07 novembre 2009

Le défi #67 bis

Souvenez-vous du défi 67 :

Chapitre LXVII
***


Où, nus, allongés sur le dos, nos deux héros* discourent de la forme des nuages, de la caresse du soleil sur la peau, des petites bêtes qui peuplent la lande et du plaisir, tandis qu’à l’horizon, l’adversité tisse ses noirs desseins.

Cette semaine, vous nous donnerez votre version du chapitre 67 de ce roman fleuve dont nous ne lirons pas le début faute de l'avoir jamais retrouvé.
Soyez fidèles aux promesses de cette introduction et gardez-vous de conclure l'histoire, il n'est pas impossible qu'on vous demande de poursuivre le texte (selon une règle de constitution des binômes tenue secrète pour l'instant) d'un de vos co_partenaires de défi lors d'une semaine à venir.

* libre à vous de les placer dans le règne animal de votre choix — y compris de fantaisie— et de leur attribuer le sexe qu'il vous plaira de leur voir arborer.

Nous avions attribué les suites à donner :67suite

Il est l'heure de les poster (certaines patientent depuis fort longtemps à l'ombre de notre protection).

Pour ceux qui n'auraient pas joué la première fois, et que l'envie démangera, nous suggérons qu'ils choisissent un texte dans la production du#67  (cliquer sur " toutes les archives" en bas de colonne de gauche et tout en bas de  la nouvelle page qui apparaît retrouvez le tag #67, cliquer sur lui) et qu'ils nous envoient leur propre suite (en copiant dans leur courriel ou document joint le texte qui les a inspirés en tête de leur version). On acceptera également des textes qui répondraient à la consigne 67 sans constituer de suite pour autant.

Toujours :

samedidefi@hotmail.fr

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Auto-satisfaction à partager entre mille

coeur
Le mérite de ce tableau d'honneur éclabousse chacun de nous...

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Tir’ eul’ bobinett’ eul’ ch’villett’ cherra (Papistache)

M’l’avait dit la mèr’, faut pas, faut pas, jamais, i’faut pas jamais s’mêler d's affair’s aux z’aut’. C’que l’pèr’ toujours i’y’répétait, eul’père,

Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois

du temps qu’i suçait pas  ’cor’ eul’ pissenlits par la racin’.

Eul soir, les gens i’disaient comm’ ça, qu’derrièr” la port’ à Mathurin, à des fois, comm’ ça, b’en, paraît — moi j’chais pas, jamais j’y suis-t-allé toquer à la port’ à Mathurin — paraît, à des fois, qu’y’avait des cris qu’on les z’entendait si qu’on collait s’n’oreill’ à la serrur’ à la port’ à Mathurin. Jamais r’en entendu. B’en trop peur qu’la mèr’ é’m’file un’ roust’ avec eul nerf eud‘ bœu’. Mathurin l’était pas l’genr’ qu’on fréquentait, nous autres, à c’tt’époqu’. Mathurin,

Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques

Un’ fois, un’ fois seul’ment, j’lai poussée la porte à Mathurin. La mèr’ l’était ret’nue à la m’son rapport à sa phlébit’  qu’avait tourné façon manièr’ à des ulcèr’s. J’y’a collé mon nœil à c’tt’ foutue bon sang d’tabernac’ ed’serrur‘.


C’te porte è’ m’a chu
‘acristi’ bordel d’ hasard
Tout drêt su’ la goul’


B’en les voisins, l’en ont eu des cris, c’tt’ fois, c’taient les miens. I’m’aiment pas les voisins.  I’disent

Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié

B’en m’croyez pas ou b’en m’croyez pas, y’en a pas un qu’est v’nu m’aider à m’rel’ver, j’m’en su’s traîné tout seul jusqu’au gourbi où qu’là mèr’ è’ braillait rapport à sa phlébit’ qu’avait tourné manièr’ d’ulcèr’s... et p’is l’lend’main, b’en... la port’, l’était r’mise tout’ drête comm’ si que r’en n’eud’ r’en s’avait passé.
Comm’ j’vous dis, c’t un mystèr qu’est mystérieux, c’tt’ affair’. J’en sais pas p’us que c’qu’j’en dis et pourtant j’y ai tout dit ce qu’j’en savais.

