02 juillet 2016

J'y suis, j'y reste (par joye)

joye le défi

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EVASION (Alain André)

Paw !!!- J’l’ai eu ! Putain, encore un qui voulait s’évader !  On n’en finira jamais !

-Ouais, c’est à n’y rien comprendre, ils veulent tous quitter l’Europe !

Paw ! Encore un !  Putains d’émigrés !  Salauds de pauvres ! Avant les pauvres ils voulaient tous venir chez nous, maintenant c’est le contraire !

-Ouais, on doit flinguer les sans dents  qui s’évadent, qu’il a dit, le président !

- Remarque, c’est normal qu’ils veuillent partir,  l’Europe c’est juste bon pour les riches !

- Ben, les Anglais y z’étaient riches pourtant !

-Ouais, mais y z’étaient pas vraiment Européens, enfin, si, mais du bout des souliers !

-Tu sais pourquoi ils veulent dissuader les pauvres de s’évader ? Ben  parce qu’il y a que les pauvres qui payent les impôts !

- T’as raison, les riches ils ont les moyens d’échapper aux impots !

    «  Attention les gamers ! Restez concentrés ! On vous rajoute un drone    sur la frontière turque. A vos manettes… »

- Ouaiiiis ! on en a six maintenant : trois chacun, on fait un match ?

- C’est parti !

- ‘Tain, ma mère qui me disait «  arrête avec tes jeux vidéos débiles, tu n’auras jamais de travail ! Et regarde, on n’est pas bien là ? Payés comme des nababs (2) à jouer en vrai sur nos consoles ! 

- C’est clair !

 -Tiens ! Un car de Lituaniens, maintenant : POUM ! Même eux !  Pourtant, qu’est-ce qu’on leur a filé comme fric, à ceux là hein ? Et le Grec, là, tu le vois ? Sur le bateau pneumatique, ses copains qui rappliquent :  dix  gugusses sur un canot, tu crois qu’il s’évadent  eux aussi ?

- Sais pas, mais dans le doute, Pouff !

- M’enfin, les Grecs, on leur a prêté des sous pour payer les dettes qu’ils nous devaient et ils ne sont pas encore contents ?

- C’est des ingrats, Manu ! -Tiens : le gros là !

- Non, lui, c’est Gérard ! Il est plus Français, maintenant, Il est russe !

- Ben il n’était pas devenu Belge, avant ?

- Ouais mais c’est un évadé fiscal, tu sais bien ! On nous a dit : Pas les évadés fiscaux !

- Ah, Ouais ! Bon !  Et çui là ?

- Ben, lui on sait pas, il a pas l’air Européen, alors, fais gaffe !  Dis, tu vois pas qu’on se trompe et qu’on flingue un émir Qatari ?

- T’as raison ! Tiens, il monte dans le bus « Dubaï Saint Germain » l’équipe de foot de Dubaï sur Seine ! Ouais, mais qu’est-ce qu’il fout là ? Il y a pas de match en Suisse en ce moment, si ? Donc, ils s’évadent, nos joueurs !!!

 -Bah, y en a combien qui sont français dans le lot ? Pas des masses,  y viennent tous du Brésil, d’Uruguay, du Cameroun,  les français sont nuls en foot, alors … ! Laisse les passer, c’est pas la peine de s’attirer des ennuis !

-Regarde ! Ces gus à l’aéroport Beijing deToulouse ! c’est pas catholique, ce groupe, ils vont où ? Il ont pas l’air d’être des français de souche, ceux là !

Bon, c’est là que je me suis réveillé, en sueur ! Un cauchemar ! Je me souvins alors de ce documentaire sur les attaques de drones commandés depuis des ordinateurs dans des bureaux du Névada que j’avais vu la veille au soir : ce sont des civils recrutés par des firmes privées qui opèrent  ! (1)

« Putain ! Ya des mecs qui le font,  en vrai ! »

(1)  A voir :

(2)  2500 dollards/mois en moyenne !

 

                                                                …..

Moi, voyez vous, c’est plutôt la musique qui me permet de m’évader, mais ce n’est pas une véritable évasion, comment dire, comme si on part et qu’on ne revient jamais…

On revient toujours d’un bon concert avec des sons plein la tête et des rythmes dans la peau ! C’est une évasion éphémère,  salutaire, juste une parenthèse, une onde de bonheur, un orgasme musical parfois !

