21 mai 2016

Participation de Venise


LE petit chemin qui voulait voir la mer .

On entend toujours le vent pleurer par ici disait le petit chemin  aux arbres qui bordaient son sillon.

Je suis né ici au milieu de gras pâturage entre les troupeaux de vaches et de brebis .
Je souffre depuis que j’ai vu dans un livre oublié au bord du chemin  , les vagues , les tempêtes
Qui rugissent  , l’odeur des algues et les poissons argentés.

Je dois poursuivre ma route pour rejoindre le grand océan .
Réjouis toi plutôt d’être un petit chemin propre sans orties ni ronces sauvages lui dit le merle agacé par les propos du petit chemin.

Mon voyage commence à peine dit le petit chemin à la coccinelle perdue dans les hautes herbes .

Viens lui dit une mouette suis moi  je t’accompagne dans ton périple au risque de te perdre dit elle en riant .

Ici tout me pèse et m’ennuie je pars dit il sans se retourner .

Sous la lune attentive le petit chemin  parcouru ainsi des centaines de kilomètres.
Puis un matin alors que la brume fainéante s’étirait à l’horizon le petit chemin vit la mer .

En rang comme des capucines les bruyères odorantes riaient de voir le regard étonné du petit chemin .

C’est elle dirent elles  la mer , l’océan .

Le vent par large souffle pénétrait le chemin et propageait des odeurs marines.
Alors  que des magnolias mourraient sous le soleil trop chaud le petit chemin s’endormit au flanc de la crête étonné d’être là.

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14 mai 2016

Défi #403

Petit chemin

Balade printanière !

Faites de jolies découvertes et

envoyez vos impressions à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

 

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Viens Ampoule, viens Ampoule, viens ! (Joe Krapov)

- Voyons, tirez la langue et faites : "Aaaah" !

- Toi tu me fais de l'électricité ! Tu fais monter ma tension ! Pour n'pas tomber dans la lubricité, faudra que je fasse attention ! Tous les soirs tu m'allumes, le matin tu m'éteins mais même si tu dois tout faire sauter… Fais-moi de l'électricité !

- Dites 33 ?

- On dansait sur des machines, on chantait dans les clubs. De nous donner le meilleur, fais de nos corps les veilleurs, Cité ! J'ai le droit de citer, Cité, ton ÉLECTRICITÉ. Cité me rend tout excité, C'est ça la densité : danse, danse, danse ! Cherchons les formes au milieu du puzzle, changeons de forme !

- Et quand je vous fais ça, vous sentez quelque chose ?

DDS 402 Edison ébouriffé- Je n'ai toujours pas payé la facture d'électricité. Qu'est ce qui a bien pu nous arriver ? Nous ne sommes plus les mêmes depuis samedi dernier. Tu sais je l'avais pourtant rangée avec l'échographie du bébé ?

- Maintenant toussez !

- On se ressemble : nos pôles sont les mêmes ! A 220 volts, tu sais trop bien ce que ça nous donne !
Surfer sur les larmes,sur les courants ne nous mène à rien. Autant glisser les doigts dedans ! L’électricité, y a de l'électricité dans l'air, y a des étincelles, des éclairs, l'électricité qui nous fait ce drôle d'effet. Mais ailleurs, qui pourrait nous donner cette électricité ?

- Alors, Docteur ?

- Je suis désolé Mademoiselle Edison, mais il me semble que votre papa, à force de faire ses expériences sur l'électricité, a fini par péter les plombs. Je suis comme vous, je ne comprends rien à sa syntaxe, à sa façon ampoulée de s'exprimer. 0n dirait un langage du futur.

- Qu'est-ce que vous nous conseillez, Docteur ?

- Des vacances au Tyrol. Il y a à Sankt Wolfgang im Salzkammergut, en Autriche, une auberge sympathique où il pourra prendre du repos. Cela s'appelle "au Cheval blanc".

- Et pour ses cheveux, hérissés sur le haut du crâne depuis qu'il a mis les doigts dans la prise, vous avez un remède ?

- Du pétrole Hahn !

- En friction ?

- Non, en ampoules.


Ecrit avec la complicité de Joe Dassin, Jean-Louis Aubert, Miossec et Pascal Obispo dans le rôle de Thomas Edison.

