29 octobre 2016

Participation de Venise


Je ne veux ressembler à personne .
Ni modèle
Ni dieux.
Puis je l’ai vue avec ses fortes pommettes.
Ses yeux obsidiennes
De renarde réincarnée.
Et là j’ai voulue être elle .

Etre cette aquarelle que la lumière change à chaque instant .
Alors après  m’être soigneusement savonnée  et rincée

Je me suis collée contre le mur de la piscine  municipale entièrement nue
Les passants observaient  le tableau confondus , par la parfaite imitation.
Un aveugle me recouvrit d’un drap en chuchotant

Prononce le mot charme à promesse et je te fais sortir du cadre .
Impossible lui dis je .

Je joue à imiter un tableau .
Mais quel tableau .

Demande aux défiants !!!

 

v

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À cloche-pied sur l'hiver (petitmoulin)

 

Hier
Un goût d'enfance
Sur tes lèvres bleuies
Tu sautais à cloche-pied
Sur l'hiver
Aujourd'hui
Calé contre le givre
Tu imites le chant
Du coucou
Pour réchauffer les enfants
À la lumière d'un printemps
Dérobé à l'horloge

Et tu les regardes
Qui sautent à cloche-pied
Sur l'hiver

 

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Sachs (Thérèse)


Nous avions perdu depuis peu notre belle "Gypsie", une croisée Labrador-Groenendael et j'avais trop de chagrin pour penser adopter un nouveau chien. Cependant le destin en décida autrement.

Ma belle-sœur, atteinte d'une leucémie, venait de nous quitter à l'âge de 28 ans en laissant son fils et son ami, complètement désemparés. Celui-ci appela un jour mon mari pour lui dire en ces termes : « Tu veux un chien ? Je me débarrasse du mien. Je n'ai pas le temps de m'en occuper. Si tu n'en veux pas, je lui fous un coup de fusil. »
La question était réglée : nous ne pouvions pas laisser commettre un pareil acte. Enfermé dans un étroit chenil, le chien vivait dans ses déjections, à tourner en rond continuellement. Nous avons d'ailleurs dû le laver à plusieurs reprises pour le rendre plus présentable.
C'était un grand Labrador noir qui avait pour nom Sachs. Je me suis dit « Quelle drôle de nom ! », mais nous n'allions pas le changer, il avait déjà un an passé.

A l'époque nous entretenions notre jardin dans des plates-bandes de légumes bien ordonnées et quand je me mettais à en désherber les routes il me suivait, tout heureux. Je lui avais appris à rester dans l'allée pour qu'il ne vienne pas piétiner dans les semis. Pourtant, quand il me voyait, le dos courbé, arracher les mauvaises herbes, il ne pouvait s'empêcher de venir à mes côtés pour gratter la terre. J'avais l'impression qu'il me disait « Tu vois, je t'aide ! »

L'été, c'était vraiment trop drôle. Quand je cueillais les cerises, il fallait que je fasse attention car il me rejoignait pour attraper les grappes sur les branches basses. Ensuite, consciencieusement, il se délectait avec, allant même jusqu'à croquer les noyaux.
Pour les groseilles, les prunes et ensuite les pommes, il recommençait son manège à chaque fois. Tant que je ne me préoccupais pas de leur cueillette, il ne s'y intéressait pas outre mesure. Il suffisait que j'en commence la récolte pour qu'il vienne… m'aider. Oui les groseilles et aussi les framboises, je m'en souviens encore aujourd'hui. Il fallait le voir grappiller ces minuscules fruits en les prenant délicatement du bout des dents… Je me dis maintenant que j'aurais dû prendre des photos à l'époque tellement c'était drôle.

