05 avril 2008

Elle gît dans son incompétence - Vanina

Mme Lagerbe a été retrouvée morte chez elle, dans d’étranges et d’atroces circonstances.
Le Commissaire Flers, à peine arrivé sur les lieux, déclara :

« Elle a été suivie et l’homme s’est introduit chez elle dans son sillage. M. Poisse, c’est son nom, a été pris de colère lorsqu’elle lui a remis, un sourire moqueur aux lèvres, sa demande de prêt tamponnée en rouge : "REFUSE". Il n’a pas essayé de maquiller son crime, n’a rien dérobé. Il l’a étouffée, la tête dans ce sac plastique au logo de la banque où elle travaille, la lettre sous les yeux. Elle gît dans son dossier aux feuilles éparpillées... »

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Meurtre en quelques lignes - J-F

Madame Venin, la mauvaise langue du quartier, a été retrouvée morte chez elle, dans d’étranges et atroces circonstances ; elle git, les yeux révulsés, le teint bleu, dans une mare de sang avec un poignard dans le dos. Le Commissaire Flick à peine arrivé sur les lieux, déclara après avoir examiné soigneusement lieus et victime :

-Mon vieux Chaprot, ce n’est pas un meurtre !

- ?????

-Regarde bien l’intérieur de sa bouche et tu vas comprendre. Il ya une blessure bien nette sur la langue Observe la bien elle a la forme d’une indentation. C’est un suicide, elle s’est mordue la langue et elle s’est empoisonnée. Cela explique la coloration bleue de son visage.

-Mais le couteau dans le dos ?

-Il n’est là que pour nous induire en erreur. Il a du être planté par son fils Bernard.

-Pourquoi ?

-Tout simplement pour toucher l’assurance vie : en cas de suicide, pas de versement de la prime ! Il a quand même pris de sacré risque.

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L'heure du crime

Le commissaire Dejeu , à peine arrivé sur les lieux, déclara qu’il n’avait jamais vu ça! Le corps de madame Nez gisait dans son parterre de fleurs. Son époux, resté sur les lieux, sa tronçonneuse dans une main et une pelle à portée de l’autre, ne chercha pas à nier et déclara que leurs azalées n’avait jamais été si belles depuis qu’ils avaient enterré là Pupuce, leur défunte chienne. Voyant ses géraniums en pot dépérir, madame Nez, grande amoureuse des fleurs,  lui aurait alors confié qu’elle était prête à donner de sa personne pour les ramener à la vie.

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Meurtre - Brigou

Le commissaire Albert Jacquart a peine arrivé sur les lieux, déclara « Monsieur Dubois, avez-vous quelque chose à dire ? ».

L’homme figé dans le coin du salon, se leva péniblement de son fauteuil. Les yeux hagards, le teint blême, les mains tremblantes, il s’avança vers le commissaire et réussit à articuler quelques mots :

« je l’avais prévenu plusieurs fois monsieur le commissaire !… ma femme passait plus de temps avec internet qu’avec moi. Son blog… les commentaires de ses lecteurs… les statistiques… Elle était collée du matin au soir devant son écran et moi, pauvre idiot, j’étais devenu transparent pour elle ».

Le corps de Madame Dubois n’avait pas été déplacé. Il gisait, avachi sur l’ordinateur. Monsieur Dubois avait serré le cou de sa femme avec le fil de la souris comme un lacet étrangleur. La forte strangulation avait comprimé la trachée empêchant le retour du sang vers la tête et le cœur. Le visage de Madame Dubois était cyanosé et un œdème cérébral avait entraîné la mort de celle-ci.


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Cluedo - Janeczka

Mme Rosemarie du Romarin de la Motte en Terre gisait sur le sol de son manoir Picard, le visage defigure par d'atroces grimaces de douleur.

Le Commissaire LeBouc, a peine arrive sur les lieux, declara:
'Le coupable ne fait pas l'ombre d'un doute! oeuf corse!!'
Puis il ajouta:
'C'est bien la pire intoxication alimentaire que j'ai jamais vu!'

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Defi #4

Mme (inserer nom de notre choix) a ete retrouvee morte chez elle, dans d'etranges et d'atroces circonstances. En 5 lignes, donner:

  • Le nom du coupable
  • L'arme du crime
  • Le motif

Introduit par cette phrase:
"Le Commissaire (nom a choisir encore), a peine arrive sur les lieux, declara:..."

