18 février 2012

ZENITUDE (rsylvie)

 

rsylvie181

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Escapade salvatrice (SklabeZ)

 

Tout au long de l’année, les semaines de travail s’enquillent inlassablement, toutes plus harassantes les unes que les autres. Quand la pression et le stress deviennent insupportables, je ressens alors un besoin urgent de me ressourcer, de couper avec l’implacable routine.

 

La dernière fois que ce besoin s’est manifesté, c’était en mai dernier.

 

Dans l’après-midi, n’en pouvant plus, je laisse tout en plan et saute dans mon véhicule. Un rapide passage au domicile pour me changer et revêtir ma tenue de randonneur, je commence déjà à respirer.

 

Direction les montagnes d’Arrée, à peine une heure de route. Elles n’ont de montagne que le nom et le point culminant, le Roc’h Ruz (rocher rouge) domine toute la Bretagne de ses 385 m à peine.

 

Je me dirige vers son petit frère, le Roc’h Trevezel (rocher de la Trève) déchu récemment de son titre de point culminant pour une toute petite dizaine de centimètres.

 

Malgré la faible altitude, ces monts d’Arrée offrent un véritable paysage de montagne avec de grandes étendues sauvages et désertiques rappelant par bien des points ceux de l'Écosse ou de l’Irlande.

 

Arrivé à destination, je laisse ma voiture dans une petite zone à l’herbe rase, délimitée par quelques pierres alignées et aménagée en lieu de stationnement.

 

L’air est vif et un léger vent frais de noroît balaye la zone en poussant les nuages. J’admire le panorama et je m’imprègne du caractère rude et sauvage de ces paysages. La vue est magnifique et on aperçoit au loin, Saint-Pol-de-Léon et ses trois célèbres clochers, celui solitaire du Kreisker, le plus grand et les jumeaux de la cathédrale Saint-Pol Aurélien. Ils se découpent sur le fond bleu de la mer, la Manche.

 

Je m’engage dans un petit sentier bordé de murets recouverts d’herbes. De-ci, de-là, la lande est parsemée de blocs de grès ou de granit qui semblent émerger du sol.

 

Je m’enfonce dans cette lande et je me sens de plus en plus seul dans cette immensité calme et sauvage. Au bout d’un moment, je repère un gros bloc de granit un peu à l’écart du chemin. Je me dirige vers lui et je m’y adosse. Ma position est agréable, à l’abri du vent, tout est calme et silencieux. Je ne bouge plus, j’observe. Petit à petit, l’animation revient.

 

Le premier à se manifester est le tarier pâtre, il y en a beaucoup dans la région. Il a pour habitude de se percher pour localiser d'éventuels prédateurs mais aussi pour chasser. À mon arrivée, ils s’étaient postés à bonne distance, sur des monticules ou des roches alentour pour me surveiller. M’étant fait oublier, je peux maintenant les observer. D’un vol rapide ils quittent leurs postes d'observation et viennent happer les insectes au sol, pour rejoindre aussitôt leur perchoir favori.

 

De mon point d’observation, je peux aussi observer longuement le vol des busards cendrés. En ce début de période de couvaison et d’élevage des jeunes, le mâle vient ravitailler en nourriture la femelle. Je regarde avec admiration leurs magnifiques acrobaties aériennes, leur ravitaillement se faisant dans les airs. Je ne perds rien du spectacle fantastique qui s’offre à mes yeux émerveillés, je savoure ! Mes tracas du boulot sont loin.

 

La soirée s’avance, il me reste à peine une petite heure avant la tombée de 1a nuit. Je me suis placé face au vent pour être encore plus discret et ne pas être repéré par les animaux qui ont l’odorat et l’ouïe très développés.