Ce chien était extraordinaire. Il mangeait tout et n'importe quoi. Quand l'heure venait d'arracher les légumes, il fallait que je le surveille du coin de l’œil pour qu'il ne disperse pas notre récolte à travers tout le potager. Quand il me voyait faire, la bêche à la main, il venait près de moi, attendait patiemment et hop, se dépêchait de commettre son larcin.  Combien de fois l'ai-je surpris à me voler une carotte ou un poireau fraîchement sortis de terre ! Combien de fois l'ai-je réprimandé pour une touffe d’échalotes dérobée ! Mais aussi combien de fois j'ai pu rire de le contempler en train de déchiqueter un oignon ou le dit poireau et finalement de le manger ! Quand il s'agissait des pommes de terre, il lui arrivait de venir tirer sur la tige alors que je soulevais le pied avec la fourche-bêche. Ou bien il dégrattait comme un fou à la recherche de pommes de terre oubliées dans le sol.

Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai appris un fait bien étrange sur la vie de ce chien. Sa première maîtresse s'étant suicidée, il avait été donné à ma belle-sœur. Elle-même, à son tour, étant décédée, ce fut donc mon mari qui le récupéra. Trois ans plus tard, il mourait lui aussi des suites d'une longue maladie. Trois maîtres, trois décès…

Ce chien, je l'ai aimé jusqu'à ce jour funeste où j'ai dû faire en sorte d'abréger ses souffrances. Il allait avoir quatorze ans.

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A Ville-Voix par bongopinot

 

bo

 

Bienvenue à Ville-voix 

A la ferme des "moutonniers" 

Qui accueille des vacanciers 

Dans un endroit de choix 

 
 

Un peu de travail à la ferme 

Des jeux des animations 

Comme une douce récréation 

Pour que vous retrouviez la forme 

 
 

Et si tu as entre trois et cinq ans 

Viens donc imiter le bruit des animaux 

Retrouve nous tout près de l'enclos 

Et emmène aussi tes parents 

 
 

Il y aura un concours d'imitation 

Venez tous y mettre de la couleur 

Découvrir vos talents d'imitateur 

Copie caricature et représentation 

 
 

Un bon moment pour rigoler  

Mais aussi un temps de partage  

Dans vos vies un peu sauvage  

Venez donc tous en profiter 


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Imitatio (Laura)

Cela , c'est mon sujet, mon dada, ma passion, le thème de mes lectures et écritures
Cela part d'Horace et de son Epitre et de son  Epitre aux Pisons, c'est un peu dur
De parler métrique, stylistique et linguistique dans un simple poème de mirliton
Mais je vais quand même essayer d'évoquer l'originalité par rapport à la tradition
 
Ut pictura poesis, tel est ce qui faut retenir d'Horace, à côté de son Carpe diem
Il est le socle de l'imitation de la poésie par la peinture et du tableau par le poème
Derrière cette union du plastique et du verbal, pointe l'imitation de la nature
Principe imposé aussi aux peintres qu'aux poètes, aux tableaux et à l'écriture
 
C'est cet Art poétique d'Horace qui impose la correspondance des arts qui fonde
La Renaissance dans les arts et les lettres et qui fera peindre par Titien des poèmes.
Ce qui faisait dire à Plutarque que « la poésie est une peinture parlante, la peinture
Une poésie muette »; j'aime l'idée que des tableaux se tracent dans l'écriture.
 
De là, j'aime  voir comment les poètes décrivent les tableaux  ou font des tableaux.
Ces ekphrasis me fascinent: le tableau par les mots et les lignes comme des pinceaux
Baudelaire évoque encore ces Correspondances dans le poème du même nom
Et dans ces Phares qui sont évoqués entre autres à Paris dans une exposition
 

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Participation de JAK


IMITATION OÙ EST TA LIMITE ?


