03 avril 2021

L’idole (Lecrilibriste)

 

Vous êtes-vous jamais demandé

Dans quel coin de nos cerveaux embrumés

Se logeait l’image magnifiée de l’idole,     

dont nous nous sommes entichés

à avoir des frissons jusque dans les guibolles

quand il ou elle apparait

Mais qu’est-ce qui nous accroche donc là ?

L’allure, le regard, l‘étincelle des yeux

La couleur flambante des cheveux

Les mots, l’émotion provoquée,

 la voix ?  Ou ce, je ne sais quoi

que nous sommes les seuls à percevoir , ou pas !

Car il y a notre idole, l’idole des masses et l’idole des jeunes

Mais qu’est-ce qu’elle diffuse, qu’est-ce qu’elle envoie

dans nos imaginaires débridés

cette idole, pour être tous galvanisés

devant le même énergumène projeté ?

l’image d’une perfection qui n’existe pas ?

mais que l’on trimballe cependant en soi ?

Moi, je me souviens de mes premiers émois

Avec les films de Gérard Philippe

Cet homme qui m’émerveillait, c’est cela

Aujourd’hui, je ne saurais pas dire pourquoi 

De quelle image en moi était-il le reflet ?

D’un amour dans une autre vie ?

D’un désir fou et inaccompli ?

Des paroles à sa belle, prononcées

D’un amour impossible ou

De l’impossibilité à se laisser aimer ?

Aujourd’hui, le défi du samedi

Me force à plonger dans ce délire

Mais le résultat ?

 je ne vous le dirai pas !

 

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Le crépuscule des idoles (Laura)

 

Comme je suis passionnée par les images, comme mon idole Baudelaire, quand paraît le nouveau défi du samedi (ou autre sujet d'atelier), je regarde d'abord l'image, donc, sans être influencée, je crois par le souhait négatif des maîtres, je n'ai pas pensé à l'"idole des jeunes" ou autre idole de ce genre

mais à l'idole des hébreux, le veau d'or, avant que Dieu s'en mêle par l'intermédiaire de MOISE. Le veau d'or imite le taureau Apis des Egyptiens.

J'ai aussi pensé aux idoles que j'ai étudiées en sociologie quand j'étais en prépa HEC.

C'était plus l'aspect "culture générale" qui m'intéressait que les maths. Je pense aux peuples évoqués par Lévi-Stauss et ceux qui seront mis à l'honneur au Musée du Quai Branly et qui ont beaucoup inspiré les surréalistes. Comment ne pas penser aux idoles des Marquises évoquées par Gauguin? Je terminerais avec les Moai de l'Ile de Paques.

Ah j'allais oublier d'expliquer mon titre qui est celui d'un livre de Nietzsche qui est une référence ironique au "Crépuscule des dieux" de Wagner.

Tout cela n'est-il pas à l'opposé de l'idéologie du président normal?  Y a t-il encore des idoles dans le cinéma, la musique? N'en avons-nous pas besoin?

 

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Vishnou de visu (maryline18)

 

m18
 

Morphée me berçait encore quand le réveil sonna. Mes réflexes, entraînés à prendre les commandes en l'absence d'ordres émanant de mon cerveau (ce dernier, dérivant encore parmi des détritus en tous genres), jetèrent l'objet hurlant au sol. Je m'extirpai à contre coeur de la chaleur des draps, bien que soulagée d'interrompre mon rêve : J'assistais à l'immersion des restes d'une crémation humaine dans le Gange. Je n'aurais pas du visionner cette vidéo avant de m'endormir : "L'Inde : mystification et intoxication, les eaux maudites du Gange"

C'était une belle journée qui s'annonçait, l'aube étirait ses nuées roses, écartant au passage quelques nuages épars déjà traversés de soleil. L'air frais terminait de me réveiller, c'était bon...J'en absorbais de grandes goulées, par le nez et la bouche, comme pour me régénérer. Le printemps venait de débarquer avec ses piaillements, ces envolés de moineaux, ses jonquilles, ses primevères...Il ne manquait que le rire des enfants dans les rues, les écoles.

Je roulais depuis une vingtaine de minutes quand " l'incroyable " se produisit : Alors que deux biches bondirent subitement à ma gauche, cherchant à rejoindre le bois longeant la route, un sanglier leur interdit le passage. Je n'aperçus que sa tête sortant des fourrés, mais quel tête ! Elle était si brune et tellement énorme ! Dans ses yeux, j'y lus en un éclair, une détermination de géant, une force de super héro ! Par sa seule présence, il m'évita l'accident.

Je m'arrêtai quelques mètres plus loin, tremblante, les yeux rivés sur le rétroviseur. La bête avait disparu. Les biches poursuivèrent leur course aérienne. Je fermai les yeux. Des bribes de mon rêve et du fameux reportages se croisaient dans mon esprit troublé. Quelque chose d'important venait de se passer, de ces choses si belles que l'on n'ose tenter de les expliquer avec des mots, de peur de mal les choisir. Je pensai soudain à ces indiens vénérant leurs Dieux, parfois différents. Je me rappelai ces statues faites de pierre où de marbre qui donnaient corps à leurs idoles.

Une pluie fine nettoya mon visage de toute la fatigue collante du passé. Une voix, annoncée par le bruit d'une amulette que l'on secoue, me chuchota : < Tout va vien, tout va bien... >. Quel réconfort dans ces mots simples que j'ai répété à mon tour, comme une prière. La tention se relachait. Ce n'étaient pas des larmes de tristesse qui coulaient, non, c'était curieux. Mes chakras allaient peut-être pouvoir s'ouvrir et me permettre d'envisager l'avenir plus sereinement. Ce sanglier ne pouvait-être que l'un des dix avatars de Vishnou. Oui, ce miracle ne pouvait-être qu'un appel de ce Dieu protecteur faisant partie de la Trinité hindoue : création, protection, renaissance. Il venait me protéger pour m'aider à renaître bientôt. Il venait me réveiller en m'envoyant l'homme sanglier.

