08 septembre 2018

En vadrouille à Montpellier ? (Joe Krapov)

Je n’ai pas trouvé mieux, cette semaine, pour évoquer la grande vadrouille qui est la nôtre, que de ressortir mon questionnaire du losange tout frais pondu de cet été et d’y répondre. Ca n’a pas beaucoup d’intérêt en soi, on ne découvre pas à la fin si on est plutôt Bourvil ou plutôt De Funès (plutôt bourrin des villes ou plutôt plein de finesse des champs !) mais ça montre bien que « les gens de Villejean voient du pays » ! Et les autres aussi !

Que vous le vouliez ou non, votre vie jusqu’à présent s’est inscrite dans un losange, ou, pour être plus précis, dans un quadrilatère (ou un triangle) formé par :

- La ville la plus septentrionale dans laquelle vous vous êtes rendu.e (septantrion n’est pas un mot belge qui laisserait entendre que, dans le lit de la baronne,nous étions soixante-dix chasseurs plus ou moins histrions, mais cela a rapport au nom poétique du Nord
- La ville la plus orientale dans laquelle vous êtes allé.e. La plus à l’Est, si vous préférez
- La plus méridionale (au Sud c’était pas les corons !)
- La plus à l’Ouest (en direction de Brest pour les dyslexiques et les scouts!)

Nous aimerions obtenir de vous les informations suivantes (vous n’êtes cependant pas obligé.e de répondre à toutes ces questions) :

Quelles sont les extrémités de votre losange ?

 

losange JK

 

Quelle est la ville dans laquelle vous avez passé le plus de temps depuis votre naissance ?
Rennes.

Où avez-vous le plus ri cette année ?
A Dol de Bretagne devant l’exposition John Wilhelm.

Dans ce losange, quel est l’endroit où vous retourneriez volontiers ?
Burano dans la lagune de Venise.

Qu’avez-vous déjà fait dans votre vie que personne d’autre que vous n’a fait ?
J’ai chanté, déguisé en bouffon, le rapport du commissaire aux comptes dans une assemblée générale d’association subventionnée.

Avez-vous déjà rencontré une célébrité ? Laquelle ?
J’ai un peu honte de l’avouer mais j’ai serré la main de François Fillon.

Racontez une mésaventure à vous arrivée qui se termina bien
Un été d’il y a bien longtemps nous sommes partis camper pas loin de Lorient pour assister au Festival interceltique. Arrivés sur place, surprise : on avait oublié les piquets de la tente sur le balcon ! Le gérant du camping nous a loué une caravane pour nous éviter de rentrer tout penauds à la maison.


Y a-t-il un endroit où vous ne vous attendiez pas à vous retrouver ?
Oui : à l’opéra de Münich pour assister à un ballet sur le thème d’Alice au pays des merveilles.
Aussi à Mourmelon le Grand pour y effectuer ce qu’on appelait alors le service militaire.

Racontez votre itinéraire professionnel en ne donnant que les noms des villes traversées :
Naissance à : Libercourt (Pas-de-Calais)
Premières études (maternelle, école primaire) à : idem
Etudes secondaires (collège, lycée, université) à : Lille
Premier poste professionnel à : Paris
A vécu à : Libercourt, Paris, Sablé-sur-Sarthe, Rennes

A part celle où vous résidez, y a-t-il des villes dans lesquelles vous allez plusieurs fois par an ?
Lannion et Nantes.

Dans votre ville, quel est l’endroit que vous fréquentez le plus régulièrement ?
La salle Mandoline de la Maison de quartier de Villejean.

Citez une ville en dehors de votre losange dans laquelle vous aimeriez vous rendre :
Portmeirion au pays de Galles, lieu de tournage du feuilleton « Le Prisonnier ».

Citez des villes, autres que votre lieu de résidence, dans lesquelles vous avez dormi cette année :
Lannion, Marktheidenfeld, Dachau, Munich, La Flèche, Nantes, Poulennou, Baguer-Pican, Libercourt, Langon, Lanester.

