25 novembre 2017

Ah, être Calife à la place du Calife ! (Walrus) (351)

 

La procrastination (oui, je sais, je retarde de trente-trois chapitres) est une manie qui me fait un tort fou.

Déjà que comme c'est moi qui propose les sujets, vous pourriez penser que j'ai déjà une petite idée derrière la tête en le faisant et que, d'autre part, j'ai au moins quelques petites minutes d'avance sur vous pour me mettre à rédiger.

 

FAUX ! (comme disait Norman)

Faux parce que mon indolence naturelle fait que quelle que soit l'idée qui me vienne sur le sujet, je la retrouve déjà dans un des envois des participants plus courageux que moi.

Je vous les donne en vrac :

  • associer l'obélisque à l'astérisque comme un vulgaire Uderzo (bon, je vais pas en faire une idée fixe)
  • remettre les pendules à l'heure sur la nature exacte des odalisques
  • et, puisqu'on parle d'heure, prendre la place de la Concorde pour un cadran solaire
  • prendre un air pénétré à la pointe de l'obélisque
  • jeter un voile pudique sur toutes les odalisques de la peinture française
  • transformer l'obélisque en fusée et la mettre sur orbite

Bon, ben comme on me coupe tous mes effets...

Je vais peut-être pouvoir entrer au harem !

 

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Vide-grenier (Joe Krapov) (427)

Dans le grenier aux mille frusques,
Encadrée par la soldatesque,
S’agite l’odalisque brusque,
Pour une braderie dantesque.

DDS 482 Sophie Anderson sheherazade


Telle, au désert, une bourrasque
Elle remue tapis et vasques 
Et statuaire éléphantesque,
Confisque tout le pittoresque
Du harem devenu burlesque.

Sa danse est une bergamasque !
Shéhérazade s’en inspire
Et s’en redescend pour écrire
Ceci :

L’obélisque est gigantesque,
L’odalisque est fantasque,
Moi je rêve de Manosque.
Qu’y boirai-je ? Une mauresque !

Jouer des musiques sous le kiosque
A la Daft Punk, dessous un casque,
Peindre mille et mille arabesque
Orner des boucliers étrusques…

Dois-je citer toutes mes frasques
Ityphalliques et pioupiesques ?

Prescription pour le pays basque ?
Je n’ai pas dégradé de fresque
Mais Omar a « manger » la bisque !
Pourquoi changerais-je de disque ?

Pourquoi tomberais-je le masque ?
L’exercice n’est pas sans risques :
Un jour nous aurons les joues flasques,
Nous serons des vieillards grotesques
Car toute existence est farcesque.

Sarcey se prénommait Francisque,
L’obélisque sera clownesque
On n’était pas chevaleresques
Mais juste… abracadabrantesques » *
 

DDS 482 Anna Karina Sheherazade

 
Ce que la conteuse nous chante
Finira-t-il à la brocante ?

Se pourrait-il, par aventure,
Que ses mille nuits d’écriture
Disparaissent dans la nature ?
Qu’un heureux acheteur du souk
Les emmène dans sa felouque ?

Se peut-il qu’un jour sur E-bay
Parmi d’autres trésors livresques
Un libraire ému les débusque ?

Ou suis-je par trop romanesque ?


* Oui, j’ai oublié de citer nommément l’astérisque.
C’est pour ça que j’en ai mis un quand même sous cette forme-là.
Tant pis s'il ne sert à rien !
Revendez-le au prochain vide-grenier près de chez vous !