Mais l’évasion n’est pas toujours au rendez vous, il arrive que l’on soit déçu, si le lieu manque d’âme ; Ou si les interprètes manquent de joie de vivre ! Certains peu généreux, qui se la pètent…On sent l’insincérité dans l’attitude, l’expression, le sourire figé, les mots creux prononcés sans enthousiasme… Alors, on s’évade du lieu en rêvant, on se regarde navrés, on se serrre l’un contre l’autre et puis on se dit : «  Bah, ce sera mieux la prochaine fois ! »

Et puis on tombe parfois sur de vraies pépites ! Des moments magiques, ainsi, nous avons pu nous évader avec un groupe amateur Toulousain Samedi dernier, pour vous dire, le guitariste virtuose est infirmier à l’hôpital Purpan de Toulouse ! Les autres ont tous un métier…

 Lien à voir :

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Mets deux thunes dans l'bastringue ! (Joe Krapov)

Pourquoi s’évader ?
Parce qu'on a envie d'un juke-box ?
Parce que la vraie vie est ailleurs et que la fausse est chapelier ?

Parce que :


1) Où y a d’la chaîne y’a pas d’plaisir ? (Jacques Higelin)

2) J'en ai marre j'en ai ma claque
De ce cloaque
Je voudrais jouer la fille de l'air
Laisser ma casquette au vestiaire ?
(Serge Gainsbourg)


3) On ‘n est pas un numéro et on veut rester un homme libre qui toujours chérira la mer ? (Patrick Mc Goohan et Charles Baudelaire )



4) Quand je pense à Fernande je Band on the run ? (Georges Brassens et Paul McCartney)



5) Rien ne vaut la énième relecture des aventures de Lucky Luke ? (René Goscinny et Joe Da…ssin)



6) Ca permet de chanter du Georges Brassens avec la voix de Guy Béart tant qu’on veut ? (Joe Krapov)

La bonne réponse s'est évadée. Je me suis lancé à sa poursuite mais... doucement, hein ! On est en vacances !

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Du sable entre les orteils (Vegas sur sarthe)


Le sable est partout, un sable fin, pernicieux, insupportable supplice sur ma serviette de plage et dans mon intimité... entre mes orteils. J'ai toujours eu horreur du sable entre les orteils et des dangers que ça représente: irritations, mycoses, voire Pityriasis versicolor.
Je sais, le Pityriasis versicolor ça prête à sourire la première fois mais je ne vous souhaîte pas de l'attraper!
Et les mômes qui quémandent qui sa pelle, qui sa bouée canard, qui une glace banane-malabar-tiramisu, qui... combien en a-t-on amené déjà?
Kevin, Maxence, Charlène, Priscilla... où est passée Priscilla?
Sur une bonne moitié de ma serviette Germaine – ma moitié – en est à sa troisième fausse couche après deux vraies couches d'huile ultra bronzante aux actifs anti-âge appliquées sur sa peau d'un superbe rouge tomate.
Trois jours qu'on est là et il est grand temps que j'échappe à cet enfer.
Alors sans réfléchir aux conséquences j'extirpe du sac de plage le premier bouquin venu: ça s'appelle Cinquante nuances de Grey – Tome IV.

Comme j'ignorais qu'il y a déjà eu trois tomes, j'ai l'impression de m'installer dans un fauteuil de cinéma en plein milieu de la séance.
Je m'attendais à des préliminaires, à une introduction mais pas comme ça. Je lis :”Je vais te faire jouir comme un train de marchandises, bébé”.
C'est pas facile de s'imaginer un train de marchandises en train de jouir... d'ailleurs l'expression “en train de jouir” est plutôt amusante pour un train.
Par contre “comme un train de marchandises bébé” ça ne veut rien dire; l'auteur a dû vouloir écrire “comme un train de marchandises BB” comme la fameuse BB9004, une locomotive à deux bogies de deux essieux moteurs... sacré matos!
Record de vitesse en 1955 à 330km/heure... c'est vrai que c'est jouissif quand j'y repense, j'avais 8 ans à l'époque, l'âge où on commence à aimer les trains.
J'ai toujours aimé les trains comme j'ai toujours eu horreur du sable entre les orteil; cette histoire commence à me plaire alors sans crier gare – encore une expression marrante – j'enchaîne les pages à un train d'enfer – décidément, encore une expression marrante – Germaine, le sable, mes orteils et même les gosses ont disparu :”Elle a un très, très beau cul. Et je vais le rendre rose comme du champagne."
Quand on pense au prix d'une huile ultra bronzante aux actifs anti-âge, alors qu'il suffirait d'être un jeune PDG séduisant pour rendre un cul rose...

