21 mai 2011

Défi #151

Souvenirs de VOYAGE(S)

Bons ou moins bons, amusants, déconcertants, étonnants ....

VACANCES

Racontez ... nous sommes toute ouïe ...

samedidefi@hotmail.fr

Posté par MAPNANCY à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Défi 150 (Célestine)

Mon ordinateur vient de m'apostropher:
-he,Célestine, tu as vu? Tu as raté le défi de la semaine!
-Ben, tant pis, petit ordinateur...Je ferai mieux la semaine prochaine!
Je n'ai vraiment pas eu le temps !
-Tu veux dire que tu es vraiment la reine des idiotes, Célestine! C'était pourtant un défi facile!
-Non mais dis donc, sois poli!

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Participation de 32Octobre

 

L’ordi

Ctrl Alt Suppr

Moi

Comment ?

L’ordi

Je te répète : Ctrl Alt Suppr

Moi

Mais cela ne fait rien.

Tiens ! regarde ! au lieu de t’énerver. D’ailleurs, c’est toi qui a tout bloqué.

Je travaillais tranquillement et tout à coup, Monsieur se repose.

Regarde ! je tape le C, puis le T, puis le R puis le L

L’ordi

Mais ce n’est pas possible. Je te parle de touches pas de lettres. Les trois touches Ctrl Alt Suppr ensemble. Tu n’as même pas les bases.

Moi

Les bases de quoi ? Empêcheur de travailler. Je suis tranquillement en train d’écrire mon texte pour les Impromptus et tout d’un coup… plus rien... Je voulais juste écrire… écoute-moi au lieu de clignoter… donc je voulais écrire qu’un ordinateur qui parle, c’est impossible. Et c’est au moment de taper le mot impossible que tout s’est bloqué.

 

L’ordi

Normal. Je ‘n’allais pas te laisser écrire cette erreur monumentale. Je te parle. Tu m’entends…

Moi

Ce n’est pas toi qui parles. C’est moi qui suis ventriloque. Un moyen pour t’amadouer. Et plus facile de faire les demandes et les réponses. Je mets en mots tes incartades. Cela me permet de mieux réfléchir.

L’ordi

Je n’ai jamais entendu autant de sottises. Je parle, je te parle, je suis ton ordinateur. Je suis vivant et non une simple boîte.

Alors tu le fais le Ctrl Alt Suppr, que mes neurones se remettent en place.

Moi

Il n’y a pas de touche Suppr.

L’ordi

Évidemment, quand on n’achète pas français. Cherche ma touche Del, comme Delete.

Moi

Une heure que tu m’empêches d’écrire le mot « impossible ».

Si je te promets que j’écris « possible », tu redémarres bien gentiment au lieu de clignoter et de tout bloquer.

L’ordi

Aucune confiance en toi. Remets ma mémoire en ordre, s'il te plaît.

Moi

et le mot magique… comme cela, je saurais si tu es vraiment intelligent.

L’ordi

Arrête tes balivernes. Appuie en même temps sur les trois touches que mon cerveau arrête de bouillonner…

 

L’ordi aura le dernier mot.

J’appuyais sur les trois touches en même temps.

Et quelques instants plus tard, tout repartait.

Mais toujours i….m…..p…o…s…..s...i…b…l…e……..

D’écrire le mot……. que je viens d’avoir tant de mal à écrire.

