01 septembre 2018

UKULELE (Venise)

 
Je voudrais communiquer à mes amis lecteurs mes pensées interdites.
Comme : comment raconter des vacances que vous ne réaliserez jamais faute de moyens !!

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Comment ?

C’est justement l’histoire que je vais tenter vous raconter.
Ici cependant , j’ai choisi une méthode narrative et ce n’est pas uniquement pour respecter la consigne , mais je veux écrire des phrases décousues ,des propositions sans verbe , des expressions qui utilisent des temps différents au petit bonheur la chance afin que les images des vacances qui n’ont jamais existé s’emboitent aisément afin de donner à l’ensemble un grain de vérité .


Grâce à cette méthode-personne ici présente ne doutera une seconde que j’ai réellement dansé sur un air de ukulélé au bord dune mer de la Polynésie française et que cette vision érotique ne vous lâchera pas.
Puis suivant le cours de mes pensées et de mon imagination débordante qui n’a jamais quitté les trottoirs parisiens, je vous raconterais une fois que j’aurai mimé  le ukulélé et la danseuse comment   je passerai sans transition à cette tempête sur le bateau qui me conduisait à cette île mystérieuse.
Cependant j’ai beaucoup trop de problèmes à résoudre en ce moment ( déclaration d’impôt facture EDF)pour me préoccuper du son du UKULELE , à vrai dire je m’en fous royalement, mais je ne renonce toujours pas à épater la galerie .

L’atroce lutte que je mène intérieurement commence à se voir et mes amis commencent à se demander si je suis bien allé en Polynésie .
Alors là tenez vous bien je sors le grand jeu !!
Un ukulélé acheté la veille aux puces !!
Non dans mon pays on peut mentir à ses amis qui ne vous dénonceront pas à la CIA si vous jouez mal du UKULELE.
Je sais que l’intrigue est devenue plus sinueuse, mais ne m’interrompez pas !!

Tu es certaine qui tu sais jouer du UKULELE me dit mon amie.
Mais un millier de cinglés prétendent jouer du ukulélé et c’est à moi aujourd’hui d’apporter la preuve que cet instrument n’a plus de secret pour moi .
Elle sourit gênée puis repart de plus belle !!
Espèce de crétin, tu n’es jamais allé en Polynésie et ses chimères ne sont suscitées que par ton dernier séjour en prison !!

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voilà comment mes amis ont anéanti une activité hautement culturelle .

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Ukulele (Tilleul)

 

C'était il y a dix ans

 C'était l'âge d'or des blogs... Presque chaque jour, je postais un message et commentais chez plusieurs amis du net. Un dicton dit « amis du couvent (internat ou pensionnat pendant les études), volent au vent ». Pour le net on pourrait dire la même chose, ou pire peut-être. Que sont-ils devenus tous ces « gens » qui venaient gentiment commenter mes écrits ?
Certains s'en souviennent, cette blogueuse, avant de partir en Arizona vivait en Angleterre et postait régulièrement des vidéos sur son site... Un jour, elle nous avait montré son ukulélé. C'était la première fois que j'entendais ce mot. Elle chantait en s'accompagnant de cet instrument à cordes, beaucoup plus petit qu'une guitare.
Depuis, si j'entends parler d'un ukulélé, je pense à elle...
Un jour, avec son amie Valérie, elles ont fait le pari d'écrire un défi chaque samedi... C'est ainsi qu'est né « le défi du samedi »...

Janeczka, si tu passes par ici, vois qu'on pense encore à toi...

 

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25 août 2018

Défi #522

En même temps que le mois d'août
se termine la série photographies

Reprenons l'ordre alphabétique
avec un instrument cher à mon neveu Joe :

Ukulele

 

 

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La mamie de Louise par bongopinot

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La mamie de Louise
Photographe à ses heures
L’œil près de l’objectif, vise
Experte le bouton elle l’effleure

Et prend ce magnifique cliché
Un arc-en-ciel côtoyant une fontaine
Qui se pose délicatement à ses pieds
Lui offrant une couronne de reine

Des reflets saisissants
D’une nature si belle
Arrêtent les passants
Au parc de Bruxelles

Plus loin les statues de pierre
Amusées  regardent
Ce tableau spectaculaire
Tout en montant la garde

La mamie de Louise
Photographe à ses heures
L’œil près de l’objectif, vise
Pour nous donner ce bouquet de couleurs

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Courbe de lumière (petitmoulin)


Parfaite courbe de lumière
Muette beauté
Intouchable
Elle emplit tout l'espace
De ses couleurs
Feu
Boit à la fontaine
Avant de s'effacer
Sans laisser l'empreinte
De son silence

Fixe sur ta mémoire
La splendeur de l'instant
Ton âme y trouvera refuge
Au creux de tes hivers

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Ils sont fous, ces Brusseleirs (Walrus)

 

Septembre 2005.