 

J’aperçois soudain un jeune renard, il ne bouge presque pas. Il a dû repérer un petit rongeur, campagnol ou musaraigne. Brusquement, d’une cabriole, il l’attrape, on dit qu’il mulotte, imparable ! Il ne m’a pas vu ni senti, il s’approche de moi. Je suis immobile et retiens ma respiration, mon cœur bat à tout rompre, c’est un grand moment ! Il est à cinq pas de moi. Je pourrais presque le toucher, je le sens presque, il est magnifique

Zut, j’ai bougé ! Il a disparu en moins d’une seconde.

 

C’en est fini pour aujourd’hui !

 

J’ai eu ma dose d’émerveillement et rechargé mes batteries de sérénité. Je suis calme et zen à nouveau.

 

Demain je serai plus léger en allant travailler.

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Petit matin (Célestine)

J'émerge sans réveil d'un sommeil  étrange et agréable. Des rêves de vacances. Je glisse mes pieds dans mes pantoufles de plume, une lubie de ma tante. Je pense à elle en sentant mes orteils se recroqueviller dans la douceur du duvet. Je descends. 
267_le-boreon_saint-martin-vesubieL'escalier en cerisier grince et craque à chaque pas. J'ai l'impression que je vais réveiller tout le village! Il est très tôt. Tout dort encore. L'air sent l'aube, ce mélange de terre mouillée de rosée, et de vent dévalant des sommets, embarquant avec lui le froid  des névés.
Je suis la première debout, ce matin.
De la fenêtre de la cuisine, le panorama s'offre, grandiose, à couper le souffle. Le Massif du Mercantour, de l'Argentera à la Cime du Diable, érige ses pics et ses hautaines splendeurs . Le spectacle du soleil investissant lentement chaque creux de roche est simplement indicible.  Chaque matin, ici, l'on naît comme au premier matin du monde.
Ça sent le café chaud et le pain grillé, leur odeur me grise doucement. Je laisse les pensées m'effleurer et repartir. Je flotte dans une plénitude encore endormie. Le chat se toilette méthodiquement, il a sa place à l'angle du fourneau, toujours sur la même tomette ébréchée. Il aime cette tomette, qu'il a faite sienne. Une tomette marginale, reconnaissable entre toutes.
Dehors, les premiers perce-neige pointent un museau hasardeux sous les plaques de verglas encore accrochées au sol. Il faudra que je dise à ma mère de faire attention, elle ne sent pas du tout ses quatre-vingts balais et gambade toujours comme une imprudente à la recherche d'un bouquet. La dernière fois, elle s'est pété le poignet pour aller cueillir des violettes...Cette pensée me fait sourire tendrement.
Pas de radio. Surtout, pas de radio. Juste les battements de mon coeur à mon tympan.
Le café coule dans mes veines comme un nectar. Bon sang, qui dira le goût puissant du café, glissant dans le gosier à 7 heures du matin, dans la solitude de la montagne? 
Bon sang, ce que j'aime la vie!
Il fait un temps soyeux d'yeux mi-clos aux premiers rayons, un temps de confiture léchée du bout du doigt, un temps paisible et frais de longues inspirations d'oxygène et de mots à voix basse. Il fait un temps de tourterelle...
Le figuier porte ses bourgeons, le jour porte ses promesses.
Mon père vient me rejoindre sans parler. Je le trouve beau. Je pose son bol sur la table et je fais tinter la cuillère dedans, geste qu'il m'a transmis comme un rite secret de reconnaissance. Un des gestes que je garderai de lui. Mon père...
Tout est parfaitement ordonné dans ce petit matin de fin d'hiver .
Tout est beau et lumineux et baudelairien.
Je suis chemin.
Je suis nuit et je suis soleil.
Je suis racine, et je suis ciel.

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Zen (Vanina)

 

#181_Zen_VH

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Le clochard céleste (Joe Krapov)

- Vous invitez le nombre d'ami(e)s que vous voulez à passer un dimanche midi chez vous. (Attention : plus on est de fous, plus on rit et plus il faut mettre de riz pour accompagner la viande et les fruits de mer de votre paella).

