les craintes de la Nuit, la charpie des Décombres, le feu du jour éteint perpétuellement les pires Maux…

La fenêtre sur le Ciel ? Ses rideaux bleus sont ouverts. Remarque comme elle est plus petite. Penses-tu que l’on peut mettre la quintessence de tout ce qu’on aime dans une si petite lucarne ? Penses-tu que l’on peut placer tous ses espoirs à la luminosité de cette ambiance tellement azurée ? Regarde ; aujourd’hui, il est cérulescent et magnifique.

Chaque matin, c’est l’avènement du monde et, chanceux, tu es présent au spectacle ; tu sais, on peut tout espérer à l’embrasement nouveau d’un jour fabuleux. Installe-toi dans son créneau et oublie tes blessures. D’abord, tu verras sûrement des avions flécher le ciel avec leurs traits cotonneux, tu regarderas passer des troupes de moineaux piailleurs et furieux, tu assisteras au déploiement des nuages vagabonds, tantôt fuyants, tantôt paresseux. Ce qui est important, ce n’est pas la couleur que tu vois mais c’est celle que tu voudrais y mettre pour fortifier ton paysage à l’allant de tes attentes les plus précieuses. Remarque comme tes yeux sont éblouis par cette immensité insondable.
N’est-ce pas réjouissant d’être seulement présent au Festin de la Vie ? Au bal de la Nature, te voilà le meilleur prétendant à sa Valse sans nulle torture !

Ensuite, dans la Lumière ardente, tu décèles le Courage, la Foi, la Générosité, la Sagesse. Toutes ces valeurs te grandissent et c’est pour cela que tu regardes vers le ciel. C’est rassurant, ces papillotements incessants dans tes pupilles ; ils sertissent ta vision de diamants éclatants ; tu as chaud, tu bronzes de l’intérieur, tes desseins se colorisent, tu brûles d’une Flamme incandescente ; elle prend sa source au plus près de ton âme.
Te voilà enthousiaste ! Il te vient des idées de quête comme des sacerdoces qui auraient pris du retard à cause de ces trains qui emportent dans des impasses, dans des vies parallèles, dans des idées reçues, sans nul exploit que celui de la morosité ! Toute ta vie, si inutile, il te pousse maintenant des ailes ! Tes illusions sont en chair et en os ! Tes rêves se palpent ! Les battements de ton cœur ont des chamades que tu ne peux pas  contrôler ! On dirait que toutes les horloges du monde battent à l’unisson pour te crier qu’il faut aimer la Vie ! Pourtant, c’est déjà le crépuscule et c’est comme ça tous les jours ; implacablement, dans le ciel, la nuit vorace prend la place. Horreur ! La porte grillagée s’est ouverte ! Affamés, les monstres sont dehors ! Ils vont encore se nourrir de toutes tes Faiblesses !...

Mais non, mais non !... Regarde à travers le petit fenestron ! Admire ces blanches  semailles, ces brillances dans le ciel ! La Détresse, c’est Antarès ! Le Délire, c’est Altaïr ! Le Cauchemar, c’est Achernar ! La Colère est Polaire ! Regarde celle-là filer ! Du bout de son aiguille « rabibocheuse », elle reprise le Bien et le Mal aux mêmes scintillations caressantes ! Ouvre grand les yeux, écoute la Voie Lactée, remplis tes poumons d’Humilité ! Sens-tu enfin la Vibration de l’Univers ? C’est le défilé du Grand Chariot, du Dragon, de l’Aigle, du Petit Lion ! Là ! Jupiter ! Cassiopée ! Véga !...

