18 février 2017

Le culte des images (Laura)


Comme Charles Baudelaire, je glorifie  « le  culte des images[1] »
Sous toutes sortes de formes : j’ai aimé les livres d’images
De mon enfance, les illustrations-gravures de mes lectures de jeunesse
J’aimais les jolies couvertures cartonnées, colorées et imagées
De certaines collections dont la mode est de faire des « remake »
Plus chers et surtout plus moches ; heureusement, les formats de poche
Sont souvent bien « designés » s’ils ne sont pas dans l’outrance
De l’agressivité commerciale de certains titres surtout à l’approche des fêtes.
J’aime aussi follement le cinéma en noir et blanc ou en couleur, classique
Ou moderne, commercial (plus raisonnablement) ou d’auteur, drôle
Ou policier ; j’adore tout François Truffaut dans sa Nouvelle vague
Je ne peux que me pâmer devant Casablanca que j’ai respiré de
Très près ; à l’insu de mon plein gré, je suis téléphage, je me soigne
Mais contrairement à la cigarette, je ne riens trouver qui remplace
Ce fonds d’images sonores qui berce mon travail et mes lectures.
C’est grave je sais mais j’assume et ça ne m’empêche pas d’aimer et de lire
J’aime ton image, surtout celle que je peux caresser, St Valentin ou autre fête
Qu’on se crée comme des images pieuses à garder pour des heures plus sombres.
J’idolâtre les Beaux-arts, même ceux que certains trouvent laids, je peine
Un peu avec un certain art contemporain, trop vidéo ou « performance »
A mon goût ; le conceptuel parfois m’échappe mais dans l’ensemble
J’aime tout, plus ou moins ; surtout, je garde les yeux ouverts pour la découverte.
Je fais par contre un blocage presque total devant certains clips soi-disant féministes
Où les femmes se dévoilent en poupées gonflables pornographiques
Et se dandinent en poses obscènes et dégradantes que je peux appeler danse.
Excusez-moi de paraître bégueules d’autant que je ne le suis pas puisque
J’ai mis en scène dans des nouvelles, une Cannelle bien plus olé-olé que
Ces péronnelles dévoilées-voilées ; un dernier coup de gueule contre
Les vidéos  caustiques, sarcastiques où l’on se moque de tout et de tout le monde
Mais pas de soi-même, l’objectif étant le ricanement perpétuel des aigris et autres
Nuisibles qui n’ont que ça à faire dans leur vie que de laisser sous des vidéos insanes
Des commentaires encore plus débiles et haineux que certaines émissions télé réalistes !
 


[1] (ma grandemon unique, ma primitive passion)in Mon cœur mis à nu

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Icônes au clash (Vegas sur sarthe)


“Iconoclastes! Invertébrés! Bachi-bouzouks!” Un torrent d'insultes ad hoc – c'est à dire proportionnel à la somme des carrés des côtés du temple – sortait de la foule des iconodules*.

“Trop de culte tue le culte!” répondaient leurs adversaires sans regarder plus bas que leur nombril tandis que les iconodules ramassaient minutieusement des fragments de statues pour tenter de les recoller.
“Quand les uns s'énervent les autres vénèrent... Comment veux-tu, comment veux-tu qu'on iconocule?” scandait un sympathisant de l'empereur Léon III du haut de son échelle.
Depuis que Leon III cartonnait dans les sondages bien qu'il ait employé illégalement son fils Constantin V, on décimait à tout va toutes les images pieuses à grands coups de marteaux et de pioches.
“Mille millions de mille sabords” gueula un défenseur d'icônes en retenant un mur de mosaïques sur le point de s'effondrer.
“D'abord c'est quoi un sabord?” demanda un sombre iconoclaste.
“Analphabète! Va t'faire voir chez les Grecs” répondit l'autre.
“Mon cul!” répondit le démolisseur “j'en reviens et j'suis pas prêt d'y retourner”.
“Vivement le Concile qu'on répare tout ça” pleurnichait un défenseur d'images pieuses.
“Ca sera quand?” s'enquit son voisin. (On s'enquérait pas mal à l'époque)
“D'après le prophète Elisée ça s'ra en 787 mon vieux, d'ici là y z'auront tout pété, ces sauvages!”
“On devrait appeler les CRS*” suggéra un autre.
Dans un grand fracas les bustes de marbre tombaient un à un comme au chamboule-tout.
“Qui va garantir nos statuts?” demanda un iconodule sénile.
“Celui qui a eu l'idée folle d'inventer l'école” rétorqua l'autre.
“Qui ça? Julius Ferry?” chevrotta le vieux.
“Non! Ce sacré-sacré-sacré-sacré-sacré-Charlemagne” fredonna l'érudit et adorateur de Francegal.
 
