28 janvier 2017

Participation d'Adrienne

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21 janvier 2017

Défi #439

 

Notre chère MAP ne s'étant pas manifestée cette semaine
tout en espérant que les motifs de son absence ne soient pas graves,
je vous propose un exercice de mon cru.

Tant pis pour vous !

 

Un nuage dans votre ciel ?

439_2

 

Qu'importe :

Pas d'étourneau sans sonnet !

439

 

Allez-y! Vous connaissez le principe du sonnet.
Sinon, renseignez-vous auprès de Vegas sur sarthe.

 

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De quel tourment ( petitmoulin)


De quel tourment
Habillait-il l'obscurité
De son regard ?
De quel cri
Cousu sur ses lèvres
Creusait-il un chemin
De l'oubli ?
De quel secret
Nourrissait-il le silence
Posé sur son visage
Tôt dépris de l'enfance ?

Par l'entrebâillement improbable
D'une porte de l'atelier
Il avait aperçu
l'étonnante composition :
Une miniature exécutée
À la tempera
Sur un panneau de pin
Chef-d'œuvre singulier
Cible de toutes les convoitises

Il garda le secret
En muette solitude

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Sur son chemin par bongopinot

 

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Il marchait sans bruit et sans but précis
Son cœur était triste d’être si seul ici
Depuis longtemps personne ne l’attendait
Alors les mains derrière le dos il marchait

Et durant cette nuit de déambulation,
Il avait aperçu l'étonnante composition :
Une miniature exécutée à la tempera
Sur un panneau de pin posé près d’un mimosa

C’était le portrait d’un jeune enfant
Il avait les traits élégants et l’air charmant
Un joli garçonnet aux cheveux longs
Avec une coiffe qui descendait son front

Un tableau si réaliste qu’il resta figé devant
Ça lui rappelait tellement son propre enfant
Parti depuis si longtemps et si loin
Il resta donc prostré là jusqu’au petit matin

Puis en allant chez lui les yeux encore embrumés
Il vit au détour d’un chemin de peuplier
Un garçon ressemblant au tableau qu’il venait de voir
l’enfant lui souriait mais lui n’osa pas y croire

Mais qui donc était ce môme de douze ans
Qui ressemblait trait pour trait à son propre enfant
Tout ça lui sembla irréel et il poursuivit sa route
Il crût entendre papa, tout son être se mit à l’écoute

Il se retourna et vit l’enfant au côté de son père
Tous deux lui souriaient puis vers lui volèrent
Il reconnut de suite son enfant devenu adulte
Il l’enlaça et ils tournèrent en une danse celte

Puis ils se racontèrent leurs secrets si lourds
Se jurèrent de rester ensemble pour toujours
Voilà comment sur un sentier de peupliers
Trois générations s’étaient enfin trouvées

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Tempera ou Tempura à chacun sa cuisine (JAK)

 
Ils sont isolés dans la campagne. La mère et l’adolescent  habitent la Toscane., au  décor idyllique pour les  peintres par la grâce de ses paysages. Le père les a abandonné il y a belle lurette pour la ville et une jeunette..

 Une réelle Mama, aux formes généreuses. La cuisine est sa passion et sa consolation.

 Chaque jour elle   cuisine  avec amour  pour son fils mille mets qu’il apprécie. Particulièrement   des bombolinis, sorte de beignets,  une  gourmandise  aux lipides avantageux.

Par cet état de fait, même si il ne fréquente  pas les fast-foods,  il n’y en a heureusement pas  d’ailleurs dans ce paysage de rêve toscan-,  il grossit, grossit, se gonfle, s’enfle, comme la grenouille de la fable.

Il ne peut  presque plus marcher, et reste vautré sur son lit,  à lire à infiniment

Il a parcouru  presque tous les livres de Gilbert Sinoué, car régulièrement  son père  lui envoie de nouveaux titres.

En effet d’origine égyptienne, ce père volage  a un vague cousinage  avec l’écrivain, dont il  reçoit,  à chaque parution un exemplaire du dernier  roman.

Esprit de famille oblige.


 Ce matin lors de  sa lecture en cours, « L’enfant de Bruges », un passage attire particulièrement l’attention de l’ado,  il le relit plusieurs fois :


"... il avait aperçu l'étonnante composition :
Une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin"


Qu’il  traduit dans sa tête de linotte, aux neurones encombrés de graisse,  obnubilé par la bouffe,


Il avait aperçu l'étonnante composition :
Une mignardise exécutée à Tempura sur un morceau de Pain "



 En enfant gâté qu’il est, il enjoint  rondement sa mère, avec des hauts cris,  de lui préparer  ces tempuras. Il en bave d’avance.