Dans ma bonne ville, le dimanche sans voiture (maudit soit-il) vient se loger au cœur des journées du patrimoine.

Comme à l'époque nous pouvions encore marcher jusqu'à la station de métro, mon épouse décide d'aller "voir ça".

Les dimanches avec voitures, la ville est plutôt calme : pas d'embarras de circulation, les navetteurs restent chez eux, on est entre Bruxellois et touristes. Si les organisateurs de ce genre de manifestation idiote voulaient qu'on s'aperçoive de la différence, ils n'auraient qu'à nous pondre un mardi sans voiture, là, ça en vaudrait la peine.

Bref, nous voilà en ville.

C'est l'horreur !

Je vous le garantis sur facture : vous risquez moins votre peau dans une ville remplie de voitures (quasiment à l'arrêt because les embouteillages qui font la réputation de notre charmante cité) qu'au milieu du même patelin envahi de centaures vélocipédistes (maudits soient-ils eux aussi).

Pour contenir leur flot, les flics sont obligés, lorsque les feux de circulation passent au rouge, de tendre un de ces grands treillis de chantier en plastique vermillon en travers de la route.

Pour échapper à cette corrida, nous avons dû nous réfugier dans le Palais de Justice (vous savez bien, celui qui a transformé "Architekt" en insulte locale) dont les marches monumentales rebutent même les pires vététistes.

Ensuite, en rasant les façades, nous avons rejoint le parc qui sépare le palais royal de la chambre des représentants, le temps que mon épouse prenne cette photo au calme aussi trompeur qu'apparent avant de nous précipiter dans la première bouche de métro venue (il n'y avait heureusement qu'un trottoir à traverser).

Depuis, chaque dimanche sans voiture, nous nous levons tôt, quittons ce patelin de fous et allons voir Kläre, la patronne  du "Zur Alte Mühle" à Wiesenbach. C'est moins dangereux sur l'autoroute saturée que sur les trottoirs de Bruxelles.

 

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L’arc-en-ciel (Pascal)

 

« Allez, ne lambinez pas ! Il me faut un peu plus d’indigo ! Un peu plus d’orange ! Hé, là-bas, ne forcez pas sur le rouge !... »

« Dites, Maître de la Nature, est-il normal que notre arc-en-ciel ait été récupéré à des fins, comment dire, uranistes ?... Pour exprimer sa différence, n’y a-t-il pas d’autres moyens ? Ils célèbrent leurs propres jeux olympiques ! Nous avons celui des athlètes, celui des handicapés (qui sont aussi des athlètes à part entière) et, maintenant, celui des homos. Quel singulier engagement sportif pour afficher sa divergence ! Au concours de tafioles en jupette, c’est « cours après moi que je t’attrape !... » Johnny Weissmuller, notre Tarzan, Greg Louganis, le plongeur, Ian Thorpe, le nageur, Amélie Mauresmo, la tenniswoman, sont de ceux-là !... »

« L’exaltation, le lyrisme, la poésie sont aussi des couleurs humaines ; tous les goûts sont dans notre nature. Encore un peu de jaune !... »

« Ha, parlons-en des poètes ! Verlaine, Rimbaud, Shakespeare, Voltaire, Goethe, et consort étaient tous de la jaquette flottante !... Quelque part, je ne lis plus leurs poèmes de la même façon ; savoir qu’il ont écrit des choses sublimes dans les yeux d’un autre bonhomme, ça me gène, ça me dérange, comme si j’étais le voyeur forcé de leurs jeux saphiques… »

« L’Amour n’a pas de sexe ; cambré mais insaisissable, visible mais intemporel, il est comme notre arc-en-ciel en offrande au panorama utopique des hommes. Entre les dernières gouttes du rude orage et les premiers rayons du soleil, il vient iriser le monde et ils le considèrent comme un jour nouveau, une nouvelle opportunité à saisir. Ses couleurs éblouissent, elles se marient aussi entre elles et forment d’autres carnations plus subtiles, si utiles aux aquarellistes… »

« Les peintres ?... Mais c’est sodomites et compagnie ! Michel-Ange, Léonard de Vinci, Le Caravage, Delacroix, David, Gauguin, Bazille, trempaient leurs pinceaux partout ! Tu parles d’un maquillage ! Ça devait ruer entre les toiles !...