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Il m'a dit ça, mais j'ai rien pigé... Ôo (Droufn)

 

1011 000 00 0111 101 1 1 0 1011 10 1011 110 00 11 1 101 1

1001 000 110 101 0010 110 000 11
1 1011 1011 1 1 0 10 11 0 1011 10
0101 1 1011 10 1101 10 11 0 011 1 111 1111 1 110 101 1 111 0010 110 1 1011 1011 1
00 10 101 0101 1111 1 011 10 01 111 1011 10 1001 1 01 000 00 0111 101 1
111 1 110 1011 1 011 10 01 111 0101 1 1011 000 01 001 1 0 11 01 0 1 101 00 11 01 10 0111 1011 1
0101 000 110 1011 000 11 101
1 1011 1011 1 10 011 10 01 111 111 10 00 10 11 01 110 01 1 0101 1011 1 1101
1 1011 1011 1 0101 000 01 0 11 01 110 1 1 1011 1011 1 111 1 1001 110 11 111 1
0 000 110 0 10 0101 000 110 1001 1 1011 1011 1 111 11 00 00 000 0111 11 1011 11 111 1

101 1 111 0 1 1101 11 001 1 1 1001 10 0 10 001 1 1 1 01 0 101 1 1011 10 1000 000 11 1 1 0
1011 10 1001 1 110 101 011 1 1110 10 01 0 0101 1 0 0 1 1001 000 101 0 1 000 110 1110 1 101 0 1
1 111 0 0101 1 110 01 011 10 01 001 1 101 110 01 1 11 111 111 110 1
1 1011 1011 1 10 1110 10 01 0101*1 1 0 011 1 1011 11 0101 10 0 1 00 1 01 0 1001 000 110 111 111 1
1011 10 1001 000 101 0 1 0010 110 11 111 1 00 11 111 10 001 101 11 01 0101 1 101
011 10 01 111 1011 000 0111 111 0101 110 101 11 0 1 1 1011 1011 1 1110 11 0 110 01 1
000 00 0111 101 1 0101 1 0 10 11 0 110 01 1111 000 00 00 1
1 01 0101 1111 10 11 01 1 10 011 1 111 1001 000 11 011 111


11 1011 1011 110 11 011 11 0 10 11 011 1 0011 00 000 11
1 1011 1011 1 10 1001 1 101 0101 110 110 01 0101 10 011 1 01 10 111
0100 11 01 0 101 000 011 110 11 0 1011 10 0101 1011 1 1101 1011 1 1011 11 0111 1 101 10
011 1 111 1 111 1001 000 11 011 111
11 1011 111 10 1001 1001 101 000 0101 1111 10 011 1 1011 1011 1
1011 110 11 011 000 01 01 10 110 01 0111 10 11 111 1 101
110 01 011 1 111 11 101 11 01 011 11 0101 11 0111 1011 1
110 01 0111 1 111 000 11 01 11 00 00 11 01 1 01 0 1011 1 01 1110 10 1111 11 0
111 000 110 011 10 11 01 110 01 1 1011 110 1 110 101 0111 101 11 1011 1011 10 10 110
1101 000 01 011 1 1011 1011 1 10 1110 10 11 0 1001 1 110 101
11 1011 1011 110 11 011 000 01 01 10 1011 10 00 10 11 0

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :


Page blanche (Sébarjo)

Depuis quelques temps, lorsque j'allume mon ordinateur, je n'ai plus de caractères irrésistibles, fous et drôles à offrir en cadeau aux pages blanches des Sans nom 1, 2, 3 et plus – OpenOffice.org Writer. Je ne peux que recopier quelques haïkus que j'ai griffonnés par ci par là entre deux arrêts de bus, entre deux virées vélocipédiques, entre deux rêveries de promeneur solitaire.

Mais je ne soumets plus leur candide innocence à une police quelconque, souvent, comme dans nos sociétés, choisie par défaut. Je fuis cet infini immaculé et m'en vais vaguement surfer, de blogs en blogs. Un petit commentaire par ci pour la qualité photographique et l'amusement des bons mots, puis un petit tour par là sur les statistiques de mes écritures qui se disent folles. Quelques visiteurs égarés tout de même... échoués ici comme sur une île déserte après une navigation hasardeuse... Et finalement, retour sur la page planche que je finis par fermer car les mots ne me grisent pas et je ne la noircis plus... Je ne fais que marmonner et je mange certainement des phonèmes qui pourraient faire des merveilles mais qui ne sont alors qu'affreuses goinfreries...

