27 janvier 2018

Xérès que c'est ? (Kate)

 

Comment ne me suis-je pas plus préparée à l'arrivée de ce mot étrange que je connais mais n'emploie jamais ?

Pourquoi ai-je passé tant de temps à creuser encore le sujet "thuriféraire" ?

Comment n'ai-je pas pensé que la lettre X allait poser problème ?

Pourquoi ne pas avoir anticipé, cherché, pioché, planché, sachant que le mot "xylophage" avait déjà été traité (et bien traité !), dans le défi #457 ?

Comment faire pour me sortir de ce manque d'inspiration total ?

Pourquoi me suis-je secrètement persuadée que la lettre "x" elle-même allait être le thème du défi de la semaine non sans avoir envisagé qu'après T, U, W suivrait peut-être Y directement puisque suivant une logique (interne) la lettre V avait été négligée auparavant ?

Du xérès ? Mais je n'en ai jamais bu et même jamais vu !

scrabble xeres

verre xeres

Le mot servait (rarement !) au scrabble pour ma mère et était pour mon père prétexte à de longues digressions en forme de monologue sur la prononciation : à la française, à l'espagnole... ou à l'anglaise, le fameux "sherry" dont on entend toujours parler dans les films ("Vous prendrez bien un verre de sherry ?") mais qu'on ne consomme jamais ...

Certes, il en est de toutes les couleurs (des vertes et des pas mûres, sûrement !), de tous les degrés, du plus sec au plus liquoreux, du plus cher au moins cher, etc. C'est une religion merveilleuse et étrange à laquelle je vais être sous peu initiée par des fervents pratiquants, je vous en remercie par avance !

Post Scriptum : "tempus fugit", le temps s'en va, on ne peut le retenir mais ces verrières  (du XIVème siècle) de la cathédrale, choeur nord, baie Marie Madeleine, enfin trouvées et "nous en province aussi l'on a..." des anges thuriféraires ! Mais on ne le sait pas car ils sont tout là haut là haut !

 

 

tout

droit

gauche

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Historia del vinagre (Vegas sur sarthe)

 

Il y a bien longtemps au sud de la Jalousie dans les méandres du Guadalquivir qui vire un coup à droite un coup à gauche, un vieux et noble vigneron nommé Palomino Xérès de la Frontera y Villaverde del Rio y Juan del Barapute – Jerez pour les intimes – rencontra lors de la fête des vendanges une "buena chica" aux yeux de velours, la belle Maria de Cadix de la belle province de Chica-Chica-Chic-Aye-Aye-Aye.
Il fallait la voir dans la cuve en tenue folklorique fouler la récolte de ses jolis pieds nus avec son beau sourire et son air engageant.
Jerez la trouva belle puisqu'elle l'était et qu'il n'avait pas les deux yeux dans le même sabot; aussi lui fit-il rapido-presto visiter ses chais de vin blanc car il n'existe pas d'estampes japonaises en Jalousie.
Il l'emmena donc à sa bodega où elle put constater ses beaux dégâts de visu mais "qu'importe le flacon" lui dit-elle – conquise tas d'or – on va se marida car je ne veux pas d'un amant et connaissant la musique elle ajouta Chica-Chica-Chic-Aye-Aye-Aye !
Jerez y mit deux conditions : "Tu cesseras ces Chica-Chica-Chic-Aye-Aye-Aye qui encombrent le récit et tu m'appelleras Mon sherry en toute circonstance" et c'est ce qu'elle fit car les circonstances ne manquaient pas en Jalousie.

Ayant convolé – surtout par avion – en justes noces aux quatre coins de la planète il fallut se résoudre à regagner la bodega.
Mais après six mois de fût, Jerez (dit Mon sherry) fut surpris quand la bise andalouse fut venue de constater que son vin avait tourné au vinaigre; il en fut amer, d'humeur noire limite balsamique et Maria en fut de même car elle faisait tout comme son sherry.
En Jalousie les langues vont bon train et Jerez accusa aussitôt son proche voisin – un certain Pedro y Dario Moreno ya Mustapha y BrigitteBardo – d'avoir gâté sa récolte en leur absence.
Il faut dire que Pedro lorgnait depuis longtemps sur Maria et avait vu ce mariage d'un mauvais oeil car à force de lorgner il en avait perdu un comme bien des hommes de Jalousie.