Je ne sais pas comment j'ai fait mon compte mais j'ai dû sauter un chapitre, je lis :"Ses brusques inspirations sont une musique pour mon pénis."
Anastasia alias Germaine est penchée sur moi, dégoulinante d'huile solaire et me crie des choses que j'ai du mal à entendre :”Ca va pas? T'es tout pâle. Va pas dégueuler sur ma serviette”.
Germaine a l'art de s'approprier les choses, les serviettes de plage comme le reste.
J'ai mal dans le bas-ventre mais c'est pas le pénis, plutôt ces merguez de Mammouth (l'hypermarché, pas l'animal) qui ont refusé de cuire ce midi au barbecue.
Je me sens défaillir et je m'accroche à Anastasia alias Germaine, à son corps huileux, j'ai comme un flash, la vision sado-maso d'une tomate insaisissable...

Combien de temps ai-je couru jusqu'aux toilettes dans cet enfer brûlant qui m'échauffe les oreilles et les orteils?
Je voudrais tant être loin d'ici. A Seattle par exemple, au 1920 Fourth Avenue, au 31ème étage d'un immeuble de luxe, sans sable ni risque de mycose.
L'endroit est frais, tout noir mais frais avec une odeur comme il en existe dans les toilettes de plage; pourtant je me souviens il y a un instant encore :"Elle portait un parfum très frais qui me rappelait le verger de pommiers de mon grand-père."
Ici ça sent pas la pomme ou alors le très vieux trognon de pomme.
J'aurais dû apporter mon bouquin.
Au bout d'un long moment je me sens apaisé, léger jusqu'à cet autre moment où je tente de rouvrir la porte.
N'importe qui viendrait à bout du mécanisme, même un jeune PDG séduisant mais pas moi.
Faut dire que l'huile ultra bronzante que j'ai sur les mains n'arrange rien, bien au contraire.
Je tambourine comme un malade pour qu'on vienne me délivrer et je me souviens encore des paroles de Christian Grey:  “Accroche-toi bébé, ça risque de secouer”.
Pourqui l'appelle-t-il bébé?
Quand on veut s'évader, croyez-moi il vaut mieux lire MacGyver.
Au secours !!

 

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Douce Folie (Sarah)

 

Dis, tu viens on s'évade ! Ce sera juste toi et moi. On prévient personne, on se fait la malle et on va au Nicaragua.
Dis, tu viens, on se casse de là. Fini les embouteillages, la ville et les petits tracas. On se prend des vacances à perpétuité, une vie sabbatique en Nouvelle-Guinée.
Dis, tu viens, on se barre ! on va trouver une île déserte, un coin paumé juste pour s'aimer. Ce sera notre petit secret.
Dis tu viens, on part ! Je te dis, on prend la bagnole et 300 balles et on voit jusqu'où on s'envole.
Dis, tu viens, on s'enfuit ! Ce sera comme dans un film : dans le genre ultra romantique et où on sème les flics !
Dis, tu viens, on se tire ! Plus de portables, ni de cartes bleu, on sera juste nous deux.

Dis, tu viens, on file à l'anglaise. On saute dans un train, sans destination, on verra bien où est la fin.
Allez viens j'te dis ! C'est maintenant ou jamais. Ce sera merveilleux, on vivra vieux. Et puis quoi ptêt' pas !

Ptêt' qu'on mourra demain, mais au moins ce sera bien.

Allez, on s'échappe en loucedé. On sera libéré, plus de contraintes, plus rien de compliqué.

Tu viens ? Allez tu viens ? On va s'évader de cette prison dorée ! Fini les galères et les larmes, j'veux plus être paumée.

Allez viens putain ! Je veux disparaitre, changer de planète. Je veux aller là où le monde n'existe pas.  Regarde-moi tu vois bien que j'en peux plus. Tu vois bien que j'étouffe. Tu vois bien qu'ils nous tuent.  Ici, on peut pas exister, on n'a pas d'autres choix que de s'évader.

Putain arrête, putain. Ne me regarde pas comme ça. Arrête de secouer la tête ! Je suis pas perdue, qu'est-ce que tu racontes ? Alors tu viens avec moi ? Dis tu viens ? Allez on déserte, on quitte tout.