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Marie-Jo (Pascal) (100)


Marie-Jo, la cinquantaine fanée, je l’ai connue sur un site de rencontre ; elle avait de belles photos affichées sur sa devanture virtuelle, un avenir qui ressemblait au mien (je m’adaptais), du temps libre, et des fantasmes accrocheurs en bas résilles et en dentelle noire.
Divorcé depuis peu et véritable taïaut, la truffe au vent, je courais le guilledou et, Toulon-Marseille, ce n’était qu’à une portée de fusil de ma libido galopante. Nous étions faits pour nous rencontrer…

Au téléphone, elle m’avait susurré : « Mon beau, tu prends l’autoroute jusqu’à Marseille, tu vas toujours tout droit ; arrivé sur le Boulevard Michelet, tu prends à gauche, tu passes devant le stade et tu continues toujours tout droit. Quand tu verras l’obélisque de Mazargues, tu prendras à droite, le Boulevard de la Concorde, et encore une fois toujours tout droit jusqu’à la première à droite : la rue Jules Isaac ; remonte-la, je t’attendrai, tu me reconnaîtras… »
Moi qui suis nul, question géolocalisation, j’avais trouvé du premier coup ; ce devait être l’aiguille du GPS, du dessous de ma ceinture, qui m’indiquait la bonne route…  

Effectivement, elle m’attendait au bord du trottoir ; je ne pouvais pas la manquer. Avec toute sa panoplie d’apparat, décolleté super plongeant, jupe ultra courte et montée sur des talons si hauts, elle ressemblait à une majorette qui n’a pas vu retomber son bâton ; j’étais même étonné que les hommes de passage ne s’arrêtent pas pour lui demander son prix…

Plus que ma vieille voiture, elle avait des kilomètres au compteur, ma belle Marie-Jo ; les cernes autour de ses yeux valaient tous les maquillages de films tragiques en noir et blanc ; ses cheveux décolorés en blonde cachaient mal leurs racines blanches ; ses mains calleuses, ses ongles cassés trahissaient sa pénible condition de femme laborieuse et, si elle avait des frissons, ce n’était que le froid du dehors. Comme je n’étais pas non plus de la première fraîcheur, on s’est reconnus, on s’est approchés, on s’est touchés, on s’est embrassés. Elle sentait bon la savonnette et le parfum de la superette.  

Son histoire est digne d’un roman de Victor Hugo, dans sa période « Les Misérables » où elle n’aurait pas dépareillé dans un chapitre entier, tant ses emmerdes étaient multiples.

Divorcée d’un mari aussi juif qu’ambigu, comme pour se soulager, elle m’avait raconté. En allant aux WC, elle l’avait surpris, dans la nuit de l’appart, en train de se masturber devant l’écran de son ordinateur, tout en parlant à un interlocuteur inconnu.
A longueur de journée, été comme hiver, elle préparait des gâteaux dans sa cuisine et, lui, il allait les vendre à la boulangerie d’en face, moyennant un maigre bénéfice. Gare, les gifles tombaient bas quand elle ne réalisait pas son quota.
Sur mes recommandations, elle s’était séparée de son dernier loulou en date ; la nuit, il était videur de boîte, de son état ; en échange, aux frais de la princesse, il passait ses journées à jouer à des jeux d’arcade sur la télé de la maison tandis qu’elle allait s’éreinter à faire des ménages. S’il avait une grosse BMW, elle n’était pas assurée, il dealait avec les gamins du quartier, il jouait aux courses, il grattait à tous les jeux et il ne gagnait jamais…
Elle avait deux gamins, deux véritables p’tits cons (comme elle disait) d’une vingtaine d’années qui profitaient outrageusement d’elle ; pour l’emmerder, ils l’appelaient la vieille, devant moi, ce qui la faisait immanquablement pleurer. Moi, je les j’aurais bien balancés d’une fenêtre de sa minuscule location, au quatrième étage.
Elle avait recueilli un chien, à cause des caprices de ses deux gamins ; il ne servait à rien qu’à vider ses gamelles, qu’à gueuler son ennui et à réclamer sa promenade quand l’envie de faire ses besoins le débordait. Quand j’étais là, c’est moi qui allais le balader, ce pauvre clébard. A force de tirer sur sa laisse, il avait le cou plus long que la normale. En apnée, j’en profitais pour prendre l’air, loin de toute cette détresse sidérale…  

