02 mai 2020

De ma fenêtre j'ai vu (Lecrilibriste)


un coronavirus
coiffé d'un beau chapeau gibus
écrasé par un autoubus
l'autobus s'est pas arrêté
le SAMU s'est pas dérangé
et tout le monde a  bien rigolé

De ma fenêtre,j'ai vu

une p'tite famille de canards
marchant en rang surle trottoir
traverser au passage piétons
avec sa bande de rejetons
pour aller nager dans la mare
ou dans la flaque au coin du square

De ma fenêtre j'ai vu
 
l'hôtel des voyageurs
qui attendait que vienne l'heure
pour écouter monsieur Machin
jouer sa polonaise
et les gens tout joyeux
de cet intermède précieux
l'applaudir aux fenêtres

De ma fenêtre web, j'ai vu

des vidéos à satiété
pour tuer le temps, pour rêver
pour faire toutes sortes de choses
pour éviter l'ankylose
y'en a qui'ont un foutu talent
qui font rire et passer le temps

Si y'avait pas eu l'confinement
peut-être qu'on n'aurait jamais pris l'temps
d'écouter en se régalant, ces virtuoses

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,


Vidéo (Laura)

 

Pour le précédent défi , j'ai parlé de l'art contemporain en partant de l'urinoir de Duchamp et cette semaine, je pars de "Video killed the radio star ", vidéo qui a sans doute tué la star de la radio et qui envahit l'art contemporain et notre vie. Lors de l'avant-dernier voyage que nous avons fait avec mon défunt mari à Montpellier, nous avons visité le Musée d'art contemporain dont j'avais appris l'ouverture récente dans la presse artistique. Le lieu était magnifique, très réussi  mais les salles étaient rempli d'art conceptuel et d'art vidéo, souvent conceptuel. Moi qui suis une fana de télé, une fondue de cinéma, qui utilise parfois l'ordinateur pour des replay(et podcast)  et utilise rarement la VOD car je préfère les salles obscures pour voir les nouveautés, je n'aime pas du tout les vidéos que mes élèves  regardent au CDI. Ces trucs qui attendrissent ou font rire aussi les adultes, moi, ça me hérisse! C'est là que je vais faire ma vieille en disant que pour ça(et leur portable cher dernière génération), les élèves n'ont pas de problème d'argent ou de fracture numérique qui creuse les inégalités. Si en ce temps de confinement, on avait donné des livres à lire comme dans mon beau vieux temps, aurait-on aussi parlé de fracture sociale ou d'inégalité?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

25 avril 2020

Défi #609

 

Nous allons voir ce que nous allons voir !

Vidéo

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

À côté du cimetière par bongopinot

 

 

À coté du cimetière

Il y avait des pissotières

Pratique pour vider sa vessie

Un moment que tous apprécient

 

Debout devant cette chose

Un endroit qui ne sent pas la rose

Tu déverses ton jet d’histoire

Dans ce drôle  d’urinoir

 

Et pour respecter ce lieu

Un bouton se trouve au milieu

Pour tirer la chasse d’eau

Le tout effectué avec brio

 

Pour vous pour les autres

Ne pas laisser de traits jaunâtres

Et sortir la tête haute

En refermant la porte des chiottes

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,


Le Jeu d'Emile Uro (Joe Krapov)

Questions bleues de Mme Leprieur d’Agon-Coutainville (Manche)

1) Dans une comptine célèbre, quels sont les deux types d’animaux qu’on arrose lorsqu’on fait pipi sur le gazon ?

2) Que se passe-t-il quand on prend sa vessie pour une lanterne ?

3) A part la transformation des urinoirs en objets d’art, Marcel Duchamp avait une autre passion. Laquelle ?

4) Dans quel pays d’Europe le ciel est-il si gris qu’un canal de l’urètre s’est pendu ?

5) Quel est le nom de la fontaine qui représente un enfant en train d’uriner ?

6) Quel est le chanteur qui pisse comme je pleure sur les femmes infidèles ?


