04 février 2012

"Bruxelles mon bel" (Anémone)

"Bruxelles mon bel", roucoule ce cher Dick, 

Qui vient droit des régions dessus notre Belgique

Et dont voici le nom tout heurté d'interdits.

Nulle première voyelle, qu'on se le tienne pour dit ! 

Mettons donc de côté les réflexes féministes

Et de mes belles conquêtes dressons une première liste.

Si Bruxelles ne peut plus être un nom féminin ,

Il peut bien devenir un de mes concubins.

Toutefois comme on le dit en nos provinces du Nord:

Opgelt! Méfiez-vous du sexe qui se croit fort. 

Le Prince Cher ment! Il frime, évidemment!

Pour preuve voici l'exemple le plus curieux qu'on puisse:

Son symbole se révèle un simple bébé qui pisse !

Brel le modèle, espiègle, du temps des omnibus.

Bruno, lui, veut l'offrir, présent issu des puces.

ll se goinfre de frites et s'inonde de bière,

 Signes de virilité dont il est tellement fier!

Pourquoi voulez-vous donc que je le trouve bel?

Suis-je peut-être lesbienne, bref je le préfère "elle".

Ce poème de deux sous, eus-je peine pour l'écrire?

Perec qui lui le "e" se propose de proscrire

Dut certes en surmonter de vertes et plus belles.

Pourquoi fit-il le choix de ne point nous entretenir de Bruxelles?

 

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Terre d'icônes (Sable du temps)

 Terre d'icônes
nuit de lune pleine et froide. 
Les étoiles scintillent et illuminent le ciel de Novgorod.  
Il neige de gros flocons, lourds et serrés.
Venu de Sibérie, l'hiver russe recouvre les terres durcies , rosit les joues, pique les yeux, s'infiltre sous les lourdes pelisses de fourrure et nous souffle les hurlements des loups.
Le givre pose ses dentelles sur les coupoles des églises.
Roubliov le moine, les doigts engourdis de froid, colore le bois vieilli, de pourpre, de vert et d'or, et dessine les contours de trois êtres vénérés.
Du couvent de Goritsy, s'élèvent les voix des nonnes en prières. L'odeur de l'encens flotte sur le choeur, en volutes légères, les lueurs des cierges tremblotent sous les morsures du vent.
Sergueï le poète écoute les récits des pêcheurs de Kiji et rêve de princesse moscovite, souvenir d'un temps révolu, enfui pour toujours.
Sur le fleuve gelé, des petites filles blondes et rieuses,  glissent et tirent les luges en bois. Leurs cris joyeux résonnent, et, montent vers moi, des bribes de ritournelles oubliées.
 Près du feu qui rougeoie, Fédor, poil soyeux et pupilles de lynx, ronronne de bonheur.
Thé noir, pirok, bonbons de miel, bien-être et douceur d'un foyer russe.
Je somnole et m'endors. Fée des neiges, envole-moi, et offre-moi un lever de soleil sur Petrodvorets.

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Lettre perdue, texte foutu ! (EVP)

 

 Je viens de découvrir ceci :

 

Pourquoi le Père Noël

En luge, venu du ciel,

Grogne-t-il ce moche HO ! HO ! HO !

Plutôt que Hihihi qui est plus rigolo ?

Ou bien COUCOU VOICI LES JOUJOUX !

Qui est drôlement plus doux ?

 

Voyez-vous c’est en 1930-31 que ce veuf,

S’est dessiné comme presque définitif,

Alors ?...Vous déduisez ?...Un peu de pif !!

1930 est ultérieur ….Oui… 1929 !!

 

Le boum, le weezz, le flop, souvenez-vous !

Jeudi noir, vendredi triste, week-end de zouk !

Et bien c’est de ce temps qu’on lui impose

Ce HO ! HO ! HO !...Si ridicule chose !

 

Voici comment il perdît son triple HI !

 

Enfin c’est ce qu’on dit en mon Poitou

Où on ne se mouche guère du genou !