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L’ONDE (Alain André)

 

Un phénomène étrange : Le phénomène ondulatoire est Le sujet qui intrigue le plus les scientifiques. En effet,  personne ne peut expliquer ce qu’est une onde, électromagnétique ou lumineuse ; On la constate on est obligé de l’admettre, mais on ignore ce que c’est réellement. De même la gravitation, les forces d’interaction fortes et  faibles dans les atomes, enfin toutes ces forces qui sont plus ou moins comparables à des ondes, les particules comme les photons qui sont en même temps des ondes …

En fait, ni les couleurs, ni les sons n’existent réellement puisque ce sont des vibrations ondulatoires (de très hautes fréquences pour les couleurs, de basse fréquence pour les ondes sonores) et  ce sont nos capteurs corporels de ces ondes qui nous permettent de les interpréter  en réalités magiques.

Quand aux autres ondes : radio, nucléaires, etc. …  allez savoir…

Pas aussi complexes que les ondulations du corps féminin…mais presque !

C’est vrai, soyons sérieux un instant : Si l’on considère l’onde produite par un corps féminin qui plonge dans une baignoire : que se passe-t-il ?  La réponse donnée par le professeur Desproges est incontestée encore de nos jours : « Quand une femme plonge son corps nu dans une baignoire … Le téléphone sonne ! »

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Un phénomène étrange par bongopinot

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 Ces Phénomènes étranges du soir

Mais qu’est-ce que ça peut-être

Etincelles, lumières dans le noir

Qui disparaissent pour réapparaitre

 

Ces manifestations chargées d’électricité

Formant de beaux rayons lumineux

Un spectacle irréel de toute beauté

Ne sont là que pour nous rendre heureux

 

Ils viennent d’une civilisation inconnue

Nous ne sommes plus seuls dans l’univers

Ils s’éclairent pour être reconnus

Par les plus sensibles des habitants de la terre

 

Tout un monde dans le ciel bleu nuit

Qui descend en flèche éclairante

Comme un vaisseau  qui reluit

Pour offrir une obscurité apaisante

 

Toutes ces choses bizarres sur notre planète

Qui illuminent le ciel certaines nuits

Indiquent le lieu d’une pause bienveillante

Qui descend sur terre après minuit

 

Pour nous réapprendre le partage

Dans un sourire qui offrira la lumière

Nous murmurant des mots doux et sages

Des moments pour certains bénéficiaires

 

Un bout de monde à coté des étoiles

Attrapeur de bonheur

Qui retire son voile

Pour nous protéger des malheurs

 

Un chemin qui peut être long

Qui va de l’esprit jusqu’au cœur

En faisant de tout petit bond

Pour goûter à la paix, que l’on effleure.

 

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Fils de Lumière (Pascal)


Que la Lumière soit et la Lumière fut… Arrivé tout en haut de sa passerelle, et chaque fois qu’il actionnait le gros interrupteur, c’était sa réflexion de prière. Le soir, il faut dire qu’à force de se rapprocher du ciel, avec toutes ces marches d’ascension, il avait pris des habitudes de Créateur. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente, un peu avant l’heure du crépuscule, il était présent sur sa dunette.

Lentement, le filament de la grosse ampoule se réchauffait entre les lentilles ; d’abord orange hésitant, puis aurore, puis tangerine, il semblait se tortiller sous la chaleur et il jaunissait enfin jusqu’à l’embrasement éblouissant. Si les lois d’Ohm régissaient l’intensité de son ampoule, lui, il n’était qu’un petit bonhomme, au milieu de l’Univers, régi par les seules forces de la Beauté. Ce spectacle extraordinaire, ce Grandiose, il ne s’en repaissait pas ; accoudé à la rambarde, il était comme un jeune capitaine de goélette fixant l’horizon, cherchant l’escale la plus parfumée et ses fleurs les plus exotiques.