Questions blanches de MM. Serge Lama et Alain Delon de Niort (Deux Sèvres)

7) Quel est le coureur cycliste positif qui urine dans une éprouvette à l’insu de son plein gré ?

8) Est-ce qu’un pisse-froid peut attraper la chaude-pisse ?

9) Dans les pays où il pleut comme vache qui pisse, existe-t-il des tonneaux en forme d’urinoir pour recueillir l’eau de pluie ?

10) Quel réalisateur de cinéma français a été à deux doigts d’intituler son film « Laisse pisser, c’est une valse ! »

 
Questions rouges deM. Giuseppe Bottazzi, dit Peppone, à Bruscello (Italie)

11) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 pigeon

12) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 170226 Nikon A 220

13) Dans quelle ville chère à Bongopinot a été prise cette photo ?

DDS 608 pissotiere

14) Dans quel album de ses aventures le pilote automobile Michel Vaillant est-il obligé de consulter un auto-urino-laryngaragiste ?

15) Quel est le nom de cet installateur de sanisettes dont l’associé était M. André Castelot ?


Questions Banco et Superbanco de M. Alexis Raneau, de Bergerac

16) Dans quel film un petit garçon tout nu exhibe-t-il son zizi en déclarant « Si j’aurais su j’aurais pas v’nu !» ?

17) Question super banco attenante : ce film est tiré d’un roman. Quel en est l’auteur ?

18) Quel est le titre de ce roman dans lequel les habitants d’un village du Beaujolais se déchirent à propos de l’emplacement d’une pissotière ? (Pour vous aider ça commence comme par une querelle de clocher et ça se termine en nom d’oiseau).

19) Question super-super banco attenante : qui a écrit ce roman ?

20) Quel écrivain a dit « Je ne connais rien de plus agréable que pisser. Si j'étais riche, je pisserais tout le temps. »


Réponses

1 Les coccinelles et les limaçons.   2 On se brûle.   3 Le jeu d’échecs.   4 La Belgique.   5 Le Manneken-Pis.   6 Jacques Brel (Amsterdam).   7 Richard Virenque.   8 Oui s’il n’a pas froid aux yeux et ne craint pas de fréquenter les quartiers chauds.   9 Je ne sais pas car j'habite en Bretagne où il ne pleut jamais mais ailleurs tout est possible, tout est réalisable.   10 Georges Lautner.   11 Robert Doisneau.   12 Joe Krapov.   13 Sablé-sur-Sarthe.   14 De l’huile sur la piste.   15 JC Decaux (Eh non, ce n’est pas Alain !).   16 La Guerre des boutons.   17 Louis Pergaud.   18 Clochemerle.   19 Gabriel Chevallier.   20 Alphonse Allais.


Un QCM de rattrapage pour les candidats malheureux qui auront marqué moins de huit points ? 

Quel personnage célèbre s’est préoccupé de dispenser avec bonheur des édicules destinés au soulagement vésical de la gent masculine ? 

q  Le directeur du cirque Mérinos

q  Le pape Pie VII

q  L’empereur romain Vespasien

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Chacun son clochemerle ! (Yvanne)


C'était réglé comme du papier à musique. Tous les samedis que le bon Dieu fait la tante Marguerite, dite Guite  et l'oncle Léger – qui pesait bien son quintal ! - dit Zé,  venaient à la ville. Ils entassaient dans l'Acadiane les corbeilles de légumes qu'ils produisaient, des œufs, quelques volailles et lapins vivants enfermés dans des  panières en osier. A six heures pétantes – l'oncle n'en démordait pas -  été comme hiver, ils prenaient la route pour le chef lieu, distant d'une quinzaine de kilomètres.