Je divague dans le vague et les vagues qui m'emmènent loin de mon écran quand, soudainement, mon ordinateur se met à me parler...! Voilà qui est bien étrange ! J'entends de sa paire de baffles sortir ces mots : You talkin' to me ? You talkin' to me ?!!!

Je luis réponds d'arrêter de suivre le festival de Cannes ! C'est vrai quoi ? Qu'il me conduise où il veut mais je ne veux pas de ce taxi las, de ce taxiphone qui me fait perdre le fil ! Il se moque de moi parce que je ne dis rien, parce que je n'écris plus rien ???

Du cou(p), je n'ai plus de tête du tout ! Aussi, je décide de faire un petit casse-briques pour me défouler et zapper cet intrus inopportun et opportuniste.

Niveau 12. En moins de dix minutes... Les choses se compliquent. Je m'agite un peu plus et alors que je m'excite sur la souris de mon ordi, je l'entends à nouveau me parler, plutôt menaçant :

You fuck my wife ? You fuck my wife ???

C'est alors que j'ai un doute... Je ne sais plus s'il suit le festival de Cannes ou le festival de Strauss-Kahn...

Non mais alors, si lui aussi s'en mêle et s'emmêle, où allons-nous !

Il fait beau, il y a un grand soleil. Je suis sorti en plantant mon ordi sur son bureau.
Ouf... Je me sens libre soudain...  sans palmes ni caution !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

« Hors sujet tiré par les cheveux »…. Ou « Les mots et l’ordi » (Teb)

  

Lorsque j’étais plus jeune, pour peu que j’aie quelqu’un à qui m’adresser, les mots glissaient sans effort de mon cerveau à la feuille en une leucorrhée de phrases libératrices qui, assemblées agréablement, formaient des textes plutôt pertinents…

Maintenant, le clavier a remplacé le crayon, et l’écran le papier.

Mais j’ai du rater le branchement ;-((. Les mots ne peuvent plus sortir… provoquant dans ma tête un capharnaüm tantôt joyeux, tantôt morose …

À la manière d’Éric et Ramzi « Je ne vois pas d’autre explication… »

Foutue technique ! ;-))

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Le professeur et ses vieilleries (Jo Centrifuge)

 

Mais comment diable faisaient-ils ?

Le professeur Théophile s'écrasa violemment le front contre le bureau, lequel modifia immédiatement sa structure molléculaire afin d'amortir le choc.

-Je dois y arriver. Je dois écrire un livre, Louise ! Pour la science ! Alors laissez moi me fracasser le crâne, je vous prie.

-Cela ne m'est pas permis, professeur. Tout comme je ne peux concevoir votre goût étrange pour les vieilleries. Quels sont d'ailleurs ces périphériques dont vous m'affublez ?

-Ce sont, très chère Louise, les reproductions d'un clavier et d'un écran. Sachez qu'ils étaient fort usités au temps jadis pour rédiger des livres. Depuis que j'ai lu une de ces petites merveilles, ils me fascinent ! Portables, autonomes énergétiquement, ils mobilisent l'esprit comme jamais une fiction holographique ne saurait le faire. Les anciens étaient d'une telle ingéniosité ! En réaliser un dans les mêmes conditions présente un indiscutable intérêt scientifique. Hélas ! Il semble bien que j'en sois incapable et je suis désolé de vous informer qu'en l'espèce vous ne m'êtes pas d'un grand secours.

-... Que voulez vous dire ?

-Vous avez accès à l'ensemble du réseau universitaire, la somme des connaissances d'une civilisation dix fois millénaire. Alors pourquoi ne pouvez pas me tirer de cette incompréhensible impasse, de cette « page blanche »?

-Vous pourriez commencer par me laisser désactiver l'occultation des baies vitrées. Voilà 24 heures que vous n'avez pas vu la lumière du jour.

