28 juin 2014

Participation d'EnlumériA

Chloé et les pirates (à lire en musique)

Le capitaine Ward rongeait son frein dans la cabine obscure. En fait, il ruminait sur sa propension à monter des plans foireux. Il se servit un verre de cet hydromel à la saveur étrange de banane au piment d’Espelette. Il claqua la langue après la première gorgée. Ah non ! Ce coup-ci, ç’avait un arrière-goût de fond de veau à l’huile d’olive. Ce truc de sauvage n’avait jamais la même goût, mais une chose était sûre, cette potion ne lui procurait plus d’hallucinations. Il se remémora le premier soir, à l’auvergne du Palefrenier Narquois.

Par la barbe du Prophète !

Il n’avait pas fini le second verre qu’il courait déjà comme un dératé sur la plage avec un nain jaune et un joker rouge aux trousses ; deux olibrius chevauchant des otaries en soutane et crosse d’évêque. Il avait réussi à échapper à ses poursuivants en se réfugiant derrière un stand de tir à la moulinette qui se révéla plus tard une banale cabane de pêcheur. Pour finir, il s’était laissé enfumer par un crabe dorée bavard comme un phonographe qui lui proposa une place en tribune au grand spectacle du monstre en échange de sa casquette.

Le capitaine reposa son verre vide sur le bureau. Sans sa casquette, il avait l’impression d’être à poil. Ah ! Il l’avait eu sa place en tribune. Parlons-en ! La tribune en question, c’était une nacelle plantée sur un mât à une dizaine de brasses du rivage. Il avait été dépouillé et jeté en pâture à un dinosaure d’opérette par une dame patronnesse qui s’était mise à tambouriner sur des bongos comme pour rameuter toute la monstrerie du quartier.

Bongo Pinot ! C’est comme ça que le crabe l’avait appelée. Et les deux autres macaques qui étaient venus le tirer d’affaire ne valaient guère mieux. Les deux types s’étaient approchés du mât quelques instants après que la Bongo Pinot ait disparu dans une chaloupe rafistolée de partout qui semblait flotter de par la seule volonté du Saint-Esprit. Pas comme les deux types qui étaient arrivés en jet-ski. Un grand chauve à l’air maussade et un petit râblé coiffé d’un borsalino. Ils s’étaient présentés comme John Locke et Eliot Ness, de Locke-Ness Agency.

« Ben voyons », avait répliqué le capitaine. « Et moi, je suis Angus Young, le guitariste d’ACDC ».

Le grand chauve, malgré son air un peu perdu du gars tombé d’un avion, paraissait le plus malin. L’autre, avec son chapeau ridicule, ressemblait à un contrôleur du fisc un peu borné. Ce dernier lui avait ordonné de lui montrer ses mains. Il avait ensuite secoué la tête d’un air dépité.

— Il n’a pas la marque. »

— Tant pis ! On l’embarque quand même. » décida le chauve.

Ils avaient promptement chargé le capitaine sur leur engin. Quelques instants plus tard, ils montèrent tous les trois à bord d’un chasse-marée encalminé au large de Yemanja.

— Vous vous êtes fait arnaquer comme un premier communiant par la joueuse de bongos et son crabe apprivoisé, affirma John Locke.

— Il n’y a pas plus de monstre que d’oiseaux sous mon chapeau, enchaîna Ness. La Bongo Pinot a étouffé votre montre en or et votre médaille de Saint-Clément. Elle fait le coup à tout le monde. Si vous voulez, on peut vous aider à vous venger.

Le capitaine haussa les épaules. Ses bijoux, c’était du toc.

— Oui, pour les breloques, c’est pas grave. Je dois retrouver quelqu’un. Une femme.

Autour d’eux, l’équipage, une bande de pirates, s’enlisait dans un ennui pesant. L’absence de vent rendait les matelots nerveux. Certains jouaient aux cartes, aux dés ou bien s’affrontaient au bras de fer. L’un d’eux cracha son jus de chique au pied du capitaine. Un autre tenta d’excuser le geste de son camarade en expliquant que ce dernier était né de père inconnu et n’avait jamais bénéficié d’une assistance psychologique.