Plus tard, quand j’arrivais chez elle, un week-end sur deux, elle me préparait toujours un bain d’eau chaude parce que cela faisait du bien à mes articulations malades, même si elle n’avait plus que de l’eau froide pour sa vaisselle et même si sa facture d’électricité allait s’en ressentir. Nue sur son lit, les seins un peu lourds, le ventre un peu flasque et les cuisses un peu rondes, elle n’était pas franchement une odalisque, non, ma Marie-Jo.
Après l’amour, du haut de l’armoire de sa chambre, en catimini de ses gosses intéressés, d’une antique boîte de biscuits, elle me sortait ses trésors de vieilles pièces et de vieux timbres qu’elle étalait sur le lit ; elle voulait tout me donner. Elle me montrait des photos de son mariage, des photos d’elle à la plage et elle insistait sur la beauté de ses formes, au temps de ses jeunes années. Pendant les quelques heures qu’on passait ensemble, elle riait, elle était agréable et spontanée. Comme si le soleil éclairait sa cuisine, pendant un rayon de bonheur, elle me préparait des bons petits plats, des gâteaux, sans doute les mêmes que celui que son mari lui réclamait, des années auparavant ; je devais les ramener chez moi pour que je l’oublie moins vite, me disait-elle, redevenue sérieuse…  

Pour occuper le temps, on a fait le tour de sa famille. Nous sommes allés voir son père, il était pied-noir, espagnol et aveugle. Il était boxeur amateur, dans son jeune temps, et il n’a pu s’empêcher de me montrer quelques-unes de ses photos de jadis. Quand je lui ai dit qu’il ressemblait à Cerdan, il m’a tout de suite accepté à sa table.
Avec des fleurs, nous sommes allés voir sa mère ; au cimetière, avec vue imprenable sur la mer, elle dormait dans la travée six de l’allée douze.
Nous sommes allés rendre visite à une de ses sœurs ; elle n’a pas ouvert sa porte même si sa voiture était garée devant la maison ; nous sommes allés voir une autre de ses sœurs ; en bras de chemise, la clope au coin du bec, le juron aux lèvres, elle déchargeait un camion de livraison du magasin Liddle de son quartier.
Nous n’avons pas eu besoin d’aller à la rencontre de son frère, un peu demeuré, vu qu’il traînait toujours dans les environs, à l’aumône habituelle d’un petit billet ou d’une assiette chaude sur un coin de table. Un dimanche, alors que nous déjeunions chez son paternel, il était assis à côté de lui ; chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il prenait une beigne. Aussi, je me suis demandé si le boxeur à la retraite était vraiment aveugle ou si le gamin ne faisait pas exprès de s’en prendre plein la figure, seulement pour avoir une caresse de son père…  

Quand ses « merdeux » n’étaient pas dans les environs, on faisait l’amour sur toutes les chaises, celles du salon, celles de la cuisine, celle de la chambre ; cela devait être son fantasme le plus exaltant. J’eus un peu peur avec le tabouret de la salle de bains, à cause de son état bancal et madame avait des orgasmes en décibels tonitruants, à décoller la faïence. Son lit était tellement mou que je me retrouvais toujours aspiré avec elle, en son milieu. Alors, je me retournais et, agrippé contre le bord, j’avais l’impression d’essayer de dormir sur les pentes glissantes d’une montagne abrupte…  