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La petite vadrouille (Sebarjo)


Nous étions jeunes, à la marge et un peu fous
Partis, la poitrine gonflée, sur les chemins de la liberté
Oh pas très loin, juste un peu après la chapelle du Lou
On vagabondait, en chantant, le pas léger, sans se presser.

Oh non ce n’était pas la traversée des chemins noirs
On serait rentré le lendemain ou même ce soir
Ni celle de Saint-Jacques-La Mecque
Mais, c’était notre petite vadrouille, Mec.

Nous étions un peu moins jeunes, barges et plus flous
Partis, le dos courbé, sur des sentiers bitumés
Nous étions des joggers au grand cœur, sur les genoux
On courait pour rattraper le temps que l’on n’avait pas vu filer

Oh non ce n’était pas une traversée pleine d’espoir
On serait mort un beau matin ou un triste soir
Ni celle de Saint-Jacques-La Mecque
Mais, c’était notre petite vadrouille, Mec.

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Où vent te porte (petitmoulin)


Tu vas où vent te porte
Au gré de ses sentiers
De hasard
Sur la lande inconnue
Tu dessines
Une ombre singulière
Tu prends mesure
De l'horizon
À l'aune de ton vertige
Tu trébuches parfois
Sur les racines du doute
Ton sac sur le dos
Ne pèse pas lourd

L'exaltation ouvre ton chemin
Tu ne te retournes pas

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Mon beau vélo tout neuf (Pascal)


Un gyrophare bleu tournait devant la maison. Un peu partout, il y avait des voisins qui murmuraient entre eux ; l’air grave, ils avaient tous des lampes torche, comme s’ils allaient partir en pénible excursion. Dans la pénombre livide de la cour, je reconnus mon beau vélo ! Sur le pas de la porte, quand mes parents me virent avec mes souliers crottés, des écorchures, des griffures aux jambes, ma jupe toute froissée, et les yeux remplis de larmes, ils crièrent au pire ! M’man pleurait sans jamais s’arrêter, elle ne savait plus s’il fallait me prendre dans ses bras, m’embrasser ou me sermonner !... P’pa était dans tous ses états ; il tournait autour de moi comme un boxeur qui cherche un adversaire à sa taille !... Ils m’assaillirent de questions et je n’avais même pas le temps de répondre ! Ils me parlèrent de rapt, de viol, de séquestration, que des mots dont je ne comprenais rien au sens ! Les adultes, ils ont toujours des sombres pensées, ils voient le mal partout, ils se font des cheveux blancs ; c’est pour cela qu’ils vieillissent…

« Tu es encore partie en vadrouille !... » me cria t-elle, et je lui dis « oui » en hochant craintivement la tête. Mais comment pouvais-je expliquer à tous, et dans les détails, mon extraordinaire aventure ? Le petit oiseau du bord de la route, le papillon multicolore, la libellule arc-en-ciel, l’étang des trente-deux carpes, le coucher de soleil ?... Ils ne vont jamais me croire ! Il me tomba cent mille punitions sur le coin de la figure ! Il me faudrait   un siècle avant que je puisse remettre le nez dehors ! Heureusement que les gendarmes étaient là, sinon ma mère m’aurait donné une fessée devant tout le monde ! Le plus gradé, avec des moustaches de compétition, me tapota la tête avec sa grosse main ; il souriait malgré tout le chambard qui régnait dans la maison ; pour une fois qu’il allait rédiger un rapport qui finissait bien…

A vous, je peux bien raconter mon histoire…  

Voilà, tout a commencé comme cela : je rentrais de l’école et je pédalais fièrement sur mon beau vélo tout neuf, pour rentrer à la maison, située à quelques kilomètres de la ville. Tout à coup, au bord de la route, j’entendis une petite mésange qui pleurait sur une branche ! Non assistance à petit oiseau en danger, ça va chercher loin dans sa conscience, quand elle se rappelle ! Je me devais d’aller la secourir ! Vite, je descendis de mon vélo et je partis à sa rencontre ! En piaillant, elle voletait autour de moi pour que je me dépêche ! Elle m’emmena jusqu’au bout d’un grand champ de luzerne ; au pied d’un vieux mûrier, il y avait son nid qu’un coup de vent avait renversé ! Je le reposai dans l’arbre, là où elle picotait la fourche avec son bec ; et tant pis pour les écorchures sur les genoux, j’étais contente d’avoir remis quelque chose de la nature en place…  