— Ouais, fit le capitaine en faisant un pas de côté. De père inconnu et de mère trop connue, hein !

— Venez, dit Locke. Allons dans la cabine de feu le capitaine Marshal.

La cabine était spacieuse et bien rangée. Elle sentait le cuir, le tabac et la cire d’abeille. Ness raconta comment le capitaine Marshal s’était noyé un soir en revenant de l’auberge après une soirée passée à picoler en l’honneur de Tonton Macroûte.

— Mais, je vois que vous êtes vous-même capitaine, dit Locke. Si vous voulez du travail, le poste est vacant. Vous cherchez qui exactement ?

— Elle s’appelle Maora, Maora Jackson. C’est une métisse d’environ trente ans, belle comme un diamant noir. Je sais qu’elle vient souvent faire du biseness dans la région. Elle traine tout le temps avec une grande blonde, genre walkyrie.

Ness poussa Locke du coude.

— Cette Maora, ça serait pas celle qu’on raconte qu’elle passe dans l’En-Deçà pour y magouiller des trucs pas clairs.

— Ouais, ça se pourrait bien, répondit Locke en reniflant. Et pourquoi vous voulez la retrouver cette sorcière ? Mais attendez ! Me dites pas que vous venez de…

Le capitaine hocha la tête.

— Non, sérieux ! C’est vrai ? Vous avez fait comment pour arriver là ?

— Comment, c’est une longue histoire qui a débuté dans les Caraïbes… Quant à savoir pourquoi, disons que c’est mes oignons.

 

Le capitaine se sentait chez lui dans cette cabine. Depuis le temps, il avait eu le loisir de poser ses marques et de se faire oublier des deux croupiers en faisant courir le bruit qu’il avait filé avec l’estafette mensuelle par l’intermédiaire de ce vieux briscard de Zéphyrin Sépulcre. Depuis combien de temps exactement était-il là ? Deux ou trois semaines, un mois ? Aucune idée. Ici, les choses n’étaient jamais ce qu’elles paraissaient être. La seule certitude, c’était qu’il lui fallait absolument retrouver Maora avant qu’il ne soit trop tard. En attendant, il s’occupait comme il pouvait. Il avait accepté le titre de capitaine de la Stella Lucia. Les matelots lui en savaient gré. Ils étaient bruts de fonderie mais relativement malléables pour qui savait les prendre. Le capitaine Ward ne débutait pas dans la fonction. Pour qui avait eu sous ses ordres la fine fleur de la filouterie caribéenne et les moricauds les plus déjantés des Antilles, l’affaire était aisée. En attendant, il s’était régalé de sa revanche sur la Bongo Pinot qui, non contente de l’avoir dépouillé, avait poussé le culot jusqu’à publier des commentaires moqueurs à son encontre dans la gazette du coin. Sa vengeance avait été des plus croustillantes. Il faut dire qu’il avait eu une alliée de poids en la personne de Chloé, enfin si le terme de personne pouvait décemment s’appliquer un triton femelle de 600 kilos genre Nessie dont les pirates avaient fait leur mascotte.

Chloé et les pirates réglèrent l’affaire de main de maître. Les matelots s’emparèrent de la joueuse de bongos au sortir de son bungalow et la ligotèrent toute enduite de confiture d’anchois sur son propre mât. Quelle merveilleuse friandise pour Chloé qui toiletta la mégère à grands coups d’une langue sinueuse et violacée. Ensuite, comme le capitaine était bon prince et pas rancunier pour un sou, il laissa filer l’arnaqueuse non s’en l’avertir que la prochaine fois, il la livrerait au Narrateur. Inutile de vous dire que la drôlesse n’en menait pas large. Le Narrateur ? Ce monstre était capable de toutes les audaces. Elle fila sans demander son reste en jurant mais un peu tard… mais vous connaissez la suite.

 

Mais là n’était pas la question. Il fallait revenir aux choses sérieuses. Depuis le matin, une rumeur courait çà et là, voletant de bouche à oreille avec la vélocité d’une loutre dans un boisseau de poil à gratter. Un couple d’inconnus dont la femme était blonde erraient sur la plage. Les guetteurs les avaient repérés du côté de la cabane du vieil Ernest, un écrivaillon qui racontait à l’envi l’histoire sempiternelle d’un vieil homme et d’un poisson. Selon toute vraisemblance, ces deux-là se rendaient à Yemanja.

Le capitaine se servit un autre verre, ça l’aidait à réfléchir. Une épiphanie illumina sa voûte crânienne alors qu’il sirotait une gorgée d’hydromel aux senteurs d’acacia et de dinde rôtie. Il fit convoquer aussitôt les compères de Locke-Ness Agency.

— Salut patron ! firent les deux lascars en montant à bord.

— Salut, les gars ! Suivez-moi dans ma cabine. On va causer biseness. Attendez une seconde ! Eh ! Monsieur Mite !

— À vos ordres, capitaine.

— C’est quoi, ce vélo qui traine sur le pont ? C’est à qui d’abord ?

— J’en sais rien, capitaine. Il était pas là y a cinq minutes.

— Alors, si c’est à personne, fous-moi ça à la baille. C’est pas une déchetterie, ici.

 

Les ordres étaient simples. Monter un traquenard à l’auberge en organisant une partie de roue de la fortune. Zéphyrin s’arrangerait avec Sandalphon et Orphaniel pour truquer la partie. Il fallait se débarrasser du gars ; il n’avait aucune utilité. Les croupiers sauraient bien quoi en faire. Locke et Ness chargeraient trois ou quatre matelots de faire diversion pendant qu’ils fileraient en douce avec la fille.

 

— Et après ? demanda Ness.

— Ben après, vous me la ramenez sur bateau, bande de nazes.

 

Oh ! Ils l’avaient ramenée, la fille. De ce côté-là, pas de problème. L’opération avait été un succès. Mais alors après ! Une femme à bord, c’est déjà un problème mais alors celle-là…

Le capitaine Ward se servit encore un verre et se rencogna dans son fauteuil. Mais par la barbe du Prophète, quelle idée à la con qu’il avait eu là !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :


Nessie cité par nécessité de vacuité (JAK)

Parti en douce, anéanti,  il était  bel et bien disparu.

A son sujet, sans appel, la presse, les  médias s’étaient tus.

 

Puis vint Aout et son cortège de vacanciers. Dès lors,

Journalistes, pigistes,  hommes et femmes de tout bord

Typographes,  caméramans, échotiers  furent au chômage

Il fallut bien trouver de quoi faire à nouveau de l’enfumage.

Alors….

Un irlandais folklorique, le cul nu sous son  kilt

Dûment renseigné  sur le monstre  de Drumnadrochit

Twista à qui mieux-mieux ;   ses amis facebookèrent :

Ainsi,  on apprit que Nessie était toujours en vie !

Car…

L'appli. Plans d'Apple, connu pour sa gloire géante

Aurait  déniché des images satellites troublantes ?

Sur Le Loch, tout droit, on l ‘aurait vu  surgir d’une anse !

Alors,

Curieuse, j’ai voulu le vérifier, pour mes vacances.

Hardiment, sur la rive, armée de mon télescope,

Jours et nuits j’ai zieuté farouchement le scoop

Mais de Nessie niet, je n’ai,  hélas, rien  entr’aperçu !

 

M’en suis retournée frustrée dans ma douce France.

 

Ca m’apprendra de croire à tout ce qui s’avance

Sur les tweets ,  Fb, le net, les feuilles d’hebdo.

Désormais je n’admettrais  seulement pour crédo

Que ce que mes yeux auront vu  à l’évidence

 

                                               Jakdéfiante.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

Ness (Pascal)

Ness ? Des nouvelles de Ness ?... Vous voulez parlerde l’inénarrable Ness ? Le fantastique Ness ? L’irremplaçable Ness ?... Mais tout le monde le connaît dans le quartier ! C’est le loup blanc des nuits mondaines, l’hidalgo des flamencos, le conquistador tout en habits d’or, l’apollon des salons !... 

Il paraîtqu’il habite seul avec sa mère, une antique patro-Ness, dans un vieil appartement, de la rue des Abbesses. Quand il a quitté son étang, ce n’était pas évident d’aller chercher la gloire et la fortune dans la capitale. Oui, ils sont arrivés en famille. Lui, c’est l’aîné alors, forcément, il a appliqué son droit des Ness. Il est resté à Paris. Il a trois frères et une sœur. D’abord, celui qui a fait fortune avec sa trouvaille, c’est Ness-café. Puis celui qui est valet de pied chez une femme de tête : Ness-Tor. Enfin, celui qui a mal tourné et qui a écumé l’Amérique, c’est : Nessy-James. Sa plus jeune sœur, elle est dans les ordres, c’est Chanoi-Ness au couvent des Petites Fesses ou des Grandes Messes, je ne sais plus… Son père, c’est Happy-Ness ; il l’a très peu connu. Il a déserté leur antre ; on dit qu’il a trouvé le bonheur avec une otarie ambidextre en antarctique.

Notre Ness, avec son physique de grenadier, il ne pouvait pas se prévaloir d’une situation de prélat, à part une unique représentation sur un bûcher pour son jugement en sorcellerie. Harpie chez Agip, tarasque à Tarascon, emblème d’oripeaux, héros de mythologie ou doublure d’Alien, il avait toutes ses chances mais fils d’immigrant écossais, en cette période de crise, sa réussite c’était du kilt ou double !
Il a tenté sa bonne fortune dans divers bassins de la région mais il faisait peur aux gamins ! Il a usé ses squames sur les bancs d’agences pour l’emploi. On lui a seulement proposé un poste de Bibendum chez Michelin, un bout d’essai de tarente à Tarente, une entrée gratuite au festival de la dragonnade, un uniforme de cuirassier au Bengale.

Il n’empêche, de fil en aiguille, il a tissé son coton aux armoiries des Highlands, notre Ness. Il a lu tout Rimbaud, écouté tout Chopin, vu tous les films de Luis Bunuel, regardé toutes les oeuvres de Michel Ange, endossé toutes les créations de Jean-Paul Gaultier. Alors, il a limé ses griffes, ajusté ses écailles, blanchi ses dents, il s’est teint en blonde et le tour était joué ! Fi des tournées avec Barnum, des films d’horreur et des suppositions de fond de baignoire !
Il est entré dans le busi, le Ness ! Il a été portier au Grand Hôtel des Gobelins, gargouille honoris causasur les toits de Notre Dame, carabin à la Salpetrière (celui du sale pétrin) ; à la mairie de Paris, on l’a vu cerbère des espaces verts ! Il est même parti en vacances en Grèce, il est allé au Pélopo, Ness !...

Mais il n’était pas encore satisfait, il était mal dans… sa peau. Il entendait bien les quolibets des autres, tous les : « Retourne dans ton aquarium, le crapaud ! », « On a sauvéWillyet pourquoi Nessie ? », « On a peur du virago dans le métro ! », « Les diables, faut les brûler ! » Ni vu, ni connu, il s’est fait refaire le portrait ! Lifting, relooking extrême et tout le tralala ! Depuis, il est beau comme un prince écossais ! Il a le teint  des stars ! Il s’est fait lustrer les écailles, l’artiste ! On l’a même vu à l’Alcazar, il a refait l’Olympia, on le réclame au Zénith pour ses numéros de génie !
Déguisé en drag queen, c’est le grand maestro de la Love Parade ! Il a autant de plumes au chapeau qu’au derr… Il est de toutes les gay pride. Tiré (le bateau) par quatre cents rameurs, aux muscles d’éphèbes, c’est la figure de proue de la gondole des Voluptés ! Ha, il faut le voir, monté sur ses échasses en skaï de zébu, agiter ses petits pompons roses et bleus et sourire à la foule aimante ! Il jette ses pétales de fleurs à tous les badauds extasiés ! Il sème ses baisers à qui veut les récolter ! A la volée, il distribue des confettis de préservatifs bariolés ! Capitaine du bateau à voile et à vapeur c’est un immense propagateur d’ambiance !  S’il retient la nuit, il écume les jours, notre Johnny Vian des futaies ombragées !...
Des mauvaises languesl’ont vu du côté du bois de Boulogne en train de confectionner des pipes du même bois mais rien n’est sûr. La fumée des ragots est plus nocive que la musique parfumée des turlutes champêtres ! D’autres, à la langue bien pendue, racontent qu’il est devenu l’égérie de Michou, le grand copain de Karl, l’ami de Bertrand !...

Ha, on peut dire qu’il a roulé ses bosses, le Nessie ! La nage en eaux troubles, c’est son credo !... Dans le métier, il se fait appeler Miss Abyss mais nous, on l’appelle Néness… Il est devenu le Poséidonde l’asphalte, le chantre de la croisière s’amuse, l’amphitryon des soirées multicolores ! C’est sûr, il a trouvé son créneau, le Nessie !...

Si vous voulez le trouver, allez faire un tour du côté du Gros qu’ades rots ! D’habitude, il échoue au Dundee Bar avec une bouteille de whiskey écossais pour se renflouer le moral. Hypnotisé d’ivresse, halluciné d’amphét, il regarde le triste dragon de son tatoo s’engloutir dans les limbes de sa sueur. A l’heure matinale des frissons, l’âme baignant dans les glaçons, il est en loques, Ness, dans les profondeurs troubles de son destin de créature… 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Walrus

 

 

wa01

Nessye Jorman,

le monstre du Loch Ness ?

 

C'est pas un peu gros ?

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
Tags :

Participation d'Epamine

Nessie soliloque

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags :


Incroyable !!! (MAP)

Quand la brume envahit le LOCH

 

1 -DSCF4129

d'étranges visions peuvent apparaître

aux promeneurs aventureux...

4 - Vision étranfe

L'atmosphère est propice aux hallucinations !

Des formes fantomatiques

glissent sur l'eau !

 

7 -Fantôme de Nessie

 

 Toute chose naturelle peut vous sembler effrayante,

même de simples racines ...

3 - Racines

L'imagination travaille, le pêcheur solitaire

croit avoir ferré un monstre !

 

5 - Cousin de Nessie 2

Tandis que la gentille NESSIE

-que j'ai eu l'insigne honneur

de pouvoir photographier-

 s'amuse tranquillement

à faire des bulles !

6 - Nessie Vision

Elle est très joueuse !!!

Hi,hi,hi !!!

Incroyable n'est-il pas !!!

 

Posté par MAPNANCY à 00:01 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags :

DES NOUVELLES DE NESSIE (Lorraine)

        Je vous le dis tout net : Nessie, j’y crois . D’ailleurs je l’ai vue.

        Ah ! les lacs écossais, la brume écossaise, le silence qui se pose comme un voile opaque sur les eaux si calmes, les mots qu’on se murmure à l’oreille, la rugosité chantante d’un langage inconnu mais si expressif, le faux pas qu’on évite de justesse sur la terre glissante et la main ferme mais en même temps caressante qui vous évite de tomber sur l’herbe crépusculaire !

        Comment, je m’égare ? Prouvez-moi donc qu’on n’organise pas des excursions et que Nessie n’est pas devenue un objet de pèlerinage ?  Le mien, de pèlerinage, je le fis avec Sir  Robert Mackay, sujet de sa Gracieuse Majesté la Reine, élégamment revêtu comme il se doit du costume règlementaire.  Il portait donc le kilt mais pas  de cornemuse, bien qu’il fût musicien.

        Il m’avait promis de me montrer Nessie. . La lumière rasante, les reflets sur l’eau, semblaient propices. Dans l’émotion, je m’accrochai à son bras. Au loin, le ciel prenait des couleurs d’orage. Il faisait chaud, j’avais soif. Sir Robert  m’offrit sa gourde de Scotch. Le lac bourgeonna.

        Pour bien voir, nous étions dans les ruines du château d’Urquhart. Soudain, un cou émergea de l’eau, long, incontestablement long, se déroulant comme un reptile, soufflant, sifflant, sifflant, sifflant…

        Je m’évanouis.

        J’ai vu le monstre du Lochness. Maintenant, vous me croyez ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :

Monster balloon (Vegas sur sarthe)

Finis dahu, yéti et marsupilami
je m'attaquais au must, au monstre du loch Ness
à moi seul je saurais en faire du salami
la viande de serpent, it is a business.
 
J'avais tout préparé, révisé mes Highlands
relu tous les récits depuis les années trente
et fourbi les harpons, sonar, télécommande
ainsi qu'un gros paquet de fusées éclairantes.
 
Aux brumes du matin le bestiau crachina,
je visai au hasard son cou périscopique
et comme il s'échappait je lançai la poursuite
 
Mais c'est à cet instant quand Nessie a fait Pffuitt
que j'ai vu de mes yeux en stéréoscopique
sur son ventre percé, un gros made in China!
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Participation de Venise

Je luis rendais visite  presque tous les jours.

Personne n’était arrivé à identifier la cause de ce long sommeil.

Et chacun y allait de son diagnostic qui changeait quotidiennement.

-NESSY  a trop mangé

- NESSY a trop pris de somnifères.

J’aurai voulu contribuer à la survie de NESSY de manière plus active

C’était tellement exaltant d’avoir à ses pieds ce monstre

Alors j’ai commencé à hyper ventiler d’émotion.

Je me suis approchée de son museau humide et je me suis rendu compte qu'il lui manquait le frémissement de vie qui habite les créatures de ce monde

C’est quel genre d’oiseau criait ma lointaine voisine ?

Quelqu’un a crié c’est un serpent !!! .

J’ai secoué la tête

C’est le monstre du  LOCH NESS en personne.

Cette voix m’a paru familière, alors j’ai  essayé de voir d’où elle venait.

Puis je me suis tu

J’ai avalé ma salive et j’ai chuchoté à l’oreille de NESSY

Ne pense pas à la mort, il te reste  des centaines d’années à vivre.

Ces paroles ont causé comme un léger frémissement dans le corps de la bête. Elle se tortillait nerveusement et ouvrit ces deux grands yeux vert d’eau.

Ce fut un moment formidable avant qu’elle créait une panique gigantesque dans le patelin !!!!.

Mais ça c’est une autre histoire !!!!.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Jolie demoiselle par bongopinot

bo01

Jolie demoiselle
Dans ton lac d'eau douce
Tu donnes de tes nouvelles
De ta vie en Écosse

Au fond de l'eau si bleue
Ta silhouette serpent de mer
Se rapproche de mes yeux
Ma vie est moins amère

Tu prends le temps de vivre
Tu sors peut-être d'un rêve
Je te regarde me sourire
Image fugace et brève

Ma toute belle Nessie
Tu es un phénomène
Dans ton coin sans bruit
Sur l'eau tu te promènes

Une Jolie mademoiselle
Une belle qui s’apprête 
Ça te donne des ailes
Dans ce lac de paillettes

Tu te caches entre deux eaux
Ton lac t'entoure d'un voile
Te protégeant tel un manteau
Formant une superbe toile

De mes douces nuits d'ivresse
Mon monstre du loch Ness
A l'éternelle jeunesse
Me suivra dans ma vieillesse

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags :