07 avril 2018

Ecrire à Rimbaud ? 15, Hystérique (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

 

"Ecoutez la chanson bien douce…" Paul Verlaine / Léo Ferré

Je ne suis pas le mieux placé pour te parler des hystériques. Quoique…

Le hasard fait que je dois aborder ce thème la semaine et le jour-même où Jacques Higelin disparaît du circuit, nous laissant esseulés avec son âme de poète qui court les rues et le souvenir de ses concerts-marathons dont certains relevaient de la folie douce voire furieuse – j’y fus quelquefois au siècle dernier -. Je présente donc mes sincères condoléances à Dame Poupoune qui nous a réjoui(e)s ici il y a quelques années. Elle n’a rien à voir avec l’hystérie mais elle était La fan n° 1 du grand Jacques.

En tant que iatrophobe pratiquant, je ne m’intéresse ni à la classification DSM IV ou 5 ni à la psychiatrie et encore moins à la psychanalyse. Il faut bien que tout le monde vive, y compris les émules du docteur Knock – on heaven’s door ! - qui sont toujours prêts à vous déclarer grands malades du moment que vous avez les moyens  de vous allonger et de les allonger. Mais je ne comprends rien à leur charabia, à leur manie d’épingler les papillons que nous sommes et à rédiger des étiquettes auxquelles on ne comprend rien pour mettre dessous.

Si « l'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables », comme l’écrit Madame Wikipe, nous sommes tous hystériques.

Verlaine qui tenta d’étrangler sa mère pour lui soutirer du pognon et te tira dessus pour que tu ne te tirasses pas l’était quelque peu.

La houle qui assaille les récifs dans le Bateau ivre l’est aussi !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

L'étais-tu, toi ? Il faudrait que je lise cette thèse de Renaud Lejosne-Guigon pour le savoir

Les jeunes filles qui se pâmaient à la vue des Beatles en concert étaient un bel exemple qui nous fait bien rire aujourd’hui où plus personne ne s’emballe pour la musique devenue gratuite sinon obligatoire. 

Higelin dérange mon plan. Je voulais poser la question « Où donc a disparu l’hystérie ?".  Hier on était Beatles contre Stones, Ricains contre Russkofs, cocos contre fachos, gauchos, trotzkos, socialos et de l’autre côté il y avait les «istes contre les iens » ; chiraquiens, sarkozystes, balladuriens, giscardiens, fillonistes…

Maintenant il n’y a plus ni droite ni gauche mais « en même temps »… tout et son contraire : plus rien.

On ne retrouve l’hystérie finalement que dans le domaine du sport. Quel sport pratiquais-tu, cher Arthur, à part le lancer d’anathèmes et de sarcasmes et la marche à béquilles sur ta fin ?

La natation ?

Le judo ?

 Les plus curieux-ses de nos lecteurs-lectrices iront se documenter chez les Papous dans la tête qui posaient parfois cette question !

Moi je n’ai pas le temps : je suis actuellement un stage d’adaptation au nouveau monde ! C’est vrai, c’est toi qui l’as dit, Arthur : il faut être résolument moderne. Je soigne donc mon hystérie en essayant de limiter «mes excès émotionnels incontrôlables». Crois-moi, c’est dur !

Heureusement il y a « Léo Ferré chante Verlaine et Rimbaud » qui m’aide beaucoup ! Ou pas !

Bon repos à toi – et à moi ! – jusqu’à la prochaine fois !

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C'était Albert le contractuel (Cavalier)


Annabelle tu es la plus belle…

Ce soir, Albert lui balance des mots en pleine face. Toujours, encore. Valouchka, après toutes ces injures, aspire au silence de sa vie. S’enroule à l’infini. Le corps effaré, désert.

Je n’en peux plus Valouch ! Souffle-t-il de rage. Toujours les mêmes vides à remplir, de noms de démons, banaux, ordinaires. Nuit sauvage. Pendant l’amour, il picole. Son sexe lime la roche en faisant un bruit de râpe dans ses tempes. Un bruit vertical de râpe dans ses tempes. Dans ses tempes…

Et toujours arrive la rage du chibre mou, la bête gisante du néant. Vie de merde, sphérique, ruisseau noir, lac gelé. À cause du harcèlement d’Annabelle, cette folle qui désintègre son mal vécu.

Dans le délire d'Anabelle depuis sept ans, Albert fonctionnaire de police, l’aimerait, elle cette cinglée. La regarderait tendrement. La rechercherait. La ferait persécuter par des putes, par ses sbires. Pour la posséder. Elle n’a le cœur qu’à ça. À ce qu’il dira oui, même si il est marié. Même si de son côté elle a un amant.

Extravagances, hystérie, mauvaise foi, cris, injures, scandales publics, menaces de mort, lettres calomnieuses, depuis longtemps dévalent comme en cercle les escaliers de la tragédie du fonctionnaire.

Harcèlement : avec son amant, adhérant à son délire, Annabelle intente, ivre d’amour, de dépit et de rage, une action contre Albert, pour abus d’autorité et arrestations arbitraires. Elle demande cinquante mille euros de dommages et intérêts.

Diagnostic : chez Annabelle, pas d’hallucinations, de sentiments de persécution, d’idées de grandeur ou de cynisme. Juste du délire fixe - de la passion et du désir.

Hystérique, elle souffre d’érotomanie pure pour le fonctionnaire... 

 

00vortex


Postscritum

L’érotomanie est un trouble délirant dans lequel l'individu affecté est persuadé qu'il est aimé par un autre individu, habituellement inconnu ou une personnalité. Ce trouble survient lors d'une psychose, particulièrement chez les patients souffrant de schizophrénie ou de syndrome maniaque[1]. Lors d'un épisode d'érotomanie, le patient est persuadé qu'un « admirateur anonyme » lui déclare son affection, souvent par le biais de télépathie, de messages secrets, de regards, de messages dans les médias. Habituellement, le patient lui retourne cette « affection » en lui écrivant, en lui téléphonant et en lui faisant des cadeaux. Même quand ses avances sont rejetées par la personne qu'elle aime, les sujets souffrants de cette maladie ne comprennent pas le refus. Elles peuvent ne pas comprendre le refus ou imaginer que leur objet d'amour délirant use d'un stratagème pour cacher cet amour interdit au reste du monde[2].

Il ne faut pas confondre le terme érotomanie avec l'« amour obsessionnel », une obsession d'amour non partagé ou l'hypersexualité (voir nymphomanie).

L'érotomanie est aussi appelée syndrome de Clérambault, d'après le psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta la première analyse complète (dans son ouvrage intitulé Les psychoses passionnelles) en 1921.

in http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/érotomanies/fr-fr/

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Voyage en Charcot-freudiennie (JAK)

 

Pétrus le jardinier s'est absenté trois jours.  Il lui tarde de revoir son univers.  Et ce tantôt,  comme à  l’accoutumée, dès   potron-minet, clopin-clopant, il descend    au bout de enclos  pour apprécier  l’évolution de son travail passionné.

Cette routine, c’est sa résilience à lui,  il s’évade après les longues attrapades  avec sa maritorne,  pour soulager sa souffrance morale.   En un mot c’est le point d’orgue  de sa  journée.

Mais Pétrus  est  aujourd’hui dans tous ses états.

En ce mois de juillet, la nature en folie le titille, lui fait un pied de nez. C’est un cauchemar.

Mais qu’à-t-il fait au Seigneur ?

Ce matin c’est la cour des miracles dans son jardin,  et il constate avec désespoir les dégâts :

Ici, la petite plate bande que Milou  le Fox arrose tous les jours, est rataplan : l’efflorescence des rosiers a fait marche arrière : les roses n’ont même pas eu le temps de vivre l’espace d’un matin : elles sont ravagées par un champignon assassin qui les a éliminées, anéanties  en une nuit.

Là- bas un peu plus loin ,  au verger les pêchers ont pris la cloque , les feuilles boursouflées et rougeâtres sont en détresse. La récolte des beaux fruits  sucrés et juteux sera dérisoire …

Il arrive vers  les pommes d’amour dont  il a semé avec soin des graines en hiver,. Au printemps les beaux jours assurés, les pieds ont été  placés avec précaution à l’abri du vent, des  tuteurs  sont venus  les stabiliser   dans l’espoir qu’elles atteignent des sommets ….

Ce sont SES tomates.    Il les  contemple.  La rosée bienfaisante  les a saupoudrées de  gouttelettes, il est  aise devant ce spectacle.  Son regard admiratif va de long en large sur toute  la  rangée, et là au bout,  c’est l’horreur,  plusieurs  sont à terre, gisant agonisantes,  le pédoncule rabougri en l’air, Elles sont toutes  tachetées, a cause de  la septriose, ce qui le laisse septique vu les efforts qu’il fait pour l’entretien de ses légumes.

Paniqué, il court comme il peut, vers l’appentis, où il  a l’habitude de concocter ses remèdes de bonshommes, Il a le ferme  espoir d’éradiquer cette pourriture   avec l’un d’entre eux

Dans son empressement,   le souffle lui manque, il prend appuie sur son arbre, son  vieux chêne,  auprès duquel il vivait  heureux,  alors là, nez à nez avec la chose,  il hallucine en  découvrant   sur le tronc des formes bizarres …. Son arbre est envahi par L’hystérie naine.*

Naine ou pas il éprouve un grand chagrin. Son compagnon, sa source de paix, il va falloir l’abattre..

Écœuré, dans un état  de loque, il  s’en retourne chez lui, abandonnant ce jardin si ingrat.

Son épouse le guette  de la fenêtre,  étonnée par ce retour si rapide.

Cette acariâtre  ménopausée,  de plus en  plus  hystérique, a décrété de lui imposer une marche à pas glissés sur le plancher : Mais céans,  tout estourbi par ce qui lui arrive il ne pense pas à se déchausser, et se désarticuler  sur des patins !

Il n’a pas le temps de lui conter ses malheurs, qu’elle le houspille. :

-dehors , les sabots crottés, lance-t-elle, le rouge de la colère aux joues.

Et lorsqu’il peut enfin lui annoncer les dégâts du jardin, l’infestation de ces cryptogames, avec une moue de dégoutée-ravie elle lui réplique :

-  mon vieux, tu n’auras plus qu’à aller les vendre au marché tes champignons….

Sans un mot, pour se remonter le moral alors  il court au cellier, où  de derrière les fagots il cultive  SON  reconstituant,  quelques brindilles de chanvre  .....

Cela le remet de ses émotions, il se calme.

Il se demande s’il n’a pas été aujourd’hui victime d’hallucinations  visuelles.

 

 

 

* de son nom scientifique hysterium pulicare

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for mrs. hat, with love, from iowa (joye)

L'autre jour, Mrs. Hat m'a demandé si j'avais déjà vu le premier aiglon de Decorah (dans l'Iowa, oeuf corse) .

C'est donc à elle (et à Fiston, oeuf corse)  que je dois ma participation cette semaine.

THANKS, MRS. HAT.

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Dans quel état ! (Kate)

Dans quel état !

Les verbes d'état sont:

être, devenir, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l'air, passer pour. 

Les verbes d’état sont là, tout en couleurs et tout droit sortis de « francaisfacile » (tu parles !). Allons, ne soyons pas hystérique déjà ! Utilisons les verbes d’état puisque l’état les met à notre service (et que nous sommes aussi au service de l’état). Délaissons donc aujourd’hui les verbes d’action qui décrivent une action que fait ou subit le sujet.

Non, on ne se prend pas pour Saxo Grammaticus (qui d’ailleurs, comme son nom l’indique à moitié était danois) qui aimait bien la grammaire (puisque que Grammaticus est un surnom lié à sa passion). Tout simplement tenter d’aborder le thème, pour le moins périlleux, sans être hystérique !

être

 

devenir

images copie

paraître

 

images copie 2

 

 sembler

Unknown-3

demeurer

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 rester

Unknown

avoir l’air

images

 passer pour

Unknown-2

Comme on dit, tapez pas, y'en a eu pour tout le monde (de la BD !)...

Remonter jusqu'à Charcot ? Non, pas le boulevard !

Sinon décrire par des mots le mot "hystérique"...

Plutôt quelques images lancées ça et là... simplement... pour sourire (un tant soit peu) d'un thème plutôt sérieux.

Cadeau bonus :

images-1 copie

 

 

 

 

 

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Hystérique (Emma)

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Historique d'une consultation ordinaire (Vegas sur sarthe)


"Bonjour Monsieur Vegas. Qu'est-ce qui vous amène cette fois-ci à part le bus 36 ?"
"Euh... je suis venu à pied, docteur... à cause de ces fichues grèves des transports"
"J'ai compris... grève des transports... amoureux. Problème de couple"
"Non docteur, c'est rapport à Germaine..."
"Des rapports consentis ?"
"Vous n'y êtes pas docteur, je crois que Germaine est hystérique"
"Ah ! Dites-moi ce qui vous amène à penser qu'elle est hystérique"

"Tout d'abord elle angoisse, Germaine voit sa mère partout... et forcément, moi je cherche ! Rendez-vous compte ! Je cherche sa mère..."
"Et vous la trouvez ?"
"Euh... non, fort heureusement mais elle angoisse encore plus si je ne la trouve pas"
"Et à part le fait que votre belle-mère ne soit pas là, quoi d'autre ?"
"Elle est au bord de la crise de nerf, docteur"
"Quel bord au juste ?"
"Elle est au bord de la crise de nerf et elle se cramponne à moi pour ne pas tomber dedans"
"C'est bien normal, elle a peur de tomber dans une dépression. Autre chose ?"

"Germaine a des convulsions, des spasmes, des tremblements, des crampes, des frissons, des..."
"N'en jetez plus, Monsieur Vegas. Je vais être direct avec vous : c'est de l'hystérie"
"Euh... c'est moi qui vous l'ai dit, docteur"
"Je vous demande pardon. Vous m'avez dit que vous croyez que votre femme est hystérique"
"Et c'est quoi la différence ?"
"C'est qu'en tant que praticien, je vous l'annonce officiellement, votre femme présente des troubles somatoformes et ça c'est payant"

"J'ai oublié de vous dire gratuitement quelque chose : il arrive à Germaine de cesser de jacasser pendant plusieurs heures"
"Et vous y voyez un inconvénient ?"
"C'est que je n'ai pas l'habitude et que ça fait beaucoup de bruit quand elle retrouve la parole pour appeler sa mère"
"Vous devriez profiter de ces moments de calme, Monsieur Vegas"
"Justement non, c'est quand il s'agit de passer l'aspirateur ou de sortir la poubelle qu'elle est comme paralysée !"

"Bon. Je vais vous donner l'adresse d'un psychothérapeute"
"D'accord mais il faudrait qu'il ne soit pas trop beau gosse"
"Pour quelle raison ?"
"Parce qu'elle a un énorme besoin de séduire"
"C'est plutôt flatteur, non ?"
"Euh... c'est les autres qu'elle séduit. Moi, ça fait belle lurette qu'elle ne fait plus rien pour me séduire"
"Peut-être s'est-elle lassée de ne pas y parvenir et qu'elle se tourne vers les autres ?"
"Euh... qu'elle se tourne oui, mais faut pas passer les bornes quand même"
"Et selon vous quelles sont les bornes à ne pas franchir ? Vous avez un souci avec les bornes ?"

"Euh... je ne suis pas là pour moi, docteur. Je suis là parce que Germaine est hystérique"
"Historique, Monsieur Vegas. Je dirais plutôt historique"
"Comment ça ?"
"Germaine est un moment important dans votre histoire et dans votre vie... donc elle est historique"
"Et c'est grave ça... historique ?"
"Je ne sais pas Monsieur Vegas. Je suis médecin, pas historien"
"Bon. Donc c'est gratuit ?"
"Je n'ai pas dit ça, Monsieur Vegas"
"Alors si c'est payant, on peut peut-être envisager une hospitalisation, par sécurité... disons une quinzaine de jours... non ?"

"Je n'osais pas vous le proposer. Vous seriez disposé pour un internement de courte durée ?"
"Qui ça, moi ?"
"Oui, je parle de vous, Monsieur Vegas !"

 

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Oh my god ! quand l'hystérie prend le dessus (Nana Fafo)

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12_hysterique

Episode 12 : Reconversion en Hystérique

 

Ils l’ont surpris au crépuscule.

Il était dans un état second, on aurait dit un Charclo qui charcute ses Chicots

 

“Espèce de canard hystérique, tu vas parler… où as-tu mis mon vilebrequin ?”

“N’importe quoi, je ne suis pas hystérique, je suis pipileptique !”

“Quoi ? tu te pisses dessus ! Alors, on te tient,  tu as peur de nous, hein ?”

“Arrête de somatiser, Pingouin, tu n’es pas aussi fort que tu le crois !”

“Mon pote Cochon va piquer une crise de titanique, si tu ne parles pas…”

“De quoi, veux-tu que je parle ?”

“Arrête de feindre l’amnésie pro-mystique, ... le vilebrequin…”

“Tu me prends pour une pucelle en chaleur ? tu sais qui je suis ?”

“Un cAnard hypocrite et voleur… "

“Je suis Joseph Bambi Sky, le magicien hypnotique”

“Ronchonchon fouille-le”

.

Le vilebrequin, la boussole et une carte étaient dissimulés sous ses plumes.

.

“Et ça, c’est quoi ?”

.

Le cAnard les surprit par une attaque cataloguée “ça pique”.

Ronchonchon eut juste le temps de s’emparer du butin, lorsque le canard s’enfuit.

Ils étaient figés, ce phénomène leur fit pitié !

Comment des supers héros pouvaient avoir une peur phobique des cAnards ?

Oh my god !

 

Une course folle et contre la montre commençait, ils avaient peu de temps, le canard les avait devancé pour retrouver JP.

 

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 501 - Hystérie- thème de la semaine

 

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Cauchemar (Walrus)

 

La nuit a été rude, j'ai fait un rêve étrange...

Vous connaissez (certains d'entre vous en tout cas) ma passion pour les statistiques. Hier j'ai jeté un oeil à celles des participations (je crains qu'elles ne soient pas très très précises malgré mes efforts de mise à jour). J'ai donc pu constater que 172 contributeurs divers (et même d'été, comme dirait Vegas) sont passés au moins une fois par ce blog.

Voilà-t-y pas que dans mon rêve, la boîte mail du blog se mettait à se remplir à une cadence accélérée, un peu comme quand Harry Potter reçoit sa convocation pour Poudlard. Le 500éme défi avait éveillé en eux l'envie de reparticiper !

Certains, trop tôt disparus, jouaient même leur petit Chateaubriand et m'écrivaient d'outre-tombe...

Textes en tous genres, dessins, photos, animations, musiques, vidéos... je ne savais plus où donner de la souris et du clavier et comme par hasard au beau milieu de tout cela le message laconique habituel de Canalblog m'est apparu :

5013

Y avait de quoi devenir hystérique, non ?

 

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Participation de Venise

 

                Jeanne d’Arc est là devant moi toute neuve.

 

 Allez-vous en Roi d’Angleterre, Duc de Belfort Guillaume de la poule Jean sire de Thibaut.

Allez-vous-en.

Hystérique crie la foule au bucher.

 

Cinq cents cloches sonnent de Rouen à toute volée.

JEANNE D’ARC sourit à la foule, le vent sent le lait et le fourrage.

Jeanne D’Arc mange maintenant le soleil.

C’est un joli mois de mai songe-t-elle

Et revoit sa maison à Domrémy, son père et le visage frais de sa mère

Elle compte maintenant les feuilles du frêne qui se balancent et sous sa jupe des brindilles prennent feu.

Maintenant c’est elle qui crie à la foule

 

v01

 

Hystérique allez- vous- en

Gens de peu, têtes de linottes

 Mais soudain Jeanne ressent la joie de son enfance, le goût des mirabelles remonte sur sa langue.

La foule s’est tue, un lourd besoin de sang flotte au-dessus des têtes coiffées.

Il n’y a plus personne pour incarner l’hystérie de ce siècle.

Un merle tout en haut du chêne le sait bien lui qui contient tout le chant de la pucelle.

Sur la place des enfants de Jeanne jouent aux osselets

Ces osselets calcinés qui ont traversé les siècles.

Jouez comme elle

 Désobéissez comme elle.

Garde vos doigts rêveurs et bataillez dans ce monde.

J’entends la voix de Jeanne :

"Vous tous qui pleurez, foutez le camp. Vous tous qui rêvez, saisissez votre rêve à la gorge et faites- lui un bel enfant. Seuls les mots rêvent. Je ne rêve jamais" .

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