28 mai 2011

Voyages, voyage… (Mamido)

 

Tout chez elle m’invite au voyage.

Lorsque je caresse sa peau chaude et dorée de méditerranéenne, je ressens la douceur du soleil de Toscane sur la mienne.

Sa bouche pulpeuse d’actrice de cinéma des années cinquante m’attire régulièrement dans un baiser à la fois langoureux et fougueux extrait d’un film hollywoodien dont nous serions les stars.
Je plonge alors mon regard dans ses yeux d’un vert profond comme dans un lac aux eaux mystérieuses et insondables et mes mains dans la cascade de sa longue chevelure bouclée. Et tel Jason, jadis,  j’y puise toute ma force et toute mon énergie.

Depuis des années, mes mains se perdent en suivant les courbes harmonieuses de son corps gracieux. Pourtant, je ne me lasse jamais de ce voyage à la fois toujours semblable et sans cesse renouvelé.

Je suis en terrain certes connu mais jamais conquis. J’explore donc, encore et toujours et je découvre à chaque fois, sur elle, en elle, de nouvelles plages où je me repose, de nouveaux dédales pleins de douceur et de senteurs enivrantes où je m’égare, encore et encore, voyageur insatiable.

Dix ans déjà que je suis arrivé chez elle, par hasard, juste pour une étape et que je m’y suis arrêté, explorateur infatigable de notre amour  intense.

 

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Sur la route (Berthoise)

Sur la route

Autant vous le dire, nous partons rarement en voyage. Et quand il nous arrive de rouler vers une destination inconnue, il n'est pas rare que nous nous perdions. Ce n'est pas grave, on a des cartes. Et beaucoup de mauvaise foi.

Quand on s'étonne que nous n'ayions pas encore investi dans un GPS, nous répondons en choeur et avec un grand sourire : " Un GPS ? Ah non ! On préfère s'engueuler! "

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Un souvenir de voyage ? (Teb)

Tout à fait impossible !

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Car ils s’envolent…

Au gré du vent…

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Sous l'entonnoir (Vegas sur sarthe)

Le préposé m'avait tendu la liasse de tickets avec une moue sarcastique en marmonnant dans sa barbe un "C'est vous qui voyez" qui me disait quelque chose.
D'ailleurs son visage me rappelait quelqu'un à mesure qu'il insistait " Y en a qu'ont essayé, y z'ont eu des problèmes..."
Celà dit, il confirmait que le train pour Pau était très rapide et c'est ce qui comptait attendu que mon patron ne m'avait accordé que trois ans de congés.
Quand on annonça que le train de quinze heures soixante douze entrait en gare de Paris, je ressortis vivement mon billet pour vérifier l'horaire mais tout semblait normal et sur le quai désert, personne ne manifestait le moindre étonnement, non personne. J'en conclus que ma montre était obsolète et qu'elle serait tout aussi bien dans la cage à oiseaux avec l'entonnoir et la brosse à chaussures qui ne me quittaient jamais.
Elle semblait nerveuse et je caressai doucement ses poils soyeux sous l'oeil attendri de ma voisine; elle aussi devait aimer les brosses.
La mienne n'avait pas véritablement de sens et j'avais pris l'habitude de la caresser d'un côté puis de l'autre pour éviter qu'elle ne perde ses poils.

Comme par enchantement le train s'arrêta pile au niveau de la voiture numéro quarante cinq. J'avais insisté pour avoir le même numéro que celui inscrit sous ma semelle droite, c'est tellement pratique pour ne pas se perdre à condition de voyager en chaussures.
Ma couchette était très petite, sans lit mais avec un toilette et même du papier en rouleau que je mis facilement dans ma cage à oiseaux, contrairement au toilette qui semblait rudement bien fixé au plancher. Je décidai d'en faire mon lit d'autant que j'ai toujours dormi roulé en boule à cause des courants d'air.
La fenêtre en verre dépoli allait me cacher l'horizon mais, prévoyant j'avais acheté un livre au kiosque à journaux - un roman chinois dont le titre m'amusait - Sudoku.

