26 novembre 2016

Vraiment pas raffiné ! (Joe Krapov)

PR 107 ans 2


PR Sculpteur


penseur-rodin-toilettes

Mettre un cautère sur une jambe de bois, c'est un peu comme panser un rondin !

PR jeu d'échecs

- Je ne me rappelle plus. C'est à lui ou c'est à moi de jouer ?
- Je ne me souviens plus. J'ai les blancs ou les noirs ?

PR occupé 2

- Jamais moyen d'être tranquille, par ici !

PR occupé 3

 - S'il frappe encore une troisième fois, ça va ch...

PR piaf

 A tous les oiseaux de passage qui me demandent 
ce que je fais là je réponds : "Je médite, piaf !".

Photos empruntées sur le web et détournées par mes soins.

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Participation de Thérèse


Aujourd'hui me vient encore cette drôle d'impression, comme une certitude, l'intime conviction

- que nous sommes de purs esprits enfermés dans des corps
- que seul compte l'esprit
- que le corps, simple véhicule, n'a aucune espèce d'importance
- que nos esprits se retrouvent en un seul, à la fin de nos vies terrestres
- que nous avons perdu la mémoire de nos origines...

Peut-être la retrouvons-nous au moment de partir...

Je laissais mon esprit divaguer au hasard et le pourquoi de la vie s’est immiscé de nouveau.
C’est un peu comme le bouchon d’un pêcheur qui s’amuse avec l’onde, à disparaître et revenir dans une autre échelle d’espace-temps, comme la ficelle d’un cerf-volant qu’on cherche à retenir, à rattraper, et qui s’échappe, glisse de ta main.
C’est comme si mon esprit cherchait à s’ouvrir sur une vérité, comme une inconnue oubliée que je devrais connaître, la sensation viscérale d’une chose importante qui nous concerne tous, la certitude de quelque chose d’incommensurable, de tellement grand qu’il ne peut être contenu dans un seul esprit humain sans doute.
Peut-être avons-nous en chacun de nous une parcelle de ce savoir oublié, qui rejoint une mémoire collective, un peu comme les fourmis, et qui tente de ressurgir par intermittence.
Une entité ?...  
Je crois que nous sommes un seul et même esprit éparpillé à travers l’Univers.

Ça peut paraître prétentieux mais je crois que nous sommes Dieu..
Ce dieu que nous nous plaisons à affubler de tous les noms,
ce dieu pour qui tant d’innocents sont mutilés ou sacrifiés sur un autel imbécile,
ce dieu que nous invoquons ou que nous renions tour à tour selon nos humeurs.

Et nous reviennent, par bribes, des morceaux de cette mémoire collective à mesure que s’ouvre notre esprit, comme des rais de soleil qui cherchent à trouer des nuages obscurs.

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Le Musée Rodin (Pascal)


« Bonjour mesdames et messieurs, bienvenue au Musée Rodin… A votre droite, vous pouvez découvrir le Penseur… »

« Germaine, viens voir !... Y a le Penseur de Machin ! Oui, de Rodin !… ‘Tain, quand il coule un bronze, le père Rodin, c’est pas pour de rire ! Son œuvre, c’est tout musclé, tout veiné, tout membru ! L’avait mangé quoi, l’artiste ? Du lion ?... S’il voit les penseurs comme cela, je ne m’imagine même pas ses athlètes !... Pas un ne rentrerait dans son moule !... Représenté sur son trône, l’a fière allure, le penseur !... Il est quoi ?... Du bide à tifs ?  Mais non, c’est une statue, il n’a pas de poils sur le ventre… Du-bi-ta-tif ?!... Si tu veux… A quoi il pense ?... Ben, quelle question ! Regarde ! Y pas de PQ autour de lui ! L’a omis le détail, le concepteur des cagoinces !... Eh ben, il n’est pas dans la merde !… Ha, ha !... La boucle est bouclée !... Maintenant, ce sont les pigeons qui lui chient dessus !... Moi, tous les matins, je fais le penseur !... Quoi ?... Comment ?... On s’en fout ?!... J’encombre ?!...Dis, Germaine, t’as payé combien pour voir cette… connerie… ?... »  

… Cet homme robuste, qui pourrait tenir le monde à bout de bras, reste bizarrement  prostré dans cette position attentiste. C’est comme si la somme de ses muscles saillants ne pouvaient pas répondre à tous ses questionnements, comme s’ils étaient complètement inutiles, réduits à l’impuissance, dans cette posture de méditation. Ce chef-d’oeuvre dantesque, je pense qu’il est là, en équilibre instable, entre brutalité et délicatesse, entre virilité et complaisance. Quand la vigueur est vaine, quand l’intelligence doit prendre le pas sur la force brutale, le corps rend les armes au profit de la réflexion. La saine dualité entre le corps et l’âme est la fabrique de l’Intelligence…  

« Papa, papa !... Il est tout nu, le monsieur !... »