Le commentaire de Valérie me fait songer que j'ai oublié de citer la source à laquelle j'ai puisé les paroles. Je suis allé écouter la version de Noir Désir, je l'ai aimée. Moi, bien sûr, vu mon âge, c'est Jacques Brel qui m'avait touché le premier. Je ne résiste pas à l'envie d'insérer une vidéo.


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un secret (trop) bien gardé (Poupoune)

L’endroit était comme sur les photos : une belle maison ancienne à flanc de coteau, un grand jardin ni trop sauvage ni trop propret, à l’écart de la route et assez loin de tout pour se croire seul au monde… Exactement ce qu’il me fallait pour ces vacances. Le vieux proprio n’en finissait plus de me donner des consignes et, quand il m’a enfin remis les clés, il a dit :

 

- Une dernière chose. N’ouvrez pas cette porte. Jamais. En aucune circonstance.

 

Je ne l’avais même pas remarquée : vieille, envahie de végétation, dans un coin du jardin que je n’aurais sans doute pas eu l’idée d’explorer. Je ne sais pas pourquoi il a fallu qu’il m’en parle. Pour m’interdire d’y aller en plus.

 

Sur le coup je n’y ai guère prêté attention, mais en me couchant je me suis aperçue que je ne pensais qu’à ça. Que pouvait-il bien y avoir derrière cette fichue porte ?

 

Evidemment, je me suis imaginé un tas de choses : une chambre de tortures, la planque diurne d’un vampire, un équipement complet de sex toys, une collection de cadavres, une geôle puante où le vieux aurait séquestré des jeunes-femmes, un repaire de généreuses harpies aux aboiements lubriques offrant leur cellulite et leurs nichons blafards à de quelconques fouines en robes synthétiques fendues jusqu’aux néons de leur croupe ovipare… les trucs classiques, quoi.

 

J’ai super mal dormi.

 

Le lendemain, j’ai collé mon oreille à la porte. Rien. Pas de hurlements de loup-garou ou d’enfants violentés, pas de grognements de chien à trois têtes, pas de pleurs de femme violée, aucun bruit louche, en somme. Pas d’odeur pestilentielle non plus trahissant l’éventuelle présence d’un ou plusieurs corps en putréfaction.

 

Ça m’agaçait. Pire : ça m’obsédait déjà. J’ai essayé de me convaincre que ce n’était qu’une cave à vin et que le vieux avait juste peur que je lui descende ses meilleures bouteilles, mais rien n’y faisait. J’avais besoin de savoir.

 

Le jour suivant, je suis allée frapper à la porte. Après tout, hein… Un vieil ermite oublié, un bâtard difforme caché… mais non. Non plus. Ou alors sourds. Ou asociaux. J’ai frappé assez fort et assez longtemps pour réveiller un mort et personne n’a ouvert.

 

Oh ! et puis après tout, qu’est-ce que ça pouvait bien foutre si je l’ouvrais, cette satanée porte ? C’est vrai, quoi, merde…

 

J’ai fouillé toute la maison en quête d’une clé, sans succès. Evidemment.

 

Le jour suivant je suis retournée devant la porte. J’ai essayé de l’ouvrir. Elle n’était pas verrouillée… Oui. J’aurais pu essayer ça avant de retourner la baraque. Bien sûr. Et la porte, LA porte, cette putain de saloperie de porte de mes deux qui m’avait déjà gâché mes premiers jours de vacances était donc ouverte. Des jours à me demander ce qu’il pouvait bien y avoir derrière et là… je n’osais pas entrer. Le vieux était peut-être un sorcier maléfique qui me jetterait un sort affreux si jamais je désobéissais ? Un truc du genre :

 

hasard ou blizzard

 

guide les pas du curieux

 

malheur en son cœur

 

Mouais. Ou un truc du genre formule de sorcier maléfique, quoi. J’ai jeté un œil alentour pour vérifier qu’il n’y avait personne. Personne. Alors comment le saurait-il, le vieux, si j’entrais ? Parce qu’il était sorcier. Oui. Bon…

