19 novembre 2016

Rien ne va plus (Vegas sur sarthe)

 
Oui, y'a des jours comme ça
où y'a trop d'piment dans l'harissa
où les samoussa sentent le pissat
où la métisse d'iBiza
ne s'appelle plus Melissa

Oui, y'a des jours comme ça
on croit qu'ça va couci-couça
on s'exilerait aux USA
eux viendraient là et vice-versa

Et y'a des jours comme si
y'avait plus de démocratie
plus d'aspirine en pharmacie
et plus de départs à Roissy

Oui, y'a des jours comme si
on ne riait plus d'Omar Sy
y'avait plus d'suisses en Helvétie
plus rien en nous de Tennessee

Alors on prie pour qu'il y ait
du vrai piment, de l'antillais
du vrai pastis, du Marseillais
dans nos bourses des gros billets

en attendant qu'un jour on voie
des muets avec des portevoix
des vélos à pédales wah-wah
la dame de Haute-Savoie
et notre reine de l'Iowa...

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Ces jours (Marco Québec)


Il y a ces jours
Où je me sens moche
Où je file tout croche
Où je désespère de la vie
Où la vie désespère de moi

Il y a ces jours
Où je ne crois plus en moi
Où je ne crois plus en vous
Où je ne crois plus en vous et moi

Il y a des jours
Où le soleil se cache
Où je cache le soleil
Où je me cache du soleil

Il y a ces jours
Où rien ne me tente
Où tout m’épouvante
Où les fleurs fanent
Où je fais faner les fleurs

Ne venez pas ces journées-là
Ne venez pas dans ces temps-là

Il y a ces jours
Où je quitte le rire
Où le rire me quitte
Où les ombres m’habitent
Où j’habite les ombres

Il y a ces jours
Où tout est lourd
Où mon cœur est un tambour
Où tout est sourd
Où je n’entends plus l’amour

Ne venez pas dans ces temps-là
Ne venez pas ces journées-là

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Un livre comme une plongée (Laura)

Un livre comme une plongée "A rebours" de l'alphabet d'une bibliothèque
Le catalogue d'une exposition sur Félix Ziem comme une plongée dans le beau
Qui prend les traits du port de Martigues, de la lagune de Venise, de Constantinople
"Le corps de la sculpture" à la quatrième Biennale  en 2016 de Yerres dans l'Essonne
Le commissaire parle de cet art comme une "poésie dans le vacarme" de la ville.
Réécouter "Le vent dans les roseaux" de William Butler Yeats traduit par André Pierre de Mandiargue,
Ces belles éditions, bilingues, illustrées où l'on sépare au coupe-papier les pages.
Aller voir dans le monde entier, les architectures de Frank Lloyd Wright ou Wilmotte.
Le Musée Guggenheim à New York pour l'un, le dernier stade de Nice pour l'autre.
Il manque dans cette bibliothèque "Le portrait de Dorian Gray" perdu vers l'Atlantique
Mais j'ai réparé un peu cette "perte" en allant voir l'exposition Oscar Wilde en octobre.
Dans ma chambre à moi, ma bibliothèque d'âme, il y a forcément Virginia Woolf
Et avec elle ma professeure de lettres par correspondance qui m'a fait aimer "Les vagues."
C'est mon cher Gérard de Nerval qui m'a fait avec Watteau embarqué pour Cythère.
Avec Woody Allen et Andy Warhol, je pars pour New York, l'un m'emmène à Manhattan;
L'autre m'entraîne vers le Velvet Underground voir sa "Marilyn rose", admiration partagée.
Un livre comme une plongée, un voyage entre eau du ciel et terre de feu, une plongée d'âme.
 

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12 novembre 2016

Défi #429

Ras le bol

Eh OUI ! Y'a des jours comme ça  !!!!

A vous de jouer sur ce thème !

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com !

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Douces visions (MAP)

Les petits riens qui font du bien

j'aime les photographier !

