10 décembre 2016

Donc, c'est Stanislas qui a gagné ! (Walrus)

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Cachez-moi ce blanc saint que je ne saurais voir... (par joye)

Stanislas fut bien en place

À Nancy, incrédule,

De voir le roi, de bon aloi,

Coincé dans cette bulle !

 Et le duc, dans sa perruque,

Conquérant de Pologne,

Passa savon à chaque Saxon,

Allant vite en besogne.

 Mais...

Sweet Lorraine, j’ai tant de peine 

Pour l’homme perspicace,

Que je voudrais le libérer

Avec un brise-glace !

 Moralité :

D’un manège, faites boule à neige,

Mais d’une statue, faites pas d’abus.

 

globe à neige

 

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Le roi est sous bulle par bongopinot

 

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Le roi est sous bulle
Mais que se passe-t-il
Le soir au crépuscule
Quand les étoiles rutilent

Il admire son royaume
Dans son ballon de verre
Tout en haut d’un dôme
Il n’a rien d’autre à faire

Il aime bien s’y ressourcer
Et ça  pendant des heures
Assis sur son trône doré
Et monte une clameur

Le peuple est dans la rue
Il n’a rien à manger
La disette est venue
Les gens sont affamés

Ils disent qu’il est grand temps
Que le roi ouvre enfin les yeux
Qu’il sorte de son palais d’argent
Qu’il leur offre une part de bonheur

Arrivent des jets de pierre
Sa bulle vole en éclat
Le voila au grand air
Et l’histoire s’arrête là

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Utopie (Thérèse)


Il était une fois un petit homme qui avait de grandes ambitions. Des idées de fou, des idées de gosse, il rêvait un monde meilleur.
Il avait acquis la certitude qu'une fois arrivé au pouvoir, rien ne pourrait lui résister.
Il croyait pouvoir réunir tous les hommes dans un univers dépourvu de haine et de guerre, il était persuadé que l'on pouvait vivre dans un monde d'entente et de paix.

Il voulait sortir chaque SDF de la misère, rendre sa dignité à chaque individu mais comment faire face, vu l'état des finances publiques ?

Il voulait abolir la guerre mais protéger le pays, il voulait aider les plus défavorisés mais sans toucher aux avantages des plus riches : et pour ce faire, il se dispersait, il courait à droite à gauche, essayant de rallier à lui les autres pays. Il espérait réunir toutes les nations, la main dans la main, mais c'était sans compter les coutumes ancestrales et leurs dictateurs belliqueux.

Se dressant contre les riches industriels, il voyait déjà reverdir des forêts luxuriantes peuplées de fleurs et d'animaux, en quelque sorte un nouveau jardin d'éden.
Il rêvait d'interdire toutes formes de chasse, de braconnage et de torture mais il avait oublié le monde sans pitié des spéculateurs.

Il tenait des propos délirants et enthousiastes, croyant tenir la vérité, mais que faire, face aux associations acariâtres ?
Il voulait des oiseaux dans le ciel, des sourires sur les visages et des rires dans les yeux. Il voulait tarir les sources des larmes, il voulait éteindre les feux de la colère et taire les armes. Il avait beau remuer ciel et terre pour atteindre son but mais partout il se heurtait à l'incompréhension des autres.

Il était une fois un petit homme qui se croyait un grand homme mais il n'avait pas compris que le gouvernement obligeait à un travail de groupe. Et malgré les réflexions sarcastiques de ses ministres, il continuait à se démener, tant et si bien qu'on le prit pour un polichinelle et tout le monde se mit à se moquer de lui.

Seul dans sa bulle, il ne s'était pas rendu compte que ce n'était plus lui qui tenait les rênes du pouvoir mais ses ministres qui s'étaient ligués contre lui.

Et puis un jour, las d'entendre ses jérémiades, influencé par les pays alentour, par les formidables  réseaux politiques et les fomenteurs de toutes sortes, le peuple se révolta et décida de l'enfermer pour de bon dans sa propre bulle. Et pour le citer en exemple aux générations futures, ils le hissèrent sur un piédestal afin de bien démontrer le modèle de la bêtise humaine.

