28 septembre 2019

Quid de ce quidam ? (Kate)

 

Vit-il à Amsterdam

Où il y a dieu il y a les dames

Sait-il réciter à toute blinde

Les cinq comptoirs de l'Inde

 

A-t-il passé la nuit chez Maud

Près de la place de Jaude

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A-t-il tué sept morts sur ordonnance

Pris dans une spirale de violence

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Arpente-t-il le macadam

Pour emballer les dames

Macadam_Cowboy

Tente-t-il de mesurer la Terre

À l'aune de la longueur des jambes de ces dernières

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Guette-t-il le rayon vert

Tel un atypique diamantaire

Le_Rayon_vert

Reviendra-t-il danser au bal chez Temporel

Où le passé rôde intemporel

S'il n'y a plus d'après

À Saint-Germain-des-Prés

 

Acceptera-t-il de danser

Encore une danse

Ce cher Frantz

Et rejoindra-t-elle

À temps son vieux mari à elle

Sera-t-il le premier

À dire la vérité

Et donc à être éxécuté

Pour avoir dénoncé

Amèrement

Le grand le grand chambardement !

Quid de ce quidam ?

Patrick ?

À Panam

"Tous les garçons s'appellent Patrick" !

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à mon père, ex fan des 60's/70's, qui accolait systématiquement l'adjectif "quelconque" au nom "quidam", et qui, aussi aimait la vie et la ville, Paris, les US, la musique, la chanson, la littérature, la BD, le ciné, la photo, le jeu, l'humour, Boris Vian,

 Bach et les Beatles

 et moi !

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La rue Nicolas Laugier (Pascal)

 

Hier, la Marine et tous ses matelots alimentaient un marché parallèle qui faisait vivre nombre de personnages de l’ombre, à Toulon. L’alcool, les filles, la démesure remplissaient les ruelles de la basse ville. Entre ripailles et débauche, le fric changeait de main ; tout le monde y trouvait son compte ; les tafs se déniaisaient sous la férule experte de professionnelles, ils allaient manger dans des petits restos, ils allaient dans des petits cinés, et les petites gens vivaient de leurs petits commerces…  

Jenny travaillait dans la basse ville. Vendeuse de fleurs à la sauvette, serveuse de bar miteux, à l’occasion, prostituée soutenue par des barbeaux en rupture de banc, elle avait gravi les échelons des métiers obscurs de la nuit. Native de l’arrière-pays varois, en rupture de liens familiaux, pas vraiment instruite, quand je l’ai connue, elle arpentait son périmètre, entre deux porches, dans la rue Nicolas Laugier.
Sans parler de ses épaules nues, de la soierie de ses dentelles sur sa peau blanche, de ses talons aiguilles tricotant le pavé, elle avait un charme extraordinaire, une forme de fraîcheur que rien ne pouvait altérer. Métier pénible, s’il en est, avec son accent de cigale et la danse de ses cheveux sur son cou, Jenny mettait pourtant de l’entrain à la populace passagère ; elle haranguait le chaland, forçait le curieux, souriait aux bordées en début de gogaille. Tout à coup, en passant devant elle, tout ce beau monde semblait marcher au pas comme si le rythme de sa voix suffisait à ordonner ce défilé de bambocheurs intéressés.
Cette ruelle de perdition, c’était une vision panoramique, un relief à l’intérieur du relief, une perspective de microcosme où tout prenait naturellement sa place ; c’était un minutieux mécanisme d’horlogerie où chacun des pignons, même le plus petit, le plus insignifiant, entraînait l’autre dans l’euphorie de la minute suivante ; c’était un havre illusoire de retrouvailles où chacun argumentait ses défauts pour les sortir du coffre de son imagination…  

À la lumière tenace de la fin de la journée, quand un bout de soleil allait s’accrocher un moment sur les étendoirs à linge de la rue, les parfums enivraient, les couleurs éblouissaient ; les visages croisés étaient maquillés de clair-obscur comme si la représentation allait naturellement s’offrir en noir et blanc. Mes regards impressionnés allaient d’une trouvaille à l’autre, d’une démarche à l’autre, d’une courbure de hanche à l’autre, et c’était toujours des découvertes sensationnelles qui remplissaient ma besace de navigateur, à l’éternelle recherche de sa bonne étoile.

