18 août 2018

QUINZE (Laura)

 

Quinze ans que nous sommes dits oui
Une multitude ce caresses ont fait passer le temps si vite
Il nous reste tant de baisers à écrire et de mots à embrasser
Nous ne sommes qu’au début de notre histoire
Zéro : instant où tu m’as visé de tes flèches
Et depuis, à chaque seconde, je te redécouvre

BON ANNIVERSAIRE

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,


15 août 2018

Je déménage

Oui, je sais, vous me direz que ce n'est pas nouveau !

D'ailleurs, pour être exact, j'ai déjà déménagé. L'ennui, c'est que mon opérateur télécom a oublié mon transfert de ligne. Si bien que dans mon nouvel appartement, je n'ai ni téléphone, ni Internet, ni la télé.

Je suis donc obligé de passer par FON pour accéder à l'internet. Vous voudrez donc bien excuser ma faible présence sur le blog et les éventuels retards dans la publication de vos passionnantes participations.

Meilleures amitiés à tous.

 

Walrus

 


Posté par Walrus à 16:36 - - Commentaires [16] - Permalien [#]

11 août 2018

Défi #520

 

5201

Quoi ?

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,


Plus on va vers le Nord, plus on se retrouve à l'Ouest ! (Joe Krapov)

DDS 519 120935262

C’est l’été, je crie « Pouce ! »
Il ne faut pas se faire de mousse
Et en boire une petite en douce !

Qu’elle soit brune, blonde ou rousse,
A la va comme je te pousse
Ou bien savourée avec fièvre,
Il faut bien y tremper sa lèvre.

C’est l’été, je demande : « Patron !
Il ne faut pas se casser le tronc !
Servez-moi un Perrier citron ! »

DDS 519 John Wilhelm 4 Juste un petit castorC’est l’été, je photographie,
Et je trouve sur mon chemin
Un jeune plaisantin d’Helvétie
Qui fait le même bouleau ( ?) que le mien :

La façon dont il voit la vie
Me rend mort de rire et songeur :
Il semble répondre au Défi
Avec cette photo de rongeur !

 

DDS 519 John Wilhelm 3 Walbrushing

 

 

Connaît-il notre oncle Walrus ?
Est-il familier avec lui
Pour le portraiturer ainsi
En amusante compagnie ?
 

 

 

DDS 519 John Wilhelm 1 Le parapluie à beau temps

C’est l’été, la saison magique
Où l’on s’interroge à foison :
Que serions-nous si d’aventure
On nous supprimait sans raison
Nos fournisseurs de confitures,
Les aimables Suisse et Belgique ?

Devant cette nouvelle misère
Il nous faudrait noyer le chagrin dans la bière :
« Patron ! Le monde tousse !
Servez moi donc une autre mousse ! »

N.B. « L’Univers de la famille Wilhelm » est une exposition photographique vue avec un plaisir immense par votre serviteur-cycliste en la ville de Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Le travail photographique de John Wilhelm est visible, entre autres lieux, ici. L’abus de surréalisme est conseillé pour la santé : à consommer sans modération !

DDS 519 John Wilhelm 2 le dîner est servi

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Un arbre sur mon chemin par bongopinot

b01

 

Un arbre sur mon chemin

Qu’une douce mousse entoure

Délicate comme du velours

Une tendresse dans le matin

 

Il sent les rayons du soleil

La brise légère sur son écorce

Tout cela le renforce

Et tranquillement il s’éveille

 

Il ouvre ses branches à la vie

Il respire par tous ses organes

Et ses feuilles vertes planent

Absorbant la lumière ainsi il se nourrit

 

Quelques oiseaux sur lui se posent

Un écureuil fait de l’exercice

Agrippé solidement à l'écorce

Satisfait et à l’aise

 

Je viens souvent me ressourcer

En cet endroit plein de charme

Loin de la ville et du vacarme

De la pollution et de la foule stressée

 

Cet arbre sur mon chemin

Qu’une douce mousse entoure

Délicate comme du velours

C’est ma tendresse du matin

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

Tyrotrypophobie (Minuitdixhuit)


   Bien sûr, a priori, cette image ne devrait pas susciter l’impression de peur, mais c’est bien de cela qu’il s’agit pour moi.

   Déjà le cochon rose de la semaine dernière m’avait laissé un sentiment douloureux. J’aime le rose. J’aime les cochons, qui ne peut pas les aimer ?

   Mais pas les bouteilles de gaz. Peut-être leur poids quand j’allais en chercher une chez monsieur Larby, l’Arabe du coin de Bab-El-Oued, « Larby, charbon, gaz et pétrole » en lettres rouges sur fond bientôt noircit. Peut-être leur bruit quand, dans les nuits, elles explosaient contre la devanture d’un Francaoui pro-FLN ou d’un Algérien pro-Français et que les gosses que nous étions entonnions en chœur « strounga ! » alors que nos parents terrorisés n’avaient même plus les forces de nous demander d’arrêter de chahuter en pyjama sur nos matelas à même le sol.

   Voilà que maintenant le bon Walrus, Dieu des lettres dans la mythologie Outre Quiévraine (peu connue, je vous le concède) nous fourgue une pâte photographique assez confuse dont ressort, bien évidement un trou, ne me dites pas que votre œil ne s’y est pas posé directement.

   40 ans de psychanalyse hebdomadaire m’ont coûté le prix d’une belle maison et sans doute donné la chance de rester en vie, avec à peu près de quoi résister pour les années à venir, si vous m’aidez.

   Donc le trou.

   Je ne vous parlerai pas de ma grande sœur, elle avait 14 ans, moi 7, et le jeu du docteur consistait, pendant la sieste familiale, à y introduire de petits objets, comme la tige de mon fanion du Racing Club d’Ameur El Ain, mais moi je n’étais pas trop d’accord et j’avais peur pour mon fanion. Pourtant je le faisais, ça la faisait trembler mais elle avait l’air d’aimer cela. Une grande sœur, c’est un modèle non ?

   Donc les trous.

   Ah, oui, je ne saurais pas comment vous l’expliquer, tant cela peut paraître ridicule, c’était ceux du fromage. Bien sûr, si vous avez été élevés à la « Vache qui rit » des hypermarchés vous ne pouvez pas comprendre et je ne vous en veux pas. 

   Maman achetait le sien à la coupe dans le passage Franchet d’Espèrey chez la crémière « À la belle Lochoise ».

   J’ai vu récemment à la télévision une publicité où un fromager de pacotille plantait une sorte de fanion du Racing Club d’Ameur El Aïn, mais avec une croix blanche sur fond rouge, dans le cœur d’une meule d’Emmenthal.

   Je me suis alors remémoré cet autre passé douloureux.

   Pour une raison que j’ignore (40 ans de psy sans aborder le sujet) ces trous, ces alvéoles, ces orifices, ces vides, ces non-existences que je découvrais quand ma mère me servait ma part, me terrorisaient…

   Mais pas les trous dans nos murs, pas les trous des vitres explosées, pas les trous de la devanture calcinée de monsieur Larby, pas les trous béants des âmes survivantes, pas les trous dans ma tête.

   À présent, j’ai bouché. Ça m’a pris du temps.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation d'Emma

 Trou la la, making of :

1. la consigne  est folle -  fou  > entonnoir, entonnoir > dans le trou, le trou = entrée du puits d'Alice, dans lequel tombent des personnages, surréalistes comme la consigne -
mais  il faut une happy end, alors ils ressortent par un tunnel et remontent dans le tableau -

2.  comme bande son s'imposait la chanson ancienne (?),  du joueur de luth, vaguement égrillarde, dont le refrain est "trou la la" - interprétée ici par  Patachou (une version un peu différente par Colette Renard ) , et dont le web propose une interprétation (années 60 ?)  de joyeux amis canadiens , insérée ici parce qu'elle frise le  surréalisme, elle aussi.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Je regarde le chêne (petitmoulin)


Je regarde le chêne
Couché sur le chemin
On pourrait croire qu'il dort
Qu'il a mis à sécher
Ses rêves détrempés
De longue nuit d'orage
Il porte en plein cœur
Une fureur de tempête
Quelques lambeaux de vie
Frissonnent encore
Dans l'épaisseur de son feuillage
Le ciel a déjà oublié son front
Le soleil renié son ombre
Les oiseaux l'ont quitté
Sans même un requiem
Sous un linceul de mousse
Son corps tout entier
Déroule sa plainte
Parcourue d'un regret
Que ne suis-je né
Roseau

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,