Parfois, si vous regardez bien au travers de cette bulle, vous pouvez le voir encore gesticuler à chaque nouvelle pollution, à chaque nouvelle catastrophe, à chaque nouveau génocide...

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Papou est dans sa bulle (EnlumériA)

 

     J’avais laissé tomber l’écriture. Comme ça, brutalement. Je m’attendais à ce que ça fasse du bruit, mais rien. Même pas le son étouffé d’une charentaise qu’on laisse choir sur la descente de lit certains soirs de lassitude. J’allais écrire de solitude. C’est un peu pareil vous savez ; on s’enferme dans un quant-à-soi d’un goût discutable, une sorte d’amertume saumâtre, épaisse, sans lendemain.

     Vos proches s’interrogent, s’inquiètent, s’interpellent. Qu’est-ce qu’il a Papou ? Papou, c’est comme ça que mes petits-enfants m’appellent. Depuis, ça a fait boule de neige, mais sans la Tour Eiffel, ni le Sacré-Cœur. Alors tout le monde m’appellent Papou. Il y eut deux ou trois haussements d’épaules désabusées, quelques moues blasées. Un silence émoussé.

     « Tu sais, Papou, il est dans sa bulle. Il est comme ça Papou, il a toujours été comme ça enfermé dans son monde bipolaire désenchanté. »

     Je ne jouais même plus de guitare. Ça a suscité d’autres haussements d’épaules et d’autres moues sans conviction. Des chuchotements feutrés.

     « Qu’est-ce qu’il a Papou ? Il n’est pas comme d’habitude. D’habitude, sa bulle est perméable, poreuse juste ce qu’il faut. Il laisse passer des choses de part et d’autre de la paroi de cristal qui l’enveloppe. Mais maintenant, le cristal s’est transformé en plomb. C’en est un drôle d’alchimiste ce Papou. Le seul et unique hermétiste à transformer le cristal en plomb. »

     Pour résumer, ça jasait pas mal, ça renâclait dans l’arrière-cuisine. À un tel point que les fours et les plaques de cuisson se sont retrouvées en surchauffe et que la bulle de plomb a fondu. Alors tout ce vacarme est parvenu aux oreilles de Papou. Un peu comme une casse d’imprimeur qu’on jetterait dans un escalier métallique.

     Et Papou s’est réveillé. Il a jeté un œil hors de sa bulle redevenue translucide et éthérée comme une bulle de savon. Et selon les lois des enchaînements des causes et des effets, Papou a rouvert sa messagerie et il est tombé sur un message de Katy, son amie de Nancy.

     C’est là que le miracle a eu lieu. Katy lui rappelait gentiment mais fermement que son blog était en panne comme un vieux tracteur perclus de cambouis ; elle racontait aussi sa frustration déception de ne plus lire les incroyables fariboles qui s’écoulaient de son esprit disjoncté de maniaco-dépressif. « Mais qu’est-ce que tu fiches ? Tu dois écrire. Tu es fait pour ça ! »

     Tiens ! Si elle avait été fantôme, elle serait venue hanter mes nuits, martyriser mes orteils et me planter des plumes d’oie sous les ongles. À l’instar de l’archange Gabriel ordonnant à Mahomet : « Lit ! » Katy injonctait : « Écrit ! ».

