21 septembre 2019

Ah la pétanque (Lecrilibriste)


Ah la pétanque, ah la pétanque
c'est c' que l'on joue vers les calanques
ou bien après une bamboula
mais moi je ne m'y colle pas
Honte sur moi !

En doublette ou bien en triplette
ou  seulement en tête à tête
malgré le nombre de licenciés
j'aime mieux taper sur mon clavier
pour m'échapper
et scribouiller

Pour avoir l'air un peu moins bête
lors qu'ils taquinaient la boulette
suis allée voir Wikipédia
de l'alpha jusqu'à l'omega
pour qu'il m'éclaire
sur cette affaire

Fiere de ce tout nouveau savoir
j'ai rejoint les joueurs notoires
avec en mains trois boules Obut
j'allais sans crainte toucher le but
du premier coup
mais pensez-vous !

C'était la fin de la partie
ça se jouait fifti fifti
Comme une pro je m'avançais
vers les boules près du cochonnet
Mais un joueur que j'énervis
pressé d'en finir à tout prix
pour pas embrasser la Fanny
lança sa boule en plein élan
Et allez Vlan !

Lors j'entendis sonner le glas
Pendant trois jours dans le coma
après ce tir de bazooka
de lou jo a pèd-tance
Y avait de quoi entrer en transes
C'est ma foi
ce qui arriva !

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La partie de pétanque de mon grand-père (Laura)

 

« Bon, alors! Tu vises? Ou tu pointes? »

Cette apostrophe dans son rêve venait de réveiller Cannelle en sursaut et pour une fois elle se souvenait très bien du lieu, des personnages et de ce qui se passait dans son rêve. C’était sur la place d’un petit village du Vaucluse dont son grand-père était originaire. Et c ‘était lui qui jouait une partie de pétanque imaginaire avec des membres de sa famille que Cannelle ne connaissait pas. Elle pouvait imaginer le paysage car elle était allée dans le Vaucluse sur les traces de son grand-père. Quant à la partie de pétanque, elle n’en avait qu’une petite expérience et c’est surtout par la littérature ou le cinéma qu’elle avait rêvé cette scène.

Son grand-père lui était très net dans son souvenir car elle avait déjà 11 ans à sa mort.

 

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14 septembre 2019

Défi #577


Pétanque

5772

Ben quoi ?
Ça vous fout les boules ?

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Mon obsession par bongopinot

b

 

Nuit et jour ils m’obsèdent

Ils sont ici ils sont partout

Dans ma vie ils se succèdent

A gauche à droite c’est fou

 

Aujourd’hui tout comme hier

A chaque coin de rue

Sur des murs des barrières

Je les ai vus et bien vus

 

Tous les chanceux en possèdent

Et en déversent toute la journée

Parfois il arrive qu’ils les perdent

Et leur vie s’en trouve bouleversée

 

Obsédé je le suis je l’avoue

Mais c’est pour être meilleur

Oublier les chagrins qui secouent

Et retrouver espérance et douceur

 

Une obsession du lundi au dimanche

Que je dépose sur ce billet

Je vous l’offre en avalanche

Mais pas de crainte en toute amitié

 

Quand j’ai découvert cette abondance

Je ne me suis plus jamais sentie seule

Ils ont la force et la puissance

Ils rassemblent ils consolent

 

Lorsqu'ils croisent mon chemin

je les place les déplace les emboîte

Et les aligne de mes mains

Ils résonnent et ils flattent

 

Et bourdonnent à mes oreilles

Mes mots qui m’obsèdent

Mes mots qui me réveillent

Confectionnent des phrases qui envoûtent

 

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Doodle où, Caribou ? (joye)

doodle-oo

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Quand je pense à Fernande... (Joe Krapov)

Quand je pense à Fernande

Avez-vous remarqué ? En français on est surtout obsédé par des mots de quatre lettres :

SEXE, MORT, FRIC…

De beaux exemples nous en sont donnés par Georges Brassens dans son œuvre chansonnier.

Passons très vite sur "Mélanie", "Fernande", "La Fessée", "Le Blason", "Le Pornographe", "La Nymphomane" ou "Je suis un voyou".

Citons pour le point 2 "Le Testament", "Le Fossoyeur", "La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète", "Les Funérailles d’antan", "La ballade des cimetières", etc.