Celle-ci, un peu plus érudite que son fils le traite d’idiot ne sachant pas lire.

 Elle lui apprend  que à la tempéra c'est une méthode moyenâgeuse pour  créer de la peinture et que  les tempuras  qu'il lui réclame sont  des beignets japonais, et pour rien au monde elle ne ferait de cuisine nipponne. Elle a encore en tête un épisode qui l’a marqué durant la seconde guerre mondiale : Zampieri * son cousin issu de germain,  et d’autres  camarades,   avaient dérivés durant plusieurs  jours dans un canot de sauvetage avant d être   capturés par les Japonais, connus pour leur traitement inhumain des prisonniers de guerre, sans parler de la faim qu’ils endurèrent.

Et ce qu’il lui avait raconté en revenant, maigre comme un beignet sans gras, était resté  dans sa mémoire.  Il ne fallait surtout pas lui parler du pays du soleil levant et bien moins de ses habitants.

Mais ce qu’ignore la signorina,  c’est que tout comme Monsieur Jourdain  pour la prose,  les beignets qu’elle mitonne  sont des fritures  d’origine japonaise, les fameuses temperas.

 Néanmoins, pour  faire plaisir à son fils vénéré, elle concocte  alors une recette, s’inspirant de la méthode moyenâgeuse de peinture, c’est une artiste !

 Elle   se met à ses pinceaux de cuisine , prend de la farine de mouture ancienne fuyante et plâtreuse, rajoute un jaune d’œuf , un peu de graisse, quelques pigments de safran pour donner un ton jaune, du chlorure de sodium ,  un peu de gélatine faisant fonction de collagène , étale le tout sur sa planche à découper  et  badigeonne avec rage   les pochons qu’elle manufacturés avec ses mains noueuses.


Elle les appellera  les  TOSCANABRUGES


Pour une réussite, c’est une réussite … son fils se gave et  prend  à la suite quelques kilos de plus.

Ainsi elle pourra le garder pour elle seule, les belles toscanes n'auront nulle envie d'un    tel beignet lipeux.




Nota  l’épisode guerre est inspirée  du film invincible des  frères Cohen
*pseudo pour garder l’anonymat

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A TEMPERA (EnlumériA)


Comme la plupart des gens, j’avais acheté mon appartement à tempérament. Juste pour être tranquille. « À temps paiera ! » était ma devise.
Mais comme la tempérance n’était pas vraiment mon point fort, j’accumulais les impayés… et les ennuis. Autant dire que lorsqu’un huissier vint prendre la température, je ne discutai pas, j’obtempérai sans broncher.
Qui paie ses dettes s’enrichit, affirme le bon sens populaire. Je confirme !
J’en ai donc profité pour acheter un clavecin bien tempéré, histoire de passer mon Bach ; et mon ennui. Mais ma quiétude tant espéré tardant à venir – et les voisins tempêtant sans cesse – j’ai laissé tomber la musique et la multiplication des pains 1.
Comme je persistais à m’ennuyer ferme, j’empruntai un livre à la bibliothèque municipale ; sans grande conviction, je dois l’avouer. Le soir même, alors que l’ouvrage allait me tomber des mains, je lus le passage suivant : « Il avait aperçu l'étonnante composition : une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin. » 2
C’est alors que l’idée me vint de me mettre à la peinture.
A tempera bien entendu.



1) Fausse note en argot musicien
2) L’Enfant de Bruges (Gilbert Sinoué… qui n’est pas égyptien) 3
3) Sinoué l’Égyptien (Mika Waltari)

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Le Retour du cancre : cette fois-ci de Bruges (joye)

A vous de placer cet extrait du livre "l'Enfant de Bruges"

de Gilbert Sinoué dans votre participation.

"... il avait aperçu l'étonnante composition :

une miniature exécutée à la tempera

sur un panneau de pin"

fat cheeked

Administratif : « …l’intéressé aurait valorisé l’œuvre opérationnelle : une représentationnelle outillée à la détrempe dont le liant est une émulsion à base d'œuf conceptionalisée sur un morceau de bois focalisé aux abiétacées, à préciser, un forestier résineux aux feuilles en aiguilles, dont il existe plusieurs espèces dans les forêts européennes »

Baba Cool :  « …c’mec, y avait zieuté un morceau trop extra, t’sé : une ch’tit trépor peint sur un morceau de bois, quoi, hein, dis, t’as pas un’ clop ? »

Bourrelé : « … il avait aperçu et visionné l’étonnante, voire incroyable, un petit portrait en miniature joliment exécuté et rendue dans la sorte de peinture qui s’appelle tempera sur un panneau plat géométrique qui se trouvait sur un panneau fait de ce bois qui s’appelle le pin »

Culinaire  :  « …il avait persillé l’étonnante salade composée : une mirepoix exécutée à la tempura sur un panneau de pain »

Enrhubé : « …il abait aberçu l’édonnande gombosition : une miniadure exégudée à la dembera sur un banneau de bin »

Hiéroglyphe : « ...bon, personne ne sait lire les hiéroglyphes :  je peux dire ici ce que je veux »

Moliéresque :  Leandre.  Aperçu il avait, sur un panneau de pin

                                           Une miniature !  Merveille ! Pas vrai, Scapin ?

