08 janvier 2011

Jouons ! (Captaine Lili)

Enfant, il avait reçu ce jeu de mots. Maintenant qu’il était adulte, il le retrouvait sans règle du jeu, et ne s’en souvenait plus.

Il le retrouva un soir de fête entre couples, dans un placard fourre-tout où il cherchait des bougies.

Dans la boîte, 10 mots, très peu enfantins. Qu’en faire ?

L’un ou l’une lit fornication au lieu de fortification.

Ce fût le début. L’étudiant se retrouva otage d’un cyclope, sauvé par sa voisine du rez-de-chaussée.  Sous son masque de femme terne, elle était une atlante, servante du seigneur Moloch. Elle eut l’intuition qu’en s’accouplant avec cet étudiant, elle pourrait se libérer

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Un conte moderne. (Tendreman Spice)

Un étudiant Atlante habitait le petit rez-de-chaussée d’une fortification.
Un jour en allant à la fac il rencontra dans le métro une lascive cariatide.
Celle-ci portait un masque de fée.

Il eu l’intuition que le Cyclope à crête de coq debout prêt d’elle, voulait la prendre en otage pour la donner en sacrifice au Moloch de sa banlieue-village.

L’étudiant accrocha le cyclo-coq en suspension à un crochet de boucher puis pris la fée lascive par la main.
Celle-ci l’accompagna à son cour.
Depuis ils ne se sont jamais quittés.

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Le jeu (Joye)

Trouvez le cyclope MOLOCH et assassinez-le au rez-de-chaussée, tout en sauvant Atlante, l'étudiant avant la suspension du jeu ! Mais attention ! Il est bien protégé par un assassin pince-sans-rire  : Le Walrusator !! Pour commencer, cliquez sur "PLAY GAME". Utilisez votre souris, visez le Walrusator  - qui aura un ou deux mots à vous dire - et cliquez pour tirer. Souvenez-vous que si l'on vous prend ou vous tue, les Défiants du Samedi nieront leur complicité dans vos actions. BONNE CHANCE !

 

 

 

 

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01 janvier 2011

Défi #131

Copie_de_MOTS__10_   

Votre enfant a reçu en cadeau un "Jeu de mots". MAIS ..... Il n'y avait pas de règle du jeu dans le coffret.

A vous d'inventer la règle du jeu puis de la mettre en application en utilisant les 10 mots proposés.

Non, non on ne peut pas reporter le   jeu chez le marchand !!!

:-)

samedidefi@hotmail.fr

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Les douze petits soulards en colère (Poupoune)

On était douze. Comme les douze doigts de la main, comme on aimait plaisanter entre nous, rapport aux sixièmes doigts de Gégé. Enfin, comme on plaisantait entre nous sauf Gégé, parce que lui il trouvait pas ça drôle et vu qu’il était taillé comme une armoire lorraine, on préférait pas trop le taquiner. Et puis dans les douze, y avait le futur beauf à Gégé et son pote, alors en fait on était plutôt douze comme les dix doigts de la main plus deux.

Gégé avait largement l’âge d’être le père de sa future femme qui serait sa troisième si on comptait Monette même si elle était pas restée longtemps, alors on n’avait pas vraiment trop prévu d’enterrer encore une fois sa vie de garçon, mais comme son mariage tombait un samedi et que le vendredi c’est apéro et qu’on était tous là plus le futur beauf et son pote, ben au final c’est quand même bien un peu à la santé du futur remarié qu’on a trinqué. Douze fois. Une tournée chacun. Dans le premier bistrot.

Dans le deuxième, y a le pote au futur beauf à Gégé qu’a arrêté de boire parce qu’il a dit qu’il devait conduire. Il en a profité pour pas payer sa tournée. Faudra pas qu’il s’étonne si on l’invite pas le prochain coup, lui. On a arrêté de lui parler et le futur beauf à Gégé a dû vouloir être solidaire parce qu’il nous a lâchés aussi.

Après on a décidé d’aller en boîte se trémousser un peu et suer notre bibine histoire de pouvoir re-trinquer un coup ou douze après. Y avait un costaud à l’entrée qui faisait des histoires et même Gégé il était moins haut et moins large, alors on n’a rien dit quand il a pas voulu laissé entrer Titi qui s’était un peu vomi dessus. De toute façon Titi il a pas vraiment le vin gai et quand il a trop bu comme ça il devient chiant à nous reparler toujours de son ex comme si c’était de notre faute si on lui est tous passés dessus, alors finalement c’était pas plus mal que le gros le refoule.