Aussi, je vous le demande, amis lecteurs de cette aventure ; cette pauvre femme, qui avait-elle à dénoncer ? Son juif ? Son porc ? Ses enfants ? Sa malchance ? Son ignorance ? Sa pénible condition de femme ? Ce bonhomme qui avait frappé à sa porte, seulement intéressé par ses photos en porte-jarretelles ? Moi, j’arrivais dans son monde et j’étais comme un chien dans un jeu de quilles. Elle, sans permis de conduire, sans réel boulot, sans avenir, elle gérait la guigne, la fainéantise de son aîné, les crises d’épilepsie de son plus jeune, les fins de mois difficiles à partir du dix, les factures qui s’accumulaient, le frigo et les placards qui se vidaient en échange, la machine à laver en panne, les deux bouts qu’elle tentait de joindre à la seule force de son courage et de ses ménages chez les riches avares…   

Chez elle, à part le jeu des chaises musicales, c’était devenu le palais des mille et un ennuis. Bien sûr, on sortait. Nous avions déjeuné dans des grands restaurants, ceux du bord de la mer ; elle était toute contente de se retrouver dans le monde, avec ses bijoux en toc, pour briller en public. Nous étions allés au Vélodrome et nous avions applaudi l’OM ; bras dessus, bras dessous, nous nous étions baladés au Parc Borély, malgré la pluie, malgré le Mistral et malgré le soleil ; nous avions arpenté les grands magasins et fait des emplettes mirobolantes à la couleur enflammée de ma carte bleue ; nous étions allés au cinéma voir triompher des héros en costume de chevaliers. Pourtant, il fallait se rendre à l’évidence ; nous nous étions épuisés à force d’avoir vécu notre temps ensemble. Cette vie de barreau de chaise ne me convenait pas…

Avec ses deux pénibles ados qui squattaient l’appart, c’était des sempiternelles crises de disputes avec leur mère, et j’en avais ma claque d’arbitrer toutes ces guerres de suprématie. Une fin d’après-midi, quand une goutte d’incompréhension et d’engueulade fit déborder le quatrième étage, je repris le chemin inverse ; je contournai l’obélisque de Mazargues, bien dressé entre la nuit et la journée, je longeai le Boulevard Michelet et je tournai à droite pour retrouver la bretelle de l’autoroute de Toulon. Je ne suis jamais revenu. Je crois que je lui ai fait du mal, je crois qu’elle a pleuré ; comme une bouée de sauvetage, je crois aussi qu’elle s’est accrochée à un autre bras, plus responsable, plus compréhensif, pour la prendre en charge et pour tenter de la sortir enfin de tout son marasme. Insatiable navigateur, le nez au ciel, je repartais en quête de l’inaccessible étoile…

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APPETITION (chansonge) par tiniak (86)


J'ai rêvé trop loin...
Je me suis perdu
d'horizons tordus
en soupirs en coin

J'ai rêvé de foires
aux lents rigodons
portant des chansons
au front de l'Histoire

J'ai rêvé trop fort
comme l'odalisque
devant l'obélisque
écoutant son corps

J'ai rêvé de mains
caressant l'Ailleurs
tel un orpailleur
en oublie sa faim

J'ai rêvé trop cher
un tissu de mots
qui ferait la peau
aux foudres de guerre

J'ai rêvé d'un jour
de belle facture
qui ferait le mur
pour vivre d'amour

Rêverais-je mieux
à l'économie ?
J'ai tant d'appétits
quand j'ouvre les yeux !

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A Paris (Laura) (124)

 

A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir l’Obélisque ou une des Odalisques de la peinture.
Au Louvre, je n’ai jamais su me décider entre admirer la grande Odalisque d’Ingres et  une des saisons de Poussin
A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir une Odalisque de Matisse au Centre Pompidou ou flâner au Jardin du Luxembourg en récitant Nerval
Au centre Pompidou, je n’ai jamais su me décider entre visiter une exposition et revoir les Kandinsky
A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir l’Obélisque ou un futur événement sur les Odalisques
A Paris, je n’ai jamais su me décider entre l’actuel et l’immortel, entre les tableaux parisiens de Baudelaire et les Odelettes
A Paris, je n’ai jamais vraiment choisi
J’essaie de tout faire
Et je sais que je n’y arriverai jamais
Et c’est ça qui est bien
A Paris
Essayer de tout voir
L’obélisque
L’Odelette

