13 janvier 2018

Carnet rose rouge et noir (Kate)

 

Votre tout dévoué serviteur, Oeil-de-Lynx, a eu la joie et l'honneur d'être convié au mariage de :

- Françoise Dupont (le jour) alias Fantômette (la nuit), née à Framboisy (Saine, 75), traductrice ;

et de 

- Vilfrid Brequin (Vil pour ses amis, et il en a, le gars !), né à Bagnoles-sur-Cesse (Gare, 30), mécano.

Assistés de leurs témoins respectifs et respectables : Mesdames Boulotte et Ficelle (robes rouges en tulle) et de Messieurs Chignole et Taraud (perfectos noirs), largement ovationnés sous une pluie de confettis rouges et noirs !

Quid de leur rencontre, me direz-vous, lecteur, lectrice curieux autant qu'impatients ?

avespa

Dûe à un hasard mécanique : la Vespa ne démarrait plus. Vil a aussitôt laissé tomber sa lecture pour s'en occuper toutes affaires cessantes.

 

Il avait déjà tout compris mais faisait celui qui réfléchissait (en fait, il était encore dans l'ambiance poker, whisky, US...) !

ablock

Et puis il avait eu un éblouissement : elle. Une vacancière sûrement...

apalais

"Repassez demain soir".

Et roule !

Meilleurs voeux à eux !

Pierre Dupont (oui avec un "t", oui on a dansé "Sur le Pont...")

 

 

 

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Participation de Venise

 

Il marqua une pause, et descendit son verre de bière d’un trait en poussant un soupir mélancolique.
C’est le vilebrequin.
Foutaises criai-je en jetant le verre de bière à sa figure.
C’est juste que vous n’y comprenez rien ma p’tite dame
Foutaises bis et mon cul, je n’ai jamais vu un garagiste comme vous dénué de compassion.
La conversation aurait pu se poursuivre tard dans la nuit , dans la même veine stimulante comme c’est souvent le cas , du mauvais côté jusqu’à ce que le dénommé rebond brise le flot
Écoutez dit- il d’une voix pâteuse
« au lieu de jacasser comme ça pouvez-vous vous décider
à la fermer que j’entende le moteur .
Entendons- nous bien je ne pourrai pas encaisser une mauvaise nouvelle le vilebrequin faut oublier

Donc poursuivit-il l’origine de la panne ne vous intéresse pas.
Je sais que je suis profane en la matière, mais ça ne doit pas être sorcier de redémarrer ce Pick up.
Le ton de sa voix ,sa manière de s’exprimer , sa phraséologie et son assurance complaisante commençaient à me déprimer tout autant que les nouvelles du vilebrequin.
Je restais plantée là alors qu’il s’éloignait en me disant vous allez bien vous en sortir !!

Je l’ai jeté le vilebrequin il était encombrant dis-je d’une voix sourde .
Ne vous inquiétez pas je le raconterai à personne dit-il en souriant
Je tiens de source sûre que des gens ont été assassinés à coup de vilebrequin dans leur voyage dis-je à mon tour
Dieu seul sait combien de cadavres croupissent défoncés dans un caniveau à coup de vilebrequin dit-il en riant.
Vous avez une phobie morbide pour cet outil .
Je vous l’accorde peu de situations sont aussi déconcertantes que la mienne.
Poussez le pick ou mourrez d’insolation voilà les alternatives me dit-il
Le Pick up fait le poids d’un buffle dis-je désespérée .
Sous ses longs cheveux frisés , il avait le regard fou de l’Australien moyen .
Ses mains avaient la taille d’une poêle à frire moyenne et ses pieds étaient gigantesques.
J’avais envie de m’évanouir .
Je fis alors ce que je n’aurais jamais osé faire en des circonstances normales . j’enfonçai de toutes mes forces mon talon dans ses orteils crasseux . je ne suis pas en surpoids, mais des orteils soumis à de tels assauts se seraient douloureusement écrabouilles en un tas d’os et de chair broyés.
Mais dans ce cas précis je ressentis une douleur vive à la cheville comme si j’avais mis un coup de pied dans un vilebrequin.
Confrontée à une situation aussi insolite j’aurais dû partir en courant , malheureusement ce n’était pas toujours possible . j’étais incapable de savoir ce qui allait se passer, mais je savais que quelque chose allait foirer . Je redoutais que ma phobie empire quand je le vis revenir avec un vilebrequin dans la main .
Je souffrais manifestement d’un trouble psychique . Ça ne me dérangeait pas outre mesure jusqu’ici .
Je crois que c’est à la vue du vilebrequin que les choses ont mal tourné.
L’idée de lui demander c’est quoi ce truc que tu tiens dans la main m’a effleuré un instant l’esprit Monsieur le Commissaire je sais c’est une aberration sociale que de faire ce que j’ai fait , mais bon il s’en sort bien .

 

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Arbre à came et force centripète (Vegas sur sarthe)


J'emmenais Germaine en week-end à La Baule "for the first time" quand à peine sortis de La Garenne-Colombes j'ai entendu un bruit anormal sous le capot de ma Passat TDI Bluemotion de 1982.
J'ai levé le pied en demandant sans espérer une réponse de ma passagère : "Tu trouves pas qu'ça manque de couple ?"
Incrédule, Germaine m'a regardé et a quand même répondu : "J'sais pas... ça fait qu'une semaine qu'on est ensemble"
Visiblement ses notions de couple moteur se limitaient à des supputations conjugales aussi n'entrai-je pas dans les détails de la transformation du va-et-vient linéaire en mouvement rotatif qui nous auraient emmené sur un terrain scabreux peu productif dans l'instant présent... et susceptible de tacher ma banquette arrière en cuir à massage ventilé.
Puisqu'il y avait urgence j'ai stoppé sur la bande d'arrêt du même nom, celle qui vous garantit deux minutes trente de survie par temps clair.
"On va ménager l'arbre à came" dis-je en soupirant.
Germaine ouvrait des yeux ronds : "T'en as? J'osais pas te d'mander..."
J'ai répondu mécaniquement : "On fume pas dans ma voiture"
Cette fois c'est Germaine qui s'est mise à soupirer.
A quoi bon lui parler de l'utilité du système bielle-manivelle et de la force centripète ?
J'avais fini par parler tout haut malgré moi.
"La force centripète" a t-elle répété "c'est donc ça l'odeur ? J'osais pas te d'mander..."
Ca faisait deux fois en une semaine qu'elle n'osait pas me d'mander... et ça commençait à faire beaucoup.
Alors je me suis écrasé à propos de l'excentricité des manetons, de l'alésage des pistons et du poids des masselottes.
A quoi ça servait que le type de Passat y se décarcasse à faire une TDI Bluemotion ?
J'avais joué la sécurité en prenant un moteur en V avec une bielle "maîtresse" articulée sur le maneton, et une bielle "secondaire" articulée sur la bielle maîtresse.
Malencontreusement j'avais pensé à voix haute!
"C'est ça! T'as une maîtresse! J'aurais dû m'en douter" a t-elle explosé en labourant de ses griffes manucurées son siège en cuir à massage ventilé.

J'ai tenté de calmer le jeu : "J'ai parlé d'une bielle maîtresse, Bichette, pas d'une vieille maîtresse... et si je devais en avoir une, ça ne serait pas une vieille"
Je m'enfonçais lamentablement.
"Tu vois, t'avoues que t'as une maîtresse, mufle !" rugit-elle en attaquant l'airbag passager, la seule chose à ne pas attaquer sur une Passat TDI Bluemotion de 1982 !

J'ai réalisé que dans le cycle admission, combustion/détente, compression, échappement on était plus près de la combustion et de l'échappement que de la détente... mais quand l'airbag lui a explosé dans la tronche, le silence est revenu.
Je devais dire quelque chose à tout prix : "ça doit v'nir du vilebrequin".
Elle était furax, bien comprimée mais furax : "Bien sûr, c'est toujours la faute des autres avec toi, c'est qui ce vil Brequin... ou plus surement cette vile Brequin ?"
Je lui ai tendu un kleenex: le sang séché sur du cuir lacéré ça coûte un bras.
Germaine pleurnichait doucement alors j'ai remis le moteur en route : "Tu veux pas sortir écouter le moteur , Bichette ?"
Pas facile de sortir avec une montgolfière qui s'est invitée entre le pare-brise et le siège, alors j'ai poussé... pas Germaine mais le moteur pour entendre rugir mon vieux tigre.

