09 juin 2018

Défi #511

 

Ne soyez pas secoués...

Ragtime

 

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Tête de série en quête de mystère ? (Joe Krapov)

A quatre pattes sur la moquette, je m’étais mis en quête de ma paire de chaussettes.

Houla le mal de tête ! Quelle tempête sur le faîte de mon crâne ! Mes aïeux, quelle casquette ! Tout tournoie ! Faut que j’arrête la piquette ! Pourtant je n’avais rien bu la veille. Juste un peu d’anisette. Et aussi plus bas, quel besoin de balles neuves, quelque part !

Quand je soulevai la couette tombée dans nos ébats de cette nuit de fête, je trouvai ma conquête dans une posture fort peu coquette. Sûr qu’elle avait une drôle de binette, toute violacée sur la moquette, étranglée qu’elle était avec les cordes d’une raquette. Finies les galipettes, ma minette !

Pas de doute, comme disait le maître de requêtes Samuel Beckett, il allait bien falloir que j’échappe à l’enquête.

Et tant pis si j’étais le principal suspect.

Ah non : y avait aussi cet aviateur français, Roland Garros, à qui Phryne balançait sans cesse « Roland, arrête, t’es bête ! ».

Et l’écrivain également, un nommé Dashiell Hammett, qui ne m’avait pas semblé très honnête quand il jouait à la roulette.

Tout partait en sucette ! Mauvaise pêche ! En levant Miss Fisher, cette drôle de midinette, j’avais fait une boulette et perdu le premier set !

Je remis mes baskets, ma liquette, ajustai le toutime et je pris la poudre d’escampette. Par la sortie de service, bien entendu ! Pas question que je tombe dans les filets du brigadier Collins et de l’inspecteur Robinson, ces enquêteurs à la noah !
 

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Un long voyage par bongopinot

bo

 


Il laisse tout derrière lui
Pour ailleurs reconstruire
Trouver un terrain ami
En quête d’un meilleur avenir

Alors il paie un passeur
Monte dans une barcasse en bois
Pour un voyage périlleux en mer
Pour fuir la guerre mais arrive l’effroi

D’une traversée avec la peur d’y rester
Sur une embarcation avec tant de monde à bord
Alors ça tangue ça chavire il faut s’accrocher
Ça lui demande de terribles efforts

Il espère que tout cela en vaudra la peine
Alors il poursuit son voyage et ses ambitions
Sur une rivière de rêve dans sa tête bien pleine
Et aimerait vite arriver à sa destination

Après diverses traversées il arriva en France
Les bombes ne descendaient plus du ciel
Mais l’attendaient des journées d’errance
A faire la quête dans sa vie sans miel

Arriveras-tu à trouver ta place
Dans ce pays si différent du tien
Où les gens te voient et grimacent
Toi le jeune homme qui espère du soutien

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À la quête de la quête (joye)


diagramme

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En quête de slip (Nana Fafo)

Pingouin escape

Selon Terry Pratchet, il est plus facile de faire plier l'Univers autour de l'histoire.

C'est exactement ce que Pingouinnot ressentait...

L'Univers qui se replie sur sa vie pour lui compliquer sa recherche de sleep

en des pliages complexes du temps.

 

EscapeGame

Cette quête ressemblait de plus en plus à une enquête ... des pliages complexes d'indices !

En repartant, Pingouinnot passa devant la quête de la crypte.

Il y déposa un paquet de mouchoirs en papier. 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 510 - Quête- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

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Le poète ... (maryline18)


La place aux vieux pavés, prit des allures de fête,
Quand Marcel enrhumé, chanta pour faire la quête.
Les passants amusés, n'en ratèrent pas une miette,
Se r'tournèrent, se cognèrent, échangeants leurs casquettes !
 
Marcel, encouragé, par ce remue- ménage,
Mit les bouchées doubles : "oubliant son viel âge"
Le papier défilait, dans sa boite sans cordage,
Bientôt tout l'monde dansait, des rires sur les visages.

