28 juillet 2012

La ronde du petit vélo (MAP)

Quand j’étais petite fille j’ai eu un vélo tout rose.

Je l’aimais tant mon p’tit vélo que  ne voulais point m’en séparer, alors je me souviens très bien avoir fait un vœu :

« Qu’il grandisse en même temps que moi ! »

Eh bien voilà ! 

Vélo rose

Nous en avons fait des tours et des tours  ensemble !

Et maintenant qu’il prend de l’âge je lui ai offert une place dans un manège ! Et il continue à en faire des tours et des tours ...  rondement menés, sans trop se fatiguer ! La musique qui accompagne son voyage est une jolie valse  chantée qui lui tourne dans la tête et répète : « Quand j’étais petite fille j’ai eu un vélo tout rose, je l’aimais tant mon p’tit vélo que je ne voulais point m’en séparer … »

Le petit vélo

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Le tourbillon des vélos (Djoe l'Indien)



J'ai enfourché la bicyclette
Sur la pédale ai appuyé
Pour rattraper la blondinette
Venant de filer sous mon nez

J'entends le cristal de son rire
Et vois ses couettes s'agiter
Bon sang ! Trois coups devraient suffire
Pour atteindre cette beauté !

Mais j'accélère, elle accélère,
Je ralentis et elle idem,
Cette insolence m'exaspère
On se croirait sur un tandem.

Pourtant la piste est plutôt courte
Pourquoi n'y arrivais-je pas ?
Il faut croire que je m'encroûte,
Car je sens venir mon trépas...

Un dernier tour et puis j'abdique,
Descends de mon cheval d'acier...
Et voici que, c'est véridique,
Elle s'arrête à mes côtés !

De ses doux yeux bleus me regarde :
"Merci monsieur d'avoir poussé
Je me sentais un peu faiblarde
Mais n'en soyez point courroucé

Venez vous poser sous cet arbre
Pour y trouver quelque autre jeu :
Ma vertu qui n'est pas de marbre
Pourrait bien en être l'enjeu".

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VELO LOVE (Joye)

 

Mon beau chevalier sur son vélo osé roulait (oh, so cool !) que mon coeur s’est brisé.

Il m’a laissée toute chose sur ma bicyclette rose, et puis,  il a dit : Je voudrais te ….

Je tremblais si fort que je frôlais la mort,  chuis tombée par terre, mes pauvres jambes dans l’air !

Et mon beau chevalier, est-ce qu’il m’a aidée ? Eh ben non, mes amis, il m’a tout de suite … !

Il m’a … comme ça ! Sur la route, devant tous !

(Mais y avait que des vaches dans ce coin de cambrousse)

Tant mieux pour moi, la pauvr’ fille … par un gars qui roulait !

Arrière-pensée :  Dites, vous, mes lecteurs, maintenant tous troublés ---

Avez-vous bien compris que … est « doubler » ?

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Défi 204 (J.)

Ce n’est pas un vélo c’est un tapis volant
Ce n’est pas un bateau c’est un éléphant blanc
J’étais parti matin au pied du monde et de la terre
Avant l’aurore
Pieds nus
J’allais savourer son éveil
J’étais sur la colline
Sur le village
Debout
En aller
En vélo
En chemin
J’attendais
Il y eu comme un éclat
Me suis penché pour voir
Tendu le cou
Très loin
Touchant le bord
De l’horizon
Pour voir
Sur la bordure du monde
Ces couleurs
Ô, Ciel !
Ca m’a fait vaciller
Et zut
J’ai renversé le pot d’aurore
La brume rose
Ses rayons d’or
Et ses raies orangées
Ca en a mis partout
Sur l’horizon
Sur le village
Sur mon vélo
Sur moi
Et depuis
Sur ma pauvre bicyclette
Ces gouttes d’aurore à deux roues

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Le Vélo Rose (EVP)

Je perds complètement les pédales
De voir mon vélo en rose-bonbon.
Je vais lui mettre une mandale,
A cet idiot, crétin et cornichon.

Non mais quelle idée a eu Léon
De peinturlurer ma bicyclette
Depuis les pneus jusqu’au guidon,
De cette couleur pour des fillettes ?

Il est givré, le pauvre garçon,
Il est pas net sous sa casquette,
Il a une araignée au plafond.

Un p’tit vélo qui tourne pas rond
Dans le brouillard de sa p’tite tête,
Il est complètement camé Léon !!

