29 décembre 2012

Participation de Venise

Je suis morte en 1425  Venise

            C’est en m’enfonçant dans les ténèbres que j’ai croisé les visages aimés.

            C’est avec les elfes sur leurs ailes éclatantes de lumière que mon âme timide blanche comme cire est revenue dans ce monde où j’improvise un soleil,un cœur, un geste d’amitié.

Je glisse des poèmes, un été sur un banc peint par notre peintre Katyl.

Farouche et silencieuse je me joue des récits de Poupoune qui s’entête à réveiller nos vérités.

Surtout je me cache derrière un éventail pour dissimuler mes fous rires causés par la verve de JO.

Je goûte comme un elfe un vin de jeunesse quand je lis Vegas.

On dit qu’à la naissance quelque chose nous est donné Map la possède c’est une fleur qui ne fane jamais.

R sylvie ignore qu’elle est une apparition dans ce vaste monde gris pendant qu’Anémone range dans une boîte tous les elfes qui l’ont déçue.

Éprouvant la faiblesse de ce monde titisoorst a découvert la force de l’écriture 

Porphyre quant à elle se sert toujours du soleil ébouriffé des pissenlits pour se faire des boucles d’oreille en irradiant son écriture d’une langue qui sait dire l’amour et l’amitié.

Walrus comme un ange de la conversation qui aurait glissé une fève dans une guêtre traîne comme un fantôme son épée à la main

pendant que flo se referme comme une perle dans une huître pour garder sa dignité !!

Célestine a l'âme de ses enfants qui ne peuvent rester en place si on veut y croire il faut lire ses textes comme on regarde des moineaux virevoltant dans un buisson merci

Le soir quand tous les défiants dorment, on n'entend que l’avare tic tac de la montre de tracy c  qui sourit en nous bénissant.

Ici nous faisons tous un travail inversé dans cette diablerie d’atelier où prennent forme nos angéliques créations.

 

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Participation de Tracy

Le feu crépite dans la cheminée. Non loin de ce bruit se mêle le cri des enfants, toujours éveillés ! Oui mais ce soir, c'est un soir bien spécial mes amis. Au sein du salon décoré de couleurs brique et doré se dresse le sapin de Noël. Une étoile triomphante en son bout et des guirlandes sensuelless tout autour. Maman a bien pris soin de cacher le petit Jésus, elle connait si bien ses petits, prêts à tout pour le rendre à sa mère avant l'heure convenue. On fait passer les dernières guirlandes lumineuses dans les maisons, pour faire comme si quelqu'un habitait là-dedans.

La famille arrive, elle met du temps, dis donc. C'est agaçant ! On se met à table et ... Encore des photos ! On se met donc à table et maman sert la dinde... que c'est bon. J'adore les châtaignes, les marrons et les petits pois ... Maman fait toujours une sauce spéciale qui fait grossir, mais après tout on s'en fiche, c'est la nuit de Noël ...

On fait la course avec mon frère. Qui déchirera le plus de papier cadeau ? Comment ça ce n'est pas ça le cadeau ?

Puis les années passent.

Nous ne sommes plus que trois à la maison. On ne décore plus le sapin et les maisons ne sont plus illuminées comme autrefois. Pour se mettre du baume au coeur et tenter de reproduire la magie de Noël on achète ses formes difformes de couleurs fluos à accrocher au mur en forme de sapin, de boule de noël et de bonhomme de neige. On achète même un Père Noël, au cas où il n'existerait pas ...

La dinde arrive, toujours accompagnée de cette fameuse sauce que Maman fait toujours. Elle fait grossir et maman nous le rappelle bien. Mais zut ! Elle est où la magie de Noël ? Ah oui, dans les cartons à la cave.

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22 décembre 2012

Défi #226

Un peu de douceur pour ces temps de fêtes avec une oeuvre de

Helen Hay Whitney -Rêve de Noël  XIXème siècle- !

DSCF4071

Laissez libre cours à votre imagination, laissez-vous bercer par cette image,

faites-nous rêver en nous révélant ce qu'elle vous inspire ....

 A tout bientôt le plaisir de vous lire !

samedidefi@hotmail.fr

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Participation de Tracy

Carre-blanc-sur-fond-blanc

Je n'aime pas les observateurs qui s'accordent sur la beauté des couleurs

Je n'aime pas les amateurs qui s'extasient sur la perfection des formes

Je n'aime pas les musées dénaturés par la foule humaine

Je n'aime pas qu'un artiste m'influence par son choix de représentation

Je n'aime pas qu'on me coupe l'imagination 

 

Le carré blanc sur fond blanc

C'est comme mes pas sur une page blanche

Peu importe ce que j'y fais, comment je le fais, on ne verra presque rien

Je me mets face à cette toile 

J'éclate des billes de couleurs selon mes humeurs

C'est fabuleux, tous les jours je peux la reprendre

Tous les soirs à minuit elle redevient blanche

 

Peur de la page blanche ?

Mais elle n'est pas blanche, regardez !