Journaliste :  « Miniature exécutée : Valls s’indigne »

Synonyme :  « …la personne eut  remarqué un assemblage merveilleux : un tout petit portrait peint à la peinture sur une plaque de bois »

Totalement largué : Tiens, je vais faire de cette consigne un exercice de style…

flirt

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Participation de Venise


J’avais le souffle coupé . Le pinceau au lieu de trébucher  passer sur la lumière  et la vibration de sa main  de prince adolescent donnait  à l’ensemble  une harmonie  infinie .

Je m’éloignais alors de la toile  pour m’approcher du modèle .. Je trébuchais d’abord sur le velours de son manteau plié sur la chaise de rotin.

Le négligé de sa voix fluette détraquait le silence de l’atelier .
Il pouvait à vrai dire murmurer  n’importe quoi , le peintre tout à son art ne levait pas le camp .

Je ne voulais en rien contrarié le cours des choses. Le bleu du ciel , le rouge de ses lèvres, s’en étaient remis à DIEU  .

Dieu semblait lui s’en être remis au peintre . Le peintre au bord de la catastrophe  attentif aux soubresauts  de l’oranger  qui dormait dans la cour intérieure  feignait de peindre le modèle .

Dans l’atelier désormais silencieux , le modèle patientait  et sa robe perlée d’or diffusait dans la pièce une odeur de sainteté.

On aurait dit que la tableau se peignait de lui même . Les yeux fermés le peintre  peignait. Un seul coup de pinceau et c’était le tableau qui prenait une nouvelle vigueur.
Une seule couleur  sur la toile et toutes les couleurs réunies se riaient du modèle.
Il faudra peut être l’éternité pour que sèche cette œuvre me suis dis en quittant sur la pointe des pieds l’atelier .

Le tableau cherche maintenant à se faire désespérément entendre de nous .Le tableau n’est plus dans le monde . Alors que c’est peut être vous qui ne l’habitait pas suffisamment .
L’insolence de ces yeux nous rappelle à lui .
 suis celui qui a été et je vous regarde pour l’éternité . Ce tableau c’est le contre chant  dans le feuillage du temps .Tout ce qui est délicat et qui est né de la délicatesse de la main sera.

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Le bleu et le noir (Vegas sur sarthe)

 

Le sous-sol de la maison de son aïeul tenait plus de la caverne d'Ali Baba que d'un atelier de peintre.
Il était temps pour Pablo de faire le grand ménage dans ce bric à brac.
Il s'était débarrassé de l'éternelle vareuse bleu turquoise qui le quittait rarement; c'est alors qu'entre deux esquisses sans grande valeur il avait aperçu l'étonnante composition: une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin.
Pablo l'approcha d'un soupirail où la lumière d'un franc soleil pénétra à travers les couches de couleurs, faisant briller les glacis d'un éclat extraordinaire.
Ce vieux maniaque aurait appliqué à la lettre tous les secrets de l'émulsion retranscris d'une fine écriture dans ce petit carnet que Pablo venait de découvrir?
Les couleurs pures faites de pigments mélangés au liant à l'oeuf et passées les unes par dessus les autres au lieu de s'entretuer apportaient un effet lumineux haut en couleurs.

Pourtant l'oeuvre semblait enfantine comme si un apprenti-Caravage en culottes courtes avait été rompu à cette technique malgré son jeune âge.
Comme il y cherchait une signature il retourna le tableautin et il le vit !
C'était un fond abyssal d'un noir ultra-noir, un rectangle si sombre que Pablo en perdit toute notion de lieu et de temps.
Jamais il n'aurait dû le fixer si longtemps à l'oeil nu, mais longtemps ne signifiait déjà plus rien.
Jamais il n'aurait dû y poser le doigt, offrir ses mains, ses bras à ce noir qui l'aspirait.

Le sous-sol de la vieille maison ressemblait à une caverne d'Ali Baba.
On y retrouva parmi de vieux cadres défraîchis une étrange vareuse bleue turquoise et un petit carnet vierge...

 

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