Par une nuit plus noire que les autres limite balsamique, Jerez organisa une expédition punitive sur les terres de son ennemi Pedro qui ne dormait que d'un oeil mais le mauvais.
Il lui perça ses cent fûts et s'en fut dans la nuit noire limite balsamique.

De retour à sa bodega il trouva la belle Maria en extase devant un gaspacho copieusement arrosé de leur vinaigre; "Vois cette couleur ambrée presque noire Mon sherry, goûte-moi cet arôme puissant et boisé Mon sherry, c'est une tuerie Mon sherry !" dit-elle en se pâmant.
Jerez – dit et redit Mon sherry – goûta, eut-il le temps de dire "What else ?" et se pâma lui aussi car il le valait bien.
Une fois dépâmés ils décidèrent d'appeler ce truc le vinaigre by Palomino Xérès de la Frontera y Villaverde del Rio y Juan del Barapute ou plus simplement le vinaigre de Xérès afin que l'appellation rentre sur les étiquettes des bouteilles... et ça rentra.
L'argent aussi rentra, ils firent fortune en pesetas et eurent beaucoup de niños et aussi de niñas pour respecter la parité et c'est tout.

 

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Germaine (maryline18)


Dans ce parc à l'Est de la ville, elle y vient souvent. Elle y lit l'été, sous un tilleul, dans de jolies robes de mousseline aux teintes pastelles. Elle y rêve l'automne, se protégeant du vent qui secoue les arbres, de ses chapeaux qu'elle collectionne. Elle en possède treize, de différentes formes et couleurs, dont un d'homme, en feutre noir, bordé d'un galon de velour sur l'arrière... Au grand étonnement du vendeur, elle en fit l'acquisition un jour sans fin, alors qu'elle flânait dans les rues commerçantes, un peu triste...
Gemaine est couturière, elle confectionne des complets pour des messieurs "très bien", comme elle dit souvent à ses amies toutes bien mariées. Réservée, par nature, elle n'attire pas les regards et s'en est accommodé depuis toujours, bien occupée à couper, assembler, surfiler, ourler, vestes et pantalons, avec minutie, dans sa petite chambre de "Bonne", au quatrième étage de cette immeuble cossu des beaux quartiers de Paris.
Les mots doux dans le cou, les tendres éffleurements à la fin des bals, les confidences sucrées échangées à la nuit tombée, à tout cela, Germaine rêve en secret, de plus en plus souvent. Elle adorerait qu'un amoureux empressé défasse maladroitement son chignon tressé, et lui dépose de doux baisers sur sa peau parfumée à la violette.
Ce dimanche matin, le parc est désert. La rosée de ce premier jour de Mai, sublime le parfum des roses et elle ne peut réfréner l'envie d'en cueillir une, au risque de se piquer. Elle ferme un instant les yeux pour mieux humer son odeur suave et reconnaissable parmi toutes les autres. Elle a emmené le chapeau d'homme. Elle le sort de son cabas et y dépose la rose, rose à l'intérieure ainsi que le billet rempli d'espoir qu'elle a écrit d'une main tremblante. Elle le relit une dernière fois : -" Vous qui trouverez ce chapeau, sachez que je l'ai choisi pour vous, tout simplement. Si comme moi, vous rêvez de connaître enfin votre moitié et de la chérir pour toujours, alors je vous attendrai dans ce bar à l'angle de la rue Des Bleuets et de celle des Hortensias. Coiffée de ce chapeau et un brin de muguet à la main, je vous reconnaîtrai. Assise à la troisième table sur la gauche, en entrant. Je vous attendrez en lisant le journal, à 12 heures, toute de bleu vêtue. A bientôt, G..."
Elle dépose le chapeau sur le banc où, à plusieurs reprises, elle y a apperçu un homme lire, mais sa timidité, l' avait empêché, alors de croiser son regard.
L'église sonne les douzes coups quand Germaine, paralysée, dans sa robe rose, et assise à la dernière table au fond à droite, voit s'avancer l'homme au chapeau, un brin de muguet à la main. Elle blémit et puis rougit prête à tomber dans les pommes. Le regard, encadré d'épais sourcils, balaie rapidement les tables et vient se poser sur sa chevelure. La malheureuse fait mine de chercher quelque chose dans son sac-à-main.
_"Bonjour Mademoiselle Germaine, nous avons rendez-vous, il me semble ! Le ROSE vous va à ravir !"
_"Heu...c'est une erreur, je ne voulais pas..."
_"Voila donc le pourquoi de cet achat si intrigant ! Si vous désirez que je garde ce chapeau, je vous en rembourserai la somme exact, je me souviens encore du jour où je vous l'ai vendu !"
_"Oh Monsieur Jean, qu'allez vous penser de moi ? je suis confuse !
Le vendeur de chapeau prend place en face de Germaine et lui prend doucement la main.
-"Germaine, si vous m'autorisez à vous appeler ainsi...sachez que je me languis de vous depuis que je vous ai apperçu au magasin et j'aurais reconnu ce chapeau parmi une centaine, tant j'étais désemparé le jour où j'en ai déduit que vous n'étiez plus seule...Je vous ai suivi de nombreuses fois dans nôtre parc préféré où je lisais parfois en vous attendant..."
Sa voix se veut apaisante, rassurante, caressante...Sa déclaration comble toutes les espérances de Germaine, aux anges...
_"OH Jean... moi aussi je vous aime... mais je n'osais pas croire que mon attirance puisse être réciproque... ...
Le silence c'était fait dans le café depuis l'entrée de Jean. Les habitués du quartier ne le croisaient que très rarement dans ce lieu...Son élégance naturelle imposait le respect et leur curiosité planait sur la table du couple fraîchement formé. Les clients, suspendus aux murmurent des amoureux, changeaient le nuage de fumée et l'odeur de bière omniprésente, en un brouillard s'ouvrant sur une clairière couverte de brins de muguet d'où s'élevaient des chants d'oiseaux multicolores...
_"Wouah ! wouah ! wouah !"
Boby, le caniche recueillit par le patron, dans le quartier de la gare le mois dernier, vient aux nouvelles. Il remue la queue et leur adresse un regard tout de tendresse et de questionnements mélés, qui fait rire tout le monde.
Louis, le chartutier de la rue adjacente, l'oeil rieur, se lève alors et bousculant la table de son ventre proéminent, annonce : " Patron, un verre de xérès pour les amoureux, c'est moi qui régale !"
Des applaudissements spontannés éclatent, les murmures reprennent, un rayon de soleil illumine le visage de Germaine, qui boit par petites gorgés le vin liquoreux, se donnant ainsi une raison avouable d'avoir les joues en feu et les mains tremblantes...Prémices des effets de l'amour que son audace lui offre ce premier Mai 1935.

 

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Le xérès qui a failli nous coûter cher... (Tilleul)


L'histoire que je vous raconte se passe en 1978. L’Europe sans frontière n'existe pas encore. Cette année-là nous sommes allés quinze jours en vacances en Espagne dans un petit village où les rues sans tarmac sont tout simplement empierrées. Il n'y a pratiquement pas de voitures. Les enfants découvrent le patelin aux volets clos, sans crainte de se faire renverser par l'un ou l'autre conducteur distrait. Chaque matin, le berger traverse la « Grand-Place » accompagné de son troupeau bêlant et sonnant – certaines brebis portent, en effet, une cloche autour du cou. Même si nous habitons la campagne, c'est un réel dépaysement. Nous logeons au château. Nos chambres aux murs blancs dont les lits sont uniquement garnis d'un drap – couettes et édredons sont inutiles en été- hébergent parfois un petit lézard qui a fui la chaleur de midi.
Les propriétaires cultivent des tomates, des pêches et des nectarines et nous en offrent par caissettes entières, juteuses à souhait. (Aujourd'hui, on les appelle « les mal-aimés » parce qu'ils sont trop gros ou trop petits ou trop mûrs pour la vente)
Outre ces fruits délicieux, dans les caves du château, il y a également des fûts de xérès et de muscat à la belle couleur ambrée que nous goûtons et re-goûtons avant chaque repas. Une publicité pour une bière belge dit « au plus que tu la goûtes, au plus qu'elle te goûte » ; c'est ce qui s'est passé avec le xérès. Nous décidons d'en acheter un petit tonneau et le casons entre les sièges de la voiture. Dissimulé sous un oreiller, il sert de couchette à nos enfants. (Les ceintures de sécurité n'existent pas encore).
Peu avant de passer la douane française, nous avons conseillé à nos fils de faire semblant de dormir, ainsi, pensons-nous, si le douanier éclaire l'intérieur de l'auto avec sa lampe de poche et qu'il voit les enfants endormis, il ne voudra pas les éveiller...

Le douanier : « Bonsoir Monsieur, bonsoir Madame, vous n'avez rien à déclarer » ?
Notre fils (4 ans) en se redressant : « C'est maintenant qu'il faut faire semblant de dormir » ?

