12 juillet 2008

Mon petit délire (Martine27)

En 2018, enfin à la retraite je profite(rai) d'un moment de soleil pour m'installer sur ce long siège avec ou sans dossier (mais avec c'est mieux) où peuvent s'asseoir plusieurs personnes, pour bouquiner et profiter de la vie. Que c'est bon d'être enfin libre de faire ce qui plait et uniquement ce qui plait, même si parfois quelques obligations viennent s'immiscer, mais bon, il faut se dire que d'autres aussi s'installent sur des sièges réservés à certaines personnes dans une assemblée, un tribunal, une école et ce n'est pas toujours rigolo non plus.

Tiens d'ailleurs, en 2018, lorsque je rédigerai ce petit texte j'en profiterai pour apprendre que mon siège était à l'église autrefois réservé aux marguilliers, tant mieux pour eux.

En 2018, mon fils d'ailleurs devrait être en mesure de mettre au point ce bâti en bois ou en métal, utilisé par de nombreux corps de métiers et autre installation permettant de déterminer les caractéristiques d'un moteur, d'une machine.

En 2018, je suis toujours aussi fière de lui, mais j'aimerais bien qu'il se consacre un peu moins à son boulot et qu'il me fasse avec sa compagne un ou deux petits enfants.

En 2018, s'ils avaient déjà été là ces bambins (s'ils étaient déjà là), j'aurais pu (je pourrais, ouille je m'emmêle dans les temps là) les emmener au bord de la mer admirer les amas de matière formant un dépôt ou constituant un obstacle, notamment par élévation du fond de la mer ou d'un cours d'eau, amas sur lesquels batifoleront encore je l'espère des réunions en nombre de poissons d'une même espèce. Nous pourrions aussi jouer à nous perdre au milieu des concentrations de brouillard, je suis sûre qu'en 2018 (s'il n'est pas trop pollué) ce sera toujours un jeu amusant.

Bon, pour le moment nous ne sommes pas encore en 2018, alors je réintègre mon époque, j'abandonne mon long siège je remercie vivement Larousse pour son petit coup de main, et je retourne au boulot.

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09 juillet 2008

Sur le bi, sur le ban, sur le banbanban !

MARTINE ; JOYE ; YVETTE ; PANDORA ; ARMELLE ; ADI ;

JOE KRAPOV ; TIPHAINE ; FABELI ; RSYLVIE ;

MARIEV ; VAL ; PAPISTACHE; JANECZKA

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06 juillet 2008

Défi #18

Vingt deux défis publiés hier !2104

Record de participations ! Voici deux mois nous étions bienheureuses d’en recevoir sept...

Un bonheur ! Merci à tous…Nous vous devons le succés du lieu.

Voici donc la nouvelle consigne. Consigne à Val , cette semaine!

Une photo (de Tilu)  :

copie_de_bancs_1_

Une ritournelle (obligatoire) :

« En 2018, … »

Et une petite difficulté :

Interdiction d’utiliser le mot « banc » dans votre texte.

 

Et toujours une même adresse: samedidefi@hotmail.fr

Amusez-vous bien !

Val, votre administratrice dévouée.

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05 juillet 2008

Boite à bonheur d'Armelle


Ce matin, il se réveille d’humeur morose. Regrets du passé, des échecs, des rêves avortés. Goût amer de vague culpabilité. Comme hier et avant-hier. Et demain sera de même. Qu’importe ! Il a son fidèle antidote.

Mais sa boîte à petits bonheurs est vide aujourd’hui. Il s’en souvient maintenant. Il en a pris hier le dernier reflet en notant mentalement de se réapprovisionner pendant la journée. Mais le quotidien a effacé de sa mémoire le souvenir de cet achat dont pourtant sa sérénité dépend.

Il se précipite chez le marchand mais trouve porte close. Bien sûr, c’est dimanche ! Que faire ? Frapper chez son voisin ? Mais c’est avouer qu’il ne peut s’en passer de ses petits bonheurs, qu’il ne peut vivre sans eux, que chacun de ses jours en dépend, que ce sont eux qui le tiennent debout.

Eperdu, désespéré, il en perd la tête et les sens. Seul, tout seul, il arpente la ville, sans but.

Et, dans son errance, peu à peu, du fond de sa solitude, il comprend. A sa mémoire remontent tous les souvenirs qu’il n’avait su préserver et chérir, qu’il n’avait su qu’oublier et enfouir. Tous ces petits bonheurs si proches, si chers, si tendres : un sourire, une main offerte, des amis réunis. Il en comprend soudain l’indicible valeur. Et plus grand trésor encore : il comprend qu’à lui seul appartient la force de transcender le quotidien, de retrouver, de générer, régénérer ces petites joies de tous les jours. Ces petites joies qui font un grand bonheur. C’est dans son cœur que naîtra le soleil.

Il rentre chez lui, met la boîte au rebut et s’envole.

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Petits bonheurs de Claire

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Échec de participation / défi #17 (Véron)

Chères administratrices préférées, cher Papistache, chère Map .

