21 avril 2018

Ça va chier des bulles (Nana Fafo)

 

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Episode 14 : ça va chier des bulles

 

Saint Michel de Maurienne.

 

Pour y voir plus clair, il faut parfois revenir au point de départ.

Se laisser porter comme une bulle de savon, incertaine, vers son destin.

Pingouinnot n’avait pas le temps de se prélasser dans un bain à remous, il fallait devancer ce cAnard. Il devait se bouger les fesses, sinon ça allait chier des bulles carrées...

 

Pingouinnot avait compris en voyant la destination que la boussole indiquait sur la carte, qu’il devait poursuivre sa quête seul.

Ça tourbillonnait dans son petit cerveau d’intello, il était en effervescence.

La vie est faite de cygne ou de canard, d’animaux porteurs de messages.

On était loin de l'hydrothérapie que Walrus suggérait, ça ressemblait plutôt à une glacio thérapie.

Et ça s’SPAssait au mont Brequin. Evidemment.

 

JP, le Chat jaune poilu, était là, un coffre à la main.

Il le tendit à Pingouinnot :

“J’espère que vous aurez plus de chance que ce cAnard”.

 

Ce coffre étrange avait une serrure et un digicode.

Pingouinnot réussit à l’ouvrir très facilement, il avait tous les éléments en mains depuis le début.

 

L'Énigme disait

Au fil des départements où toi héros, mis un pied, tu as

Des chiffres, tu additionneras.

Du total, Valentino Rossi tu ôteras

2 chiffres il restera

Le nombre clé tu trouveras.

Tu n’as droit qu’à un seul indice : l’épisode en 4 t’aidera.

 

Si Pingouinnot résout cette énigme, le livre 2 l’attend pour une autre histoire slip-less.

Il reste à se rappeler, un devoir de mémoire.

Ensuite il pourra prendre un bon bain chaud au SPA (ou à la SPA) sans faire d’antonomase et se verser une petite coupette, histoire de fêter ça.

 

Et vous…

Comment auriez-vous ouvert le coffre ?

Avez-vous trouvé le nombre clé qui aidera Pingouinnot à poursuivre sa quête ?

 

 

 

Le fichier pdf de l'histoire se trouve ici :
http://pasdetempspourmi.canalblog.com/pages/livre-i---retrouver-jp/36039641.html

 

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Scènette JAKuzzienne

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De bulles en sources (Kate)

De bulles en sources

Pardonnez-moi, c’est ma période BD. Ma pensée semble s’exprimer plus facilement par ce biais iconique que par des mots se suivant en  enfilades de phrases.

 

Que voulez- vous ! Je lutte bien contre cette tendance vers la facilité (cf. le dernier défi sur le thème « improviser » où il n’y avait nulle BD mais une photo bien triste)... Là, je ne résiste pas à exploiter cette mine d’or !

 

Comme j’ai cru il y a fort longtemps déjà qu’on pouvait inventer une méthode de grammaire anglaise à partir des titres des chansons des Beatles (ex. « When I’m sixty-four » pour le futur ; « Here comes the sun » pour le présentatif… and so on), pourquoi ne pas utiliser la BD ?

Paul McCartney - When I'm 64 Original

Bon, un petit délire et je m’égare même si une pointe d’humour ne fait pas de mal...

Résumons : c’est ma période BD et le mot est « jacuzzi », mot d’origine italienne, du nom de son inventeur (antonomase) qui a inventé le bain à bulles, grosso modo e la nave va !

Côté  bulles, la région Champagne, ma seule et unique préférence et d’ailleurs Dom Pérignon est plus célèbre que les sept frères Jacuzzi qui en 1917 délaissèrent la culture des oranges en Italie (et certainement la misère) pour se lancer aux States dans la construction de pompes hydrauliques, etc. 

Ah, oui ! J’oubliais presque ! C’est ma période BD.

Donc :

1°) Période gréco-romaine/Antiquité :

Cléopâtre, reine d’Egypte, invite son chien dans son bain pour qu’il agite l’eau et qu’elle bouillonne (d’après Voici). 

L’eau serait du lait d’ânesse et le chien un lion (d’après Gala).

Enfin, elle se lave avec une éponge naturelle très en vogue à l’époque (d’après Elle).

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Le lourd maquillage convient puisqu’elle ne met pas la tête sous l’eau, ayant beaucoup de choses sur la tête l’en empêchant (d’après Coiffures Magazine).  D’autre part, (d’après Historia), attirer l’attention sur ses yeux aurait été un bon plan afin de faire oublier la longueur de son nez qui, « s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. », (d’après une pensée de Blaise Pascal).