A part "L’Assassinat", il y a peu de chansons sur le thème de l’argent mais la raison en est simple : la troisième obsession de Brassens, ce n’est pas le fric, c’est le flic !

D’où "Hécatombe", "Le Mauvais sujet repenti" et surtout celle-ci « Le Nombril des femmes d’agents » que je viens d’ajouter cette semaine dans ma guitare. 

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O comme obsédé! (Adrienne)

 

"Obsédé sexuel" disait le petit frère, qui avait le chic de rapporter de la cour de l'école - ou des réunions de louveteaux, dans ce cas-ci - les termes les plus choisis.

Parfois le père essayait mollement un "Tu sais au moins ce que ça veut dire?"

Parfois la mère s'insurgeait: "Arrête avec ça! C'est vulgaire!"

Peine perdue: il allait falloir d'autres tactiques.

Par exemple, s'attaquer au nerf de la guerre:

"Dorénavant, tu mettras un franc dans cette tirelire chaque fois que tu diras un vilain mot", dit la mère, qui avait dû trouver ce conseil dans son magazine féminin.

Mais au bout de quelques jours, quand il disait une grossièreté, la mère faisait la sourde oreille et le père continuait de lire son journal.

Peut-être que si on ne réagit plus, ça s'arrêtera tout seul? ont-ils dû penser.

 

 

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Coîncidence (Walrus)


Comme d'ordinaire, je maudis mon côté impulsif qui me fait choisir des mots biscornus dont je n'ai pas moi-même la moindre idée de comment je vais bien pouvoir les utiliser.

C'est vrai quoi, est-ce que j'ai une tête d'obsédé ? (ou une gueule d'atmosphère ?)

Quoi, "Encore que..." ?

Toujours est-il que la recherche d'une idée commence à tourner à l'obsession.

Et tandis que j'échafaude des scenarii plus abscons les uns que les autres, je parcours mon courrier et je tombe sur quoi, je vous le donne en mille ?

Un lien vers un message du nouveau CEO de mon ancien employeur. Je clique distraitement et qu'est-ce qui apparaît sous mes yeux exorbités ?

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Moi, la satisfaction du client seize ans après avoir quitté l'entreprise, ça commence tout doucement à quitter le champ de mes préoccupations majeures.

Par contre, pourquoi est-ce qu'ils ont attendu que je ne sois plus là pour mettre enfin à la tête du groupe autre chose qu'un vieux schnock revèche ?

Voilà, la question commence déjà à m'obséder !

Moins quand même que l'image de la nouvelle CEO...

 

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Le cerf-volant, (maryline18)

 

Des cris me réveillent. Des bruits me font sursauter. Je devine très vite ce qui se passe dans la chambre d'à côté. J'ai peur. Je pourrais aller chercher de l'aide, comme l'autre jour, quand je suis arrivée chez la voisine, affolée, mais ça ne servirait à rien, elle me l'a bien dit : " On ne peut rien faire d'autre qu'attendre... attendre qu'il se calme". Je me cache sous la couverture mais rien n'y fait, sa voix , les cris de maman, les gros mots, j'entends encore tout. Mon coeur cogne fort dans ma poitrine et j'ai froid. Je pleure le nez écrasé dans l'oreiller et puis je respire un grand coup et je me lève. Mes jambes tremblent comme si j'avais bu.

J'ai trop peur pour allumer la lampe alors je marche comme si j'étais aveugle, avec les mains en avant. Voilà la porte de l'amoire. Je l'ouvre. Je cherche des vêtements secs. Maman a raison, je suis une salle fille. Quand elle découvrira mes draps elle sera furieuse et prendra le martinet. J'ai honte. Le soir, avant de m'endormir, je demande au p'tit Jésus de m'aider mais il ne m'entend pas, il ne m'entend jamais... poutant je le supplie de faire quelque chose pour que papa ne soit plus méchant.

Maman est toujours fatiguée et ne range plus le linge. Je ne trouve rien à me mettre. Je déscends l'escalier sur la pointe des pieds. Les doubles rideaux laissent entrer assez de lumière pour y voir clair. Je suis enfin dans le salon. Je fouille dans le tas d'habits jetés sur le canapé. Je prends ce que je trouve : un slip de bain à mon frère et un pyjamma trop grand. Je l'enfile et replie les bords. Je ne veux pas remonter dans mon lit mouillé alors je me recroqueville sur le divan et me couvre avec le linge.