     Eh bien, vous me croirez si vous voulez — d’ailleurs vous n’avez aucun choix en cette matière — Papou s’est dit qu’elle avait peut-être raison Katy de Nancy. Il a ressorti sa plus belle plume et s’est empressé de détruire méthodiquement sa bulle en picorant de petits bouts de mots et de phrases çà et là sur la membrane tremblotante et savonneuse. Un picot, un mot, trois picots, une phrase. Le temps de relancer la machine à développer les mythomanies sélectives du vieux barbu. Recommencer à écrire quand on a laissé retomber le soufflet, c’est un peu comme redémarrer un vieux moteur diésel d’avant-guerre. Ça fume, ça grogne, ça bégaye. On a l’impression que le robinet est définitivement grippé, que la rouille liquide qui s’en écoule ne s’éclaircira jamais. Et puis la rouille se métamorphose en pur cristal. Et petit à petit, en catimini, la magie revient. Papou éteint la télé et allume sa lampe de bureau. Il règle son siège, place ses doigts de musicien au dessus du clavier et tambourine, tambourine encore. En fond sonore, Agnès Obel lui susurre des encouragements du bout de son piano. Les mots arrivent d’abord timidement, presque à reculons, puis un troupeau se forme, s’avance plus franchement et on se dit qu’on ne va pas tarder à lâcher les éléphants-phares.

     La bulle est brisée. Fin de la saison un. La saison deux entre en piste.

     Tiens ! Si je réaccordais mes guitares ?

 

Évreux, 08 décembre 2016.

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Participation de JAK

432 journal de nancy

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Participation de Marco Québec

 

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Le roi

 

Le roi dans son château
A levé un impôt
Le peuple dans sa misère
La ceinture se serre

Le roi pour son égo
Désire prendre épouse
Les plus belles du royaume
Doivent se rendre au château
Bien détailler leurs dots
Et ne pas être sottes
Notre roi a le blues
Car ni femme ni fantôme
Ne se sont présentés
Pour le roi marier

Le roi cherche d’autres esclaves
Pour faire les travaux
Il les veut forts et braves
Mais en trouve zéro
Le peuple est en colère
Le roi se désespère

Le roi vit dans une bulle
Et le peuple est en « ébul »
Pour ce roi trop nul
C’est le point de bascule

Le peuple en a assez
La tête lui ont coupée
Vive la liberté!

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Participation de Venise

 
L’été brûlait toutes les fleurs du cimetière.
Pour atteindre la tombe du Roi, il fallait suivre une allée de roses rouges.
Plus j’avançais plus et plus la bulle qui lui servait de sarcophage prenait une teinte pourpre .
J’arrivai enfin en sueur devant cette tombe cristalline dont on n'avait jamais pu craquer le code.
Un chevreuil a  bondi sur moi afin de m’empêcher de toucher le verre.

Mes yeux ont eu à peine le temps de capturer le regard profond du chevreuil qui venait de me mettre en garde .
C’était comme un livre de sagesse qui bondissait sur mon visage pour m’apprendre l’humilité .

Je suis restée ainsi au sol  et la bulle me parut géante. Une fauvette se nicha en haut de la bulle et une brume épaisse recouvrit le corps du ROI.
Je voulais voir son visage dont on racontait la beauté de par le monde .
Ce Roi était une énigme  , il avait les yeux humides et quand la brume se fut retirée , il me fit un signe de la main.
Je m’approchai pour mieux entendre son message . On disait que ce Roi n’avait jamais prononcé phrase inutile .

« Tiens près de mon visage une bougie pour que sa flamme me dise que vous êtes encore vivant 

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La sucette Stanislas (Pascal)


Y en a, même enfermés dans des ampoules, ils ne brilleraient pas mieux ! Celui-là, j’t’y foutrais le courant dedans, juste pour le voir danser !  Mais que voulez-vous qu’il éclaire ? Il faut un minimum de matière grise pour qu’elle s’enflamme ! Appelons les choses par leur nom, que diable ! Sous bulle, sous cloche, plutôt !...  

Dans le temps, on mettait le fromage sous cloche pour ne pas que son odeur déborde du plateau ! Parce qu’à cette époque, mossieur, pardon monseigneur, le fromage avait son fumet, ses fragrances, son incommodité ! Au contraire d’aujourd’hui, où tout est aseptisé, on reconnaissait la tomme, le camembert et le Foujou, bon Diou ! Un roi dans sa bulle, c’est pour ne pas supporter ses frasques odorantes ou qu’il ne supporte pas les nôtres ?... C’est peut-être un saint ?... La bulle papale ! Ha, ha !...