Au bout de la nuit, le jour renaît ; les couleurs s’aiguisent tandis que les frimas cafardeux se remisent derrière la porte grillagée…

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Ta prison (Marco Québec)


Des remords qui te bouffent
De la peur qui t’étouffe
Des doutes qui te bloquent
Des propos qui te choquent
Tu as fait ta prison
 
Des illusions perdues
Des rêves évanouis
Des déchirures mal recousues
Des espoirs enfouis
Tu as fait ta prison
 
Tu es en prison
Et tu gardes la clé
Bien serrée
Au creux de ta main
La solution
Est à ta portée
Si tu le veux bien

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Une façade de pierres par bongopinot

ruine


Une façade faite de pierres
De chaque côté des rochers fiers
Un petit sentier très escarpé
Un endroit un peu oublié

Mais pour celui qui veut voir
La vie arrive quand vient le soir
C’est un beau défilé d’étoiles
Un feu d’artifice qui se dévoile

Ce sont des papillons battant des ailes
Qui sifflent leurs notes irréelles
C’est le vent qui souffle sur les feuilles
Et les fait tournoyer dans le ciel en deuil

Ce sont des chats se reposant dans cet abri
Et avec eux bien d’autres amis
Ils viennent apprécier ce spectacle
Où rien ne leur fait obstacle

Ce sont les feux-follets et les esprits d'antan
Qui entament une danse du printemps
Cette ruine maintenant désertée
Cache encore des secrets bien gardés

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S comme Secret bancaire ? (Joe Krapov)

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- Bon alors, Lenglumé, ces fichés "S" ?
- J’ai épluché toutes leurs dépenses de juin-juillet, Chef ! C’est du lourd ! Des vrais Scandaleux !
- Très bien ! Qu’est-ce que ça raconte ?
- Le 26 juin ils ont acheté pour 52 € de liquide inflammable au relais des Trois marches à Vezet-le-Coquin.
- Des pyromanes ? Des incendiaires ?
- Non, c’est juste de l’essence pour la voiture. Ils refont le plein le 5 juillet. 58 €.
- Ben dites donc, ça a roulé, on dirait !
- Ouais. La femme a fait tout un va-et-vient entre Redon, Nantes et Montfort-sur-Meu.
- Ca existe, ça ?
- Ouais, c’est vache comme nom, hein ? On les retrouve le 9 juillet au camping de la Route d’Or à La Flèche dans la Sarthe. Deux nuits, 27,14 €.
- Un camping qui ne pousse pas vraiment à la consommation. La Sarthe, c’est là où il y a le Las Vegas ?
- Oui mais à côté, à Sablé.
- Qu’est-ce qu’ils fichent par là, les fichés ? Ils font du repérage chez François Fillon ?
- On ne sait pas. Premier contact le samedi avec deux natifs du cru. A cette date, à la Flèche, il y a un festival de théâtre de rue, les Affranchis. Gratuit ! Les comédiens prennent des spectateurs en otage. Ils prennent peut-être des leçons ? Toujours est-il qu’on a un chèque le lendemain midi à l’ordre de L’Etoile du Maroc.

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- Ah nous y voilà. Une mosquée ?
- Non, un restaurant de couscous. Ils y rencontrent deux autres complices venus d’ailleurs. Un dénommé Z et sa belle. Le 11 ils prennent à nouveau de l’essence et l’autoroute ensuite. Sortie à Bourg Achard près de Rouen. Le 13 ils sont à Carvin dans le Pas-de-Calais. Ils achètent des pinceaux et de la peinture dans un hypermarché.
- Pour maquiller le véhicule ?
- Non, pour repeindre un corridor et des toilettes ! Le 15 ils déjeunent à l’Opéra corner de Lille. Vous imaginez, chef ? 20,60 € ! Ils n’ont même pas pris de dessert !
- Ah, les fumiers ! Mettez-moi cet établissement sous surveillance. Je les connais, ils ne proposent même pas de menu à la carte à leurs clients ! N’empêche, Lenglumé, Pas-de-Calais, Nord, Hauts de France, on se rapproche de Molenbeek, hein ?
- Oui mais ils ne passent pas la frontière. Le 17 ils repartent sur Rennes. J’ai un reçu de la SAPN de 3,40 € aux Essarts et un chèque de 60 €uros dans une brasserie de Rouen.
- Rouen ! Nom de Dieu !
- Ils n’y restent pas. Le 20 ils refont le plein. Ils tirent 100 euros dans un distributeur à côté du stade de Rennes. Le 21 ils sont à Lannion, ils déjeunent avec une autre complice, devinez où ? A "La Chicorée", un restaurant Ch’ti !