Dehors, les arbres sont secoués par le vent, ça fait du bruit. Leur branches, jouent à cache-cache avec les lampes et jettent des ombres montrueuses dans la pièce. Ici, un tigre, là un montre, plus loin, un loup ! Je ferme très fort les yeux pour les faire disparaître. Je me réchauffe peu à peu et m'endors. Tout-à-coup, j'entends les pleurs d'un bébé. J'ouvre les yeux et m'assieds pour mieux entendre et je l'entends encore . Ni une, ni deux, je me lève d'un bon ! Je ne peux pas laisser un bébé tout seul dehors ! Il a certainement été abandonné, peut-être que sa mère en a eu assez de ses pipis au lit ! J'enfile mon manteau, glisse pieds nus dans mes bottes et tourne doucement la clé dans la serrure de la porte d'entrée.

Il pleut. Je mets ma capuche toute entourée de fourrure et répète tout bas : "Je n'ai pas peur, je n'ai pas peur..." Je serre les poings dans mes poches, très fort, et je marche droit devant. Je saurai le soigner, j'ai l'habitude avec mon baigneur, celui que j'ai eu au Père Noël !  Alors que je pensais le découvrir près du petit bois, deux chats bondissent en miaulant très fort. Il m'ont fait peur ! Je m'enfonce un peu plus  dans le bois. La lune éclaire le sentier. Il ne doit plus être loin, je n'ai tout de même pas rêvé !... Quoique...

Les arbres me saluent comme on salue les rois et les chouettes me serrent la main, alors je serre leurs pattes et ça me fait rire... les hautes herbes plongent au sol et s'étalent en un tapis d'un beau vert foncé, comme le vert de mon manteau, devant mon passage. Il ne pleut plus, les animaux se réveillent. Les oiseaux viennent tout près de moi.

_" Bonjour les oiseaux ! vous avez bien dormi ?"

Les grands arbres aussi se réveillent et déplient leurs branches pour laisser entrer le soleil. 

_" Allons, debout, bande de paresseux !" Je poursuis mon chemin.

Derrière le petit bois, se trouve le champ. Je n'entends plus le bébé pleurer, il s'est peut-être endormi ! Il faut que je le trouve ! Des belettes, en grande conversation, font rouler des ballots de paille et des corneilles me donnent la main pour traverser sans salir mes nouvelles bottes que maman m'a achetées pour la rentrée des classes.

-"Merci Mesdames, bien aimable à vous !"

Le champ sent très mauvais, je me pince le nez. Je relève la tête vers le ciel. Tout là bas, le soleil troue les nuages blancs. J'aime bien regarder les nuages avancer.

_"Ailleeeee ! " quelque chose se cogne sur moi, par derrière. Je me retourne. Oh ! C'est un papillon géant. Comme il est grand !

( Quand même, une pensée me trotte dans la tête : depuis cette nuit, je ne suis plus obsédée par la peur de me perdre et ça c'est plus que bizarre...) Alors que je suis dans les nuages, le papillon s'envole plus haut en laissant un long fil vert traîner sur la vilaine terre .

_"Mais c'est un cerf-volant ! C'est drôle, le vent lui fait faire des bonds et il déplie ses ailes, comme un vrai !

Il est tout sale tout-au-tour mais magnifique à l'intérieur !

Il a dû retomber sur terre plusieurs fois après avoir touché le ciel...

J'ai trop envie de le retenir et de lui enlever toutes ces saletés qui cachent sa vraie couleur... Ensuite, J'enroulerai la ficelle autour de ma main et je courrai si vite qu'il pourra monter tout en haut, s'assoir sur les nuages et même parler aux oiseaux, et puis voler un peu de chaleur au soleil pour me l'apporter...

Emerveillée, j'en oublie de regarder où je mets les pieds et en tentant d'attraper sa ficelle, je tombe à plat ventre dans le lisier. Beurk ! Je suis couverte de cette terre puante du haut en bas ! Mon manteau est foutu ! 

_"Qu'est-ce-que tu fais là, t'es tombé du lit ? " me lance maman, toute décoiffée et l'oeil gauche tout bleu !

-"Hein ? rien m'man, j'étais réveillée, c'est tout !" ( Ouf, c'était un rêve, mais il était quand même beau... )

 

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