01 octobre 2016

Participation de Sarah

 

Elle voulait s'échapper depuis si longtemps, sortir de ce carcan, se soustraire à l'asservissement. Elle voulait se libérer de ces chaînes qui l'emprisonnaient, se débarrasser de cette ancre qui la maintenait amarrée. Elle voulait s'échapper d'elle-même, sortir de sa tête, s'épuiser de son corps. Elle voulait s'échapper à tout jamais, disparaitre dans les néants de l'humanité. Elle essayait, vraiment, elle essayait. Elle élaborait des plans d'évasion, tracer des cartes pour se perdre ailleurs. Quelques soient les tracés, ça la ramenait au même endroit, toujours, indéfiniment, à tomber dans les mêmes pièges, à passer à ses poignets les mêmes chaînes, à trainer à son pied le même boulet.
Et puis, petit à petit, elle s'est sentie plus légère, comme un sentiment de liberté retrouvée. Un jour, elle a baissé les yeux sur ses poignets sur lesquels les chaînes étaient brisées. Elle a eu peur de bouger que le piège se renferme de façon instantanée. Elle a observé ses pieds débarrassés du boulet. Elle commençait à croire à cette délivrance inespérée, elle commençait à sentir dans sa bouche le gout sucré d'une liberté révélée. Plus de plan d'évasion, les barreaux de sa prison dorée s'étaient évaporés, il n'y avait qu'à avancer. Elle a marché, longuement, elle a repris les chemins sinueux, s'apprêtant à tomber à chaque pas amorcé. Mais il a bien fallu se rendre à l'évidence, elle ne tombait plus, elle pouvait courir, rire, chanter à tue-tête, plus personne ne l'enfermerait. Alors, elle s'est donnée le droit d'explorer d'autres chemins jamais empruntés et là elle a trouvé ce lieu merveilleux dont elle pourrait s'échapper, en ayant le sentiment qu'elle voudrait y rester de plein gré. Là, dorénavant installée, elle retrouve doucement sa fierté broyée, sa joie asphyxiée, son sourire envolé.

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Plus très vélo-ce ! (Joe Krapov)

S'échapper !

Bien sûr qu’on aimerait s’échapper !
Quitter le peloton et remporter l’étape, recevoir le maillot jaune,
le bouquet de fleurs et la bise au vainqueur !

Mais, sérieusement, comment faire quand…

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- Vous avez l’impression que ce n’est pas du nougat ; 

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- On vous a rayé des cadres ;

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- Vous n’êtes pas le Dieu Pan et encore moins en état de faire la roue ;


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- Vous êtes toujours plus ou moins déjanté ;

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- Vos articulations sont rouillées ;

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- Votre matériel date un peu…


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- … ou n’est pas à votre taille ;


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- Les jeunes générations vous traitent de Charlot ;


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- Le dopage est interdit, même pour les machines ;


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Seules vos sacoches ont la cerise ; 

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- Le médecin vous a mis au régime sans selle ;

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- Vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même .

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- Vous ne croyez pas aux miracles ;

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- Vous vous dites même parfois que vous êtes bon pour le rebut ?

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Alors vous décidez que ces objectifs-là sont comme les raisins de La Fontaine : trop verts et bons pour des goujats !

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Photos prises à Montélimar (Drôme), Port-Bail (Manche), Toulouse (Haute-Garonne),
Rennes et Vitré (Ille-et-Vilaine) en 2015 et 2016.