Finalement Germaine est sortie au moment où passait un gros routier sympa, les gros routiers sont souvent sympa, pas les chétifs bizarrement.
Celui-là a pris Germaine, enfin je crois puisque je ne l'ai pas retrouvée.
J'ai repris la route direction La Garenne-Colombes et l'atelier de mon garagiste Mr Lapin; oui je sais, un Lapin à La Garenne ça fait rire mais j'sais pas pourquoi.
Et le verdict est tombé en même temps que ma mâchoire : "C'est l'vibrequin, M'sieur Vegas" et il a ajouté "c'est l'problème sur les moteurs en V avec une bielle maîtresse articulée sur le maneton, et une bielle secondaire articulée sur la bielle maîtresse"
J'ai répondu machinalement : "Une vieille maîtresse ça doit être plus fiable, même avec des heures de route"
Mr Lapin a ouvert des yeux ronds : "Sans vilebrequin on avance moins vite"

J'avais pas compris que c'était de l'humour, j'ai osé demander : "Vous auriez pas une voiture sans vilebrequin, des fois ?"
Il se gratta la tête, les garagistes se grattent souvent la tête, allergie à la graisse sans doute : "Pour ça faudrait passer à l'électrique, M'sieur Vegas"
"A l'électrique? Vous en avez là pour voir ?" ai-je demandé.
Il m'a tapé sur l'épaule comme si on était potes alors qu'il était juste le docteur de ma vieille Passat malade du vilebrequin.
"Essayez Zoé, elle est libre" a t-il dit avec un clin d'oeil malicieux "elle est facile, pas exigeante et surtout silencieuse"
Je m'demandais si elle serait plus silencieuse et moins exigeante que Germaine.
J'ai dit bêtement : "D'accord, si elle veut bien..."
Mr Lapin m'a regardé bizarrement : "Elle est prête, elle est là sur le trottoir"
Je sais pas c'qu'y m'a pris, j'ai déguerpi... les putes c'est pas mon truc.

 

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Tout ça c’est la faute du maillot de bain (Nana Fafo)

Source: Externe


Lorsque Pingouinnot s’est lancé dans cette histoire il était plein d’espoir.
Il avait rencontré ce gars un peu vil avec des brodequins vraiment sales et vraiment rouges.
C’était à la Ville d’ailleurs, à Rennes, au parc de Bréquigny, près de la pataugeoire.
Il donnait une conférence sur le tout dernier maillot de bain mi court, mi long, de la marque décalée Vilbeurk, inventée par son ami Ronchonchon.
Ah celui-là, il en a fait tourner des têtes, avec son côté girouette, un coup j’aime, un coup j’aime pas.
Pingouinnot était un conférencier hors pair, indépendant et très sollicité.
Alors qu’il vantait les mérites de cette superbe nouvelle matière associée au design tortueux du grand couturier néerlandais Wimmel Kijn, le gars aux brodequins remarquables lui coupa spontanément la parole :
“ Voulez-vous travailler pour moi ? “
Pingouinnot, surpris mais habitué aux pirouettes verbales, lui rétorqua :
“ ça dépend, vous voulez monter essayer un maillot et nous faire un petit défilé ? “
Au lieu d’entamer une joute verbale, qui aurait demandé au public présent de se tordre le cou, par un mouvement de rotation continue, il leva sa main très haut dans laquelle se trouvait une enveloppe qu’il déposa très bas sur sa chaise et se dirigera vers la sortie.
À la fin de sa conférence, Pingouinnot, curieux, récupéra l’enveloppe, le mot disait :


Rendez-vous au Mont Bréquin : 3.1 3.0
Apportez un vilebrequin

 

 

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L'agression (maryline18)


Le ciel continue de déverser ses seaux d'eau à qui ose mettre le nez dehors en ce lugubre dimanche d'entre deux fêtes ! Il faut pourtant que j'aille prendre l'air(question de survie !) et ainsi me rendre compte de l'intensité des rafales qui font hurler le vent qui emporte tout sur son passage : poubelles oubliées sur les trottoirs, arrosoirs et divers objets négligemment laissés dans les jardins, vieilles chaises en plastiques, ballons de foot déjà délaissés au profit des consoles de jeux vidéo. C'est vraiment un drôle d'hiver ! Bien décidée à braver les éléments, je glisse mon gilet en pure laine vierge (acheté lors de mes vacances en Ardèches), sous mon tricot en fibres cent pour cent polyester. J'enfile mon pantalon imperméable ainsi que la veste à capuche. J'ajuste mon bonnet vert pistache et mes gants noirs. Je chausse mes chaussures de randonnées et je m'éjecte aussitôt dehors avant de tomber, victime de surchauffe prévisible. C'est vraiment pas du temps à mettre un chat dehors ni quiconque d'ailleurs, mais maintenant que j'y suis, j'y reste ! J'inspire un grand coup de cet air vivifiant qui fait le grand tour, semble t-il, dans tout mon être ! je me sens revivre, LIBRE ! (sous la pluie que je fais mine d'ignorer). Quand les automobilistes arrivent à ma hauteur, ils me dévisagent, allez savoir pourquoi... Je sais qu'à cet instant précis je n'ai pas l'air d'avoir toutes mes facultés intellectuelles, mais bon...se promener comme tous le monde, par beau temps, c'est trop banal non ? J'allonge le pas et vais...de ce pas...droit devant, comme un chien errant qui viendrait de s'échapper, habitée d'une méchante envie d'ailleurs ! Ma vieille entorse me fait souffrir mais qu'à cela ne tienne, c'est encore moi qui décide, ou pas, de marcher ! le corps, on lui cède une fois, deux fois, et bientôt c'est lui qui dicte sa loi et nos limites...J'arrive déjà à l'église ( l'horloge n'est toujours pas à l'heure ), je prends à droite et trouve les maisons très moches, les trottoirs sales...Je me concentre sur le souvenir récent du vingt cinq décembre.( Le saumon aurait été meilleur avec du citron, les coeurs de palmiers n'ont pas eu de succés, cette idée aussi de manger des trucs bizarres parce que c'est Noèl !, les pommes de terre n'étaient pas assez rissolées et la viande était trop cuite. Le vin avait un arrière goût de bouchon et la crême dont j'avais fourré la bûche dégoulinait, trop liquide. Enfin tout était délicieux si je me borne à croire mes convives tous faux c...!, ou très bien élevés !). Toutes mes recettes apparemment au point toute l'année, disfonctionnent le jour où tout doit être parfait...Allez comprendre...
Sans m'en rendre compte j'ai abandonné les ruelles tristes, J'ai tourné à gauche à la boulangerie et pris à droite en direction du chemin apprécié des sportifs, celui qui longe la rivière. La pluie a cessé mais le vent balaie avec fougue, les feuilles, le long du chemin. Ma cheville est bien réchauffée, j'accélère mon allure, tout en faisant glisser ma capuche dégoulinante. Le jour décline déjà, le ciel gris souris à viré au gris très sombre en moins d'une demie heure. Alors que je replace mon bonnet sur le haut du front, je perçois un bruissement derrière moi. Je me croyais seule mais qu'importe, je ralentis pour me laisser doubler. Le pas de l'inconnu semble s'adapter à ma propre vitesse. J'ouvre grandes mes oreilles et retiens ma respiration. Sa démarche, en décalage de deux secondes avec la mienne résonne en moi comme un écho inquiétant. Je n'ai informé personne du parcours que j'allais emprunter et en plus, je n'ai pas pris mon téléphone...Je suis soudain mal à l'aise...Je passe à la vitesse supérieure et tente