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Peinard‏ (Anémone)

               Quand on a cru la première moitié de sa vie
               Qu'il faut toujours se dépasser,
               Grimper, vaincre, souffrir, peiner,
               Il est bien agréable pour l'autre moitié

              
                       D
                         e 
                                     
                             r
                              e
                                d
                                  e
                                    s
                                      c
                                        e
                                         n
                                          d
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                E                 n
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Tournez Manège (Vegas sur sarthe)

Quand l'oncle Hubert a dit qu'y préparait la retraite des cadres, on l'a pas cru vu qu'il avait jamais été plus loin qu'le certif, et c'est pas les bruits de perceuse, de scie et de coups de marteau qui nous rancardaient plus sur c'qu'y trafiquait dans la remise.
Avec ses Aïe, ses M..... et ses B..... de M..... , on a bien compris que sa dernière invention dépassait tout ce qu'il avait pu inventer depuis son accessit au Concours Lépine de 1963!
Oubliés le canif à treize lames, la chaise-longue incoinçable, l'essoreuse à pédale... cette fois c'était du lourd, du méga-top, le genre de truc à faire la première page de l'Eveil de Champignolles.
Même le parasol auto-bronzant qu'il avait fièrement offert à sa polonaise - brûlée depuis au second degré - allait faire figure de gadget.
Pendant c'temps-là, pauv'pommes on cherchait nos vélos.

Dès le dernier coup d'marlin, un zombie noir de graisse et puant le cambouis sortit d'sa remise et nous réunit pour ce qu'il appela "une préparation spychologique poussée et nécessaire pour appréhender l'Oeuvre de toute une vie".
Moi, Marcel et Eglantine - j'aime bien dire moi en premier - on en bavait d'impatience pendant qu'il abordait le sujet à grands coups de métaphores.
J'ai appris plus tard que les métaphores ça a rien à voir avec les catadioptres ni les écrous papillon.
A l'entendre on allait connaître l'ivresse de la vitesse, le vertige des sommets inviolés, l'exaltation de la compétition, la fierté que ni le grand Merckx ni le petit Archambaud - dit Le Nabot - n'avaient connu en leur temps...

Pas fastoche de s'habituer à la pénombre quand on arrive d'en plein cagna mais j'ai tout de suite aperçu mon vélo tout comme les deux autres, soudés à un truc de ouf, un étrange manège de bois de palettes et de tubes de chauffage!
L'oncle Hubert trépignait sur place, interprétant notre silence comme une admiration muette alors que chacun essayait de retrouver dans cette monstruosité, son cadeau de Noël dernier.
La belle invention! On allait se courir après sans jamais se rattraper, sans jamais se télescoper ni pouvoir faire demi-tour quand on veut et - honte suprême - ne jamais savoir qui finirait premier.
Encore heureux que l'oncle Hubert ait rien trouvé pour faire la queue du Mickey!

Comme Eglantine commençait à pleurnicher, l'oncle jura sur la tête de Monsieur Lépine que tout ça était démontable mais Marcel et moi on s'est vite tirés vu que les mecs ça chouine pas! En plus, j'étais placé devant Eglantine et j'aurais même pas pu mater ses cuisses quand elle aurait pédalé.
Privé de mon vélo - la prunelle de mes vieux comme on dit pisque c'est eux qu'ont payé - j'en venais presque à trouver passionnant mon cahier de devoirs de vacances... mis à part ce foutu problème de maths où on doit calculer la distance parcourue par un cheval de manège qui fait trente huit tours dans un rayon de trois mètres quarante cinq. Et je vous cause pas d'la burette à lubrifier l'manège qui contient deux litres d'huile mais qui en perd quinze millilitres à chaque tour à cause d'une P..... de fuite!  
Sur ce coup-là, si l'oncle Hubert - premier accessit au Concours Lépine de 1963 - n'est pas foutu de m'aider, j'irai passer la pommade à sa polonaise pour qu'elle me rancarde.

Au fait, depuis l'temps que j'promets d'raconter comment il a déniché sa polonaise, y faudra que j'en cause un d'ces quatres.  

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Le petit vélo de la cabane (Lilou)

Justine rentrait de sa journée de travail. Il était assez tard ; elle avait dû remplacer une collègue à la dernière minute ; sage-femme ; les bébés n’attendent pas…

Après avoir relevé son courrier, les lettres à la main, , elle jeta, comme elle le fait tous les jours, un  regard vers le petit rond point au milieu de la cour intérieure de l’immeuble. Elle

fut surprise d’apercevoir, un vélo rose rangé bien droit contre l’arbre. Celui-là elle ne l’a jamais vu. Aussitôt une image surgit. Elle revoit le petit vélo rose ou violet ou bleu, elle ne sait plus très bien ; les souvenirs remontent ; elle hésite…

Elle a six ou huit ans ; elle s’ennuie un peu. A la campagne dans un coin perdu d’Auvergne il n’y a pas grand-chose à faire. Enfin si ; les devoirs de vacances, ramasser les haricots verts, les petites pommes de terre rattes que Mamie fait griller dans la cocotte en fonte et les petits pois avec Papi ; aider Mamie à faire les tartes aux fraises, jouer avec les poupées. Courir pour aller regarder les moissonneuses batteuses ou les agriculteurs faire les foins et grimper en cachette sur les meules et respirer l’odeur de l’herbe fraîchement coupée.