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S’échapper ? (Laura)

M’échapper , m’évader,j’ai tout essayé mais vous m’avez rattrapée
Eluder vos appels, couper à vos arguments ; rien à faire, j’ai dérapé
Me calter, c’est trop familier, me débiner un peu limite, décaper
Mon cerveau, quoi que je fasse et dise : »I Can't Escape From You »
 
Bien des fois, j’ai voulu décamper, saper votre pourvoir, dissiper
Votre influence sur moi parce que je ne  peux vivre sans vous, on m’a tapé,
Sur les doigts, impossible d’estomper ma faute, me dérober, me disculper
Mais je n’ai pu détromper personne, j’ai été happé, »I Can't Escape From You »
 
Sans vous, je suis handicapée, comme amputée d’un bout de moi, il faut me retaper
Il me faut des perfusions des mots et d’images écrites, du sirop de rimes à laper
Comment déguerpir de ce paradis poétique où lire est comme se doper
Une drogue dure sans antidote,  on se laisse choper, »I Can't Escape From You »
 
Disparaître un jour sans avoir tout lu, tout vu, tout admirer c’est lentement chalouper
Vers le chaos, essayer au moins de palper l’essence du monde, y participer
Ne pas occuper son existence mais la vivre en livres et contre tout, kidnappé
Volontaire d’une bibliothèque : la regarder, s’y délivrer : »I Can't Escape From You »

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Pas d’échappatoire (Marco Québec)

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Quand elle me vit parmi les invités
Elle laissa échapper une grimace
Qui ne m’échappa pas

Pendant un moment, la raison m’en échappa
Puis je me rappelai
Que je m’étais échappé en révélant
Le secret qu’elle m’avait confié

J’eus envie de m’échapper
Mais elle vint directement vers moi
Elle n’allait pas laisser échapper
L’occasion de me donner une leçon

Comprenant que je n’y échapperais pas
Je m’approchai pour lui faire la bise
Elle échappa alors son verre de rouge
Sur mon veston et mon pantalon
Il n’y a que ma chemise qui l’échappa belle

L’hôte de la soirée
Qui n’en échappait jamais une
Me déclara que j’avais bien mérité
Que cette amitié m’échappât

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Echappatoire (Vegas sur sarthe)


Quand j'ai découvert le thème: S'échapper, j'ai redouté le pire.

Rien ne sert de s'échapper: j'ai compris qu'avec un mot qui finit comme rattraper on n'a aucune chance... à moins d'avoir des gardiens éclopés ou handicapés.
Il valait mieux pour moi que je trouve rapidement des synonymes et j'en ai trouvé un juste en face de chez moi, sur la porte de ma voisine: Eva D.
Ne me demandez pas pourquoi son prénom est en entier et son nom limité à cette seule initiale alors qu'on a plutôt tendance à écrire le contraire.
Je suppose qu'elle désire rester anonyme comme tous les évadés de la terre.
Si j'étais indiscret j'irais taper à sa porte pour lui demander d'où elle a décampé... des camps P ?
Allez savoir si elle fuyait des camps, des guerres ? pire ?
Déguerpir. Voilà. C'est le mot qui convient même s'il finit en pire comme croupir ou vampire.
Ne vous moquez pas.
Choisir le bon mot quand on est prisonnier des mots comme moi, et qu'on n'ose les dire sans penser à la bombe à retardement qu'ils représentent, c'est un dilemme, un supplice.
Alors quand la douleur est trop forte, que le clavier me brûle les doigts comme maintenant, j'utilise la touche miracle, celle qui va me libérer du carcan.
“Libéré, délivré, c'est décidé je m'en vais”... qu'est-ce qu'elle peut me pomper celle-là!

Quand d'autres iraient attraper je ne sais quelle poudre d'escampette, moi je remercie le génial inventeur de cette échappatoire: la touche de fonction Echappe

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Voyage (Thérèse)


Toi tu t'en fous de tous ces gens qui s'agitent autour de toi.
Derrière le voile de tes yeux courent des paysages aux dessins féeriques.
Tu te fous bien de tous leurs cris. Rien ne t'atteint.
Tout est silence à l'intérieur de toi.
Dans ta tête s'enroulent des arabesques de nuages,
des chevaux sauvages galopent dans l'écume de ton ciel
et le soleil, blessure béante, répand son sang dans l'océan.
Toi tu t'en fous de tout ce monde qui s'affole autour de toi.
Tes pensées dessinent des histoires et tu voyages bien plus loin,
tu t'enfuis sur les ailes du vent, tu visites des cités mystérieuses
et tu sais des mondes inconnus.