de me calmer alors que mon coeur s'emballe. Je prends une bonne respiration. Une suée froide descend, de ma nuque jusqu'en bas du dos. Je presse le pas encore un peu, consciente de cette réalité de l'instant : je suis seule dans un lieu, certes agréable au printemps mais absolument lugubre à dix-sept heure trente, en décembre, avec en plus quelqu'un qui me suit. J'accélère encore ma marche qui prend des allures de fuite désespérée. Je n'ose pas me retourner pour lui faire face. À sa démarche je l'imagine grand, barraqué, le cheveux épais et très noir, l'oeil hagard. Il tente de me ratrapper, avide de...de...J'ai chaud, j'ai soif, j'ai peur...Mes jambes m'entrainent presque malgrès moi, tel un épouventail sur ressorts, je me vide de toute consistance. Je cours, horrifiée, mon coeur cogne sur mes tempes trempées. J'imagine sa grosse main tenant le couteau qui lui servira à me trancher la gorge..., ou peut-être a-t-il choisi un autre instrument, pour me perforer le cou ( un tire- bouchon, un tourne- vis, un vilebrequin)! Le sang rouge vif jaillira de ma carotide par secousse, propulsé au rytme de mes pulsations. Je regarde le cours d'eau défiler dans l'autre sens, à l'allure rapide où je cours moi même et crois y apercevoir ma tête ensanglantée, encore couverte de moitié par mon bonnet vert. Je ne pourrai pas tenir ce rythme bien longtemps et je me sais perdue. Je pense à ma famille, à cette idée folle de sortir à cette heure avançée sans en avertir personne... Ma cheville me fait de nouveau mal, je suffoque, je tousse, je tombe et me relève comme soulevée par une force divine. Soudain, tel un mirage, une silhouette, au loin, se dessine et vient vers nous ; c'est un joggeur ! je suis sauvée ! je cherche son regard bien avant qu'il soit à ma hauteur. Je lui fais des yeux de démente, qui viendrait de s'échapper de l'asile le plus proche, et, le pouce pointé discrètement vers mon bourreau, je lui mime ces mots, de ma bouche déformée, d'où rien ne sort, à part la peur : _" Il veut me tuer ! il veut me tuer !"
Le jeune homme me dévisage, les yeux exorbités et poursuit son parcours. Mon sang se glace, je blêmis. Il fait presque noir maintenant, je suis perdue cette fois, il incarnait mon seul espoir de rester en vie. Je fais un effort surhumain pour retrouver une respiration qui me permette de poursuivre ma course vers l'inéluctable. Il y a bien une solution pour vivre...encore...Je me souviens des cours de self-défense, quand javais seize ans : Je vais me retourner, et quand il m'assènera le premier coup, je saisirai son bras, ferai un demi tour et utiliserai sa force pour le faire valser par dessus mon épaule. En théorie cela à l'air parfait mais s'il est très grand je n'arriverai à rien... Ah oui, je me souviens... je saisis son bras, je fais un quart de tour sur la droite, je lui déboite l'épaule tout en lui labourant l'omoplate de mon pied gauche...ah non ça ne marchera pas, j'ai trop mal à la cheville... Tant pis, je me rends, j'en peux plus...que ça se termine...Je stoppe ma course, à bout de force, et me retourne, haletante. Personne ! il n'y a personne derrière moi. Dans un état second je tente de marcher, mes jambes trembles, j'ai la nausée. Je reste donc un moment immobile, interdite, puis, dans le silence de la nuit, je me remets en route. Plus un bruit aux alentours, même le vent se tait devant l'absurdité de la scène. Je n'entends plus que le frottement de mon pantalon, à l'intérieur des cuisses , après chacun de mes pas. Ce crissement que j'ai pris pour les pas de quelqu'un d'autre ! Bonjour l'imagination ! Il y a des histoires qu'il vaut mieux ne pas raconter...C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, en rentrant, appréciant plus que jamais le doux réconfort de la sécurité retrouvée.