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Enfin, c’est une reine en son palais et force domestiques et gardes l’entourent (d’après Terre information magazine).

 

2°) Epoque gauloise, revue par les années 60/70 :

Obélix dans son baquet avec force mousse. Si les Gaulois avaient inventé le savon lustrant (surtout pour les longs cheveux de ces messieurs) dit « sopo », à partir de cendres et de suif, ils avaient également inventé le tonneau et les deux sont ici parfaitement associés à une époque où les salles de bain arrivaient dans les HLM (d’après L’Huma).

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Je soupçonne Obélix de « passer un savon » à un ami plutôt que de se préoccuper d’ablutions personnelles (d’après Le Point).

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Enfin, un Romain de passage n’en revient pas de voir le chef Abraracourcix, habituellement représenté sur un bouclier tel un piédestal, sortir de la Hutte gauloise (d’après La Montagne), dans un baquet porté par deux poteaux, mais c’est une autre histoire et ça va faire des bulles ou tout du moins du remous ! (d’après Ouest France).

 

3°) Version US vue de l’Europe :

Lucky Luke dans son baquet avec une brosse vraiment GÉANTE !

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Normal, beaucoup de poussière à cette époque même s’il y avait moins de nanoparticules (d’après Bio Info).

 

 

 

 

 

 

 

4°) Tintin au bain :

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Non, ce n’est pas un tableau de Watteau ni du Tintoret (d’après Beaux-Arts Magazine) ! C’est Hergé qui nous montre que si Tintin prend un bain avec éponge naturelle (d'après GQ) et savon, il ne perd pas son temps pour autant et écoute la radio (BFM), réagit immédiatement (gouttes de sueur géantes). Tant de choses en une image !Hergé = génie (d’après Philosophie Magazine hors série).

 

5°) Picsou navigue sur ses sous :

Picsou Magazine nous montre Onc’ Picsou dans son état le plus habituel : la transe (d’après Psychologie Magazine). Oui, le liquide il aime, il adore ! (d’après Investir).

Ses études de physique abandonnées très tôt pour la finance (d'après L'Étudiant), il ne renonce pas à l’énonciation de la loi de Newton : tu lances une pièce en l’air et elle te retombe sur la tronche ! Si c’est pas du bol, ça ! (d’après Enfant Magazine).

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6°) Encore un chien mais pas un vrai non plus (d’après « 60 millions d’amis »)

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Piégé le toutou et quand on en a un, on comprend quelles ruses inimaginables il faut déployer pour arriver à le baquer de temps en temps, même dans une marmite !

 

 

 

 

 

 

7°) Un Schtroumpf qui schtroumfe rien !

L’eau est tellement bonne, qu’on n’y schtroumpfe pas à Schtroumpf les Bains (d’après Piscine magazine).

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Sous le soleil exactement (d’après Gainsbourg) ; mais pas nu au soleil (d’après Bardot) : on garde son bonnet de bain et son maillot (d’après Inexpliqué magazine). Un verre de cocktail avec une paille pour ne pas se déshydrater (d’après Notre Temps) et rigidement allongé sur un flotteur et en suspension sur son matelas pneumatique, pas un neurone en mouvement (d’après le magazine Lire).

 

8°)  Enfin le jacuzzi !

Mais le voilà le jacuzzi ! Tout chaud, tout bouillonnant ! (d’après le druide Panoramix)…

 

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Participation de Venise

 

Je crois qu’on est pourchassé. On avait laissé derrière nous la colère et le chaos.

On aurait pu tomber en charpie sous les flèches, alors   on a fait une halte dans cette forêt amazonienne.

J’ai sorti mon mouchoir tout neuf que ma défunte grand-mère m’avait donné en souvenir.

Je ne sais pas pourquoi je le porte toujours sur moi, mais je sais qu’il va jouer un rôle capital dans cette histoire comme le fusil de Tchekhov si longtemps accroché au mur.

Je vous taquine, mais cet indice marque une pause nécessaire dans cette fuite en avant pour échapper aux Indiens .

 

Toute seule j’étais trop vulnérable, ce compagnon de fortune , mon guide ne cessait de jeter des coups d’œil sur sa gauche .

Je lui tendis mon mouchoir en soie brodé de délicates roses rouges.

Je crois que ce fut notre premier incident.