L'imposant Christ Chalkitès accroché à la porte de bronze du Grand palais de Constantinople fut finalement mis à terre.
“Encore un coup du Sénat!” gémit un iconodule.
“C'est sûr” confirma son voisin “j'ai vu passer un train de sénateur y'a une heure... il allait pas vite”.
“Tous des feignasses, des emplâtres à la graisse de hérisson! Y manquent pourtant pas d'assistants” gronda le premier.
Plus loin deux forcenés se disputaient une Pénélope de marbre au risque de la démembrer.
“Et mon culte, c'est du poulet?” hurlait l'iconodule cramponné à la croupe callipyge.
“T'occupes pas de l'oie blanche, ectoplasme à roulette” criait l'autre “ça sert à rien tout ça. C'est de l'idolâtrie, du marketingue!”
“Du marque quoi?” s'esclaffa l'iconodule.
“Laisse tomber, tu peux pas comprendre. T'es qu'un iconodule, un papou des carpates” conclut l'iconoclaste.
Alors l'iconodule laissa tomber l'oie blanche avec son fuseau, son fil et son diadème.
Le schisme était né.


iconodule: anti-iconoclaste
CRS: Compagnon Réparateur de Statue
Marketingue: Etude de ce qu'il faudrait faire si on était suffisamment bête pour être client
Schisme: Brouille entre un Tchouk-Tchouk-Nougat et un mérinos mal peigné

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11 février 2017

Défi #442

 

442

Iconoclaste

Mettez-nous donc à bas l'une ou l'autre icone,
qu'elle soit d'hier ou d'aujourd'hui !

(Pour Marcel, c'est déjà fait, mais, bis repetita...)

 

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On gautie comme on peut (joye)

 

faucon hobereau l'eau

Le hobereau

Ne boit pas d’eau

Pour rester cul sec.

Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid.

 

bec

 

La hoberelle

Ne s’arrête, elle,

Pour faire une prise de bec.

La musique est la plus chère mais la plus désagréable des bruits.

 

super_hobereau_IMG_3625-border

 

Hobereautaille ?

Belle volaille,

Aime son biftek.

Peu de gens ont le courage d’être lâches devant témoins.

 

 

~ NDLR ~

Les images ici ne sont pas les miennes, je les ai pêchées sur Google images.

Les phrases en italiques sont des citations du grand Gautier, lui-self.

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Je suis un petit faucon par bongopinot


Je suis un petit faucon
Je vole élégamment et je chasse
Et même si cela vous agace
Je ne viendrai pas sur vos balcons

Je suis un rapace robuste
Avec un manteau gris bleu
J’aime les petits oiseaux moelleux
Et dans les airs je les déguste

Et quand ma petite pond nos œufs
Je l’installe dans le nid des autres
Toujours désertés par contre
Je suis simplement astucieux

Je suis un faucon courageux
Je suis très rapide en piqué
Et tout autant déterminé
Il n’y a que ça qui compte à mes yeux

Je n'ai que faire de vos complots
De tous vos mots et de vos ragots
Je suis le faucon hobereau
Et mon ciel n’est pas clos

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HOBEREAU DE CHOC (EnlumériA)

 

     « Vous vous prenez pour un petit gentilhomme de province, mon petit monsieur ? Votre père est notaire à Évreux ? Et alors ? Qu’est-ce que vous voulez que ça me foute ? Vous croyez que ça vous donne tous les droits ? »

     C’est à peu près ce que j’ai pris dans le nez dès ma descente du train à la gare Saint-Lazare, ce dimanche-là.

     Pourquoi ? Oh ! Je n’avais pas de billet de train, ni même de billet de banque d’ailleurs. Pas un fifrelin, nada ! Macache bono, monsieur le contrôleur.