Le tableau et le paysage

 

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L'obélisque pour les Nuls (Vegas sur sarthe) (376)


Comme astérisque le mot obélisque est masculin à cause de sa forme, c'est pourquoi on parle d'érection lorsqu'on le dresse.
Erigé ou au repos, un obélisque est toujours rose grâce au granite rose de chez Assouan, un tailleur égyptien qui fit carrière dans le granite.
Les techniques d'érection restent méconnues à ce jour bien qu'on ait échafaudé de nombreuses théories comme celle du docteur Hypothalamus "Erection, mode d'empoi ou la Gaule du matin".
Par contre on sait que l'obélisque de Louqsor provient de Louqsor en Egypte où il gisait ; s'il était venu de Gizeh on l'aurait appelé l'obélisque de Gizeh ce qui eut été grotesque pour un obélisque en érection.
Il a été échangé aux égyptiens par Charles X contre une horloge en cuivre qui n'a jamais marché mais l'obélisque n'a jamais marché non plus bien qu'il serve aléatoirement de cadran solaire.

Mené en bateau durant un an au gré des crues du Nil puis de la Seine par Champollion – célèbre pour avoir déchiffré le mot barbare hiéroglyphe – l'obélisque est érigé en 1836 à Paris où il remplacera un monument autrefois érigé en l'honneur de Louis XVI qui fut décapité au même endroit.
Selon les époques, on décapite, on castre ou on érige et tout ça devient l'Histoire avec une grande H.
Louis-Philippe Ier finira par trancher lui aussi: ce sera la Place de la Concorde et nulle part ailleurs!   
On notera que Champollion portait un nom de lycée, le même nom que beaucoup d'établissements français comme Grenoble, Dijon ou Figeac (Source: Les Copains d'avant)

C'est ainsi que le 25 octobre à 14H30 et des poussières – beaucoup de poussière –  au moment de l'érection il y aura du monde au balcon, Louis-Philippe Ier – inventeur de la pièce de 20 francs – et sa famille recueillent l'ovation de la foule; il faut dire que ce jour-là il faisait beau... mais parlons technique:


L'obélisque comporte trois parties distinctes mais reliées entre elles: le pied des stalles, le fût et le pyramidion mais vu d'en bas on distingue surtout le pied à moins d'être en haut; c'est pourquoi on peut dresser un obélisque à l'envers, dans ce cas on dit planter et non pas ériger.
Le planter d'obélisque est développé en détail dans les brochures de Goscinnix et Uderzum.

Le pied des stalles:
Le pied des stalles d'origine de l'obélisque de Louqsor comportait seize statues de babouins surexcités et en érection comme l'obélisque mais il fut remplacé par un pied des stalles plus sobre pour ne pas choquer la société française prude du XIXème  (du XIXème siècle et non pas du XIXème arrondissement).
Notons à l'attention des voyeurs libidineux que le pied des stalles d'origine et ses babouins qui bandent tous les jours de 9H à 18H sauf le mardi est visible au pyramidion du Louvre.

Le fût:
Déjà douze siècles avant JC tous les fûts sortaient couverts, celui de Louqsor ne manque pas de caractères ; il est couvert de hiéroglyphes ou rébus à base d'oiseaux, de cafards, de trombones, de casseroles et de scoubidoubi-ou-ah qui racontent la vie de Ousirmaâtrê Setepenrê appelé plus amicalement Ramsès II (ou Rame 16-2).

Le pyramidion:
C'est une mini-maquette de pyramide placée au sommet du fût et pour couronner le tout celui de la pyramide de Louqsor est recouvert de feuilles d'or pour faire plus style Louis-Philippe.

À suivre: La culture de l'agrégadolinium à travers les âges

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Participation de Venise (385)

 

Chez nous les Noëls étaient particulièrement déprimants.