 

Quelque chose – la mauvaise conscience ? – m’empêchait d’entrer malgré tout. J’ai dû rester pas loin d’une éternité devant cette porte entrouverte et d’un coup, je sais pas… j’ai flippé. Toutes les conneries que j’avais imaginées, là… alors je me suis précipitée dans la maison et j’ai sorti les clés de ma poche pour m’enfermer à l’intérieur. C’est là que je l’ai vue. Bêtement sur le trousseau que m’avait filé le vieux. Une belle grosse clé bien rouillée, exactement comme celle que j’espérais trouver. Alors j’ai pris mon courage à deux mains et je suis retournée devant la porte. J’ai essayé la clé et c’était bien la bonne. J’ai fermé cette foutue porte à double tour sur son putain de mystère et je suis retournée quant à moi m’enfermer dans la maison. A compter de ce jour je me suis mise à entendre des bruits étranges en provenance de la porte… Je n’y ai pas tenu : foutues pour foutues, j’ai passé la fin de mes vacances chez moi à me gaver d’antidépresseurs. Cette histoire m’avait rendue dingue.

 

A la fin de l’été, je suis juste retournée rendre ses clés au vieux, mais j’ai même pas voulu approcher de la maison. Quand il m’a demandé, avec un sourire en coin et un clin d’œil complice, si j’avais mis longtemps à l’ouvrir, la porte, j’ai juste fait « hin hin » et je me suis barrée loin de lui, de son trou et de cette histoire à la con qui n’en était même pas une.

 

 

 

Quand, quelques mois plus tard, on a retrouvé derrière cette porte les restes de mes amis et du buffet qu’ils avaient préparé pour me faire une surprise pour mon anniversaire, je me suis sentie con.

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Secret flirté (Captaine Lili)

Une porte ouvrait le mur.

Une vieille porte en bois tissé d’herbes folles.

Il suffisait de pousser.

Derrière, il vit un pommier.

Et puis un châtaigner.

Son pied buta contre un coffret.

Pour le déclaveter, il dut froisser une bolée de feuilles d’automne.

Trois papiers à déplier…

Cœur au hasard

Un voyageur,

Fêlure dans le mur

C’est ta chance, ta force, ta dissonance

C’est ta chance, ta source, ta dissidence

C’est ta chance, ton appétit, ton essence

Et tout un peu tremble

Et le reste s’éteint

Juste dans nos ventres

Un nœud, une faim

Froissement de vent…

Un marron tomba.

Il leva la tête.

Une jeune femme balançait ses jambes et sa jupe entre les branches.

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Ah les ados ! (Borsolina)

Ah les ados !

C’était pour ce soir, Mathieu l’avait décidé. Depuis qu’il avait vu cette inscription à l’intérieur de la porte de la grande armoire de l’aumônerie, il n’arrêtait pas d’y penser. Il avait d’ailleurs appelé Samy pour la lui montrer et celui-ci avait lu :

A la nuit tombée
Ce n’est pas par pur hasard
La porte du jardin

et s’était écrié :
- Ben la porte du jardin quoi ? Ca veut rien dire ton truc, c’est trop naze ! Pfff
Mathieu lui avait alors répondu :
- Mais arrête ! Tu sais bien : la porte au fond du cloitre, parait qu’il y a un passage secret qui mène direct au dortoir des filles. C’est de notoriété m’enfin ! Même mon frère m’en avait parlé à l’époque où il était pensionnaire lui aussi.
- N’importe quoi ! Quelque chose en toi ne tourne pas rond mon pote ! Tu rêves, on pourra jamais rejoindre les filles.
- Crois-moi, on tente ! Viens on va chercher Flo, j’suis sûr qu’il sera partant !
- Ca c’est vraiment toi… quand t’as une idée en tête tu l’as pas ailleurs !