Battus par d’énormes vagues, les rochers exhalaient le souffle de l’océan et toutes les essences sauvages remontaient jusqu’à ses grands soupirs de respiration. Entre les borborygmes du ressac, il pouvait discerner les effluves des crinières de goémon, l’odeur des crustacés accrochés entre les pierres, les parfums farouches du mouchoir brodé de l’écume jaillissante.
Du côté du coucher de soleil, l’horizon n’était plus qu’un brouet de couleurs finissantes. En débarbouillant l’ambiance, il pouvait distinguer tout l’échéancier des rouges ; safrané, vermeil, pourpre, cuivré, pensait-il. Les verts avaient d’autres nuances plus bucoliques : prairie, pomme, émeraude, au tableau de ses aspirations.
Naturellement, les jaunes avaient tous fondu en or évanescent ; ils incendiaient les nuages en colorant leurs volutes de fauve, de topaze, de saphir et d’autres couleurs aussi, mais dont il n’avait pas les mots appropriés. Il se disait que même les plus grands poètes n’auraient jamais assez de toute leur encre pour rimer cette apothéose ; que les plus grands peintres useraient tous leurs pinceaux pour tenter de concurrencer la Nature ; que les plus grands musiciens devraient inventer des notes, des instruments, des accords, pour arriver au pied de cette symphonie féerique.
Lentement, les bleus s’harmonisaient avec l’obscurité. Plus que tout, il aimait ces bleus de coruscation azurée, ces bleus pastel, ces bleus profonds et il pensait que le Ciel avait la couleur des abysses, et les étoiles de mer se réfléchissaient au soleil de la nuit, et les vagues maquillées de clair-obscur étaient des nuages clandestins découvrant la liberté de l’azur, et le sillage argenté et rectiligne des bateaux fantômes était les traits des avions supersoniques.
Quand la lune s’invitait au spectacle, il était un Pierrot transi lui lançant son échelle de lumière à chaque tour de son manège. Sur le bout du cœur, il connaissait tous ses quartiers, tous ses caprices, toutes ses simagrées d’embrumée et tous ses clins d’œil de demoiselle sur la balançoire des ténèbres.
Tout là-haut, les premières étoiles s’arrangeaient avec leurs signes cabalistiques ; pourtant, il en découvrait toujours des nouvelles. Les craintives, comme il les appelait ; elles clignotaient, elles passaient en filant ou elles stationnaient si loin qu’il ne savait plus si elles étaient réelles ou du fait de son imagination de scrutateur admiratif.

Parfois, une lointaine et gutturale sirène de bateau courait sur les vagues pour aller saluer son faisceau d’illumination. Et si sa pipe fumait un peu plus fort, s’il toussait d’un enrayement de gorge et s’il avait quelques frissons incontrôlables, c’était ce Grandiose tellement omniprésent, tellement fascinant, qui l’assaillait d’un Bonheur incandescent. Semée aux quatre coins de l’Univers, la poudre d’argent éclairait son firmament

Que la Lumière soit et la Lumière fut…

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Ma découverte : Les régions de France fastochisées (par joye)

C'est une synthèse politique, mais pas sémantique. Lundi, les conseillers régionaux de Nord-Pas-de-Calais-Picardie ont choisi le nom qu'ils souhaitent donner à leur nouvelle région: ce sera donc «Hauts-de-France-Nord Pas de Calais-Picardie». «HDF-NPDCP», si vous préférez. Trente-six (!) lettres pour la fusion de deux anciennes régions (le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie) qui souhaitaient à tout prix peser dans le débat. Pour arriver à ce consensus, Xavier Bertrand, le nouveau patron de la région, a marché sur des oeufs. Comme la loi l'y encourage, l'ancien ministre a d'abord organisé une consultation des citoyens: des lycéens et apprentis de la région ont pu donner leurs propositions, qui ont ensuite été soumises au vote des internautes sur le site de la région. Dimanche soir, c'est Hauts-de-France qui l'emportait d'une courte tête devant Terres du Nord et Nord de France. Mais pour satisfaire les identités locales des deux anciennes régions, Xavier Bertrand a jugé prudent d'y adjoindre le sous-titre «Nord-Pas de Calais-Picardie». Pas de quoi, malgré toutes ces précautions, satisfaire ses opposants politiques. [Le Figaro, 14 mars 2016]

Les pauvres Français, c'est un grand problème...jusqu'aujourd'hui, où j'ai le plaisir de vous annoncer ma découverte...que dis-je, ce sont mes découvertes ! Eh oui, j'ai trouvé toute seule, personnellement, de ma propre personne, de nouveaux noms pour les régions françaises ! Non, non, ne me remerciez pas ! C'est la moindre des choses....

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FLAMMECHE à chacun son courant (JAK)

 

J’aime les soirs d’été lorsque mes amis  sont réunis autour du  zataku

Dans un  recoin de mon jardin Zen

Un  bouddha bienveillant  veille  sur la cuisson.