 

Timidité

Timidité !

Les gouttelettes

Les gouttelettes finement déposées ...

Les volets roses

Fruits rouges et volets roses ...

 

Automne sur la rivière

Automne sur la rivière

 

L'oiseau en bois

L'oiseau en bois

 

Moutons dans le pré

Moutons endormis dans le pré ...

Un petit couple

Un petit couple bien sympa ...

Reflets au bord du lavoir - Copie

Reflets au bord du lavoir ...

 

Prêt pour la course

Même pas peur .....

 

Lumière du soir

Lumière du soir sur le village !

*

 

à tout bientôt les amis !

 

 

 

 

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Les petits riens (Pascal)


En pleine mer, il y avait des moments incroyables, des moments irréels, de ces moments aussi improbables que mémorables, qu’on ne peut effacer de ses souvenirs même si d’autres se sont entassés par-dessus comme pour les ensevelir par jalousie.
Les naissances des uns, les mariages des autres, tous ces grands bonheurs factuels, prévisibles, somme toute ordinaires dans la vie d’un humain, n’ont aucune incidence sur nos souvenances extraordinaires. Quand on a touché à cette indicible indépendance, celle impalpable du  bout de la vague, jusqu’aux confins des océans, s’il on considère  qu’être enfermé entre les tôles froides d’un navire puisse disposer à la liberté, ces souvenirs, on ne peut que les choyer, les bercer, les entretenir, les embellir, avec un amour inconditionnel.

Les marins ont l’Imagination que les terriens n’ont pas. Dans notre sillage, c’est plein d’espoir ; il y a les réponses les plus tendres à toutes nos lettres énamourées ; il y a les figures géométriques d’un futur auréolé de gloire, de fortune, d’Amour, d’ambition et de réussite ; il y a des sensations mirobolantes courant à fleur d’eau et qui prospèrent sans jamais se noyer ; il y a des visages souriants qui n’ont de cesse de nous appeler par notre prénom…  

Quand, le matin, allant au petit déjeuner, on remontait la coursive centrale et que les parfums des brioches du dimanche venaient titiller nos narines ; quand, au stade d’étanchéité qui laissait les portes ouvertes, on appréciait le spectacle éblouissant de notre avancée sur la mer ; quand, en marchant sur le pont, on avait cette sensation étrange d’aller plus vite que le bateau ; quand, pendant nos ronds dans l’eau, surgissaient des chimères insaisissables, habillées d’étoffe d’écume bourgeonnante, aux reflets caraïbes et aux impressions d’abysses insondables…  

Avant de reprendre le quart, cette cigarette fumée à la va-vite devant le compartiment et jetée d’une pichenette rebelle par-dessus bord ; et ces repas améliorés, avec une simple canette de bière sur le plateau, pour festoyer et trinquer entre potes de la même bordée. Et ces lettres enflammées qu’on écrivait au coin de sa bannette, avec cette écriture plus penchée que la gîte du navire, et ces interminables parties de tarot dans l‘avant-poste, nos accents régionaux à la même table pour priser, pousser ou garder, et les courses de cafards entre chaussettes sales d’élecs et de mécanos, et ces arpèges mélodieux déclinés au fond du poste, la musique d’un magnétophone rabâchant des solos de Pink Floyd, ces éclats de rire comme des fracas de vitre, et ces vagues soupçonneuses venant nous questionner quand, pris d’ivresse solitaire, on s’isolait sur le pont…