 

CQFD

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Le bourg de tilleul (Tilleul)

  

Entouré de bois et de collines, mon bourg est tout petit. Je ne cite point son nom, il renferme une lettre interdite…

Tout près de chez moi, une forêt de chênes rouvres, de frênes, de peupliers et de conifères qui restent toujours verts, offre son ombre et ses sentiers en été et permet surtout de trouver du bois pour nourrir le poêle en hiver. Chevreuils, cerfs ou biches y trouvent refuge. Les derniers loups ont été tués depuis bien longtemps…

Mon logis est modeste, je m’y sens bien. Non loin de chez moi demeure une copine qui tient une boutique ou vous pouvez trouver outre du sucre, des légumes ou des boites de conserve, une serpillière, des piles, ou des serviettes… Je ne peux tout énumérer. C’est précieux pour les têtes de linotte comme moi qui oublie bien souvent des petites choses lors de ses courses en ville.

Les nuits sont silencieuses et noires, point de bruit de voiture pour troubler vos rêves. Les réverbères éteints permettent de découvrir des milliers d’étoiles qui scintillent. De temps en temps, vous pouvez percevoir le ululement d’une chouette chevêche. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que le soleil brille, les bouvreuils, merles ou rouge gorge côtoient les pies et les corneilles venues pour engloutir les tournesols semés pour eux.

Pour vos sorties, point de ciné ni de musée, seules quelques soirées entre voisins où rires, bonne humeur et jeux de belote s’invitent. Cinq kilomètres plus loin, une petite ville offre tous les loisirs possibles… Non ! Je ne m’ennuie nullement. Pour meubler mes temps libres, je peins, je tricote, je visite différents blogs que j’estime (Berthoise, Joye…*) ou bien j’écris ce défi…

 

* Je ne peux nommer les blogs qui renferment une lettre interdite. Mille excuses.

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VILLE (Lorraine)

    Le plus court chemin pour visiter Bruxelles ? Je l’ignore. Je m’y promène d’instinct, je coupe une ruelle, débouche sur un rond-point, emprunte une cour secrète, me retrouve sous un porche creusé d’un  lit de pierre sur lequel dort pour toujours un seigneur  entouré de touristes respectueusement perplexes.
    Je ne vous conte guère l’histoire de cette cité où bouillonnèrent révoltes et révolutions, conquêtes et rebellions. C’est le sort de toutes les villes opulentes voici des siècles,  que pourfendirent le peuple et la milice, le bourgeois et le gentilhomme. Il en reste quelques frontons déglingués de gloires oubliées, des lieux pittoresques, quelques tours d’enceintes, des demeures dont l’huis de chêne  s’ouvre encore sous le gong du heurtoir de cuivre. Des vestiges ensevelis sous les embellissements successifs d’une ville pourtant riche de ses turbulents souvenirs.
    En sus, Bruxelles incorpore ses rues  dont les noms suggèrent des exploits ou…rien du tout. Peut-on  trouver un point commun entre cette Rue du Melon  et celle  du Monténégro ? Le clos des Tulipes et le Chemin de  Poésie ? Le  Coin des Muses et le sentier des Oliviers ? Aucun sinon qu’ils sillonnent les communes, les colorent d’un sceau qui leur est propre et dont je ne puis vous dire qu’une chose : tous ensemble ils composent cette ville où je suis née et qui , dès lors, est mienne.