Le soir venu, les garçons attendirent l’extinction des lumières du pensionnat pour filer en douce dans la cour. Ils traversèrent le cloitre en courant, la pénombre leur glaçait déjà le sang lorsqu’ils arrivèrent essoufflés devant la porte. Samy commençait déjà à trépigner et essayait de dissuader ses deux amis. Mais ils ne lui laissèrent pas le choix et commencèrent à traficoter la serrure rouillée de la porte. A leur grand étonnement, celle-ci n’était pas verrouillée et s’ouvrit dans un grincement qui aurait réveillé un mort. Les trois copains se trouvaient alors devant cette entrée plongée dans le noir. Mathieu dit : « Allez les gars, à vos lampes-torches, on y va. » Mais malgré son ton autoritaire et l’excitation de l’expédition, on pouvait déceler une légère inquiétude dans sa voix. Il entra le premier, pour donner l’exemple. Mais surtout il ne voulait pas perdre la face en se dégonflant.
Ils avancèrent alors dans une sorte de petit tunnel vouté en pierre. Le sol en terre battue craquait sous leurs pas. Ils ne disaient mot.
Rapidement, les trois garçons arrivèrent à un croisement : le passage se partageait en trois. A droite et au centre, le tunnel semblait continuer, alors qu’à gauche, il y avait un escalier. Flo, surnommé monsieur GPS, dit que l’escalier semblait trop près de la porte pour mener au dortoir des filles. Il restait alors le tunnel de droite et celui du milieu, Samy proposa celui de droite, Mathieu et Flo s’exclamèrent alors : « On prend celui du milieu ! »
Alors qu’ils longeaient le passage souterrain depuis quelques minutes, la lampe de Samy rendit l’âme. Ses deux amis éclatèrent de rire. Mais tandis qu’ils se moquaient gentiment de leur camarade, ils ne firent pas attention au sol qui se dérobait sous leurs pieds. Les trois garçons hurlant glissèrent sur une pente très raide et tombèrent dans une grande galerie. Samy pleurnichait et reprochait à Mathieu de l’avoir entrainé dans cette aventure. Mais Mathieu et Flo étaient subjugués par le lieu où ils se retrouvaient.
La grotte, immense, était magnifique. Elle était creusée à même la pierre et de nombreuses sculptures très étranges tapissaient les parois. Les garçons, intrigués, s’approchèrent en silence afin d’admirer ce magnifique tableau.
- Dis, Math, tu sais ce que ça représente ?
- Non, aucune idée… D’où ça sort ça ? C’est vraiment bizarre…
Leurs lampes parcouraient lentement les murs puis le plafond. C’est à cet instant que les garçons virent des milliers de petits yeux qui brillaient dans le noir et les regardaient. Samy, sautant dans les bras de Flo, poussa un cri strident et les milliers de paires d’yeux commencèrent à bouger dans tous les sens. Les chauves-souris, gardiennes tranquilles de ce temple, s’envolèrent toutes en même temps dans un brouhaha terrible et plongèrent tout droit sur les trois amis. Mathieu cria : « Courez, courez !!! ». Ils se mirent à courir aussi vite que leurs jambes le leur permettaient vers un autre tunnel qui se trouvaient dans le fond de la galerie. Virage à droite, virage à gauche, tout droit, « plus vite, plus vite » une petite montée, encore tout droit, le bruit des volatiles derrière eux s’amenuisaient au fur et à mesure de leur fuite, mais les enfants galopaient toujours jusqu’au moment où ils finirent par retomber sur le premier croisement qu’ils avaient vu après avoir passé la porte du cloitre. Ils étaient revenus à leur point de départ. Ils n’hésitèrent qu’un quart de seconde, et d’un signe de tête, se dirigèrent vers la sortie. A toute vitesse, ils arrivèrent devant la porte qui était maintenant fermée, mais impossible de l’ouvrir malgré les coups qu’ils lui assenaient. Il ne restait alors qu’une solution : l’escalier. Obligés de rebrousser chemin, il ne leur fallu pas longtemps pour grimper quatre à quatre les marches de l’escalier surplombé par une autre porte. Elle était fermée elle aussi. Ils tambourinèrent de leurs poings en criant à l’aide quand enfin ils entendirent le cliquetis d’une clé de l’autre côté. « Vite, vite, ouvrez-nous ! » La porte finit par céder, les garçons se précipitèrent à l’intérieur. « Mais que faites-vous là ? » leur aboya madame de Bouveret. Ils avaient atterri dans la chambre de la surveillante générale du pensionnat des filles.