Un à un, les bars à hôtesses ouvraient leurs grillages en les repliant lentement comme pour ne pas qu’ils s’échappent de leur rail ; j’ai encore le crissement de ces clôtures dans les oreilles ; c’était comme un train qui entre avec ses voyageurs attendus devant le quai, un clairon entêtant, signifiant le début des libations, un appel à ce que tout le subconscient addict traduit comme des futurs débordements.
Devant les bars, des livraisons de bouteilles remplissaient les entrées ; à l’intérieur, des serpillières s’activaient ; les allées et les venues chahutaient les rideaux comme des cascades de perles multicolores, aux crépitements incessants…  

J’assistais à la répétition générale. Petit voyeur, j’aimais bien cet envers de la carte postale toulonnaise ; je ne savais pas vraiment si j’étais réel ou bien si je faisais partie du décor. Rêve ou réalité, étais-je ici ou là ?... Étais-je comédien ou simple témoin ?...
Au spectacle de la rue, les acteurs nuiteux se mettaient en place. Les filles tiraient sur leurs jupes pour tenter de les rallonger, les jukebox répétaient leurs vocalises et les heurts des verres au fond des bars préparaient les tournées générales. Tours de prestidigitation ou sortilèges, un éclat de voix appelait quelqu’un, un autre le faisait disparaître ; il entrait une silhouette dans un couloir miteux, il en sortait une autre ; perchées sur leur tabouret promontoire, toutes les sirènes du port avaient délaissé leur longue nageoire…

Le soleil avait fondu. Émergeant des limbes bleutés de chaleur encore pesante, telles des nymphes dépliant leurs ailes froissées, entre trottoirs, caniveaux et mitan de la rue, rampantes, les ombres s’allongeaient ou rétrécissaient à l’humeur blanchâtre des piètres réverbères ; voraces, les jeunes papillons s’agrippaient au pistil des fleurs offertes. Il y était question du prix du miel et du septième ciel, en échange…  

Pendant un moment, Jenny disparaissait avec un client et la rue redevenait tout à coup morne et sordide, lugubre et dangereuse. Le linge aux fenêtres habillait les fantômes des courants d’air et ils s’agitaient, ces mauvais funambules, en dansant à la mesure des musiques revenantes. Il flottait dans la ruelle des odeurs de sandwichs, de bouche d’égout, de sueur et de parfum pas cher. Depuis la nuit de mon temps, il me semblait avoir toujours connu ces effluves accaparants. L’appétence exacerbée, cela me donnait faim pour tout, surtout de la chair, de la chair à Jenny…

Au grand pavois de ses sourires, quand elle revenait, elle faisait tourner son petit sac à main verni, au bout d’un doigt ; ébloui, je ne voyais qu’un étincelant miroir aux alouettes ; quand elle allumait sa longue cigarette, qu’elle tirait sur le tison jusqu’à le faire rougir, je ne voyais qu’un feu de belle naufrageuse où j’allais immanquablement m’échouer encore entre les rochers de ses bras…

Et puis, c’était la nuit ; tous les matous étaient gris ; fuyants ou attentifs, sans foi ni loi, les loups faméliques avaient remplacé les chiens savants ; ils reniflaient l’entrée des bars comme pour prendre une piste au seul tenant de leur flair aiguisé. Infime pignon de la rue, c’est à ce moment que je me décidais à aller retrouver Jenny, son accent de garrigue et la fine soierie de ses dentelles. Les dents aiguisées, la bave aux lèvres, je n’étais plus qu’une ombre dépravée, un quidam affamé… dans la rue Nicolas Laugier…  

 

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Q comme quidam (Adrienne)

 

Assise derrière sa table, avec son ordi et ses trois gros classeurs, portant le badge avec son nom, Madame reçoit des parents d'élèves.

Elle aime beaucoup ces entretiens qui lui font souvent voir l'élève sous un jour nouveau, et mieux le comprendre.

Parfois, le 'parent' est un grand frère, une grande sœur, une voisine.
Parfois c'est un beau-père, une belle-mère, un grand-père.

Et parfois c'est un type qui se met à vous draguer… 

 

Il faut alors se métamorphoser en Reine des neiges et lui dire du ton le plus réfrigérant possible:

 

- On se connaît?

 

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Alors, on danse ? (Walrus)


Un vidame, un vidame ?
Qu'est-ce donc là pour un quidam ?
Interrogeons le dico...
Mazette, il n'en dit pas trop
De ce machin moyen-âgeux.
Alors, laissons là ce jeu.