Vivant ou mort on s'en fout.

Non, pose ce téléphone, on a dit qu'on prévenait personne ! Viens le train n'attend pas. Il faut qu'on parte, ne me laisse pas ! Tu peux pas me quitter ! Tu peux pas m'échapper ! Non, je suis pas cinglée ! Lâche ce téléphone je te dis ! On va tout plaquer ! Allez, c'est bon je suis prête, viens avec moi 

ou je saute par la fenêtre...

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L’EVASIION (Lorraine)

            Pour égayer ma solitude, ma fille m’offrit un couple d’oiseaux menus et charmants, dont je n’ai jamais connu la race. Qu’importait après tout ! Ils étaient beaux, colorés, actifs. Ils sifflaient un air de printemps qui réchauffait le cœur. Ou plutôt, un seul oiseau sifflait, l’autre se contentait de rester sur un barreau, sage et sérieux.

            Il m’intriguait. Je l’observai à la dérobée et constatai assez vite que c’était un doux, un timide, ou un résigné pour tout dire. Quand je remplissais la mangeoire, l’autre se précipitait ; pas lui. S’il faisait mine de s’approcher, l’autre le bardait de petits coups de bec et se rassasiait lui laissant la gamelle presque vide.  C’était aussi l’autre qui sifflait. Lui vivotait dans son ombre à elle. Car c’était « elle » la souveraine, la mégère, la dominatrice.  Certes, je remplissais la mangeoire quand, repue, elle somnolait ,  mais je m’inquiétais pour la joie de son petit compagnon si relégué.

            Un après-midi d’été , assise à mon bureau et tournant le dos à la cage,  un sifflotis  joyeux égaya la pièce. Je me dis : « La belle célèbre le soleil » et je reprenais mon travail quand arriva mon petit-fils, 15 ans, l’esprit et le regard vifs.  Il s’écria :

            - Un de tes oiseaux s’est fait la malle ?...

            Je me retournai vivement : oui, la porte de la cage était grande ouverte et un seul oiseau chantait à pleine voix : lui, le petit abandonné, psalmodiant sa délivrance d’une voix de plus en plus assurée. « Elle » avait pris la clef des champs par la fenêtre ouverte  sur l’inconnu. Et lui, heureux et en voix, me donnait à la fois la certitude qu’il savait chanter,  et qu’une cage ouverte ne l’incitait pas à m’abandonner. Il fut désormais le plus heureux des oiseaux en cage et me resta fidèle treize ans encore, puis s’endormit pour toujours un matin de printemps.

 

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Si j'étais une valise... (Laura)

Si j’étais une valise,
Je poserais ma propriétaire à sa guise
Dans un lieu qu’elle allégorise
Pour que jamais elle n’agonise.
 
Si j’étais une valise,
Je me poserais pour qu’elle se familiarise,
Qu’elle ait le temps, qu’elle s’économise.
Je serais un bagage qu’on poétise.
 
Si j’étais une valise,
J’aimerais qu’on m’autorise
A laisser souffler la bise
Et je serais pleine de bises.

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Participation de JAK

s evader sam defi 409

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Participation de Venise

EVASION.

Mon Karma était de vivre , et non pas de travailler comme une forcenée . Je ne voulais pas avoir ce visage gris qui ressemble à un torchon ou à un mouchoir qui aurait écrasé plein de larmes.
Rien dans ma vie ne devait sentir le gasoil.
Alors quand le grand violier blanc ivoire fit escale dans ma vie j’enjambai  le pont  et parcourus le monde en mangeant du poisson cru.

J’ai esquissé pour passer le temps des dessins d’enfant sur de vieux carnets remâchant un ciel étoilé .
Ma vie était faite de petits instants sans penser aux grands;

Je me suis effacée devant le monde pour mieux l’écouter  . Le vernis de la lointaine civilisation s’est peu à peu écaillé pour arborer un visage vacant fait d’embruns et de silence.

L’évasion provoque un élargissement de conscience  chez moi .
Je ne comprends toujours pas comment les riches peuvent être aussi cons . Ils s’évadent  pourtant eux aussi , mais c’est peut être une autre évasion !!

ve01

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25 juin 2016

Défi #409

EVASION

 

EVASION

Laissez vous emporter par ce thème !

Envoyez vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt

le plaisir de vous lire !

 

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