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Marina(de) les pieds dans l'eau (Joe Krapov)

Entrée du pays des merveilles ?
Placard caché de Barbe-bleue ?
Huis clos de la chambre jaune ?
Niche du chien des Baskerville ?
Résidence des dix petits nègres ?
Repaire secret d’Arsène Lupin ?

Détective privé
De jugeote mais pas d’hypothèses,
Je prends des coups sur le citron
Mais je retiens votre attention :
« Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine »
Ou la grippe A/H1N1

Appentis de l’hôtel où Verlaine et Rimbaud se tirèrent
Dessus ?
Maison de berger dans le maquis corse où Marbeuf engrossa Laetitia la grenouille
Pour que Napoléon soit l’orgueil des Bretons ?
Arrière du 21 où habite l’assassin ?
Issue de secours du pensionnat où Paul Meurisse est entouré de diaboliques ?
Fabrique d’emplois fictifs en manoir de Corrèze ?
Banque de blanchiment de listings accablants ?
Usine d’eau gazeuse pour désaltérer l’amateur d’odes rocambolesques ou abracadabrantesques ?
Cachot d’Edmond Dantesque ?

Détective privé
De jugeote mais pas de références,
Je me mange des mandales
En tentant de mettre le mystère K.O.
« Ca vaut mieux que d’avaler d’la mort aux rats »
(de Montsouris)

Prison de hasard
Où l’on m’a bouclé, lié
A un fauteuil glauque !


Dans cette pièce hermétique
L’eau monte à vitesse grand V.

J’ai beau gigoter, hurler, appeler à l’aide Watson, Scotland Yard, Lestrade,
Maigret, Bourrel, Julie Lescaut, Tintin ou Rouletabille,
Personne ne vient à mon secours.
Mais que fait la police ?
(Elle compte les manifestants : 1, 1, 2, 2, 3, 3, 4, 4, etc. !)

Détective privé
D’assistance, de portable, de secrétaire,
De vie bientôt !
Inspecteur sans gadget,
Les genoux un peu mous,
Les pieds qui font « Glou-Glou »
Dans le repaire de Fu-Manchu

Détective pourvu
D’une existence exaltante et haletante
« Ca vaut mieux que faire le zouave au pont de l’Alma »
Qu’ils disaient !

Aujourd’hui, je ne vois pas trop la différence !

dds80_sherlock

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Plante à genêt (Walrus)

"Ouvre la porte Richard !
Ouvre la porte j'ai pas ma clef !
Ouvre la porte Richard !
Qu'est-ce que t'attends pour te réveiller ?"


Et Jean (sans terre) de tambouriner à la porte dérobée (je ne sais où par je ne sais trop qui, mais actuellemnt intégrée au pied de la muraille en un coin discret couvert de lierre).

Régulièrement, Jean tentait ainsi de faire croire que le Coeur de Lion était au chateau, en proie à l'humeur noire et se désintéressant de la conduite des affaires du royaume.

Mais il n'y avait rien ni personne derrière cette porte, pas même un couloir, pas même un réduit, juste un secret de Polichinelle.

Et le bon peuple pensait :

C'est quoi ce bazar ?
Nous prendrait-il par hasard
Pour des connards ?

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La porte du Hasard (MAP)

Porte_du_Hasard

« Jamais je n’aurais cru cela possible ! Non, non, ce ne peut être vrai !!!!
Pourquoi ai-je découvert  cette maudite  porte lors de cette balade en forêt,
Bon sang qu’est-ce qui m’arrive !!! »
…………………………………………………………….