Tes histoires sont une invitation au voyage
Et moi je les bois comme on se désaltère
A l’eau d’une source toujours renouvelée

Et quand tes mots dessinent des paysages
C’est comme autant d’oiseaux de passage
Qui viendraient se poser sur ta page

Tour à tour plumes d’anges qui viennent voltiger
Ou bien oiseaux espiègles pleins de curiosité
Tu n’as de cesse de les extirper
De ton esprit tourmenté

Ils chantent ils rient ils crient ils pleurent
Et c’est à chaque fois un coup au cœur
C’est comme une envolée de feuilles d’automne
Qui viennent s’éparpiller en multitude de couleurs
Sur ta page accueillante, souriante

Instant tendresse

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Les roses blanches de Corfou (Pascal)


1973. M’man, coincée entre sa petite cuisine sans fenêtre et la poussière omniprésente du ménage, elle ne sortait pas beaucoup. Les jours de courage, le plus loin qu’elle allait, c’était au marché du vendredi, les halles, son petit magasin de mercerie, en bas de Romans. Sa seule vision du monde, ses fantasmagories de voyage, c’était à travers les livres de la Bibliothèque Municipale, qu’elle dévorait pendant des nuits entières. Quand elle a su que j’allais faire escale à Corfou, cela l’a tout de suite mise dans un état de grande exultation. Par personne interposée, c’est-à-dire moi, elle allait enfin visiter la Grèce, situer les Cyclades, retrouver ses héros de l’Iliade…

A mon retour, je devais tout lui raconter, dans les moindres détails et sans rien omettre ; pourtant, elle en savait plus que moi. En m’attendant, elle avait lu des tas de bouquins sur la Grèce, pointé son doigt sur l’île, dans notre grand Atlas familial du Rider Digest, s’était renseignée sur l’Histoire du pays, sa géographie, ses mœurs, ses croyances
Toute réceptive, elle me harcelait gentiment avec ses questions précises ; si j’avais visité l’Achilléion, le palais de Sissi, si j’avais grimpé jusqu’au fort d’Angelokastro, le fort médiéval byzantin au-dessus de la mer Egée, si j’étais allé voir telle chute d’eau ou telle statue, si j’avais goûté à la moussaka, si j’avais bu de l’ouzo, si j’avais atteint le sommet du mont Pantokrator, d’où l’on peut voir l’Albanie et la Grèce continentale, si j’avais senti les effluves de telle forêt d’oliviers, etc. M’man, je suis sûr que si elle avait pu entrer dans mes habits de mataf, elle aurait promptement déserté sa cuisine et pris ma place…

Elle était toujours un peu déçue avec mes explications plus prosaïques qu’exploratrices, mais elle ne le montrait pas ; elle se contentait de mettre des adjectifs en couleur dans chacune de mes phrases, d’y apporter des senteurs quand je lui racontais des jardins fleuris, de saliver aux spécialités locales, celles qu’on avait goûtées au restaurant, et d’acquiescer, philosophe, aux mensonges extravagants que je déblatérais pour lui faire plaisir…

Mais est-ce que j’avais vu « Les roses blanches de Corfou », ces roses si chères à la chanson de Nana Mouskouri ?... Est-ce que j’avais vu le soleil dans le ciel bleu ?... Le parfum était-il si doux quand l’aurore vient d’éclore ?... Est-ce que le printemps y donnait ses plus beaux jours ?...