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29 mars 2008

Emploi du temps - Miss-Ter

Huit heures... Le marteau heurte les demi sphères moulées dans le métal et déchire le silence du petit matin...

A tâtons, ses doigts malhabiles, engourdis de sommeil, parviennent à stopper la sonnerie stridente. Sa masse osseuse jaillit du lit, enfile des charentaises et se dirige vers la cuisine... Il fait chanter le café noir sur le gaz et rince rapidement un bol qu’il extraie d’un amas de vaisselle grasse... Dix tasses et quelques sans filtres plus tard, il a enfin l’illusion de supporter le poids du monde.

Neuf heures. Il est revenu dans la chambre, a ouvert les fenêtres pour laisser l’air humide envahir son deux pièces. Les célibataires sont à la fois compositeurs, chefs d'orchestre et exécutants de symphonies méticuleuses : l’eau de la douche qui s’infiltre dans tous les recoins de sa personne, l'hésitation de la lame qui cherche un poil rebelle dans un repli du cou, le froissement soyeux du noeud de cravate, le frottement du chiffon sur le cuir usé des chaussures en rythment les cadences.

Dix heures, il boutonne son pardessus, ferme sa serviette en cuir noir, bistrée et culottée par des années de bons et loyaux services, et, en fermant à double tour la porte du palier, pose un cadenas sur l'intime. La cage d'escalier conserve la mémoire des ronflements et l'odeur rance des nuits de vieillards. Au rez-de-chaussée, la concierge catarrheuse grommelle en traînant deux poubelles vides sur un sol douteux. Il s'appuie sur le lourd battant de fer forgé et de verre dépoli.

Son véhicule l’attend fidèlement comme chaque matin. Au son de Beethoven, il se dirige avec languison vers son travail.

Onze heures, sa rêverie est brisée ; dans la densité poisseuse de la brume du jour, le bâtiment se dresse face à lui. Routinier, il gare sa berline sur un emplacement qu’il s’est réservé. Rapidement, il jette un coup d'œil aux panneaux d'information, prend son courrier et « blablatte » avec un collègue devant la machine à café. Ce matin, celle-ci ne sert que des cappucinos, une boisson « chimiricolorée » qui ne lui permet pas de sortir de sa léthargie.

Midi sonne.... dans la cohue, les cris et les rires, il tente de rejoindre son « antre » de travail : une pièce aux stores déchirés, une peinture d’un vieux jaune défraîchi, un bureau sur lequel s’entassent papiers et livres.... le vide se remplit d’une armée tumultueuse, bruyante et joyeuse. Les livres claquent sur le bois des tables de travail gravées par d'innombrables hiéroglyphes. Mais au fil des heures, les yeux sont ternes et les mines chiffonnées, tous sont transportés dans une torpeur nauséeuse. Deux heures passent (désolée Val... mais heure par heure, c’est long !....), interrompues par une cloche qui annonce l’heure du déjeuner....

Quatorze heures, il se dirige avec lenteur vers la salle de restaurant et s’installe au milieu de ses semblables. Il les écoute d’une oreille distraite et attend que la logorrhée se tarisse. Perdu dans ses pensées, il perçoit quelques sons, des ébauches de mots qu’il ne saurait déchiffrer. Le vacarme des discussions enveloppe son esprit, le cerne d’une enceinte de non-sens. Dans son assiette, la purée de pois chiches coagulée achève sa longue descente dans l'enfer de la fécule. Il sort respirer sous l'arcade, seule la braise de sa cigarette révèle sa présence.

Quinze heures, d’un pas lent, il entame les deux dernières heures (eh ! oui Val.... encore deux heures d’un coup !...) de sa journée. Des minutes qui s'émiettent, s'effritent dans un ennui implacable. Une journée agonisante comme les autres. Il est usé, lassé..... Les ans ne passent pas impunément…. Aujourd'hui pour lui, les marches sont plus hautes, les caractères d'imprimerie plus petits et son visage dans le regard des autres plus marqué. Sa voix tremble, le regard est perdu mais il continue à égrainer impassiblement son discours face à une assemblée apathique. Enfin, c’est terminé, il ramasse ses affaires et sa lassitude dans le tohubohu de la sortie.