Voulait-il que j'aille l'honorer de ma présence, les bras chargés d'offrandes ? Que je me présente à lui, tant démunie qu'il me faudrait accepter de me faire tondre la tête pour revendre ma chevelure afin de poursuivre mon ascension jusqu'au sommet du temple de Tirupati ? forte et fragile, je m'agenouillerai devant lui, aussi démunie qu'une " intouchable " parmi les Dalits.

Et moi, qui avais cru déceler dans ce drôle de rêve de serpents, un sens érotique...

 

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27 mars 2021

Défi #657

 

Idole

 

Si vous pouviez éviter Johnny ou Stewball, ça m'arrangerait,
mais à l'impossible, nul n'est tenu !

6571

 

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Sont allés au charbon

pas cons

(comme mon épouse qui est allée chercher ce morceau
à - 700m à Zolder )

P1090874

Laura ; Walrus ; maryline18 ; Lecrilibriste ; Vegas

sur sarthe ; JAK ; Kate ; joye ; Adrienne ;

bongopinot ; Vanina ; Ilonat ; petitmoulin ; Joe

Krapov ; tiniak ;

 

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Trou noir - tiniak (tiniak)

 

Tout va bien
Tout va bien…

 

Le doux printemps s’en vient fendre ce bel oignon

C’est quoi déjà son nom ?

 

Tout va bien
Tout va bien…

 

La rage fait son trou dans un poitrail exsangue
C’est quoi, le prochain angle ?

 

Tout va bien
Tout va bien…

 

La lune est allumée, quand meurent les étoiles
C’est d’amener la voile ?

Tout va bien
Tout va bien…

 

Le socle expire enfin, et remonte au charbon

loupiote-gaz au front

 

Tout va bien
Tout va bien…

 

La cage a fait son œuvre et patiente à son tour

un grisou dans le four

 

Tout va bien
T’ ...!!

“M’amour…”

 

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Au charbon, Joe Krapov ! (Joe Krapov)

Je suis prescient ou quoi ? Dans mon insomnie du 19 mars, vers les 4 heures ou 6 heures du matin, j’ai écrit cette krapoverie-ci, qui peut se chanter sur l’air de cette publicité :


L’HOMME D’AUJOURD’HUI, CE RENÉGAT !

On oublie vite comme hier
On vécut d’industrie charbonnière

On a oublié pour de bon
Qu’il y eut une bataille du charbon

On passe le chiffon du malheur
Sur le destin de Jean l’mineur

Qui descendait chaque jour au fond
Pour qu’vous vous chauffassiez au charbon

Songez-y donc la prochaine fois
Que vous irez au cinéma !

Le lendemain, sur le Défi du samedi, qu’est-ce qui sort du dictionnaire Walrussien ? «Houille» !

Une occasion en or de rendre hommage à mes ancêtres mineurs avec cette chanson accentuée «comme là-bas, dis !».

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Le ciel peut bien s'ouvrir (petitmoulin)

 

Le ciel peut bien s'ouvrir
à la lumière du jour
ou se blesser au tranchant
de la mélancolie
L'oiseau peut bien chanter
et la fontaine se taire
Dans ton caveau de houille
au fond de la terre
un pic fait des trous
dans tes pensées
la lueur d'une torche
joue avec l'ombre
de ta peur

Couvert de suie
tu meurs de trop de nuit
qui coule dans tes veines

 

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Des crassiers recyclés ! (Ilonat)

 

Aïe, houille ! Déjà vendredi soir
Et pas écrit un mot sur cette histoire de charbon
Que même un gars du Nord en avait fait une chanson

Il parlait des crassiers
Il parlait des corons
Avec ses gueules noires
Qui descendaient au fond
Avec la peur au ventre par ces petits matins glacés
Pour ne rentrer qu’au soir cassés et harassés
Et sans même entrevoir sans même imaginer
Une autre vie un autre ailleurs
Ensoleillé

Ouille ! Ça fait froid dans le dos
La vie de ces gens là
Ces paysages là
Les terrils, les corons
Avec ce ciel si bas si lourd
En guise d’horizon

Mais les mines ont fermé
Laissant nos gueules noires
Sur le carreau d’un désespoir
Entouré de crassiers !

Youpi ! Heureusement que les temps changent !
Et voilà nos terrils reconvertis en sites touristiques
Classés Numéro 3 au Palmarès
Des 20 destinations recommandées par un célèbre quotidien du soir :

 « Vestiges d’une épopée industrielle révolue, ces pyramides noires renaissent à la vie ! Sous les rayons d’un soleil d’automne, de grands aplats de vert viennent se détacher sur le noir du carbone… sur leurs pentes, le pavot cornu pointe encore ses petites fleurs jaunes. Au printemps, l’épervier picorelle, l’œillet,  l’églantier ou le prunellier prolifèrent à loisir. … trois cents espèces de plantes, d’oiseaux, de lézards et de batraciens… »

Un parcours idéal pour randonner, courir ou pratiquer la marche nordique…

Allons, séchez vos pleurs
Gueules cassées et gueules noires
Vos crassiers de misère sont devenus terrains de jeux
Terri- loisirs et terrils de mémoire
Tant qu’il y a de la vie
Il y a quand même un peu d’espoir

 

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Houille - Vanina

PL&E_Houille_web

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