Sa dégaine incroyable, intriguait les danseurs...
Quel était ce poète, semant la bonne humeur ?
Un chapeau, qui barrait son front tout en sueur,
Se tenda, peu après :"m'sieurs, dames, à vôtre bon coeur !"

Marcel repris la route, enmenant avec lui :
Son chapeau, sa déroute, son orgue de barbari,
S'éffaça au lointain, retomba dans l'oubli ,
Amoureux de liberté, ainsi va sa vie...

 

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Le Fruit de la Quête (JAK)


Les paroissiens sont en émoi.
Le curé de ce charmant village  haut- ardéchois sermonne ses ouailles.
On a volé dans le jardin du presbytère toutes ses poires  Bon-chrétien, si juteuses, dont il escomptait faire extraire le suc en une eau de vie généreuse.   Il en bien besoin, pour de se réchauffer un peu dans les temps froidure de l’hiver où la burle s’engouffre jusqu’aux os.
Le silence règne dans l’assemblée, mains jointes, le souffle en suspends pour entendre la confessions  du  courageux plein de remords qui se désignera.
Mais le silence règne.
Seule là-haut  sur  la poutre de la cloche, la colombe roucoule et égaye  cette ambiance  étouffante.
Le coupable n’est peut-être pas venu ce matin à la messe dominicale. Pourtant, c’est bien connu, les fautifs se mêlent toujours à la foule lors de rassemblements.
Le curé, affligé, un peu découragé,  termine la messe  qui est vite expédiée
Le dimanche suivant nouvelle semonce du sage homme.
Cette fois  il annonce du haut de la chaire, indigné, que  cette semaine,  c’est la quête qui a été subtilisée.
La sacristaine, Mélanie, s’est  vu dérober son sac à main dans lequel l’obole généreuse de pièces de 20 centimes était précautionneusement mise en rouleaux.
On a quelques indices, assez minces, le sac était posé sur  le pupitre liturgique, et La Mélanie  aurait vu  une main poilue s’emparer de son sac…. Superstition oblige le malin est peut être passé par là…
Quelques coquins  dans l’assistance rigolent sous cape.
Ils ont bien compris qui était le voleur.
Cette bonne Mélanie, si prévenante, qui renouvelle si souvent les fleurs de l’autel, ils savent que c’est elle la coupable.
Son petit penchant pour l’alcool l’a incité à faire elle-même sa récolte de poires Bon-chrétien dans le jardin du curé lorsque celui ci s’est rendu au chevet d’un mourant..
Et comme son cousin bénéficie d'une allocation en franchise pour distiller  de l’alcool, de fruits. …
Il a bien fallu le récompenser … la quête y a pourvu...

Mais dans l’assemblée, personne ne dit mot, car cet hiver chez la Mélanie, les coquins  seront bien heureux de boire un coup à la santé du curé.

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Feu d’artifice (Pascal)

 

A toute berzingue, nous avions atteint nos postes de combat ; comme les autres, je m’étais jeté hors de ma bannette, j’avais sauté dans mes godasses et je m’habillais en courant. Deux minutes quatorze pour gagner son poste, c’est long quand l’ennemi a déjà pointé ses armes sur nous ; si vous aviez vu notre fourmilière agitée par les ordres impératifs lancés dans les haut-parleurs ! Tout le monde avait rejoint ses attributions, bien avant ce temps imparti. Véritable feu follet, perché dans la mature, j’observais les faits et gestes du navire ennemi…
Jeu de guéguerre habituel, chatouillement d’ego ou mise en situation des forces en présence, nous avions dû approcher trop près d’une terre ennemie. Là-bas, ignorant tous les codes maritimes, un hydroptère antagoniste menaçant nous sommait de quitter ses soi-disant eaux territoriales ; il avait dégagé ses tubes lance-torpilles, armé ses mitrailleuses et il nous balançait nerveusement ses messages en morse lumineux…  