Dix sept heures, il reprend le chemin du retour dans une brouillasse encore plus épaisse, retrouve le même emplacement qu’il avait quitté le matin. Avant de s’engouffrer dans l’immeuble qui sent le chou et le graillon, il remonte le boulevard englué dans la brume. Il se récite sa journée, une parenthèse de plus dans sa vie et les passants le considèrent de cet oeil goguenard que l'on jette aux débris urbains qui soliloquent et se donnent en spectacle. Encroûté dans ses habitudes, il entre chez son traiteur et choisit de la langue de veau qui croupit dans une sauce gribiche solidifiée...

Dix huit heures, il est de retour chez lui, pose sur la table de formica le plat préparé et mange sans véritable appétit. L’assiette sale est allée rejoindre ses semblables dans la cuvette débordante. Il s’installe dans l’unique fauteuil aussi craquelé que sa carapace, autour de lui, des livres et des journaux éparpillés, des couches de vêtements. Il sort des feuilles de sa sacoche, quelques niaiseries de plus qu’il va devoir lire.... Il se prend à rêver : encore quelques mois et ce sera fini.

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Un metier d'homme - J-F & V

8h : J’arrive dans mon petit salon de bois vernis et cuir bordeaux qui a pignon sur rue. Avant toute chose, je vérifie la propreté du lieu. L’hygiène dans mon métier, c’est indispensable !

8h30 : Mon premier habitué entre. Toujours ponctuel ! Depuis des années, il vient 6 jours sur 7. Je l’installe dans « son » fauteuil. Il est toujours curieux des préparatifs. Chacun de mes gestes est observé, analysé. Dès les premiers soins, il se détend, il se cale bien confortablement et s’abandonne. Il sait pourtant qu’il est à ma merci. Ma technique est celle du très très près. Pendant les soins, j’entame une conversation virile. Conversation n’est pas le bon mot. Monologue serait plus juste car dans la position où se trouve mon fidèle client, il peut difficilement me répondre !

8h50 : Mon habitué a payé. Il est parti direction la brasserie à deux pas d’ici. Deuxième rite de sa journée : prendre un petit crème en lisant le journal. Lorsque mon carnet de rendez-vous m’en laisse le temps, il m’arrive de l’accompagner pour refaire le monde. Aujourd’hui ce n’est pas le cas, alors je balais. Vous savez : l’hygiène dans mon métier … c’est indispensable. 

9h : J’accueille mon rendez-vous suivant. C’est la première fois qu’il vient. Comment sera-t-il ? Craintif ? Nerveux ? Confiant ?... Nous faisons connaissance. C’est un tout jeune homme et demain il se rend à un mariage. Mon métier, plutôt rare, mais bien dans l’ère du temps, c’est aussi de l’esthétique ! Dans la société actuelle, l’aspect extérieur est un critère social important !

9h15 : Je prépare mes pots, m’active autour de ce nouveau client, lorsqu’un chaland entre. Je finis l’acte en cours et interroge l’homme :
- Que puis-je pour le monsieur ?
- J’aurais besoin d’un débroussaillage, m’explique-t-il accompagnant sa phrase d’une gestuelle imagée. Vous auriez une petite place pour moi, entre deux ?
Un petit mot à mon client qui attend sagement dans le fauteuil et je me rends à mon bureau pour consulter mon emploi du temps :
- Mon client de 16h30 s’est désisté, 16h30, ça vous convient ?
- Parfait.
- Je peux avoir votre nom !?
- Impérial, me répond l’homme et il ajoute avec un clin d’œil en se dirigeant vers la sortie, c’est de circonstance !

J’accueille, je prépare, je soigne, j’esthétise, je cause, j’encaisse bien sûr : ainsi se passe ma matinée.

12h45 : Grand ménage : vous savez l’hygiène…

13h : Pause déjeuner : je vais au bistro du coin. Christiane, la serveuse, et Rolande, la patronne, sont aux petits soins pour moi : je suis un habitué de ces dames, j’ai ma petite table réservée dans le fond de la salle.