Ils ont obligation d'amener avec eux tout leur stock de cartes routières, même périmées, même dépenaillées. Michelin, IGN ou autres, toutes les cartes sont acceptées sauf la carte bleue : les jeux d'argent sont interdits chez vous comme chez moi. (De toute façon, comme on nous envoie toujours nous faire voir chez les Grecs, chez nous c'est comme chez eux : du fric il n'y en a plus, les banques ont tout piqué).

Après le repas, suivi de café et peut-être pousse-café en option on pousse obligatoirement tous les meubles et on s'assied en rond par terre sur le tapis indien comme dans la chanson « Germaine » de Renaud. (C'est la seule que je connaisse par cœur avec "La chasse aux papillons" de Brassens. Cette considération n'a rien à voir avec le reste mais il faut que vous appreniez à rester zen).

DDS181 haïku jardin zen

Chacun aura marqué ses cartes de ses initiales ou d'un signe distinctif en vue de les récupérer à l'issue du jeu. Elles peuvent toujours servir, même si, comme sur la nôtre, le contournement de Mûr-de-Bretagne par la quatre voies n'y est toujours pas mentionné. (Le Conseil général des Côtes d'Armor semble plus rapide dans l'avancée de ses travaux que les upgraders de chez Michelin. En fait la raison principale de ce bug tient surtout au fait que notre carte de Bretagne date de 1984. Ce serait bien qu'on en rachète une plus récente mais au moins, nous on ne s'engueule pas en voiture comme Jean-Pierre Berthoise et son épouse).

DDS181 haïku vélo

Le jeu commence. Le donneur mélange les cartes, les donne à couper à son voisin de gauche. (Mais non, Roger, pas avec des ciseaux ! Il est con lui, eh !). Puis il en distribue 5 à chacun.

Une main innocente (Kevin ? Jennyfer ? Nicolas ? Jules ? Léonie ? Théo ? Léa ? Aïcha ? Mini-Poune ?), en tout cas quelqu'une qui ne prend pas part au jeu aura choisi auparavant dans le dictionnaire ou sur Wikipédia une des 36000 communes françaises qu'il ou elle suppose inconnue de tous. Le nom de cette minuscule cité est donné en pâture aux participants. Chacun déplie alors ses cartes et cherche à localiser Saint-Georges-de-Gréhaignes ou Condat-sur-Ganaveix sur le territoire français en regardant dans son jeu.

DDS 181 haïku lampadaire

Même si on le trouve assez vite énervant, c'est un jeu qui rend très zen. Il a au moins un avantage. Pendant que vous faites ça personne ne vous rebat les oreilles avec un omniprésident qui va entrer en omnicampagne pour omnipromettre d'omnirompre avec tout ce qu'il n'a pas omnifait pour faire omnipire encore. (Superbe et généreux ce jour, j'ajoute la version de droite de cette phrase pour celles et ceux qui envisagent de le soutenir : "Pendant que vous faites ça personne ne vous rebat les oreilles avec une envie d'être président et de mener campagne pour promettre de rompre avec tout ce qu'a fait notre civilisation supérieure alors qu'on sait très bien qu'ils ou elles n'ont aucune expérience en matière de népotisme, de bling-bling ou de talonnettes, ces malhonnêtes !).

DDS 181 haïku chapelle

- Et qu'est-ce que gagne celui qui triomphe de l'épreuve ?
- Le droit d'inviter à son tour les autres pour un repas chez lui et une autre séance de satori à Paris
- C'est le nom du jeu ?
- Maintenant oui, au départ c'était satori à Mimizan-plage parce que j'en ai eu l'idée en rêve en me réveillant à 6 heures du matin le mardi 14 février 2012. « Satori à Paris », c'est en référence au bouquin de Kérouac. Il y raconte la recherche de ses origines bretonnes. C'est rigolo, parce que vous, je vous ai trouvé « Sur la route » !
- Vous savez, je connais un autre jeu. Je suis le seul à y jouer et c'est aussi un jeu d'exploration de l'espace mais en vrai.
- Vous cherchez quoi, vous, monsieur Augustin ?
- Je cherche un ascenseur qui me ramènerait chez moi.
- Ca n'a pas l'air de vous stresser plus que ça.
- Non, je suis très zen. C'est une épreuve qu'on m'impose, mais j'ai tout mon temps. J'ai l'éternité devant moi.
- Faites-voir la carte que vous avez tirée
- Nord Pas-de-Calais.
- Vous savez, ça me revient à l'instant. Quelque part du côté de Saint-Omer, il y a un ascenseur à péniches. Ce doit être à Arques, si je me souviens bien, là où Yvette Horner possède un magasin de perles de cristal.
- Promis j'irai. Merci encore de votre hospitalité. Vous pouvez me passer un livre pour la nuit ?
- Le livre des haïkus, de Kerouac ?
- Ce sera parfait !

DDS181 haïku lune 2

 P.S. Ce dialogue est bien entendu extrait de "Dieu s'ennuie le dimanche...", roman inachevé autant qu'inachevable.

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Je suis Zen (titisoorts)

si le souffle c'est la vie
à fond la sophrologie
la force est avec toi
je suis maître yoga
 
tendu la relaxation
faire la méditation
prier sur l'himalaya
des noeuds aux jambes aux bras
 
je suis cool vraiment cool
je suis zen vraiment zen c'est fou
m'casse pas les pieds j'aurais les boules
pas encore près à tendre l'autre joue
 

 

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BOUDDHA, BOUDDHA (Joye)

Le zen à la ricaine n’existe pas et c’est pour ça que je ne comprends pas : pourquoi y a-t-il deux Bouddhas ? L’un est gros et l’autre très mince. C’est vrai que ça coince chez les éveillés, mais ça nous donne de quoi rêver : un Bouddha boudin et un Bouddha pas gras.

 En restant trop zen, on peut trop grossir, mais l’on maigrira sans se nourrir. Dis-moi, est-ce que tout ça ne te fait pas rire ? L’un est gros et l’autre très mince. C’est vrai que ça coince plan esthétique. Comment font-ils question diététique ? Bouddha bouff’ra ou ne bouff’ra-t-il pas ?

Je leur ai posé une de ces colles, le genre qu’on croise à l’école ou quand on abuse trop d’alcool : Gros et joyeux ? Ou mince et glaireux ? Lequel est le mieux ! Je ne sais pas ! Car il n’y a pas de Bouddha au milieu, n’est-ce pas ? Il y a un Bouddha boudin et un Bouddha pas gras.

Mais les deux Bouddhas m’ont fait la gueule. Je me sentais assez seule, même en allant sur Google. Pourquoi y en a un qui pète le fun et l’autre qui fronce ses maigres sourcils. Il semble avoir des soucis. C’est pas très saine, et sans doute, pas zen !

Mais bon, une Ricaine très zen, ça n’existe pas et c’est pour ça que j’ai fait cette réflexion qui pourrait te hanter. Si j’ai le temps, j’irai chercher. C’est pas dedans, c’est ailleurs - that’s the answer - aux Bouddha boudin et Bouddha pas gras.

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Le body, ça te va (Walrus)

Le maître m'avait dit :

"L'éveil peut survenir n'importe où, n'importe quand, Petit Scarabée.
Même à la cuisine en détaillant les légumes"

J'aurais peut-être pas dû commencer par les oignons...

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La petite boutique "ZEN" (MAP

Mon plombier est ZEN :

Projet Tuyaux

Le gamin qui a tracé ceci n'est pas ZEN :

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La porte de ma voisine s'est mise à parler "façon ZEN" :

DSCF5855

Ce banc n'appartient pas à Zorro, non !

Il a le "Z" de ZEN !!!

Le voici en pleine méditation !

Il a déjà réussi à faire disparaître son assise ! 

DSCF5835

 

A force de pratiquer la  ZENitude  j'ai réussi

à faire léviter ma fenêtre au milieu du paysage !!!

dscf5821 

Maintenant c'est à mon tour :

HOP, plus personne !

MAP est ZEN ! MAP est complètement  ZEN !!!

DSCF5787

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZEN

QUOI ????

Non, j'ai pas dit ZINZIN !!!!

Non mais !!!

 

 

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« Zen, restons zen ! »* (Mamido)

   

Maman Mamido

En ce moment, ma vieille maman est hospitalisée et j’apprends, grâce à elle, à rester zen en toute occasion.

Passés les premiers jours d’une légitime inquiétude au sujet de l’évolution de son état de santé, je subis, maintenant qu’elle va mieux, le chaud et le froid de son humeur changeante qu’elle fait souffler, du fond de son lit,  au gré de mes visites quotidiennes.

 

D’abord, elle a refusé toute visite, ne souhaitant pas que l’on vienne, selon ses propres dires, « assister à sa décrépitude ». Elle a même fort mal accueilli une cousine qui, ayant appris par hasard son hospitalisation, avait voulu profiter de son passage dans la région pour la saluer. Celle-ci, tellement refroidie par cette mauvaise réception, n’ose même plus lui téléphoner de peur de subir encore ses remarques acerbes!

Mais quelques jours plus tard, bien pomponnée et discrètement parfumée, ma mère dissertait avec amertume sur l’indifférence de ses proches et amis qui avaient tôt fait de l’oublier et de l’abandonner dans la difficulté.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Son séjour hospitalier se prolongeant dans une maison de repos,  peu à peu, elle me fait déménager son appartement pour avoir auprès d’elle ce qui lui manque : un réveil, un châle, une jupe, une lampe électrique, des biscuits à la cuillère, une veste, un rouleau d’essuie-tout, du scotch, du sirop de fraise, un anorak, des bottes, un calendrier, du pain de mie, un rouleau de scotch, des ciseaux, du champagne, un bonnet, du papier, un pull, des bigoudis, une écharpe… viennent s’ajouter, jour après jour, aux traditionnelles revues et confiseries que l’on offre aux malades. Chaque matin, environ vers dix heures, j’ai sa commande par téléphone et je suis toujours surprise par ce dont elle peut avoir besoin.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Son transfert de l’hôpital vers la maison de repos lui ayant occasionné une intense fatigue, elle a décrété à son arrivée qu’elle ne voulait pas que je communique son nouveau numéro de téléphone « à qui que ce soit ». « Tu sais, les gens sont pleins de bonnes intentions, mais il ne se rendent pas compte ! Ils te parlent, te parlent, te posent des questions sur ta santé, toujours les mêmes et c’est épuisant de leur répondre… » Message reçu.

Pas plus tard que le lendemain, elle s’étonnait du silence radio qu’elle subissait et me fournissait une liste substantielle de personnes qu’elle souhaitait entendre lui parler au téléphone.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Un jour, on lui donne trop à manger, un jour pas assez et elle me demande de lui apporter des réserves qu’elle dévore en catimini la nuit, enfermée dans la salle de bain !

 

Un jour, le personnel soignant est dévoué, « charmant » et aux petits soins pour elle, le lendemain il est indifférent et brutal.

 

Un jour, le médecin lui a sauvé la vie, le lendemain c’est un incompétent qui ne comprend rien à son cas si spécial.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Et je le reste, malgré tout ! Parce que ma mère est là, bien vivante, avec son caractère bien trempé et même si elle me fait souvent tourner en bourrique, j’emmagasine en mon coeur tous ces moments précieux passés à la dorloter.

Nous ne sommes dupes ni l’un ne l’autre, le temps nous est compté.

Ce que Maman traduit à sa façon, dans son langage imagé :

« Tu sais, ma fille, tout ça ne durera pas autant que le marché de Villefranche !!! »

 

 

 

*Refrain de Zazie

 

 

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