     Cet enfoiré venait de m’alpaguer juste à la sortie du quai. Contrôle surprise à l’ancienne, les bâtards. J’ai joué mon va-tout, annoncé mon titre de fils unique de maître Jobard, notaire à Évreux, et son clerc de surcroit, investi d’une mission urgente, pas eu le temps prendre un billet. Un bobard mal ficelé, mais je n’avais pas vraiment le temps de peaufiner un scénario hollywoodien. Tu parles, Charles, j’étais tombé sur le seul mec dans un rayon de dix kilomètres à s’être fait rouler dans la farine par un tabellion véreux. C’est ce que je sus plus tard ; au commissariat. Il n’a rien voulu savoir, Gros Pif — il avait vraiment un gros pif, tout couperosé, celui du genre de gars qui ne boit pas mais qui a souvent soif, si vous voyez ce que je veux dire.

     Cet enfifré voulait me faire casquer illico et ne me rendait pas ma carte d’identité. Il s’en servait pour tapoter le bout de ses ongles en deuil et me toisait d’un air goguenard en répétant toujours la même antienne : « Gentilhomme de province, gentilhomme de province. C’est comment le nom savant déjà ? » Il se tournait vers sa collègue, une petite bonne femme replète, au regard inquiet et fuyant. Elle ne répondait que par des haussements d’épaules et une moue rébarbative et carminée. On aurait dit que j’étais le diable en personne mais qu’elle s’en moquait au final.

     C’est quand il m’a traité de hobereau que j’ai vu rouge. Je ne savais pas ce que ça voulait dire. J’ai cru qu’il m’insultait alors qu’il voulait juste étaler sa culture. Vous allez dire que pour un clerc de notaire, un tel manque de vocabulaire, ça la fout mal. En fait, c’est parce que je n’étais pas vraiment clair. J’avais un tantinet tapé dans la gourde comme on dit. L’altercation avec le daron, je ne l’avais pas trop bien digérée ; et la bouteille de Johnnie Walker Black Label non plus. Le whisky sans glace au goulot en plein mois d’août, c’est pas exactement pareil que la Badoit. Pas de bulles, mais ça vous grimpe directement au citron sans crier gare. Surtout quand la clim’ est en panne. Bref ! Ça a tourné au vinaigre ; comme avec mon père le matin même.

     D’un mot, s’en est venu à un autre. C’est monté en puissance dans le genre noms d’oiseaux. C’est là que Gros Pif en a rajouté une pelletée. Il a pour ainsi dire planté son œil aviné dans le mien et a murmuré : « Un hobereau, c’est un gentilhomme de province — ce que vous n’êtes pas — mais c’est aussi une sorte de faucon, mais vous, vous en êtes un vrai. Circulez ! »

     Et il m’a jeté ma carte d’identité à la gueule. Mon poing est venu s’écraser sur son pif sans que j’en prenne vraiment la décision. L’appendice s’est mis à pisser le sang vous auriez vu ça, un abreuvoir à vampires. La petite bonne femme replète s’est mise à glapir de toutes ses dents, rameutant toute la flicaille SNCF des alentours et quelques badauds friands d’esclandre.

     Cinq minutes plus tard, j’étais au poste, encerclé par de trois pandoures nerveux. Gros Pif beuglait du nez en invoquant une incapacité de travail qui allait me coûter deux ou trois de mes organes. La petite bonne femme replète marmonnait des imprécations, réalisant sans doute que j’étais vraiment le diable… au final. Un des flics reluquait ma carte d’identité d’un air perplexe. Il chuchota quelque chose à l’oreille de son collègue et s’éclipsa furtivement faisant le geste signifiant : je vais passer un coup de fil.

     On me fit signe de m’asseoir et de me tenir tranquille. Gros Pif et la bonne femme replète finir par foutre le camp après avoir signé et paraphé deux ou trois cents grammes de paperasses et j’attendis. Un peu inquiet tout de même. Faudrait pas que pandoure en chef s’avise de téléphoner à la maison. Ce n’était pas vraiment de circonstance, vu les complications du matin.

     Bon en même temps, j’étais majeur ; pas de beaucoup mais quand même. J’avais passé l’âge qu’on appelle mes vioques pour me récupérer chez les keufs.

     L’attente s’éternisait. Ça sentait le vieux cuir et le tabac froid avec des relents de pouillasserie qui semblait venir de la cellule de dégrisement.

     Lorsque le flic téléphoniste revint, je vis à sa mine que ça sentait vilain. D’un claquement de doigts, il me fit signe de le suivre dans un bureau. Un local minuscule qui puait le renfermé. Un bureau, un ordinateur médiéval et un cendrier plein. Au fond, une armoire métallique déglinguée remplie de dossiers avachis. M’était avis que les crédits ne devaient pas pleuvoir sur cette officine à Javert.

     Le condé avait cet air sérieux et empesé des vieux employés des pompes funèbres. Il posa ses coudes sur le bureau, le menton appuyé sur ses mains jointes et me scruta en silence pendant un laps de temps qui me parut interminable. Par tous les saints, je crus reconnaître mon père certains soirs de fin de gueuleton. La même expression inquisitrice qui dégoulinait de ses yeux sombres.

     — Je viens de téléphoner à Évreux, dit-il abruptement. Il y a bien un notaire qui s’appelle Jobard. Du moins jusqu’à ce matin. J’ai l’impression que tu es dans une drôle de béchamel, petit gars.

     Je moufetais pas. Chiotte ! J’aurais pas dû cogner si fort.

     — Une dispute qui a mal tourné ? Hein ? Conflit de génération. Je sais ce que c’est. Mon père aussi était un emmerdeur. Si tu savais toutes les fois où j’ai eu envie de lui tordre le cou. Le mien voulait que je sois toubib. Comme tu vois, j’ai choisi une autre voie et lui en ce moment, il coule une retraite paisible dans la Drôme.

     Je haussai les épaules et demandai si je pouvais fumer. Il poussa le cendrier vers moi. J’allumai ma clope, inspirai une longue bouffée et je dis :

     — Il voulait que je reprenne l’étude. Fondée par mon arrière-grand-père en 1934. J’ai toujours été une bille à l’école, alors les études de droits, vous imaginez le désastre.

     Le condé se rencogna dans son fauteuil. Une espèce de sourire en coin déformait sa moustache en agace-chatte. Il se gratta derrière l’oreille et insinua que le désastre actuel valait dix. Alors les études, hein.

     — D’après les collègues d’Évreux, tu n’y es pas allé de main morte. Qu’est-ce qui s’est passé au juste ?

     J’écrasai ma clope avec véhémence. Par où commencer, bordel ? Par les humiliations subies depuis tout petit, par les attouchements bizarroïdes un soir qu’il avait picolé ou par son obstination morbide à vouloir que je prenne sa succession. Et je parle même pas de toutes les fois où il a rabaissé ma mère plus bas que terre ; en s’aidant parfois d’une torgnole bien ajustée. Ce type était un pervers narcissique tout droit sorti de la cuisse de Jupiter. Vieille famille mon cul. Légende ébroïcienne. Mon aïeul était maréchal-ferrant. Alors, tu parles, la gentilhommerie vous repasserez.

     — Je suis rentré vers cinq heures du matin. J’étais en boîte avec des copains. Il m’attendait dans le salon. J’avais pas fait trois pas dans la maison qu’il s’est mis à gueuler comme un orfèvre…

     — Une orfraie. On gueule comme une orfraie, pas comme un orfèvre.

     — Je sais, je suis pas si con. C’était un trait d’humour, je…

     — Désolé, petit, mais l’humour parricide, j’adhère pas. Continue et épargne-moi tes blagues à deux balles. C’est mieux, je crois.

     Je me rembrunis. La gaffe. Je suis le roi.

     — Bon. Il gueulait quoi. Il ne sait faire que ça. Ma mère est shootée aux antidépresseurs à cause de ce con depuis des années. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il m’a ressorti la vieille chanson des grandes familles, m’a traité de raté et de je ne sais quoi de pas très flatteur pour ma mère. J’ai pété un câble. J’ai attrapé le trophée de chasse qui prenait la poussière sur la bibliothèque. Un faucon en bronze. Et j’ai cogné. Comme un sourd. Y avait du résiné partout. C’est là que ma mère s’est pointée. Alertée par le bruit, je suppose. Il est mort, le vieux ?   

