15 octobre 2016

Le chevalier Néon (Vegas sur sarthe)

 

Dans l'quartier on m'appelle le chevalier Néon

je suis un travesti, un espion costumé

tantôt malodorant et tantôt parfumé

je joue du gros calibre et de l'accordéon

 

Connu dans le milieu et aussi sur les bords

j'ai dans ma garde-robe Aubade et Wonderbra

j'épile ma moustache et mes dessous-de-bras

on peut être balance à babord et tribord

 

Je furète à tout va, j'infiltre et je cuisine

j'ai vu tous les Jean Bond, les Zérozérosept

au point de me glisser jusque dans ses chaussettes

 

Mes gonzesses s'appellent Yvonne ou Carlita

c'est pas des Tatiana, des Ruby, des Mata

mais un jour je serai dans tous les magazines

 

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Participation de Venise

 

J’avais retrouvé une grenouille dans mon congélateur.
Elle mangeait ma dernière glace à la vanille.

Mortifiée par ce spectacle , j’opérai  un mouvement de retrait , marchant à reculons façon geisha , prenant garde de bien  dissimuler ma bombe lacrymogène .

 

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Je t’ai à l’œil depuis un bon bout de temps dit elle , mais pardonnes moi ma présentation primitive .
Mes sœurs et moi nous vous espionnons depuis la nuit des temps et ne joue pas Madame de BUTTERFLY !!

Je suis venue te mettre en garde toi et les tiens .

Votre relation au monde sent le roussi , le caramel brulé , la mauvaise macédoine de fruit en conserve .

BURK!! BURK !!BURK !!dit elle dégoutée.

Je n’étais pas tout à faire sûre de savoir quoi faire devant l’amphibien .
Vous êtes une science fiction artisanale dont nous devons nous débarrasser.
Merveilleuse à des enregistrements sur plus de mille ans concernant votre civilisation.

Cette grenouille espionne était l’intrusion la plus impardonnable qu’ait connue l’humanité.
C’est qui MERVEILLEUSE m’entendis je dire.

Notre souverain bien , notre planète mère .

C’était comme si j’étais assise soudain sur une lampe à souder .
Je savais qu’un jour notre humanité souffrirait mais personne ne m’avait parlé d’humiliation .

 

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Participation de Marco Québec

 

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Filature

 

-      Détective Du Sablon, comme je vous le mentionnais brièvement au téléphone, les agissements de ma femme me préoccupent et j’aimerais que vous enquêtiez pour tirer tout cela au clair.
-
      Pouvez-vous me dire ce qui vous inquiète particulièrement, monsieur Dutil ?
-
      Ma femme s’absente de la maison les mardis et les vendredis pour tout l’après-midi. Ce n’est pas pour faire les courses, elle les fait le mercredi. Elle a son bridge le lundi et elle visite sa mère le jeudi. J’ai fouillé dans les relevés de compte de sa carte de crédit et il n’y a pas une seule transaction qui apparaisse les mardis et vendredis. Je compte donc sur vous pour la prendre en filature et me faire rapport le plus tôt possible. Cette situation a assez duré.
-
      Pour ce qui de mes honoraires…
-
      Votre prix sera le mien. Je n’ai aucun problème avec l’argent.

Deux semaines plus tard, le détective Du Sablon se présente au bureau de son client.

-      Cher monsieur Dutil, j’ai bien peur que votre femme ait un amant. Elle se présente tous les mardis et vendredis vers 13 h à l’Hôtel de la Garnison, situé sur le chemin Saint-Louis. Le personnel lui tend immédiatement la clé de la chambre 111 d’où elle ressort à 17 h.
-
      C’est donc le cas classique du mari cocu. Je ne suis pas vraiment surpris, je dois vous le dire. De quoi a l’air l’homme qu’elle rencontre ?
-
      Je n’en ai pas la moindre idée. Je n’ai pas réussi à voir quelqu’un d’autre que madame entrer et sortir. J’ai pourtant surveillé les lieux plusieurs heures avant son arrivée et après son départ. Cela est plutôt intrigant.
-
      Non, non et non. Vous devez pousser plus loin votre investigation. Je veux un nom, une photo. Revenez me voir quand vous aurez fait votre travail.
-
      Mais monsieur Dutil !
-
      Il n’y a pas de « mais ». Allez. Je vous ai assez vu.

Le mardi suivant, Du Sablon est posté devant l’hôtel et attend la sortie de madame. Dès qu’il l’aperçoit, il se dirige vers elle et la bouscule légèrement.

-      Pardonnez-moi madame, j’espère que je ne vous ai pas blessée. Je suis vraiment maladroit.
-
      Ce n’est rien monsieur.
-
      Vous êtes bien certaine.
-
      Puisque je vous le dis.
-
      Accepterez-vous que je vous offre un café en guise de dédommagement ?
-
      Ce n’est vraiment pas nécessaire.
-
      Mais j’insiste madame. Je veux réparer mon manque de savoir-vivre.
-
      Bon d’accord, puisque vous semblez tant y tenir.
-
      Je vous en prie madame…
-
      Madame Dutil.
-
      Monsieur Du Sablon. Est-ce que le café situé juste de l’autre côté de la rue vous convient ?
-
      Tout à fait, répondit-elle.

Après avoir reçu les boissons commandées, monsieur Du Sablon engage la conversation.

-      Logez-vous à l’hôtel d’où vous sortiez, madame ?
-
      Non, pas vraiment.
-
      Vous y travaillez peut-être ?
-
      Non. Je ne crois pas que vous trouverez ce que je faisais là monsieur.
-
      Je ne veux pas être inquisiteur. Vous n’avez aucune obligation de me répondre.
-
      Si je ne vous le dis pas, je crois que vous manquerez une bonne occasion de rire.
-
      Dans ce cas-là, dites-moi tout.
-
      Sachez, monsieur, que je fréquente cet hôtel tous les mardis et les vendredis après-midi depuis bientôt trois ans. Et ce que j’y fais n’a rien de bien original.
-
      Vous y rencontrez votre amant, c’est bien cela.
-
      Vous n’y êtes pas du tout, monsieur Du Sablon.
-
      Vous pouvez m’appeler Émile.
-
      Alors vous n’y êtes pas du tout, monsieur Émile. Au fait en y repensant,  j’y fait peut-être quelque chose d’original.
-
      Vous attisez ma curiosité, madame Dutil.
-
      Vous pouvez m’appeler Madeleine.
-
      Et qu’y faites-vous Madeleine ?
-
      Je dors, Émile. Je dors tout mon soûl.
-
      Alors vous me voyez stupéfait, chère Madeleine.
-
      Voyez-vous, mon impuissant de mari refuse que nous fassions chambre à part. Et il ronfle comme une locomotive, sept nuits sur sept. Alors pour tenir le coup, je m’offre deux après-midi de sommeil par semaine. C’est aussi simple que cela.
-
      Je ne savais pas que monsieur Claude était impuissant.
-
      Pardon, voulez-vous répéter ce que vous venez de dire ?
-
      Oh ! Je crois que je viens de commettre une autre gaffe.
-
      Comment se fait-il que vous connaissiez le nom de mon mari ?
-
      Me voilà pris au piège comme un débutant.
-
      C’est à votre tour de tout me dire.
-
      C’est assez délicat, Madeleine.
-
      J’attends votre confession.
-
      Bon. D’accord. Puisqu’il le faut. Je suis détective privé et votre mari m’a engagé pour connaître votre emploi du temps les mardis et vendredis après-midi.
-
      Elle est bien bonne celle-là !
-
      Vous comprenez que cela me met dans une situation très inconfortable.
-
      Je comprends surtout que la légère bousculade n’était nullement fortuite.
-
      Ah ! Madeleine. Comment pouvons-nous régler ce différend ? Je ne veux pas vous être désagréable. 
-
      Vous n’avez qu’à dire la vérité à mon mari. De toute façon je ne fais rien de mal.
-
      Mais comment m’excuser auprès de vous ?
-
      Je vois peut-être un moyen de vous racheter. Que faites-vous vendredi prochain entre 13 h et 17 h ?

 

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08 octobre 2016

Défi #424

ESPIONNAGE !!!!

 

Espionnage

A vous de "jouer" sur ce thème !!!

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

 

 

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Ses mots magiques (Sarah)

 

Ensemble, nous arrivons devant cette intrigante chaise rouge installée dans la rue. Elle me lâche la main pour prendre la petite pancarte et lit de cet air théâtral qu'elle prend pour dire une bêtise : "fabrique de mots magiques ici". Elle s'assoit sur la chaise et prend mes mains. Elle semble sérieuse à nouveau quand elle me dit : "Tomber amoureux, ça c'est un mot magique. Un vrai. Un de ceux qu'on fabrique depuis l'éternité avec des matériaux invisibles ; une fabrication dont personne n'a la recette. De la magie à l'état pur. C'est comme Alice au Pays des Merveilles qui dégringole dans les entrailles de la terre : tu te sens tomber, et la peur première laisse place à un tout autre sentiment. Tout juste tu te demandes comment tu feras s'il faut remonter quand tu seras arrivé au fond. Mais le résultat de cette chute, le risque de fracas au sol, tu ne le crains pas, car rien ne peut te blesser en cet instant. Tu te laisses choir sereinement, ça n'en finit pas, c'est vertigineux. Et d'un seul coup, tu te rends compte que c'est la chute la plus délicieuse que tu n'aies jamais connue. Toutes les chutes de ta vie te reviennent alors en mémoire. Tu sais, ta première chute quand tu apprenais à marcher, tes chutes à vélo, tes genoux égratignés dans la cour de récré et puis tes effondrements de grands : toutes tes erreurs, tous tes regrets, tous ces malheureux cailloux sur ton sale chemin... Toutes tes chutes prennent sens à ce moment-là. A la seconde où tu tombes amoureux , elles sont toutes réunies : c'est le condensé de tous tes anéantissements et de tes remises sur pieds, de toutes tes rechutes et de tes efforts pour remonter la pente. Tout est là. C'est un concentré du pire de ta vie, qui, au contact de la bonne personne, se sublime pour se transformer en le meilleur que tu pouvais espérer vivre. Tomber. Tomber fort et lentement à la fois. Tomber délicatement. Tomber extrêmement. Tomber jusqu'au cœur de l'univers d'une vertigineuse chute qui te coupe le souffle. C'est le plus magique des sentiments : se sentir tomber et ne jamais vouloir s'en relever, avoir le souffle coupé et ne plus jamais vouloir respirer. Je suis en train de tomber amoureuse de toi et je rêve de ne jamais l'être entièrement. Je veux chuter ainsi à l'infini, que chaque jour, quand je crois que je vais toucher le fond, me rendre compte qu'il y a encore tant à aimer de toi, tant à tomber amoureuse encore. Alors pardonne-moi de ne jamais t'aimer pleinement et laisse-moi continuer à tomber infiniment amoureuse de toi".

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À la Fabrique de mots magiques par bongopinot

Source: Externe

 
Sur une vielle chaise rouge
Une pancarte indique un atelier
Où l’on trouve de merveilleux messages
Il est tenu par deux magiciens en tablier

C’est la fabrique de mots magiques
Vous y trouverez de belles lettres
Toutes rondes, droites ou obliques
Rien que des alphabets illustres

Vous pouvez entrer et regarder
Ici il y a de beaux mots dorés
De la poésie au caractère endiablé
De la prose en guimauve animée

Vous pouvez réaliser ou demander
De jolies missives entourées de ruban
De petites bafouilles pleines d’humanité
D’élégantes pensées à mettre dans vos cabans

L’alphabet donne des mots et puis des phrases
Qui peuvent souvent réchauffer les cœurs
Des bonjours et des mercis qui s’embrassent
Et qui bien sûr éloignent tous les malheurs

Et si vous y entrez vous ne serez pas déçus
Il y en a pour tous les goûts rassurez-vous
C’est un lieu où vous serez toujours bien reçus
Une belle enseigne un bel endroit un vrai bijou

Pour rendre hommage aux mots magiques
Que l’on apprend pendant l’enfance
Et que l’on sème sur nos chemins ludiques
Pour les récolter ensuite et en saisir le sens

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Objection votre Honneur ! (Walrus)

 

Il n'y a rien de magique dans les mots...

Hormis l'usage qu'on peut en faire !

 

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Le général (par joye)

Le général

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Oublis (MAP)

-Et pour vous Madame ce sera quoi ?

-Eh bien je voudrais un mot magique pour m'empêcher d'oublier où j'ai bien pu poser mes clefs ou mes lunettes, ou bien encore pour m'aider à retrouver comment s'appellent les objets qui m'entourent, ou …

-N'allez pas plus loin Madame. J'ai compris ! Pour vous ce ne sera pas le mot magique le plus demandé à savoir "A-bras-Cadabras !!!" Non, non !!! Ni "C'est-Zame ouvre-toit !!!" Pas plus qu' "Archtalopuskobine-Quilovis-Quarochinovski » !!!" Non, non ! Tous ceux là ne vous servirait en rien !!! Je vous recommande celui qui a déjà fait tant de victimes, euh, je veux dire tant de merveilles ! Le fameux «Al-Zeille-meurt-Mais-ne-Se-rend pas » !!! Non, non ne me remerciez pas chère Madame ! Oubliez-moi !!!

 

Le gardien de l'oubli

 

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