Comme j'en cherchais la préface, l'ordre du départ résonna distinctement dans le wagon; cette fois je n'aurais pas besoin de l'entonnoir pour entendre l'annonce des gares. Je ne voulais pas risquer de manquer l'arrêt car le train était direct jusqu'à Irun comme avait cru bon d'ajouter le préposé aux liasses de tickets.
Un terrible grincement sous mes pieds suivi d'un clapotis dans le lit m'annonçait qu'on venait de larguer les amarres, des effluves iodées montaient déjà du wc et je dû rassurer ma brosse d'une nouvelle caresse dans l'autre sens cette fois-ci... le voyage commençait bien malgré un léger roulis que j'attribuai à la marée.
On frappait à la porte mais je me gardai bien de dire "Entrez" car ma brosse venait de s'endormir. Je décidai d'en faire de même et repris mon rêve de vacances là où je l'avais laissé la veille, bien à l'abri sous l'entonnoir.

 

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Le voyage du défi‏ (KatyL)

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Ça tombe bien ! (Walrus)

... et je rappelle que je ne suis pour rien dans le choix des consignes. Pour les réclamations à ce sujet, adressez-vous à MAP.

Ça tombe bien, disais-je donc, car je rentre justement de vacances.

Soyons précis : je rentre justement d'avoir accompagné mon épouse en vacances. Car pour ma part, je n'éprouve aucunement cette étrange nécessité de décompresser, me déconnecter, me dépayser et autres verbes en "dé" généralement utilisés pour justifier l'irrépressible besoin de vacances que semblent partager la majorité de mes contemporains, faut pas déconner.

Pour rester honnête, en plus d'être précis, je dois avouer qu'une fois que j'y suis, je m'y fais très bien : je bénéficie d'étonnantes facultés d'adaptation.

Mais je m'écarte du sujet (tu m'étonnes !) puisqu'au bout de quatre paragraphes je n'ai toujours pas évoqué le moindre souvenir.

Allons-y ! Je ne vais pas vous parler de ma destination, ce serait une redite. Je vais donc vous relater un fait survenu lors d'une étape intermédaire :

Alors que j'achevais de ranger ma voiture dans l'un des emplacements exigus du garage au sous-sol d'un hôtel de Salamanque (que diable allait-il faire dans cette galère, vous interrogez-vous. Et vous n'êtes pas le seul, je puis vous l'assurer), surgit de la rampe d'accès un véhicule que son conducteur s'efforce de ranger à côté du mien, avec encore plus de difficultés car si son somptueux 4x4 est plus large que ma voiture, l'emplacement où il l'insinue n'est pas plus large que le mien.

Quelques instants plus tard, m'étant enregistré à la réception, je redescends dans le garage récupérer l'appareil photo qui m'attendait sagement sous mon siège. Je jette en passant un œil distrait sur le mastodonte cachant ma modeste tire et c'est là que j'ai vu !

Le machin est immatriculé au Royaume-Uni (donc pas en Belgique : le royaume désuni) et porte la plaquette publicitaire d'un garage du Devonshire.

C'est alors que me sont revenus les souvenirs des plus merveilleuses vacances où m'ait entraîné ma tendre épouse : ce petit vent du large vous soufflant au visage un crachin tonique et vivifiant sur les collines du Devon... que du bonheur !

Je ne vois qu'une explication à la présence incongrue de ces Anglais à Salamanque : ils viennent s'y convaincre, par contraste, de l'inestimable, l'inégalable bonheur qu'ils ont de vivre toute l'année dans la plus saine région du monde.


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Mon premier voyage je l'ai fait seul (Droufn)

Enfin, pas tout à fait. En fait, nous étions nombreux, très nombreux à vouloir aller au même endroit. Mais les autres je ne les connaissais pas ou très vaguement aperçus lors de divers préparatifs. C'était pas facile ce voyage, vraiment pas facile. Il fallait faire vite, très vite, pour ne pas se perdre en route. Le chemin était sombre et glissant, les pièges nombreux et fatals *. Mais je m'en suis bien sorti, puisque j'y suis entré... dans l'ovule.

Oh! ensuite je suis ressorti, j'ai grandi avec parfois l'envie d'y retourner. Je suis parti avec des gens que j'ai aimé et revenu souvent seul . J'ai à mon tour donner le départ de la même course, souvent. Ça m'a rapporté deux trophées, qui à leur tour on grandi, etc... Puis ensuite je me suis reposé, et j'ai vieilli. Voilà.

 

Sacré voyage quand même que celui de la vie, non?

 

 

Et vous c'était comment?

 

 

*(j'ai essayé avec fataux, je trouvais que ça faisait bien, que ça faisait riche pour le pluriel de fatal... Mais le correcteur d'orthographe n'a pas voulu, dommage...)

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Le goéland (PHIL)

 

On ne s’est pas rendu compte tout de suite que le disque était rayé. C’est parce qu’on était occupé à tirer sur le joint et à faire mine de planer. Et puis aussi, c’est parce que Jeanjean écrivait et que moi j’étais occupé à lire les élucubrations incompréhensibles de William Burroughs. Cette littérature-ci était à la mode, mais ça ne me plaisait pas trop. Je préférais m’en tenir à Kerouac. Ça me plaisait bien d’être sur la route, je m’y sentais bien.

Pour en revenir à la galette de vinyle rayée, c’était un disque de Ravi Shankar, une musique assez lancinante pour donner le change quand la tête de lecture de l’électrophone se prend les pieds dans le tapis. Jeanjean a quand même fini par se rendre compte que son disque était bousillé alors il a relevé le bras du tourne disque assez brutalement, ce qui fait qu’on a entendu une espèce de raclement fatal, et ceci explique cela, n’est-ce pas. Quand on n’est pas soigneux, voilà ce qui arrive. Personnellement, je n’étais pas trop désolé pour Ravi Shankar, mais Jeanjean était dans une période baba, envisageant vaguement d’aller faire un tour du côté du Népal, et moi je lui souhaitais bon vent, si on peut dire, n’ayant que peu de goût pour l’exotisme bariolé. Je lui avais quand même fait remarquer que Shankar n’était pas népalais.

Après avoir remisé le roi du sitar dans sa pochette, il a ajouté quelques mots à sa prose avant de me dire, écoute ça, et il s’est mis à me lire sa production, qui n’était pas mal ficelée, même si ça n’était qu’un début et qu’on restait sur sa faim. Il y avait là l’histoire assez banale et naturelle d’un garçon qui s’immisce dans une fille, et Jeanjean y avait ajouté une trouvaille assez saugrenue quant au vacarme produit par les poils des protagonistes qui s’entrechoquent. J’étais bizarrement émerveillé par ce trait d’esprit, quoi qu’un peu jaloux aussi, parce que c’était moi l’écrivain, là-dedans, bon sang de bonsoir.

Jeanjean a fait mine de vouloir mettre un autre disque, c’était Bob Marley, alors je me suis écrié qu’on n’allait pas faire le tour du monde, merde, même si comme dit le poète, « qu’est-ce qu’on peut voyager, dans une petite carrée », tsoin, tsoin, tsoin.

J’ai dit, et si on faisait un voyage, plutôt ? Un vrai voyage ?

Jeanjean m’a pris au mot, il a entassé des trucs dans une sacoche de l’armée, on est passé chez moi pour prendre la tente et les duvets, et mes trucs à moi dans une autre sacoche de l’armée (décorée d’une croix languedocienne au feutre indélébile, j’étais dans ma période occitane). On a dit au revoir à nos mères respectives. J’ai pris place au volant de ma vieille 4L à trois vitesses, et nous avons mis le cap sur l’ouest. Tu parles d’un voyage, disait Jeanjean, la mer est à même pas deux cent bornes, et après, y a rien (il faisait abstraction de l’Amérique et même de l’Angleterre).

 

On a planté la guitoune à côté d’une chapelle, face à la mer. Et puis on est allé faire un tour sur la falaise. J’ai toujours été fasciné par les falaises d’Etretat, elles sont vachement impressionnantes. Evidemment, pour être fasciné, il faut les avoir vues de ses yeux vu au moins une fois.

Jeanjean a fouillé dans sa sacoche et en a sorti une boîte d’allumettes, et dans la boîte je voyais des petits grains noirâtres qui ressemblaient à des cachous. C’est de l’acide, a dit Jeanjean. Et sans se poser trop de questions, on a gobé les cachous.

Du haut des falaises, nous nous abîmions dans un paysage irréel, je voyais jaillir des rayons d'un vert cru à l'horizon, les rayons du soleil à travers de gros nuages annonciateurs de pluie, mais qui s'en souciait, lentement du rouge puis du pourpre ensanglantaient l'espace, on se serait cru dans un tableau expressionniste, sauf qu'à ce moment là, je n’avais encore jamais entendu parler d'expressionnisme ni même d'impressionnisme, j’étais encore en friche de ce côté, je voyais le paysage vibrer comme s’il avait été peint sur de la tôle, kitsch en diable, et il y avait plein de goélands qui planaient autour de nous et qui venaient nous narguer tout près.

Alors Jeanjean s’approchait du bord, il me flanquait les flubes, mon ami, il disait regarde, je suis une mouette je suis un goéland je vais voler planer sur l'eau rejoindre l'horizon

cet horizon que je voyais métallique clinquant pas vrai merdique

kitsch

fais pas le con mon ami, t'es pas un GOELAND

reste avec nous

me laisse pas tout seul

(me débarrasser de ces miasmes acides ces rideaux artificiels et multicolores dans lesquels je m’étais empêtré, je sentais bien confusément que ce voyage était un bad trip)

longtemps après, ou pas longtemps après, je ne savais plus, difficile de savoir, je m’étais absenté, j’avais un trou noir en moi, après toutes ces couleurs, tous ces flashes,

j’entendais un cri bizarre, un long hurlement ou ululement, un cri qui me terrifiait en tous cas

j’étais planté là au bord de cette falaise, Jeanjean n’était plus là, j’étais seul sur la falaise, assis dans l’herbe rase, et un goéland était tout près, qui me regardait de son petit œil cruel,

j’étais seul,

j’étais seul,

j’étais seul,

j’étais terrifié,

et putain, j’ai toujours détesté les goélands.

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Défi 151 (Venise)

 

Calme-toi, me raisonnai-je ce type sait ce qu’il fait.

                Il a l’habitude de naviguer en haute mer .D’ailleurs tout ce qu’il peut se passer c’est qu’un requin (pas trop gros avec un peu de chance) passe par dessus  bord et nous chavire tous !!

                En quelques minutes la surface de l’eau fut striée de motifs réguliers  signe extérieur  qu’une créature et la plus redoutable au monde nous avait repérés.

Avec mon petit maillot deux pièces vichy je n’étais pas prête ni à l’insolation redoutable de ce coté de l’hémisphère   ni à être reliée par un cordon ombilical d’un câble métallique à une baleine et encore moins à un requin.

Qu’est ce qui va se passer couinai-je ?

J’ai tendance à couiner dans les moments de grand effroi et cet été là il fallait reconnaitre que ça m’arrivait assez souvent.

Ce qui me fut d’une grande utilité moi qui était venu bronzer dans l’insouciance de vacances soit disant organisées.

Le bateau partit soudain à reculons en direction du pôle sud ce qui nous éloignait  étrangement de la cote et de mon hôtel.

Ce requin devrait être aussi grand qu’un sous marin.

T’inquiètes  pas dit le gars on va le choper ce salopard !!

J’ai plutôt l’impression que c’est ce salopard qui nous tient hurlai-je au milieu du fracas des vagues.

Il faudrait plus de poids pour le ralentir dit-il.

C’était trop tard pensais –je tout bas  j’avais perdu 20 kg dans des séances d’amaigrissement qui m’avaient couté une fortune et voilà que mon poids devenait ma perte.

Je me tapis au fond de la coque et me mis à prier Mais parfois il est tout aussi inutile de s’adresser à un dieu qui s’arrange pour me plonger dans une telle situation pour mon seul mois de vacance

Le bateau se mit soudain à mugir en se déformant et nous furent projeter dans l’eau  chaude.

Nous sommes revenus à la nage sur la cote bondée de touristes.

Un peu mieux que tes histoires habituelles me dit le gars tout essoufflé !!

C’est un point de vue dis je des algues plein la bouche.

 

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21 mai 2011

Défi #151

Souvenirs de VOYAGE(S)

Bons ou moins bons, amusants, déconcertants, étonnants ....

VACANCES

Racontez ... nous sommes toute ouïe ...

samedidefi@hotmail.fr

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