24 décembre 2016

Meilleurs voeux de Calamity joye

hee hee

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Amour, poêle et lumière (Laura)

 

Voici ce soir notre menu en cette douce nuit de NOEL

Fais revenir dans ces poêles rutilantes le butin de ta chasse

Quelques poissons pêchés en entrée et en dessert de fête

Des baies que j'ai cueillies au crépuscule de Baudelaire

Nous mangerons avec les doigts une succulente tarte.

Puisqu'on ne veut pas de nous tels que nous sommes

Puisqu'on ne veut pas nous faire une place

Pour dormir, allongeons nous sur  ce grand lit rustique

Couvrons-nous de cette peau sauvage et rallumons

La lumière primitive en attendant l'étoile qui annonce

La naissance du Divin enfant; laissons les Rois-Mages

S'acheminer tranquillement vers la crèche, la galette

Sera sur la table quand l'Epiphanie le deuxième dimanche

Après la nuit glorieuse que nous partagerons comme une offrande

Au Solstice d'hiver qui vient et réactive    

                                                                                          

Le Soleil noir de la mélancolie nervalienne.

 

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17 décembre 2016

Défi #434

Laissez-vous inspirer par cette image :

 

Décor ay Village de Noël

Et envoyez vos mots à

samedidefi@gmail.com

Merci à vous !

A tout bientôt !

 

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Au théâtre ce soir par bongopinot


Assis dans le noir
Devant leur écran
Pour un moment charmant
« Au théâtre ce soir »

Ils attendaient chaque semaine
Que frappent les trois coups
Les mains sur leurs genoux
C’était leur belle rengaine

C’était leur instant sacré
Une coutume qui dura vingt ans
Avec des acteurs de premier plan
Ces jours ils ne voulaient les manquer

Le petit écran leur ouvrait les portes
De beaux théâtres et de chef-d’œuvre
C’était pour eux comme un hors-d’œuvre
Leurs douces minutes qui réconfortent

J’aimais retrouver leurs yeux d’enfants
Quand soudain commençait la pièce
Tout leur être n’était que liesse
Évanouissant tous leurs tourments

Si un jour résonnent les trois coups
De quelques vieux « au théâtre ce soir »
Comme j’adorerai encore croire
Dans mes rêves les plus fous

Revoir mes grands-parents
Et leurs frimousses de joie
Une toute dernière fois
Devant leur petit écran

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Rose (Thérèse)


Dans le fond d'une alcôve,
Deux chaises, toutes choses,
Rêvaient dans un sourire
Leurs lointains souvenirs.

Dans la touffeur enclose
D'une douce quiétude,
Le voilà à l'étude
D'une nouvelle rose.

Bouton de rose
Rose douceur
Tendre rose
Couleur de fleur
Rose bonbon
Dans une pause
Mais c'est si bon
Et c'est l'entracte
Rose profond
Au prochain acte
Rouge à son front
Rose fané
Dans un théâtre
C'est suranné.

Dans le fond d'une alcôve,
Délaissée, une rose
Rêvait dans un sourire
Ses lointains souvenirs.

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Claudel rembourré * (par joye)

 ma vie en rose« Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c’est ? Peut-être dormiez-vous lors de vos cours de littérature, hein ? Il y a la scène et la salle. Et les fauteuils comme moi. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis, sur moi et mes collègues, par rangées les uns derrière les autres, regardant. Assis. Quoi ? Qu’est-ce qu’ils regardent, puisque tout est fermé ? Ils regardent le rideau de la scène. Et ce qu’il y a derrière quand il est levé. Et moi, je regarde le dos de mes collègues car j’ai déjà tout vu, mille fois. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c’était vrai. Ouais, bof. C’est comme les rêves que l’on fait quand on dort. Dormir, c’est une chose, mais il y en a qui ronflent aussi, croyez-moi ! C’est ainsi qu’ils viennent au théâtre la nuit. Je les regarde, et la salle n’est rien que de la chair vivante et habillée. Et heureusement ! Vous vous imaginez, toutes ces fesses nues ? Assises sur moi ? Ouille ! Mieux vaut qu’elles soient habillées, au moins ! Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu’au plafond. Toutefois, je vous assure qu’ils sont plus grands que des mouches. Et lourds. Mondieu, qu’ils sont lourds ! Et je vois des centaines de visages blancs. Enfin, non, pas vraiment, mais je ressens leurs fesses, croyez-moi ! L’homme s’ennuie, est attachée depuis sa naissance. Ainsi qu’à ses fesses ! Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, cesor ne eiv am’est pour cela qu’il va au théâtre. Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux. Et ses fesses sur moi ! Et il pleure et il rit, il me mouille et il me bouscule, et il n’a point envie de s’en aller, afin que je me repose enfin, le salaud ! Je sais qu’il y a le caissier qui sait que demain on vérifiera ses livres, et la mère adultère dont l’enfant vient de tomber malade, et celui qui vient de voler pour la première fois, et il se remue, le bougre, sur moi, figurez-vous ! et l’ignorance lui et celui qui n’a rien fait de tout le jour. Vous voyez le genre de poids que je porte ? Hein ? Et ils regardent et écoutent comme s’ils dormaient. Mais pas moi, je travaille, moi. Chaque nuit ! »

 