« Encore du vert sur l’arche, par là !... »

« Pourquoi tout ce qui touche aux choses du délicat, des émotions, des frissons, des passions, des douleurs, des délires a son parterre d’artistes lesbiens ?... »

« La sensibilité a ses émules ; ils sont plus éblouis que les autres ; ils ressentent les choses plus viscéralement ; leur empathie est débordante… C’est sans doute plus facile d’exprimer cette sensibilité exacerbée à un homme qu’à une femme… »

« C’est un pour tous, et tous pour un ! Kipling, James Dean, Buffalo Bill, à la queue leu leu, tous unis sous la même bannière, sous le même flambeau, sur le même radeau !... »

« L’exubérance de Freddie Mercury, l’obstination du baron Pierre de Coubertin (ceci explique cela), les carnets de Pierre Loti, les esquisses de Dali, les voyages de Jules Verne, les stances de Colette, etc., nous les devons à leur tribadisme… »

« Joan Baez, Janis Joplin, Alanis Morissette, Muriel Robin, Jodie Foster ! Ça m’a fait quelque chose quand j’ai su que Jodie broutait des minous ; je n’arrivais plus à la regarder avec la même admiration ; il y avait quelque chose de cassé dans mon imagination… »

« L’homosexualité n’est pas une maladie, ni une fatalité… »

« Mais pourquoi y en a-t-il de plus en plus ?... L’enchantement est-il dans le même sexe ?... Est-ce, en fin de compte, la recherche de soi-même ? Le besoin de connaître ses limites ? La curiosité ? La mode ? L’ambivalence ? Les gènes ? Le déclin de l’humanité ?... »

« Ils s’affirment, ils s’affichent, ils sortent de l’ombre, ils s’assument ; en fin de compte, ils revendiquent leur banale déviance ; c’est le coming out. L’Amour à la papa maman, c’est fini ; il faut essayer, tenter, chercher d’autres plaisirs, élargir ses connaissances… »

« Et son fondement… »

« Ils ont leurs docteurs, leurs avocats, leurs commerces, leurs lieux de vacances, ils se regroupent, ils militent, ils enflent, ils représentent une puissance… »

« L’oignon fait la force… »

« Désormais, il faut compter avec eux ; ils sont des électeurs potentiels qu’il faut écouter, dorloter et prendre en compte… »

« Socrate, Platon, Auguste, Tibère, Alexandre le Grand ! Dès que je fouille un peu, et depuis que le monde est monde, il y en a plein qui sortent des dictionnaires pour proclamer leur inversion sexuelle ! Et les hommes d’état sont pléthore ! Des empereurs tafioles, des présidents tantouses, des ministres chochottes, des chefs de cabinet de la jaquette, des généraux lopettes  !... »

« Persécutés, chassés, concentrés dans des camps d’extermination, il y en a tellement qui sont morts pour avoir bredouillé leur homosexualité… »

« De la cage aux lions à la cage aux folles : les premiers chrétiens, en quelque sorte… Mais la dépravation n’est pas dans les plans de la planète !... »

« Tu critiques, tu juges, tu condamnes. Tu es martelé par ton éducation, ta religion, ta compréhension, et cela te donne un angle de vision à larges œillères. Les préjugés sont dans les tiroirs de l’ignorance… »

« Tant pis ; je ne connaîtrai pas l’ivresse profonde de la pédérastie. Je suis et je resterai un hétéro-plouc… L’arc-en-ciel, je veux le voir dans les yeux des femmes ! Je veux souffrir dans ces regards adversaires et mourir dans leurs sortilèges ! Avec un homme, on peut tout faire, sauf l’Amour ; avec une femme, c’est le contraire… »

« Sois compréhensif, admets la différence comme une ressemblance, une complémentarité naturelle, une anormalité constructive… »

« De là à marcher main dans la main, y a encore du chemin… »

« Pour leurs raisons, toutes recevables au tribunal du tolérantisme, ne crois-tu pas qu’ils paient le prix fort pour assumer leur différence ? Ne crois-tu pas qu’ils ont aussi droit aux couleurs de l’arc-en-ciel ?... Ne crois-tu pas qu’ils la méritent un peu, cette banderole multicolore ? Allez, laisse flotter leurs rubans bariolés : la vie n’est qu’une mascarade, un feu d’artifice, de la poudre aux yeux…
Allonge et courbe encore ces couleurs d’arc-en-ciel ; pour croire en son bonheur, l’homme a besoin d’illusions grandioses ; ne gâchons pas ses rêves… »

« On ira tous à la gay pride, on ira… »

 

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L'eau (Venise)

 

Il y a un nuage au-dessus de nos têtes pour chacun de nous .

La pluie tombe encore en pluie blanche , pour encore combien de temps ?

Elle disparaitra et nous perdrons la fraicheur naturelle de la terre .

Il suffirait d’un pas plus léger , désencombré , plus gracieux, pour remonter à la source .

Il faudra défaire la pelote , se recroqueviller sous les tilleuls et reconnaitre qu’ils sont plus grands que nous que vous et moi.

ET là dans ses heures calmes, le ciel nous accordera un peu d’eau .

Mais pour combien de temps ?

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Les nuages sentinelles continuent leur course , tout ce que je sais d’eux je le dois

Aux vagabonds ,à ceux qui se lavent sous un ciel gris en riant .

Je le dois à nos faiblesses, à nos désaccords, à toutes ces petites choses qui se vengent en nous .

Afin qu’on nous accorde encore un peu d’eau et des larmes.

 

 

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