     Il y eut un de ces silences qui en disent long, mais pas suffisamment en fait. Le flic se pencha vers moi et dit d’une voix douce :

     — J’ai entendu le délire du contrôleur sur les supposés gentilshommes de province. On appelait ça des hobereaux avant. Mais voilà, on est au 21e siècle et de nos jours on vous appelle des péquenots ou des consanguins, au choix. Sinon, un hobereau, c’est une sorte de faucon. Tu savais ça ?

     — Pas jusqu’à ce matin. J’ai eu droit à un cours de français par un contrôleur alcoolique. Vous ne m’avez pas répondu pour mon père.

     Le condé me jeta un regard navré.

     — Il s’en sortira. Ta mère par contre, le cœur a lâché. Elle est morte. Voilà ! On dirait que, d’une certaine façon, t’auras quand même pris la succession ton père. On échappe pas à son destin… gentilhomme.

 

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Gentleman Farmer

 

Il était propriétaire...
Terrien.
Il répétait à tout bout de champ
"Si t'es pas propriétaire,
T'es rien !
"
C'est qu'il en avait des champs !
Des hectares et des hectares,
Qu'il baillait à ferme.
N'empêche qu'en son manoir,
Il bâillait ferme !

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Participation de JAK

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Partout dans la campagne on voit des hobereaux hautains, des roitelets déchus, d’incontournables volatiles énarques, et autres faucons-élus, des rapaces,  parlant toujours le langage de bois.
 Ils    enfument  à longueur d’assemblée,  plument  leurs adversaires   les picotant avec  mille maux pour bien mieux  les disqualifier, les faire chuter  de leur piédestal.  
Ils  magouillent à tous les étages… spéculent sur la crédulité des électeurs,   proclament leur victoire en sonnant l’hallali des    voteurs ilotes  qui sont  bien eux-aussi,  mêmement  dans  la discorde.
Rien d’étonnant que  ces ingrats  aient la voie libre  et laissent moisir dans leur délabrement, ceux   qui les ont  si bien encouragés de leur voix en se rendant aux urnes.


Choisir un candidat candide ?
C’est bien aléatoire !
Voter d’une voix blanche ?
Cela est dangereux !


Assis entre deux chaises il  nous faudra portant bien   choisir.


Suivant l’adage en Mai fait ce que veut.
Pour beaucoup ce sera  fait ce que peut
Sans parler des sauve- qui -peut abstentionnistes.


Non je ne suis pas amère, mais un peu beaucoup pessimiste dans cette matière-là… qui est  inéluctable, cependant  je médite sans fin sur la curée qui mène   au  divin perchoir. Mais en mai, je garde espoir de  voir s’envoler certaine crécerelle

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Paysages de chasse (Laura)

 

Je ne peux relire un passage de Mademoiselle de Maupin sans penser à sa préface

Où Théophile Gautier, précurseur du Parnasse, proclame que l’art est inutile

Et  ne vise que le beau, c’est la doctrine de « l’art pour l’art » et non pour la morale

 

 

Je ne peux parler de Théophile Gautier sans penser à Nerval et Baudelaire

Ce dernier dédie ces Fleurs du Mal à Gautier , « poète impeccable »

Nerval fut l’initiateur de  Gautier, notamment en littérature allemande

 

 

Je ne peux lire un passage  de Gautier concernant  le faucon et la chasse

Sans penser à Eugène Fromentin et à son œuvre magnifique,

Chasse au faucon en Algérie, auteur aussi de deux récits de voyage

 

Baudelaire dédie un poème à Fromentin dans son recueil Les Epaves

Maxime Du Camp évoque Nerval et Fromentin dans ses Souvenirs littéraires

Il exagère sur Nerval mais n'oublie pas le chef d'œuvre de Fromentin, Dominique

 

 

Je ne peux lire cette scène de chasse  sans penser à Maurice Genevoix et sa harde

Dans ma bibliothèque d'enfance, les couvertures cartonnées en couleur des livres

Je reste toujours ébahie devant les œuvres de Bruegel l'Ancien dont les Chasseurs dans la

neige; je pense aussi à Jack London mais il faudrait de toute manière que je le relise

 

En voyant  la Chasse à cerfs, l'hallali du cerf  de Gustave Courbet, paysage

D'hiver en décor, je nous revois marchant dans la neige, cherchant en Franche

Comté, avec réussite ou pas les tableaux de l'Ornanais parmi les grottes et les sources

 

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