08 juin 2013

Façon coquine : (Stella No.)

Ste
L'Apollonide - Souvenirs de la maison close

 

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Les gentlemen sirotent un vieux bourbon

Les dames minaudent et séduisent

Tandis qu’un pianiste joue en sourdine une étrange mélopée.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Un homme saisit une dame par la main

Et l’allonge sur lui, ventre contre ses genoux

Lui soulevant les jupons, il lui assène une fessée.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Certains exultent à regarder l'excitant spectacle

Tandis que d’autres débutent cette antique danse

Corps contre corps, langueur et soupirs, transe érotique.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

L’odeur de l’alcool et du désir excite ces hommes si soignés

Ils ont le contrôle, ils ont le pouvoir, ils ont payé

Ils peuvent choisir de gratifier ou bien de punir.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Avec violence ou tendresse, les gentlemen prennent leur pied

Et Quand sonne Madame des Ricochets

Le rituel est clair: les gentlemen suivent les prostituées.

 

Dans le salon de Madame des Ricochets

Il ne reste plus personne, les dames assouvissent tous les fantasmes

A l’étage, les soupirs et les cris sont feutrés

Et nul ne doute que les gentlemen obtiennent ce pour quoi ils ont payé."

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Au salon des échos (Cavalier)

Dans le salon de madame des Ricochets,
Les miroirs sont en grains de rosée pressés,
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues…

Dans la maison de madame des Ricochets,
Le mur redescend du tronc caréné,
Les fenêtres roulent en cent frondaisons
Sur des portes ouvertes aux angles d’épines…

Du beau pays de madame des Ricochets,
Les routes s’envolent aux bords des brasiers,
Traversent les champs en chemins amers
Et passent la ville de feuilles d’absinthe…

Sur la planète de madame des Ricochets,
La forêt s’étend en bulles fangeuses,
Les montagnes pleurent de toucher le fond,
Les mers tristement vibrent à nos cauchemars…

Alors, oui, madame des Ricochets,
Cette chanson glauque,
Nous la savons…

Alors, oui,
Ne soyez pas si affirmative
Dans le flou inconsistant
De vos mots dits…

 

gaïaGaïa blues

 

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Le Monde de René Char (EVP)

Heureusement il y a la télé !

«  Dans le salon de Madame des ricochets, Les miroirs sont en grain de rosée pressés.
La console est faite d’un bras de lierre et le tapis meurt comme les vagues … »
Sur une grève inachevée.
Les rideaux, en peau de chagrin des mots imprononcés,
Occultent des fenêtres de possibles avortés.
Sur la table de multiplication, des pains et des poissons de Tibériade, qu’on a oubliés.
Les fauteuils constrictors en plumes de serpent inca, trépignent leur histoire tronquée.
Le sofa de strato-cumulus avale un Don Quichotte sans destinée.
Des coussins d’écume de vanité garnissent le silence des idées.

Mais, heureusement, il y a la télé !

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Dans le salon de madame des Ricochets (Prudence Petitpas)

Dans le salon de madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues.

Dans la cuisine de madame des Ricochets
La cafetière est couleur de la rage sauvage
La tasse fatiguée, n’est pas dans son assiette
Et le sucrier se poudre de sous-entendus.

Dans le couloir de madame des Ricochets
Le tableau de Magritte s’accroche aux yeux des visiteurs
Le perroquet en a par-dessus la tête de tous ces chapeaux
Et le chat, statufié, ne respire plus que d’une oreille.

Dans la véranda de madame des Ricochets
La grosse plante verte joue à saute mouton sur une treille
Le pouf éclate de rire des étincelles
Et la table s’agenouille en prière.

Dans le salon de madame des Ricochets
La pendule pousse les aiguilles hors du temps
La bouteille délivre des messages éthyliques
Et dans son coin, la desserte rigole en chantant : sois gai ! Ris donc !

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Poème Bretonnant (à la manière d'André Breton) (Vegas sur sarthe)

“Dans le salon de Madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d'un bras de lierre
Et le tapis meurt comme les vagues


Dans le salon de Madame des Ricochets
La pendule à queue de chat s'arrête au bout d'un moment
Et les lustres de guimauve répandent leur halo sucré
Sur des parquets d'eucalyptus fumants.


Dans le salon de Madame des Ricochets
Le piano girafe joue inlassablement des coudes
Pour mieux tutoyer un bonheur du jour


Quand Madame des Ricochets réclame son thé
On remonte à clé le majordome jusqu'au grand Clic


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Participation de Venise

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

Mais ce qu’il y avait de plus étrange c’était cette pénombre bleutée dans laquelle toute la maison baignée qui me guinchait avec son œil  de pythonisse

Sur la terrasse jonchée de monnaie d’or d’un frêne qu’un coup de vent aura vite éparpillée je peinais à voir calfeutrée la haut dans la chambre de la vielle tour pentagonale Viviane et sa sœur Morgan La maison me souriait comme dans un sommeil sans rêve.

Le sol de Mica du salon scintillait sous mes yeux, pendant que le brouillard pénétrait par les fenêtres mis closes.