De par son statut, plus élevé, plus grand, plus riche, un roi est toujours hors de portée de ses sujets ; quelle idée de renforcer encore cet éloignement ! Faut-il y voir une relation avec nos dirigeants du moment, tellement loin des préoccupations de leurs administrés ?
Hé, Stanislas, tu ne manques pas d’air sous ta cloche ? C’est quoi, cette bulle ? L’œuvre d’un illuminé ? De quel droit ces quelques fanatiques, sous le prétexte imbécile de leur art moderne, s’accaparent-ils nos monuments en les enlaidissant ?...

« Vous ne pouvez pas comprendre, les béotiens : c’est de l’Art !... »

C’est une blague, une œuvre de potache, diront les uns, un camouflet à l’Histoire, un délit de bêtise, diront les autres. Ce serait comme rajouter des moustaches à la Joconde, mettre un short à monsieur *De cul-vers-ville, dessiner une moto à la place du cheval, sous le hussard de Géricault. Une œuvre d’art, une vraie, c’est sacré. La détourner de sa destination originelle, c’est bafouer son auteur. Cela me fait penser à une autre « œuvre éphémère » où un « artiste » avait empaqueté le Pont-Neuf, à Paris. En arrachant le papier l’enveloppant, les riverains retrouveraient le plaisir de redécouvrir leur pont. Faut-il perdre la vue pour mieux voir ? Devenir sourd pour mieux entendre ? Faut-il être sevré de sucettes pour en réclamer le goût ?...

Aujourd’hui, on fait n’importe quoi pour bousculer le troupeau bêlant dans l’ornière de la mièvrerie. On veut étonner encore des zombis qui ne s’étonnent plus de rien. Il n’y a plus que les faits divers, les catastrophes, le sang, à condition que ce soit ceux des autres, qui puissent les détourner de leur neurasthénie ambiante. A force de tranquillisants et d’expédients, les innovations sont moroses, l’imagination est stagnante, la création se morfond. Alors, ces faussaires de la Beauté se permettent d’aller graffiter les œuvres des autres, de les recopier, de les imiter, de les confondre. Devant ces usurpateurs, on crie au génie ou au scandale et le monde continue de tourner. A un gamin qui chantait « Ne me quitte pas » dans la télé, combien ont cru qu’il en était l’auteur. Hé oui, mon bon monsieur Stanislas, tout fout le camp…

Quelle idée est passée par la tête de ce blasphémateur ? Si je le chopais, celui-là, je lui repeindrais sa bagnole avec toute mon imagination de contrariété. Je ne serais pas chiche avec l’encre de Chine, la boue de la rivière, la merde de chien, les estafilades des pierres. Je vous le dis, il dépérirait en attendant la remise en état de sa caisse comme on languit la restitution de notre statue…  


« Hé, faut se détendre !... C’est du deuxième degré !... »

Et qu’en pense t-il de tout ça, le bon roi Stanislas, derrière sa prison de verre ? Comment appréhende-il cet art éphémère ? Comment se voit-il, déguisé en sucette géante ? Jadis, s’il faisait peur aux aïeux, aujourd’hui, il fait rire les enfants. A l’intérieur de sa bulle, comment voit-il les quidams traversant sa Place ? En bleu, en blanc, en rouge ? En filigrane ? De son temps, s’il était près du peuple, ce paquetage burlesque l’isole de ses sujets…  
Parfois, je vous assure, la pierre d’une statue doit pleurer autrement qu’avec les larmes de la pluie…  