DDS 415 1540-1

- C’est la filière « OSS 117 à Biloute » ou quoi, Lenglumé ?
- Le lendemain ils dépensent 20 euros tout rond à la librairie Gwalarn.
- Ils ont acheté le Coran !
- Non, le livre des chansons de jeunesse de Georges Brassens.
- Qui c’est ce mec ? Mettez-le en résidence surveillée, lui aussi !
- Pas la peine, chef, il est mort.
- Il est mort et il continue d’écrire des chansons ? Ca me semble vraiment louche, tout ça !
- Le 25 ils sont au camping du Golf à Saint-Jean-de-la-Rivière en Normandie après un nouveau retrait de 60 €. Là ils font un effort. 166,50 € pour six nuits. On n'a pas de trace des arrhes. Mais ni camping-car, ni mobil-home. Juste une tente pourrie de dix ans d’âge à deux places. Ensuite ça continue : essence et retrait à Barneville. 43,10 € au Café du Port à Cherbourg !
- Cherbourg, Lenglumé ! Ils veulent s’en prendre au Redoutable ! Le fleuron de nos sous-marins atomiques. Cherbourg ! Ils veulent nous refaire le coup du parapluie bulgare ! 
- Vous ne vous trompez qu’à Demy, Chef. Il y a d’autres objectifs possibles dans la Manche et ils ont plus d’un atout dans la leur : des témoins les ont vu randonner à Flamanville !

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- Merde ! Les centrales nucléaires ! C’est dans les cibles possibles, ça ?
- Voui, Chef ! La femme fait ses courses dans des boutiques bio et semble du genre à voter écolo.
- Des fichés S qui votent ? C’est quoi cette histoire, Lenglumé ?
- Le 1er août ils sont revenus à Rennes. Ils remplissent leur frigo. Le 3 on arrête le mec à la Bouquinerie du centre.
- Il avait acheté le Coran ?
- Non, deux albums de Lucky Luke : « L’escorte » et « La ville fantôme ». 9 euros les deux, d’occase. On a alpagué la femme chez elle.
- Des armes, des explosifs ?
- Non, de la tapisserie et de la peinture.
- Encore ? Mais elle n’arrête pas de bosser celle-là ! Du genre à s’accrocher au pinceau quand on retire l’échelle ! Que disent leurs portables, leur ordinateur ?
- Pas de portable pour l’homme, aucune activité sur les réseaux sociaux. Plutôt que Telegram un blog de photos du genre Instagram et de la messagerie même pas rose.
- Intéressant ?
- Juste des échanges en belge avec un morse.
- Vous voulez dire « des échanges en morse avec un Belge » ?
- Non, de l’humour de gens qui ont la frite avec un nommé Walrus. Et la meilleure, Chef…
- Oui, Lenglumé ?
160723 Nikon 051- Ces suspects n’ont pas la télévision !
- Alors là, bravo l’artiste ! Leur compte est bon. Vous avez fait quoi ?
- Envoyés au Centre de rétention-rééducation de Ploumanac’h.
- Motif ?
- « Décroissants au beurre sans aucun crédit sur le dos. Déviants du samedi et des autres jours ».
- De vrais Scandaleux. Leur réaction ?
- Morts de rire tous les deux. Ils n’y croient pas au chef d’inculpation de « trouble au plan de relance de la croissance sous forme de vacances économiques». On leur a dit qu’ils rigoleraient moins en cabane quand il se mettrait à pleuvoir.
- Ils ont répondu ?
- Oui. L’homme a dit qu’il ne pleuvait jamais en Bretagne. Et la femme a complété : «Sauf sur les cons. Les autres sont au bistrot ».
- Vous ajouterez « injure publique » à son dossier. Je n’aime pas qu’on se moque des douaniers.
- Mais, Chef, on est des flics ?
- Avec tous ces gens qui n’ont rien à déclarer, je ne sais plus, Lenglumé. Heureusement qu’on a les banques avec nous : un petit saut de puce pour l’homme, un point de contact géant pour la Police. Ou alors c’est la photo : peut-être bien qu’on est un peu sur le sentier de naguère, non ? 