Et la descente au trou, le nombre de tours des lignes d’arbres supposé au courant d’air du TVC, les sourires des collègues tout contents de voir arriver la relève, et nous demandant le menu de la caf comme seul futur heureux ; et l’eau chaude dans les douches, et le PQ dans les chiottes, et le courrier lancé à la volée dans l’avant-poste par le vago, comme des oiseaux appelés à notre main levée ; et le parfum soufré des cheminées aux changements d’allure, celui des mouvements de mazout dans les coursives, de l’étoupe imbibée d’huile, des champignons dans les vols au vent, du fer à repasser courant sur nos blancs…
Et le goût de l’océan sur nos lèvres, celui du café partagé dans le poste, du pain frais à la caf, du timbre qu’on lèche sur l’enveloppe, du dentifrice du collègue, du pinard dans la timbale, de l’américaine détaxée…
Et la mer, tantôt bleue, tantôt verte, tantôt grise, tantôt rugissante, tantôt berçante, défilant par le hublot, obsédante, furieuse, lascive, arrogante, seul fil conducteur entre le passé et le futur dans un présent illusoire ; et toutes ces damnées tempêtes, pour ainsi dire « rapprochantes », celles qui nous questionnaient quant à nos croyances, celles qui nous faisaient croire en Dieu, celui du baptême, celui enroulé autour de notre cou et qui dansait Saint Guy sur sa croix ; et en communion privée, ce pain qu’on rompait à pleines mains, cette boîte de conserve qui partageait naturellement ses sardines, cette canette qui passait de bouche en bouche, et cette Gauloise bleue qu’on coupait en deux, ou qui jouait les calumets entre nos doigts affamés, et toutes ces valeurs de fraternité qui scellaient l’Amitié éternelle…

Toutes ces petites choses, ces petits riens, étaient notre quotidien fabuleux ; c’est pour cela qu’ils sont mémorables. Tous ces plans de comète qu’on a tirés en admirant les étoiles, toutes ces figures astrales qu’on traduisait avec nos desseins fous et qu’on pliait pour les cacher dans notre poche.
Ces couchers de soleil tant de fois admirés de la plage arrière ! Phébus se jetant à la mer avec les éclaboussures d’un roi magnanime jetant ses pièces d’or à tout l’horizon ; ces limbes de nuages colorés comme seules guirlandes scintillantes à la fête du crépuscule ; la nuit féerique, bercée par le ronronnement des hélices ; le petit matin, l’aube insouciante, défenestrant la nuit avec des nouvelles couleurs sensationnelles, celles-là même qui s’imprimaient en relief pendant nos contemplations de petits voyeurs du bout du monde ; ces jours de grisaille où la mer, le ciel et le bateau mêlaient leur peinture dans le même tableau…   

La terre d’Amérique, la terre d’Afrique, la terre d’Asie, où seule notre tenue de taf faisait office de passeport. Ces escales de feu, ces yeux bleus, ces feux d’artifices vomis en riant dans les caniveaux, ces serments d’une nuit jetés en pâture à des belles sirènes en faction, ces cartes postales en filigrane pour se consoler des êtres chers ; ces cuites dans la basse ville, celles qui ne devaient rien à personne ; celles, grandioses, juste pour le plaisir de brouiller les étoiles quand on pissait dans la darse, celles qui nous faisaient grandir et vieillir plus vite que l’aube assassine…  

Un marin, c’est fragile quand il ne navigue pas. En dehors de son élément, il est comme un poisson hors de l’eau ; ses soupirs sont sa respiration, ses mirages sont des flagrances d’horizon, ses heures de quart sont des tête-à-tête avec sa passion.  Les réalités sont tellement désastreuses ; elles sont plus perfides que les tempêtes les plus violentes.
Nos désirs étaient des évidences et cela nous poursuit encore aujourd’hui. L’arrogance et l’inconscience étaient multipliées par mille ! C’était normal, puisqu’on ne connaissait rien aux choses de la terre ! Plus que la distance, c’est le dépaysement sidéral qui m’a fait prendre conscience de l’Amour que j’avais pour les miens et mon pays de France. La Marine m’a appris à rêver ; c’est vrai, sur la mer, on n’a plus les pieds sur terre… Tout cela, c’est indélébile, c’est gravé dans ma peau, bien plus profond qu’un tatouage tribal. On était connectés à l’Univers et la vibration du navire sur l’eau était notre message d’avenir pressant, lancé à la postérité…