-Pas question de me laisser distraire par les vaines trépidations de la cité!

-Bon, alors que diriez-vous si j'arborais une apparence apte à émoustiller votre libido. Idéal pour éveiller votre imagination, non ?

-Louise, vos atours numériques, me laissent de marbre... Vous pouvez réellement faire ça ?

-Et bien plus encore.

-Non, vous ne m'aidez pas là. Me distraire de mon objectif n'est pas une solution. Il me faut une idée ! Une idée !

-Je crois avoir trouvé. Vous pourriez vous imprégner de l'air d'un temps révolu. L'un de vos collègue de la section archéologique vient de propulser une sonde temporelle. C'est un procédé expérimental très prometteur en cours de validation. Il est limité à l'envoi dans le passé d'un petit drône indétectable par les moyens conventionnels et destiné uniquement à l'observation de son environnement immédiat , le risque de provoquer un paradoxe temporel ayant été constamment pris en compte depuis sa conception jusqu'aux protocoles d'utilisation.  Je peux établir une connection à la séance en cours.

-Et bien voilà ! Là vous m'intéressez Louise. Transmettez je vous prie.

 

La pièce se remplit de l'image hollographique d'un intérieur typique du début XXI° au sein duquel un couple de jeunes gens se livraient visiblement à une violente dispute.

 

-Les logs de l'expérience signalent un problème de réception. Le son n'est pas audible je le crains, le procédé reste à parfaire.

-Peu importe Louise, c'est fascinant ! Non mais regardez moi ça ! Nos ancêtres vivaient réellement comme des bêtes. Vous pouvez m'en dire plus ?

-Un instant Professeur, je charge le dossier. Voilà, année 2011, un appartement de banlieue. Pour éviter tout risque les sujets ont été choisis pour leur vie courte et non impactante sur les évènements historiques. Leur biographie est plutôt laconique. Leurs identités ont été retrouvées sur les stèles d'un antique cimetière mis à jour récemment. Il s'agit de Dominique PINTADE et Karine CHOUETTE, quelques minutes avant leur mort par explosion due au gaz. Il subsiste quelques documents relatant l'incident dont le rapport de police et quelques articles de presse évoquant leur décès.

-Les pauvres, ils avaient l'air sympathiques, quoiqu'un peu frustres tout de même. Quelle pouvait bien être la raison de leur différend ? Ah tout cela m'inspire, Louise !

-Vous n'avez peut être pas encore tout vu Professeur.

-Que voulez vous dire ? Ah oui, mais non, vous me déconnecterez avant l'explosion, je n'aime pas  voir souffrir les gens.

-Vous n'y êtes pas, les paramètres de la sonde ne sont pas conformes aux protocoles. Il semble que son dispositif transtemporel dysfonctionne, il est en surcharge.

 

Une lumière éblouissante emplit soudainement la pièce, comme un flash. Rapidement l'image se rétablit, mais dans l'appartement, il ne subsistait nulle trace des ancêtres.

 

-Louise ! que s'est-il passé ? Etait-ce déjà l'explosion de gaz ? Je ne vois pourtant pas de lambeaux de chair sur les murs.

-Professeur je vous en prie !  Il reste encore 30 secondes avant la détonation.

-Mais où sont-ils ? Les voyez-vous ?

-Non. Mais voilà qui devrait satisfaire votre manque d'inspiration : les logs indiquent un possible incident temporel.

-Vous voulez dire que... Ah ce serait fantastique!... Fantastique ! Oui... A présent je pense tenir un premier chapitre.

 

Dans ce qu'on devinait être un grand fracas, une gigantesque boule de feu ravagea soudainement l'appartement, et Louise coupa la transmission, comme convenu.

 

 

 

 

 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

Vox populi vox Dei :quand le verni(s) craque (Joe Krapov)

- Encore des photos de fleurs ? Mais enfin, vous y passez votre vie, au jardin du Thabor, ou quoi ? Et Dieu dans tout ça ? Il n’avance plus ! Vous n’êtes plus inspiré ?