Notices

* le texte en noir, extrait de « L'Échange » de Claudel

** l'avis en rose par l'ami Iam Fauteuil

***Causé fan tutte par joye

~~~~

Rideau

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Participation de Venise


Moi je veux juste de quoi manger !!

Cria Jean-Baptiste POQUELIN .
Il faut se battre pour manger tous les jours .
Alors répétons!
Levez la tête JUSTINE et dites après moi
« Je ne comprends rien au monde »

Avec plus de conviction.
Vous mangez du sable JUSTINE , vous êtes décevante aujourd’hui  
Dieu je vous prie
Reprenez

Ainsi Jean-Baptiste POCQUELIN  dit MOLIERE allait de ville en ville

Sans être pour autant un pouilleux.

Les trois coups lui écrasaient le cœur tous les soirs, car il savait qu’entre lui et le public

Aucune réconciliation serait possible si seulement si chaque soir  il se jetait dans le vide.

Ainsi pas une feuille ne manquait à l’arbre quand Jean-Baptiste écrivait une nouvelle pièce.

Molière a peut être pleuré comme un enfant , mais il a disposé de son temps pour nous offrir l’éternité à le célébrer .

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Participation d'Emma

En attendant Igor

(Peinture de Taylor Campbell)

 

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La pièce, où le rouge sombre domine (tapis, grande banquette à gauche, lourdes tentures à franges encadrant la fenêtre du fond), respire le confort cossu. Des napperons blancs probablement faits main, posés sur le guéridon au centre, et le haut bahut sur la droite, cassent joliment la sévérité du décor. On voit luire çà et là dans la pénombre des objets de cuivre. Au-dessus du bahut on devine un grand tableau représentant semble-t-il une scène de bataille.
Par la haute fenêtre, qui diffuse une lumière froide, on aperçoit un paysage flou de collines boisées dans les tons gris bleu.

Irina et Elena  sont à la fenêtre. Ania est assise sur un fauteuil bas, devant le feu de bois. Elle tricote. De gros écheveaux de laine multicolores dépassent du panier posé sur un petit banc couvert de velours sombre.

- Irina. Elena, très chère, crois- tu qu'il viendra ?
- Elena. Il viendra. Il vient toujours.
- Irina. Voilà qu'il pleut.
- Elena. La pluie, encore, et mon âme est si grise...
- Ania. Musset ? ou Barkrief ?
- Elena. Barkief, odes à l'absente.
- Irina. Je voudrais qu'il soit là.
- Ania. Qu'il vienne, aujourd'hui ou demain, qu'importe, il viendra.
- Irina. (vivement) Tu en parles à ton aise, tu ne l'aimes pas, avoue…
- Ania. Et toi, l'aimes-tu ?
- Irina. (rêveusement). Je le revois encore, la première fois qu'il est venu… Le  petit bois était jaune de jonquilles, il en avait cueilli une pleine brassée.
- Elena. Je les ai mises dans le gros pot de grès, sur le bureau de père ; on aurait dit qu'il souriait dans son cadre d'argent.
- Ania. Sourire ? Père ? L'avez-vous  jamais vu sourire ? Une seule fois ?
- Irina. Alors c'était le soleil des jonquilles qui dansait sur le verre du portrait.
- Elena. En octobre il a amené des cèpes, les plus ronds, ceux du vallon derrière les bouleaux.
- Ania. Nous aurions dû peut-être le convier à les manger avec nous. C'eût été la moindre des choses, c'eût été élégant. Rappelez-vous la somptueuse omelette arrosée de cidre nouveau ! Ah quel diner de roi ! Oui nous aurions dû…
- Irina. Il aura été blessé par notre ingratitude, peut-être ne viendra-t-il plus…Il aura cru sans doute, que nous faisions peu de cas de son présent…Je ne peux le croire, il faut qu'il vienne, il ne peut pas me laisser...
- Ania. Te laisser ? Et moi donc, ne crois-tu pas que j'ai besoin qu'il vienne ?
- Elena. Il a promis, il doit passer avant la Sainte Catherine.

Elle pose son front sur la fenêtre ; son haleine fait un rond de buée sur la vitre. Elle resserre son châle sur ses frêles épaules.
Irina esquisse un geste vers elle, se reprend, et ajuste une mèche blanche échappée de son chignon.

Ania pose son tricot :

- Il sait qu'il faut bouger ces rosiers avant le froid, donc il viendra. Igor, c'est le jardinier le plus consciencieux que nous ayons jamais eu, depuis le vieux Paul, l'ordonnance de père.
Et savez- vous ? Nous lui ferons goûter le vin d'airelles ! 

 

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Participation de Marco Québec

Coup de théâtre

 

 

Il était arrivé un peu pompette
Et se produisit un incident
Un banal événement
Il manquait de cigarettes

Parti avec mon auto
Ses papiers sur le piano
Je fouillai pour vérifier
Si son permis il avait emporté

Puis voilà l’ennui
Je ne trouvai
Qu’un permis d’apprenti
Qui était expiré
Par-dessus le marché

Lorsque j’osai lui demander
S’il possédait le précieux papier
Ce fut la première levée du rideau
Et la belle affaire
Ce ne serait pas la dernière
Il me mena en bateau
« Tu es comme ma mère
Tu ne me fais pas confiance
Il vaudrait mieux que tu prennes tes affaires
Et qu’on oublie notre romance »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Quelques mois plus tard
Au volant de mon auto
Il fit une fausse manœuvre
Mais il n’y a pas de hasard
La police ayant vu l’œuvre
Intercepta le malheureux

Ce fut la seconde levée du rideau
Et il monta tout un bateau
Au policier soupçonneux
Fouillant énergiquement
Le dehors et le dedans
Le derrière et le devant
Afin de présenter
Le papier tant recherché
À l’officier impatienté

« Je fais une crise d’angoisse
Je ne peux continuer le voyage
Je prends le prochain bus qui passe
Avec tout mon bagage »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Au fil du temps
Au fil des ans
Il devint évident
Qu’il n’avait pas le dit papier
Mais un rapport à la vérité
Passablement étriqué

Jamais confiance trahie
Ne reprit vie
Ce qui eut finalement raison
De notre relation

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