20 mai 2017

Défi #456

 

4561

 

En Belgique, on les appelle "Chicons "
En France "Endives "

Vous en faites ce que vous voulez,
des salades ou un truc gratiné,
à vous de voir !

 

 

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Déconnecter ! (Walrus)

 

C'est le mot d'ordre de mon épouse.

Elle a besoin de vacances pour déconnecter.

Et moi, je vais comme elle me pousse.

Cette année, j'avais espéré une rémission de dernière minute en déclarant que si Marine gagnait les élections présidentielles, je ne mettrais plus les pieds (ni les roues) en France, comme je l'avais fait pour l'Espagne au temps de Su Excelencia el Jefe del Estado.

Mais ça a tourné court.

Merci, les Français !

 

P.S. (mais non, pas le machin de Hollande) :

Si ça coince ce samedi sur ce blog, ne vous étonnez pas de mon silence : je suis en train de tester ma voiture aussi neuve que poussive (j'ai remplacé un diesel turbocompressé par un machin trois cylindres à essence écologique) dans la montée du col du Bonhomme, ça risque de ne pas être triste, surtout quand les cyclistes vont nous dépasser...

 

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Porté par le vent par bongopinot


Portée par le vent
À la va comme je te pousse
Par n'importe quel temps
Le bonheur l’éclabousse

Sans aucun but précis
Sans peur du lendemain
Il marche sur ses soucis
Il croit en son destin

Au gré de ses chemins
Libre et sans contrainte
Un peu en vrac il est bien
Il se laisse aller sans crainte

Et il verra bien où ça le conduira
Et si les routes mènent bien à Rome
On aura un jour ses pensées lointaines
Rythmées au doux son de son métronome


Sa tête semble en désordre
Il s’en fiche il est heureux
Je le rejoins sans attendre
Même si cela n’est pas très sérieux


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Participation de JAK

j01

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Rondeau au Carrefour d'Orléans (joye)

rondeau joye

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Octobre 2007 (Thérèse)


En cet après-midi froid mais ensoleillé, j’ai voulu retrouver l’ancien chemin de terre, celui qu’on prenait jadis pour rejoindre le bois, celui qui longe la voie ferrée là-bas.

Partie avec mon chien, je retrouve le chemin. Bien herbicidé, sec, nu, ocre jaune, il longe des champs labourés. Sur un talus d’herbes mortes, herbicidées elles aussi, de hauts chardons rouillés espèrent encore renaître de leurs semences qui se balancent au gré du vent. Plus loin, un groupe d’arbustes, oubliés par les humains sans doute, agitent leurs feuilles encore vertes.

Le chemin rétrécit, se creuse d’ornières et, peu à peu, se couvre de cailloux, de gros cailloux tout neufs, genre ballast de chemin de fer. J’ai bien dû me tordre les pieds cinq ou six fois dans ce chemin suicidaire avant de suivre les pas de mon chien qui, lui, sait où marcher. Intelligente bête qui sait éviter les ornières profondes et les pierres qui roulent. Il me suffit de l’observer.

Soudain le chemin rétrécit encore, s’enfonce dans une sombre végétation. Les arbustes, de chaque côté, se courbent pour nous faire une haie d’honneur. Une odeur pénétrante, familière, qui me rappelle l’ancienne ferme près de chez mes parents, habite ce sentier qui est devenu boueux, glissant. Les ornières débordent d’eau saumâtre. Un troupeau de vaches a dû emprunter, depuis peu, cette voie.

Nous sortons enfin à la lumière sur un sol redevenu sec. J’aperçois tout près la voie ferrée qui longe le talus. Plus haut, de l’autre côté, deux humains qui bavardent, ceux-là sûrement qui ont conduit leurs bêtes.

Je cherchais le bois de jadis, je n’y trouve qu’une pépinière, arbres plantés trop droit, rectilignes comme des piquets. Plus loin des groupes d’arbres emprisonnés de barbelés et des panneaux révélateurs pour avertir les promeneurs qui pourraient avoir la bonne idée de chercher un bout de campagne. « Propriété privée – Défense d’entrer », « Attention Pièges », et plus loin encore « Attention tir à balles ». Il ne croit pas si bien dire, ce panneau ! Depuis déjà un moment on entend des coups de fusils qui tonnent. De loin en loin des salves vengeresses se répondent. Des chasseurs qui crient famine, peut-être, à courser une proie innocente !

Je sais à présent pourquoi ce silence pesant. Les oiseaux sont figés de peur dans leurs habits de verdure. Une boule de poils blancs roule en travers du chemin, derniers vestiges d’un lapin sans doute qui ne reverra pas sa famille. Peut-être vais-je, là, recevoir une de ces balles perdues. Mon chien, alors, saurait-il aller chercher de l’aide ou le prendrait-on aussi pour un sanglier !?

Je commence à fatiguer. Le chemin continue tout droit, plus haut. A droite pourtant un passage. Je crois le prendre pour raccourcir ma route mais il arrive en plein champ. Je continue, bravant les éteules de maïs, mais nous peinons tous les deux. Mon chien n’en peut plus. Je décide de faire demi-tour, de retourner par le même chemin. Sachs (c’est le nom de mon chien) a compris. Il accélère l’allure, pressé de rentrer chez nous.