Entre la Bûche et le Sapin de Noel on attendait un Pére Noel qui ne venait jamais.

Alors on allait se coucher avec les pieds aussi glacés que les marrons de tante Jeanne !!

 

Mais cette année-là le voisin avait abandonné sa vieille boite de scrabble sur le trottoir et toute la famille avait passé la soirée autour de ce vieux scrabble .

 

Obélisque avait demandé mon père AU ou O.

Obélix avait crié mon petit frère avec un X à la fin .

Mais non hurlait de rire ma mère AUBELISQUE

À l’unanimité Obelisque s’écrivait AUBELISQUE !!

Aucun dictionnaire n’avait pénétré notre vieille chaumière , et la langue française on l’a retournée comme une crêpe Suzette !!

 

Je vous raconte cette histoire, car l’autre soir je suis sortie du métro place de la concorde et il était là devant moi notre obélisque .

Une colossale énigme trônait au centre de Paris .

Je jetai un rapide coup d’œil sur la bête et j’y découvris des hiéroglyphes qui ressemblaient étrangement à la langue de mes parents    La langue cubiste !!

 

Je venais de découvrir que mes parents loin d’innover appartenaient au monde dont la langue chatoyante comme un fleuve m’avait fait aimer les voyages.

J’entends leur rire comme une douce pluie qui ne se sèche jamais dans l’encre de mes lettres .

 

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18 novembre 2017

Défi #482

 

Obélisque

 

4821

 

ou


Odalisque

 

4822

 

Allez, je vous laisse le choix !
(suis-je pas magnanime ?)

Les plus inspirés, bien sûr, associeront les deux.

 

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The wall (Walrus)

 

Noctambule, ça fait pas un peu BD ça ?

Quoi ?  Vous ne dites pas "bulles", vous dites "phylactères", du coup ça ne vous fait même pas rire ?

Normal, c'est de l'humour belge, j'vais pas vous faire un p'tit dessin non plus...

Mes expériences noctudéambulatoires sont rares : la nuit, généralement, je dors !

Néanmoins...

Au temps béni où je travaillais (ce qui est bien plus reposant qu'être retraité) je me retrouvais de temps à autre chargé de mission. Bon, pas dans le style OSS117 ni James Bond, juste chargé de mission, même pas diplomatique.

Donc, un beau jour, je prends l'avion pour Manchester, question de rencontrer mon ami Dave (Brandy) Cummerson dans son labo de Widness. À l'époque, pas de gsm, encore moins de smartphone ou de GPS, juste à la descente d'avion un gusse muni d'une pancarte "Laporte, Mr Walrus" qui attend que vous ayez fini d'expliquer aux services de douane que la poudre dont vous a chargée un collègue est de la pâte à papier blanchie aux peroxydes, pour vous embarquer vers une destination connue de lui seul, soit l'hôtel Grosvenor à Chester.

Chester ! Vous aviez rêvé vous, d'atterrir un jour dans ce patelin dont des dizaines d'épiciers belges vous ont vendu un fromage qui n'était en réalité que du Cheddar ? Vous en saviez quelque chose, vous du Chester cheese (prononcez tchètchetchise) ? Non ? Moi non plus !

Bref, débarqué au milieu de la nuit dans cette ville inconnue, avant de me coucher, je décide de voir à quoi peut bien ressembler ce patelin. Et au premier coin de rue, je découvre un escalier que, bien sûr j'emprunte (je l'ai rendu, rassurez-vous). Il mène sur un mur. Un mur qui coupe la ville en deux : in the wall et out of wall. C'est l'enceinte romaine de Chester. Elle fait presqu'entièrement le tour du cœur de la cité et à passé minuit, vous n'y croisez personne.

Que les villes sont étranges la nuit !

Déjà à Paris... mais qu'est-ce que je vous raconte, ça, c'est une autre histoire !

 

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