Aujourd’hui, Justine décide d’aller faire un tour au fond du pré dans la resserre qu’utilise Papi comme atelier. Oui c’est interdit car il faut passer un petit pont pas très solide qui enjambe un ruisseau murmurant au milieu des cailloux et des orties. Mamie est partie boire le café chez la voisine et « discuter entre dames » et Papi à la pêche ; il a repéré une belle truite et veut lui l’offrir pour déjeuner. Elle rode parmi des objets hétéroclites. Elle respire cette odeur acre et particulière de vieille poussière mêlée d’effluves de cuir, des débris de tabac gris, de rouille et de bois. Il y a là dans un bric à brac harmonieux, le célèbre joug auquel Mamie était attelée avec sa sœur : (elle lui a raconté qu’il ne fallait pas fatiguer les vaches dans les prés trop pentus), des vieux harnais pour les chevaux. Elle fait attention de ne pas se blesser contre la ferraille qui gît au sol et découvre le petit passage qui mène à l’atelier où les outils de Papi sont bien rangés. Il y a là aussi le matériel du papa de Papi qui était sabotier. Il reste encore les morceaux de bois secs embossés ; la mort a surpris le Jean ici il y a si longtemps. Les yeux de Justine ne sont pas assez grands pour tout découvrir. Une pièce de monnaie brille dans un peu de sciure, Justine se baisse pour la ramasser, quand son regard croise un morceau de guidon de vélo à peine visible derrière tout un fatras. Courageusement, elle essaie de le dégager mais c’est difficile et à tout instant le savant échafaudage risque de s’effondrer.

Avec une idée bien ancrée dans la tête, Justine repart tranquillement vers la maison, se lave les mains et innocemment raconte à Mamie qui vient de rentrer, sa découverte. Elle s’attend à une dispute en règle mais non. Mamie sourit : c’est le fameux « petit vélo de la cabane » ce petit vélo qui a servi à tous les enfants de la famille depuis trente ans au moins.

Ce petit vélo de la cabane….Elle en avait tant entendu parler…Ce petit vélo de la cabane qui avait disparu…Personne ne savait où il était rangé…On l’avait oublié !

Papi lui réparera, elle l’aidera à le nettoyer, à le faire briller. Elle avait même peint le pneu avant en rose. Oui il était rose ce vélo. Elle l’utilisera pendant quelque temps…

Justine sourit à l’évocation du petit vélo qui est toujours dans la cabane de Grand-père. Il est là comme un trophée. Il ne peut plus servir mais il est conservé comme souvenir ; dans la famille tout le monde connaît ce petit vélo de la cabane qui n’a pourtant pas d’histoire.

 

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La bicyclette (Venise)

Je tenais ça de ma famille : nous avions tous peur des voyages en avion.

Ces dernières années, j’avais tant pédalé dans la semoule que j’avais poussé jusqu’aux extrémités le raisonnement suivant : la solution idéale ce sont des vacances à vélo.

Dès que je pensais aux trains d’atterrissage, je regardais avec tendresse la petite reine.

Je commençais mon voyage par lancer des fléchettes sur une carte pour en tirer des conclusions hâtives.

Je devais me rendre en Belgique .En tenant compte que les perspectives de cotes sont extrêmement limitées, et que j’évitais du même coup le vol mouvementé des avions sur la piste de l’aéroport et le retard provoqué par les fameux oiseaux suicides de Bruxelles

Ces vacances s’annonçaient sous les meilleurs auspices.

Je parle d’une époque où nous n’avions pas encore mis un pied sur la lune et par conséquent le prix du voyage ne peut être encore celui de la déception.

Assis, sur la selle de ma bicyclette je réfléchissais.

Venise204

En tout cas je pense que je réfléchissais, quoi qu’il en soit je songe à réfléchir avant d’entreprendre ce voyage.

Je décidais de ne point bouger d’ici avant qu’une idée vienne.

Il n’est pas impossible que je sois devenue fou .il faut toujours considérer cette éventualité quand on se met à réfléchir.

Mais chaque fois que je pense, il m’apparait qu’en ce bas monde un homme n’a d’autres choix de devenir fou ou de pédaler dans la semoule.

Je décidais d’aller boire un coup

 

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La vie en rose (Walrus)

Après le téléphone, les ballets, le soldat, le cochon-tirelire et les éléphants...

Le vélo rose.

Ça serait pas un coup de Julos ? J'ai reconnu sa bobine !

Julos

Heureusement, il nous a épargné le régime sans selle...

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