05 mai 2012

L'accent (Venise)

Mes premiers mots d’oreille je les ai appris en suivant l’accent.

            En hispano-occitan en chant contre champ.

            Dans un patois de soupe de soute ,en verlan petit nègre sans bagage.

            Une langue mâchée et entendue par Montaigne traversant la chaine des Pyrénées.

            Collant l’oreille vers le sud ,gascon de cœur roule l’accent

            Attrapant l’accent j’y suis j’y reste, car mon oreille a ouïe tout dans mon école buissonnière

            Ma langue agraire avançats sus camins ,les mots dansent  carmins.

            L’enfant d’âge que je suis restée parle avec le vent qui étire l’alphabet.

            Un accent chaud du rouge-gorge comme celui de  Claude Nougaro  qui chante avec l’accent de  la Garonne .

            http://www.larticole.org/accent/accent.html

            l’accent encore des gueux des villes et des champs avec son inimitable accent du terroir, flagelle les tartufferies et sonne le tocsin des révoltes.

L’accent aujourd’hui reste une nécessité majeure ousque les malins pêchent, ousque naviguent  les grous !"

                http://www.petit-chariot.org/spectacle%20gaston%20cout%E9/patois.htm

 

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Grave manque aigu (Walrus)

... d'inspiration.

Alors, je me suis jeté sur ma bibliothèque
dont les rayons se circonfléchissent sous le poids des bouquins
et j'ai fait appel au nègre du "Grand Amour"
ou de l'Académie, c'est comme il vous plaira :


Accents

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28 avril 2012

Défi #192

"Aigus, graves ou circonflexes"

parlez-nous des ACCENTS !

(d'après un poème d'Andrée CHEDID : Eloge de l'Accent)

Nous attendons vos réponses accentuées

à

samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

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Et l'effet m'aime (Tiniak)

Les gens d'ici vous le diront pas
Que c'est chose que l'on garde, à taire
La paupière alourdie de mystère
l'instant d'après, vous planteront là

Faut juste savoir comment ça vient
Qu'il y a qu'à être disposé pour
Comm' qui dirait un peu comm' l'amour
Suffit pour ça d'y mettre du sien

Mort ou vivant, c'est pas la question
Que ça c'est bien des trucs de la ville !
Qui n'a jamais tendu la sébile
peut pas distinguer le bien du bon

Magie se touche du bout du rêve
Que s'en est difficile à savoir
qui rêve l'autre dans le grimoire
d'où nous lisons sur les genoux d'Ève

Léi deds
Fu del
Mia
Magio

« - Les quoi ?!
« - Léi deds fu del mia, magio...  » Je répète.

Lo me dévisageait avec des yeux qui ne seraient jamais ronds comme des billes (et c'est tant mieux !), mais dont les paupières inclinées vers la tempe concentraient le regard qui me sondait maintenant avec intensité. Et puis, un nuage passa sur sa rétine (une mouche dans son champ de vision ?), comme souvent avec Lo, il fut déjà temps de passer à autre chose.
« - Alors, toi ! Je te laisse cinq minutes dans ma cambrousse et tu te fais promener par le premier cul-terreux qui croise ton chemin. Bravo, monsieur même-pas-peur-d’aller-me-promener-en-pleine-cambrousse-alors-que-pour-moi-une-pelouse-de-parc-est-un-champ-remembré !
« - Oui bon… mais tu ne sais pas ce que ça veut dire, alors, ce… truc en patois ?
« - Patois ? ben, c’est pas du patelin de chez nous; ça, je peux te l’assurer. Allez, viens ! J’ai des tas d’affaires à remballer dans le garage. Tu veux bien ? »
Les paupières inclinées vers la tempe, c’est fait pour ce genre de requête.

Plus tard, dans le silence crépitant d’une fin de partie de scrabble disputée près de la cheminée du salon, je m’aperçus que le borborygme, local ou non, avait élu domicile dans un recoin sensiblement actif de mon cerveau. De là, il me gênait. M’encombrait. M’embrouillait les anagrammes, et zut ! encore un triple qui me passait sous le nez. Je perdis (j’allais devoir me fendre d’un massage attentionné, c’était l’enjeu). Lo exultait avec retenue. Ça peut aussi avoir son utilité pour ce faire, son genre de paupières.
« Tu veux pas ranger le scrabble pendant que je vais nous faire une tisane ? clarinetta-t-elle, et après, fffuit ! au lit monsieur-mon-masseur-particulier. » J’acquiesçai, un rien distrait. Elle s’en inquiéta un peu, mis ça sur le compte de ma défaite et partit vers la cuisine.

Au lieu de ranger les lettres dans le sachet, je me mis à recomposer devant moi la transcription de l’étrange injonction, telle que je me la figurais possible. Je ne tardai pas à sentir se mobiliser en moi toutes
les ressources qui m’eussent été bien utiles naguère. Je sentais venir quelque chose. Quelque chose qui aurait une cohérence. Bientôt !
« Comment tu m’as dit que se nommait l’endroit où je suis allé promener, chou ? » demandais-je à la Reine de la Soirée qui reparut prendre une cigarette méritoire.
« Le Val Russe, pourquoi ? »
J’allais dire « pour rien », quand une autre question me vint à l’esprit :
« - Et le gars, là, qui m’a vendu ce gros bouquin ? C’est quoi son nom déjà ?
« - Eustache. Tu sais, je t’ai dit comment, chaque fois qu’il met des nœuds pap’…
« - I’ s’tache… oui, oui… »
Je l’avais sur le bout de la langue. C’était là devant moi, c’était sûr.
Lo était repartie dans la cuisine, en me disant de me « magner de ranger le scrabble, quand même; on n’a pas que ça à faire, ce soir; ne l’oublie pas ».
Puis, je ne sais pour quelle raison (mais avec Lo, ’faut pas trop en chercher), elle me demanda depuis la cuisine ;
« Chéri, on est quel jour demain ? »
Je lui répondis dans un cri de victoire : « samedi !!! ».

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Ce soir-là (Célestine)

Il monte les marches qui le séparent de la tribune. La rumeur, en bas, s’amplifie, le monde est comme enrubanné d’une douce folie. La joie enfle, libérant enfin l’égrégore si longtemps contenu, de toutes ces volontés individuelles qui l’ont porté, transporté, amené peu à peu à ce jour tant attendu. Le jour de sa victoire. Un immense soupir de soulagement s’exhale de sa poitrine.

Il sait pourtant que  ce ne sera pas une sinécure, la réalisation de ce rêve. Il sait qu’il lui faudra compter avec la circonspection de toute une frange  révoltée ou désabusée de ceux qui ont pourtant contribué à son triomphe. Il sait aussi que ses ennemis ne connaîtront aucune trêve. Il s’apprête à devenir seul, terriblement seul, bien que constamment entouré. Le paradoxe de la fonction.

Il apparaît aux yeux de la foule en liesse, et jette un coup d’œil furtif à la feuille de papier, qu’il tient dans ses mains. La stupeur lui porte comme un coup de poing au cœur. Quel est ce sortilège ? Un effet du surmenage des dernières semaines ?  la feuille est vierge ! Plus aucune trace du discours qu’il a soigneusement préparé, dans la secrète espérance de ne pas être obligé de le jeter au feu le moment venu…

Et voilà que ses phrases toutes prêtes, soigneusement orchestrées par son conseiller en communication, elles aussi, s’effacent une à une de sa mémoire. Voilà que devant le peuple qui l’a choisi, il se retrouve nu comme un enfant au premier matin du monde. Un instant, le vertige le saisit.

Puis il surmonte le tremblement qui parcourt ses membres, et, laissant tomber, comme feuille au vent, ce papier où son texte prêt-à-lire a été tracé à l’encre sympathique par une facétie du destin, il entrouvre les bras dans un geste magnanime et protecteur. Contre toute attente, il se sent envahi d’un étrange calme. Le peuple l’écoute.

Privé de ses notes, il doit absolument dire quelque chose. Alors, une petite voix se fait entendre tout au fond de lui, avec des mots vrais, loin des compromissions, des manigances politiciennes. Il va la chercher, cette petite voix. Il se met à parler. Il  parle de sa joie, de son émotion, de son espoir, il parle d’humanité, de progrès social, d’entraide, de solidarité de créativité, d’échange mutuel.

Il se sent énergie, dynamisme, optimisme. Il va les soulever, ces montagnes.  

Il parle de culture, de différences, de chaleur, d’enthousiasme, de couleurs,  de partage. Sa voix vibre. Comme jamais. 

Il parle de Liberté, d’Egalité, de Fraternité. Pour la première fois, il mesure l’émouvante dimension de ces mots, gravés en lui à jamais par l’écrasante grandeur de sa fonction, et un désir de ne pas décevoir tous ces gens venus l’acclamer. Il se jure de n’être pas comme les autres avant lui, de ne pas céder à la facilité, aux menaces des puissants. Et après la fantastique ovation que déclenchent ses paroles, comme une tempête balayant les incertitudes, il entend les mots tant attendus, tant redoutés aussi.

« Bonne chance, Monsieur le Président ».

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Défi 191 (Adrienne)

Adrienne


Pour un art poétique (Adrienne joue avec Queneau)

Prenez un livre prenez-en deux
Faites-les revenir sur le feu
Prenez un petit bout de fumée
Puis un morceau de conte de fées
Faites chauffer un petit peu
Au petit jeu typographique
Versez la sauce magique
Saupoudrez de poésie française
Et dégustez tout à votre aise
Prenez le temps de lire
De lire
Vraiment ? De lire ?

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Le grimoire d'Uriah Heep (Joe Krapov)

DDS 191 UH Very eavyNous aurons des mots audacieux,
Le coeur humble et l'armure lourde
Pour chasser le démon du dogme
Et les discours de haine lente.






DDS 191 UH Demons And Wizards

Alchimistes du verbe
Et des hymnes d'amour,
Dans l'antre des sorciers
Nous prendrons le meilleur.


 
 

DDS 191 UH MagicianLa femme aux cheveux noirs
Montrera le chemin de la fête des mots
Et nous célébrerons le verbe magicien
A chaque anniversaire de soleil et de pluie





DDS 191 UH Look at yourselfLe regard en nous-mêmes,

La douce liberté,
Les merveilles du monde
Seront notre fortune.




DDS 191 UH FireflyNous aurons des mots fiers
Et des vies de lucioles
Et rien n'empêchera
Le grimoire achevé de notre vie tracée,





DDS 191 Hensley 73 frntPosé à tout jamais dans la bibliothèque

Sur une étagère poussiéreuse,
De faire entendre à l'avenir
Notre aventure musicale.

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Le vieux grimoire (Mamido)

 

 Le vieux grimoire

D’où elle était Loona ne parvenait pas encore à déchiffrer totalement ce qu’il y avait d’écrit sur la première page du livre. Elle n’en distinguait que des bribes, au fil des pages qui se tournaient et retournaient, comme agitées par un souffle invisible : « Le… Fa… Mo… Magi… »

Pourtant, ce déchiffrage partiel la remplit d’allégresse. Elle l’avait enfin retrouvé, le fameux grimoire que la Société recherchait depuis des années. La bible des magiciens ! Les écrits du Maître, disparus avec lui lors du grand chaos.

Malgré les interdictions et les poursuites, les magiciens n’avaient jamais renoncé à exercer leur talent. Ils s’étaient contentés de disparaître, de rentrer dans la clandestinité, exerçant leur art en cachette et le transmettant à quelques rares initiés afin qu’il perdure, dans l’attente de jours meilleurs. Le roi Fredj avait dissout leur Société mais une autre, souterraine s’était peu à peu constituée, prête à rejaillir, à tout instant. Il ne manquait plus que le Livre !

Celui-ci flottait doucement dans les airs, émergeant à grand peine de l’Invisible dans lequel le Maître l’avait dissimulé, il y a si longtemps. La voix basse et rauque de Loona tremblait, hésitante. Elle butait sur la longue et difficile formules ancestrale que les Vigilantes se transmettaient de mère en fille. Mais au fur et à mesure qu’elle la prononçait la voix de la jeune fille se raffermissait. Les Vigilantes avaient été choisies par le Maître et chargées de ramener le Livre quand elles jugeraient le temps venu. Et le temps était venu !

Avec la mise au ban des magiciens, l’assistance médicale et l’éducation que ceux-ci prodiguaient gratuitement aux plus démunis s’étaient raréfiées pour peu à peu s’éteindre. Au début, pourchassés, ils devaient se cacher et de moins en moins de gens avaient su où les trouver et osé leur demander de l’aide. Puis, le temps passant, leurs anciennes pratiques étaient passées au rang de légendes que l’on racontait aux enfants le soir avant qu’ils s’endorment.

Mais, après un long temps de soumission à l’ordre établi par Fredj, le despote, puis par ses successeurs, tous aussi terrifiants, ici et là, des individus commençaient à se révolter et se soulever.

Avec le Livre et tout le savoir qu’il contenait, les Magiciens pourraient reprendre leur noble tâche et aider le peuple à sortir des temps obscurs. Loona ne devait pas faillir à sa tâche.

Dès les derniers mots de la formules prononcés, le vieux grimoire vint gentiment se poser entre les mains de Loona et celle-ci put enfin lire de ses propres yeux le titre qu’elle avait entendu prononcer maintes et maintes fois par ses mères, dans le plus grand secret de leurs réunions : « Le Fabuleux Monde Magique ».

Les initiales « LFMM », gravées sur des pierres, dans des cryptes, comme un symbole de leur grandeur passée et de leur future renaissance, fleurissaient depuis quelques temps comme un slogan sur les murs, tracées hâtivement par des insoumis de plus en plus nombreux, pourchassés par un régime usé qui ne tiendrait plus très longtemps.

Celui ou celle qui brandirait le Livre et prononcerait les bonnes paroles soulèverait le peuple en lui apportant l’espérance de jours meilleurs et d’une liberté retrouvée.

Loona savait que ce serait une lutte longue, difficile et dangereuse mais elle ne doutait pas que, tous ensemble, ils y parviendraient.

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Souffle magique (MAP)

"Trois fois trois fois

tu souffleras

sur le LIVRE Magique"

Pfff Pfff Pfff

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Apparition

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