Jette ce mouchoir et allons-nous en cria -t-il.

Pour accroitre l’Énergie dramatique de mon récit, je dois à cet instant respecter la sincérité narrative des personnages.

Mais d’un autre côté, je me refuse à dépeindre ceux-ci comme des êtres froids et sans sentiments.

Alors que faire ?   v01

Laissons œuvrer ces vieux mots et voyons ce qu’ils écriront tous seuls !!

 

Va te faite voir c’est le mouchoir de mon aïeul je ne peux m’en séparer espèce de tartignole.

À cet instant j’ai compris que mon roman prenait l’eau et que je pouvais dire adieu au Prix Nobel.

Furieuse et déterminée à sortir de cette jungle avec ou sans mon guide  je pris mes jambes à mon coup quand je fus saisi d’effroi .j’étais  nez à nez devant ces sauvages .

En dépit de leurs apparences, je suis contrainte ici d’appliquer une certaine censure socioculturelle

On dira d’eux pour faire bref qu’ils étaient tout droit sortis des contes des mille et une nuits.

Pourtant je n’étais pas une vraie blonde alors pourquoi nous kidnapper et nous jeter dans ce géant jacuzzi. ?

Demandez-moi pourquoi et je vous expliquerai

Chers amis les jacuzzis existent chez les cannibales depuis des milliers d’années. Ici ils n’ont pas une fonction aussi inutile qu’en occident.

Voilà pourquoi ils ne fabriquent pas de bombes atomiques eux !!!

Vous allez sans doute répliquer jusque-là ton récit a pas mal avancé, mais là tu prends l’eau.

Mon prochain problème sera de démontrer à ces êtres candides que je panique facilement et qu’une photo de famille serait d’un meilleur effet plutôt que de conserver ma tête réduite.

Je suis arrivée à leur démontrer que le magazine Times serait prêt à leur verser des sommes considérables pour acquérir ce genre de cliché. Mais nous n’avions aucun photographe à proximité.

Alors j’ai sorti mon mouchoir brodé et je l’ai posé délicatement sur la tête du guide sacré roi du TIMES magazine .Ce fut un jeu d’enfant !!

 

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Je hais les jacuzzis (Laura)

 

Je hais les jacuzzis et spas qui vont avec, cette hystérie collective à la mode
De mariner en coeur dans une soupe bouillonnante pour se détendre.
Lorsque une télé ou une radio offre un séjour, c'est une espèce de cure
Comme faisait ma grand-mère, rebaptisé thalassothérapie pour les angoisses.

J'aime ma baignoire mais à dose homéopathique et seulement parce que
Je peux y lire sinon rester immobile dans l'eau chaude est une souffrance
Le contraire de mes  longueurs en musique, bouger pour rester vivante,
Souple et mobile, regarder les mollusques qui bullent en groupe

J'ai aimé les petits hammams de Casablanca où j'ai vécu et j'aime
Y retourner, m'y laisser maltraiter plus que masser par des mains brusques
Ou alors une fois ces mains enchanteresses dans le petit salon où les marocaines
Aux doigts de fées soignent tous les corps mieux que notre médecine.

A la rigueur, je pourrais me laisser aller à un jacuzzi avec toi: en couple
Et au naturel: la pudeur m'interdit de dire ce que nous y ferions, champagne!
Je hais les jacuzzis sauf seul avec toi entre baisers et caresses
Mais pas de boue, ni de massage sophistiqué; de la marche et des visites
 

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L’échafaudage (Pascal)


J’ai acheté un spa ! J’ai acheté un spa ! J’étais parti chez Casto avec l’idée d’un petit échafaudage, je suis revenu avec un magnifique spa ! L’échafaudage ne rentrait pas dans la bagnole, le spa : si…

Dans les travées de l’immense magasin, j’errais comme une âme en peine à cause de ce foutu échafaudage que je ne pouvais pas embarquer ; à tout prix, il fallait que je me venge sur quelque chose d’autre… Les peintures, les perceuses, les luminaires, les lavabos et autres motoculteurs à mémoire de jardin, les étagères en bois d’arbre, en bois de formica, en bois des bennes, en pin d’épice, les vis pour tous les vices, les placards en carton pâte, les lunettes de chiottes pour aveugles n’avaient pas l’heur de soulever un quelconque émoi pour éteindre ma frustration. J’ai bien vu quelques marteaux à cintrer le verre dépoli, des double six de dominos dans le rayon électrique, des néons à noyer la nuit de nitescences solennelles, un broute-feuilles-mortes de marque « Miam » à inclinaison modulaire et à sac de congélation incorporé, une ventouse au caoutchouc bleu et un vendeur de tondeuse à la tonsure religieuse mais je n’en avais aucune utilité dans ma baraque. Au cul, les poêles à granule, à charbon, à pétrole, à gaz, à électricité, à frire !...

Tout à coup, au détour d’une travée, j’ai aperçu une enfilade de spas gonflables à des prix défiant toute concurrence. C’est sûr, en novembre, avec la pluie, le brouillard, le froid, les gens ne se jettent pas sur du matériel de jardin, qui plus est, un spa. Le magasin soldait ses fins de séries et il affichait, à son article, une somme franchement dérisoire…
Un spa si bas, me suis-je dit en russe… Merci Casto ! Merci fidèle Casto ! Y’avait forcément erreur sur l’étiquetage… Quelle marque ?... Guetti ?... Un spa Guetti : sans doute une marque italienne… Comment ça, musique incorporée ?... A coup sûr : un spa Dassin… Comme si j’avais peur qu’on m’attrape avec ce larcin, je l’ai chargé sur mon caddy et j’ai foncé jusqu’aux caisses avant qu’ils ne s’aperçoivent de leur méprise…
Huit cents litres, température jusqu’à quarante-deux degrés, un mètre quatre-vingt de diamètre, couverture thermique, bulles à gogo balancées par une foultitude de buses cachées dans ses recoins ! Qui dit mieux ?!... C’est ma Spassion depuis toujours ! A moi, l’ivresse des profondeurs, la joie du grand bain, le farniente aqueux (coucou), les glissades rêveuses et les sirènes posées tout autour !…

La caissière, même pas impressionnée par le prix ridicule, me laissa tapoter mon code dans sa machine à fric. Elle avait l’air si blasée qu’elle bâillait immodérément sans plus s’en rendre compte. Attendant l’accusé de réception de mon ticket, je pouvais dénombrer ses dents blanches, ses dents noires, ses dents plombées, celles manquantes et celles trop présentes. Ce n’est pas elle que j’aurais invité dans mon spa. ‘Tain, les microbes, ils n’avaient qu’à bien se tenir dans cette caverne des horreurs… De toute façon, comme je n’étais ni son amant, ni son dentiste, je m’en foutais royalement…
Je me suis cassé en courant, avec mon chariot, jusqu’à la bagnole. Pile, le carton rentrait dans le coffre ! Comme quoi, c’était un signe : il était fait pour moi ! J’ai abandonné le caddy sur le parking et je me suis enfui à toute berzingue… Les cons du magasin et leur sorcière, maintenant, ils n’avaient plus qu’à venir me courir après…

Je suis arrivé chez moi, je ne sais pas comment, tellement j’avais les idées baignant dans mon spa. Vite fait, j’ai débarrassé ma cave, j’ai étendu un bout d’épaisse moquette et j’ai déplié ma baignoire à bulles. Fi des cartons, des explications, des notices et des conseils ! Un spa, c’est quoi ?... Une simple casserole avec de l’eau chaude et des bouillons d’air pour macérer dedans, sans plus !... J’ai tout jeté pour faire plus de place à mon spa…  

C’était facile, j’ai tout trouvé. Au moment du gonflage, j’ai eu un petit doute mais j’avais la pompe de mon vélo pour subvenir aux besoins d’air de mon achat…  
Une heure, j’ai pompé, et je n’ai même pas écarté le tissu, ne serait-ce que d’un millimètre ! Sur mon front, je faisais des gouttes de forçat ! Je ne me rappelais plus avoir autant transpirer depuis ma retraite ! En désespoir de cause, je me résolvais à retourner à Casto, le lendemain, pour acheter un put… de compresseur ! C’est pour cela qu’il était si peu cher, leur matos ! Et les compresseurs, en ce moment, ils ne sont pas soldés ! Ha, ils ne manquent pas d’air, ces enfoirés ! Et pour le chauffer, ce merdier, il faut foutre le feu dessous, aussi ?...

Tout à coup, j’ai eu envie de le reporter et de pleurer aussi… J’aurais dû m’en douter : c’est du matériel Italien !... SPA* : Saloperie Pour Attardé ! Suivi Pourri Assuré ! Seul Perdu Abusé ! J’aurais dû acheter un clébard !... Je suis retourné à la poubelle pour récupérer les pochettes, tout foutre dans le carton d’emballage et faire un retour à l’expéditeur en lui prétextant mille allégations bien senties ! Avec ou sans dent, la petite Delacaisse, j’en faisais mon affaire…  

Je suis tombé sur la notice ; en page deux, il était écrit noir sur blanc : « Pour gonfler votre spa, enfoncer le schroumpfeur dans la gazoumette, brancher la prise de courant, appuyer sur le bouton « on » et attendre cinq minutes. »  Ne le dites à personne, mais j’ai fait tout comme ils disaient et, le pire, ça a marché… Mon spa était magnifiquement bien gonflé ! C’est bête mais pour continuer l’installation du matériel, j’ai lu toute la notice !...

Comme susmentionné, je l’ai rempli d’eau froide jusqu’au trait limite. Aux pressions successives sur les différents boutons, j’ai réglé le chauffage, la stéréo, le diamètre des bulles, le débit de la pompe, tout était écrit ! Après cet effort surhumain, j’ai laissé reposer mon cerveau toute la nuit pendant que mon spa se mettait doucement en température…  

Ce matin, je me suis baigné dedans pour la première fois : un vrai baptême ! Quel pied !... Le problème, c’est que j’y suis resté trop longtemps… C’est l’eau à quarante degrés : je n’ai pas supporté ; je fus pris de malaises, dis donc !... J’étais dans la marmite du diable ! Je voyais la caissière de chez Casto, avec ses dents de requin, déguisée en sirène ! Elle voulait me bouffer ! Cachés dans un coin ombreux, le schroumpfeur séduisant et la gazoumette conquise jouaient en rougissant avec les boutons du compresseur ! Le chauve à la tonsure ecclésiastique passait la tondeuse sur la moquette de ma cave !... Par le soupirail, la lumière du dehors était un arc-en-ciel de marches montant vers le Ciel !...
J’ai réussi à m’extirper de cette machine infernale à temps… Tant pis pour les bulles, la quiétude enveloppante, la marinade corporelle, le délassement liquide… J’ai tout foutu en vrac au fond de la cave. Je ne m’en suis servi qu’une fois, tu parles d’un amortissement.  En fin de compte, il était vachement cher, ce spa… Tout ça, c’est la faute de ma bagnole, si elle avait été plus grande, j’aurais pu ramener… l’échafaudage…



Spa : Sanitas per aquam : santé par les eaux.


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♪ jacuzzi vais-t-y, ou jacuzzi vais-t-y pas ♪ (Cavalier)

 

Hors du bain, hors de moi

Le long de ta ligne de fuite, hors du temps,
Par mille flambeaux de vie aérienne,
Tu sortis du bain, toi, mon doux printemps,
Tel un champ de blé d'allure olympienne...

Nue, si belle enfant, d'éclats de lumière,
Lapis-lazuli bronzé, indolent,
Tu cambrais ton dos, ma rose trémière,
Sous le vent fripon au souffle insolent...

Vêtue en rais d'ors, mon ange soleil,
Ta chute de reins aux reflets de reine,
Réveillant mes sens en simple appareil,
Me fit te rejoindre, enfin, ma sirène...

 


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Le contrat (Ghislaine53)

Les flashs crépitaient !
Les marquages numérotés autour de la scène de crime
s'étendaient à mesure de indices qui étaient relevés par
plusieurs personnes , toutes vêtues de blanc, de la tête
aux pieds..
On lui curait les ongles, on lui soutirait quelques 
morceaux de peau, du sang et que sais- je encore ?
L'ex vivant ne pouvait s'en offusquer puisqu'il trempait là
nu comme un ver, dans son superbe jacuzzi,
 encore bouillonnant, odorant et si relaxant
qu'il en était devenu mortel.
Je me demandais s'il avait senti la douleur ?
 S'il avait entendu le geste du tueur s'abattre sur sa tête ?
Jamais je ne le saurais....
Et puis je n'étais là que pour filmer, juste pour les besoins
du scénario......
J'entendis alors un "" Coupez ! On la garde ""
Je rangeai ma caméra et m'éloignant,dans un gloussement
ironique de rire ! Je jubilais !
Bonne chance pour réveiller le faux mort !!
Mon contrat était rempli, preuve à l'appui
dans les journaux du soir.........

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14 avril 2018

Défi #503

 

Allez, tous dans le bain !

Jacuzzi

 

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Moi, j'ai déjà donné !
(pour le défi 286)

 

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