Imitation, que de choses faites en ton nom,
Je singe, tu copies, il caricature, nous paradions, vous contrefaites, ils plagient
Je reproduis, tu calques, il emprunte, nous mimons, vous décalquez, ils piratent
 Je pistache, tu imites, il déplombe, nous marchons sur les brisées, vous picorez, ils pillent
A tous les temps,  avec les je, tu, il, nous, vous, ils......Au présent, au passé surtout composé, à l’imparfait souvent lacunaire, au plus que parfait jamais exemplaire, au futur du jamais vu, au futur antérieur en réincarnation, assez irréalisable, au gérondif- passé, dans un âge bien avancé.
Cela me rappelle un cas bien connu :
Une imitée célèbre, la JOCONDE, a été copiée des myriades de fois mais à ce jour elle ne le sait toujours pas. Elle dont on ne connait d’ailleurs pas l’exactitude de son existence.


 Alors ...    J’ai compilé pour vous certains de ces chefs-d’œuvre.
En véritable experte du copié collé,
Voici ci-dessous l’apparence de quelques-uns de ses différents visages vus par de grands peintres.
 

Essai anthologique by Jak
 

travail joconde


On peut en voir certains au Louvres
J’aime particulièrement celui de Picasso mon idole, et j’admire l’audace de Duchamp qui lui a adjoint une moustache, bacchante agrandie plus tard par Dali.
&
Je ne vous extorquerai pas un ris en exhibant aussi le canevas de la Joconde brodé au point de croix par ma Tantine, prénommée   Mona-Lisette, j’aurai trop peur de provoquer chez vous un choc anaphylactique me doutant de votre hypersensibilité   devant cette abomination artisanale !  Que je garde cependant par affection, au grenier, mais à l’abri des regards, en espérant sournoisement que le temps fera son œuvre avec cet ouvrage.
 
Signature (authentique) d’une dilettante plagiaire

jak pour bricol

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Imiter: Petit lexique des synonymes


Alors que imiter n'est rien d'autre qu'un I rongé par les mites, que veulent dire ses synonymes?

copier : mettre dans le presse-papier avant de coller
feindre : peindre avec un F
mimer : imiter le 15 mai
parodier : mimer le contraire de rodier
pasticher : imiter une boisson anisée
pirater : imiter Rackham le Rouge
plagier : imiter le sable
simuler : imiter six ânes
singer : imiter un humain qui imite un bonobo

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Imitation (par joye)

Imitation texte et photo

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IMITATION (Lorraine)


Mais non, il n’imitait personne, ce beau chat d’un autre siècle. Il savait très bien lire et écrire, c’étaient d’ailleurs  ses plaisirs préférés. Quand sa maîtresse dormait, il se coulait à son bureau, soyeux et pensif, et d’une écriture fine et déliée racontait sa petite journée de chat.

Il lui arrivait aussi de parler de cette jeune femme qui lui tenait compagnie et, indiscret (seulement un peu) de confier à son Journal la visite du comte de Villeneuve, si délicat, ou du baron Gaétan de Beauregard, joyeux et inventif, qui racontait des histoires folles  et  ne manquait pas d’égratigner au passage le comte de Villeneuve de qui il était un peu jaloux. Maître Chat, dans son grimoire, le blâmait un peu, mais si gentiment., car tous étaient des gentilshommes.

Il n’était pas chat de gouttière sa maîtresse l’avait choisi dans une nichée de la comtesse Petruschka, qui parlait si curieusement le français. Et c’est bien connu, le chat d’une comtesse est un comte, il l’avait compris une fois pour toutes. Et il acceptait, du bout de sa patte, les caresses des visiteurs, et faisait semblant d’être sourd quand ces Dames jacassaient en prenant le thé. Même s’il retenait tout et s’en ouvrait parfois dans son grimoire.

Je regarde ce tableau » Imitation » et je m’envole dans la chambre close, pour lire, par-dessus son épaule, les potins de Maître Chat. Il m’accueille quand je suis triste et son ronronnement d’autrefois m’apporte la paix du soir. Et le sommeil.

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Imitation ? (Walrus)

 

Comme Thomas a Kempis ?

Thomas_a_Kempis_-_De_Imitatione_Christi

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