En fait de ciel bleu, c’est la grisaille oppressante qui nous avait accueillis à cette escale ; un ciel de traîne où tous les nuages de la Méditerranée semblaient concentrés au-dessus de l’île. Cela donnait à l’ambiance des ombres bizarres courant sur la ville, des bavures jaunasses de soleil comateux, des couleurs sales, peintes anarchiquement sur les murs des maisons. La mer Ionienne, d’habitude si bleue, si profonde, si transparente, battait ses rochers sans façon ; le ressac entretenait une bouillasse brunâtre dans les criques et le long des plages. Comble de malchance, notre bateau était à quai, pas loin d’une tannerie de peaux de moutons, aux effluves particulièrement nauséabonds. L’air était irrespirable et, sur le bord, on avait rappelé au *poste d’étanchéité numéro trois, tant ça prenait à la gorge…  
Dans un magasin de souvenirs, le long du port, on avait fauché des babioles sur les étalages ; vous savez, ce genre de choses inutiles qu’on jette au premier déménagement parce qu’on ne les a pas méritées.
On avait loué des mobylettes, aussi ; le gérant du garage nous réclamait un dépôt de garantie plus important que notre solde ! On avait mis notre bateau en caution !... Il faut dire qu’un autre « escadre » avait fait relâche avant nous et, à voir tous les vélomoteurs en réparation au fond de son hangar, il semblait échaudé, le bailleur !...

Il paraît qu’Ulysse a fait escale à Corfou, avant son retour en Ithaque ; nous, on s’en foutait. Nous, nous n’étions pas des Ulysse, mais nous avions des hélices cousues sur nos manches et cela suffisait à notre intrépidité démesurée. En évitant les flaques d’eau, les moutons baladeurs et les nombreux nids de poule, chaufferie arrière contre machine arrière, nous mesurions notre inconscience pendant des courses effrénées, sur les routes escarpées des alentours…  
Dans cette île verte, au bout de la route, on avait bien trouvé un resto mais on n’avait plus assez de drachmes à aligner sur la table pour nous sustenter avec les produits du coin ; de toute façon, on ne comprenait rien à la pancarte du menu. Ils n’avaient même pas de steak-frites-salade… Sur la terrasse, nous nous étions contentés de calmer notre faim avec des tournées de *Zéos et des rires spontanés en assaisonnements insatiables.
L’un de nous avait raconté à un matelot bourru de la bande, qu’on était chez les hellènes. Il n’avait pas inventé l’eau chaude, celui-là ; du troisième tiers à la machine arrière, c’était le garant du bon fonctionnement de la *TPH, pendant son astreinte de quart. Fantaisie ou ignorance, à chacune des filles qu’il croisait dans la rue, il demandait si elle ne s’appelait pas Hélène… Au retour, c’est la pluie qui nous a rattrapés et c’est bien de la chance si aucun de nous n’a basculé sur les rochers de la côte… Mais tout ça, je ne pouvais pas lui raconter…

Bien sûr, m’man, j’ai vu les roses blanches de Corfou ! Il y en avait plein les jardins des autochtones ! Les parfums ? Ils étaient tous sensationnels, ils embaumaient les ruelles ! Chaque quartier avait ses fragrances personnelles ! On aurait pu donner des noms de bouquet aux boulevards ! Je fermais même les yeux pour mieux les garder dans ma mémoire olfactive ! Ils étaient plus odorants que chez Davion, notre fleuriste du cours Bonneveau ! C’était comme dans la chanson de Hugues Aufray, partout, il y avait des jonquilles et des lilas !... Les levers de soleil ? Plus étincelants que dans la riche bijouterie de la rue Jacquemart, éclairée aux guirlandes de Noël !...
Oui m’man, là-bas, c’est toujours le printemps ! Si tu avais vu les allées de bougainvilliers penchant leurs branches sous le poids des fleurs odorantes ! Et les orchidées ! J’ai aperçu des variétés pas encore répertoriées dans les dictionnaires des botanistes ! Dans le ciel, volaient des rouges-queues, des roitelets huppés, des aigrettes, des ibis, des avocettes !... C’était un véritable feu d’artifice de gazouillis pendant notre passage !...   