Vous vous demandez sans doute chers amis pourquoi ce personnage, appelons-le
A.H. simplement, paraît si perdu et tourmenté !
Eh bien voici son histoire :

En ce début  d’automne le temps était au beau, il régnait encore une chaleur quasi-estivale et A.H décida d’en profiter pour faire une marche en forêt dans un coin qu’il n’avait  pas encore « exploré » ! Les arbres offraient à la vue leur feuillage aux couleurs chaudes et lumineuses, l’air était embaumé des senteurs automnales. A.H. avançait d’un bon pas tout en  faisant voler à son passage les feuilles mortes accumulées au sol retrouvant avec amusement les gestes de son enfance ! Il se surprit même à fredonner un petit refrain maintes fois entendu dans sa jeunesse :

« Il court, il court le furet,
le furet du bois Mesdames,
il court, il court le furet
le furet du bois joli. »

A.H. se sentait bien, il sifflotait ce même air et continuait à avancer sur le sentier forestier. Entre les troncs des arbres on distinguait des murets de pierres sèches recouverts de mousse et de lichens. Des pans de murs ensuite surgissaient témoignant d’anciennes présences et puis tout à coup cette porte énigmatique enserrée dans de solides blocs de calcaire taillés envahis par le lierre. Cette apparition  produisait un effet théâtral surtout parce qu’il y avait cet écriteau énigmatique :

Porte du HASARD
A pousser très doucement
Laissez-vous surprendre !

Qu’auriez-vous fait à la place de A.H. très curieux de nature ? Eh bien oui, il suivit l’indication donnée aussi doucement que possible, il entra et voilà ce qu’il vit après que la porte se fut refermée d’elle-même derrière lui de façon définitive :

Copie_de_Porte_du_Hasard

La même porte, mais cette fois-ci façon cauchemar !
« Il court il court le furet… »
Une autre porte, encore une autre !
Le HASARD !!! Ha,ha,ha, LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE !!!
« Le furet du bois Mesdames … »
Des portes,
rien que des portes
mais jamais aucune sortie !!!
« Le furet du bois joli !!! »
« Le HASARD joli,
surpris,
surpris au piège !
Pas de sortie !

Tout doucement
derrière la porte
c’est la folie
qui vous attend !

* * *

P.S. Ce récit fantastique peut se terminer ainsi mais j’ai réservé une porte de sortie pour les claustrophobes. Si j’ai appelé le personnage A.H. c’est bien sûr en pensant à Alfred Hitchcock
qui serait en pleine recherche d’un nouveau scénario à faire trembler de peur dans les chaumières.
:-)

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PORTE VUE (Tiniak)

PORTE VUE

Non, merci... un défi dès le matin ?
Merci... non... ou alors très tôt alors... parce que, bon

when I wake up early in the morning
lift my head
I'm still yawning
when I'm in the middle of a dream
stay in bed
float up stream

please don't wake me
no, don't shake me
leave me where I am

revenez plus tard
j'aurai conquis le hasard
en quelques couplets

pour l'heure, permettez
que je boucle mon rêve

oui, c'est un rêve à boucler...
sans trêve...
un fichier qui sonore
un défi qui s'honore
à la nuitée laminée
d'avoir tant bataillé
pour garder son secret
secret


...

PORTE VUE

Je vois... un jardin... il est sale
Des arbres mangent... une lune pâle
bavent du lière sur les buissons

Ce jardin est un abandon... épais... profond,
il s'y empêtre des saisons
un confus amalgame

d'odeurs... de couleurs... flamme,
terreuses... piteuses...
et réchappées de quelque drame

Ici, le règne du végétal
l'emporte sur l'autre... animal
avec... une arrogance... totale

J'avance... du moins, je le pense... je l'espère
Prudence... plat, mon pied sur la terre
qui grogne... maudit ma présence... et me pousse

J'avance... dans l'indifférence... de la mousse

Je vois... comme une lisière... c'est un mur
Parfois... c'est une montagne... envahie de verdure
J'ai froid... je voudrais quitter... ce vilain cauchemar
Et quoi !... là... là, comme j'avais... ravalé tout espoir

Une porte
Une porte... l'ouvrir ?
Une porte ! ...Qu'en dire ?
que je pourrais... en quelque sorte
me délivrer de ce délire
pour trouver quoi ? ...derrière la porte :
bien mieux ? ...bien pire ?

Je l'ouvre... les yeux fermés
J'en passe le seuil... troublé
Je tire la porte derrière moi
J'ouvre les yeux

Je vois...


(là, boucler)

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version audio déjà bouclée :
http://pavupapri.hautetfort.com/archive/2009/11/06/porte-vue.html

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