Sur le chemin du retour, le calme est revenu. J’entends par là : le silence s’est tu, ce silence bavard rempli de peurs. Les oiseaux, timidement, dans les quelques arbustes disséminés reprennent leurs conversations. Peut-être parlent-ils du nombre des victimes, de la perte d’un voisin !
Sur la route, aux abords des maisons, une tondeuse ronronne au milieu d’une pelouse. Les gens se pressent, profitant des derniers sursauts du soleil.

Un jour prochain je retournerai dans ce chemin de terre. J’irai voir là-bas tout au bout où il m’emmènera. Peut-être qu’il existe encore ce bois ! Peut-être n’ai-je pas marché assez loin !

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Diptyque (Joe Krapov)

1

A la va comme je te pousse
Je vis ma vie d’escarpolette.

J’envoie dans l’atmosphère douce
Bérénice, Adèle ou Poulette.

Leurs vies sans se faire de mousse,
En l’air, deviennent chant d’alouette.

Le peintre saisit leurs frimousses
Et, des couleurs de sa palette,

Il fige pour l’éternité
Cet instant de légèreté
 

DDS 455 lescarpolette27976_5


2

A la va comme je te pousse
Je glisse, verrou vénérable.

On vient ici pour faire, en douce
Des choses plus ou moins pendables.

Que l’on soit hétéro ou gousse,
On voit le loup, on tire le diable

Par la queue, à coup de secousses…
Seul mon silence est respectable :

Il fige pour l’éternité
Cet instant de légèreté.

DDS 455 Jean-Honor_C3_A9_Fragonard_009

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Va, j'te pousse (Val)

 
Va, mon petit brun. Pédale. Avance. Ne te retourne pas. J'te pousse. Je te donne l'équilibre. Je cours derrière toi. Aie toute confiance. Je suis ta boussole. Ton appui. Ton engrais. Et tu pousses.

Je serai les roulettes que Tonton vient d'enlever à ta bicyclette.

Va, mon titi. Je te pousse. Mais ne va pas trop loin de moi. A la bonne distance. Pas plus. Tu iras loin mon petit.

Va. Je te pousse. Aussi loin qu'on le pourra. Toi et moi. Je suis et je te pousse vers le meilleur. Toujours.


Va, petite fille. Je te pousse. Encore et toujours. Je te pousse de trop. Je te pousse à apprendre les tables de multiplications, je te pousse à te laver les dents, je te pousse de toutes mes forces. Et toi, petite fille, tu me pousses à bout. Tu ne m'aimes pas, justement parce que je te pousse. Tu ne m'aimes pas parce que tu aimerais vivre chez toi. Et ce n'est pas vers ta maison que je te pousse.

C'est pas juste, tu as raison. C'est pas juste mais c'est ta réalité. Et c'est vers un avenir que je te pousse. Jusqu'à ce que tu te retrouves devant le juge. Au moins jusque là.


Va, mon grand, je te pousse. Je ne te mets pas dehors, oh non. Mais je te pousse vers l'autonomie. C'est ma mission.

Je te pousse à travailler, à te lever le matin, à penser à ton avenir. Je te pousse à prendre tes responsabilités et ton envol, car bientôt il sera l'heure. De t'assumer seul.

Je sais, c'est difficile. Mais moi non plus, à ton âge, je n'avais plus mes parents. Et pourtant aujourd'hui c'est moi qui te pousse.

Va au lycée, va au boulot. Bouge. Je te pousse. Et réussi. C'est un ordre. Je te pousse.

 

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A la va-comme-je-te-pousse (Laura)


Il y a des choses que j’ai toujours faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est toujours ainsi pour la coiffure de mes cheveux : rapide et simple
Devaient être mes coupes : rares ont été les  bouclettes et autres élégances.
Ils sont courts depuis  l’effort de les laisser pousser pour le chignon du mariage.

Il y a des choses que je n’ai jamais faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est ainsi de la lecture : ça n’a jamais été un passe-temps, au contraire ;
La lecture a dévoré mes yeux usés par la faible lumière sous les draps d’une torche
Nécessaire face à l’obligation d’éteindre : j’ai toujours dormi à la va-comme-je-te-pousse.

Il y a des choses que j’ai toujours faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est toujours ainsi du ménage : ne croyez pas que j’aime la crasse
Je l’évite mais je ne traque pas-loin de là-le moindre grain de poussière.
Par contre, je n’ai jamais rangé ma bibliothèque à la va-comme-je-te-pousse

Il y a des choses que je n’ai jamais faites à la va-comme-je-te-pousse.
L’amour a toujours été important dans ma vie :qu’il soit de Dieu ou de la famille
J’ai choisi les hommes et les femmes à la va-comme-je-te-pousse, pas d’attente
De prince charmant dont les mères rabattent les oreilles de leurs filles à la va-comme-je-te-pousse

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