 

Zut!
Une tornade de derviche
A bouleversé mon acrostiche !

 

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Vous avez dit Quidam ? (TOKYO)

 

Ce Matin dans ma boite mail j’ai reçu  de mon site de rencontre un message surprenant . De tous les quidams que j’ai  croisés  sur ce site avouez que celui-ci méritait toute mon attention .

 

‘ Jeune apiculteur cherche abeille butineuse pour faire un miel rare .’

Pendant que tous les Français faisaient leur plein de glaçons, pour résister à la seconde canicule de l’été, mon quidam et moi  recouvrions nos tartines d’un miel des Alpes .

Embobinons le film ; Depuis aout 2018 je visite de multiples profils sur le site de rencontre des quidams à la pelle qui veulent tous voyager , aimer , rêver

Mon prénom Maya me prédestinait-il à cette rencontre ?

Je n’allais pas rater la récolte du colza et de l’acacia mon quidam me promettait la lune.

 Je m’étais suffisamment gelé les antennes cet hiver, je commençais à crier famine . Cet apiculteur tombait à pic.

Il a commencé par m’envoyer des tartines de miel par la poste.

Face à la disette que je traversais ce quidam me redonnait envie de dévorer la vie .

Devant ma boite mail je suis postée comme une ventileuse qui attend un signe de son messager.

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Mais mon quidam n'a soudain plus donné signe de vie.Pourtant les tilleuls étaient en fleurs . Mes vacances ressemblaient à un long tunnel de disette.

Mon apiculteur s’était-il empoisonné aux néonicotinoïdes. Son silence commençait à me piquer les oreilles.

Depuis je regarde les effets des pluies acides sur la litière de mon chat .

 

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« Quidam ? » (Lecrilibriste)


Il était tell'ment transparent
semblait tell'ment inexistant
qu'on l'avait surnommé « Quidam »
Il ne plaisait pas aux messieurs
laissait indifférentes les dames
il s'faufilait inaperçu
on se  rapp'lait pas l'avoir vu
Rien de lui n' prêtait à fantasme
Ses traits offraient comme un marasme
dont on ne se souvenait plus
même rencontré six fois et plus
Chaque jour il changeait de tenue
Mais ses complets étaient les mêmes
du gris souris à l'infini
bleu ciel, les chemises aussi
il ne changeait pas de couleurs
toujours les mêmes chaussures de sport
Mais  pratiquait, ne vous déplaise
la course à pieds comme une ascèse
et ne se laissait distancer
par personne, même s'il suait
sang et eau en août et juillet
Cela aurait dû alerter
les plus finauds, les plus doués
de ses voisins pour  détecter
à le voir ainsi pratiquer
un savoir-faire développé
et un jogging aussi musclé
quelques secrets bien camouflés

Mais ça, personne ne s'en doutait
c'est à sa mort que l'on apprit
voyant les gradés réunis
autour d'un cercueil dépouillé
le secret d'une vie bien gardé
de quidam pas si transparent
et encore moins inexistant
Il avait toutes les qualités
d'un bel espion epoustouflant
le meilleur espion d'la planète
il était  007

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Mémoires d'un quidam (Laura)

 

Je pourrais vous  parler du quidam[1]
Qui s'appelle peut-être Abraham
Et habite à Amsterdam ou Birmingham

Mais je ne rien trouvé sur ces "Mémoires"
Si ce n'est qu'elle furent écrites
Par Guy de Tassigny, auteur des "Merdophages[2]."

Je pourrais vous parler d'un quidam
Qui habite le joli coin de Ham[3]
Et boit avec moi un jéroboam

Mais comme je suis indécrottable
Je vais vous parler d'un artiste
Agostino Tassi[4], né en 1566 à Pérouse

Ce n'est pas un quidam
Qui se balade à Bergame
Mais est au centre d'un drame

Il a violé Artemisia Gentileschi et d'autres
Artemisia dont j'admire l'oeuvre
Et qui représenta Tassi en Holopherne[5].

Excusez-moi si "Mémoires d'un quidam"
S'est transformé en hommage à une grande dame
Qui transcenda ses souffrances en artiste.

 

gentileschi-judith-decapitant-holopherne-1620 (1)

 


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Quand la liberté nous flingue (joye)

ce passant

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21 septembre 2019

Défi #578

Quidam

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