Je suis très déçue de ne pas pouvoir relever le défi n° 17.

Dès la lecture de la consigne de Map l’inventaire de mes petits bonheurs a occupé mon esprit.

Je suis restée à l’affût toute la semaine, soulignant les moments clés et heureux de mes journées, retrouvant sensations et bribes de souvenirs dans ma mémoire. C’était bien agréable.

Rapidement j’ai trouvé comment présenter ma liste, comment énumérer, mine de rien, ces moments de bonheur, si ordinaires, si importants.

L’idée était de redessiner un photomontage d’une boîte en forme de cœur (boîte à trésors, en carton, souvenir d’un échange de petits cadeaux entre quilteuses).

Aurait suivi une fausse description technique, présentant < La pompe à Bonheur> comme l’objet indispensable à la gestion, à la protection, au classement, voir même à la multiplication des petits bonheurs quotidiens.

Sur le plan de la description anatomique du cœur, je voulais parler des quatre compartiments principaux de la boîte correspondant aux quatre types de petits bonheurs, respectivement liés à l’ouïe, à l’odorat, au goût et aux couleurs. (celles-ci allant du ciel exceptionnel et spectaculaire observé lors d’un trajet routinier à la contemplation d’une collection multicolore coupons de tissus, en passant par une photo ratée mais adorée……..)

 

Il suffisait alors de glisser des exemples pour chaque groupe, parler de la surprise causée par le premier cri de gecko entendu, du parfum fragile des violettes sauvages ou de l’association parfaite févettes, anchois, olives de Nice.

Sur le dessin de ma boîte j’aurais ajouté un double fond ou un tiroir pour mettre à l’écart les idées fixes, noires et pessimistes susceptibles de ralentir la circulation vers le Bonheur .

A contrario le couvercle semblait, sur mon schéma, permettre les mélanges, les superpositions, les réminiscences.

Comment oublier, pas exemple, qu’après les violettes fleurissaient,  dans le même pré, les narcisses au parfum entêtant ; que fermant les yeux un seul mot Nice pouvait faire resurgir : socca - rassa estirassa !- et autres ritournelles .

…. Mais les idées ont tourné dans ma tête, les jours dans la semaine. Ce projet, un peu farfelu est mort dans l’œuf. (comparaison influencée par la promesse d’observer très bientôt l’éclosion d’œufs de lézard dans un petit vivarium de fortune…) .

 Je suis déçue de voir arriver samedi sans pouvoir envoyer ni participation, ni illustration.

Il me restera l’émerveillement de lire les textes proposés par les autres participants et l’espoir de voir ma participation au n° 18 éditée dans le défi du samedi en huit .

Je vous laisse à la gestion de votre sympathique blog, je reste persuadée que la culture des petits bonheurs peut ouvrir une voie vers le Bonheur et que la publication de ce samedi sera un arrosage collectif.

 

Bizettes !

Véron.

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Ma boite à petits bonheurs (Martine27)

Ma boite à petits bonheurs contient

 

Des saveurs, celles des Mistrals gagnants et de la poudre de coco dans ses petites boites vivement colorées.

 

Des odeurs, celles de la poudre de riz de ma grand-mère et du petit appartement de mon arrière grand-mère.

 

Des sensations, celles râpeuses pour le palais des roudoudous nichés dans leurs coquilles, toute douce du pelage de ma petite chatte, réconfortantes des genoux de mon père, soyeuse des cheveux de ma grand-mère, de bulle glissant dans mon ventre de mon bébé, de moelleux de l’édredon de mon arrière grand mère

 

Des sons, la cloche de sortie de l'école, le son de la mer et du vent, le carillon big-ben de ma grand tante, la mer dans ce grand coquillage chez ma grand-mère

 

Des images, les fleurs de givre sur les fenêtres, l’éclat d’arc en ciel de perles de cristal

 

Et surtout, ma boite à petits bonheurs contient les visages de tous mes aimés encore ici ou disparus.

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Il y a (Cartoonita)

Dans ma petite boîte à bonheur…

Il y a le brouillon d’un petit billet à composer pour une amie en détresse.

Il y a plein d’autres idées de cadeaux pour faire plaisir à ceux que j’aime.

Il y a de petites attentions pour mon compagnon.

Il y a des choses censurées, par pudeur - chasse gardée - et pour pas choquer les - de 18 ans.

Il y a bien évidemment la 3G : l’esprit d’une Gourmette Gourmande Goinfre.

Il y a mon amour immodéré pour le chocolat et toutes les bonnes petites choses de la vie qui transitent par l’estomac.

Il y a des pensées pour les moments de convivialité passés, les bons petits plats échangés avec des personnes aimées. Je n’oublie pas les couscous aux petits pois partagés avec mon frère, notre vache bleue qui rigole, ses bananes…

Il y a le souvenir de salivages, avec ce même frère, à l’évocation de nos crevettes adorées.