Il fallait que je lui rapporte du dépaysement, de l’exil en couleur, du chatoiement exaltant, de la fanfare exubérante, des effets paradisiaques, pour qu’elle se sente ailleurs que dans sa cuisine, sa couture et sa domesticité ordinaire. J’en remettais des couches et des couches avec du vernis brillant par-dessus pour l’éblouir… encore et encore. Elle soupirait, m’man, comme si elle sentait tous ces effluves extraordinaires à portée de ses narines frémissantes ; elle s’échappait de sa cuisine ; elle bronzait de tout le soleil que j’avais apporté dans mes bagages. Elle n’était pas dupe, mais elle se prêtait volontiers au jeu de mes mensonges, avec des « ha » et des « ho » de contemplation entendue…  

Alors, m’man, avec quelques larmes voyageuses, en cartes postales placardées sur son tablier, elle fredonnait la chanson de Nana Mouskouri comme si c’était l’hymne de la Grèce…



Poste d’étanchéité numéro 3 : Refermer les portes extérieures derrière soi.

Zéos : Bière.

TPH : Turbo Pompe à Huile.
 

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Poudre d'escampette (JAK)

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Des presque bambins sous l’œil attendrit des parents font leur première grande escapade

Ils sont chargés d’immenses cartables flamboyants, sûrement en prévision de toute la science qu’ils vont acquérir ! Certains les ont posés à terre, d’autres s‘y agrippent de mains fermes comme si quelqu’un allait le leur dérober. Ils arborent le tee short dernier cri, a la queue leuleu, ils zieutent le début du rang pour voir le spécimen dont on leur a tant parlé : l’instituteur.

C’est l’entrée, en primaire

Les parents sont aussi émus, tout comme à la maternelle et s’éloignent impuissants : leurs petits sont pris dans le gouffre de la vie

 

Sortie à 16 h 30 très animées et pleine d’exubérance.

 

Ils se jettent dans les bras de leur géniteur, ils ont tant de chose à raconter !

 

La semaine s’émousse ainsi : C’est le samedi, repos.

 

Une note dans le cahier à l’attention des parents :

Attention une épidémie de poux surveiller la tête de vos enfants !

 

Les mamans s’affolent, le pharmacien est pris d’assaut, en fin connaisseur il avait prévu de s’approvisionner, tout le monde aura droit à son flacon de Marie Rose

Et voilà que je te frotte que je te lave que je te coupe que je surveille avec une loupe, la matinée du samedi y passe.

Pourtant il y en a un qui s’inquiète d’avantage, c’est le Pediculus humanus capitis, il va devoir s’échapper avec ses petits qu’il a pondu à foison : les lentes.

 

Mais rassurez-vous il reviendra sur d’autres têtes blondes, il est résistant….

Des œufs de poux ont été retrouvés dans des restes de cheveux d'une dépouille datant d'il y a 9000 ans !!!!

 

 

Nota histoire vécue il y a pour moi belle lurette !

 

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Participation de Venise


Je me suis échappée pour aller cueillir des jonquilles sauvages ;

J’aime les fugues pour ce qu’elles promettent de lumière ;

Ce vent de liberté , dont je ne connaitrai jamais le visage me porte maintenant une jonquille à la main.

C’est l’heure de refaire le monde , de ne plus être dans le monde , de le défaire de ses oripeaux.

Et puis on passe à autre chose de moins grave , mais de tout aussi essentiel.

On fait un passage dans la chapelle des silences odorants des mûres .
Maintenant , je le sais .

Ce sont les plus belles minutes de ma vie .
Le trésor de mon enfance réside dans ces fugues et aucun violoniste ne pourrait les mimer.
Je peux enfin réparer les étoiles et suivre celle du berger .

Dans la nuit noire  on échappe au regard des grands et on se glisse dans les ombres des arbres .
On voit  tout comme les chats . Les grillons qui font la vaisselle ,
C’est je crois par distraction que je suis revenue de mes fugues .

 

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Carte postale (par joye)

carte postale 2

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