… Cette sublime nudité lui procure l’intemporalité. Nul costume, nul chapeau, nulle cape, ne l’emprisonne dans un siècle éteint. Nulle extravagance d’apparence ne perturbe le visiteur qui pourrait se défiler dans des fanfreluches vestimentaires. Admettez ce mal-être. Sa pensée devient la nôtre, ses réflexions deviennent les nôtres, son ankylose nous pèse ; entre nous, ne sentez-vous pas une relation s’instaurer, presque intime, à cause de cette nudité dérangeante ? Ne vous sentez-vous pas connectés avec ce personnage énigmatique ?... Ce penseur, c’est nous. Il est notre reflet réfléchissant, l’écho des sujets insolubles qui gravitent pendant nos méditations ; il fouille dans notre propre pensée ; je crois que c’est lui qui nous visite…   

« En tout cas, il est plus baraqué que toi, ce bonhomme ! Et en plus, il pense !... Deux bonnes raisons pour dire que ce n’est certainement pas toi qui as servi de modèle… »

… Cet homme, sur sa bande d’arrêt d’urgence, mesure le passé et l’avenir dans ce présent d’éternité ; il est comme un petit oiseau posé sur une branche, attendant un autre froissement d’aile, un autre coup de vent, une autre chanson d’oiseau pour s’enfuir. Cet être d’airain qui pense, offre à la statue une condition humaine et nous ne voyons plus un édifice, une œuvre, une sculpture, non : dans nos esprits, nous l’enfantons comme notre contemporain. Mieux : une projection, le prolongement de nous-mêmes. Il est un arrêt sur image, une sensation posée devant notre curiosité, une allégorie questionneuse, un paradoxe évident, où le poids du métal, sa froidure, en contradiction avec la légèreté de sa pensée brûlante nous déstabilise un peu plus…  

« Parlons-en du poids du bronze !... Si ce n’était pas malheureux de gâcher du bon métal pour le couler dans des pseudo-œuvres contemporaines !... A cette époque, il devait bien y avoir autre chose à faire, avec ce métal ! Pourquoi pas des canons ?!... Il arrivaient, les boches ; on n’était pas loin de la guerre de quatorze !... »

« Il est comme toi quand tu attends que j’ai fini de repasser ta chemise ! Je me demande à quoi tu penses ?!... »

… Rodin, pour créer son Dante, s’est largement inspiré d’« Ugolin » de Jean-Baptiste Carpeaux et de Laurent de Médicis, sculpté par Michel-Ange. Pendant cette posture attentiste, on admire la finesse des détails, l’imposante musculature déployée et l’inutilité de cette force par opposition à cette attitude. Donner du mouvement à une statue, c’est un art mais lui offrir la pensée, c’est du génie. Pendant la Comédie, devant la Porte, il est Dante observant les neuf cercles de l’Enfer, décidé à transcender sa souffrance par la Poésie. Ici-bas, réfléchir à sa condition, c’est apprivoiser le diable, c’est continuer de soupirer pour survivre à son hypocrite existence…  

« Mon Amour, penses-tu à moi quand l’endormissement accapare tes rêves ? Vois-tu les ricochets de mes sourires comme les cercles concentriques du Paradis de Dante ? Est-ce que tes sentiments illuminent la force de ton allant ?  Quand je suis près de toi, est-ce que je suis plus forte que tes préoccupations les plus souterraines ? Mon Amour, vois-tu dans mes pensées ?... »

« A force de se geler les fesses, le Dante,  il va attraper des hémorroïdes… »

« Il est dix-huit heures… Mesdames, messieurs, le Musée Rodin ferme ses portes. Réouverture demain à neuf heures…

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Miracle de la pensée recyclée (EnlumériA)

 

D’après vous, quel rapport y a-t-il entre Michel Delpech et un singe en batiste virevoltant de neurone en synapse jusqu’à ce que sommeil s’en suive… Ou pas. Quelle alliance peut bien se nouer entre un Saint Jean-Baptiste buvant chez Lorette et le quintet Cinq Jean bassistes interprétant Quand j’étais chanteur sous les fenêtres de Marianne — Dieu ! Qu’elle était jolie ! — accompagné d’une armée de douze singes de retour de l’île de Whight et pis et pis…

Du coup, je ne sais plus à quoi je pensais, moi. Ah oui ! J’étais au lit à cultiver une insomnie carabinée et une sourde envie de…

Maintenant que j’y pense, c’est ballot pour un insomniaque d’avoir sa chambre à l’étage et les toilettes au rez-de-chaussée. Quelle poisse ! Le temps d’arriver en bas, l’envie sera passée, le sommeil revenu et Michel Delpech ma foi…

Le temps de remonter, pensif et somnolent, et le manège reprendrait dans cette stupide caboche qui me tenait lieu de capharnaüm à pensées et de réserve à phrases toutes fêtes et lieux communs dignes des transports du même nom.

Autant rester assis tranquillement sur le trône, songeur, à faire mes gammes et à attendre le…

Ah ! Voilà que ça vient ; ponctué par un puissant bâillement et un vent… capricieux.  

Mais maintenant que j’y pense…

Reste-t-il du papier-toilette ?

Penses-tu !

 

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Participation de Venise

 

Alors se dit-il  les Américains de Donald TRUMP pensent que la terre est plate !!

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Participation de Prudence Petitpas

PenseurA quoi pense-t-il ?

