28 décembre 2019

Obsession (Walrus)


S'il y a bien une constante dans les écoles de chimie, c'est la passion de certains des étudiants pour les explosifs en tous genres.

Rien que durant mes propres études j'ai rencontré :

  • Celui qui ayant bourré de poudre noire et de billes un tube en acier d'un pouce muni d'un bouchon fileté et percé d'une lumière de mise à feu s'était arraché une partie du mollet, le machin étant mal  arrimé.
  • Celui qui avait creusé des trous de mine dans le potager pour déterrer les poireaux paternels pris par le gel mais n'avait réussi qu'à les faucher à raz de terre (et accessoirement à briser quelques vitres de la gare de l'endroit).
  • Celui qui prétendait avoir fabriqué du picrate d'ammonium, lequel au moment de l'allumage d'un petit tas posé sur le rebord de la fenêtre dans le couloir de l'établissement n'avait réussi qu'à noircir la tronche des spectateurs penchés sur l'expérience.
  • Le même qui faisant décidément une fixette sur l'acide picrique en avait avalé une gorgée de solution aqueuse (utilisée pour le traitement des brûlures superficielles) et s'en était tiré avec un bon lavage d'estomac sans pour autant soulever le moindre intérêt de la part de la demoiselle de ses rêves.
  • Celui qui avait fabriqué une fusée à poudre laquelle avait "aluni" sur le terril voisin y allumant un début de combustion.

Comment ?

Moi ?

Absolument pas, voyons !

Enfin, en dehors de

  • Cette tentative de fabrication de "pseudo-plastic" : fabriquer d'abord l'hexaméthylène tétramine, autrement dit l'urotropine, par condensation de formol et d'ammoniac puis nitrer celle-ci au mélange sulfo-nitrique. C'est au moment de la nitration que j'ai conseillé à mon frère d'écarter l'oreille de la coupelle sur laquelle il était penché avant qu'il n'en sorte une flamme de cinquante centimètres.
  • La fabrication, ultra-simple, d'iodure d'azote (mélanger bêtement de la teinture d'iode et une solution d'ammoniaque et récupérer le précipité noirâtre qui se forme) un machin qui, une fois sec, explose pour un oui pour un nom, pour un choc ou pour un peu de chaleur. Évitez de jeter le filtre usagé dans la cuisinière à charbon ce qui évitera le décollage du couvercle de fermeture.
  • L'amusante expérience de la mise à feu à retardement au moyen de quelques gouttes de glycérine déposées sur un petit tas de permanganate de potassium.

Quoi ? Non, la glycérine ne provenait pas d'une tentative de fabrication de nitro (celle qui stabilisée à la terre de diatomées produit la dynamite) , je ne suis pas fou.

Bien sûr aujourd'hui, ce serait plus facile avec le TATP, mais avec l'âge, j'ai perdu la foi !

 

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2020 voeux (joye)

🧨

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un bon nouvel an !

👨‍🔬 

C’est grâce à ce monsieur Nobel

C’est grâce à ce monsieur Nobel

C’est grâce à ce monsieur Nobel

Il mérite un prix !

 🏆

Parce que le français

Parl’ de s’éclater

Avec d’ la dynamite

Ça risqu’ d’arriver !

 💥

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un bon Nouvel An.

 

La nitroglycérine

N’est point du tout stable

Faut fair' gaffe avec

Si vous êtes biodégradable.

☠️ 

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Et un Bon Nouvel An !

🥂  

À la St-Sylvestre

Ne faites pas atchoum !

À moins que vous ne vouliez

Faire une bonn’ boum !

💥 

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite

Je vous souhait’ de la dynamite…

Elle inspire ma chanson !

 🎵

Si vous n’aimez pas ma chanson

Si vous n’aimez pas ma chanson

Si vous n’aimez pas ma chanson

Vous aurez du bâton !

🧨

 

 

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Trois notes de musique, (maryline18)

m18

- Que peut-il naître de trois notes de musique ?

Le début d'une valse, un matin d'exaltation,  quand l'espoir offre un instant de grâce à la résignation. Mes mains maladroites s'appliquent si bien que ces trois notes en deviennent belles et entraînent de douces pensées qui viennent s'enrouler et tourner, tourner, tourner jusqu'à former une mélodie. 

- Que peut-il naître de trois notes de musique ?

Un toubillon d'amour dans ma tête toute chamboulée, une explosion d'envies tellement réprimées... , tout, sauf un appel sourd qui rebondirait en ondes douloureuses sur les parois de mon coeur.

- Que faire de ce doux moment de félicité ? Ecrire les notes pour retenir la beauté du rêve ? Non surtout pas, la beauté est toujours éphémère, comme un rayon de soleil qui s'invite un jour de grisaille. La grâce est si fragile. Surtout ne rien tenter, ne rien prévoir, ne rien présumer, ne rien espérer.

La réalité se chargera bien assez vite de me faire redescendre sur terre. C'est bien dommage, je suis si bien, en lévitation, au dessus de toutes les évidences... La réalité, le bâton de dynamite dont chacun allume sa propre mèche, et pour être sûr que d'autres n'échappent pas à sa condamnation, il arrive qu'on se charge d'allumer celle d'un proche. Combien de fois n' a-t-on pas entendu ce : -"Retombe sur terre !"ou ce : " Sois raisonnable, c'est la vie !"  La réalité fait voler en éclats tous les plus beaux rêves, pour ne laisser  retomber qu'une myriade de manques à comptabiliser.

 

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Partie de chasse. (suite de : « histoire de truffes ») (Yvanne)

 

Paulo et Jacky au téléphone :

 

    • Hé Jacky, écoute un peu !Tout à l'heure, en cavant à Cantegril, j'ai aperçu le Louis.

    • Encore ! Ça ne lui a pas suffi ? Il lui faut peut être une autre leçon. On va s'en charger mon Paulo.

    • Non. Non. Il ne faisait que passer. Il allait chasser.

    • Tout seul ?

    • Oui. Pas rancunier, il s'est arrêté pour me faire la conversation. Tu me croiras pas : il m'a même demandé si ma truffière “donnait”bien. Il se fout de ma gueule.

    • Tu es sûr qu'il allait à la chasse ? Je suis un peu surpris : il fait partie de l'équipe à Pierrot. Et en général, ils chassent en fin de semaine.

    • Justement. Il les a lâchés : “tous des cons qui ne pensent qu'à la picole.” Il n'a pas envie de se faire trouer la peau qu'il dit.

    • Et il chassait quoi ? La bécasse ? Ça m'étonnerait : il ne s'intéresse qu'au gros.

    • Tu as raison : il allait au sanglier.

    • Tout seul ? Tu plaisantes ?

    • Non Jacky. Il m'a raconté qu'il avait repéré un énorme mâle dans les fourrés de la Besse. Il compte bien l'avoir avec l'aide de son Taïaut. Je pense plutôt qu'il veut le chouraver aux autres.

    • Il est quand même fort ce Louis. Son chien est aussi bon à la chasse au gibier qu'à celle des truffes. Ses anciens potes vont le regretter.

    • Ma parole, tu l'admires ! Tu dirais pas la même chose s'il te volait tes canards. Dis-donc, Jacky, je pense qu'il se promène toujours là-bas, à la Besse. T'as pas envie de te distraire un peu ?

    • Je ne demande pas mieux. Mais attention quand même : il a son flingue. Et comme il n'est pas fin...

    • Rejoins-moi à Cantegril. J'y vais de ce pas.

    • Qu'est-ce que t'as en tête ? Fais pas l'andouille Paulo.

    • Viens je te dis.

    • J'arrive.

Un peu plus tard...

    • T'en as mis du temps. Dépêchons-nous avant qu'il se lasse de faire le pied.

    • Je me demande bien ce que tu trafiques Paulo. Je suis pas tranquille.

    • Conneries. Tiens, le voilà ! Le cul en l'air. Je sais pas ce qui me retient de lui coller mon pied aux fesses.

    • Qu'est-ce qu'il fabrique ?

    • Il renifle la terre pour chercher l'odeur du cochon. Il se relève. Pas de doute, la bête a passé ici. Suivons le chien à distance.

    • Si tu me dis pas ce que tu mijotes, je fous le camp.

    • Ho Jacky, t'as pas la trouille quand même ? T'inquiète, ça craint pas. Mais je lui garde un chien de ma chienne au Louis. Toutes ces belles truffes qu'il m'a volées ? Tout cet argent perdu à cause de lui ? Il faut qu'il rembourse un peu et à ma façon. Je veux pas lui faire de mal mais me venger. Jusqu'à ce qu'il comprenne.

    • Tu peux faire ce que tu veux Paulo. Il a la chapardise dans la peau cet animal.

    • On verra bien. Regarde ce fourré où Taïaut vient de s'engouffrer. Le sanglier bauge là. Va te planquer derrière ce gros châtaignier et laisse-moi faire. Voilà le Louis qui s'amène. Je file.

 

Au bout de quelques minutes, une pétarade éclate. Ô la belle bleue ! La belle rouge ! Et puis la verte ! Un superbe feu d'artifice s'élève au-dessus des buissons d'épine. Un sanglier, noir comme le charbon, déboule à fond suivi par le chien qui hurle à la mort tandis que le Louis qui en a vu 36 chandelles, laisse tomber son fusil et évite de justesse la charge de la bête. Effaré, l'homme regarde à droite, puis à gauche et comprenant soudain sans doute, siffle son Taïaut, prend la tangente, la queue entre les jambes. Comme son chien.

 

Paulo, sans plus attendre, rejoint son copain écroulé de rire et explique, goguenard :

- Il me restait quelques pétards de l'arrosage du bac de mon fils Jérome.

 

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X c'est l'inconnu (Adrienne)

 

Dynamite, voilà un mot qui ne me fait pas penser en premier lieu à Alfred Nobel, comme le suggère Walrus, mais d'abord à tous ces "cartoons" qu'on voyait à la télé chez mes grands-parents: les bâtons de dynamite y surgissaient toujours de partout et tellement à propos.

Principalement chez Bugs Bunny, comme ci-dessous, mais aussi avec le Coyote, Woody Woodpecker, Bip Bip ou Daffy Duck.

Cependant l'élément le plus important, dans ces "looney tunes", c'est l'usage de la musique, si souvent prise dans le répertoire "classique" où l'on pèche sans vergogne et sans mention du compositeur. C'est un autre, en fin de générique, qui prétend l'avoir composée tout seul: "music by Carl Johnson".

Really?

Sans doute pense-t-on qu'on ne lui doit rien, vu qu'il est mort depuis longtemps, le vrai compositeur...

Ecoutez donc cette "Dynamite Dance", elle date de 1858.

 C'est le Galop infernal de l'opéra bouffe "Orphée aux Enfers

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Marchands de dynamite et de pelles ! (Kate)

 

De la Suède aux USA

Chante et danse le groupe ABBA

aff

Dans la Ballade des Dalton

Les marchands de dynamite

Et de pelles

352 2

Dont le bruit résonne

Ding dong bell

Au-delà du mythe

Couv_5990

Nitroglycérine

Solidifiée

En héroïne

Statufiée

Une invention

Une belle

D'Alfred Nobel

Pour la construction des nations

0-3

(page extraite de Géo hors série Lucky Lucke dont voici la couverture ci-dessous :

0-2)

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Réveillon (Pascal)


Pour célébrer le réveillon, le bistrot s’était mis sur son trente et un. En ville, les matafs habitués, pour des raisons d’éloignement ou de service, ou simplement parce qu’ils n’avaient pas de famille, chercheraient bien, ici, sinon la chaleur, les lumières de cette fête.
C’était ce que se disait le patron quand il avait remonté de la cave un sapin de Noël en vraie ferraille, enrobé de simili-plastique, d’un autre siècle ; les pointes étaient écimées, les branches étaient tordues, le tronc était refendu.
Cet arbre centenaire, décoré de poussière et de toiles d’araignées grégaires, sans nulle verdure, il aurait plus facilement tenu dans une benne à ordures que trônant sur une des tables du bar.
Emblème suprême de Noël, dans le contexte de la fête, embarrassé de guirlandes et croulant sous les boules et les petits objets de couleur, on n’y verrait que du feu…

Dans l’après-midi, d’une tout aussi antique boîte de chaussures, l’une des serveuses avait sorti la panoplie du sapin et elle l’avait habillé avec ses atours, comme le roi de la forêt. Ne voulant pas être en reste, les autres filles avaient apporté leur pierre à la décoration. Qui pour l’une, c’était des petits sucres d’orge, des bougies aux futures étincelles éblouissantes, des petites boules en argent ! Qui pour l’autre, c’était des papillotes accrochées aux branches, des figurines souriantes, une véritable guirlande électrique clignotante ! Qui pour l’autre encore, des paillettes multicolores aux effets de flocons de neige posés ici et là !... Pas folle la guêpe, la patronne avait rajouté des bouteilles de champagne dans son frigo puisque, ce soir, ce serait la roteuse, la reine de la fête…

C’est vrai qu’il en jetait, ce sapin. Dans la pénombre, il ressemblait à un grand amiral d’escadre avec toutes ses décorations en or et toutes ses médailles brinquebalant sur son uniforme de gala. Quand la guirlande clignotante s’allumait, ses petites lumières s’en allaient éclairer le bar jusque dans les recoins les plus ombreux. Il était rutilant ; il était une soucoupe volante posée dans ce monde de la basse ville où, ici plus qu’ailleurs, on ne croit plus depuis longtemps au père Noël…

Avec les lueurs blafardes de la rue, les illuminations de l’arbre juraient derrière la vitrine du bar. À la fois phare, attraction, curiosité, naturellement, il devint le point de ralliement de tous les désœuvrés, de tous les extraterrestres errant dans les parages.
Comme des papillons de nuit attirés par la lumière, il est entré des tafs esseulés, des prostituées frigorifiées, une petite vieille qui, soi-disant, cherchait son chat, un clochard un peu paumé qui restait caché derrière la porte comme s’il avait peur d’être refoulé dehors.
Moi qui étais seul, j’étais content d’être là ; je n’avais pas besoin de parler, je n’avais pas besoin d’assumer, pas besoin de tricher ; ici, je n’existais pas, je vivais. Je me réchauffais l’âme à la chaleur humaine universelle ; celle qui fait bronzer le cœur, celle qui fait courir les frissons les plus véritables, celle qui fait pleurer les yeux dans une réjouissance intérieure débordante…

Nous nous sommes dit « bonsoir », comme des gens qui rentrent chez eux après une rude journée de labeur. On masquait nos cicatrices, on cachait nos mains tremblantes, on tirait sur nos vêtements pour leur donner l’illusion d’un repassage récent.
Cessez-le-feu général, armistice, les castes se mélangeaient lentement, les conditions s’arasaient en douceur ; il y avait de la paix entre nous ; on parlait à voix basse comme si on veillait quelqu’un.
Le fleuve de la rue, ses méandres dangereux, ses abysses profonds, ses rochers découpeurs, pour un moment d’éclipse merveilleux, c’était derrière, c’était oublié ; il serait bien temps d’y replonger… …

À minuit, confectionnée sommairement avec le papier d’alu d’une plaque de chocolat, quelqu’un, je ne sais pas qui, posa l’étoile d’argent à la cime de l’arbre. Ainsi coiffé, de magnifique, il devint fantastique. Les cadeaux sous le sapin ? Chacun de nous avait apporté le meilleur de ce qu’il était ; aux échanges, aux sourires, aux mots gentils, aux caresses des yeux, nous étions tous comblés.
On a allumé les bougies étincelantes, ces petits bâtons de dynamite qui n’explosent jamais ! On était tous des gamins devant l’arbre ! Éblouis, quand on le regardait, on oubliait nos emmerdes ! On avait tous ses clignotements divins dans les yeux comme des balises de grand bonheur d’enfance ! On s’embrassait sans arrière-pensée ! On riait, on applaudissait, on chantait Noël ! À la musique du juke-box, j’ai dansé avec la petite vieille ! Dans l’intimité de la crèche du bar, on a même esquissé une ronde autour du sapin !...

Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé ; souffle divin d’Amour ou élan d’humanité, ou même les deux ensemble, débordée de belle générosité festive, la patronne a offert le champagne !... « Non !... Pas dans des gobelets, mais dans de véritables coupes !... », cria t-elle. « Les filles ?!... Pressez-vous !... Ne faisons pas attendre nos invités !... Sortez les plus beaux verres !... ».

On avait faim ! Le clochard avait deux boîtes de pâté dans sa musette ! Il restait du pain du midi, dans la huche ! Enfin utile, avec un couteau de cantine, s’empressant, la petite vieille étalait la terrine sur les fines tranches et elle nous les faisait passer par ordre de sourire !...
On s’est échangé des recettes de cuisine, de ces plats qu’on ne mange jamais mais qui nous font tant saliver. On a dévoré les papillotes ! On a sucé les sucres d’orge comme si c’était des récompenses d’instituteur ! On allait les cueillir sur l’arbre comme des fruits autorisés par la fête !...  
Au milieu de la bonhomie générale, il aurait pu entrer le père Noël, personne ne s’en serait étonné ! Mais avait-il besoin de venir, tant la Charité régnait dans ce bistrot. Nous étions une famille hétéroclite mais tellement soudée ; je me souviens : qu’elles fussent de rire ou de bonheur, de remerciement ou seulement de bulles de champagne, il y avait des larmes dans tous les yeux. Dehors, en misère et en tracas, en ennui et en solitude, le fleuve de la rue, avec ses eaux tumultueuses, pouvait bien attendre ses désespérés…  
Oui, pour célébrer le Réveillon, le bistrot s’était mis sur son trente et un…

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Ça, c'est d'la dynamite ! (Lecrilibriste)

 

D'la dynamite … d'la dynamite …

vous en voulez d'la dynamite ?

En voilà !

 

Tiens quand Monsieur cent mille volts 

chante et joue indomptable

« La vente aux enchères » ou Charlie

 ou qu' Gene kelly danse sous la pluie

des claquettes imperissables

 

ça, c'est d'la dynamite !

 

 Et quand Plastic s'égosille

à nous dire que  « ça plane pour lui »

ou qu' les Forbans t'entrainent

à chausser tes baskets

pour faire d'la gymnastique

 

ça, c'est d'la dynamite !

 

Et puis, y a rien à faire

Quand  tu entends jouer

« Rock around the clock »

de tes jeunes années

tu te dis nostalgique

 

ça ! c'est d'la dynamite !

 

Et boum ! quand votre cœur fait « boum »

tout d'un coup fait « boum » « badaboum» 

sans dépanneuse Simoun 

la dynamo s' met à tourner

ça s'allume de tous les côtés

 

ça c'est d'la dynamite !

 

Mais quand les gilets jaunes

samedi après samedi

sans se décourager

occupent les ronds-points

manifestent et s'allient … 

Oups !

ça c'est d'la dynamite !

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Glycérine (Vegas sur sarthe)


Tout en rigolant l'employé de la SPA – un dénommé Alfred Nobel – nous avait bien prévenus : «Pensez à ajuster la laisse à la bonne longueur, car avec Glycérine c'est nitro ni trop peu sinon elle va partir comme un bâton de dynamite»
Avouez qu'il faut être un peu taré pour appeler une chienne Glycérine, bref on a réglé la laisse comme avait dit Alfred et Germaine s'y est attachée … côté maîtresse, pas côté chienne évidemment.
Germaine ne dévoile son côté chienne que dans l'intimité de notre appartement. Tiens j'y pense … la chaise gothique que je vais offrir à Germaine nous promet de belles galipettes !

A propos la seule dynamite que j'avais approchée de près jusqu'à présent c'était Germaine dans nos premiers ébats mais la routine avait mouillé la mèche et le pétard explosait moins souvent … je dirai qu'il faisait long feu, bref notre nouvelle compagne à quatre pattes était sensée redonner un souffle nouveau dans notre foyer.
Coluche disait qu'il y a des gens qui ont des enfants car ils n'ont pas les moyens de s'offrir un chien mais notre cas était tout autre : cette chienne allait être le ciment de notre couple, le pompon sur la cerise quoi.
Pour l'heure c'est Glycérine qui tire à tout va et Germaine a toutes les peines du monde à mener l'équipage sur le chemin du retour.  

Au pied de notre immeuble – soit dit en passant interdit aux animaux même ne faisant que passer – la gardienne est en train de monter la garde puisque son titre l'indique.
Fière de notre chienne Germaine ne peut s'empêcher de vendre la mèche : »C'est Glycérine, notre nouveau locataire ! »
« Vous avez pas l'air de la maîtriser » rouspète la gardienne qui elle aussi est rousse.
« On n'a pas encore bien l'habitude » s'excuse Germaine.
Avec un rire de crécelle la gardienne nous lance : « Vous devriez passer au TNT ».
« Euh … Non merci » répond Germaine fort à propos «on a déjà Canal Plus »
« Le TNT Ma'ame Vegas … z'avez jamais entendu parler du trinitrotoluène ? » fanfaronne notre érudite gardienne.
« Euh ... » Germaine perd la main sur Glycérine qui s'oublie – en grand écart – sur le paillasson du cerbère qui poursuit : « La nitration du toluène Ma'ame Vegas… y z'ont posé la question aux Douze coups d'midi sur la Une à midi ! » et elle ajoute « si vous zieutez que vot' Canal Plus, vous pouvez pas savoir »
« Nous, la vibration de Nolwenn, ça nous passionne pas plus que ça » réplique Germaine en cherchant mon approbation du regard.
J'observe la petite flaque qui progresse en direction de Germaine, tout comme notre gardienne au regard affûté qui s'en inquiète par pure solidarité féminine : »C'est pas des loups-bouquetins au moins qu'vous portez Ma'ame Vegas ? »
Germaine campe fièrement sur ses pilotis, indifférente à la marée : »Vous faites pas de bile, ça craint rien, c'est pas du loup mais du veau retourné … et puis je vais devoir m'y habituer maintenant ! »
Je réalise ce à quoi nous allons devoir nous habituer car nonobstant mes ennuis de prostate nous n'avons jamais subi ce genre d'inondations … (J'adore glisser un petit nonobstant de temps à autre)

« Et bien moi, j'm'y ferai jamais, Ma'ame Vegas !» hurle la gardienne « vous allez devoir affronter le syndic ! »

La gardienne furibonde s'éclipse et revient avec une wassingue estampillée Défi 584.
Je n'ai pas envie de relancer une polémique vieille de quelques semaines.
C'est fou comme le temps passe. Il faut que je file.
J'emprunte l'ascenseur mais promis, juré … je le rendrai.

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