 

Les baguettes  illuminées par les lampions sont prêtes à se sacrifier en plongeant dans le chaudron embrasé.

Moment solennel d’illumination intérieure où, tous assis sur un coussin posé à même le sol nous communions par la pensée, à l’idée du régal qui nous attend :

Ma recette de  Yakiniku, fondue japonaise à ma façon.

Cette appétence n’a rien de ZEN

Mais pour nous c’est un peu la nourriture de l’âme

Et avec un dernier verre de saké, l’apaisement est au complet, nous pouvons alors nous mettre dans la position du lotus, le dos des mains sur les genoux, pouce et index formant un cercle

Et enfin  méditer dans un état de réplétion.

 

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Lucia (Clémence)


Il était une fois, au pays des elfes et des lacs bleus, une jeune fille aux cheveux blonds. Lucia. Elle était la benjamine d'une famille de trois garçons et trois filles.
La mère était très aimante, bonne cuisinière et habile maîtresse de maison. Le père, bon comme le pain, était forgeron de son état et bricoleur en ses heures de loisir.
Bien que n'étant pas très croyants, pas du tout même, ils aiment les fêtes traditionnelles qui apportaient chaleur et convivialité.

Cette année encore, la mère  sortit de l'imposante armoire, sa boîte à couture, de la toile blanche et quelques coupons de tissu rouge. Elle désirait que ses filles soient impeccables pour le cortège.
A la lueur du quinquet, elle rallongea ourlets et manches. Lucia l'observerait, puis, d'une voix limpide, elle dit :
- Quand je serai grande, j'aurai un magasin et c'est moi qui inventerai les robes. Des robes de toutes les couleurs !
Sa mère sourit et répéta : « Quand tu seras grande... ». Puis, elle regarda la cheminée. Le feu ronronnait.
- Demain, je préparerai les brioches au  safran. Voudras-tu m'aider ?
La  fillette applaudit et fit quelques pas de danse.

Le village était en effervescence, les boutiques restaient ouvertes plus longtemps que d'habitude. Les femmes prenaient le temps de converser. Les hommes se retrouvaient à l'auberge et les sujets de discussion ne manquaient pas ! Le froid, les conditions de travail, la pêche, les patrons de plus en plus exigeants…

Décembre commença sous la tempête. Vents violents et chutes de neige.
Le 8 décembre, le temps fut plus clément. La journée et la soirée s'annonçaient radieuses pour Lucia. Elle avait été désignée pour conduire le cortège.
Elle était revêtue de sa robe blanche ceinturée de rouge, une couronne de bougies scintillait sur ses cheveux blonds. Les suivantes avaient la même tenue et tenaient une bougie à la main.

Alors que le « Sankta Lucia » retentissait sur la place du village, le vent se leva  et souffla toutes les bougies.
Lucia pleura doucement la brièveté de sa joie lumineuse.

La neige se mit à tomber à gros flocons et chacun rentra chez soi en promettant , à titre exceptionnel, de recommencer la fête le lendemain, dans la grande salle.

Lucia ne se remettait pas de son chagrin. Elle était sûre qu'une autre jeune fille serait élue, qu'elle n'aurait porté sa couronne de lumière que quelques brefs instants, et que….
Ses frères et sœurs ne parvenaient pas à la consoler. Sa mère et son père ne firent guère mieux.
Chaque fois qu'un argument était avancé en sa faveur, un énorme sanglot la secouait.
La vieille horloge sonna à l'unisson.
- Il est temps d'aller dormir, dit le père en se levant.
- Allons, les enfants… au lit, et vite !

Dans la chambre, le père se posta devant la fenêtre, les mains derrière le dos…
Sa femme s'approcha de lui et murmura quelques mots de tristesse….

Le lendemain, le père déposa une feuille de papier et un  crayon sur la table. Il s'assit et commença à écrire sa lettre :

Mon cher Thomas, frère aîné et si lointain...

J'espère que cette lettre te trouvera en bonne santé et que tu n'as pas trop froid. Chez nous, Lucia a été élue pour la fête de Sankta Lucia. Mais le mauvais temps a gâché...
Je te sais inventif et donc, je sollicite ton aide pour que cette fête soit pour toujours celle de la lumière. J'ai lu dans le journal qu'un certain Joseph Swan avait inventé une ampoule de verre lumineuse. Crois-tu qu'il te serait possible….

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