Y avait pas mal de monde dans la boîte et du bruit et des filles qui se regardaient danser dans des miroirs et y en avait une, mon vieux, elle avait le décolleté si profond et la jupe si courte qu’on n’était pas trop sûr que les deux se rejoignaient pas. Frankie ça l’a comme hypnotisé, toute cette chair qui frétillait sous si peu de tissu, si bien qu’on l’a plus revu après qu’il a suivi la fille aux toilettes. Nous on est allés s’agiter un peu au milieu des minets qui mataient les filles qui se regardaient dans les glaces, mais Riton il a dû s’agiter un peu trop parce qu’à un moment y a un mastard au moins aussi balaize que celui de l’entrée qu’est venu le foutre dehors et qui nous a fait les gros yeux comme à des gosses. Ça nous a pas trop plu, surtout qu’en plus on devait avoir chacun dix ans de plus que lui, ou douze, ou vingt, même, alors on s’est recomptés pour voir si on était encore assez nombreux pour lui coller une rouste, mais Paul a dit qu’il voulait pas se battre ce soir pour pas salir sa chemise qu’il devait remettre pour le mariage le lendemain et il est rentré. Comme c’est lui le plus teigneux on s’est dit qu’on reviendrait une autre fois pour la baston et on est parti. On a laissé Norbert qui s’était endormi sur une banquette.

Une fois sur le trottoir, pendant qu’on réfléchissait à ce qu’on allait faire ensuite, Loulou est allé pisser contre un poteau, sauf qu’il s’est trompé de poteau et il a pissé sur les pompes d’un flic, le con. Du coup il a fini la nuit au poste, mais nous ça nous disait trop rien alors on s’est retenu de rire et on a filé continuer la fête ailleurs. C’est Jeannot qu’a eu l’idée de la boîte de strip-tease. C’était pas trop dans nos habitudes, mais vu qu’on avait un futur jeune remarié à arroser, on s’est dit que c’était l’occasion, quand même, mais en chemin Jeannot a regardé l’heure et il s’est barré en courant parce qu’il devait être rentré avant sa femme sinon elle allait encore l’obliger à dormir sur le tapis au pied du lit et il supportait plus ça, rapport à son lumbago. Une sacrée drôle de bonne femme, la femme à Jeannot. Du coup on a hésité un peu, mais comme on était déjà presque devant la boîte, on y est allés quand même. A peine rentrés, on est tombés nez à nichons avec une rombière opulente et Marco a piqué un fard quand elle l’a appelé « mon joli » et il est reparti direct.

Et c’est là qu’on l’a vue. Dans toute la fraîcheur et la légèreté de ses vingt ans, et pas grand-chose de plus pour habiller sa nudité. Ah ça, il avait pas menti, le Gégé, une vraie beauté, la donzelle ! Mais à la voir comme ça secouer son joli fessier sous les yeux brillants de tout ce que la ville comptait de vieux vicelards, on avait du mal à l’imaginer en blanc à l’église le lendemain matin au bras de Gégé. J’essayais de deviner comment serait la robe de mariée qui cacherait – du moins je l’espérais – ses petits seins fermes et arrogants aux types qui pour l’heure s’en pourléchaient avec envie, mais c’est à ce moment là que je me suis aperçu que Gégé fondait sur elle comme une tornade, en plus gros et plus énervé. Il était trop tard pour que j’intervienne et de toute façon, le Gégé, quand il est comme ça, autant essayer d’arrêter un TGV en soufflant dessus. Alors j’ai regardé la bouche de sa promise s’arrondir sous l’effet de la surprise puis éclater sous l’effet du premier coup avant que commence une bagarre générale.

Moi je suis resté tranquille au bar et j’ai pris un verre en attendant que la police finisse d’embarquer tout le monde, Gégé compris, et maintenant je me retrouve tout seul comme un con alors que les douze coups de minuit ont même pas encore sonné et que j’ai plus vraiment besoin d’être raisonnable pour être en forme demain vu que la noce, à mon avis, y en aura plus.

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LES DOUZE VISITES AU DÉFI DU SAMEDI (Joye)


Lors de ma première visite au Défi du samedi,  

J’ai lu une consigne pour samedi.

Lors de ma deuxième visite au Défi du samedi,

J’ai lu deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

Lors de ma troisième visite au Défi du samedi,

J’ai lu trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

Lors de ma quatrième visite au Défi du samedi,

J’ai lu quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

(oy-yoille !)

Lors de ma cinquième visite au Défi du samedi,

J’ai lu cinq commentaires ! (tous pour moi !)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits, et encore une consigne pour samedi.

Lors de ma sixième visite au Défi du samedi

J’ai lu six sizains saisis…

Cinq commentaires ! (encore pour moi !)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

Lors de ma septième visite au Défi du samedi

J’ai lu sept sonnets sifflants, six sizains saisis…

Cinq commentaires ! (tous pour moi ?)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

Lors de ma huitième visite au Défi du samedi

J’ai lu huit huitains huilés, sept sonnets sifflants, six sizains saisis

Cinq commentaires !

(ouais ! pour moi !) 

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

À ma neuvième visite au Défi du samedi

J’ai lu neuf nouvelles toutes neuves, huit huitains huilés

Sept sonnets sifflants, six sizains saisis

Cinq commentaires !

(yup ! pour moi !)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

(mais ! comment font-ils ?)

Lors de ma dixième visite au Défi du samedi

J’ai lu dix dictons déduits, neuf nouvelles toutes neuves

Huit huitains huilés, sept sonnets sifflants, six sizains saisis

Cinq commentaires !

(ouate ? pas plus ?)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore ! Une consigne pour samedi.