C’est sur la pointe des pieds que je constatais consternée ma découverte.

Une partie du toit s’était effondrée entrainant les plafonds à l’étage

Un vestige de tonnelle et de pergolas avait fini l’étrange mutation organique de la maison

Ve1

Trois pétales de lis ou de glaïeul recouvraient les fesses de Madame des ricochets qui hurlait de rire dans le salon. La théière flottait dans une mer de Chine et son portable captait les derniers messages des cormorans.

Dans l’escalier sous le mur de la mezzanine un grand miroir captait le soleil et illuminait le vestibule du bas.

Une marche après l’autre n’y tenant plus je m’approchais du miroir

Sur un tapis d’aiguille de pin gisait un cœur pris dans la neige.

 

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MA TANTE A MARRE, PIOU-PIOU, PIOU-PIOU PAR ANTON BREDOUILLE (joye)

Dans le salon de madame des Ricochets

Des cochers damnent selon le daim.

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

Et pressé, j’engraine les rois des mires.

La console est faite d’un bras dans du lierre

Et le hier dans mes bras, je consolais malheur.

Et le tapis meurt comme les vagues

Et les vagues rumeurs commentent ta pitié.

Dans le salon de madame des Ricochets

Cochés selon le daim sale, on danse.

Le thé de lune est servi dans des œufs d’engoulevent

Goulûment œuvrés et enlevés comme une lune d’été sévère.

Les rideaux amorcent la fonte des neiges         

N’ai-je ri, doré à mort, c’est de l’eau de la fonte, haine.

Et le piano en perspective perdue sombre d’un seul bloc dans la nacre

N’a que bloquer son sombréro perdu perspicace comme un pi (ah non !)

Dans le salon de madame des Ricochets

Qu’au Cheikh Richard, l’on sale les dons

Des lampes basses en dessous de feuilles de tremble

Trimballant bassement des sous, lampant la portefeuille

Lutinent la cheminée en écailles de pangolin

Où caille Pagnol, miné, luttant mi-chemin

Quand madame des Ricochets sonne

L’eau sonne, l’aure, l’eau sonne, donne, mais quand ?

Les portes se fendent pour livrer passage aux servantes en escarpolette

Escarpins portés comme des livres pas sages, et l’on se fendait les côtes,

Absurdement, l'absurde ment.

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01 juin 2013

Défi #249

A la manière d'André Breton dans son poème "MONDE"

continuez à votre façon ses quatre premiers vers :

 

"Dans le salon de Madame des Ricochets

Les miroirs sont en grains de rosée pressés

La console est faite d'un bras de lierre

Et le tapis meurt comme les vagues.

.................................................."

A vos plumes ....

A tout bientôt !

à samedidefi@hotmail.fr

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Panne (Célestine)

La barque était bien cachée dans un repli de la rive, entre deux rangées de roseaux fumants. Le petit matin luisait de bave d’escargots qui avaient tracé leur chemin pendant la nuit sur les écorces des hêtres et entre les branches, on voyait briller aux rayons obliques du soleil  les fils d’argent des épeires diadèmes. Olga s’était sauvée dès potron-minet, le cœur battant la chamade. Morand l’attendait près du bosquet où ils s’étaient donné rendez-vous. C’était un jour clair de juin, cela sentait l’Aventure. Ils grimpèrent sans rien dire dans l’embarcation, elle avait une robe blanche. (Lui un knickerbocker à carreaux) Elle le trouva sauvagement beau dans l’éclair de ses yeux pâles.

Ils longèrent l’île Verte aux sons stridents des martinets qui rasaient l’eau de leurs plumes noires. L’air devenait brûlant, et laissant traîner sa main langoureusement au fil de l’eau et de sa rêverie, Olga observait les yeux mi-clos avec un sourire aguicheur les muscles puissants de son amant bouger sous sa peau bronzée, au rythme des coups de rame vigoureux qui les propulsaient vers l’inconnu. C’était si troublant qu’elle laissa glisser la bretelle de sa robe et que soudain les yeux fermés, elle tressaillit en sentant le baiser chaud de …

Crrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Oh ! Bon sang d’télé ! C’est toujours pareil ! qui est-ce qui m’a fichu un truc pareil, j’vous d’mande un peu !Au moment l’plus intéressant ! j’en ai maaaarrre !!!!

-c’est quoi ce raffût ?

-oh, ça m’âme Michu,  c’est la concierge,! chaque fois qu’è r’garde sa série à l’eau d’rose, vla-t-y pas qu’sa télé s’coupe !

-Ah ben voui ! Pis elle a pas l’internet pour r’garder comme qui dirait en « ripleille »

-Pensez-vous !ça risque pas !  è r’fuse le progrès ! même que sa tv est encore en noir et blanc…

-Bon ben j’vous laisse, M’âme Michu, j’m’en vais chatter sur Emessène…

-Moi j’ai mon emule qu’a buggé, j’vais voir quoi faire !

-A la r’voyure ! Purée, not’ pauv’ bignole et ses histoires d’amour à la noix, elle sait pô c’qu’elle perd !

-Pour sûr !

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