30 mars 2013

Grand tirage (titisoorts)


Le soir où l'on s'est rencontré
c'était plutôt foyer fermé
tes longs cheveux couleurs bistres
tu m'as prise pour un cuistre

Et bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

Je pensais au feu à la bûche
cette soirée pleines d'embûches
pas avec ce dîner d'hiver
qu'on pendra la crémaillère

la nuit ne s'annonçait pas hot
j't'imaginais près de la hotte
portefeuille en hérisson
resto payé à l'unissons

Et bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

C'est bien plus tard près de l'âtre
j'étais devenu bellâtre
toi chaude comme la braise
viens que je te mette à l'aise

mais pourquoi rien n'a fonctionné
pourtant une belle soirée
réussir à t'acheminer 
à côté de ma cheminée

Eh bien avant que l'on s'embête
nous deux nus sur la peau de bête
viens près de la cheminée
oui viens on va se réchauffer

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Questions d'enfant (MAP)

- Oh regarde Maman l'éléphant et sa cheminée toute recourbée !!!!

éléphant

- Ce n'est pas une cheminée c'est sa trompe !

- Et là, le gros rhino il a aussi une petite trompe toute pointue !!!

 

rhino

- Ce n'est pas un trompe, c'est une corne !

- Oh là là !!! C'est compliqué et là sur le bateau le tuyau noir avec un petit parapluie au-dessus, c'est une trompe ou une corne ???

bateau

- Ah, eh bien là c'est vraiment une cheminée !!!!

- PFFFIOUUUUUU !!!! PFFFFFIOOOUUUUUUU !!!!! PFFFFIOU !!!! PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF !!

- Qu'est-ce que tu fais Jojo ?

- Ben, j'essaie de lui apprendre à fumer, elle est trop petite pour savoir !!!!!

 

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Histoires de cheminées (Flo)

Histoires de cheminées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Florange n’est plus ; l’industrie française est dépecée par un capital mondial, par un de ses pairs, si jeune que notre Président pensait s’adresser au fils alors qu’il s’agissait d’un des fondateurs de ce machiavélique système économico-financier. J’imagine le coup de vieux pour ne pas dire le coup de grisou. Adieu donc, cuillères durables pour percer le mur de pierre ou de verre, rappeuses à fromage en acier éternellement transmissibles aux générations successives, aiguilles creuses pour rapiécer nos houilles et ainsi, se démarquer par et dans notre ingéniosité. Fumée volée aux hauts fourneaux, voilà ce qui est retenu pour raconter cette première histoire de société, pour ne pas dire de cheminée.

Miro regarde Flo. Pas sa frange, mais ce qu’il y a dedans. Il supplie : « Racontes une histoire plus perso ». Alors Flo regarde et se voit avec Kako dans la cuisine équipée d’une chaudière à bois qui chauffe toute l’eau et toute la maisonnée. C’est l’heure du petit déjeuner. Pendant que Flo touille son café au lait, Kako prend le crochet en métal pour ouvrir les deux volets en fer, emboîtés et articulés l’un à l’autre par deux fines soudures. Il se rend compte alors qu’il n’y a plus de feu ni de flammes, juste quelques braises enfouies dans les cendres. Espiègle, le grand frère veut se faire apprenti laborantin. Il ouvre le placard à produits dangereux et prend l’alcool à brûler. « On va faire un essai » dit-il.

Flo se rapproche de lui comme s’il s’agissait d’une assistante. Il verse la moitié de la bouteille. Nous nous penchons par-dessus la chaudière entrouverte. Nous regardons. Rien. Un peu déçu de cette absence de réaction chimique, il voit la boîte d’allumettes à côté de la cuisinière. « EUREKA ». Le petit sourire en coin, l’illumination de la solution émerveille son visage d’enfant. Il allume l’allumette et la jette dans la chaudière. Nous nous penchons à nouveau par-dessus la chaudière. Et là, pas le temps de dire « oh, y’a rien » car une énorme flamme jaillit et nous brûle sourcils, poils des bras et quelques mèches de cheveux. Nous avions donc fait une connerie.

Nous voyons au loin notre père arriver. Vite, nous nous réinstallons sur la table de la cuisine. A tourner le café au lait comme si de rien n’était alors que la cuisine empestait le porc brûlé et que les copeaux de poils fondus surnageaient dans le bol. Le père apeuré avait vu une flamme de 20 mètres sortir du conduit de cheminée alors qu’il descendait le chemin pour entrer tranquillement à la maison. A la question « qu’est-ce qui s’est passé ? », nous avions feint l’ignorance sans savoir ce qu’il avait pu voir.

Quelques décennies plus tard, la chaudière à bois a été remplacée par la chaudière à fioul. Là, je n’étais pas à ses côtés. Mais j’entends un grand « BOOM ». J’entre dans la même cuisine et je vois les sourcils de mon père fondus !
Et comme le défi demande plusieurs histoires, je finirai par celle-là, jamais Flo ne laissera passer l’interdiction des cheminées et de leurs feux même s’ils présentent une certaine dangerosité car le feu et sa maîtrise représentent un cycle fondamental dans l’histoire de l’humanité.

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CHEMINÉES DU MATIN (joye)‏

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Pourquoi le Père Noël préfère la cheminée (Poupoune)

La planque était sans doute déjà cernée, impossible de se tailler. Les flics donneraient l’assaut d’une minute à l’autre. Il fallait que j’agisse vite.

J’ai viré la latte du plancher sous laquelle était planquée l’héroïne, pour m’en débarrasser avant leur arrivée, mais Roger était aux toilettes et ne semblait pas en mesure d’en sortir rapidement : impossible de faire disparaître la came d’un coup de chasse d’eau. Il me fallait un plan B et, bien sûr, la cheminée offrait une très bonne alternative. J’ai allumé un feu n’importe comment, avec ce qui me tombait sous la main, et balancé toute la dope dans les flammes sans tarder.

Sauf que Roger ne débouchait pas plus les toilettes que la cheminée.

La fumée, au lieu de sortir joyeusement faire rire les oiseaux, a envahi d’abord le salon, puis toute la maison. Je nageais déjà en pleine euphorie quand les flics ont finalement débarqué. Entre le premier effet de la fumée, qui empêchait de voir à plus d’un mètre, et le deuxième effet – hin hin hin… le deuxième ! ha ha ! – la maison est vite devenue un gigantesque bordel.

Moi je riais comme une baleine, même si je me demandais si une baleine pouvait vraiment rire comme un junky défoncé, tandis que les flics se mettaient à tirer dans tous les sens en faisant la ronde autour de Roger qui, à peine sorti des toilettes, avait entonné l’hymne national tchèque. Ou angolais, je confonds toujours.

Tout ça m’a semblé durer des heures, sans doute parce que ça se passait au ralenti et à reculons, et je suis parti avant la fin parce qu’il fallait que je vérifie un truc sur les baleines.

Je n’ai pas revu Roger depuis, mais je crois qu’à sa sortie de prison il est devenu ramoneur.

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ma participation fumeuse mais non fumante :-)‏ (Sandrine)

Dimanche matin, dans un demi réveil, je pensais à ma participation aux prochain défis du samedi, je souriais à l’histoire que j’avais inventée, elle me plaisait bien, pas de crayon ni de bloc notes à ma portée, tant pis, car en plein hiver, sortir de la tiède et douce chaleur du lit est bien difficile, c’est même impossible un dimanche sans une bonne envie de pisser.

J’étais donc là, à me complaire dans la paresse avec délectation, confiante : c’est que j’ai une vaste mémoire et elle ne me fait presque jamais défaut, alors je pouvais faire du lard tranquille.  Et puis, après tout, même si ma mémoire flanchait*, ce n’était pas bien grave, j’inventerai autre chose. Voilà peu ou proue le point sur le flot de mes pensées dominicales et matinales.


Nous voici jeudi 13H28 (soyons précis)  et je n’ai toujours pas remis la main (mon esprit n'est donc pas manchot) sur mon texte. Il faut dire que ma mémoire est un vrai cabinet de curiosités bien mal rangé, une éléphante (même rose) n’y retrouverait pas ses petits alors, comment voulez-vous que j’y retrouve le brouillon d’une histoire ! Je crois juste me souvenir que je sautais à cloche-pied sur les toits. M’enfin une pensée aussi sautillante est bien difficile à suivre et je risque d’être en retard si je lui cours derrière.

Moi qui travaille si facilement de la cafetière d’ordinaire et qui n'ai qu'à regarder les volutes de fumée en sortir par le bec, voilà que je sèche sur une histoire de cheminée ! C’est un comble.

Bah, les cheminées, après un si long hiver, ont bien mérité de se reposer. Au moins, je serai là ce samedi et n’allez pas me dire que vous auriez préféré me voir courir derrière une pensée sautillante. Partir un jeudi pour suivre une idée et revenir ici le samedi, c’est IM-POS-SIBLE ! Avez-vous déjà bien regardé les méandres d’un cerveau ? Mes idées en suivent toutes les circonvolutions, je puis vous l’assurer, c’est pour ça, d’ailleurs, qu’elles sont aussi tordues à l'arrivée.

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Alchimie (Anémone)


Quand monte la température
Du feu intérieur,
Prévoir une cheminée
Qui laisse sortir la fumée.
Le trop plein d'humeurs.
La vapeur.
Voilà qui est impératif
Pour la réussite
De l'oeuvre

Garder un oeil régulier
Sur la tenue générale.
La mollesse ne sied,
Pas plus que la dureté.
L'équilibre en toute chose
Est affaire subtile.
Surveillez les bouillonnements.
Laissez enfler, puis taire
Inspirez. Expirez.
Il n'y a rien à faire
Qu'à laisser s'accomplir
Le travail des éléments
Et du temps.

Quand le prodige est prêt,
Respirer avec satisfaction
Et ravissement.
C'est le moment de l'extase.
Sortir délicatement le résultat.
Puis, élargir un peu la cheminée,
Afin de pouvoir sans être démasqué
Savourer, ô plaisir suprême,
La pâte onctueuse
Et moelleuse à souhait:
C'est de l'or qui ruisselle
Dans le palais.

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Participation de Prudence Petitpas

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Le toit de notre Amour !

 

Et oui, je t’aime, c’est dingue non ? C’est fou de t’aimer encore et encore, j’ai envie de le crier sur les toits, mais le notre est bien trop haut, je n’arrive pas à monter, pourtant j’essaie, le mieux serait peut-être que je passe par la cheminée…

Je m’accroche aux parois, les deux pieds fermement cramponnés sur les briques,  je me hisse de toutes mes forces, les doigts déchirés par les aspérités des murs intérieurs de ce foyer…je m’aide de tout mon corps pour grimper encore plus haut, le ciel me nargue de sa hauteur mais je monte encore et encore, je ne vois toujours pas le bout de cet âtre, le firmament se rapproche pourtant, il ne doit pas être si loin, le toit de notre amour, est-il vraiment  si grand notre Amour, qu’il soit impossible d’en atteindre le toit ?

Et pourtant je monte, je monte toujours, j’ai un peu peur, je n’ose  pas regarder en bas, la tête me tourne, il commence à faire froid dans cette tour infernale, je me sens comme un ramoneur ramoné, comme un sonneur sonné, et je suis la suie qui m’enduit de sa noirceur, mes narines s’en emplissent, je ris d’avance d’imaginer la nouvelle couleur de ma peau et mes yeux tout blancs dans ce visage sale.

 J’arrive enfin au sommet de ce donjon et je manœuvre de mes bras pour me hausser sur le rebord… ouf, je reprends mon souffle, respire l’air de la nuit

qui n’est plus très loin, je vois un bout de lune qui pointe à l’horizon, le soleil, lui, remonte son grand drap noir sur son sommeil, ça y est, je crois qu’il dort presque, il fait tout noir, cette fois, du coup j’ai vraiment peur.

 Je n’ose plus bouger, en bas il y a de toutes petites lumières qui bougent comme des feu-follet, au-dessus de moi, je ne vois rien, je ne suis plus rien dans cette immensité obscure. Je suis seule, je me noie dans une eau froide, je suis dans la mer morte, je désespère de redescendre un jour, pourtant je ne faisais rien de mal, je cherchais juste le toit de notre amour, mais il est si grand notre Amour, que nul ne peut en faire le tour…

Et merveille, j’ai vu loin dans la nuit, sur le toit d’à côté, sortant d’une cheminée,  une silhouette se hisser, des yeux  me regarder, une bouche me parler, un cri appeler mon prénom, un profil avancer doucement, prudemment, d’un toit à l’autre, d’une tuile à l’autre, une main se tendre vers la mienne, puis la happer rapidement.  J’ai alors senti sa chaleur se répandre dans tout mon corps, ce corps engourdi de peur, engourdi de froid et de pleurs, ce corps qui reprenait vie, et j’ai alors reconnu la douceur de ta peau, la chaleur de ta main, la lueur de ton regard, la forme de ta bouche,  tu avais toi aussi suivit un conduit de cheminée qui t’avait conduit tout droit  sur le toit de notre amour.

Nous nous sommes regardés enfin, nous étions les mêmes mais en négatif, nos deux visages couleur ébène se dévisageaient et lorsque tu m’as souri, tes petites dents blanches sont devenues mille étoiles scintillantes… mon fou-rire a remplacé ma peur, nos deux mains se sont liées plus fort et sur le toit de notre amour, assis sur l’encadrement de cette cavité que je venais d’escalader, j’ai su que c’était avec toi, pour la vie… que je voulais cheminer !

 

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Participation de Sable du temps

Nous interrompons nos programmes, car nous sommes en direct de la chapelle Sixtine où nos correspondants spéciaux ont une déclaration importante à nous faire.

- A vous Rome, nous vous écoutons :

- Habemus papam ? Pas sûr !

La nouvelle nous parvient à l'instant. Le doyen du conclave nous communique le message officiel suivant. Je cite :

" Un arrêt de travail d'une certaine catégorie de personnel du Vatican, notamment celle chargée du ramonage des cheminées, menace sérieusement le déroulement de l'élection du futur pape.

Nous sommes, à l'heure actuelle, dans l'incapacité d'assurer correctement le bon fonctionnement du poêle destiné à émettre la célébrissime fumée, suite à un " incident technique " indépendant de notre volonté. Nous avons découvert la présence d'un corps étranger obstruant le conduit de la cheminée. Nous mettons tout en œuvre pour mettre fin au plus vite à cette regrettable affaire, car, comme chacun sait, seules les Voies du Seigneur sont impénétrables ". Fin de citation.

D'aucuns parlent " d'incident voyageur ". En effet, selon des sources proches de l'enquête et d'après les premières investigations, il s'agirait du corps du père Noël dont nous sommes sans nouvelles depuis la nuit du 24 au 25 décembre dernier.

Affaire à suivre.

Ici Rome, à vous les studios!



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La cheminée et les oiseaux (Katy L)

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