Il y a un émerveillement d’enfant devant la beauté de la nature, les n’arbres – que j’aime étreindre, folle ! – les papillons virevoltants, les espiègles piafs, …

Il y a une propension à sponsoriser les gosiers des moineaux via des dons de morceaux de pain. Car pourquoi attendre l’âge avancé pour s’adonner à cette occupation dite de gâteux ? Alimentons les zozios sur les bancs des jardins publics (on ne peut pas faire que s’y bécoter amoureusement !).

Il y a des milliards de pages lues et à lire, des milliers de livres à effeuiller, caresser puis dévorer fiévreusement.

Il y a une écolière qui préférait lire seule à la récré que jouer à la marelle avec les mini-humanoïdes qui l’entouraient et qu’elle ne comprenait pas.

Il y a une fillette qui jouait dans les champs avec un bâton et quelques plumes et partait dans ses mondes imaginaires.

Il y a, avec les cousins, des souvenirs de parties de ping-pong, de jeux perchés sur les ballots de paille où on s’inventait mille histoires.

Il y a des fous rires et plein de bêtises.

Il y a rêves qui tourbillonnent et mettent des sourires sur le visage.

Il y a un avion à réaction qui, en plus de faire des pirouettes, distribuer des cacahuètes et récupérer les nez de facteurs envolés, est toujours prêt à m’emmener dans les nuages pour rêvasser comme une bienheureuse.

Il y a un trou noir pour aspirer toutes les mauvaises pensées… [parfois en panne]

Il y a de l’export-import :

Il y a des bisous collés dans mon cou et à ma mémoire.

Il y a des lettres venues de loin, très loin pour une expatriée temporaire.

Il y a des colis, emplis de livres, de tablettes de chocolats et de mots rien que pour moi.

Il y a des liens, longs à tisser mais durs comme le roc.

Il y a de la place pour une tripotée de gens et il y fait chaud.
Il y a ma famille, mon amour, mes amis.

Il y a même de la place pour les animaux : matous de tous poils, toutous fidèles et aimants.

Il y a bien des gens qui n’y entreront jamais, le club est privé. Le vigile prévient : « Si t’es con, tu rentres pô ! »
Il n’y a pas de place pour les filous, les dissimulateurs, les menteurs et les traitres. Attention à pas abuser une fois entré, on peut aussi se faire éjecter par le videur. Et c’est définitif.

MAIS il y a encore de la place pour vous !

Il y a l’aorte qui pompe des globules rouges tout frais

Viendez dans mon cœurc_p_g_y

Qu’on se donne du bonheur

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Lettre ouverte à MAP (Papistache)

Chère MAP,

Chère, car l’usage le préconise et chère encore car ce qui est rare l’est et chère, enfin, car il me plait de vous penser ainsi.

Chère MAP,
Vous nous défiez d’ouvrir à tous vents notre boite à petits bonheurs, tant il est vrai, peut-être, qu’à l’instar des peintures impressionnistes notre existence  serait faite de touches de pigments juxtaposées.
Et ces petits bonheurs irradieraient au point de composer l’image souveraine du grand frère avec un B majuscule ?

Nul doute que de fer blanc, de palissandre ou de verre coloré les couvercles vont se soulever pour répondre à votre invitation plutôt que défi. De la pointe du sein de sa mère à la caresse du doigt chenu sur la joue de l’enfant de son enfant seront convoquées ces briques, matériau capricieux qui préside à la construction de l’éphémère gageüre.
Mais, vous cherchez à deviner où je vous entraine.

Chacune des traces que je laisse de la pointe de mon stylo est un atome de ma mémoire. Mes écrits, que j’aime tant à qualifier de vains, constituent les grains de sable que le souffle de la vie amoncèle pour ériger de mouvantes dunes passagères.

Ma boite à bonheur  est ce réservoir d’encre que j’enserre du majeur du pouce et de l’index.
Ma boite à bonheur distille son fil discontinu au gré des jours.
Ma boite à bonheur se vend par lot de quatre, plus un gratuit, sous blister aux couleurs agressives.
Ma boite à bonheur se vide à mesure que je déroule la ligne qui couvre d’arabesques pataudes  ces feuillets que je jette au fond d’un tiroir afin qu’une souris domestique, un jour, y puise  gite et couvert pour sa progéniture.

Vous dire alors que j’hésite à l'ouvrir, de crainte de me tacher les doigts et que la maitresse d’école ne me fustige d’un  regard désapprobateur.

Chère MAP,
Samedi, je serai aux premières loges pour gouter les joutes générées par votre défi. Je guetterai la vôtre, évidemment. Je me laisserai emplir de toutes les autres que je devine diverses et savoureuses.

Vous serez en vacances alors que bourdonneront les allées et venues des compétiteurs animés.
J’anticipe sans crainte : les défis du samedi 5 juillet porteront haut  les couleurs de vos initiales.

Je vous embrasse, Chère Map, en attendant que s’opèrent les savantes alchimies que nos récréations du samedi ne manquent jamais de susciter.

Papistache

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Kloelle...

Leurs yeux d'enfants,
Comme un secret tiroir
Aux mille et un bonheurs.

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