En entrouvrant une tape de hublot, je surveillais les manœuvres du belligérant…
De l’angoisse ? Un peu, quand même ; à la recherche d’informations, nous étions sur le qui-vive, écoutant tout ce qui pouvait se dire ou s’entendre dans les coursives. Au remue-ménage du poste de combat, il régnait maintenant une étrange torpeur sur le bord.
Démonstration de force et manœuvres d’intimidation, nous aussi, nous avions fermé nos écoutilles, pointé nos canons, découvert nos tubes lance-torpilles. Dans la célérité des mécanismes, les télépointeurs avaient cherché leur cible, l’avaient repérée, l’avaient rentrée dans leurs systèmes de guidage ; nous étions comme un hérisson en boule, paré à l’attaque, avec toutes nos épines orientées sur l’ennemi…  

De l’avant à l’arrière, un épais silence avait envahi le bord ; nous étions les oreilles du navire cherchant à anticiper le futur avec nos perceptions à l’affût du moindre bruit. On entendait seulement les craquements du bateau, les frottements des vagues contre la coque ; on s’entendait même respirer. Parfois, il y avait des crachotements dans la radio du chef de tranche ; les échanges étaient précis comme les derniers ajustements d’une machinerie bien huilée. Nous, on le regardait intensément comme s’il avait tout à coup les réponses à tous nos questionnements…  

Dans une tourelle de 127, à côté d’un solide artilleur, je comptais les obus perforants qu’il organisait dans son rack… Le cliquetis automatique des chaînes de chargement dans la noria conférait à l’ambiance tendue un sentiment de puissance mêlé d’autant de fragilité et les douilles s’amoncelaient dans le barillet géant ; pour me réconforter, je me disais que les canonniers du bord cherchaient les meilleurs « pélots »* pour charger leurs culasses… 
C’était évident ; le pacha ne s’en laisserait pas compter ; ce n’est pas notre cinq galons or qui fuirait devant cet adversaire belliqueux surgi de nulle part. Chacun de nous était à son poste ; même si j’avais oublié de lacer mes godasses, le bateau, lui et nous, nous ne faisions plus qu’un et il le savait…
Tout là-haut, le détecteur de veille tournait obstinément ; il était comme une toile d’araignée capturant tout ce qui se tramait dans nos alentours. Au CO, je visualisais la tache obsédante du bateau adversaire que nos radars balayaient sans relâche… 

Nous avions stoppé les machines ; le bateau roulait doucement, bercé par des vagues caressantes. A cause de cette mer trop bleue, si ce n’était ce terrible climat d’hostilités manifeste, on aurait pu penser à une gentille croisière sur l’Adriatique… 
Parce que, c’est beau, la mer Adriatique. Au grand large, poussés par quelques zéphyrs, il y flotte des parfums de terre aux sensations capiteuses ; on y retrouve des senteurs de rochers chauds, des effluves de garrigue mouillés de rosée et des arômes de miel et d’épices rares. La couleur de l’eau ? Tantôt bleu caraïbe, tantôt bleu cobalt ou encore turquoise, on imagine les fonds marins bordés de sable blanc, d’algues émeraude et des courants profonds aux reflets safran. Mais nous n’étions pas dans le dépliant engageant d’une croisière touristique, celui que ma femme me tend résolument quand on parle vacances… 

Sur la plage arrière, planqué à plat ventre derrière une bite d’amarrage, je nous cherchais le meilleur angle de tir… Les six lourds canons des trois tourelles de 127 étaient ostensiblement dirigés sur l’embarcation adversaire ; ils étaient comme des doigts tendus et vindicatifs annonçant à l’ennemi une terrible punition imminente. Profil bas, n’importe qui de sensé aurait fait machine arrière devant notre détermination impérieuse.
Sur la passerelle, nos grosses jumelles étaient aussi braquées sur le bateau d’en face ; on observait les moindres mouvements sur le pont. On aurait pu donner un âge à chacun des marins figés dans leur attitude hostile ; ils étaient aussi jeunes que nous. La partie de poker avait commencé ; un seul éternuement, une toux mal interprétée, un geste déplacé, et notre pacha aurait balancé la purée…  