On se le demande, un penseur qui pense, pense forcément à quelque chose !
Et s’il ne pensait pas, s’il avait la faculté de se vider la tête de toutes ses idées ? si ses pensées s’étaient envolées pour laisser place au vide sidéral, au calme plat, à ce moment où l’on n'a rien d’autre à faire qu’à accueillir ce qui arrive, à cet instant présent où les sensations, les perceptions sont tellement plus importantes que les pensées parasites qui passent sans s’accrocher, sans s’orienter, et où l’esprit n’est plus focalisé que sur nos ressentis, que sur ces messages forts que nous envoie notre corps…
Et bien, pour moi, ce penseur ne pense pas, il attend, il observe, il reçoit, il perçoit, il est rempli de sensations agréables qui le rendent vivant, il ne veut plus se laisser embarquer par des pensées parasites, il n’est plus le pensouillard qui tourne dans le vide, ce hamster sportif qui ne vit qu’au gré de ses challenges… qui tourne toujours plus vite et nous donne mal à la tête. Ce penseur n’est pas un penseur, c’est un être évolué qui se place bien au dessus de ces petites pensées de rongeurs décadents. Ce penseur ne pense plus, alors arrêtez de vous demander ce qu’il pense… il est dans le néant des pensées du monde et sourit à son être intérieur qui l’emmène vers la lumière…

 

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Participation de JAK

Cogito ergo sum

 

j01

 

Je cogite au fond la jungle,

Je suis le seul à savoir que je peux penser,

Ça m'avance à quoi ?

 

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Trouble érectile (Vegas sur sarthe)


« Qu'est-ce que j'ai bien pu faire de ma carte Vitale ? »
« Prenez votre temps, monsieur... monsieur comment ? »
« Rodain... René Rodain »
“Ah? Vous ne seriez pas parent par hasard avec le peintre?”
“Non Docteur, il n'y a pas de peintre dans ma famille, enfin je pense”
“Vous pensez? C'est une bonne chose... et qu'est-ce qui vous amène?”
“Le 52”
“C'est quoi le cinquante deux?”
“Le bus 52, Docteur. Je suis monté à Rodin et me voilà chez vous en dix minutes”
“Je savais bien que vous aviez un rapport plus ou moins direct avec ce peintre qui était aussi sculpteur si je ne m'abuse”
« J'étais pourtant certain d'avoir apporté ma carte Vitale»
“Vous devriez chercher dans vos vêtements étant donné que vous êtes nu”
“Bien sûr, où ai-je la tête?”
“A propos de tête, vous adoptez souvent cette attitude?”
“Quelle attitude?”
“Et bien... soutenir votre menton avec votre main droite en appuyant le coude sur la cuisse gauche?”
“Euh... ça dépend, il m'arrive de changer de main ou de cuisse, enfin je pense”
“Je ne sais pas pourquoi vous me faîtes penser à un bronze”
“Ah... vous aussi vous pensez, Docteur”
“Oui, bien sûr je panse, je bande, je soigne... comme tout médecin qui se respecte”
“C'est justement mon problème Docteur... moi je pense mais je ne bande pas”
“Hum... Pas du tout, du tout?”
“Non, que je pense à qui que ce soit ou à n'importe quoi, je ne bande pas du tout”
“Et qu'en dit votre épouse?”
“Camille? Elle est toujours restée de marbre”
“C'est étonnant. Votre épouse s'appelle Camille... comme Camille Claudel?”
“Euh... la mienne c'est Camille Boudin”
“Boudin comme le peintre?”
“Qu'est-ce que vous avez avec les peintres, Docteur?”
“Rien monsieur Rodin mais toutes ces coïncidences, ça donne à penser”
“Je ne vous le fais pas dire... et pour notre problème de marbre?”
“Et bien il faudrait que je vous voie ensemble, votre épouse et vous”
“C'est à dire que Camille est actuellement chez Paul, un ami commun”
“Je vois...Je n'ose pas vous demander son nom”
“C'est Zann”
“Paul Cézanne! Et vous appelez ça un ami commun? Vous avez de sacrées fréquentations vous alors”
“Je pense que vous embellissez le tableau, Docteur”
“Ah! Voyez qu'il y a du peintre là-dessous”

René Rodain se lève pour regarder sous lui.

“Je ne vois rien, Docteur... Ah si! Tenez, c'est ma carte Vitale!”
“Voyons ça... Rodain René... c'est bizarre, vous êtes certain de l'orthographe de votre nom?”
“Oui... enfin je pense”
“Je ne vous le fais pas dire. Donc je peux vous revoir avec votre épouse d'ici une quinzaine?”
“Euh oui... est-ce qu'on devra venir avec Paul?”
“Surtout pas! Laissons le maître à son oeuvre, monsieur Rodain. Vous pouvez vous rhabiller”

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Jean Constantin connaissait la réponse, lui (Walrus)

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19 novembre 2016

Défi #430

A quoi pense-t-il ?????

 

Penseur

D'après une idée proposée par Joe Krapov

 

On se le demande !

Vos réponses sont attendues

à samedidefi@gmail.com !

A tout bientôt les amis !

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