Lors de ma onzième visite au Défi du samedi

J’ai lu onze odes audacieuses, dix dictons déduits

Neuf nouvelles toutes neuves, huit huitains huilés

Sept sonnets sifflants, six sizains saisis

Cinq commentaires !

 qui de droit !)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

(Ouaf ! quelle santé !)

Lors de ma douzième visite, au Défi du samedi

J’ai lu douze drames doués, onze odes audacieuses

Dix dictons déduits, neuf nouvelles toutes neuves

Huit huitains huilés, sept sonnets sifflants, six sizains saisis,

Cinq commentaires !

(et septante pour Walrus)

Quatre quatrains, trois triolets, deux jolis récits et encore une consigne pour samedi.

Dieu merci, encore une consigne pour samedi !

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Douze en quatre cases (Vanina)

vanina_coul

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LA DOUZE TE RESSEMBLE TOUT À FAIT (Joye)

(d’après un épisode de la Twilight Zone par Rod Sterling, 1964)

- Mais je ne veux pas subir la Transformation, maman, ne comprends-tu pas ?

La mère de Manon la regarda avec le peu de surprise que son visage pouvait lui permettre. Cela faisait longtemps qu’on défendait l’émotion extrême, cela laissait des marques permanentes sur des visages autrement parfaits et construits pour durer au moins un siècle sans la moindre ride, si l’on se soignait correctement en buvant trois verres de Sourire tous les jours.

- Manon, tu n’es pas raisonnable. Chaque fille y passe à l’âge de dix-huit ans. Ne veux-tu pas être jeune et belle toute ta vie ?

- Non, maman, ce n’est pas important. Je préfère rester qui je suis.

- Oh, tu dis cela maintenant, Manon, mais tu regretteras plus tard, et tu sais ce que la Société Transforme nous dit : Plus tard, ce sera trop tard.  Et puis d’ailleurs, tu sais bien que ta copine Véro l’a fait faire et tu sais bien à quel point elle en est heureuse.

Manon hésita. Elle aimait sa mère et sa copine Véro, mais c’était toujours son papa qu’elle aimait le plus.

- Tu sais, maman, dit-elle enfin, en regardant la perfection de sa mère, papa disait qu’il m’aimait comme j’étais.

- Mais tu sais bien que ton papa a été transformé lui aussi comme tous les autres ! Penses-y, s’il n’était pas mort dans l’Accident, il aurait eu ses cent sept ans la semaine prochaine ! Ne penses-tu pas que ton papa aurait voulu que tu aies cent sept ans, toi aussi ?

- Non ! Je m’en fiche ! Papa m’a fait lire Shakespeare, et Voltaire et Camus et…

- Manon ! Je te défends de parler de ces œuvres pornographiques ! Tu sais bien qu’on les ait bannies il y a longtemps ! Tu sais bien qu’elles ne faisaient que nous rendre malheureux ! Tu verras : la transformation nous rend tous des égaux en beauté. Après ta transformation, tu n’auras aucune raison d’être malheureuse.

Le visage de maman souriait encore, montrant ses dents parfaites.

- Non maman, ces œuvres étaient pleines de bon sens. Elles nous apprenaient que sans laideur, la beauté n’existe pas ! Sans vieillesse, la jeunesse perd son sens ! C’est très ennuyeux d’être tout le temps heureux !

- Oh, Manon, tu es trop jeune pour comprendre. Allez, viens boire un verre de Sourire. L’Agence a envoyé deux choix pour toi, tu pourras te faire refaire en 8 ou en 12. Et ne pleure pas, ma chérie, tu sais bien que cela fait gonfler les paupières affreusement. Tu ne voudrais pas que le Technicien de Transforme ait plus de mal que nécessaire !

- Mais pourquoi ne puis-je pas garder mon visage ?

Maman sourit encore. Inexorable.

Manon prit le verre que sa mère lui tendait. Elle en boirait un peu, en attendant que sa mère somnole dans son bonheur chimique, et puis elle se sauverait. Elle irait chercher les gens dont son papa lui avait parlé avant son suicide. Car elle savait bien qu’il s’était suicidé, Manon savait que cette histoire  d’Accident était une fabrication pour protéger la famille. Donc, juste une petite gorgée…mais..le goût de son Sourire lui semblait étrangement amer…

Lorsque Manon se réveilla, elle sut qu’elle était encore à la clinique Transforme. Elle vit à côté du lit sa copine Véro qui gazouillait en brandissant un miroir devant sa copine.

- Tiens, regarde ! La douze te ressemble tout à fait !

Manon se regarda.

- Ah oui, tout à fait ! Oh ! Que je suis heureuse !

Et puis elle sourit tout grand, montrant ses dents parfaites.

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Comment on écrit l'histoire (Walrus)

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Comptons-nous !"
Matthieu, en bon publicain, savait compter. Il répondit : "Nous sommes douze, en dehors de toi, Rabbi."
Pierre, âme simple un brin superstitieuse, s'écria alors : "Quoi ? Nous serons treize à table !"
Et Jésus dit : "Bon, on ne va pas en faire une scène ! Judas ? Prends quelques deniers, tu iras manger dehors !"


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