14h : Retour au salon. Je prépare ma sacoche et je prends mon agenda. Je me rends au domicile de mon premier client de l’après-midi. Dans la rue, il m’est déjà arrivé que l’on m’appelle docteur !
Mon premier patient est un homme très âgé quasi grabataire. Mon arrivée est toujours source de joie. Il se sent si seul ! Si mon travail est apprécié, ma compagnie l’est encore plus ! L’hygiène, l’esthétique : je vous en ai déjà parlé !?
Mon « im-patient » suivant comme j’aime à l’appeler est un jeune chef d’entreprise. Dynamique, toujours entre deux rendez-vous. Il n’a pas de temps à perdre, mais il sait que les soins que j’apporte lui sont indispensables. Si j’osais, je vous dirais que parfois j’ai l’impression de lui faire l’effet d’une masseuse thaïlandaise…

16h : Je suis de retour au salon. Mon habitué est déjà là. Je réédite des gestes mille fois répétés : j’installe le sieur dans le fauteuil, protège ses vêtements d’une large blouse blanche. Je prépare mes accessoires, mes pots : baumes, huiles. La serviette « plus blanche que blanche » posée sur l’avant bras, je commence les soins.
Les clients s’enchaînent toutes les demi heure. Il faut prendre le temps, savoir les écouter. Ils doivent se sentir bien.

17h20 : Une donzelle entre. Sans cesser de m’occuper de mon client, j’y vais de mon : « La petite Dame s’est perdue ? »
Mais non, la briseuse d’intimité vient prendre un rendez-vous pour son mari ! Ici c’est un lieu dédié aux hommes, un sanctuaire de la masculinité ! Je n’aime pas que ces dames y stationnent. A peine le rendez-vous noté, je la reconduis illico presto vers la sortie.

17h45 : Eponge, serpillière, c’est le balai ménager. Vous savez ?... L’hygiène dans mon métier… 

Si mes parents avaient anticipé, ils m’auraient appelé Figaro…
Je manie blaireau, ciseau et rasoir, moi le barbier de cette ville.

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Agenda - Brigou

8h : Je prends connaissance que la nuit dernière a été calme. Le veilleur a noté sur le cahier « RAS ».

9 h : Pendant que les réveils s’échelonnent et que tous semblent déjeuner tranquillement, je peux lire les dernières observations annotées par mes collègues.

10 h : Le rythme s’accélère. Certains doivent se rendre impérativement à leurs rendez-vous hebdomadaires, d’autres à leurs activités sportives.

11 h : Ma collège vient faire la doublure. Nous en profitons pour réunir le groupe afin d’aborder quelques points importants des règles de vie et évoquer notre futur camp aux vacances de printemps.

12 h : C’est l’heure de passer à table. Ceux qui sont de service vont chercher les plats en cuisine.

13 h : Chacun a rejoint sa chambre et pendant ce moment de calme, j’en profite avec ma collègue pour boire un café et échanger sur le planning horaire pour ces quinze prochains jours.

14 h : Rassemblement du groupe dans le salon pour organiser l’après-midi.

15 h : Départ pour une randonnée, pour certains c’est la fête pour d’autres c’est l’activité non choisie mais qui a été retenue à l’unanimité.

16 h : Il est temps de s’arrêter et de sortir le goûter des sacs à dos.

17 h : Retour à l’établissement, chacun vaque à ses occupations. Bientôt ce sera l’heure de la douche !

18 h : J’ai fini pour aujourd’hui. Ma collègue va assurer seule cette fin de journée et soirée. Je souhaite au groupe une bonne semaine car pour ma part je serais absente quelques jours, il me reste des congés trimestriels à prendre.

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Quelle journee! - Val

8h00 . Enfilage de la nouvelle blouse blanche pour essais. 

9h00. Faire tester le nouvel anneau et le retardateur en spray et recueillir l’avis du testeur. Noter scrupuleusement les réponses.

10h00. Préparer la réunion de 17h00 avec la cliente chez elle et lui proposer quelques poudres magiques.

11h00. Commander la nouvelle collection en édition limitée rose fluo.

12h00. Déjeuner avec une amie. Dessert : Boules pistache vanille.

13h00. Faire prendre le bain aux canards.

14h00. Sortir mon pinceau blush de ma trousse à … maquillage !

15h00. M’exercer à promouvoir le nouveau jeu de société.

16h00. Gouter la nouvelle crème parfum fraise et le nouvel œuf de Pâques.

17h00. Arrivée chez la cliente avec mes valises.

18h00. Fin de la journée. Retour et massage( bien mérité)aux huiles essentielles.

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