Un petit carré blanc qui nous rassure

Nous, humain, qui aimons le confort intérieur

Nous, humain, qui aimons transgresser les limites

Faites-y ce que vous voulez dans ce carré blanc

Renfermez-vous, aventurez-vous

 

Malevitch ne vous dira rien

Lui-même en le peignant, de sa fonction, il n'en savait rien

 

 

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Le Baiser de L'Amour (Célestine)

image

Le baiser de l'Amour d'Antonio Canova

 

 

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Pour connaître la douceur du baiser de l’Amour, et l’enivrement de ses caresses, il  lui avait fallu  en accepter les morsures. La passion coulait en son sang comme une lave bouillante, et le mezcal et la tequila brûlaient ses artères,  plus fort  qu’un poison violent. Mais qu’importaient les précipices devant le  vertige des hauteurs !

Pour connaître les délices et les orgues des grandes amours au souffle lyrique, elle avait suivi toute sa vie des chemins tortueux ou rectilignes, sans jamais renoncer à ce frisson suprême et le frémissement de ses sens, et cet indéfectible sourire qui illuminait ses traits de l’insolence d’une jeunesse éternelle  lui indiquaient qu’elle ne s’était pas trompée. Jamais.

Elle contemplait la statue et effleurait du bout des doigts le marbre de Carrare, semblant vivant et palpitant comme la gorge d’un pigeon. Et pour elle, en cet instant de toute éternité, où l’amour tapait  dans son cœur comme un balancier aux veines de ses tempes, cependant que résonnait à ses oreilles le credo de la Missa Brevis de Mozart, la parfaite concordance des sons et des formes lui procura une sorte d’orgasmique soupir de bonheur esthétique.

L’alliance de l’humain et du divin lui apparut, dans sa plus impérieuse pureté, réalisée à tout jamais dans cet instant de grâce. Elle devint elle-même œuvre d’art.

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Participation de titisoorts

oeuvre

Je n'ai pas encore reposé ma tête sur une oeuvre d'art, je suis déjà allé au Louvre. A cette époque, je lisais Christian Jacq, j'ai adoré bien sûr, tout sur l'Egypte.

Les scribes, les sarcophages sont pour moi des oeuvres d'arts. Sincèrement je ne m'y connais pas dans l'art. Je pourrais placer dans une conversation des bribes de phrases lorsque je serais entouré de connaisseurs. Genre Katyl ou Map " vous savez combien à été vendue la peinture "cri" de Munch à la galerie Sotheby's à New York, 119,92 de dollars" j'espère que lui au moins il a profité de ses ventes. En même temps je m'en fiche un peu cela viendra ou je resterai devant un  tableau et j'aurai des sentiments qui me remonteront à la surface. Chaque chose en son temps.

Un jour dans les Pyrénées, je me lavais le corps et le cerveau et là coulait une rivière. Il devait faire moins cinq par là le rivage était gelé, il était recouvert de glace.

 Et, sous cette glace l'eau descendait, comme une ombre qui cherchait son chemin. A ce moment là j'ai trouvé que la nature faisait de l'art, une oeuvre d'art, j'ai appris un peu plus tard que je me trompais.

Je me suis dit pourtant, à ce moment là, que j'aimerais bien essayer de reproduire ce phénomène, je ne l'ai pas encore fait. Comme beaucoup de pensées, un jour peut être...Aller au bout de ses rêves,foncer. Je devrais.

Donc je reviens à mes moutons. Je suis tombé sur un article qui parlait de Kant " En droit, on ne devrait appeler art que la production par la liberté .." donc la nature ne serait pas une artiste. Pourtant je suis sûr qu'il doit y avoir des exceptions. Donc pour le défi je vous montre l'oeuvre d'art qui me tient particulièrement à coeur.

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Lettre à Monsieur le Directeur du Musée du Louvre à Lens (Joe Krapov)

Cher Monsieur

 

DDS 225 Bertin par Ingres

Mon épouse et moi-même avons été très déçus par la visite de votre institution. Nous avons trouvé que « le portrait de Monsieur Bertin, mineur silicosé » par Jean-Dominique Ingres manquait un peu trop de vraisemblance. On voit là un bourgeois quelque peu enveloppé, à la limite de l’apoplexie d’avoir trop mangé de carbonade flamande, et c’est peint avec un style très réaliste sauf que ce monsieur a plus une tête de professeur en retraite que de prolétaire à l’article de la mort. Mais bon, je vous l’accorde, Germinal est loin derrière nous, tous les puits de mine ont fermé et des anciennes "gueules noires" ne restent que les veuves. Mettons aussi à part le fait que monsieur Ingres était tellement miraud que toute sa vie il a cru qu’il jouait du violon alors qu’il faisait de la peinture. Comme Beethoven mais dans l’autre sens.

Ce qui nous a vraiment déçus, c’est ce qui n’était pas là, et donc, essentiellement, la Vénus de Milo à qui nous vouons une passion sans bornes, un amour superbe et généreux. Voyez-vous, nous avions beaucoup à offrir à cette brave dame. Elle s’est élevée jusqu’à la célébrité à la force du poignet, elle n’a jamais ménagé ses efforts pour satisfaire tout le monde bien qu’elle n’eût pas quatre bras et elle a fait tant et si bien des pieds et des mains qu’elle est devenue l’attraction n°1, avec Madame la Joconde, bien sûr, de votre antenne parisienne.

 

DDS 225 Venus_de_Milo_Louvre_Ma399

Mon épouse et moi sommes de fervents admirateurs de cette top-model des temps antiques et pas en toc. Nous avions eu l’idée, en remerciement de votre implantation dans notre région, en plus des dix euros que je joins à ce courrier pour vos oeuvres, d’essayer de réparer les outrages des ans. En effet, en tant qu’anciens commerçants de la place d’Hénin-Liétard, nous tenions le magasin de vêtements « Au mineur-campeur ». A la retraite bien sûr, nous avons fermé boutique mais nous avons conservé une partie de notre stock et notamment les mannequins que nous exposions dans la vitrine. Je pense que dans toute cette équipe de bras cassés nous aurions pu trouver quelques membres encore actifs pour rendre à la Vénus son intégrité corporelle. La pauvre a bien mérité elle aussi une petite séance de chirurgie esthétique et ici, dans le Nord, comme on a dans le cœur le soleil qu’on n’a pas dehors, on était prêts à vous céder gratuitement ces rallonges.

Si notre proposition vous intéresse, vous pouvez passer chez nous à l’heure du café dimanche prochain. On passera la wassingue exprès, on vous offrira la bistouille pour discuter de cela et aussi des œuvres picturales d’Isidore Ducasse que notre voisin, M. Pivoine, ancien tenancier de manèges, pense avoir dé(mar)gottées à la dernière braderie de Lille.

 Nous habitons toujours au-dessus de notre magasin, place Fernand Darchicourt (comme les bras de la Vénus !) au n° 3 à Hénin-Beaumont. Dans l’attente de votre visite, nous vous souhaitons, cher Monsieur le Directeur, bonne installation en pays minier et bienvenue chez les Ch’tis.

                                     Louis et Marie-Anne Grosquinquin

N.B. Si ce type de courrier vous plaît, chères et chers Défiant(e)s, je vous recommande la lecture de « Moi et la reine d’Angleterre » de Patrice Minet qui a consacré tout un livre à sa correspondance rigolote avec des personnalités diverses et variées.

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L’art et la tête de cochon (Poupoune)

oeuvre-d-art

Le dessin représente une jeune femme en robe de mariée avec de grands yeux aux longs cils savamment recourbés. Elle porte un beau collier et un bouquet de fleurs, et elle a un grain de beauté au-dessus de la lèvre

C’est moi. Dessinée par ma fille quand elle était petite.

Je n’ai jamais porté et ne porterai certainement jamais de robe de mariée. D’ailleurs, je ne porte jamais de robe. Mes yeux sont plutôt petits et mes cils n’ont jamais été approchés suffisamment par un quelconque mascara pour avoir une courbure pareille. Je n’ai aucun bijou et je n’aime pas les fleurs.

- Ben oui mais ce serait quand même mieux que tu te maries, hein, et puis les dames ça se maquille et ça se fait belle !

- Hm… et mon grain de beauté, tu t’es trompée : il est sous mes lèvres, pas au-dessus.

- Ah non, je sais, mais c’est moche, dessous, alors je l’ai mis au-dessus.

Ce dessin n’est donc absolument pas moi. En revanche, il est totalement ma fille, alors je le garde très précieusement. D’autant plus que ma fille, elle, je n’ai pas pu la garder, au prétexte qu’une semaine toute nue dans une cave, ce serait trop sévère comme punition pour avoir vexé sa maman.

 

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Toute une vie... (Val)

Tant d'œuvres d'art méritent d'être citées...
Il a fallu en choisir une. Parmi d'autres. J'ai tranché.

Je vais vous parler du journal d'Anais Nin, que j'affectionne particulièrement (le journal!).
Il est l'œuvre de toute une vie.
Le fond et la forme, le contenu et le contenant sont œuvre d'art.

Je pourrais expliquer avec quelle assiduité elle a tenu son journal, de l'enfance à sa mort, car ça, déjà, c'est singulier. Une vie entière. Mais d'autres l'ont fait.
Je pourrais vanter son style, ou mettre en avant son impudeur sincère, authentique. Mais c'est un journal, alors évidement...le contraire serait etonnant.

J'aime, bien entendu, les journaux d'Anais Nin pour tout cela.
Mais surtout, les journaux de sa vie sont pour moi une belle œuvre d'art parce que la vie, une vie, chaque vie, est une œuvre d'art. Sa plus grande œuvre est son journal, parce que sa plus grande œuvre, c'est elle.

Quoi d'autre -pour moi- qu'une vie entière couchée sur des milliers de pages, mérite plus d'être appelé œuvre d'art?

 

 

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