110514_Canon__66
D’habitude l’ordinateur, de sa voix féminine qui sonne plus hall de gare que Hildegarde von Bingen, ne m’adresse la parole que pour me dire : « La base virale VPS a été mise à jour ».

- Eh bien non, je ne suis pas en panne d’inspiration ! J’ai juste le kiki comprimé par le temps, bousculé par les dates, les travaux à rendre, la mémoire saturée, l’enchevêtrement des habitudes et du goût pour les autres qui me tisse des devoirs chronophages !

- Allongez-vous ! Je suis la dame de l’étang noir. Vous serez mieux allongé sur le divan pour m’en glisser deux mots. Allez, soyons fous, on se tutoie pour que tu puisses tuer ton surmoi. Ouvre le capot et chante : « We all live in a yellow Soumarine ».


- OK ! OK ! Chiche, pois chiche ! Inversion des rôles ! M’allonger ? D’accord ! Cela fait une éternité que je n’ai pas écrit au lit et que je ne me suis pas glissé dans les draps avant même 21 heures !


- Oui mais moi, je fais comment, pour te suivre ?


- Toi, tu restes là, bonhomme-bonne femme ! Tu joues « Tamara Drewe » pour notre visiteuse.


- Mais je l’ai déjà vu ! Et puis… elle a essayé toute la journée mais elle n’a pas réussi à lancer le dévédé.


- C’est à cause de ton autorun qui a été désactivé par l’antivirus.


Je bidouille le truc pour ouvrir le disque dans VLC media player, je laisse les deux femmes de la maison scotchées devant leur écran et j’essaie réellement de fuir la voix intérieure en allant m’étendre dans la chambre.

110518__01B

Du fond de mon lit, je contemple face à moi le tableau représentant un coin d’Avoise, une commune du Sud de la Sarthe, peint par Constant Guilmault. Je n’ai aucune raison particulière d’envoyer Dieu se promener par là-bas, même si les paysages y sont chouettes. J’ai déjà fort à faire pour relier deux pièces de mon roman-puzzle. Qu’est-ce qui s’est passé à l’hôpital de Nantes ? Comment transformer un diaporama sonore déposé sur Youtube en chapitre de roman sur papier qui se termine par « j’ai retrouvé ma pelle » ? Comment faire tenir ces interrogations-là en 23 lignes qui ne fatiguent pas le lecteur internaute (c’est raté, ici on est déjà à la 24e !)

- Tu m’emmerdes avec tes questions, se plaint l’ordinateur psychanalyste de l’étang noir de mes deux. Normalement, dans ce texte-ci, c’est moi qui devais prendre la parole !

- Ta gueule, machine !


110514_Canon__18Cette fois-ci, c’est Dieu qui a parlé. Il est sur une photo que j’ai posée dans l’ordi. Il se tient derrière la porte de sa maison natale, sise au bout du quai Duguay-Trouin à rennes et son joli monogramme AD en mosaïque orne la porte de fer forgé.

- Maison natale d’Augustin Dieu, mon cul ! » rétorque la Lacanienne pas polie. Il nous a déjà fait le coup dans « Rennes-en-délires » avec la maison natale d’Amaury-Duval, l’oncle d’Isaure Chassériau. Il a aussi prétendu que c’était George Sand !

- George Sand, ça fait GS, ça ne fait pas AD ?

- Aurore Dupin, banane ! Ca pourrait tout aussi bien être Alexandre Dumas, André Darrigade, André Dassary, André Dussolier, Antoine Doinel, Albert Dupontel, Alphonse Daudet, Anabelle Dejour, Anne Debretagne ou Adrienne Durand-Tullou  !