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un petit film et un billet-doux (Joye)

Le petit film :


Le billet-doux :

des gens privés de l’emploi
d’une lettre précise
vous diront que c’est impossible
d’écrire une histoire d'émotion,
puisque c'est cette lettre qui exige
qu’on ouvre
les bouches et les cœurs,
celle qui permet d’exprimer
joie, bonheur, émerveillement, sérénité…
celle qui communique
quiétude
c'est  bien utile
pour rédiger une histoire de tendresse

 
toutefois,
muni
des vingt-cinq lettres qui restent,
on peut évidemment détester,
on peut tuer, blesser,
meurtrir, torturer,
flétrir, tourmenter, supplicier

on peut, en toute bonne conscience,
retirer les ongles d’un individu
pour qu’il hurle silencieusement une confession
telle que nous voudrions entendre


qui plus est,
on peut écrire
moi-moi-moi-moi-moi
dans tous les lieux
six mille fois,
nickel

 
l’imperfection de l’idée
ne se ressent point du tout,
tout simplement,

quoique…

pour bien écrire une histoire de cœur
le son de cette seule lettre
nous est essentiel

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K six et sénévé (Vegas sur sarthe)

Depuis qu'cette foutue lettre est tombée, rien n'tourne plus rond en notre bonne ville de Dijon.
On doit écrire sur tous les pots "Bon sénévé de Dijon"! Qui peut comprendre, qui veut goûter?
J'm'inquiète pour le sirop d'mon kir... plus d'groseiller noir, plus d'kir. Rendez-nous not' K six!
Et nos mollusques de Bourgogne fourrés d'beurre et d'persil?
Le monde entier croit qu'notre pin d'épices vient d'Gironde.
Encore heureux qu'on préserve not' fondue et qu'elle contienne du boeuf.
Et not' persillé n'est plus qu'une gelée noyée d'bourgogne ligoté!

Cré vingt diou! Je suis d'Gevrey et orgueilleux et même si c'te foutue lettre est tombée, j'suis fier d'être et d'rester bourguignon!!

 

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Textes sans « A » sur thème « ma ville ». Facile ! (Droufn)

 

 Bondy  Frejus  Montfermeil  Vernon  Chelles  Bois-Colombes  Boulogne-Sur-Mer   Bobigny  Rodez  Le Kremlin-Bicetre  Brunoy  Neuville Meudon   Montigny-Les-Metz  Vincennes  Lisieux  Gennevilliers   Montlucon   Villeneuve-Sur-Lot  Compiegne  Tournefeuille  Nevers  Sevres  Begles  Thionville  Bourg-En-Bresse  Lunel  Couilles-sur-bite  Le Petit-Quevilly  Suresnes  Sete  Corbeil-Essonnes  Rosny-Sous-Bois  Moulins  Istres  Montgeron  Fougeres Libourne  Montrouge Le Plessis-Robinson  Torcy   Bron  Bretigny-Sur-Orge  Noisy-Le-Sec   Gif-Sur-Yvette   Lormont  Cenon  Vitrolles  Joue-Les-Tours  Le Mee-Sur-Seine   Loos  Lens  Muret  Poissy   Givors Melun  Croix  Reze  Montmorency  Montigny-Le-Bretonneux  Dieppe  Orly  Choisy-Le-Roi  Vertou  Villepinte  Gros-les-seins  Luneville Clichy  Oullins  Dole  Evry   Sucy-En-Brie  Gonesse Blois  Villejuif  Grigny  Poleymieux  Gleizé  Ecully Voiron Issoire  Firminy  Olivet  Verdun  Hennebont  Lievin  Lyon Toulouse  Echirolles  Montpellier  Rennes  Reims  Lille  Toulon  Dreux  Grenoble Dijon  Brest  Schiltigheim  Creil  Limoges  Nimes  Tours  Metz   Perigueux  Mulhouse  Vienne  Rouen  VierzonHouilles   Sotteville-Les-Rouen   Tourcoing  Soissons  Montreuil  Limonest  Poitiers  Poils-sur-la-verge Creteil  Menton  Vitry-Sur-Seine  Clichy-Sous-Bois   Bourges  Dunkerque   Courbevoie  Meyzieu  Beziers    Lomme  Bethune Pontoise  Quimper  Ermont   Yerres   Troyes  Villemomble  Neuilly-Sur-Seine  Sens   Lorient   Vichy  Niort  Bezons   Le Creusot  Venissieux   Mions  Villiers-Le-Bel   Cergy   Cholet   Pierrefitte-Sur-Seine  Les Ulis  Rochefort  Hyeres   Evreux  Vigneux-Sur-Seine  Ivry-Sur-Seine  Cherbourg-Octeville  Belfort  Miribel Fresnes Mon-cul.

 

 

 

 

Sinon je sais faire aussi l'inverse

 

A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A

 

 

Voilà

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" 1 petite missive juste pour vous" (rsylvie)


Chere mum, cher popou.

ojourdui il fé gris, du coup on doit vous écrire un mot. Nous sommes bien ici. Den le dortoir des filles on est 18. Notre mono est gentille. C’est elle qu’est une des plus belles de toutes. On menge bien, mé c’est trop tot. Mé bon, insi on peut jouer plus longtemps ! Je me suis fé cinq copines. On s’est nommée « les bleuettes». Je trouve que c’est joli.

Hier le chef dit « on visite le coin ». C’est comme une grende ville, sofe qu’elle est plus petite. J’éme bocoup plus notre chez nous. Ici, c’est que des mésons collées, les unes toute les unes ensemble. Je crois que les enfents peuvent nullement courir otour de leur méson tent qu’elles se collent. En plus, elles sont tellement immenses qu’on ne voit plus le ciel. Moi je crois, que c’est ce qui fé que les gens qui vivent ici, ils sont tristes. Et puis, on doit toujours se promener, en réson des voitures qui viennent de rues qui t’entourent de tous les cotés, que t’es obligé de voir des 2 yeux en meme temps. Moi je suis drolement épuisée qu’en je reviens d’en ville.
Gé bien émé visiter le musée de l’océen. Surtout qu’on peut y voir des poissons gros comme des vrés ! Meme qu’une ré toute mince comme une feuille, qu’on peut toucher, elle voulez me fer des giligili sur le nez. Vrément je croyé que c’été mes dernières heures ! quelle frousse on s’est féte toutes les bleuettes.

Bon, je né plus où écrire sur cette feuille, je vous bise bien fort.

rsylvie Votre petite fille chérie

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Cette ville qui est mienne… (Mamido)

mamido179

Ouf, ce qui est bien c’est que son nom ne contienne nullement cette lettre interdite de cité… pour ce texte uniquement, je l’espère.
Rive- de Gier, dernière commune, Sud/Est Loire (42), limitrophe avec le Rhône.

C’est une ville un peu morne, sinistrée économiquement. Il est perdu depuis fort longtemps, son triple « précédent du B », c’est sûr !

Heureusement, les gens d’ici sont gentils et ouverts, ils discutent et utilisent de drôles d’expressions, dont les mots bien de chez eux illustrent précisément ce qu’ils veulent dire. Leur voix, pour les prononcer, utilise des inflexions insolites qui leur sont spécifiques. Qui les entend, nul ne les oublie !
Un seul exemple, concis « Je suis coufle » (Je suis rempli de nourriture, mon ventre déborde, rien ne peut plus rentrer)

Rive de Gier est située en fond  de cuvette, entourée d’un écrin de verdure sur lequel poussent de nombreux vergers (pêchers, cerisiers, pommiers et poiriers essentiellement), et de monts ensoleillés dont le plus proche porte le nom d’une dune bien connue, situé près de Bordô, je crois.

Si je suis très heureuse de vivre ici, c’est que je suis d’ici, intensément, profondément.
Même si je suis née un peu plus loin (douze kilomètres !), en cette bonne ville de St Ch’mond, où un « coureur d’étoiles » qui écrit quelquefois sur le net, trouve ses origines. Plusieurs d’entre vous le remettront, nul doute.

Voili, voilou, je ne vois rien de plus qui puisse être exprimé sur cette douce cité qui m’est chère.
« Venez-y donc, vous verrez, vous serez les bienvenus !!! » (Le tout dit, bien sûr, sur ce ton insolite cité ci-dessus, si singulier que : qui l’entend, nul ne l’oublie…)

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