En pleine mer, il y avait des moments incroyables…

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Les petits riens par bongopinot

 Petits riens


Les petits riens
Qui font du bien
Au quotidien
Comme des soutiens

Des attentions
 Et de l’affection
Sans prétention
Ne sont pas fiction

Une main tendue
Tant attendue
D’un inconnu
Est bienvenue

Et la tendresse
Comme une ivresse
Est une caresse
Au goût de noblesse

Et puis ces mots
Qui font échos
Sont des joyaux
Sont des cadeaux

Tous ces sourires
Et tous ces rires
Qui nous attirent
Et nous font vivre

Tout ça se donne
Et s’additionne
Et ça raisonne
Et se chantonne

Ça se reçoit
Et se renvoie
À pleine voix
Et dans la joie

Tous ces bonjours
Dans une cour
Qui nous entourent
De tant d’amour

Toutes ces odeurs
Ces bouquets de fleurs
Ces petits bonheurs
Qui gonflent le cœur

 L’oiseau qui chante
La nature aimante
Une musique entraînante
Journées fascinantes

Tous ces petits riens
Qui font du bien
Ne coûtent rien
À nous terriens

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Quoi de neuf, Docteur ? Trois fois trois petits riens ! (Joe Krapov)

DDS 428 nadaVoici dressée ici ma liste des petits riens qui font du bien.

Le « Rien de grave ! » du docteur au chanteur : « Vous prendrez un cachet tous les matins !».

Le « Rien de compliqué ! » de la cuisinière financière à l’imprésario : « Vous prendrez un pourcentage de la recette tous les soirs ! ».

Le « Rien ne va plus, faites vos jeux ! » du croupier et le 33, ce petit numéro de rien du tout sur lequel vous aviez tout misé sort soudain et fait de vous le millionnaire de la soirée !

Alors commence une vie de rêve. Les petits rien y ont une allure différente.

On offre un diamant à son chien et une laisse à sa maîtresse pour lui être plus attaché.

Le « Un rien vous habille !» du grand couturier vous fait frissonner de plaisir. L’habit est de belle facture, certes, mais la facture est bien élevée, elle aussi, non ? Désormais nous sommes entre gens du monde. Faire partie des huiles, ce n’est pas rien. Payez, grassement. Ne montrez rien de vos petites radineries d’ancien pauvre. 

DDS 428 nitchego

Puis les jours passent et on se lasse. « Rien de neuf aujourd’hui » ne vous fait plus bondir de joie comme autrefois.

Autrefois vous aviez une vie de routine et vous mangiez à la cantine avec vos potes et vos copines.

Autrefois vous écoutiez « Rien à cirer » de Laurent Ruquier et il y a un tas de gens et de choses dont vous n’aviez, vous non plus, rien à battre : Madame Lapaille, Monsieur Lapoutre. Rien à faire de Lapaille de fer et de Monsieur Lapoutre, en outre…

Nihil novi sub sole ! Justement, le soleil brillait et cela vous suffisait. Vous étiez gai. Rien, rien de rien, vous étiez comme Edith, non, vous ne regrettiez rien. Vous chantiez.

Oui, vous chantiez toujours, l’air de rien. Et l’air de rien vaut mieux que celui de la jalousie, que celui des bijoux ou de la calomnie.

DDS 428 Mémé les watts

Cliquez sur cette image, vous verrez : la Mayenne, ce n'est pas rien !

Alors, contre cette nostalgie qui n’est plus ce qu’elle était, vous luttez, même si vous savez qu’il n’y a rien à faire.

Rien à faire que se dire que ce sera mieux hier, que c’était mieux maintenant, que le mieux est l’ennemi du bien et que l’homme de nulle part, si c’est peut-être vous, eh bien… ca ne fait rien ! Ca fait juste du bien ! 

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