Nous, les humains, on aime bien nos statues ; on en connaît tous une, on a notre préférence, nos affinités. Au fil des ans, quelque part, elle vieillit avec nous. Même si elle reste sur place, elle nous accompagne ; elle est fidèle, toujours à l’heure, toujours de l’humeur qui est la nôtre au moment où on la croise. C’est grégaire, une statue ; elle s’apprivoise, elle appartient à la ville, au boulevard, au square, à tous ; elle devient le monument historique de notre aventure terrestre. Elle est réconfortante ; sa présence est rassurante. On fait le détour, on va la voir parce qu’elle a toujours du temps à nous consacrer. On s’inquiète d’elle comme l’Amie de toujours. Est-ce qu’elle a bien supporté l’hiver, la grêle d’hier soir, la meute des étourneaux, les p’tits cons tagueurs ? Elle nous manque. C’est une amie silencieuse mais ô combien confidente…  
Enfant, on s’est abrités dans son ombre ; adolescent, on a sans doute rayé son socle avec nos initiales rebelles ; jeune adulte, on y a prêté quelques serments éternels, déclaré sa flamme tout aussi enthousiaste. Je sais qu’on l’emmène dans nos aventures les plus lointaines, qu’elle est un phare éclairé pendant nos nuits les plus ténébreuses ; c’est elle qu’on visite en premier quand on revient  de ces voyages intemporels.
Maintenant, vieux, elle est notre point de repère ; son regard est austère mais son doigt pointe ostensiblement vers le banc reposant. Protectrice, à travers elle, nous sommes inscrits dans la postérité.
Une statue, c’est vivant. A chaque heure de la journée, elle s’illumine du soleil caressant et le jeu des ombres baladeuses la déplace furtivement dans le temps. La nuit, la lune la cajole ; les étoiles se posent sur elle comme des confettis de fête nocturne. Quand tout est noir, on sent sa présence, son odeur, sa force tranquille…
Quand on lui refait une beauté, qu’elle prend son bain de jouvence, c’est notre propre vieillissement qu’on lui enlève. Alors, quand on la recroise au détour de l’allée, elle est toute belle, toute pimpante et on n’est même pas jaloux parce qu’on l’aime. Finalement, c’est avec elle qu’on traverse la vie. Et dire qu’on veut lui mettre la tête à l’envers, la secouer pour si des fois, il neigerait dans sa bulle…

Alors, tous ces pseudo-artistes à la manque, ces saboteurs d’œuvres, ces illusionnistes du deuxième degré comme d’un piédestal, ils n’ont qu’à se mettre en valeur ailleurs qu’en parasitant nos symboles statufiés. En mésestimant l’Histoire du Passé, on l’oublie au profit d’un simulacre d’art contemporain, on entretient l’Ignorance et on est condamné à revivre nos fautes…  
 

*La statue sur le quai Stalingrad à Toulon.

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La Bulle d’or (Laura)


Pourquoi me dire que je vis dans une bulle
Alors que je suis trop curieuse du monde qui m’entoure ?
Moi, si on parle de bulle, je ne pense qu’à la coincer
Pour la faire parler et  non pour paresser.

Aujourd’hui, je pars à la recherche de la bulle
Entourant le roi, cette Bulla Aurea latine
Ou  Chrysobulle grecque formé de la Bulla
« Objet rond » latin et le l’or, Chrysos  d’Athena

A l’origine, la bulle d’or est un document officiel
Utilisé par la chancellerie impériale de Byzance
Dont le sceau est en or pour dire son importance
L’empereur byzantin  est choisi par le Dieu du ciel

Les Occidentaux adoptent  ce type d’édit
Mais de manière beaucoup plus exceptionnelle
Ce qui le rend de fait bien plus solennel
Que le sceau de Byzance, même avec des pierreries

Ainsi Charles IV de Luxembourg élu à la tête du Saint Empire
Promulgue une Bulle d’or en 1356 qui fixe les conditions
Pour être élu à la tête du Saint Empire romain germanique
Du Pape, on se passe désormais de l’approbation.

Comme beaucoup de systèmes, celui sera perverti
Dans usage et sera même contreproductif

Pourquoi me dire que je vis dans une bulle
Alors que je suis trop curieuse du monde qui m’entoure ?
 

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