 

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Oh, My! (joye)

Drin ! Drin ! Drin ! Drin !

- Allô ?

- Allô Walrus ? Ici Joye.

- Oui ? Allô ?

- C’est juste pour te dire que je ne serai pas là, cette semaine. Je pars le 9 janvier pour aller visiter San Antonio (la ville, pas l’auteur).

- Ah ?

- Voui, ah, la meau, même, et ze Riverwalk.

- Super ! Mais…

- Mais ?

- Toussa, c’est très bien, mais c’est où ton vilebrequin ?

- Ben, dans ma valise !

- Dans ta valise ? La TSA ne va jamais permettre cela à bord de l’avion !

- Non ? Pourquoi pas ?

- Parce que tu pourrais t’en servir comme une arme !

- Une arme ? Ben non, Walrus ! Tu rigoles ?

- Non ! Pourquoi ?

- Ben, tu sais bien que Vilebrequin, c’est une marque de maillot !

- Eh ben, alors, oui, hein, j’avais raison ! Tu pourras t’en servir comme une arme !

- Eum, non, Walrus, c’est gentil, mais évident que tu ne m’aies jamais vue en maillot !

my oh

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06 janvier 2018

Défi #489

 

Dans la vie,
y a des hauts
et des bas...

Pareil pour le

Vilebrequin

 

Cshaft

 

 

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Le don (Caro_Carito)

 

Ils s’étaient tous penchés sur son berceau, oncles, tantes, chiens, chats, hamsters, ange-gardien, fantômes, pères biologique ou attestés dans les registres, mère de cœur et de ventre, ainsi que la tripotée de frères, sœurs, cousins et petites cousines. Aucun n’était muni de baguette magique mais chacun prodiguait au nourrisson né ce 25 décembre à minuit, non pas dans l’étable mais sur clic clac du salon, mille dons et mille vertus.

L’Emmanuel comme on le surnomma aussitôt les détrompa très vite et, lorsqu’il atteignit ses quinze ans, la famille disloquée par les divorces et les coups hasardeux et habituels du destin ne lui promettait plus rien si ce n’est une vie ordinaire. Le gamin continua donc son bonhomme de chemin.

C’est plus tard, que l’on se rendit compte de son don, ou plutôt du don qu’il avait choisi parmi tous ceux que lui avait donnés la nature. Allez, je vous en dévoile quelques-uns pêle-mêle : imbattable au poker, au scrabble, au bridge et à la crapote – pouvoir infléchir n’importe quelle assertion philosophique en deux coups de cuillère à pot de nutella – découvrir le meurtrier quel que soit le polar, Mary Higgins Clark ou Colin Dexter – ne jamais rater la mayonnaise, le soufflet au parmesan et le bus de 6 h 47. J’en passe.

L’Emmanuel, c’était un gamin, puis un jeune à la barbe naissante et, sans doute aujourd’hui, un homme sage et avisé ; ce sera, si Dieu le peu causant l’autorise, un vieillard à la blanche chevelure et aux idées tranquille. Le doué, parmi tous ce qui lui avaient été apportés en présent dès avant sa naissance, avait choisi – ô sagesse ! – le don d’ubiquité : il savait vivre sur terre et, en même temps, être heureux dans ses rêves.

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Partout à la fois par bongopinot

bo


L’ubiquité ce n’est pas toujours la joie
Je suis où on ne m’attend pas
J’entends tout et je vois
Le laid le beau ici et là

Je suis partout à la fois
Mais personne ne peut me voir

Je ne veux pas juger
Et bat mon petit cœur
Je ne peux rien changer
Et tournent mes heures

Je suis partout à la fois
Mais on ne me voit pas

Les guerres les injustices
La folie est partout
Les méchants les voleurs
Ce monde me semble fou

Je suis partout à la fois
Mais personne ne me voit

Les fêtes entre amis
La solitude qui rode
C’est une drôle de vie
Une idée me taraude

Je suis partout à la fois
Mais qui peut y croire

Catastrophe naturelle
Et tremble la terre
On tire sur la ficelle
Et mon cœur se serre

Je suis partout et nulle part à la fois
Je vois tout mais ne vois rien

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