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Ruines whisky et petites pépées (JAK)

 

Chers amis

Délaissé par ma belle, déçu de mes promenades dans les rues à contempler des scènes bonnes pour les badauds, je décidais d’aller chez mon oncle   surnommé dans la famille ; l’étranger de L’Irlande du Nord où il résidait plus précisément, dans un coin perdu

Je n’y étais jamais allé.  J’allais donc découvrir cette maison qu’il me décrivait dans ses courriers occasionnels, me recommandant entre autres de venir le voir.

Mais depuis longtemps je n’avais pas eu de ses nouvelles, et bien que le sachant très original, et un peu loufoque je ne désespérais pas malgré son âge, de le retrouver encore sportif et en pleine santé.  Je décidais donc de partir pour lui faire la surprise

Après de nombreuses péripéties routières et ferroviaires, j’arrivais enfin dans sa contrée, entre le comté du Kerry, et le comté de Galway, (mon once avait épousé une belle rousse Irlandaise).

À l’adresse indiquée au bord d’un lac je trouvais enfin ce semblant de maison, qui était plus que délabrée !

 

ja1

 Et je lus une annonce   plaquée sur les vieux murs ;

À louer !

 

En français, bien sûr, mon tonton ne sachant écrire le gaélique irlandais région où l'anglais y est proscrit et naturellement cela va de soi, le français aléatoirement !

Vous dire si cette affiche dénotait doublement !

Heureusement que le ciel était bleu, sinon j’aurais sombré dans le désespoir. Aventureux comme vous me connaissez, j’avais laissé repartir le brave paysan qui m’avait rendu jusqu’ici sur un chariot de fortune, cahin-caha sur des chemins caillouteux, en lui disant que je me débrouillerais bien tout seul.

C’était la fin de la soirée en attendant de prendre une décision pour la suite des évènements, et surtout d’enquêter sur ce qui avait bien pu se passer je décidais de dormir sur place.

J’avais un duvet dans mon havresac cela ferait l’affaire, et une nuit à la belle étoile n’allait pas gâcher mes vacances, j’avais déjà donné, et cela me permettrai d’épater mes potes en racontant mon odyssée au boulot, à la rentrée.

J’allais m’endormir sous un beau ciel étoilé, quand m’apparut Peter O'Tool.

Il avait avec lui quatre bouteilles de whisky du GLENTURRET 27 ans d’âge, Single Malt Ecosse comme vous pouvez le supputer.

Bizarrement je ne fus pas surpris bien que le sachant mort. Il devait errer en fantôme dans son pays d’origine comme ils en existent des myriades par ici.

Il me proposa de trinquer avec lui, Je ne refusais pas,       ayant moi-même un gout notoire peur ce délicieux breuvage.

A la deuxième bouteille, nous chantions à tue-tête le célèbre chant de Michel Sardou ; Les Lacs du Connemara

A la troisième il me propose qu’à nous deux nous jouions un remake de lord Jim où pendant une tempête, un officier de marine abandonne son navire et pour expier sa veulerie, se lance dans des aventures les plus périlleuses.

Courageux mais pas téméraire j’arrive à lui baragouiner, la langue pâteuse, que j’aimerai mieux choisir autre chose.

À la quatrième je l’implore de me faire apparaitre   la princesse. Margareth, la petite sœur de la reine Elizabeth, qui en son temps a été folle d’amour pour lui et avec qui il a eu une aventure……

 …………afin que nous nous en occupions un peu….

♥♥♥♥♥

 

Le lendemain matin, c’est authentique, le brave paysan qui m’avait déposé sur les lieux est revenu inquiet de mon sort … et au nombre de cadavres de bouteilles qui m’entouraient, il m’a rafraichi avec un seau d’eau qu’il était allé quérir dans le lac, bien frais.

Je n’avais plus aucun souvenir, mais deux choses étaient certaines la pancarte à louer n’y était plus, et sur un fil tendu entre deux arbres flottait au séchage un joli dessous féminin, qui avait forte ressemblance avec ceux qu’arborait la charmante Lady Antony Armstrong-Jones qui n’avait jamais eu la pudeur de cacher les siens du temps de son vivant ...

 

 

Après une bonne tisane requinquante, je vous dis tchao à la semaine prochaine

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