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Participation de Nana fafo

Episode 03 : Pô ou pas de pot

p__ou_pas_de_pot

Pingouinnot et Loco descendirent du train à Adria en Italie, Stazionedei Treni.
La première impression de Pingouinnot : une gare toute rouge,
dans un endroit aux allures de bout du monde. Comment était-ce possible ?

Stephan, un xérus mi-rat, mi-écureuil, attendait ses nouveaux clients, un rictus aux lèvres,
on pouvait lire sur sa pancarte “Mont Bréquin”.
Il avait l’habitude de voir ces super-héros en mal de devenir, rejoindre la Bodegas.
Il connaissait déjà Loco, il l’avait récolté à Jerez de la Frontera en Andalousie,au pied de l’Espagne
(et oui dans leur Jargon aux super-héros ils parlent de récolte, une sorte de code entre eux).
Loco était un ancien, le correspondant shippers de la Bodegas Hidalgo,
il faut être locace pour vendre ce concept de super-héros !
On ne laisse jamais un nouveau, seul, arriver à destination.
Stephan avait pour mission de cueillir les nouveaux, les faire mûrir un peu,
voir même les oppresser selon les cas et fortifier cette idée de futurs héros,
pour qu’ensuite ils prennent de la bouteille et voyagent à travers le monde.
C’était la procédure autour d’un verre, au soleil et au bord de l’eau. 

Ah cette eau ! celle qui est à l’origine, pour chaque super-héros.
Ce sera donc le Pô, pour Pingouinnot, pas de pot, c’était sa destinée,
il a même fallu détourner un train pour l’y amener.
Ce fût tout un imbroglio afin qu’il ne se rende compte de rien. 

Loco tapa sur l’épaule de Stephan : “où va-t-on mon vieil ami ?”
Stephan “j’ai réservé à l’angle de Riviera Roma et Corso Vittorio, tu sais près du Pont”
Loco “ah oui, je vois, c’est là où on trouve mes petits sherry”
Pingouinnot “vous vous connaissez ? mais que faisons-nous ici ?”
Loco “patience, tu vas comprendre”
Il traversèrent à pieds, quelques rues pavés et typiques et s’installèrent à la terrasse de ce café du Pont. 

Loco commanda un vin doux, un Pedro Ximenez dont il aime le petit goût de miel.
Stephan lui préfèra un Palo Cartados et quelques fruits secs.
Quand à Pingouinnot il choisit de l’eau et une omelette légèrement arrosée de vinaigre,
ces 2 connaisseurs de Xérès l’intriguait, il préférait être sobre. 

Loco et Stephan expliquèrent à Pingouinnot que son destin était d’être un super-héros,
qu’on allait lui confier des missions et que cette révélation ne pouvait pas lui être faite ailleurs
que devant le Pô (et un pot) pour que ça fonctionne.
Heureusement qu’ils ne lui ont pas demandé de se jeter à l’eau pour son baptème ! 

Pingouinnot réfléchit tout haut : “mais pourquoi le Mont Bréquin ? Et le vilebrequin ?”
"il faudra que je me déguise comme superman ?"
Stephan répondit : “une voiture nous attend, dans 534 kilomètres vous connaîtrez la suite. “ 

Tous ces mystères commençaient à lui piquer sa fine langue de courtois,
comme un mauvais vin qui aurait, en plus, mal vieilli. 

Arrivés enfin à Saint Michel de Maurienne,
il y avait beaucoup de monde attroupé autour de quelque chose qu’on ne distinguait pas.

 

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Xérès (Minuitdixhuit)

 