En quête de notoriété, et si le « vieux » était en mission personnelle d’une nouvelle fourragère, d’une nouvelle médaille du Mérite ? Et, coup de folie, s’il avait pété les plombs ? Et s’il avait pris seul la décision d’aller affronter ce pays et ses alliés pour ajouter des étoiles à sa manche ?!... A force d’escales solennelles, de sabre devant le nez, de commander des bateaux de guerre, de lire des livres sur les batailles navales, Légion d’Honneur et distinction suprême à la clé, il s’était peut-être grisé d’abordages, notre vénérable commandant ! Allez penser dans la tête d’un cinq galons or, vous !... A côté du pacha, j’essayais de traduire les rictus de son visage cireux ; j’avais beau passer et repasser devant lui, il ne me voyait pas comme si j’étais dans un mauvais rêve…  
Brûlant de fièvre, cette conclusion funeste me ratatina sur place ; je rentrai la tête dans les épaules car tous les projectiles du bateau ennemi allaient me tomber dessus. Je vérifiai encore la bonne fermeture de mon gilet de sauvetage ; il me piquait le cou comme une couverture trop rêche…  

Qui allait tirer les premiers ? Qui engagerait le début des hostilités ? Dans les gros titres des journaux du monde entier, je voyais déjà le nom de mon bateau inévitablement envoyé par le fond, avec le trombinoscope jeunot et souriant de tout l’équipage disparu ;  malheureusement, dans les journaux varois, on l’avait déjà vu… en d’autres temps.
Des survivants ? Il n’y en a jamais ! Témoins dérangeants, aux supplices des explosions, des brûlures et de la noyade, ils disparaissent corps et âme dans les abysses !... Au paradis des Marins, y a-t-il des bateaux de guerre, des pays étrangers, des convictions à défendre, des bons et des mauvais ?...

Nous étions prêts ; on attendait quelque chose qui ne venait pas ; bluff crispant, c’était un duel à distance où chacun des deux protagonistes cherchait à impressionner l’autre. De feu, de fer et de sang, l’accident diplomatique était paré dans nos affûts… Tout à coup, ça a pétaradé de partout ! C’était l’apocalypse ! Ces salauds, ils envoyaient des fusées éclairantes dans tous les azimuts ! Elles explosaient dans le ciel en l’inondant de toutes les couleurs ! Aussitôt, le pacha a riposté ! Comme des gros pétards de célébration, j’ai distinctement entendu la salve impétueuse des six coups de canons ! J’ai failli chavirer, tomber de mon lit ! J’ai entrevu la Mort ! Elle était nue !... Ma femme est allée refermer les volets de la chambre ; dehors, on tirait le 14 juillet…

Feu d'artifice

 

*Pélot : projectile
*Vieux : commandant

 

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G comme gabegie (participation d'Adrienne)

 

Le père chante dans une chorale de copains, ce qui signifie, selon la mère, qu'il ne suit la messe que de très loin, là-haut dans le jubé, où - elle en est sûre - il préfère papoter avec l'organiste plutôt qu'écouter le sermon du curé. 

- Mais qu'est-ce que tu en sais, répond-il en haussant les épaules.

- Je le sais parce que je vous entends! On vous entend bavarder jusqu'en bas!

- Ça, dit le père, c'est José.

C'est vrai que l'ami José a une voix de stentor, alors que le père maîtrise l'art du chuchotement.

Deux ou trois dimanches dans l'année, le père est obligé de suivre la messe sans les copains: c'est quand la famille est en vacances au camping en France. Ces matins-là, le père, la mère, le fils et la fille sont toujours parmi les premiers arrivés et si assidument présents dans les premiers rangs, année après année, que le curé de la paroisse a demandé à la mère de bien vouloir faire la première lecture.

- Mais je suis Belge! a répondu la mère, comme s'il y avait un rapport.

- Et alors? a dit le curé, vous êtes Belge mais vous savez lire, je suppose?

Alors la mère a accepté, l'honneur de la patrie était en jeu. 

Puis quand venait le moment de la quête, le père faisait rire la fille en lui chuchotant chaque fois cette petite phrase, au moment où il lui remettait la piécette à déposer dans le panier:

- Et ne pas tout dépenser en même temps, hein!

 

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