L'oncle aidait sa femme à s'installer sur la place de la cathédrale et de là, reprenait le volant pour aller se garer au plus près des urinoirs. C'était un impératif : sa prostate vous comprenez...L'odeur prégnante d'ammoniaque qui se dégageait des lieux d'aisance ne le gênait pas. Et pour cause : après avoir acheté le journal, il se confinait dans sa camionnette. Il n'en sortait que pour soulager sa vessie. Et ceci assez souvent ! Il  ne se préoccupait pas non plus des regards intrigués  et même quelquefois interrogateurs que lui lançaient certains passants. Cela l'amusait beaucoup et il ne manquait pas, lors de réunions de famille de raconter des anecdotes salées concernant les pissotières et ses fréquentations. Il en voyait des choses l'oncle Zé depuis son Acadiane ! Des jaloux sans doute n'hésitaient pas à le traiter de voyeur. Allez savoir !

Pendant ce temps, la tante vendait sa marchandise à ses pratiques. Mais la pauvre femme devait attendre que les bourgeoises veuillent bien se présenter. Et vous savez ce que c'est : le samedi, on fait la grasse matinée, on traîne et la plus grosse affluence a lieu autour de 10/11 heures. Guite avait beau serrer les cuisses, se dandiner d'un pied sur l'autre, au bout d'un certain temps, elle n'y tenait plus. Sentant sa culotte se mouiller, elle demandait à regret à Germaine – elle est bien brave la Germaine mais on ne sait jamais ! - de lui garder son étalage et elle fonçait chez moi.

J'habitais tout près de la place du marché et j'étais habituée à voir débouler tous les samedis matin la tante, la main comprimant son entre-jambes. J'avais à peine le temps d'ouvrir la porte que déjà Guite courait vers les toilettes en maugréant : « ah, ma petite, si c'est pas malheureux de te déranger comme ça ! Mais que veux-tu : je n'ai pas de quéquette – oui, la tante appelait un chat, un chat – et je ne peux tout de même pas m'accroupir derrière les piliers du porche de l'église. »

Après avoir lâché un jet puissant et sonore dans mes toilettes, la tante repartait, soulagée vers ses cabas me disant : « à tout à l'heure. » En effet, elle revenait chez moi pour les mêmes raisons avant de regagner son village, l'oncle refusant obstinément d'arrêter l'Acadiane au bord de la route. Ce n'était pas un mauvais bougre l'oncle. Il n'était pas macho non plus. Mais allez lui faire comprendre que ce n'est pas parce que les femmes n'ont pas de prostate qu'elles n'ont pas envie de pisser. Et comme les hommes, de plus en plus souvent en vieillissant. Non, ce n'était pas concevable pour Zé.

Un samedi comme les autres, la tante se présenta chez moi dans la matinée. Elle avait du mal à contenir un rire et elle me faisait des clins d'œil que je ne comprenais pas. Elle me dit « ne ferme pas la porte, ton oncle arrive. » Je n'étais pas autrement surprise. Quelquefois, Zé venait jusque chez moi quand il s'ennuyait un peu trop dans sa fourgonnette. La tante se dirigea, comme d'habitude à toute allure vers les toilettes pendant que j'attendais Zé en haut de l'escalier.

Je vis alors arriver un Zé tout penaud qui passa devant moi sans mot dire. La porte refermée, il me demanda si je ne pouvais pas faire sécher un peu son pantalon. Je remarquai alors que ce dernier était trempé jusqu'à mi-jambes. Ses chaussures dégoulinaient d'eau. Comme je le plaisantais «  ben alors, tonton, c'est-y que tu aurais besoin d'un tuteur ? «  il me tourna un regard noir et s'exclama : « ces cons de la Mairie, ils ont enlevé les pissotières. Ils ont mis à la place des choses à la turque . J'ai tout fait comme ils disent, tiré sur la chaînette et voilà pas qu'il m'est arrivé dessus des trombes d'eau. Sont pas près de m'y reprendre !  Et j'irai pisser juste à côté pour les emmerder. »

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

Le très saint Francis me pardonnera (joye)

 

Je ne pisse pas debout

Pas de mot, pas de geste.

L’homme qui pouvait sauver la lettre u

A choisi « urinoir » par maladresse.


Quelque part à l’enfer

Y des hommes qui brûlent

De pouvoir aller pisser

Sans coup de férule

 Comme une femme sans secours.

 

Sans W.C., sans buisson, peux pas boire,

Je ne pisse pas debout.

Alors, qu’est-ce que tu veux que ça me foute,

Un urinoir ?


Dans les toilettes remarquables,

Aux sièges rabattables,

L’urinoir est superflu

MAIS JE NE PISSE PAS DEBOUT.

...Pisse pas debout.

 

Des millions des arbres, et des murs partout

Et ce truc qui gâche tout,

Comme un signal pour me dire

Que je suis handicapée, qu’il faut surtout écrire

À propos d’un sale seau

Qui n’a jamais servi à nulle femme,

Never, nunca, point du tout.

Je. Ne. Pisse. Pas. Debout.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [43] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation de Sebarjo

 

J’ai toujours aimé avoir du champ libre. Aller jusqu’à la pointe du Meinga pour admirer la côte d’Émeraude, de Cancale jusqu’au Cap Fréhel ; monter jusqu’au port de Larrau et à cheval entre France et Espagne, dominer les fières montagnes basques ; Grimper en haut de l’Atomium et voir derrière la verdure Bruxelles surgir, avec au nord son stade et à l’ouest son ridicule parc de monuments miniatures européens... Bref…

C’est pour cela que j’ai toujours préféré pisser dans les vertes prairies, paisiblement, dans la glycine ou le long des troènes – en rêvant béatement dans un sofa à la rigueur –plutôt que dans un violon ou un urinoir.

Je laisse ces ready-made à l’art brut – je ne veux pas faire le long Dubuffet – à la musique minimaliste – encore moins en me regardant dans le Glass – à la fantaisie militaire des chanteurs de lavatories et aux bouffeurs de Burger.

Et cette envie irrépressible d’aller pisser au grand air s’est faite de plus en plus pressante depuis quelques semaines… Allez savoir pourquoi !

 

 

Où écouter Sebarjo : https://soundcloud.com/user-14258780

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

Exclusivement masculin (Kate)

 

Peut-être que cet urinoir n'est pas bien joli mais forcément nécessaire et d'un design industriel magnifique de modernité et d'hygiène, l'oeuvre de Marcel Duchamp permettant d'interroger les rapports de l'art et du quotidien, de l'art et de l'industriel, de l'art et de l'humour... enfin, l'art moderne, quoi !

Avant, oui "avant", quand on avait le droit de sortir sans autorisation et qu'on pouvait lécher les vitrines tout à l'envi (et même déguster des boissons, des glaces, des crêpes, des gâteaux, des peties plats dans des endroits charmants et pas exclusivement féminins),

0-8 2

un magasin de BD avait fait bon usage des précieux rouleaux et avait retenu toute mon attention pour cette promo façon "mise en scène" plutôt "fun" !

0-4 2

Maintenant, ("pendant"), après avoir dûment fait, comme tout un chacun, des stocks de différents articles (mais couru après de la levure, des pelotes de laine et de l'élastique, pour ce dernier article, en pure perte !), je repense au temps où la Médiathèque ouvrait grand ses portes sur ses immenses trésors : livres, disques, CD, DVD, presse, documents en tous genres, et accueillait de nombreux visiteurs tant flâneurs que chercheurs, de tous âges et de toutes conditions. Certains y faisaient une simple escale technique, façon "comment pisser gratuitement en centre ville sans aller dans un bar" (ni dans une impasse de ce style),

0-7 2

d'autres y passant de nombreuses heures, le petit coin était forcément un endroit hyperfréquenté. Avec une pointe d'humour et beaucoup de lassitude, je suppose, les bibliothécaires avaient, il y a quelques mois, renouvelé et multiplié les affichettes rédigées avec force talent littéraire contrarié...

0-2 20 2

0-1 2

Enfin, puisque si on pisse urine, tout va (bien, encore, plus ou moins...), on danse la carioca ?

(photos de l'auteur "avant", disons entre 2019 et février 2020)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,