Comme pour me remercier, il passa devant mon nez un magnifique papillon, un comme je n’en avais jamais vu ! Pourtant, je passe du temps dans la campagne à tout admirer, à tout contempler !... J’aime courir de fleur en fleur, j’aime respirer leurs parfums ; je les répertorie dans ma mémoire olfactive et je n’oublie jamais leurs belles couleurs.
Pas pressé, il voletait au bout d’un fil qu’on ne voit jamais ; chaque fois qu’il ouvrait les ailes, le nez en l’air, je pouvais apercevoir le motif extraordinaire, une vraie parure d’apparat, qu’il dépliait comme un grand prélat ; nous traversâmes des champs, nous escaladâmes des barrières, longtemps, je l’accompagnai, envoûtée par toute sa grâce immatérielle…

C’est derrière une haie touffue que je fis sa découverte ; je tombai nez à nez avec une libellule au point fixe ! Elle semblait vérifier ses ailes en les faisant tourner à toute vitesse, et des reflets arc-en-ciel s’irisaient sur son fragile empennage ! Elle m’invita à bord de son vol ! Nous suivîmes une allée de bosquets, nous prîmes un chemin qu’elle seule connaissait tant je griffais mes jambes, nous planâmes longtemps sous l’effet de la brise légère, nous coupâmes à travers un champ de maïs fraîchement moissonné…  

Soudain, nous arrivâmes devant un petit étang ! La libellule s’était posée sur un nénuphar et elle semblait s’intéresser aux poissons qui vaquaient à leurs occupations sous-marines. J’ai reconnu des carpes ! Je les ai comptées ! Il y en avait trente-deux à la file indienne ! De temps en temps, elles bullaient de concert ou bien elles allaient se frotter contre les roseaux, ou bien, encore, elles affleuraient la surface et elles laissaient le sillage éphémère de leur passage, comme une signature sibylline. Sans doute un jeu de trente-deux carpes, me dis-je en sentant l’eau remplir mes souliers vernis…

Le vent s’était mêlé à la fête et créait sur les herbes hautes des ondulations verdoyantes ; en courant avec elles, j’avais l’impression de surfer sur des vagues champêtres ; pendant cette gambade, les sauterelles dansaient avec moi !...   
Les feuilles des arbres alentour tournicotaient sur leur tige sans jamais tomber. Tantôt jaunissantes, tantôt rougissantes, à pile ou face, elles offraient au spectacle bucolique des applaudissements sans fin. C’est à ce moment que le soleil choisit d’aller se frotter contre l’horizon ; les ombres s’allongèrent, les oiseaux se turent, la brume se leva pour rajouter un drap blanc sur la campagne frissonnante. En échange, il naquit un maelstrom de lumières sensationnelles et fuyantes ; c’était un véritable feu d’artifice offert à dame nature et, élève assidue, j’étais à la première place…

Quoi ? Comment ? L’école ! Maman ! La maison ! Je suis en retard ! Vite, vite,  j’ai foncé à travers monts et vallées, champs et chemins ! Les petites grenouilles de l’étang me coassaient : « Dépêche-toi !... Dépêche-toi !... » Les grillons me stridulaient : « C’est par là !... C’est par là !... » Les vers luisants éclairaient mon chemin !... Je voulais récupérer mon beau vélo tout neuf ! On me l’avait volé ! Alors, c’est sûr, j’allais vraiment me faire gronder ! Les yeux pleins de larmes, j’ai couru, j’ai couru sur le bord de la route, pour rejoindre la maison ! La nuit avait semé sa première poignée d’étoiles quand je suis arrivée devant le portail…

Jusqu’à la fin de la saison scolaire, j’eus l’interdiction formelle de toucher à mon vélo ; le matin, c’est maman qui m’amenait à l’école et, le soir, c’est papa qui me récupérait à l’étude. L’année d’après, ils me mirent en pension au Grand Conservatoire. La musique, c’est bien aussi pour s’évader ; les notes, les unes derrière les autres, ou ensemble, à la même harmonie, c’est comme un escalier en couleur : en fermant les yeux, on peut voir… jusque derrière le ciel…

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Qu'est-ce que tu veux, j'ai le dos en compote (joye)

j'ai le dos en compote

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Vadrouille de Cannelle (Laura)

 

Vagabondage pour fuir les embrouilles

Aller de bars en bars, d' hommes en hommes

Dériver, divaguer, delirium tremens,

Risque de dépendance, tabagisme

Oser aimer, partir, être aimé

Une vie sans queue ni tête... ou presque

Il fallait le vivre pour prendre confiance

Laisser la peur, les tremblements

Lâcher le comptoir pour marcher plus droit

Et vagabonder en pétillance de mots

 

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En vadrouille sur le WEB (Walrus)

 

Tandis que je me torture le cerveau pour en faire jaillir une idée (t'en foutrai des vadrouilles, moi !) un souvenir remonte à la surface...

Très jeune, j'ai assisté à la représentation d'une opérette au théâtre des Variétés de Charleroi, je jurerais que le titre en était "Le Baron vadrouille". Je ne me souviens que d'une seule scène : un individu grassouillet, un pied sur la table d'un banquet fume un cigare... piqué sur une fourchette ! C'est tout.

En pareil cas, ma réaction est immédiate : je me jette sur mon moteur de recherche favori et je plonge dans les mystérieuses profondeurs du réseau (mais non, pas le dark net !).

Ma première trouvaille me laisse perplexe :

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Johann Strauss jr ! Très peu convaincu, je crains qu'il s'agisse d'une traduction ultra libre de son "Baron Tzigane" ("Der Zigeuner Baron", pour les germanophiles) et je continue mes recherches...

Un collectionneur propose à la vente un programme du théâtre de Huy en 1942 :

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Et là, le compositeur est différent : Walter Kollo et la date colle mieux avec l'époque de mes souvenirs.

Nouvelles données, nouveau plongeon en apnée dans les profondeurs du web. Et là, plus de détails, comme les divers titres français de l'œuvre et le titre allemand "Der Juxbaron" (que je traduirais plutôt par "Le Baron pour rire":

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Bon, avec ça, on peut attaquer Youtube.

Première surprise, une sorte de medley fondé sur les airs de l'opérette et joué sur un orgue mécanique dans un patelin bien de chez nous, je dirais même à deux pas de chez moi :

 La suite est typiquement allemande avec des titres sympathiques :

"Pourquoi as-tu donc ces jambes ?"

"Les petites filles doivent aller dormir"

Bien sûr, cela n'éveille chez moi aucun souvenir supplémentaire à celui du cigare, mais je suis bien content d'avoir trouvé.

Oui, je sais : je suis vite content ! (Mais n'est-ce pas le secret du bonheur ?)

 

P.S.

J'ai même retrouvé un article de la presse de guerre annonçant une représentation de cette pièce au théâtre de Charleroi pendant l'occupation allemande ! Mais c'était en 1917. Caramba, encore raté !

 

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En vadrouille (Venise)


Dans mon pays d’avant
Je vadrouillais, dans l’herbe, et les champs labourés.
Mon œil striait les rivières inconnaissables.

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A la rencontre de mon jeune âge, je vadrouillais.
La patience de ma mère, terre unique du repos, mains pleines de Marguerittes
Alors que grandissait sans bruit le figuier du jardin.
Quand la solitude a grandi, j’ai été prise d’immobilisme et mon visage de pierre
Ne tremblait plus.
J’étais l’enterrée vive qui se meurt sous son chêne.
J’avais au fond de moi un gout caché pour la rivière qui court, sinueuse d’onde fraiche.
J’étais restée la femme qui navigue, qui va qui vient, pareil au souffle fragile de l’algue.

A tant d’heures consumées, je me console mal,
A tant de matins non partagés, je me console mal.
Tous ignorent que mon chant nait de cet espace ouvert qui se désire  du vent qui nait dans le vallon.
Alors que mon enfance bâille devant les sépultures des anciens
Je renais en vadrouille des chemins oubliés
J’épie, le lièvre et le vautour, je garde sous mes doigts des graviers des rivières vagabondes.
S’entête en moi un désaccord entre mes racines et le vent qui m’ensemence ailleurs.
Je descends de toutes ces nuits enrochées,
Et je chante les fleuves qui roulent, qui dévalent, et qui éclairent d’un jour neuf mon encre bleue .

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P'tite balade (Vegas sur sarthe)


« Tu f'rais pas une p'tite balade, minou ? »
Pour une fois que Germaine me propose une sortie digestive, je file illico au placard à chaussures et reviens équipé de mes Adidas Ultraboost.
« N'importe quoi! Celles-ci c'est pour la rando... dis pas qu't'as rien d'autre à t'mettre»
Retour au placard où j'échange mes Adidas pour des Scott Backcountry, mon dernier cadeau d'anniversaire.
« Tu l'fais exprès ? Ça c'est celles que tu mets pour les excursions»
« Ah ? Parce qu'on a déjà fait une excursion ? »
« Oui Môssieur, même deux... à Vierzon puis Vesoul, je voulais voir ta mère et on a vu ta sœur, comme toujours! Trouve autre chose»
Du coup je me sens comme une brêle ; retour au placard où j'abandonne mes Scott spéciales excursion chez ma soeur pour enfiler mes vieilles Asics, cadeau de fête des pères alors que je n'ai pas d'enfants.
« On va pas en promenade mon vieux, juste une petite balade si tu arrives à te chausser convenablement ! »
Pour le convenablement , prière de voir dans ce foutu placard : je plonge dans les cinquante huit paires de chaussures de Germaine pour retrouver mes mocassins à glands dénichés sur le Bon Coin, cadeau de moi-même à  moi-même.
« Tu veux vraiment m'faire honte ! On n'est pas en sortie, on dirait que t'as rien à t'mettre ! »
Quatrième retour au placard où j'écarte les rangers de randonnée, préférant les sandales nubuck et nylon – 25 euros chez H&M, la troisième chaussure offerte – dernière démarque des dernières soldes et dernière possibilité de me chausser à part mes charentaises !
« T'as vraiment décidé d'm'énerver. Dis-le si tu veux pas sortir ! »
« Quoi ? C'est pas fait pour les petites balades, ça ? »
« Non Môssieur ! Ca c'est pour les virées »
Je tente de ruser mais ça ne marchera jamais.
« Et tu préfères pas plutôt faire une petite virée ? »
« Non ! J'avais envie d'une balade mais je sais c'que tu penses de mes envies... »
Je m'inspirerais bien de ce qu'elle a mis à ses pieds mais elle est encore en mules de pilou-pilou, mon cadeau de fête des mères alors qu'elle n'a pas d'enfants.
Pour la dernière fois, je retourne au placard et reviens en charentaises, cadeau gagné à un concours de sudoku.
Pas besoin d'explications, j'espère que le message est clair.
De toute manière ça va être l'heure de ses Feux de l'amour et le canapé lui tend les bras...

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En vadrouille par bongopinot

bo

 


Enfin les vacances
Et nos cœurs dansent
Partir du HLM
Trouver un peu de calme

Alors on part d’Hérouville
Et vite on file
Jusqu’à la gare de Caen
Vers d’autre vent

Arrêt à saint Pierre-des-corps
Pour changer de décor
Puis pause à Angoulême
Losange rouge et or en emblème

Puis une arrivée à Royan
Où le ciel prend une couleur cyan
Pour quelques jours de vadrouille
La forêt de pins fait merveille

La plage la mer le soleil
Quel bel accueil
Quelques jours ici
Avant d’aller à Saint-Jean-Angély

Voilà notre petite vadrouille
Faite de rire de débrouille
Pour un bien beau séjour
Petit bonheur-du-jour

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