— Tchérès, qu’ils disent, je te dis !
— Pas du tout : Rrrrrérès... J’ai interrogé ma bonne, Rrrrosa Dolorrrres, alors je sais de quoi je parle !
— Et moi, c’est le maçon qui refait ma salle de bain qui me l’a dit : Tchhhhhhhérès… Comme « El ingenioso hidalgo don QuiXote de la Mancha », Don Quichhhhote, pas Don qui rote !
Il est fier de sa culture, il savoure le point qu’il vient de marquer. Mais la femme est retors.
— Oui, mais au noir, tu fais travailler ton portos au noir !
— Ah, oui… Toi ton espingouine, bien sûr, tu la déclares…
— Non, mais la question n’est pas là, je n’ai pas supplié la chiquita de venir laver mes culottes…
— Ni moi, demandé à mon émigré la grâce de réparer mes chiottes. Bien content encore qu’on les paye, non ?
Il reprend une lampée du breuvage ambré. Elle hausse les sourcils imperceptiblement, car son verre est vide et son lifting récent. Au bord de la piscine, ils exposent au soleil leurs excédents pondéraux badigeonnés d’huile indice 20, engouffrés par des chaises longues prêtes à craquer d’indigestion bourelesque. Elle s’empare de la bouteille, remplit sa coupe à ras bord puis examine avec attention l’étiquette dorée :
— Xérès… Tchérès… Rérès… Bon Dieu, la vie n’est pas simple avec toutes ces choses qui viennent sournoisement d’ailleurs et pas d’ici… De toute façon c’est pas ces étrangers qui vont nous apprendre à parler la langue : Gzéresse. Un point c’est tout.
— T’as raison, on est chez nous, alors y z’ont qu’à boire du Xiesling comme tout le monde !
— Ou du Xampagne !
En hoquetant de fou-rire, elle réajuste ses énormes mamelles dans son bustier à baleine puis ouvre sa revue à la page horoscope. Avec précaution, elle chausse ses doubles foyers sur son nez tout juste refait.
En souriant, il se gratte les boules dans son boxer en nylon d’où déborde le projet d’une nouvelle liposuccion puis reprend son journal à la grille des mots croisés. Avec lenteur, il remonte ses lunettes loupes sur son nez bouffi de couperose.
— Maladie de la ménopause, dont les symptômes sont les yeux et la bouche secs. En 15 lettres.
Elle avale une gorgée rapide qui l’engoue d’une brûlure sans larmes.
— Xérodermostéose.
Il ingurgite un trait de vin qui lui noue fébrilement la gorge.
— Collectionneur de potences et d’instruments de torture en bois. 16 lettres.
— Xylopentaxophile.
— Réaction ou sentiment de rejet des étrangers ou de ce qui provient de l’étranger. En 10 lettres.
— Gzénophobie ?
— Ça rentre pas…

 

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Participation de Venise

LES Rois, la Noblesse, et les évêques anglais ne juraient que par le vin de XERES.

Le caractère Français du dit breuvage renforcé par un parfum de figue avait à lui seul bouleversé la dynastie des Plantagenets .

Un soir ivre mort le Roi avait déclaré la guerre au royaume  de France.

Seul Richard Cœur de Lion en faisait un usage raisonné en versant chaque soir quelques gouttes de l’élixir suprême au creux du saint GRAAL .

 

On sait par de savants médiévistes que les grands prélats normands , véritables contrebandiers dont  l’âme prêtée  à Dieu  faisaient commerce du Vin de XERES . On a retrouvé dans l’ABBAYE

De Saint augustin de Canterburry de vielles gourdes aussi vieilles que la tapisserie de Bayeux.

A la bataille d’HASTING on a fait l’instrument de la victoire ce vin afin d’imposer la fiscalité du royaume.

Un étudiant se léve enfin au fond de la salle .

C’est un tissu de mensonge votre thèse Madame une fake news.

Le sherry arrive tout droit d’Andalousie et n’a aucune racine anglosaxonne .

Le professeur se lève en titubant , n’entendez vous point le cri déchirant du xérès au fond des cuves ?

La salle rit aux éclats et applaudit le professeur ivre .

Comment voulez vous qu’on prenne au sérieux votre thèse dit l’étudiant irrité par ce tissu de mensonge .

Vous mélangez tout dit il en redoublant d’effort ,la force du vent et l’âge du capitaine .

Vous avez pas le pouvoir de délocaliser l’histoire du xérès.

Qu’est ce que vous en avez à foutre de la vérité ou pas dit le professeur droit dans ses bottes ?

Certes j’ai pris un peu de liberté avec l’histoire , mais des emmerdeurs dans votre genre ne me font pas peur dit le professeur le menton tressautant au bord d’un  sanglot.

Puis soudain  le professeur a coulé comme une masse de béton au fond de la mer 

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Participation de Laura

l01

l02

[1] Carte du terroir producteur de xérès in https://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9r%C3%A8s_(DO)
[1] Falstaff dans ses œuvres
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269 et http://www.jerezsiempre.com/index.php/El_vino_de_Jerez_en_la_pintura_cubista

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Xips ! Xips ! Xourrah ! (joye)

xasseur

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20 janvier 2018

Défi #491

 

Manzanilla
Fino
Amontillado
Oloroso

Ce ne sont pas les 

Xérès

qui manquent.

Parlez-nous en sans modération !

4911

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