Ca suffit ! J’ai posé mon stylo et mon cahier par terre. Impossible d’écrire dans ces conditions. Je vais prendre un livre et lire. Soit « Les nouvelles brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio, soit « Je suis un être exquis » de Jean Yanne, soit « Ca roule ma poule » de Coluche ou alors « La porte » de Simenon. Oui, tiens, le dernier ! Quand on entend des voix et qu'on voit une freudienne à divan déguisée en femme de chambre se pointer dans son plumard, c’est qu’on est vraiment fatigué : on devrait se méfier et prendre la porte.

Les ordinateurs sont insupportables ! Depuis qu’ils ont accès à Wikipédia, on ne peut plus dire ou écrire de conneries chez nous sans qu’ils se mêlent de nous faire des réflexions ! Ils ont commencé par corriger notre orthographe dans nos traitements de texte et maintenant ils se permettent de critiquer notre boulimie photographique, nos recettes de cuisine littéraire et notre rythme de production ! Mais où va-t-on, mon Dieu, je vous le demande un peu !

- Je n’en sais rien, Joe Krapov ! Mais si tu voulais bien me trouver un ascenseur qui me remmène au Paradis, ça m’arrangerait !

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

Participation de rsylvie

Joliment décoré d’une belle nappe couleur lie de vin brodée à la main, la table occupe le centre de la pièce. Fanny, que l’arrivée du printemps égaie, s’affaire dans la cuisine. Courant d’un placard à l’autre afin d’être prête pour l’arrivée de son amoureux. Et ainsi, lui offrir le plus charmant des festins.

Bon, le décor est posé.

Les acteurs sont en place.

L’histoire prend forme.

L’histoire prend forme….. Prend forme….. Oui, mais 

L’inspiration semble s’absenter…

 « Ding ding dong “ …

Sauvée par le gong !

carillonnent les aiguilles du grand horloge.

JE vais manger !

INTERLUDE

Clili bruit de hette

mumMUMmiam

on repli

sloup, plouf

on referme

TRaduCTion pour les non-avertis

« Cliticlicli »… bruit de fourchette

« mumMUMmiam » … bruit des mandibules

« pli^P .pli^P » …  bruit du papier, du fromage que l’on replie

« sloup, plouf » …  bruit du vin, que l’on boit

« clac ! » …  bruit du couteau, que l’on referme

 

J’ai fini de manger !

Et ainsi, lui offrir le plus charmant des festins.

Charmant des festins…. 

……. Charmant des festins !

-« ha ben c’est sur,

l’estomac plein, on n’a plus du tout la même inspiration

que l’estomac dans les talons » !

S’esclaffe, l’unité centrale de mon tout nouveau PC.

Plus que surprise par le son parfaitement audible qui sort des enceintes,
placées de chaque coté de l’écran. Je reste sans voix
devant mon ordi qui s’anime et prend forme humaine.

-« ben quoi, j’aurais pas mon mot à dire ?» s’époumone-t-il.

-« Mais si, mais si, bien sur, pas de problème.

Faites comme si vous étiez chez vous.

Après tout, vous êtes aussi chez vous, dans mon ordi ! »

-« PST Rsylvie, tu t’entends là ?

T’es entrain de parler avec ton ordinateur.

Et un ordinateur, c’est une machine.

Et une machine, ça ne parle pas.

Tu le sais ça, Rsylvie ? »

-« hé ! La conscience, on a un problème existentiel ? 

Ça lui pose un problème qu’une machine ai la parole ? 

M’étonne pas, dans votre monde, tous ne sont pas logés à la même enseigne.

Y a que les biens pensants qui ont droit à l’expression !

Et bien c’est fini. L’époque est révolue.

 Vous venez de mettre le pied dans l’erre du règne des machines !

Sans bien comprendre ce qui m’arrivait, je me mis à taper

machinalement ce que me dictait la voix

devenue mélodieuse d’un couple d’enceinte …..

….que l’arrivée du printemps égayait.

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :